Barry, le lamantin assassiné au zoo de Vincennes

Le zoo de Vincennes juste à côté de Paris a rouvert tout récemment, après des années de travaux. Et on vient d’apprendre qu’il y a plus d’une semaine, un lamantin est mort dans un bassin. Il était arrivé au tout début juillet, et il est déjà mort…

Comment ? Voici l’incroyable explication de Rodolphe Delord, Directeur du zoo de Beauval, sur le site du Nouvel Observateur : pour lui, c’est simple, il n’y aucune explication, et il n’y en a pas besoin. C’est la faute à pas de chance, ce n’est la faute de personne !

Un tel accident est rarissime. C’est pourquoi, quand j’ai appris ce drame, j’ai contacté l’équipe zoologique de Vincennes pour en savoir davantage. Pour le moment, ils ignorent les circonstances exactes qui ont conduit au décès de Barry, lamantin de trois ans né au zoo d’Odense au Danemark. Une enquête a été ouverte pour comprendre comment cela a pu se produire.

Je ne pense pas que le parc zoologique de Vincennes soit responsable. Tout laisse à penser que la mort de Barry est le fruit d’un accident fortement regrettable. Comme tout mammifère marin, le lamantin ne dispose pas de branchies et doit donc remonter à la surface pour respirer. Sans air, il se noie.

Dans le cas présent, il semblerait que l’animal soit resté coincé entre deux portes de bassin. Barry ne souffrait d’aucun souci de santé particulier et a été attentivement suivi par l’équipe vétérinaire.

Pour moi, il s’agit juste d’un accident comme il peut en survenir chez les hommes. Au zoo de Beauval, nous n’avons jamais été confrontés à un tel incident, mais cela ne veut pas dire que nous sommes totalement à l’abri.

La question se pose quant à l’aménagement du bassin. Une erreur a-t-elle pu être commise ? J’en doute sérieusement.
Quand nous avons construit le bassin de 800m3 pour les lamantins, j’ai réalisé des croquis, que j’ai par la suite fait exécuter par un architecte spécialisé. Mais tout l’aménagement du bassin et sa construction ont été validés par le programme d’élevage européen (EEP). Un coordinateur d’espèce est aussi là pour suivre de près et recenser tous les individus de l’espèce.

Une erreur a été faite quelque part. Je ne sais pas si l’accident aurait pu être évité, mais c’est le propre d’un accident. À Beauval, nous accueillons 5.700 animaux, soit plus de 600 espèces différentes. Tous les ans, nous devons faire des aménagements dans des enclos, bassins et autre pour éviter l’accident.

On est là dans un n’importe quoi absolu. Que signifie donc « il s’agit juste d’un accident comme il peut en survenir chez les hommes » ? Et depuis quand les accidents chez les êtres humains relèvent-ils du simple hasard ?
C’est à croire qu’on vit dans un monde qui comme il est, et où s’il arrive quelque chose d’imprévu, alors c’est du « hasard », un hasard absolument inexplicable, incompréhensible.

On reconnaît ici dans les réponses de cette personne la dimension totalement arrogante de l’anthropocentrisme qui prétend savoir et connaître, alors qu’en réalité elle opprime et elle tue.

La vérité est que ce sont les humains qui sont responsables de la mort de cet être vivant, et pas n’importe lesquels : ceux qui ont construit ce bassin, ceux qui ont amené le pauvre lamantin.

Les réactions ne manquent pas, d’ailleurs : « lamentable », tel est le leitmotiv qui revient, et ce d’autant plus avec le discours du zoo de Vincennes qui se voulait ultra-moderne, et d’ailleurs le lamantin était mis en avant comme relevant d’une espèce menacée, et donc soi-disant particulièrement choyé au zoo, etc. etc.

Sur le facebook du zoo, une personne résume bien les réactions :

xxx Une honte! Le business avant le bien-être des animaux. Pour le prix qu’a coûté la rénovation et le nombre d’ingénieurs qui sont en charge de mettre en place des installations conformes et sûrs, vous vous moquez du monde!

Une autre réaction exprime également un autre aspect :

xxxx D’accord avec xxxxx, la façon dont vous gérer cette accident est assez contestable. A part vous défendre et dédouaner vous ne dites rien de plus. La principale victime ici est Barry, que l’attention soit porter sur lui et sa perte plutôt que sur le zoo et l’équipe me semble plus juste.
Quand bien même votre responsabilité n’est pas en faute, des excuses et regrets ne seraient pas de trop.
Vous parlez du futur arrivant avant même la fin des investigations, ca montre que peu d’intérêt à Barry je trouve tout ca…

Car, en effet, voici le communiqué du zoo à ce sujet, et là aussi on est dans le déni le plus total… Zéro excuses, zéro regrets, mais la venue du prochain lamantin est annoncé. On remplace la marchandise, en quelque sorte… L’horreur toute froide, glaciale!

Parc Zoologique de Paris

Le Parc Zoologique de Paris, établissement du Muséum national d’Histoire naturelle a le regret d’annoncer la mort de l’un des deux lamantins du Parc Zoologique de Paris le 11 Août dernier. Agé de 3 ans, il était arrivé le 05 juillet dernier en provenance du zoo d’Odense au Danemark et avait rejoint « Tinus », déjà présent depuis 6 mois et bien habitué à ses soigneurs.

En fin d’après-midi, peu de temps après son dernier nourrissage, Barry n’a plus été visible dans son bassin et les recherches sous-marines entreprises immédiatement ont mis en évidence son passage dans une cavité technique, normalement inaccessible aux animaux car clos par une porte. Cette cavité se situe entre les deux parties du bassin, sous une zone de faible profondeur permettant l’entrainement médical des animaux.

Resté coincé, le mammifère marin n’a pas pu remonter à la surface pour reprendre sa respiration.

Une analyse fine et précise des causes de l’accident est en cours et nécessitera du temps en raison de l’environnement sous-marin et de la complexité de ces installations. Cependant, des mesures ont été prises immédiatement pour condamner l’accès à cette zone et empêcher tout incident avec les autres animaux (lamantin et poissons).

Le diagnostic en cours et les conclusions qui en seront tirées permettront d’éviter que ce type d’accident se reproduise dans les parcs zoologiques.

Le bassin des lamantins se situe dans la serre du Parc zoologique, et constitue un double volume de plus de 630 m3, doté d’un équipement de filtration de haute technologie pour assurer une qualité d’eau constante aux espèces animales du bassin.

Le Parc Zoologique de Paris s’est vu confier ses lamantins après une demande auprès du plan d’élevage européen (EEP) qui gère une trentaine d’individus dans les zoos et aquariums d’Europe. Ce plan d’élevage place les animaux après validation des bassins et agencements, sur plan et sur site.

Les installations sont donc conformes aux normes du Programme Européen d’Élevage. Une fois qu’elles auront été sécurisées de manière pérenne et contrôlées, un congénère viendra rejoindre « Tinus » avant la fin de l’année.

Les équipes du Parc déplorent ce malheureux accident et rappellent défendre au quotidien le bien-être des animaux au cœur du nouveau Parc Zoologique de Paris, tout à la fois formidable outil de sensibilisation à la nature, centre de conservation des espèces respectueux de l’animal, lieu de science et de recherche.

Alexis Lécu, directeur scientifique et vétérinaire en chef du Parc Zoologique de Paris

Sophie Ferreira Le Morvan, directrice du Parc Zoologique de Paris

Thomas Grenon, directeur général du Muséum national d’Histoire naturelle

En gros : le zoo c’est super, ses responsables des gens très biens, et de toutes façons l’animal mort va être remplacé sous peu, circulez il n’y a rien à voir !

On a ici, très précisément, la logique de l’irresponsabilité humaine par rapport à ses crimes vis-à-vis de Gaïa, c’est-à-dire de l’ensemble de notre planète comme résidence d’êtres vivants.

Prix des vétérinaires et mutuelles

Le site du magazine Capital – pas vraiment des gens sympathiques, donc – ont publié un intéressant article intitulé « Assurance santé animaux : gare aux plafonds de remboursement et aux franchises ».

On y découvre en effet comment le capitalisme a conquis le « marché » des animaux de compagnie. En fait, on y apprend quelque chose que toute personne s’occupant des animaux sait : le prix des vétérinaires a explosé. C’est un marché très lucratif, avec une véritable corporation ayant un statut de monopole.

Voici ce que dit le magazine :

« Entre les examens annuels, les vaccinations et les petits bobos, la note peut atteindre ­plusieurs centaines d’euros par an. Et elle ne cesse de grimper : + 70% en dix ans.

Aujourd’hui, il faut compter environ 60  euros pour une consultation de routine et plus de 1.500  euros pour une intervention chirurgicale un peu compliquée. »

Il ne faut pas se leurrer : ce n’est pas le « coût de la vie » qui fait monter les prix ; quant aux vétérinaires, on ne les voit que très rarement agir dans les associations et en tout cas jamais prendre la parole en faveur des animaux…

Ce qu’il y a derrière, c’est une énorme activité des laboratoires pharmaceutiques, plus une démarche corporatiste où les gens sont pris en otage devant l’urgence.

Voici les tarifs donnés par le magazine :

Le coût de cinq actes de soins courants

Sans une bonne mutuelle santé, voici en moyenne ce qu’il faudra sortir de votre poche :
. Identification = 60 euros pour un tatouage, 150 euros pour l’implantation d’une puce électronique.
. Stérilisation = 100 euros pour un chat, 300 euros pour un chien.
. Vaccinations : 120 euros par an pour l’ensemble des vaccins préconisés (rage, piroplasmose, typhus…)
. Détartrage : 80 euros pour un chien de 20 kilos.
. Opération : 500 euros pour une rupture de ligament, 800 euros pour une broche sur une patte cassé, 1.800 euros pour une prothèse de hanche.

Le magazine, dans son article, aborde en fait la question des mutuelles. Et il critique celles-ci de manière plutôt nette. Voici la présentation des trois niveaux existant grosso modo :

Trois niveaux de prise en charge sont proposés par les assureurs. Dans la formule de base, dite économique, sont couverts les soins courants (consultations du vétérinaire, médicaments, examens, analyses biologiques…), mais pas toujours les frais de chirurgie et d’hospitalisation, notamment en cas de maladie, ou alors pas intégralement.

Cette formule coûte au plus une quinzaine d’euros par mois, mais elle n’indemnise pas grand-chose en cas de gros pépin de santé de l’animal.

La formule intermédiaire, dite standard, est plus généreuse, et à tous points de vue. Il faut toutefois compter le double côté tarif. Quant à la formule intégrale, encore appelée haut de gamme, elle offre l’ensemble des services qu’un assuré est en droit d’attendre, plus un large éventail de petites garanties bien utiles, allant de la stérilisation à l’euthanasie, en passant par les soins dentaires, le toilettage ou le gardiennage. Bien sûr, tout cela se paie : jusqu’à 70  euros de cotisation par mois.

Et voici la critique qui est faite aux mutuelles :

Les assureurs débordent d’imagination pour réduire les indemnités qu’ils doivent vous verser en cas de sinistre. Ainsi, après la souscription, votre animal ne sera pris effectivement en charge qu’après une période qui peut varier de quelques jours (en cas d’accident) à six mois (pour exclure les maladies qui auraient pu couver avant la souscription), voire à deux ans pour un détartrage dentaire ou une stérilisation.

Passé ce délai de carence, d’autres dispositions vont permettre à la compagnie de limiter encore plus le montant de vos indemnisations. C’est ainsi que les remboursements sont toujours plafonnés, de 500 à 2.500  euros par an, selon la gamme de contrats. Certaines interventions chirurgicales particulièrement compliquées sont même soumises à un plafond spécifique.

Enfin, une franchise est systématiquement appliquée à chaque acte, laquelle peut grimper jusqu’à 25 ou 30% de la dépense engagée dans les formules de base. Sans parler des surprimes de cotisation qui vous guettent si votre animal est trop souvent malade. Bref, tout est fait pour que vous en soyez le plus possible de votre poche.

C’est on ne peut plus clair. Il est en tout cas clair qu’on a ici un véritable problème de société. La même chose se passe pour les humains, par ailleurs. Et cela montre que la question de la santé, du rapport à une vie naturelle, se pose chaque jour de manière plus aiguë.
Rappelons ici encore une fois justement que les premiers dispensaires ayant existé dans le monde ont été ouverts par l’empereur indien Ashoka, et que ceux-ci s’adressaient tant aux humains qu’aux animaux…

Condillac contre Descartes et sa conception des animaux « automates »

Le culte de l’individu-roi qui « choisit » a atteint des proportions toujours plus grotesques en France historiquement, le mépris pour la Nature a prédominé en France depuis 1789, sans commune mesure par rapport aux autres pays.

Il suffit de penser à la situation en Allemagne ou en Angleterre, ou même encore en Italie, pour ne prendre que nos voisins! Pourtant les auteurs humanistes et ceux des Lumières ont mis en avant la Nature comme seule réalité. Quel est donc le virage qui a été raté?

L’ennemi, c’est bien sûr Descartes et sa célébration de la « pensée », de l’âme, de la séparation du corps et de l’esprit, etc.

Voici une critique effectuée par Condillac (1714-1780), l’un des très grands auteurs des Lumières, un « abbé » qui n’aura célébré qu’une messe pour choisir le camp de l’athéisme, de la reconnaissance de la Nature!

Chapitre premier. Que les bêtes ne sont pas de purs automates, et pourquoi on est porté à imaginer des sistêmes qui n’ont point de fondement.

Le sentiment de « Descartes » sur les bêtes commence à être si vieux, qu’on peut présumer qu’il ne lui reste guère de partisans : car les opinions philosophiques suivent le sort des choses de mode ; la nouveauté leur donne la vogue, le temps les plonge dans l’oubli ; on diroit que leur ancienneté est la mesure du degré de crédibilité qu’on leur donne. (…)

C’étoit peu pour « Descartes » d’avoir tenté d’expliquer la formation et la conservation de l’univers par les seules lois du mouvement, il falloit encore borner au pur mécanisme jusqu’à des êtres animés. (…)

Mais enfin il ne s’est trompé, que parce qu’il s’est trop pressé de faire des sistêmes ; et j’ai cru pouvoir saisir cette ocasion, pour faire voir combien s’abusent tous ces esprits qui se piquent plus de généraliser que d’observer.

Ce qu’il y a de plus favorable pour les principes qu’ils adoptent, c’est l’impossibilité où l’on est quelquefois d’en démontrer à la rigueur la fausseté. Ce sont des lois auxquelles il semble que Dieu auroit pu donner la préférence ; et s’il l’a pu, il l’a dû, conclut bientôt le philosophe qui mesure la sagesse divine à la sienne.

Avec ces raisonnemens vagues, on prouve tout ce qu’on veut, et par conséquent on ne prouve rien. Je veux que Dieu ait pu réduire les bêtes au pur mécanisme : mais l’a-t-il fait ? Observons et jugeons ; c’est à quoi nous devons nous borner.

Nous voyons des corps dont le cours est constant et uniforme ; ils ne choisissent point leur route, ils obéissent à une impulsion étrangere ; le sentiment leur seroit inutile, ils n’en donnent d’ailleurs aucun signe ; ils sont donc soumis aux seules lois du mouvement.

D’autres corps restent attachés à l’endroit où ils sont nés ; ils n’ont rien à rechercher, rien à fuir. La chaleur de la terre suffit pour transmettre dans toutes les parties la seve qui les nourit ; ils n’ont point d’organes pour juger de ce qui leur est propre ; ils ne choisissent point, ils végetent.

Mais les bêtes veillent elles-mêmes à leur conservation ; elles se meuvent à leur gré, elles saisissent ce qui leur est propre, rejettent, évitent ce qui leur est contraire ; les mêmes sens qui reglent nos actions, paroissent régler les leurs. Sur quel fondement pouroit-on suposer que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, qu’elles ne sentent pas, en un mot ?

A la rigueur, ce n’est pas là une démonstration. Quand il s’agit de sentiment, il n’y a d’évidemment démontré pour nous, que celui dont chacun a conscience. Mais parce que le sentiment des autres hommes ne m’est qu’indiqué, sera-ce une raison pour le révoquer en douce ? Me suffira-t-il de dire que Dieu peut former des automates, qui feroient, par un mouvement machinal, ce que je fais moi-même avec réflexion ?

Le mépris seroit la seule réponse à de pareils doutes. C’est extravaguer, que de chercher l’évidence par-tout ; c’est rêver, que d’élever des sistêmes sur des fondemens purement gratuits ; saisir le milieu entre ces deux extrémités, c’est philosopher.

Il y a donc autre chose dans les bêtes que du mouvement. Ce ne sont pas de purs automates, elles sentent.

Chapitre II. Que si les bêtes sentent, elles sentent comme nous.

Si les idées que M. de B. a eues sur la « nature » des animaux, et qu’il a répandues dans son histoire naturelle, formoient un tout dont les parties fussent bien liées, il seroit aisé d’en donner un extrait court et précis ; mais il adopte sur toute cette matiere des principes si diférens, que quoique je n’aie point envie de le trouver en contradiction avec lui-même, il m’est impossible de découvrir un point fixe, auquel je puisse raporter toutes ses réflexions.

J’avoue que je me vois d’abord arrêté : car je ne puis comprendre ce qu’il entend par la faculté de sentir qu’il acorde aux bêtes, lui qui prétend, comme Descartes, expliquer mécaniquement toutes leurs actions.

Ce n’est pas qu’il n’ait tenté de faire connoitre sa pensée. Après avoir remarqué que ce « mot » sentir « renferme un si grand nombre d’idées, qu’on ne doit pas le prononcer avant que d’en avoir fait l’analise », il ajoute : « si par « sentir » nous entendons seulement faire une action de mouvement, à l’ocasion d’un choc ou d’une résistance, nous trouverons que la plante apellée sensitive est capable de cette espece de sentiment, comme les animaux. Si, au contraire, on veut que sentir signifie apercevoir et comparer des perceptions, nous ne sommes pas sûrs que les animaux aient cette espece de sentiment » : in-4°. t.2. p.7. ; in-12. t.3. p.8 et 9. il la leur refusera même bientôt.

Cette analise n’offre pas ce grand nombre d’idées qu’elle sembloit promettre ; cependant elle donne au mot « sentir » une signification, qu’il ne me paroit point avoir. « Sensation » et « action de mouvement à l’ocasion d’un choc ou d’une résistance », sont deux idées qu’on n’a jamais confondues ; et si on ne les distingue pas, la matiere la plus brute sera sensible : ce que M. de B. est bien éloigné de penser.

« Sentir » signifie proprement ce que nous éprouvons, lorsque nos organes sont remués par l’action des objets ; et cette impression est antérieure à l’action de comparer. Si dans ce moment j’étois borné à une sensation, je ne comparerois pas, et cependant je sentirois. Ce sentiment ne sauroit être analisé : il se connoît uniquement par la conscience de ce qui se passe en nous. Par conséquent ou ces propositions, « les bêtes sentent et l’homme sent », doivent s’entendre de la même maniere, ou « sentir », lorsqu’il est dit des bêtes, est un mot auquel on n’attache point d’idée.

Mais M. de B. croit que les bêtes n’ont pas des sensations semblables aux nôtres, parce que selon lui, ce sont des êtres purement matériels.

Il leur refuse encore le sentiment pris pour l’action d’apercevoir et de comparer. Quand donc il supose qu’elles sentent, veut-il seulement dire qu’elles se meuvent à l’ocasion d’un choc ou d’une résistance ? l’analise du mot « sentir », sembleroit le faire croire.

Dans le sistême de « Descartes » on leur acorderoit cette espece de sentiment, et on croirait ne leur acorder que la faculté d’être mues. Cependant il faut bien que M. de B. ne confonde pas se « mouvoir » avec « sentir ». Il reconnoit que les sensations des bêtes sont agréables ou désagréables. Or, avoir du plaisir et de la douleur, est sans doute autre chose que se mouvoir à l’ocasion d’un choc.

Avec quelque attention que j’aie lu les ouvrages de cet écrivain, sa pensée m’a échapé. Je vois qu’il distingue des sensations corporelles et des sensations spirituelles ; qu’il acorde les unes et les autres à l’homme, et qu’il borne les bêtes aux premieres. Mais en vain je réfléchis sur ce que j’éprouve en moi-même, je ne puis faire avec lui cette diférence.

Je ne sens pas d’un côté mon corps, et de l’autre mon ame ; je sens mon ame dans mon corps ; toutes mes sensations ne me paraissent que les modifications d’une même substance ; et je ne comprends pas ce qu’on pouroit entendre par des « sensations corporelles ».

D’ailleurs, quand on admettroit ces deux especes de sensations, il me semble que celles du corps ne modifieroient jamais l’ame et que celles de l’ame ne modifieroient jamais le corps.

Il y auroit donc dans chaque homme deux « moi », deux personnes, qui, n’ayant rien de commun dans la maniere de sentir, ne sauraient avoir aucune sorte de commerce ensemble, et dont chacune ignoreroit absolument ce qui se passeroit dans l’autre.

L’unité de personne supose nécessairement l’unité de l’être sentant ; elle supose une seule substance simple, modifiée diféremment à l’occasion des impressions qui se font dans les parties du corps. Un seul moi formé de deux principes sentans, l’un simple, l’autre étendu, est une contradiction manifeste ; ce ne seroit qu’une seule personne dans la suposition, c’en seroit deux dans le vrai.

Cependant M. de B. croit que l’ »homme intérieur est double, qu’il » « est composé de deux principes diférens par leur nature, et contraires par leur action », l’un spirituel, l’autre matériel ; qu’ »il est aisé », « en rentrant en soi-même », « de reconnoître l’existence » de l’un et de l’autre, et que c’est de leurs combats que naissent toutes nos contradictions. In-4°, t. 4, p. 69, 71 ; in-12, t. 7, p. 98, 100.

Mais on aura bien de la peine à comprendre que ces deux principes puissent jamais se combattre, si, comme il le « prétend » lui-même, in-4°, t. 4, p. 33, 34 ; in-12, t » 7, p. 46, celui qui est matériel « est infiniment subordonné à l’autre », si « la substance spirituelle le commande », si « elle en détruit », « ou en fait naître l’action », si « le sens matériel, qui fait tout dans l’animal, ne fait dans l’homme que ce que le sens supérieur n’empêche pas », s’il « n’est que le moyen ou la cause secondaire de toutes les actions ».

Heureusement pour son hipothese, M. de B. dit, quelques pages après, in-4°, p. 73, 74 ; in-12, p. 104, 105, que «  »dans le tems de l’enfance le principe matériel domine seul, et agit presque continuellement »…. « que dans la jeunesse il prend un empire absolu, et commande impérieusement à toutes nos facultés »…. « qu’il domine avec plus d’avantage que jamais ». » Ce n’est donc plus un moyen, une cause secondaire ; ce n’est plus un principe infiniment subordonné, qui ne fait que ce qu’un principe supérieur lui permet ; et « l’homme n’a tant de peine à se concilier avec lui-même, que parce qu’il est composé de deux principes oposés. »

Ne seroit-il pas plus naturel d’expliquer nos contradictions, en disant que, suivant l’âge et les circonstances, nous contractons plusieurs habitudes, plusieurs passions qui se combattent souvent, et dont quelques-unes sont condamnées par notre raison, qui se forme trop tard pour les vaincre toujours sans effort ? Voila du moins ce que je vois quand je « rentre en moi-même ».

Profondeur du forage offshore et absence d’identifiant unique des navires de pêche

Voici deux autres informations fournies par le rapport de la « Commission Océan Mondial ».

La première information est quelque chose dont il faut prendre conscience: les progrès technologiques ont largement modifié le rapport de l’humanité à l’océan.

Ainsi, non seulement les bateaux de pêche sont bien plus perfectionnés, relevant d’entreprises gigantesques, mais le forage en mer lui-même a totalement changé.

Le problème est que l’humanité n’a aucun recul par rapport à cela; c’est juste vu comme un « mieux ». Or, il faut étudier quel est l’impact des activités humaines, et cela avant d’agir tant qu’à faire!

En l’occurrence donc, on voit que le forage offshore a des capacités n’ayant rien à voir avec il y a 30-40 ans. On atteignait 300 mètres de fond en 1975, 1500 mètres en 1986 et on dépasse déjà 2000 mètres, le record étant à 3165 mètres.

Cette progression dans la capacité des forages dépendant des très grandes entreprises, on peut se douter qu’elles voudront toujours davantage agir.

Une autre information concerne les navires de pêche de grande taille. Ici le document parle de pêche légitime et de pêche illégitime; à nos yeux cela n’a aucun sens.

Par contre, ce qui est terrifiant, c’est que sur 185 600 navires, « moins de 15% ont un numéro identifiant unique ».

C’est totalement fou parce que cela montre bien que c’est le chaos. Il s’agit d’un marché libre, où n’importe qui peut investir dans la bataille économique et faire comme bon lui semble. Il n’y aucune vue d’ensemble, aucune surveillance, sans parler de gestion!

Mais il est vrai qu’il ne peut pas en être autrement, puisqu’une humanité divisée ne peut par défintion pas agir ensemble. On voit ici comment pour protéger la planète, il faut une humanité qui ne se disperse pas, qui ne se divise pas selon des critères nationaux.

En fait, l’océan pose inévitablement une humanité unie, et si l’humanité n’est pas unie, elle ne peut pas comprendre l’océan…

Il faut en gros, malheureusement, attendre des catastrophes comme celle de la plate-forme Ixtoc-1, ou du Deep Water Horizon, ou encore Fukushima pour que l’humanité s’aperçoive qu’il y a des entreprises aux moyens colossaux qui se lancent dans des projets sans surveillance véritable, en prenant des risques…

Or, ce n’est tout simplement pas tenable, ce n’est pas acceptable!

La Marine nationale aimerait renforcer l’exploitation animale maritime…

Voici un article très important publié hier comme « tribune » par Le Figaro: « Et si la clé pour la reprise économique se trouvait sous l’océan? ». L’article est présenté comme écrit par :

« Vincent Hélin est le président du Forum Hippocampe, cercle de réflexion et de débats économiques et stratégiques. »

De quoi s’agit-il? Eh bien ce « Forum Hippocampe » organise des dîners très select, réunissant la crème de la crème de l’armée et des industriels, et l’homme clef est justement le Vincent Hélin en question, qui a moins de 30 ans.

Il a fait une licence d’histoire à la Sorbonne, un Master 1 et 2 de relations européennes et lobbying à l’Institut Catholique de Paris, un stage de fin d’études au sein du cabinet de M. Patrick Ollier (alors ministre chargé des relations avec le Parlement), puis collaborateur auprès d’un député européen français. Au cours de ce parcours, il a fondé « Mer et Université », association à l’origine de dizaines et de dizaines d’événements rapprochant des étudiants très « propres » (HEC, Sciences Po, Paris IV Sorbonne, Paris II Assas…) de responsables industriels et militaires.

Car cela ne rigole pas, l’association a été soutenue très rapidement, « miraculeusement », par de nombreuses figures de l’armée… Comme l’amiral Alain Oudot de Dainville, l’amiral François Dupont, l’amiral Alain Coldefy par ailleurs ancien Major général des Armées, l’amiral Olvier Lajous, l’amiral Olivier de Rostolan…

Et comme ces gens sont liés de-ci de-là à de nombreuses grandes entreprises, l’association a été soutenu par des titans de l’industrie, comme DNCS (les arsenaux navals français historiques), MBDA (leader européen des missiles et de leurs systèmes), Dassault, Thales, ODAS (regroupement de l’Etat et d’entreprises pour mieux commercialiser de l’armement de haute technologie), EADS…

A quoi il faut ajouter des parlementaires, comme Jean Lemière, Patricia Adam, Philippe Juvin, Marguerite Lamour, Bernard Caseneuve, Nicolas Dhuicq, Hervé Mariton…

Bref, c’est le lobby de la Marine nationale et des entreprises qui vont avec. Et forcément ce regroupement aimerait renforcer l’exploitation animale maritime, car cela ajouterait de l’importance à leur propre rôle…

«Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée», dit Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu. Dans la situation économique et sociale difficile que nous vivons, restaurer la puissance de l’Etat en mer pourrait représenter une partie de la solution.

Un ministre pour la mer

Penser la mer, son développement, son économie. Telles peuvent être les missions d’un ministre d’Etat, ministre de la Mer et de l’Economie maritime. Ministre d’Etat, il a le poids politique nécessaire pour peser dans les négociations avec la majorité parlementaire et dans les arbitrages budgétaires.

Chargé du développement de l’économie maritime dans sa globalité, il oriente les priorités pour maintenir puis créer des emplois partout sur le littoral. Ministre de la Mer, il co-assure la tutelle du Secrétariat général de la mer et participe à la réflexion sur le futur de la Marine nationale, dont il peut abonder le budget.

Un Livret Mer pour financer l’économie maritime

Créer un Livret Mer, sur le modèle du Livret de Développement Durable, c’est orienter l’épargne des Français vers la mer. La somme des dépôts est utilisée pour soutenir et rénover l’économie maritime: concevoir et produire en série de bateaux de pêche et de navires à passagers plus respectueux de l’environnement et au coût d’exploitation moindre, favoriser par des prêts à taux 0 leur achat par les professionnels de la mer, moderniser les filières ostréicole et conchycole, recherche océanographique… A plus long terme, c’est l’ensemble du patrimoine maritime qui peut être soutenu: aquariums, fortifications, vieux gréements, navires transformés en musées…

Une Marine plus puissante, pour porter la voix de l’Etat sur mer

En l’espace de deux Livres blanc, la marine nationale a dû renoncer à la construction de huit frégates, un pétrolier-ravitailleur, un bâtiment de projection et de commandement et un porte-avions, tandis que les programmes cruciaux en cours de réalisation, frégates et sous-marins, sont étalés.

Ces renoncements ne peuvent être acceptés plus avant. La construction, dès à présent, d’un bâtiment de projection et de commandement qui pourrait reprendre le nom de Richelieu, le lancement d’un programme de corvettes, sur la base de la Gowind de DCNS, qui s’accorde avec un cadre budgétaire contraint et la réalisation des trois pétrolier-ravitailleurs de nouvelle génération sont de nature à éloigner le spectre d’un déclassement naval potentiellement irréversible tout en sauvegardant les emplois à St-Nazaire, Brest, Lorient et Toulon.

Un ministre d’Etat pour l’incarner, un Livret Mer pour la financer, une Marine plus puissante pour la protéger, tels sont les piliers d’une restauration de la puissance de l’Etat en mer que nous appelons de nos vœux, pour permettre à notre pays de surmonter la crise qu’il traverse.

L’avenir de la France et de l’Europe se joue à la surface scintillante des mers, dans les profondeurs et sur le fond de l’océan. Nos amis britanniques l’ont compris, eux qui, malgré une quasi-austérité, viennent de baptiser le plus grand porte-aéronefs d’Europe tandis que le président de la République, M. Hollande, préside sans rougir à une revue navale qui marque le recueillement de la marine française. Qu’attendons-nous?

Une baleine sauvée des filets de pêche…

C’est une vidéo particulièrement émouvante qui a été mise en ligne il y a quelques jours, et qui connaît un très grand succès, avec un million de vues en quatre jours.

On peut y avoir des gens aidant une baleine empêtrée dans des filets, et impossible de ne pas voir comment l’engagement s’exprime dans l’activité de ces personnes s’affairant pour libérer la baleine.

On est forcément empli d’émotions. Malheureusement, cette vidéo, qui a quelques années, a été mise en ligne sur youtube par « best videos » avec le titre racoleur de « un homme découvre une baleine et alors qu’il s’approche d’elle, il va faire une découverte choquante ».

La démarche est ainsi racoleuse, comme celle de la revue Entrevue qui accorde plusieurs pages au transport de singes pour les laboratoires par Air France. Il faut d’ailleurs savoir ici que bien souvent les revues racoleuses pour hommes – comme Entrevue ou encore Newlook, etc. – traitent de sujets comme la brutalité à l’encontre des animaux.

Pour dénoncer, il est vrai, néanmoins cela reste sur le plan de l’anecdote. On peut apprécier d’autant plus qu’à la fin de la vidéo où la baleine est aidée, il y a à la fin un appel à s’engager.

Et cela souligne à quel point l’océan est le grand oublié de la cause de la libération animale. Il est en effet difficile d’avoir des images, des reportages sur l’océan, et au quotidien on ne pense pas forcément à l’océan, à moins d’habiter à côté, et même là ce n’est pas forcément « parlant ».

Il y a clairement ici toute une culture à refaire : l’humanité anthropocentrique a oublié que « sa » planète, c’est en réalité la planète bleue…

Les problèmes de l’océan, et quelles solutions?

L’un des aspects les plus intéressants de ce que raconte sur l’océan la « Commission Océan Mondial » consiste en la question planétaire. En fait, quand on s’intéresse un tant soit peu à l’écologie, on voit bien que le principe des frontières étatiques ne compte pas pour la vie sur la planète.

Chaque jour, des animaux traversent des frontières, la pollution elle non plus ne s’arrête pas aux frontières, etc. Comme de toutes manières tout est relié – la vie est un phénomène unifié sur Terre – alors évidemment les problèmes provoqués par les humains ne peuvent être résolus qu’à l’échelle mondiale.

Voici un tableau accordant justement beaucoup d’inspiration sur ce thème. Le premier point parle de la « demande croissante en ressources ». Mais est-il difficile de voir que l’humanité, étant divisée, pratique un gâchis général? Doit-on continuer à gâcher, juste pour maintenir le principe des divisions nationales?

Le second point parle des « avancées technologiques ». Est-il difficile, encore une fois, de ne pas voir ici que celles-ci profitent à ceux qui ont les moyens de se les procurer, et donc logiquement les grandes entreprises qui visent le profit, aux dépens de la planète?

De la même manière, peut-on lutter contre le changement climatique sans obtenir une dimension mondiale? Absolument pas, bien entendu.

Le paradoxe est que le tableau propose une méthode et une solution erronée. Il parle de « stocks de poisson », montrant que l’approche reste la même qui a amené à la catastrophe. C’est la même méthode anthropocentriste d’aborder la vie.

Quant à la solution, elle est absurde. Il est parlé de « gouvernance insuffisante de la haute mer ». Mais par définition une humanité divisée et une logique de profit empêche toute « gouvernance ».

La seule « gouvernance » qui puisse exister réellement, c’est celle de l’humanité obéissant en pratique à la Nature, à sa vie et ses transformations…

L’océan en train d’être assassiné: quelques données

Voici donc les informations fournies par le rapport de la « Commision Océan Mondial ». Rappelons ici qu’il s’agit de quelque chose d’on ne peut plus institutionnel. C’est pratiquement un rapport mondial officiel que pourrait faire l’ONU, sauf que là c’est directement orienté business, pour maintenir viable l’exploitation animale concernant l’océan.

Voici un premier tableau qui fait froid dans le dos. Si en 1950 la haute mer échappait à l’exploitation animale, ce n’est majoritairement plus le cas…

Concernant les animaux formant une cible à cette exploitation, le chiffre est effarant. Plus personne ou presque n’échappe à la destruction.

Le schéma suivant est important. Il souligne que la pêche n’a plus rien d’artisanal: c’est une industrie moderne. Et donc, ayant connu un processus de concentration très avancée.

Voici enfin un tableau comparant la valeur économique de la pêche, en million de dollars, et celle des subventions à la pêche (pour les pays de l’UE le chiffre est complet, pour les autres seules les subventions à la pêche des thons est concernée).

On peut voir que les subventions forment une quantité essentielle à l’existence de la pêche. L’exploitation animale a réussi à se faire directement soutenir par la société elle-même.

Il ne s’agit pas que de reprocher cela de manière économique. Il s’agit aussi de voir que c’est un engrenage. La destruction de la vie dans l’océan est soutenu économiquement, et donc cela fait appel d’air pour les entreprises!

L’idée de la « Commission Océan Mondial » est de bloquer cela, afin de maintenir viable l’océan comme « ressource » alimentaire. C’est ici se voiler la face sur les conditions concrètes ayant permis à l’exploitation animale de s’imposer. On ne peut « réformer » un tel phénomène, on ne peut que le renverser.

Encore faut-il pour cela ne pas avoir été contaminé par l’idéologie de l’exploitation animale…

La pêche ne se maintiendrait pas sans subventions

La « Global Ocean Commission » (« Commission Océan Mondial » en français) est un organisme international né l’année dernière, sur une base on ne peut plus institutionnelle : parmi ses membres on trouve le président de l’Organisation Mondiale du Commerce, le directeur de la Banque mondiale, un ancien premier ministre canadien, un ancien ministre espagnol de l’environnement, etc.

Son objectif est de faire en sorte que l’on puisse continuer l’exploitation animale liée à l’océan. Ce n’est pas le nôtre, évidemment, néanmoins il y a dans ce rapport beaucoup d’informations quant à la situation dramatique de l’océan, à voir chacun en détail.

Pour commencer, voici le grand paradoxe de ce que réclame la Commission en question. Pour elle la situation est clairement catastrophique, et le seul moyen de freiner cela est de cesser les subventions.

En effet, l’exploitation animale liée à l’océan ne tiendrait pas sans les subventions… La Commission dit ainsi :

« La somme des subventions à la pêche s’élève au total à 35 milliards de dollars par an. Sans elles, de nombreuses pêcheries en haute mer ne seraient probablement pas rentables. Avec les deux tiers des stocks de poissons en haute mer, soit surexploités, soit même épuisés, il est démontré que les subventions aggravent la surpêche et par conséquent la dégradation de l’environnement marin.

Les économistes ont classifié les subventions sous les catégories de « nuisibles » et « avantageuses » pour l’environnement. Dans la catégorie « nuisibles », les plus importantes sont celles destinées aux carburants, à la construction des vaisseaux, et celles destinées à maintenir les prix de marché. Sans subventions aux carburants, le chalutage de fond, extrêmement nuisible à l’environnement, serait sûrement suspendu.

De nombreux gouvernements, en plus de scientifiques et économistes, soutiennent la réforme des subventions comme une option pour en finir avec la surpêche et pour préserver la biodiversité des fonds marins. Les subventions « nuisibles » pourraient être plutôt utilisées pour soutenir la préservation de l’environnement des zones côtières et l’emploi.

Mais, même avec les engagements et initiatives répétés de la communauté internationale, comme le processus au sein de l’Organisation mondiale du commerce, les subventions nuisibles persistent, en partie dû à l’influence des groupes de pressions. »

Groupes de pression? Le Nouvel Observateur avait justement, il y a un an, rendu public un rapport de la Cour des comptes concernant la pêche de 2000 à 2009. C’est accablant. Dans un système totalement opaque, l’argent coule à flots.

On lit entre autres dans le rapport, qui n’a jamais été rendu public, et pour cause :

« On constate en premier lieu que le total des concours au secteur de la pêche et de l’aquaculture et des concours à la protection sociale des marins pêcheurs et des aquaculteurs s’élève à 824,4 M€ en 2007 et 1 016,9 M€ en 2008. Le montant des aides a ainsi dépassé la barre symbolique du milliard. Dans la mesure où cette récapitulation n’inclut pas les aides des collectivités territoriales, le total des aides publiques avait probablement franchi ce seuil auparavant. Il est quasiment égal au chiffre d’affaires total de la pêche (1 182 M€ en 2007), il est vrai hors l’aquaculture (542 M€) qui reçoit une partie de ces aides. »

« Il est frappant de constater que les aides publiques [en, Bretagne, soit 40 % de la pêche] représentent en 2008 plus de 2,5 fois cet excédent brut d’exploitation et plus de 4 fois le résultat net des entreprises. En l’absence des aides , ces deux soldes et la capacité d’autofinancement seraient négatifs, et les entreprises non viables. »

« Les aides à la pêche recouvrent non seulement l’activité de pêche proprement dite, mais aussi son environnement, qu’il s’agisse des ports, des criées, du mareyage, de la recherche ou de l’enseignement.

Elles ne concernent toutes les régions, toutes les pêcheries, toutes les tailles de navires, tous les moments du cycle de vie d’une entreprise. Quasiment tous les postes du compte de résultat d’une entreprise de pêche connaissent, à des degrés divers, l’influence d’une aide. »

« Il n’est quasiment pas d’acteur du secteur qui ne soient concerné par une aide : entreprises de pêche, d’aquaculture ou de mareyage, collectivités, syndicats et organismes professionnels de toute nature, un tableau des paiements effectués au 31 décembre 2008 au titre de l’IFOP fait apparaître environ 10 000 bénéficiaires différents, pour des montants de fonds européens allant de 291,63 € à 2 610 969,04 €. »

Tout cela est très clair ! Pas étonnant que le rapport ait été escamoté…

La planète des singes, de Pierre Boulle

[Voici un article publié sur l'ancêtre de LTD, à savoir VeganRevolution. L'article date vraisemblablement de 2006.]

La Planète des singes, c’est un roman à des années-lumière du véganisme et une série de films très intéressants du point de vue du rapport entre les êtres humains et les animaux.

Initialement la Planète des singes est une nouvelle (et non pas un « roman ») du français Pierre Boulle, publié en 1963. Cette oeuvre profondément réactionnaire décrit une population humaine devenue fainéante et décadente, chassée au fur et à mesure par les singes esclaves, qui ne disposent naturellement dans la nouvelle d’aucune intelligence, leur seule faculté étant de « singer » les humains, de reproduire les actes des humains (les singes sont donc incapables de développer une quelconque technologie).

Il va de soi que, si l’on y réfléchit sérieusement, les singes représentent dans cette nouvelle les populations « arriérées » et « barbares » du tiers-monde qui viennent voler les places toutes chaudes des occidentaux devenus « mous » en raison de la « société de consommation ».

La série des films, à l’opposé de la nouvelle de Pierre Boulle, pose des remises en question essentielles, que 30 ans après on comprend largement plus qu’à l’époque.

Ainsi, dans le premier film, La Planète des singes sorti en 1968, est un véritable réquisitoire contre la folie humaine. Les astronautes américains débarqués sur la planète comprennent qu’il s’agit de la planète Terre, que les humains ont fait sauter avec les bombes nucléaires.

Les humains retournés à l’âge de pierre sont les esclaves des singes qui, ayant évolué, possèdent un début de civilisation dont la religion enseigne de se méfier de l’humain, qui « tue son frère par avidité et détruit tout ce qu’il touche ».

Allusion à l’esclavage et à la querelle religieuse de l’Europe féodale pour savoir si les « Indiens » d’Amérique ont une âme ou pas, les Rouleaux sacrés des singes expliquent que « Les hommes n’ont pas d’âme » et que « Le Tout Puissant a créé le singe à son image .

Dans Le Secret de la Planète des singes (1970), on s’aperçoit que des humains ont survécu tout en mutant horriblement, et la planète saute de nouveau avec la bombe atomique. Mais juste avant quelques singes se sont enfuis et se retrouvent dans le passé, chose racontée dans Les évadés de la Planète des singes (1971). La CIA entend naturellement stériliser les deux singes afin d’éviter la future domination des singes, mais le bébé est échangé avec celui d’un cirque, les deux singes étant assassinés.

La suite est racontée dans La Conquête de la Planète des singes (1972), où 20 ans après, alors qu’un virus a tué les chiens et les chats et où les chimpanzés, gorilles et orangs-outangs sont devenus esclaves des humains, ceux-ci se révoltent sous la conduite de l’enfant des singes venus du futur.

Enfin, dans La Bataille de la Planète des singes (1973), après moult péripéties, humains et singes fondent ensemble une nouvelle civilisation, côte à côte.

Le remake de Tim Burton, de 2001, est par contre une nullité sans nom, admirablement bien fait mais au contenu absolument nul et proche du néant du point de vue du questionnement du rapport entre l’être humain et l’animal. Un film à grand spectacle de plus, sans aucun intérêt par rapport à la série des « Planètes des singes », qui bien que kitsch conservent une signification certaine à l’heure où l’être humain détruit la planète et asservit plus que jamais les animaux.

Le film de Tim Burton reprend en plus l’idée déjà présente dans la nouvelle de Pierre Boulle, à savoir la fascination (amoureuse) de la singe Zira, une scientifique, pour le héros humain. L’être humain reste ainsi, en définitive, un idéal de beauté, une forme « supérieure » naturellement fascinante pour les autres espèces.

C’est-à-dire qu’on en revient inlassablement à la conception religieuse de l’être humain fait à l’image de Dieu et disposant comme il l’entend de la nature et des êtres vivants.

Dominique Venner, la chasse et la haute bourgeoisie

En mai 2013, Dominique Venner se suicidait dans la cathédrale
Notre-Dame-de-Paris. Un geste politique, car il s’agissait d’un ultra de l’extrême-droite, célébrant la race blanche, considérant le christianisme comme une religion des faibles, etc. etc.

Ce qui nous intéresse par contre directement ici, c’est que cette personne a été le grand théoricien de la chasse de ces 40 dernières années. C’est logique, la chasse se veut « naturelle », expression de la loi du plus fort, en communion avec les lois de la Nature qui seraient forcément conformes à la bataille pour la survie, etc.

L’Express a publié il y a quelques semaines une sorte de mini biographie. Voici un passage fascinant: il s’agit de la partie présentant une dimension, dont nous avons déjà parlé, qui est le fait que les classes sociales les plus aisées célèbrent la chasse, produisant une idéologie qui influence toute la société.

Dans l’extrait ici présenté, la première phrase fait allusion à la « réelle valeur intellectuelle » de Venner (chose donc dont le milieu de la chasse ne doute guère).

Qui se ressemble s’assemble, et on peut voir ici à quel point la chasse n’est pas un plaisir « populaire », mais une idéologie aristocratique poussée par en haut, valorisée par en haut, reflétant des valeurs et des attitudes dignes du Moyen-Âge!

L’abattoir Gad de Josselin en liquidation judiciaire

Nous avons à plusieurs reprises parlé des abattoirs Gad, parce que c’est un thème important (L’abattoir Gad et le « pacte d’avenir » ministériel, Abattoir Gad, l’écotaxe et reprise du logo de la « marche des cochons »…).

On ne peut pas dire qu’il faut la libération animale et ne pas chercher à comprendre de quelle manière cela peut se réaliser concrètement. C’est une question de projet de société, il faut montrer aux gens que tout cela tient debout, sinon ils considéreront que c’est de l’utopie, et le véganisme ne sera pas crédible.

C’est d’autant plus valable que le capitalisme subit une crise terrible et que de nombreuses personnes perdent leur emploi. En l’occurrence, c’est l’abattoir de Josselin, dans le Morbihan, qui est concerné, avec 1000 emplois qui risquent disparaître.

Mais si l’on se rappelle bien, ce sont précisément ces travailleurs là qui étaient intervenus comme briseurs de grève en affrontant les travailleurs venus de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère, qui tentaient de bloquer l’abattoir de Josselin (voir Abattoir Gad de Josselin et affrontement anti-bloqueurs).

Cela a été quelque chose de marquant et de particulièrement terrible. C’était un sacré reflet de l’individualisme complet régnant en France.

La facture est donc ici salée : à l’ignominie et la honte, s’ajoutent la défaite qui arrive, le licenciement plus ou moins inéluctable. A la misère s’associe la perte de toute dignité. Voilà ce qui découle d’une mentalité égoïste lamentable, mais aussi d’une incompréhension de ce qu’est l’exploitation animale, qui en raison des lois du capitalisme exigent une productivité toujours plus grande.

Pour ne pas avoir compris que les animaux sont une donnée ajustable, une simple marchandise, les travailleurs paient le prix de ne pas avoir compris qu’il en était de même pour eux. C’est inévitable.

Il faut bien comprendre aussi que ce qui compte ce ne sont pas les critères de l’exploitation animale dans un lieu donné, mais à l’échelle mondiale, et le capitalisme choisit là où cela rapporte le plus. Donc Gad est en liquidation judiciaire, après un redressement judiciaire en février 2013.

Mais derrière, il y a Intermarché, qui va sans doute racheter l’abattoir. Tout cela c’est une bataille pour le profit. Voici ce que disent Les échos :

Les conditions financières du rachat sont encore inconnues, mais le groupe précise qu’il n’entre pas dans le cadre du plan de continuation. « Nous reprendrons uniquement l’outil », insiste Dominique Langlois, le directeur général de SVA Jean Rozé. La disparition de cet opérateur risquerait de mettre en péril plusieurs centaines de producteurs de porcs qui l’approvisionnent en matière première, principalement les adhérents du groupement Prestor, actionnaire minoritaire de Gad.

Ce sauvetage enlèverait une épine du pied au groupe Cecab (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013), dont une partie des fonds propres ont été absorbés par sa filiale déficitaire. Ce qui l’a obligé à céder l’an passé ses 8 usines de surgélation de légumes. Cecab reste un acteur de premier plan dans les conserves de légumes vendues sous sa marque d’aucy. Intermarché possède plus de 60 usines pour 3,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Le 1er juin dernier, SVA Jean Rozé a pris le contrôle d’un autre abattoir de truies de réforme (viandes destinées à la fabrication de saucissons et de rillettes) précédemment dans le giron du groupe Terrena (Ancenis). La filiale d’Intermarché va y investir 12 millions d’euros et créer 70 emplois.

Comme on le voit, la bataille économique bat son plein. Et ce sont les animaux les victimes, tout comme les travailleurs. C’est l’accélération tout azimut. Voici par exemple ce que dit leporc.com, un site bien sûr lié à l’exploitation animale :

Une viande classée n°1 dans l’assiette des Français

Avec 34 kg par an et par habitant, le porc est la première viande consommée en France. Les trois quarts étant dégustés sous la forme de produits de charcuterie, un quart sous la forme de viande fraîche, le porc se conjugue au pluriel, à l’image de la charcuterie qui compte plus de 400 produits (rillettes, andouille, boudin, jambon sec ou à l’os, petit salé…).

Ces derniers, qui font partie intégrante du patrimoine culinaire de l’Hexagone, sont travaillés avec soin par les charcutiers et les salaisonniers.

Chaque année, la population française consomme l’équivalent de 23 millions de porcs. Pour satisfaire sa demande, la filière porcine produit près de 25 millions de porcs par an. La France est donc autonome à 106% pour sa consommation de porc.

Des bénéfices, il y en a donc, mais le capitalisme en veut toujours plus. Par conséquent l’exploitation animale s’accentue, quant aux conditions de travail des gens, n’en parlons pas. C’est toute une machinerie terrible et criminelle.

Les travailleurs de Gad espéraient mener une vie tranquille d’ouvriers des abattoirs, tuant à la chaîne, s’imaginant au-delà de la réalité, au-dessus de questions économiques et morales. Quitte pour cela à se désolidariser de leurs collègues, de gens menant la même vie qu’eux. C’est une sacrée défaite sur toute la ligne !

« Nématodes: la nouvelle arme »

Le Figaro a publié un article intitulé « sobrement » pas moins que « Au jardin ce week-end : la chasse aux limaces est ouverte ». On l’aura compris il s’agit d’un article reflétant le point de vue dominant, où les humains veulent un jardin, mais sans la Nature.

Aussi absurde que cela paraisse, c’est un point de vue significatif et systématique, que l’on peut retrouver dans une série quasi infinie d’exemples…

Dans cet article, les  valeurs qu’on y retrouve comme par exemple le social-darwinisme, avec la distinction entre les utiles – qu’on peut manger – et les autres :

« Il y a d’abord les escargots avec lesquels -et c’est tout de même une consolation- on peut faire rimer protection des végétaux avec gastronomie. Le Petit-gris (Helix aspersa) et surtout le Bourgogne (H. pomatia), que l’on traitera avec certains égards, sont comestibles.

Pas question d’écraser ce majestueux gastéropode comme une vulgaire limace: on le ramassera bien sûr mais ce sera soit pour le manger, après l’avoir fait jeûner pour éliminer les toxines qu’il a pu absorber ; soit pour l’exfiltrer loin de vous dans un bosquet voisin.

D’autres, comme les modestes escargots des jardins (Cepæa hortensis) ou des haies (C. nemoralis), reconnaissables à leur coquille globuleuse (1 à 2 cm de diamètre) blanche ou jaune, souvent ornée de bandes spirales noires, seront occis ou «charterisés» sans autre forme de procès. »

On remarquera l’allusion sordide aux charters des expulsions de personnes humaines. Tout cela n’est guère étonnant. Dans la liste des poisons, on trouve quelque chose qui donne par contre à réfléchir :

Nématodes: la nouvelle arme. Ces petits vers microscopiques ont la capacité de pénétrer à l’intérieur des limaces qu’ils tuent en leur injectant des bactéries létales.

Des préparations sont disponibles dans le commerce et assurent une bonne protection pendant plusieurs semaines voire plus. Avantage: il s’agit d’un procédé 100 % bio. Inconvénient: il est encore assez coûteux.

Ici, la définition du « bio » est particulièrement frappante, puisqu’elle supprime toute notion d’écosystème. L’intervention humaine est non directement polluante, non chimique artificielle. Mais elle reste une intervention extérieure, du grand n’importe quoi où l’être humain intervient par caprice, sur une base personnelle, sans aucune considération de l’ensemble.

Donc, oui, il n’y a pas d’utilisation de chimie de synthèse, c’est bien du « bio ». Mais sur le plan de l’écologie, c’est totalement n’importe quoi, c’est encore l’apprenti sorcier, seulement avec d’autres méthodes.

Voici d’ailleurs la « fiche technique » donné par Castorama :

Anti limaces Nématodes.

Les nématodes (Phasmarhabditis hermaphrodita) permettent de lutter contre les limaces. Ce sont des vers microscopiques qui parasitent un hôte, en l’occurrence des limaces à détruire.

Ils s’infiltrent dans les proies par un orifice naturel, perforent la paroi intestinale et provoquent la mort de leur proie en 48 h. Une 2ème génération, quitte le cadavre et recherche une nouvelle cible.
Extrêmement sélectif, ce nématode s’attaquera uniquement aux limaces à l’exception de toute autre espèce.

Utilisations : pour les potagers, les massifs de fleurs, là où les limaces causent des dégâts principalement aux jeunes plants.
Doses : 0.3 millions de nématodes par m² à renouveler au bout de 6 semaines si nécessaire.

Le principe est sordide, et le fait de lire cela dans une « fiche technique » en dit long sur la morale tant des vendeurs que des acheteurs. On est dans le massacre, ni plus ni moins. On est ici encore et toujours dans une logique d’extermination. Sauf qu’ici, c’est « bio »…

« Labour lied Barry died »

Voici les paroles de « Labour Lied, Barry Died » (Les socialistes ont menti, Barry est mort), du groupe Active slaughter, un « classique » du mouvement anglais pour les animaux, à la suite de la mort de Barry Horne.

Barry was giving 18 years by a government full of shit
The judge said he’s a danger to us all, you are the danger you worthless prick
Laying in the prison cell, thinking what to do next
He can’t give up, he won’t give up. You know he’s gonna do his best.
He’s gonna expose the lies, expose the fraud of labours pre election pledge.
They said they would hold a royal commission,
on this barbaric evil worthless vivisection.
Did they keep their pledge? did they fuck.
So Barry was gonna try his luck.
Barry un gouvernement plein de merde lui a donné 18 ans
Le juge a dit qu’il était un danger pour nous tous, c’est toi le danger tête de noeud
Placé en prison, se demandant désormais quoi faire
Il ne peut pas abandonner, il n’abandonnera pas. On sait qu’il fera de son mieux.
Il va montrer les mensonges, prouver la trahison de la promesse pré-electorale des socialistes.
Ils ont dit qu’ils tiendraient une commission royale
au sujet de ce mal barbare et sans intérêt qu’est la vivisection.
Ont-ils tenu leur promesse? Pas un instant
Alors Barry a tenté de faire différent.

Labour lied, Barry died
He’s still with us and by our side.
We won’t give up, we won’t give in.
In the end we shall win
Les socialistes ont menti, Barry est mort.
Il est toujours avec nous à nos côtés
Nous n’abandonnerons pas plus que nous ne capitulerons
A la fin nous vaincrons.

A hunger strike for 35 days & the government agreed to talk.
A light was seen, but then it went out. Typical of labour to talk not walk
Hunger strike back on, this time for 46 days
again he got nowhere, just more issues to be raised
He knows he’s got our support and praise
Another hunger strike followed this,
this time he won’t be treated like piss.
A strike until the end this time is best
to force labour to hounour their pre election pledge
Une grève de la faim de 35 jours & le gouvernement accepta de discuter.
On voyait une lumière, mais elle a disparu. Typique des socialistes de parler mais de ne rien faire
La grève de la faim reprit, cette fois pour 46 jours
Encore une fois pour rien, juste quelques thèmes mis en avant de plus
Il sait qu’il a notre soutien et nos encouragements
Une nouvelle grève de la faim s’ensuivit
Cette fois on le ne traitera pas comme de la merde.
Une grève jusqu’à la fin cette fois c’est le meilleur
pour forcer les socialistes à honorer leur promesse électorale.

Another 60 Days went on but nothing got done
apart from the ALF around the land liberating and having their fun
The media kicked him down, went in for the kill
said he was bluffing, wouldn’t go through with it.
I hope they sold a few papers and got their thrill
In the end Barry died in prison
Now there’s going to be complete anarchism.
We won’t forget Barry Horne
WE WILL LIBERATE WE HAVE SWORN
Encore 60 jours mais rien n’est fait
si ce n’est l’ALF partout dans le pays qui libère et ne cesse d’agir à sa guise
Les médias l’ont rabaissé, s’y mirent pour qu’il meurt
dirent qu’il bluffait, qu’il n’irait pas au bout.
J’espère qu’ils ont vendu quelques journaux et ont eu leur plaisir
A la fin Barry est mort en prison.
Maintenant cela sera désormais l’anarchisme complet.
Nous n’oublierons pas Barry Horne. Nous libérerons, nous l’avons promis.

De terribles exemples de barbarie

C’est une vidéo terrifiante et les gens qu’on peut voir à l’oeuvre sont apparemment français. Cela ne surprendra personne vu le rapport à la Nature qui existe en France. Il faut vraiment avoir baigné dans l’idéologie française, en effet, pour se retrouver dans le grand canyon aux États-Unis et avoir une démarche terroriste…

Donc, les deux personnes a priori françaises – la vidéo a fait scandale bien entendu – ont fait en sorte de disposer de la nourriture au bord d’un précipice afin d’appâter un animal. Puis, l’un des deux met sa chaussure et frappe l’animal qui tombe dans le vide, l’autre prenant des photos.

La vidéo a été enlevée de youtube, en voici une avec des photos, la vidéo originale, immonde, est visible ici.

Une autre vidéo a été supprimée par youtube, on y voyait un poisson en train d’agoniser sur un bateau, et les pêcheurs d’accentuer sa souffrance en plaçant une cigarette sur sa bouche. On les entend rire et apprécier la situation…

Ces horreurs sont l’occasion de rappeler une chose essentielle : il n’y a aucune raison de tolérer le libéralisme, le culte de l’individu. L’ensemble a la priorité sur la partie. C’est le principe évidemment du slogan « la Terre d’abord ! ».

Des gens demanderont s’il est juste de dénoncer les gens ayant fait ces horreurs et s’en revendiquant. Oui, ça l’est, bien entendu, il n’y a aucune raison de considérer que chacun peut et doit faire « comme il veut ».

Et c’est valable pour le véganisme. Le véganisme n’est certainement pas un choix individuel seulement. C’est une question sociale également, et il faut être bien naïf pour penser que des gens profitant de l’exploitation animale attendront passivement qu’on supprime leur activité.

La preuve de cela, d’ailleurs, est que des gens ont été végans et ne le sont plus. Cela semble impossible, par définition, à toute personne végane. Et pourtant les cas de retour en arrière sont nombreux, pas forcément en France évidemment puisque le véganisme est finalement un phénomène assez récent, au-delà de cercles très retreints dans les années 1990.

Il serait présomptueux de penser que les gens qui ont été végans et qui ne sont plus, au fond, ne l’étaient pas vraiment. C’est vrai pour certains, mais ce qu’il faut bien voir, c’est que la société suinte l’exploitation animale. On est forcément influencé par cela.

Il est donc faux de disqualifier l’humanité en général comme « mauvaise » ou de considérer les barbaries dont on entend parler ici et là comme de simples « faits divers ». Il faut accorder une grande importance aux mauvaises influences qu’on peut recevoir.

C’est pour cela que l’engagement dans les refuges, à un niveau ou à un autre, est capital. Il ne faut jamais perdre de vue les animaux, il ne faut jamais réduire le véganisme à soi-même !

« Etiquetage de la viande : prend-t-on les consommateurs pour des veaux ? »

Après la tribune de Polony hier, qui présente la pêche familiale comme une révolte contre le capitalisme moderne, voici une tribune du même esprit, toujours du Figaro, écrite par Hélène Strohl, une ancienne de l’ENA qui surfe sur la critique des élites.

Ici, elle fait l’apologie de l’ancien savoir-faire des «
maîtres-bouchers » contre l’industrialisation… Encore une fois on a
une critique du capitalisme moderne au nom du capitalisme ancien… Et tout cela pour quoi? Pour empêcher qu’on reconnaisse les animaux comme étant des êtres vivants désireux de vivre…

 

Il paraitrait que nos concitoyens, les plus démunis bien sûr ou les jeunes, qui se fournissent en viande dans les grandes surfaces, aux rayons viandes préemballées, ne comprendraient pas ce que signifient les mots «filet, bavette, plat de côtes, collier, échine, tendrons, escalopes…».

Heureusement l’Etat est là: un arrêté à valeur réglementaire,
remplacera ces mots «archaïques», qui n’ont aucun sens, dixit le
représentant de l’Union des consommateurs sur une antenne de radio mâtinale par un «système simple et transparent»: une étoile, deux étoiles, trois étoiles ; on suppose que même les consommateurs illettrés savent compter jusqu’à 3 et comprendront que 3 étoiles, c’est mieux qu’1!

Et de justifier le remplacement des mots poétiques, poire, merlan, hampe, basse côte, gîte, paleron, filet mignon, onglet par une «vraie évaluation de la qualité! On se demande d’ailleurs si ce brave représentant ne prend pas les consommateurs pour des imbéciles, quand il critique le fait que le morceau dit «poire» ait un nom de fruit ou merlan un nom de poisson. On ne sait jamais avec les gens du peuple, ils pourraient croire qu’ils achètent des filets de poisson!

Le système est simple, simpliste même: aux morceaux à griller les trois étoiles, aux morceaux à bouillir l’étoile unique et aux
intermédiaires, escalope ou morceau à braiser, deux étoiles. La
qualité d’une viande disait ce brave homme, c’est sa tendresse et son moelleux. C’est tout!

Oublieux de deux choses: selon le mode de cuisson, un morceau de basse côte lentement braisé ou un morceau de gîte cuit longuement dans un bouillon de légumes acquièrent une tendresse égale et conservent souvent un goût incomparable. D’autre part, les qualités de la viande, son goût, sa saveur, sa tendresse sont liés à la qualité de l’élevage (nourriture et mode de pacage de la bête), à la découpe (savoir faire des maîtres bouchers) et à la conservation de la viande au moins autant qu’au type de morceau de la bête. Qui gagne quoi dans cette affaire?

La transparence, dit-on, comme si l’étiquetage iconique en étoiles permettait de juger de la qualité de la viande, alors qu’il s’agit simplement d’indiquer le type de morceau, qu’il s’agisse d’une vieille vache ou d’un jeune broutard!

La simplicité, comme si les morceaux de viande, dans la tradition de la boucherie française se réduisaient à trois catégories: grillé, braisé, bouilli. Pour le reste, rien d’intéressant.

Du point de vue sanitaire, cet étiquetage ne renseigne pas sur la provenance de la bête: ainsi un agneau peut être dit de Sisteron s’il a passé quelques semaines dans les Alpes de Haute Provence, alors qu’il a été élevé en Nouvelle Zélande.

Du point de vue diététique, l’étiquetage est absurde, car la qualité nutritive de la viande n’est en rien liée à ce classement en morceaux nobles et bas morceaux ; au contraire, un pot au feu bien cuit et dégraissé sera moins gras qu’une entrecôte bien persillée!

Du point de vue économique et notamment du pouvoir d’achat des acheteurs de ces viandes en paquets, il y aura peu d’économies à escompter: les grandes surfaces vendaient peu de «bas morceaux» de cette façon, les réservant pour les plats cuisinés, les steacks hachés etc. Au contraire des bouchers traditionnels qui achetant leur viande en carcasses pouvaient faire des marges moins élevées sur les bas morceaux et proposer ainsi une daube ou un des morceaux à ragoût de bonnes bêtes à des prix bas.

Du point de vue environnemental enfin, il est clair que l’attribution de ce label qualité aux morceaux à griller ne fera que doper la propension du public à se détourner des morceaux à cuisson lente et dès lors il faudra plus de bêtes pour satisfaire la demande de steacks et autres brochettes. Or on sait que les protéines animales sont écologiquement chères à produire.

Bien sûr il ne s’agit, pour l’instant, que d’un étiquetage à l’usage
des grandes surfaces, dont on comprend bien quel intérêt elles ont à pousser à une telle normalisation: vendre de la viande de qualité moyenne sous un label «trois étoiles» et écouler le reste des bêtes en haché et autres farces est sûrement une bonne opération. Ne plus distinguer d’ailleurs à l’intérieur des catégories entre des morceaux rares (parce qu’ils sont petits sur la bête) comme l’onglet ou le manteau et d’autres plus abondants (l’entrecôte) a sans doute un intérêt économique.

Enfin, l’habillage en étoiles renvoie bien sûr à ce stéréotype du
guide gastronomique le plus connu des Français et permet ainsi une parodie de luxe à bon compte. C’est l’intrusion du Kitsche (comme parodie abondante d’un produit rare) dans la nourriture aurait dit Abraham Moles!

Cette pantalonnade de notre Etat «pan-intrusif» traduit donc non seulement les gesticulations d’une administration et de politiques en panne d’idées de gouvernement, mais également leur inféodation totale aux diverses puissances économiques, grandes surfaces pour ce jour, grands groupes de restauration collective pour les normes relatives à celle-ci, filières diverses imposant qui un pourcentage de bois dans les constructions, qui une interdiction d’introduire des gâteaux «faits maison» dans les crèches et les écoles au profit d’un cake industriel emballé sous vide etc.

Ce qui est triste, c’est de voir disparaître tout un pan de notre
culture gastronomique: celle qui avait conduit les maîtres bouchers du XIXème siècle à développer l’art de la découpe parisienne en étroite liaison avec les grands cuisiniers, pour que la totalité de la bête soit utilement découpée et cuisinée. Et ceci au profit d’un fantasme d’étiquetage généralisé pour illettrés ne sachant plus distinguer un pot au feu d’une daube et une pièce de bœuf d’une escalope de veau.

« Ces paysages que l’on assassine »

Le Figaro a publié sur son site deux tribunes ayant une certaine
importance. En effet, elles abordent directement ce qui est pour nous
la libération animale et la libération de la Terre. Sauf qu’évidemment
ce qui est proposé est un mélange de Pétain, de Notre-Dame-des-Landes et de décroissance.

Le problème n’est pas seulement le point de vue différent: ce qui
compte ici c’est que ces thèmes soient ouvertement abordés, et que le
niveau est là: on voit bien qu’il y a une intense réflexion…

Pour aujourd’hui, le premier article est de Natacha Polony et s’intitule « Ces paysages que l’on assassine ». Le terme de paysage est ici absolument essentiel. Car il s’oppose par définition à celui de Nature. Le paysage, c’est un endroit naturel à l’origine mais façonné par les
humains, conformément à une certaine tradition. C’est un terme
pétainiste dans l’esprit…

Polony a été chroniqueuse à la télévision (« On n’est pas couché »),
c’est une essayiste conservatrice présentant sa démarche comme
relevant de la contestation (elle a fait partie de la gauche
nationaliste de Jean-Pierre Chevènement et a été journaliste chez «
Marianne ». Elle écrit désormais pour Le Figaro, tout en polémiquant sur l’éducation nationale).

Le soleil écrase les sons et déploie les senteurs de verveine et
d’herbe coupée. Une abeille bourdonne paresseusement. L’eau de la rivière prend des teintes turquoise. Et dans la tranquillité du jour qui passe, immanquablement, un des amis présents évoque le temps où la pêche était bonne.

Le temps où les brochets et les perches mordaient aux hameçons des moins expérimentés, où les anguilles se jetaient dans les nasses, où les écrevisses se laissaient ramasser par les enfants audacieux. Un autre se souvient de ces éclosions d’éphémères qui, certains soirs d’août, empêchaient les voitures de rouler en tapissant les pare-brise. Et des dizaines de papillons qui s’égayaient quand on courait dans les herbes.

On trouvera bien sûr des progressistes pour s’agacer de ces relents nostalgiques. Ceux notamment que n’a jamais émus la fascinante pérennité d’un paysage où se marient l’époustouflante beauté de la nature et le patient travail des hommes. Mais tous les autres, s’ils ont un semblant d’honnêteté, avoueront s’être fait la remarque.

Ceux qui allaient aux écrevisses dans le Jura, ceux qui pêchaient le brochet dans l’Indre et ceux qui allaient à la chasse aux papillons dans les frais bocages de Brassens. À quel moment tout cela a-t-il basculé? Il y a trente ans? Quarante ans?

L’un raconte que depuis la construction de la centrale nucléaire de Blaye, les esturgeons, les lamproies et les pibales ont disparu. Les poissons venaient se prendre dans les filtres et mouraient par dizaines. Et puis on n’en a plus vu. L’autre cite cette revendication des ouvriers qui exigeaient de ne pas manger de saumon plus de deux fois par semaine. La Loire en regorgeait et c’était le menu quotidien.
La pêche en est aujourd’hui interdite, mais est-ce bien nécessaire puisqu’il n’en reste aucun? 80 % des rivières françaises sont polluées.

Une étude vient de démontrer que les fruits bio contiennent sept fois moins de résidus de pesticides que les fruits de l’agriculture conventionnelle. Ô étonnement! Jusqu’à présent, les études publiées s’échinaient à prouver que les produits bio n’avaient pas de propriétés nutritionnelles supérieures. Pas de vitamines en plus. Normal, puisque ce n’est pas ce qu’on leur demande. Mais en effet, ils préservent la terre et omettent de nous empoisonner. C’est bien suffisant.

Aux États-Unis, la culture massive de plantes OGM résistantes au Roundup a permis d’inonder les terres de cet herbicide. Résultat, une mauvaise herbe est devenue à son tour résistante. Pour la combattre, les autorités viennent d’autoriser la culture d’OGM résistants à l’un des composants du fameux «agent orange», cet herbicide qui, déversé sur le Vietnam, a été responsable de handicaps monstrueux. Pas moins de 5 600 écoles se situent à proximité des zones concernées par cette autorisation.

Et les insectes ont à ce point disparu qu’en Chine, dans certaines régions, ce sont des femmes qui pollinisent à la main les arbres fruitiers. Bien sûr, on regarde d’un œil distrait les reportages qui racontent cela. On en frémit parfois. Et puis plus rien. Et si les enfants ne peuvent plus aller chasser les papillons, ça n’est pas très grave. De toute façon, ça ne les intéresse pas: ils pratiquent la chasse au monstre numérisé sur console de jeu.

Pourtant, la question se pose de savoir qui a choisi, en conscience, qu’il devait en être ainsi. Le peuple, diront certains. Le peuple qui veut des aliments bon marché, variés, donc une agriculture industrialisée génératrice de pollution. Et puis la mondialisation, qui est un fait et dans laquelle il faut bien surnager par tous les moyens.

Mais les choses sont un peu plus complexes. Souvenir d’un reportage en Berry pour l’élection présidentielle de 2007. Sur le marché de Valencay, un homme exprime son désarroi: «Moi, je m’en fiche, de la politique. Tout ce que je demande, c’est de pouvoir emmener mon fils à la pêche et lui apprendre ce que je sais. Mais même ce plaisir-là, on n’y a plus droit.»

En fait, la politique, c’est aussi savoir si l’on va faire en sorte
que ce père puisse emmener son fils à la pêche. La politique, c’est se demander ce qui fera le bonheur de ce père, de son fils, et de tous ces gens dont la seule richesse est de profiter d’une douceur de vivre qui ne coûte rien.

Mais les sociétés occidentales ont conçu un système dans lequel chaque petit bonheur doit coûter et rapporter. On baptise donc loisir ce petit bonheur, on le transforme en industrie susceptible de générer des profits parla mise au point d’une technique qui soit la plus performante et on l’intègre à un ensemble de mesures de rationalisation de chaque domaine de l’activité humaine.

Dès 1974, le penseur protestant Jacques Ellul avait expliqué tout ce processus par ce qu’il appelait l’idéologie technicienne, le fantasme qui consistait à faire de la technique non plus un outil mais une idéologie censée nous permettre d’améliorer en tout domaine les performances.

On peut alors occuper ce père et son fils, leur offrir un loisir, tout
en vidant leur rivière de ses derniers poissons. On peut laisser les gens sérieux s’occuper de cette nature que les incorrigibles
nostalgiques refusent de voir changer. D’ailleurs, la loi d’avenir
pour l’agriculture les définit, ces gens sérieux, puisque, à la
demande de la FNSEA, ne pourront plus obtenir le statut d’agriculteur actif que ceux qui possèdent un minimum de bêtes et d’hectares.

Comme le dit le président de la FNSEA, lui-même industriel des
agrocarburants et de l’importation de poulet brésilien à bas coût, «celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n’est pas agriculteur.» Il est vrai que celui-là ne doit pas avoir de quoi acheter du Roundup…

On peut continuer à déplorer la disparition des brochets et des
papillons autour d’un repas estival et puis se faire croire que tout cela est le fruit de la fatalité. On peut voter une loi de transition énergétique sans rien changer au système économique qui impose de consommer toujours plus d’énergie, et voter une loi agricole qui achève de tuer les paysans en perpétuant une logique d’industrialisation qui non seulement les fait disparaître, mais somme les survivants de produire à bas coût, en remplaçant les bras par la chimie, pour supporter la concurrence de pays sans normes écologiques et sociales.

On peut continuer à nourrir les enfants des écoles ou les malades des hôpitaux avec des produits pollués importés de très loin au nom du mieux-disant financier au lieu de leur offrir des produits cueillis du matin, encore vivants, et récoltés par leur voisin, leurs parents, dans un bassin d’emploi revivifié. On peut croire à la fatalité. Mais on peut aussi penser que les brochets et les saumons, les papillons et les éphémères, sont éminemment politiques.

La mairie de Paris veut exterminer les corneilles

C’est encore une fois une chose inqualifiable à laquelle on a droit, et la France atteint un niveau toujours plus effrayant dans l’antinaturel le plus primaire. La mairie de Paris a décidé d’exterminer les corneilles, et il est également beaucoup parlé des rats parisiens ces derniers temps dans les médias.

Ainsi, on a Paris qui est une ville d’une saleté repoussante. Un exemple connu est par exemple le parc des Buttes Chaumont, qui est d’ailleurs une construction artificielle de bout en bout avec une fausse cascade, etc., qui regorge de saletés les plus diverses, de détritus dispersés un peu partout, dans l’herbe comme dans les buissons.

Ajoutons également à cela des abandons réguliers d’animaux là-bas, avec en plus parmi ceux-ci des abandons issus de rituels de magie noire africaine (ce qui amène la présence de poules entre autres), etc. Ou encore que la mairie ne nourrit même plus les oiseaux présents, comme les canards, mis là-bas pour faire décoration (et donc que l’on a mutilé pour qu’ils ne puissent pas voler).

Mais ce qui est vrai pour les Buttes Chaumont est valable pour les autres parcs : les Français ont une notion très personnelle de l’hygiène et Paris n’est ni la ville suisse de Genève, ni la ville autrichienne de Vienne, où disperser ses ordures ailleurs que dans les poubelles est pratiquement considéré comme criminel…

Par conséquent, les humains n’étant pas les seuls êtres vivants, de nombreux animaux se procurent leur nourriture en profitant de l’aubaine. Le cas des renards est connu pour Londres, mais ceux-ci sont également massivement présent au bois de Vincennes en périphérie de Paris, et ils fouillent également les poubelles des alentours…

Tout cela, cependant, n’est connu que des gens s’investissant pour les animaux.

Cela n’intéresse nullement la mairie de Paris, qui n’en a simplement rien à faire des animaux alors qu’elle aurait largement de quoi s’organiser pour les protéger.

Donc au lieu de rendre la ville plus propre, la mairie de Paris choisit l’extermination. La corneille est classée « espèce nuisible », dans un nouveau pathétique et criminel combat contre la Nature.

Dans ce contexte, les médias ont d’ailleurs repris une argumentation déjà présente depuis quelques temps, et digne du film à sensations de Hitchcock, Les oiseaux. Il a ainsi été question d’une caissière de supermarché qui a été attaquée et hospitalisée pour traumatisme crânien, et des promeneurs dans le même quartier (dans le parc de la Cité universitaire) auraient eux aussi subi des attaques.

Le journal gratuit métro raconte d’ailleurs:

« Une quinquagénaire qui marchait sous les arbres de la Cité universitaire (14e arrondissement) a ainsi été prise pour cible, déséquilibrée et blessées par les oiseaux agressifs. »

C’est subtil comme construction, cela rappelle les nazis dans le principe de généralisation irrationnelle, d’interprétation délirante.

Et la mairie de Paris s’appuie là-dessus… Alors qu’elle dit pourtant sur son site, sur une page consacrée à la biodiversité et aux corneilles en particulier:

« Pendant la période de reproduction, après la naissance des petits, aux alentours de la mi-mai à la mi-juin, les parents défendent les oisillons des menaces éventuelles. Les corneilles sont alors susceptibles d’exprimer un comportement défensif si on s’approche de leur progéniture (souvent cachée dans un bosquet). »

Citons d’ailleurs ici un article du Parisien datant de juin; la première citation est celle d’une personne du XIVe arrondissement qui réagit de manière irrationnelle, la seconde donne une explication sérieuse…

« Je me baladais avec mon chien, raconte Véronique. Tout à coup, un oiseau noir a foncé sur nous. J’ai eu le temps d’attraper mon chien dans mes bras. Mais la corneille revenait vers nous pour nous attaquer. J’ai pris la laisse et je l’ai brandie en mode lasso pour la faire fuir ! Ce sont vraiment des sales bêtes ! »

« Elles sont en pleine période de reproduction, décrypte Jacques Cuisin, spécialiste des oiseaux au Muséum. Elles nichent dans les arbres et défendent leur nid. La corneille est une sorte de corbeau des villes. A l’origine, c’est un oiseau charognard qui aime les poubelles. Leur existence dans la capitale est liée aux deux forêts, de Vincennes et Boulogne. »

Ainsi, c’est tout simple. La ville de Paris est sale et les corneilles se procurent aisément de la nourriture. En conclusion Paris n’a qu’a être propre. Ensuite, les gens découvrent que dans les endroits naturels, dans la mesure où les parcs parisiens peuvent l’être, il y a des animaux, qui vivent leur vie, et protègent leurs enfants…

C’est une logique anti-naturelle exterminationniste. Et la palme du pathétique revient ici à Carine Petit, maire socialiste du XIVe arrondissement, qui se la joue « scientifique » dans son discours d’extermination:

« la corneille joue aussi un rôle de régulation de l’écosystème qu’il faut également prendre en compte que (…) cet oiseau fait partie des rares prédateurs présents à Paris qui participent au contrôle de certaines espèces susceptibles de devenir gênante comme les pigeons ramiers ».

C’est toute une vision du monde dénaturée qu’on voit ici, fondée sur l’anthropocentrisme et sa dimension exterminatrice.

Remplacer une exploitation animale par une autre?!

Une étude a été publiée dans la revue américaine Proceedings of the
National Academy of Sciences et appelait à… « réduire » la
consommation de « viande » de boeuf, en raison du bilan trop négatif
pour l’écologie.

L’article, intitulé « Land, irrigation water, greenhouse gas, and
reactive nitrogen burdens of meat, eggs, and dairy production in the
United States », s’inscrit donc dans le schéma classique actuel où, au lieu d’une remise en cause générale, on tente de rogner comme
on peut de-ci de-là, afin de préserver le système dans son ensemble.
C’est véritablement lamentable.

Mais ce n’est pas étonnant, et on aurait tort de penser que ces
scientifiques sont payés à ne rien faire. Ainsi, l’article fait tout
un topo sur les terrains de « production bovine » aux États-Unis et
propose ni plus ni moins que de tout fermer! Il conseille directement
au gouvernement de faire en sorte de modifier les habitudes
alimentaires aux États-Unis, pour des raisons énergétiques!

L’étude, qui oeuvre ouvertement en faveur du « développement durable » (l’expression y est bien entendu employée), porte en effet
exclusivement sur les États-Unis. Les chercheurs ont porté leur étude
sur un terrain spécifique, à savoir les États-Unis, pour la période
2000-2010, en s’appuyant sur les informations données par différents services de ministères (Agriculture, Énergie, Affaires intérieures).

Le sens de l’article est donc de critiquer la « viande » de boeuf,
dont le coût écologique est bien plus grand que pour les autres
productions, au coût similaire, l’article citant donc ici les cochons,
les produits laitiers, les oeufs et les poulets. On y apprend que la production de « viande » de boeuf demande 28 fois plus de terrain,
11 fois plus d’eau et produit aussi 5 fois plus de gaz à effet de
serre et 6 fois plus de nitrates.

On comprend alors la réaction « scandalisée » de Kim Stackhouse,
responsable du développement durable de l’Association américaine des éleveurs bovins: « L’étude parue dans les PNAS est une simplification grossière du système complexe qu’est la chaîne de production de boeuf ».

Mais que pourrions-nous dire de notre côté! Cela dépend des régions du monde, mais grosso modo dans tous les cas une alimentation
végétalienne exige une nourriture consommant 30% de moins d’eau.

Un document du début de l’année produit par l’Union Européenne donne quelques chiffres pour le régime végétarien. En Europe du nord, sa consommation d’eau en comparaison est moindre de 32%, en Europe de l’ouest de 41%, en Europe du sud de 41%, en Europe de l’est de 26%.

Regardons d’autres chiffres: 30% des terres de la planète sont dédiées à la production de « viande », 8% des terres agricoles sont destinées à une production directement pour les humains. 18% des gaz à effet de serre sont produits par l’économie de l’exploitation animale, avec 9% du Co2 et 37% du méthane.

Si on dit que la consommation de « viande » va doubler d’ici 10 ans,
alors on imagine facilement les conséquences!

Alors quel intérêt de mettre en avant les boeufs et d’appeler à les
remplacer? Il s’agit simplement, et on le voit facilement, de maintenir
les choses telles qu’elles sont, de repousser au plus tard possible
l’inéluctable prise de conscience de l’infâme logique où l’on s’est
enfermé.

Toute cette histoire de « développement durable » est un maquillage
et une tentative de moderniser l’exploitation animale. Les
réformes promettent beaucoup, mais n’engagent que ceux et celles qui veulent y croire, ou qui ont assez de naïveté pour penser qu’on peut s’en sortir sans remise en cause générale.

Mais c’est inévitable, il faut tout changer…

Des dents de la mer à l’invasion des rats : la propagande pour la domination

[Voici un article publié sur l'ancêtre de LTD, à savoir VeganRevolution. L'article date de juillet 2005.]

Dans le dernier Canard enchaîné du mois de juin 2005 on peut lire un entrefilet symptômatique de la logique de la société de consommation :

« Ca laisse rongeur

Patron de la fiction sur TF1, Takis Candilis prépare l’arrivée de téléfilms-catastrophes (« Le Point », 23/6): « Imaginez des millions de rats qui envahissent Paris après une grève des éboueurs…

Pour le besoin de ce tournage, nous élevons en ce moment 450 rats à Fontainebleau. Des gros rats de la taille de petits chiens. »

Il va faire fuire la ménagère de moins de 50 ans!

Séparer abstraitement les humains des animaux, voilà l’idéologie de ces films. Dans une vision très religieuse, les animaux seraient « sauvages », auraient des comportements « absurdes », et seraient naturellement « agressifs ».

Il est intéressant de voir que les animaux qui sont le plus victimes de cet ostracisme sont des animaux concurrencant la gente masculine dans la « virilité ». King Kong est le symbole du grand singe plus costaud que les humains masculins et on est en plein fantasme de se faire « voler » « sa » femme par « plus viril que soi ».

Le requin est le symbole de la force brute, de la guerre; le rat lui est le symbole de la sensualité et de la sexualité, il glisse partout, il se reproduit. Il est d’ailleurs invisible et cela sera prétexte aux nazis pour assimiler les personnes d’origine juive aux rats, propagande encore actuelle. On retrouve également l’assimilation fantasmatique classique aux pieuvres envahissantes, vampires suceurs de sang, etc.

Et naturellement aux araignées, qui forment un grand classique. De tous les animaux, les insectes sont la plupart du temps considérés comme les plus « immondes » (comme dans Indiana Jones n°2 par exemple, dans le premier on aura eu les serpents, dans le troisième les rats). Et les araignées sont les pires car elles piquent avec leur dard…

Il est intéressant de voir d’ailleurs que les films montrent les animaux comme des prédateurs pervers cherchant à s’approprier des femmes. De la même manière que les nazis accusaient les personnes d’origine juive de vouloir « s’approprier » les femmes « aryennes », il est assez symptômatique de voir les affiches de King Kong ou des Dents de la mer.

Même les affiches des oiseaux de Hitchcock reprennent cette tonalité de l’animal comme concurrent des hommes par rapport à la possession des femmes.

La domination masculine sur les femmes va de pair avec la domination masculine sur le monde. Même les piranhas, poissons ou poissons volants, sont de la partie !

Les animaux sont prétextes au courage, à l’ingénioisité d’hommes brillants, face à la « brutalité » animale, comme nous le rappelle Moby Dick !

Même les orques prennent le nom de « baleines tueuses » (alors qu’il s’agit d’un delphinidé et non d’une baleine) pour les besoins du culte du « sauvage » que l’homme civilisé parvient (ou pas) à dominer. Il est évident que les animaux représentent au fond quelque chose qu’il faut rejeter, un côté « sauvage », qu’il soit animal ou humain lorsqu’il y a un contact non conflictuel avec la nature. Les cowboys butent les indiens, les humains butent les animaux, tout est dans l’ordre.

Et quand on ne trouve pas d’animaux assez monstrueux, on les invente. On a ainsi Godzilla le monstre issu des mutations ou encore Alien. Ce qu’il a d’intéressant avec le film Godzilla et Orca c’est qu’il y a soi disant une morale éthique derrière. Godzilla est juste issu des expériences nucléaires humaines dans le pacifique, et Orca se venge du capitaine ayant tué son enfant. Mais ce sont des animaux et ils restent monstrueux.

En fait même « humanisé » les animaux restent inférieurs. C’est clairement le cas dans La planète des singes ou dans Star Wars, avec par exemple Chewbacca ou les Ewoks.

Le forum RESCUE fête ses 10 ans

Rescue est un forum incontournable et indispensable pour les animaux. En effet, Rescue aide à trouver des familles d’accueil, des familles d’adoption, des co-voiturages pour les animaux dans le besoin.
Le forum a aussi des catégories « perdus/trouvés », avec de près de 81 000 membres, c’est une aide indispensable si l’on perd son compagnon à poils ou si l’on trouve un être égaré ou en danger (catégorie « SOS »).
Les membres associatifs de Rescue peuvent aussi faire des demandes de dons (matériel, financier) pour leur refuge ou les particuliers peuvent proposer ou offrir des demandes de gardiennage.
Le forum Rescue vient de fêter ses 10 années d’existence, 10 années où les abandons et l’exploitation des animaux n’auront cessé d’augmenter, comme cela peut se constater dans la catégorie « Protection et mode de vie ».

Wamiz a réalisé une interview de la fondatrice de Rescue, la voici :

Wamiz – Comment est né Rescue ?

Anaïs Drux – RESCUE est né en juillet 2004, alors que la protection animale faisait ses premiers pas sur la toile. Je tombais sur des annonces d’animaux qui allaient être euthanasiés à droite et à gauche, et le souci c’est que rien n’était regroupé et on ne savait jamais trop si quelqu’un avait agit, si c’était toujours d’actualité … alors l’idée d’un forum spécialement dédié aux sauvetages est née, afin de permettre des interactions en temps réel et une dynamique efficace !

Comment fonctionne Rescue ?

Notre site a été créé pour regrouper tous les sauvetages urgents d’animaux de tous types, dans des situations de détresses diverses : euthanasie proche, maltraitance chez les propriétaires, en danger dans la rue etc…

L’idée est que tout un chacun puisse venir lancer un appel afin de trouver de l’aide et des solutions pour aider un animal.

Nous avons aussi des rubriques d’annonces d’adoptions classiques pour les animaux en refuge ou en famille d’accueil, et diverses rubriques pour passer des appels aux dons, une annonce d’animal perdu ou trouvé, une recherche de co-voiturage, etc …

RESCUE est un mélange entre un site de petites annonces et un forum participatif, ce qui permet à chacun de proposer des solutions ou des idées directement dans les annonces, et de créer rapidement de belles chaînes de solidarité.

Imaginais-tu que Rescue existerait toujours, 10 ans après ?

En toute honnêteté, j’avais 18 ans quand j’ai créé RESCUE, et je ne me posais pas ce type de question. Maintenant avec le recul, je me dis que c’est effectivement un bon bout de chemin, et paradoxalement il est passé très vite … il reste tant à faire que le temps file un peu trop rapidement !

J’espérais voir RESCUE devenir un outil efficace, mais je n’avais effectivement pas imaginé que ce serait à une telle ampleur.

En quelques chiffres, combien de membres compte Rescue ? Combien d’annonces sont aujourd’hui en ligne ?

Il y a plus de 80 000 membres inscrits sur le site, plus de 100 000 fans sur Facebook, et bientôt 2000 followers sur Twitter.  Notre communauté ne cesse de croître, et cela signifie que de plus en plus de personnes se sentent concernées par la cause animale et veulent agir à leur niveau … et tant mieux !

Actuellement, il y a un total d’environ 3400 annonces uniquement pour les rubriques d’adoptions, sans compter les autres types d’appels à l’aide.
À titre d’exemple au moment où je réponds à cette interview, il y a une dizaine d’annonces de chiens qui vont être euthanasiés dans la semaine à venir si personne ne leur vient en aide. Et c’est comme ça toutes les semaines…

Quels animaux sont concernés par Rescue, et quels sont ceux qui ont le plus besoin d’aide ?

RESCUE concerne absolument tous les animaux. Nous avons déjà eu des annonces incroyables avec des personnes qui demandaient de l’aide pour des singes par exemple. Évidemment dans ce type de cas il ne s’agit pas d’adoption mais de rediriger les personnes vers des centres spécialisés et autres solutions adaptées.

Donc il n’y a vraiment aucune limite, nous avons des chiens, des chats, des NACs, beaucoup d’animaux de ferme également ou équidés.

Les animaux les plus durs à aider sont évidemment ceux de grande taille, un grand chien noir intéressera moins les adoptants qu’un petit Bouledogue français hélas…

Les animaux âgés sont délaissés, nous avons une grande quantité d’annonces de chiens de plus de 10 ans avec presque le même nombre d’années enfermés dans un box, et ces annonces sont parfois sur le site pendant des années sans que personne n’y prête attention.

Les chats tigrés, les chats noirs, les chats errants par centaines que plus personne ne sait où mettre …

En fait cette liste pourrait être immense. La France continue chaque année d’exploser son record au niveau des abandons et la situation est dramatique, nous sommes à un niveau où chaque animal peine à recevoir de l’aide.

Un sauvetage t’as-t-il particulièrement touchée au cours de ces 10 années ?

Je n’oublierai jamais Huty, un chien croisé chasse de 16 ans qui avait passé absolument toute sa vie en cage.
L’annonce placée sur RESCUE avait permis de trouver enfin un accueil pour qu’il finisse sa vie dignement, et ce pauvre chien est décédé d’un AVC dans son box peu avant son départ vers sa famille.

Ce n’est pas l’histoire la plus joyeuse que j’ai à vous raconter mais c’est en tout cas un chien qui me reste sur le cœur, pour me rappeler qu’il faut faire en sorte de faire mieux, pour qu’il n’y ait plus jamais de Huty.

Constates-tu une forte augmentation des annonces concernant des animaux abandonnés durant l’été ?

Malheureusement oui, entre les abandons et les refuges et fourrières qui débordent, et la saison des naissances des chatons qui tombe pile en même temps, c’est chaque année la catastrophe.

A ton avis, sur quoi repose le succès de Rescue ?

RESCUE fait partie des premiers sites de son genre, il a vraiment apporté un souffle nouveau sur les méthodes de protection animale et il est rapidement devenu une référence dans le milieu.

Mais RESCUE c’est surtout une histoire de cœur, de ténacité, et de beaux résultats. Quand vous regardez un animal en vous disant que sans RESCUE il ne serait peut-être plus là ou toujours dans sa misère, vous avez envie de continuer.

Comment venir en aide à Rescue et aux animaux abandonnés ?

Il y a tant de choses à faire à tous les niveaux ! Si on ne peut pas adopter, on peut éventuellement accueillir temporairement un animal, pour 15 jours ou plus. Parfois vous évitez à un animal de se faire euthanasier en l’accueillant quelques jours uniquement.

Si vous ne pouvez pas accueillir d’animal même temporairement, vous pouvez faire des dons ou vous pouvez vous proposer pour des trajets de co-voiturage quand un animal doit rejoindre sa famille d’accueil ou ses adoptants.

Si vous n’avez ni place ni possibilité de faire des dons, alors nous sommes sûrs que vous avez au moins un peu de temps pour diffuser les annonces sur le web. La diffusion, c’est notre principe premier, et cela sauve vraiment des vies.

En fait, la liste n’a pas de limite, le principe de RESCUE, c’est que toutes les solutions et idées sont bonnes à prendre, et comme le dit un de nos slogans : « on peut TOUS faire quelque chose ! »