Maurice de Guérin et le centaure

Aujourd’hui a lieu un pique-nique pour marquer le coup suite à l’opération de destruction du Testet…

En hommage à ce patrimoine culturel et naturel qu’était la zone humide du Testet et toutes les espèces qu’elle abritait, nous invitons tous les participants au désormais traditionnel pique-nique du dimanche à apporter des croix avec comme inscription « Patrimoine tarnais 2014″ et/ou des linceuls (draps blancs). Pour venir, voir le plan ici.

Et comme la journée s’y prête, rappellons les mots de Maurice de Guérin (poète des forêts autour de son Cayla natal, tout proche de Sivens) :

« J’habite avec les éléments intérieurs des choses, je remonte les rayons des étoiles et le courant des fleuves jusqu’au sein des mystères de leur génération. Je suis admis par la Nature au plus retiré de ces divines demeures, au point de départ de la vie universelle; là je surprends la cause du mouvement et j’entends le
premier chant des êtres dans toute sa fraîcheur » (décembre 1834)

Détruire la zone humide du Testet, détruire la nature de Maurice de Guérin est un symbole fort. C’est faire insulte au Patrimoine culturel Tarnais et ne pas être digne de le représenter devant l’histoire.

Il est vraiment intéressant de relier Nature et culture: en France, c’est rompre avec toute l’idéologie dominante. Et c’est redécouvrir une culture totalement différente de celle qui est imposée, car au service des valeurs dominantes…

Voici un extrait d’un poème de Maurice de Guérin, intitulé Le centaure. Le poète y célèbre la vie à travers un centaure philosophant sur la Nature, et passant lui-même de la jeunesse à la vieillesse.

Je me délassais souvent de mes journées dans le lit des fleuves. Une moitié de moi-même, cachée dans les eaux, s’agitait pour les surmonter, tandis que l’autre s’élevait tranquille et que je portais mes bras oisifs bien au-dessus des flots.

Je m’oubliais ainsi au milieu des ondes, cédant aux entraînements de leur cours qui m’emmenait au loin et conduisait leur hôte sauvage à tous les charmes des rivages. Combien de fois, surpris par la nuit, j’ai suivi les courants sous les ombres qui se répandaient, déposant jusque dans le fond des vallées l’influence nocturne des dieux !

Ma vie fougueuse se tempérait alors au point de ne laisser plus qu’un léger sentiment, de mon existence répandu par tout mon être avec une égale mesure, comme, dans les eaux où je nageais, les lueurs de la déesse qui parcourt les nuits.

Mélampe, ma vieillesse regrette les fleuves ; paisibles la plupart et monotones, ils suivent leur destinée avec plus de calme que les centaures, et une sagesse plus bienfaisante que celle des hommes. Quand je sortais de leur sein, j’étais suivi de leurs dons qui m’accompagnaient des jours entiers et ne se retiraient qu’avec lenteur, à la manière des parfums.

Une inconstance sauvage et aveugle disposait de mes pas. Au milieu des courses les plus violentes, il m’arrivait de rompre subitement mon galop, comme si un abîme se fût rencontré à mes pieds, ou bien un dieu debout devant moi.

Ces immobilités soudaines me laissaient ressentir ma vie tout émue par les emportements où j’étais. Autrefois j’ai coupé dans les forêts des rameaux qu’en courant j’élevais par-dessus ma tête ; la vitesse de la course suspendait la mobilité du feuillage qui ne rendait plus qu’un frémissement léger ; mais au moindre repos le vent et l’agitation rentraient dans le rameau, qui reprenait le cours de ses murmures.

Ainsi ma vie, à l’interruption subite des carrières impétueuses que je fournissais à travers ces vallées, frémissait dans tout mon sein. Je l’entendais courir en bouillonnant et rouler le feu qu’elle avait pris dans l’espace ardemment franchi. (…)

Mes regards couraient librement et gagnaient les points les plus éloignés. Comme des rivages toujours humides, le cours des montagnes du couchant demeurait empreint de lueurs mal essuyées par les ombres. Là survivaient, dans les clartés pâles, des sommets nus et purs. Là je voyais descendre tantôt le dieu Pan, toujours solitaire, tantôt le chœur des divinités secrètes, ou passer quelque nymphe des montagnes enivrée par la nuit.

Quelquefois les aigles du mont Olympe traversaient le haut du ciel et s’évanouissaient dans les constellations reculées ou sous les bois inspirés. L’esprit des dieux, venant à s’agiter, troublait soudainement le calme des vieux chênes. (…)

Pour moi, ô Mélampe ! je décline dans la vieillesse, calme comme le coucher des constellations. Je garde encore assez de hardiesse pour gagner le haut des rochers où je m’attarde, soit à considérer les nuages sauvages et inquiets, soit à voir venir de l’horizon les hyades pluvieuses, les pléiades ou le grand Orion ; mais je reconnais que je me réduis et me perds rapidement comme une neige flottant sur les eaux, et que prochainement j’irai me mêler aux fleuves qui coulent dans le vaste sein de la terre.

Les chimpanzés et les humains tuent-ils par « cruauté »?

C’est un thème extrêmement classique, et l’un des principaux reproches, si ce n’est le grand reproche, fait à LTD : les humains seraient « mauvais », la Nature – si jamais elle existe – « cruelle ».

Nous, nous disons : les gens qui disent cela ne font que refléter la vision du monde de la société actuelle. Vivant dans une société de concurrence, ces gens prétendent que tout est conforme à cela.

Le journal Le Monde vient justement de publier un article typique du genre. Intitulé « Les chimpanzés s’entretuent-ils sous l’influence de l’homme ? », il dit qu’évidemment les humains ne sont pour rien dans les « tueries ».

Le « meurtre » serait normal, ferait partie de la nature humaine, de la nature des chimpanzés ; la nature n’est qu’un affrontement ininterrompu… c’est précisément la vision du monde d’Adolf Hitler et de tous les fachos.

Voici la conclusion de l’article, qui vise ainsi à banaliser la violence, le meurtre, le viol, sous des couverts pseudos scientifiques :

« La conclusion de cette étude a de quoi surprendre, qui nous dit, pour schématiser, que les chimpanzés tuent à peu près pour les mêmes raisons que l’homme. Comme si – sans vouloir faire de la philosophie à la petite semaine – le meurtre faisait partie de leur nature comme il fait, hélas, partie de la nôtre.

Je me rappelle ce que m’avait dit Jane Goodall lorsque, début 2006, j’étais allé la rencontrer chez elle afin de faire son portrait pour Le Monde.

Elle me dépeignait la guerre à laquelle elle avait assisté chez les chimpanzés, à ces mâles patrouillant entre les arbres et massacrant leurs voisins avec une brutalité inouïe. « Tristement, m’avait-elle dit, cela les rendait encore plus humains. »

Les auteurs ont sans doute conscience que leur travail peut choquer à plusieurs titres : pour ce qu’il dit du comportement meurtrier, envisagé comme un résultat naturel de l’évolution, et parce qu’il modifie encore un peu plus la façon dont nous voyons nos plus proches cousins.

Dans l’article d’éclairage qu’elle écrit dans le même numéro de Nature, l’anthropologue américaine Joan Silk (université de l’Arizona) résume parfaitement cela : « La manière dont on perçoit le comportement des primates non-humains, et particulièrement des chimpanzés, est souvent déformée par l’idéologie et l’anthropomorphisme, qui prédisposent à croire que des éléments moralement désirables, comme l’empathie et l’altruisme, sont profondément enracinés dans l’évolution, tandis que les éléments indésirables, tels que la violence en réunion ou les rapports sexuels contraints, ne le sont pas.

Cela reflète une forme naïve de déterminisme biologique. (…) Les données nous disent que, pour les chimpanzés, il y a des circonstances écologiques et démographiques dans lesquelles les bénéfices d’une agression mortelle surpassent les coûts, rien de plus. » »

Tout cela est absolument traditionnel de l’idéologie d’extrême-droite, où la vie n’est qu’une lutte perpétuelle pour la survie, où le plus fort, l’individu le plus adapté survit, aux dépens des autres.

C’est totalement n’importe quoi, et prenons un argument simple pour cela. Les crimes existent dans la société actuelle, mais dans tous les cas il y a une motivation, soit financière, soit la vengeance, etc.

Or, cela signifie que le meurtre n’est pas « naturel » mais le fruit d’une élaboration théorique. D’ailleurs, peu de gens tuent, le meurtre est rare, les gens n’aiment pas tuer et s’il y a des morts, c’est le plus souvent le fruit d’un mauvais coup, un accident.
Les seuls qui tuent de manière banale sont les « tueurs en série », mais il est évident que ces gens ont subi une vie très difficile les ayant perturbé au point qu’il y a des meurtres…

Il n’y a strictement aucune situation où, comme dans le film totalement sordide Orange mécanique, des gens vont pour tuer et violer, juste pour le « fun », juste comme cela… cela n’existe tout simplement pas. Tout est lié à une situation sociale.

Les meurtres entre animaux répondent pareillement à des situations. Et celles-ci évoluent ; il n’y a que des humains anthropocentriques pour s’imaginer que la Nature est statique. D’ailleurs, les humains perturbent la Nature justement et provoquent des troubles aboutissant à des batailles, non pas individuelles, mais collectives.

L’article du Monde parle d’ailleurs de grands singes allant tuer leurs voisins : c’est bien la preuve qu’il ne s’agit pas d’un affrontement individuel, mais d’une logique de groupe. Une logique qui dépasse l’individu.

Mais le fond de la question est là : soit on croit en des « individus » disposant d’une âme, d’un libre-arbitre, de pulsions, etc., soit on sait que les individus sont des animaux répondant à des détermines généraux : ceux de la Nature.

Pour les religions, les humains sont mauvais, portant en eux quelque chose de diabolique, la violence, le mal. Il y a le « choix », et on pourrait faire le choix du « mal » !

Tout cela est absurde : les humains ne sont qu’un aspect de la vie, et la vie appelle la vie, la vie n’est jamais auto-destruction, sinon il n’y aurait eu aucune évolution, aucune progression dans la complexité.

La vision du monde où règne la guerre de chacun contre chacun est contradictoire avec le caractère non statique du monde, avec la complexité toujours plus grande de la Nature, de la vie, des êtres vivants.

Testet: la violence des pros-barrage

La zone humide du Testet n’a évidemment pas été considérée comme devant être protégée par les tribunaux administratifs. La destruction continue, et il y a aujourd’hui à Albi un rassemblement de soutien.

Voici également un compte-rendu d’un événement s’étant déroulé il  y a plusieurs jours, et qui est littéralement édifiant. Les forces sociales les plus arriérées, du type chasseurs et éleveurs, sont les alliés direct dans la répression. Finies les années 1980-2000, là cela tabasse dans l’esprit des années 1960 et 1970.

Un éleveur de faisans est notamment dans le coup…

[Nuit du 12 au 13 septembre] Témoignage sur une chasse à l’homme subie par des zadistes
Publié le septembre 15, 2014

Vers 22h30 des militants anti-barrage reçoivent un appel à l’aide, provenant d’un campement sur la zone à défendre du TESTET. Ceux-ci seraient attaqués par des pros-barrage, ils décident donc de partir les soutenir. Un camion les prennent et ils partent en direction de la maison de la forêt de SIVENS.

Arrivés prés de la zone, ils tombent sur une cinquantaine de pro barrage qui se mettent à charger, obligeant le camion à faire une longue marche arrière, qui finira dans un fossé.

Le camion est alors pris d’assaut à coup de barre de fer, de pierre et de cocktail Molotov, obligeant les camarades à sortir précipitamment du véhicule. Ils essaient de se défendre tant bien que mal, mais acculés par le nombre de pros-barrage qui augmentent, ils reculent en passant par une maison qui leur refuse l’aide demandée.

Ils partent donc en direction des bois sous les tirs d’arme de chasse. Les pros-barrage organisent alors des rondes, équipés de quad, de camions avec projecteur, et de chiens de chasse.

Pendant la poursuite un camarade se retrouve isolé. Il part se cacher dans le bois opposé à celui de ses amis. Il reste plus d’une heure caché dedans, sous la pression de la chasse à l’homme qui vient de se lancer. Il finit par se faire débusquer par des hommes avec des lampes.

Ceux-ci le tabassent, vident une bombe lacrymogène entière sur lui, et finissent par le menotter et lui pointer un flash-ball dessus.

C’est seulement là qu’il comprend qu’il s’est fait interpeler par le PSIG (peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie).

Il est ensuite emmené sur la route, sous les insultes des gendarmes, en direction des fourgons de la gendarmerie.

Le groupe avec l’interpellé croisent des pros-barrage armés de fusil , ratissant les champs, en communication avec les gendarmes qui laissent ces derniers agir sans problème. Arriver au camion qui doit emmener le camarade interpellé, celui-ci reçoit, alors qu’il est menotté, un coup de matraque derrière la tête, puis est clairement exhibé devant les pros-barrage qui lui profèrent des menaces.

Il passera 17h en garde à vue, accusé de violence en réunion, avec usage ou menace d’une arme. C’est l’agressé qui devient l’agresseur…

Pour les camarades restés ensemble, une longue nuit les attend dans le bois, sous la pression de la chasse à l’homme qu’ils subissent. Au petit matin, ils ressortent du bois et échappant à la traque, ils partent se mettre en sécurité.

Après avoir vue la haine de cette masse de gens déchaînée et rendu fou, au point de tirer à l’arme de chasse et traqué pendant une nuit entière avec des moyens démesurés, le tout avec la complicité des forces de l’ordre, toutes les personnes ayant subis cet évènement partagent le même sentiment d’avoir échapper à une mort probable.

CONTRE LE FASCISME, ON NE LÂCHE RIEN !!!

Les travailleurs illettrés de GAD

C’est un scandale qui n’en est absolument pas un, et justement le fait de présenter cela comme un scandale vise à cacher une réalité significative : les gens travaillant dans les abattoirs sont prisonniers.

Ils sont prisonniers physiquement, moralement, psychologiquement, culturellement. Le travail est physiquement terrible, moralement insoutenable. Personne de civilisé ne voudrait faire ce travail, à moins de ne pas avoir le choix, de vivre dans les marges cachées du monde moderne.

Si on donnait aux gens le choix, personne ne travaillerait dans les abattoirs, et ceux-ci fermeraient d’eux-mêmes…

Alors, évidemment, l’approche du nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, est celle d’un financier, qui regarde par en haut. Reste qu’il a formulé de manière abrupte une vérité toute simple, évidente, et bien connue. Voici ce qu’il a affirmé précisément :

« Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j’ai, il y a la société Gad.

Vous savez ? Cet abattoir.

Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.

Pour beaucoup on leur explique : « vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres ».

Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien et ça ce sont des réformes qui créent de la mobilité et de l’activité. »

Macron, un ancien financier, a été accusé d’arrogance, mais ceux qui l’ont fait, surtout les syndicalistes en fait, sont des hypocrites. Car il y a eu des enquêtes depuis longtemps dans les abattoirs GAD, et l’illettrisme touche 20 % des gens là-bas.

Rappelons ici qu’en France, l’illettrisme touche officiellement 7% des adultes de 18 à 65 ans, soit 2,5 millions de personnes.

A GAD, la moyenne d’âge est de 42 ans. Et l’illetrisme y est plus présent, comme justement dans tous les abattoirs, parce qu’arrivent là-bas les gens les moins formés, les gens qui ont moins le choix.

Le niveau de diplôme chez GAD est à peine celui du CAP pour la plupart. Cela en dit long sur la nature des abattoirs, sur leur démarche meurtrière pour les animaux, mais également assassine pour les humains sur les plans mentaux, physiques, moraux.

Les abattoirs ne peuvent pas exister sans prisonniers; Walter Bond, en prison pour avoir soutenu les animaux, raconte son expérience précédente dans un abattoir en soulignant cette dimension de prison mentale, de prison physique.

Toutefois, on aurait tort ici d’accuser uniquement la société. Car les ouvriers, loin d’être aux premiers rangs pour changer le monde, sont non seulement pauvres, mais en plus pourris par le capitalisme.
Ils acceptent et participent à la culture beauf, n’hésitent pas à soutenir Le Pen, ils ne sont pas combatifs, ils ne sont pas progressistes, alors qu’ils devraient être les premiers à l’être.

Dire cela ce n’est pas insulter les pauvres, mais au contraire dire les choses telles qu’elles sont et telles qu’elles ne devraient pas être.
Il est inacceptable que la pêche et la chasse fassent partie de la tradition populaire, alors que cela a été imposé par en haut, comme le football ou bien d’autres choses.

Il est intolérable déjà que les abattoirs existent, mais alors que dire de ces employés de GAD qui virent par la force des bloqueurs d’une autre usine GAD, sans esprit de solidarité, dans une démarche  de servilité complète, avec notamment un immonde « Moi j’ai besoin de manger » qui témoigne du degré zéro de dignité.

Le végétarisme, à la fin du 19ème siècle, est un thème de débat chez les ouvriers de toute l’Europe, et le véganisme devrait être une question chez tous les ouvriers du 21ème siècle. Au lieu de cela, la culture McDo triomphe de manière hallucinante.

Un ouvrier qui mange un kebap ou un hamburger est totalement aliéné : la démarche intensive derrière ces « repas » est précisément la même que celle qui l’agresse, l’exploite, le licencie. C’est exactement comme les gens au chômage passant aux caisses automatiques pour gagner du temps.

Pourtant, et c’est le paradoxe, le véganisme ne choque pas du tout les ouvriers, sauf ceux justement qui ont intégré les valeurs dominantes. Ils pensent que moralement – car eux ne font pas varier leur morale selon le libéralisme et l’opportunisme du moment – c’est juste.

Mais ils ne sont pas prêts eux-mêmes à franchir le pas, ils ne savent pas par où commencer, et puis il y a les religions qui concurrencent le terrain de la morale. Leur rapport aux animaux est parasité par la brutalité sociale.

A cela s’ajoute que le véganisme est usurpé par les bobos parisiens, et que les ouvriers voient cela d’un mauvais œil, retombant alors dans des horreurs comme la fête du cochon organisée par un maire FN il y a peu.

Voilà où est le problème. Il faut oser le dire : oui, des millions de personnes, en France en 2014, n’attendent que de devenir vegan straight edge. Elles ne savent pas comment, elles hésitent, toutefois elles savent que c’est juste.

Seulement, elles sont prisonnières de traditions imposées par en haut, de situations sociales imposées par en haut, de la course de la vie quotidienne. Trouver la clef pour ouvrir les portes de cette prison est difficile, mais inévitable, et cela arrivera tôt ou tard.

Après la tentative de pratiquer la fuite en avant, vient inévitablement le besoin d’assumer les plus grandes choses, les plus belles causes, et quelle plus belle cause y a-t-il que de reconnaître la beauté, la profondeur, la merveille de la vie sur la planète ? De respecter, d’apprécier, de chérir les êtres vivants ?

La planète redeviendra bleue et verte !

L’ignominie à la Maison de la Culture d’Amiens

A Amiens, il existe une « Maison de la culture« .  En apparence, on a un endroit moderne, une sorte de temple moderne dédié à l’art, aux belles choses. Mais ce n’est qu’une apparence.

En pratique, en effet, cet endroit est pour de nombreux oiseaux un mouroir, ou une sorte de cercueil, sans doute faut-il plutôt parler d’un lieu de meurtre.

Car sur le côté de ce bâtiment, des corps de pigeons morts se trouvent derrière une sorte de faux plafond. Parfois, plusieurs corps de pigeons sans vie s’y trouvent, parfois il n’y a qu’un seul corps, parfois il n’y en a pas.

Parfois ces corps restent à se décomposer pendant plusieurs mois, parfois ils disparaissent « comme par magie ».

Ce qui est d’autant plus étonnant ici, c’est que dans cette sorte de faux plafonds, l’on entend tout le temps des pigeonneaux piailler et l’on peut voir des pigeons marcher au dessus de notre tête.

Il y a de la vie dans cet endroit, les pigeons ne semblent pas bloqués à l’intérieur, la présence de bébés à différents mois prouve bien que les pigeons peuvent logiquement rentrer et sortir.

Alors comment expliquer que des corps de pigeons morts se trouvent tout le temps à cet endroit ? Les pigeons sont-ils empoisonnés ? Comment font-ils pour rentrer et sortir car aucune issue n’est visible de l’extérieur?

Une autre chose étonnante est que… la situation dure depuis au moins 2 ans, il est très étonnant que personne n’ait jamais bougé le petit doigt pour prendre en charge la situation de ces pigeons.

Car la Maison de la Culture d’Amiens est, comme son nom l’indique, un lieu culturel, et donc fréquenté.

Lorsque l’on passe devant cet endroit, il est impossible de ne pas voir le mur maculé de fientes ni les plumes qui se trouvent au sol. Les pigeons s’entendent aussi lorsque l’on passe à côté, si ils roucoulent ou si les bébés crient cela s’entend et se remarque obligatoirement…

D’ailleurs, la mairie a été avertie de ce phénomène il y a quelques temps.

L’ancien gérant du café qui jouxte cet endroit s’était également déjà plaint de ces pigeons morts qui « pendouillent » du plafond.

Le personnel de la MACU est au courant de ces pigeons qui meurent sans explication.

Mais rien n’a évolué, si ce n’est de nouveaux pigeons morts…

Évidemment, la situation est extrêmement délicate, car nous vivons dans une société barbare par rapport à la Nature, et si la mairie décide de fermer ce lieu de vie des pigeons, l’énorme risque qu’ils encourent est qu’ils soient enfermés vivants et meurent donc d’une lente et terrible agonie.

Les mairies en général témoignent ici d’une cruauté sans bornes.

Il y a toutefois quelque chose de glaçant dans ces morts se décomposant dans une sorte d’indifférence… « culturelle ». Comment oser parler de culture quand l’ignominie est nettement visible à quelques mètres de la porte d’entrée?

Quelle est donc cette vision du monde où la culture ose se prétendre en rupture et même avec guerre avec la Nature?

Le réchauffement climatique, une invention du « mondialisme »?!

Puisque nous parlions hier du maire de Hayange et de sa « fête du cochon », regardons donc ce qui est dit sur l’écologie et les animaux dans le grand classique de l’extrême-droite de ces dernières années : « Comprendre l’empire – Demain la gouvernance globale ou la révolte des nations ? »

C’est le grand best-seller du genre ; sorti en 2011, il s’est vendu à 80 000 exemplaires déjà. Pour un livre exprimant directement une idéologie, c’est énorme en ce moment. Il y a d’ailleurs tout un « hype » autour de son auteur, que la Fnac présente de cette manière :

« Alain Soral [en fait Alain Bonnet de Soral] est apprécié d’un public jeune, révolté et anticonformiste qui se retrouve dans sa critique sans concession de cette société qui se délite dans une pensée molle et abêtissante. »

Révolté… mais pas tant que cela, car on retrouve ici alors la même contradiction que chez le maire de Hayange. Ce dernier aimerait bien, certainement, pouvoir aider les animaux… Mais comme c’est un facho, il célèbre le terroir. Alors, évidemment, cela ne marche pas.

Forcément, on ne peut pas affirmer d’un côté l’universalisme et de l’autre faire l’apologie du passé, de ce qui existe à petite échelle, de « sa » nation, « sa » couleur de peau, etc. Si on dit qu’il faut défendre les animaux, alors tout le monde doit le faire : c’est déjà en contradiction avec le particularisme.

Bien entendu, il y aura toujours des gens pour mixer tout sans aucune cohérence, juste pour apparaître « radical ». Voici par exemple une image pathétique du genre de celles qui pullulent sur les blogs nazis.

Une jeune femme avec un t-shirt nazi embrasse un chat, et il est marqué qu’il ne faut pas aimer les antifas. L’image est tirée d’un blog russe qui se définit comme « greenline front ecofascism vegan russia », alors que le contenu n’a rien d’écologiste ou de vegan, à part ce genre d’images au milieu de photos nazis.

Par exemple aussi, sur ce genre de blogs, on trouve de nombreuses photos de soldats nazis de la seconde guerre mondiale, avec des chats. C’est vraiment très très faible ! En tout cas, plus communément, chez les fachos, cela ressemble à ça :

Et Alain Soral, de la même manière, ne fait même pas semblant. Il a compris qu’étant donné qu’il est contre le principe d’un gouvernement mondial, par nationalisme, alors forcément il est obligé de rejeter l’écologie.

Pourquoi ? Parce qu’être écologiste, c’est forcément parler de Gaïa d’un côté, de l’humanité de l’autre. On ne va donc pas se préoccuper de pseudos différences qui ne font que ralentir la nécessaire prise de conscience de l’humanité, dans son intégralité, de sa situation sur la planète et de ses devoirs.

Entre « France d’abord » et « la Terre d’abord ! » il y a un monde (n’oublions pas le slogan de Mélenchon, pas terrible du tout non plus : « L’humain d’abord ! »).

Seulement, cela pose problème devant la gravité des faits, devant la pollution, le réchauffement climatique, ce dernier phénomène étant une véritable claque historique, un rappel à l’ordre fait par la planète à l’humanité.

Alors, Alain Soral est obligé de retourner le problème : le réchauffement climatique n’existe pas…

« Ainsi, avec le documentaire « Une vérité qui dérange », présenté par Al Gore, ex-candidat malheureux (pour ne pas dire spolié) à la présidence étatsuninienne, l’oligarchie mondialiste va faire de l’écologie – ancienne idéologie conservatrice des années 1920-1930 passée par une phase de récupération gauchiste à partir des années 1970 [ce qui est totalement faux – LTD] – le fer de lance climatique du mondialisme.

Une écologie appuyée sur les travaux du GIEC – émanation climatologique de l’ONU, créé en 1988 et déjà utilisé par le gouvernement de Margaret Thatcher pour justifier la désindustrialisation de l’Angleterre – au service du nouveau marché de l’écologie promu par les ex-internationalistes de gauche passés au mondialisme de droite comme Daniel Cohn-Bendit (décidément dans tous les mauvais coups!) pour faire gober aux peuples d’Occident la thèse du « réchauffement climatique ».

Un bricolage mensonger, établissant un lien causal entre un supposé dangereux réchauffement planétaire, l’émission de Co² et la production industrielle, censé permettre au futur gouvernement mondial d’imposer la non moins fumeuse « taxe carbone ».

Une taxe présentée aux masses par les médias comme « anti-pollution », alors qu’elle n’est en réalité qu’un énième racket financier sorti des cerveaux malades de Goldmann Sachs : faire payer, via un marché carbone – le droit d’émettre du Co² ; soit l’ultime impôt sur l’air respiré !

Un vaste montage médiatico-financier fondé sur une escroquerie scientifique, heureusement dénoncé par les plus grands climatologues indépendants, et que vont bientôt refuser les puissances émergentes, telles l’Inde et la Chine, qui voient clairement dans ce nouveau marché spéculatif où l’on achète le droit de polluer, une tentative américaine de freiner leur développement industriel et leur future suprématie économique mondiale… (…)

Mais la nature de la gauche sociétale ayant horreur du vide, il faut bien remplacer l’immigré – son rôle de jaune dans le dumping social et de métisseur involontaire – par une autre cause tout autant sans frontières et propice au Marché. Fi donc de l’islamiste, l’Arabe laisse la place à l’arbre dans le cœur versatile du bobo, désormais son combat sera l’écologie… »

Les animaux ? Connaît pas. Le réchauffement climatique ? N’existe pas, c’est un simple complot. Comme on le voit, c’est d’un simplisme limpide. Mais c’est inévitable pour qui ne veut pas assumer la formidable dimension du défi du 21ème siècle : la reconnaissance de la planète par l’humanité, l’acceptation de celle-ci, et en définitive : sa soumission.

Le maire végétarien de Hayange organise la « fête du cochon »

C’est encore une histoire de fou qui ne peut arriver qu’en France, pays où le libéralisme sur les principes va jusqu’à tolérer toutes les schizophrénies. Ici, c’est tellement fort que c’est pratiquement un cas d’école.

Pour comprendre de quoi il en retourne, il fallait aller hier à à Hayange, en Moselle. Le maire, Fabien Engelmann, est connu médiatiquement, car il fait partie de la nouvelle génération du Front National « style » Marine Le Pen.

En l’occurrence, il se veut proche du peuple, au service des gens, profitant dans sa démarche de son expérience de syndicaliste ayant milité dans les rangs trotskystes (Lutte Ouvrière, puis le NPA).

Dans cette perspective, Fabien Engelmann s’est vu dans l’obligation, pour être proche du peuple, d’agir en faveur des animaux. Il a ainsi fait en sorte qu’à Hayange soit ouvert un pigeonnier, ainsi qu’un chenil. Il a également soutenu une campagne de stérilisation de chats errants.

Vu comme cela, on pourrait se dire que c’est déjà pas mal, et que même si le type est un facho, au moins il a bon cœur par rapport aux animaux, ce qui est rare.  Si on ajoute que le maire  se présente désormais également comme végétarien, cela semble encore plus cohérent.

Seulement justement, comme le végétarisme ne veut plus rien dire à notre époque – seul le véganisme a un sens – les problèmes commencent.

Ainsi, dans un élan totalement populiste, il y a également eu une rue nommée « Brigitte Bardot ». Sachant qu’elle est encore vivante, on est ici dans la démagogie et l’irrationnel.

Et fort logiquement, il s’est lancé dans une défense dythirambique du terroir. Il a ainsi organisé hier une… « fête du cochon ».

Il faut vraiment s’accrocher : le type est « végétarien » et fait un discours de plusieurs longues minutes faisant l’apologie du meurtre des cochons. Et on n’a échappé à aucun « classique » :

« Le cochon fait partie intégrante de notre patrimoine gastronomique »

ou bien encore :

« Dans le cochon tout est bon »

Et le maire de célébrer le meurtre des cochons comme prétexte à la gastronomie, à la convivialité, au partage !

Et de parler des côtelettes, des jambons, que les femmes séparées des hommes et réunies dans des cuisines préparent, faisant bouillir les morceaux !

Et de rajouter que tout peut être récupéré de l’animal, et d’en rajouter une couche sur l’insuline permettant de sauver les diabétiques par la mort des cochons !

Et là, à la fin, subitement, après des propos sidérants tellement cela va loin dans l’exploitation animale, le maire dit :

« Chacun est libre de manger de la viande ou non »

« Je suis un fervent défenseur de la cause animale »

Que dire ? C’est totalement délirant. On ne peut pas dire qu’on aime les cochons d’un côté, et organiser une fête où l’on dit que les cochons ont été, sont et seront toujours mangés !

Voici la vidéo du discours (merci de nous préciser si jamais elle était enlevé, bien sûr une sauvegarde est faite).

Et voici l’invitation parue sur le site de la ville de Hayange, appelant à cette « fête du cochon » :

« Notre ami sera décliné sous toutes ses formes », lit-on entre autres. Voilà à quels propos sordides aboutit une mentalité étriquée rejetant l’universalisme et capitulant devant l’exploitation animale.

« Augmenter l’offre de débits de boissons, secteur intensif en termes d’emploi »

C’est une nouvelle terrible aux conséquences immenses, et qui reflète le niveau toujours pire qu’on est en train d’atteindre. On parle en effet de supprimer la Licence IV…

Cela signifie que les portes seraient grandes ouvertes aux débits de boissons alcoolisées. N’importe qui, n’importe quand, pourrait ouvrir un bar, servant des boissons fortes comme il l’entend. Les bars pulluleraient, l’alcool serait encore plus incontournable.

Car à la base, pour exister en tant que tel, un tel débit (bar, café, discothèques, etc.) doit posséder une licence IV. Le chiffre quatre désigne les quatre « groupes » d’alcools existant selon la loi, et la licence IV les autorise tous, c’est-à-dire tous ceux jusqu’à 43 degrés.

Or, le nombre de licences est limitée, au chiffre théorique d’une licence pour 450 personnes habitantes dans la zone géographique. Suivant cette dernière, les reventes vont de plusieurs milliers d’euros jusqu’à 60 000 euros, pour les zones touristiques, des centre-villes, etc.

C’est là qu’intervient le projet actuel, révélé par le journal les Echos. Un document de pré-projet de loi parle de libéraliser la vente de médicaments, etc. et aussi d’alcool. Puisque des zones à fort « potentiel » pourraient disposer de bars, pourquoi être bloqué par les licences, qui sont prétexte à un marché contrôlé ?

Et cela en plus alors que la grande distribution vend de l’alcool, et formerait donc une concurrence pour les débits d’alcool…

En gros, la vente d’alcools dans les grandes surface peut continuer, mais les petits commerçants doivent avoir le champ libre également, et tout le monde sera content, l’économie sera relancé ! Le pré-projet de loi parle de manière explicite « d’augmenter l’offre de débits de boissons, secteur intensif en termes d’emploi » !

Voici le document en question, qui raisonne en termes purement pragmatiques : profits + libéralisme = bien, le reste ne compte pas !

Une telle démarche est un suicide culturel et sanitaire. Même une personne qui n’est pas straight edge comprend tout de suite les enjeux – et c’est une raison de plus de le devenir, straight edge !

Il y a un point à noter également. Normalement, il y a des restrictions concernant le transfert de licence. L’Etat peut bloquer, sans se justifier, tout transfert. Cela permet un contrôle « relatif » des préfets par rapport aux mafias notamment.

Voici ce que dit la loi :

« En cas de changement de commune du débit de boissons à consommer sur place, l’exploitant doit demander l’autorisation de transfert au préfet. En principe, le transfert a lieu dans le même département, sauf dérogation prévue pour les établissements touristiques situés hors département. L’absence de réponse de l’administration pendant 2 mois vaut refus du transfert (recours possible). »

Or, si cela saute, l’Etat perdra tout aperçu de la situation. On passerait alors d’un Etat gérant les problèmes de manière vague et sans convictions, voire avec mauvaise foi, au champ libre pour les mafias et pour les violences urbaines générées par les alcools forts facilement accessibles.

Mais il est vrai que cela arrangerait beaucoup de monde, et que de tels débits nouveaux n’ouvriraient pas dans les quartiers chics : ils contribueraient encore plus à déchirer les tissus sociaux populaires…

Des photos pétillantes de chiens dans Underwater Dogs

Lorsque l’on veut faire un cadeau éthique, il est souvent difficile de trouver un cadeau vegan et original. Offrir un roman, un livre d’arts, un livre sur la faune et/ou la flore peut être une très bonne idée, surtout que le choix est large !

En 2007, un homme passionné par les chiens, Seth Casteel (sa page Facebook) faisait de la photographie bénévole afin d’aider les chiens des refuges à trouver un foyer.

Il pense, à juste titre, que la beauté des animaux des refuges n’est pas mise en avant, ce qui ne pousse pas aux adoptions.

Suite aux clichés talentueux de cet homme engagé, le nombre d’adoptions a augmenté et Seth Casteel a commencé une carrière de photographe animalier.

Mais ce ne fût qu’en 2010 que commença cette découverte pour les photos sous l’eau, et ce fût aussi grâce au chien nommé Buster qui devait initialement se faire photographier sur le sol, mais Buster s’obstinait à aller chercher sa balle dans la piscine, ce qui donna l’idée à Seth Casteel de prendre des portraits sous-marins.

C’est ainsi qu’il travaille en collaboration avec des dizaines d’éditeurs et présente ses œuvres dans des galeries du monde entier, qu’il publie dans les revues et journaux célèbres telles le National Geographic, le New York Times et aussi dans des centaines d’autres magazines, de journaux et de calendriers.

C’est en 2012 qu’est sorti son fameux livre « Underwater Dogs » (des chiens sous l’eau), s’en est suivi un calendrier. Un nouvel exemplaire du livre sortira dans quelques jours : « Underwater puppies » (des chiots sous l’eau). Le calendrier avec les chiots est prévu pour début octobre. Ces articles sont trouvables en ligne sur Amazon par exemple.

Pour réaliser ce travail, Seth Casteel a dû travailler pour que les chiens se sentent en sécurité, et afin qu’ils ne jouent plus seulement à la surface de l’eau mais qu’ils aillent aussi sous l’eau, et plus de 1500 chiots à mettre en confiance et leur apprendre à nager était une tâche longue et ardue demandant une grande patience et respect pour les chiens.

Et le résultat est très étonnant, offrant ainsi une palette de portraits amusants, déconcertants, surprenants. Entre le mouvement de l’eau, les bulles, la vitesse des mouvements, les visages paraissent étrangers, totalement inconnus. C’est une démarche intéressante et surtout très originale pour mettre en avant les chiens sous un jour totalement méconnu !

En parallèle de son métier de photographe, Seth Casteel organise des ateliers pédagogiques dans les refuges et collabore avec d’autres organisations afin de donner une image positive aux animaux des refuges qui attendent de trouver un foyer. C’est ainsi qu’avec sa campagne One Picture Saves a Life il tente d’informer, de responsabiliser et d’améliorer l’image des animaux de sauvetage qui ont été blessés par la trahison.

L’engagement de cet homme est une démarche à suivre, prendre part pour les animaux est facile, devenir leur voix est à la portée de tout le monde. Chacun et chacune peut s’engager selon ses compétences et ses possibilités.

Ces livres de chiens dans une piscine sont aussi une excellente occasion de rappeler que les piscines peuvent être mortelles. Ne jamais laisser un enfant, une personne âgée, un animal sans surveillance autour d’une piscine. Installer aussi, par exemple, une rampe de sécurité, (bâcher la piscine lorsqu’elle n’est pas utilisée) est indispensable si un animal sauvage (un hérisson par exemple) tombe dans l’eau et que les lieux ne sont pas sous surveillance.

Il ne faut jamais perdre de vue que l’humanité n’est pas la seule forme de vie sur la planète. C’est le principe que signifie « la Terre d’abord! ».

Des nouvelles du Testet

Voici deux nouveaux documents concernant le Testet, suite à la répression du 9 septembre. On notera qu’un journaliste à l’hebdomadaire Le Tarn Libre raconte ce qu’il s’est passé et fourni un petit diaporama.

Le premier document présente la situation hier, le second est à la fois un témoignage et un appel à la mobilisation, abordant la question de l’écocide.

[Mercredi 10 septembre] Bilan de la journée

Encore des machines sur le site aujourd’hui. Encore des comportements dangereux des conducteurs d’engins: un arbre avec un grimpeur dessus a été saisi par la pince d’un engin d’arrachage qui s’est ensuite dégagé : on a évité le drame ! (NB : ils ont aussi emporté une ligne électrique en manoeuvrant).

Tirs de flashball à qques mètres et tirs tendus de lacrymos à GaZad (campement au niveau du gué bétonné sur le Tescou, près du pont du GR). Certaines machines dorment désormais sur le site sous protection policière. Les flics sont un peu nerveux la nuit, on les comprend ! Il nous faut des ninjas-zadistes.

Les experts de Royal débarquent demain : le collectif Testet, France Nature Environnement et la Conf’ Paysanne ont demandé à ce que les travaux cessent durant leurs 2 journées de visite dans le Tarn. On verra demain ce qu’il advient. On ne sait pas encore s’ils viendront sur le terrain.

Pas mal d’activités sur le plan juridique en ce moment, au lieu de dire des bêtises, on attend que le site du collectif Testet s’en fasse l’écho.

Les copains qui ont exporté la ZAD devant le Conseil Général à Albi vont bien : la solidarité locale s’organise et les contacts avec la population sont bons. N’hésitez pas à passer du temps avec eux voire à dormir là-bas !

Il y aura vraisemblablement un nouveau rassemblement sur le site dimanche prochain…

Témoignage appel a mobilisation

Nous sommes dans un Etat Totalitaire qui a déclaré la guerre aux opposants de ce régime…

ZAD du Testet:
Depuis 1 an une occupation a lieu dans la forêt de Sivens (10kms de Gaillac) pour s’opposer a la construction d’un barrage (officiellement pour l’agriculture intensive qui bénéficiera a 26 agriculteurs du coin) mais qui fait aussi partie d’un plan + vaste de plusieurs dizaines de barrages pour le refroidissement des centrales nucléaires (notamment Golfech prés de Toulouse)…

Cette occupation s’oppose également a la destruction d’une des dernières zone humide du Tarn et a la disparition des espèces protégées qui l’habitent. Nous luttons pour sauvegarder la biodiversite, la vie tout simplement…

Cet hiver nous avions déjà tenté d’empêcher les captures des espèces protégées de la zone et nous avions réussi a « gagner » 5 mois sur le deboisement puisqu’ils n’avaient pas pu faire leur ecocide avant le 31 mars. Mais nous savions que le 1er septembre le sale boulot pouvait recommencer…
Et ils n’ont pas attendus car ils sont venus en force des le 1er septembre pour massacrer la forêt, tuer les animaux qui l’occupent et tabasser les humains qui la défendent…

Les bûcherons sont arrives avec les gardes mobiles (environ 150) le lundi matin pour commencer leur crime contre le vivant.
Durant toute la semaine nous avons été tabasses, gazés, traques dans les bois…
La parcelle du chapiteau non expulsable a été encerclée, gazée et envahie par les flics qui ont tout saccagés et volés des sacs perso.
La maison du contre-temps en procédure judiciaire a été également gazée et saccagée le 1er jour de leur attaque et tout simplement réduite en copeaux le 2eme jour, comme les arbres autour, alors que la justice ne s’était pas encore prononcé sur son sort…
Quand l’exécutif passe avant la justice on a du soucis a se faire!! Je crois même que ça porte un nom « état totalitaire! »

Sans repos, épuisés physiquement et malmenés par leur guerre d’usure psychologique nous continuons malgré tout a défendre la vie mais nous n’y arriverons pas seuls et encore moins isolés.
Nous avons besoin de monde sur place mais également que la mobilisation prenne de l’ampleur sur le territoire, que des actions décentralisées voient le jour un peu partout dans l’Hexagone, nous devons faire bouger les politiques grâce a l’opinion publique car des recours en justice sont en cours pour dire si ce barrage est « légal » ou pas!

Appelez la préfecture du Tarn 0563456161 pour demander l’arrêt des travaux et un débat public
Appelez le Conseil Général du Tarn 0563456464 pour la même chose!
Appelez la SEBSO (entreprise de déboisement 0561947600) pour leur rappeler l’illégalité de leur action du fait des recours en justice.
Adoptez un sous traitant, appelez le le matin pour lui souhaitez « bon courage », le midi pour savoir si son boulot de merde ne lui coupe pas trop l’appétit, souhaitez lui une bonne nuit tant qu’il peut encore dormir…
Vous pouvez le faire de chez vous mais aussi dans les embouteillages, au feu rouge, aux toilettes… Vous n’êtes même pas obligés de leur parler, passez leur de la musique (hard trash electro tant qu’a faire!) Le but étant de saturer son standard, qu’il ne reçoive + d’appel de clients, qu’il perde de l’argent et si vous êtes bon il perdra l’appétit et le sommeil (ça fera un équilibre avec les occupants qui se trouvent dans le même état)
Toutes les coordonnées des criminels contre la vie se trouvent sur le site tantquilyauradesbouilles.wordpress.com rubrique « barrage ».
Ne leur laissons pas de répit ils doivent arrêter ce crime immonde qui tôt ou tard aura des répercussions sur nos vies.

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regarde sans rien faire…

Nous pouvons agir! Nous avons ce pouvoir! Et ensemble nous allons gagner!

Enfin une vidéo abordant ironiquement cette question, avec un regard acerbe sur l’idéal destructeur de notre société anti-Nature… « Vive les grands projets utiles au grand capital !!! »

La situation dans la zone humide du Testet

La situation dans la zone humide du Testet commence à être connue, notamment médiatiquement, avec la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui tente de temporiser. Mais sur place, la répression continue, brutale… Voici un petit compte-rendu, avec un petit rappel du site à visiter pour toutes les infos: tantquilyauradesbouilles.wordpress.com.

On notera également le site du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

La journée aurait pu être belle…

Les gendarmes mobiles déboulent de bonne heure et en masse côté pont sur le Tescou et chargent direct : face à eux des bagnoles de civils puis un tripode puis 2 boeufs avec de belles cornes puis un tracteur et enfin une barricade humaine avec 5 copains et copines enterrés jusqu’à hauteur des seins.

Ils la contournent pour entrer sur le site du chantier et c’est alors escarmouches et lacrymos. Puis cela se calme un peu, on les repousse et le point de fixation se fait au niveau des enterrés. Les médias passent, les pompiers passent et le temps aussi et le temps, c’est des arbres sauvés… Les machines sont alentours mais ralenties de toute part par des blocages mobiles.

En début d’aprèm, certains enterrés doivent sortir de terre pour raison médicale mais on arrive à remplacer ceux qui sortent !

Puis vers 16h, alors que l’orage gronde sur nos têtes depuis près de 2 heures, et que l’on pense les machines rentrées au bercail, les derniers journalistes s’en vont et c’est le déchaînement de violence : les GMs chargent en passant SUR les copains enterrés, plusieurs blessé-e-s. Puis nous sommes repoussés le long du Tescou et, horreur !, les machines rappliquent pour bosser qques heures.

Il faut tenir bon alors que cela négocie en haut lieu. Demain, soyons aussi nombreux, inventifs et combatifs qu’aujourd’hui. Pour ceux qui ne savent pas encore quoi faire, passez à Barrat tôt (5h30, 6h) on vous placera ! Et pour les autres téléphonez aux déboiseurs et aux décideurs (Cf. articles précédents).

Résistance et sabotage !

Voici également un appel collectif, publié sur Bastamag, présentant la situation générale:

Défendre la zone humide du Testet : « Une lutte légitime contre un projet inutile »

Dans le Tarn, non loin de Gaillac, une zone riche en biodiversité risque d’être inondée par un projet de barrage. Les opposants dénoncent un investissement public au service d’une poignée de producteurs de maïs, une culture très gourmande en eau. Alors que les recours juridiques sont toujours en cours d’examen, le déboisement a commencé le 1er septembre en présence d’environ 200 CRS et gendarmes. Dans cette tribune, des représentants d’associations et de syndicats dénoncent les comportements violents des forces de l’ordre. Et demandent à la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal de surseoir immédiatement aux opérations de déboisement.

Depuis 2011, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet agit pour la protection de cette zone menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens sur la rivière Tescou, dans le département du Tarn. Le projet sacrifierait la dernière zone humide importante du bassin du Tescou, qui abrite au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes vasculaires.

Bétonnage et goudronnage ne sont pas les seules raisons de l’artificialisation des terres agricoles qui fait disparaître l’équivalent d’un département tous les dix. Paradoxalement, les besoins démesurés d’irrigation pour des cultures comme le maïs et la nécessité de diminuer le taux de pollution de l’eau en été du fait de l’utilisation intensive des pesticides y participent également.

C’est exactement la finalité agricole du projet de barrage de Sivens. Elle est symptomatique des dérives d’une agriculture qui vise à adapter le milieu sans changer ses pratiques. La logique s’applique au détriment de la biodiversité et de la collectivité qui en assume les coûts. L’investissement public au service de ce modèle agricole et d’une poignée de bénéficiaires est incompréhensible.

La manière dont les autorités locales, préfecture et Conseil général, gèrent ce projet rappelle les méthodes utilisées dans d’autres projets inutiles comme celui de l’aéroport de Notre Dame des landes : aucune concertation avec les associations de protection de l’environnent et des milieux aquatiques ; avis défavorables cachés durant l’enquête publique ; refus du Conseil général et de la préfecture du Tarn de débattre publiquement ; refus du conseil général de suivre l’avis de la Commission d’enquêtes publiques, de la Fédération de pêche et des milieux aquatiques, des services de l’État chargés de l’eau (ONEMA) ; refus du Conseil général de suivre les avis des scientifiques du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) et des experts nationaux du Conseil national de protection de la nature (CNPN) nommés par l’État qui considèrent tous les deux les mesures compensatoires insuffisantes.

Le système de compensation ne sert qu’à faire passer des projets. Aucune compensation ne remplacera la biodiversité détruite et ce sont des terres agricoles qui disparaissent au final !

Plusieurs recours juridiques, déposés par le Collectif et ses partenaires, sont en cours d’examen :
– Un recours au fond contre l’arrêté dit « Loi sur l’eau » du 3 octobre 2013
– Un recours au fond contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du 2 octobre 2013
– Un recours au fond et en référé suspension contre l’arrêté de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées du 16 octobre 2013.
Le tribunal administratif devrait examiner les recours le 26 septembre.

Pourtant, rien n’y fait, le président du conseil général du Tarn refuse tout dialogue prétextant que toutes les démarches d’investigations ont été régulières et ont montré la validité du projet. C’est faux.

Devant l’imminence des travaux et face à l’intransigeance des autorités locales, trois opposants ont décidé d’entamer une grève de la faim le 27 août. Ils sont aujourd’hui cinq et débutent leur troisième semaine de grève de la faim.

Lundi 1er septembre 2014, le Conseil général du Tarn a décidé de passer en force avec le soutien du Préfet. Le déboisement de bois en limite de la zone humide a commencé sous la protection d’environ 200 CRS et gendarmes. Leur comportement est inqualifiable, violent avec des tirs tendus de lacrymos, de flashball sans sommation, portant des propos orduriers et sexistes, avec des arrestations sans fondements.

Jusqu’à présent, le Conseil général avec l’appui de la préfecture refuse de prendre en compte les actions juridiques en cours et affirme même devant la presse que tous les recours des opposant-es avaient été épuisés. C’est faire peu de cas de la situation des personnes en grève de la faim !

Le 28 février 2014, Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, avait déclaré aux médias « que les recours déposés contre le projet de transfert d’aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes devaient être examinés par la justice avant que les travaux ne puissent commencer » arguant du fait que « nous sommes dans un État de droit ». A la suite de sa nomination en tant que Ministre de l’Écologie, Madame Ségolène Royal a confirmé l’engagement du précédent gouvernement.

Le collectif et ses partenaires demandent que cet engagement soit également respecté sur la zone humide du Testet. Ils demandent donc :
– un moratoire sur les travaux jusqu’à l’examen de tous les recours en justice
– le retrait des forces de l’ordre
– l’organisation d’un véritable débat démocratique impliquant la communication de tous les éléments du dossier, dont les avis des scientifiques.

Face au refus réitéré du Conseil général et de la préfecture d’entendre les demandes légitimes des opposant-es et compte tenu de l’urgence de la situation locale, les signataires de cette tribune demandent depuis le 5 septembre une rencontre au plus vite avec la ministre de l’écologie afin d’examiner rapidement les solutions qui permettront de résoudre la crise actuelle en commençant par sursoir aux opérations de déboisement qui ont débuté le 1er septembre.

Didier Aubé (Union syndicale Solidaires), Geneviève Azam (ATTAC France), Amélie Canonne (AITEC), Laurent Pinatel (Confédération Paysanne), Thierry Uso (CRAUE)

« La planète a des ressources rares, il faut la consommer plus éthiquement »

Le problème du mot « viande » est bien entendu qu’on oublie les poissons. L’un des phénomènes connus liés à cela est que des gens se disent végétariens, tout en mangeant des poissons (voire même des poulets d’ailleurs).

En voici un exemple assez sidérant, avec un restaurant de luxe qui « surfe » justement sur toute cette ambiguité, le cuisinier prétendant faire un acte éthique en remplaçant la « viande » par des êtres vivants arrachés à l’océan !

C’est un extrait d’un article du Parisien, où on peut lire également que « le client est accueilli par un jus d’herbes-vodka versé sur un glaçon taillé en diamant servi dans un verre en cristal. »

Réouverture du palace Plaza Athénée: Ducasse retire la viande du menu

Alors que le palace parisien Plaza Athénée rouvre lundi, Alain Ducasse a décidé de supprimer la viande de la carte de son restaurant, trois étoiles jusqu’à sa fermeture, pour mettre à l’honneur un menu « naturalité » autour d’une trilogie poissons, légumes, céréales.

« La planète a des ressources rares, il faut la consommer plus éthiquement, plus équitablement », explique Alain Ducasse à l’AFP.

Le chef surmédiatisé, qui prône la diminution des protéines animales depuis longtemps, ne parle plus que de « naturalité », un mot qu’il a découvert récemment et qui reflète le virage radical pris par le nouveau Plaza: finie la viande, bienvenue pêche de ligne durable, céréales « bio, autant que faire se peut », légumes « du jardin de la Reine » cultivés au Château de Versailles.

Le chef jongle avec les tendances végétariennes, locavores et environnementales dans son menu « jardin-marin ».

Riz noir cuit au four avec coquillages, calamars et poulpes, baudroie (lotte) de Méditerranée et boulghour en tajine, quinoa cultivé en Anjou racines et coquillages : le chef mise sur la rusticité des graines et des céréales alliées aux saveurs marines. Mais le menu conserve son prix palace: 380 euros hors boisson.

Pour celui qui se dit « l’interprète de l’air du temps », « plus le produit est modeste, plus il faut lui donner de l’attention ». Pour une sardine débarrassée de ses chairs, arête et tête frites, croustillantes, il décrit un travail « au scalpel » pour faire du poisson « un portefeuille ouvert » : « c’est moins facile que de trancher le turbot (un poisson plus coûteux, ndlr). Là, il y a 15% de sardine, et 85% de travail ».

Authenticité et communion avec la nature, le restaurant a relégué les nappes au placard: chêne et cuir sur et sous les tables. Finis les couteaux à poisson remplacés par des couteaux à viande qui n’écrasent pas la chair du bar ou du turbot.

Côté vins, le sommelier Laurent Roucayrol prévient : « Il ne faut pas avoir peur du vin rouge avec le poisson » pour accompagner le terre-mer « lentilles vertes du Puy, caviar doré, gelée d’anguille ».

C’est vraiment hypocrite et très moche, autant de mensonges distillés en morale est ici une sorte de professionnalisme sordide. Mais à vrai dire, peut-on reprocher à ce grand « chef » de profiter ici d’une voie ouverte par des gens se prétendant amis des animaux et ayant obscurci, noirci, gommé la différence nette entre le véganisme et le non-véganisme ?

Comment échapper alors à des gens mélangeant consommation durable, éthique, végétarisme, végétalisme, etc? La planète a besoin de morale, d’un point de vue strict, sans négociations aucune… Pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre!

Les Bishnois

Nous avions déjà parlé un peu des Bishnoïs, et ces communautés rurales indiennes sont relativement connus chez les personnes aimant les animaux, de par leur sens de la compassion. Leur religion est en effet éloignée en théorie du jaïnisme et du bouddhisme, mais proches en pratique.

Une image d’Epinal, pour ainsi dire, est la femme bishnoï allaitant un faon ayant perdu sa mère. Une autre est le sacrifice historique de bishnoïs afin de protéger des arbres.

Bien entendu, tout cela n’est pas sans rapport avec les conditions géographiques du nord ouest de l’Inde, qui sont désertiques. Pour autant cela reste très intéressant, même si c’est bien sûr à prendre dans un sens historique.

Si auparavant, il était très difficile d’apprendre des choses sur les Bishnoïs, désormais il existe une association organisant des voyages guidés, et leur site présente également leur histoire.

Cela vaut le coup d’oeil et il s’agit de quelque chose que certainement beaucoup de monde attendait depuis longtemps.

Bien entendu, il ne faut pas s’attendre ici à du véganisme, plus à une fascination mêlant religiosité pacifiste et regard ethnique-foklorique. Reste qu’il y a des appels à l’engagement pour la protection de la nature et des animaux, et que c’est très appréciable !

Voici un article au sujet des Bishnoïs que nous avions publié en 2007, alors sur le site Vegan Revolution, ancêtre de LTD:

Il existe en Inde, dans l’Etat du Rajasthan, une communauté pratiquant végétarisme et respect strict envers les végétaux et les animaux. Les membres de cette communauté, qui fût créée par Jambeshwar Bhagavan au 15ème siècle, se nomment les Bishnoïs.

Tout comme les Jaïns, également présents au Rajasthan principalement, les Bishnoïs préservent toute forme de vie et ont une conscience écologique avancée.

Outre le végétarisme de la communauté, les femmes Bishnoïs sont connues pour allaiter au sein de jeunes antilopes – très présentes dans la région – et luttent activement contre le massacre de leurs arbres.

En effet, les corps de leurs semblables sont enterrés afin de ne pas couper d’arbres pour la crémation (les Bishnoïs étant Hindous, la coutume veut qu’un cadavre soit incinéré) et les Bishnoïs s’entourent aux arbres afin d’empêcher leur abattage, sacrifiant ainsi leur vie pour tentrer de contrer la déforestation (au 18ème siècle, le maharaja Ajit Singh ordonna la découpe d’arbres dans les villages alentours.
Amrita Devi, entre autres, s’interposa et plus de 360 personnes périrent pour avoir voulu sauver la vie de ces arbres).

Voici les 29 règles observées par les Bishnois :

1° Observer une mise à l’écart de la mère et du nouveau-né pendant trente jours après l’accouchement (pour éviter des infections et à cause de l’éventuelle fatigue de la mère).
2° Ecarter la femme de toute activité pendant 5 jours lors du début de ses règles (pour ne pas la fatiguer et respecter une certaine hygiène).
3° Tôt, chaque matin, prendre un bain.
4° Maintenir la propreté externe du corps et interne de l’esprit (par un comportement et des sentiments humbles, sans animosité, etc.)
5° Méditer deux fois par jour, en matinée et en soirée, lorsque la nuit est encore séparée du jour.
6° Chanter la gloire du seigneur et exposer ses vertus chaque soirée.
7° Offrir l’oblation quotidienne au feu saint avec un coeur rempli de sentiments de bien-être pour tout être vivant, d’amour pour la nature et le monde entier et de dévotion au seigneur.
8° Employer l’eau filtrée, le lait et le bois de chauffage soigneusement nettoyé (pour éviter que des insectes soient tués ou brûlés).
9° Etre attentif et conscient de ses paroles.
10° Pardonner naturellement.
11° Être compatissant.
12° Ne pas voler.
13° Ne pas dénigrer, déprécier derrière le dos, quelqu’un.
14° Ne pas mentir.
15° Ne pas se livrer à l’opprobre.
16° Rapidement observer et méditer la nuit sur la nouvelle lune.
17° Réciter le nom de saint de Vishnou.
18° Être compatissant envers tous les êtres vivants.
19° Ne pas détruire les arbres verts (c’est-à-dire non morts).
20° Tuer les passions de convoitises, d’irritation, d’envie, d’avarice et d’attachement.
21° Se permettre de cuisiner soi-même, ou par un fidèle d’une autre religion, en étant pur de par le coeur et le travail.
22° Fournir un abri commun (Thhat) pour les chèvres et les moutons afin de leur éviter l’abattoir.
23° Ne pas castrer le taureau.
24° Ne pas consommer ou cultiver de l’opium.
25° Ne pas consommer ou cultiver du tabac et ses dérivés.
26° Ne pas consommer ou cultiver du cannabis.
27° Ne pas boire de boisson alcoolisée.
28° Ne pas manger de plats de viande ou non-végétariens (afin de protéger les animaux).
29° Ne pas utiliser de vêtements teints en bleu (en Inde antique, cette couleur était obtenue grâce à un arbre sauvage, l’indigo, et c’est aussi la couleur de la mort).

Parallèlement aux Bishnoïs, le mouvement Chipko, qui débuta vers 1973 en Uttaranchal, s’est également sérieusement opposé à l’exploitation de leur forêt.

Majoritairement menés par des femmes les membres du mouvement Chipko s’agrippent fermement, pareillement aux Bishnoïs, aux arbres qu’ils veulent protéger.

Le climat de la France au 21ème siècle

Le ministère de l’écologie vient de rendre public un rapport, intitulé « Scénarios régionalisés », édition 2014, faisant partie de la série « Le climat de la France au 21e siècle ». Une site existe également pour diffuser les cartes en rapport avec les prévisions faites.

De manière opportune, le ministère rappelle la tenue de la « Conférence internationale des Parties sur le Climat », à Paris 2015, et donc la nécessité d’être au niveau… Mais n’est pas pour autant capable de donner un lien correct pour lire le rapport, puisque on y obtient qu’une courte présentation!

Il faut aller en fait sur le site du ministère du développement durable pour l’obtenir, et le rapport est donc disponible ici. Nous allons en reparler, mais en voici déjà quelques extraits significatifs.

Tout d’abord voici un résumé officiel des conclusions:

Principales conclusions du volume 4 « Scénarios régionalisés édition 2014 »

En métropole dans un horizon proche (2021-2050):
– une hausse des températures moyennes évaluée entre 0,6 et 1,3°C (plus forte dans le Sud-Est en été),
– une augmentation du nombre de jours de vagues de ch aleur en été, en particulier dans les régions du quart Sud-Est,
– une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France métropolitaine, en particulier dans les régions du quart Nord-Est.

D’ici la fin du siècle (2071-2100), les tendances observées en début de siècle s’accentueraient, avec notamment:
– une forte hausse des températures moyennes : de 2,6°C à 5,3°C en été selon les scénarios utilisés,
– un nombre de jours de vagues de chaleur qui pourrait dépasser les 20 jours au Sud-Est du territoire métropolitain,
– des épisodes de sécheresse plus nombreux dans une large partie sud du pays, pouvant s’étendre à l‘ensemble du pays,
– un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Ensuite, voici une présentation du nombre de jours de vague de chaleurs.

Le nombre de jours de vagues de chaleur modélisé par WRF et Aladin-Climat sur la période de référence 1976-2005 est compris entre 2 et 4 à l’Ouest du territoire, et va jusqu’à plus de 6 au Nord-Est pour Aladin-Climat.

A l’horizon 2021-2050, l’ensemble des modèles simule une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en moyenne sur les mois d’été. Pour les deux scénarios considérés, cette augmentation est modérée, allant de 0 à 5 jours sur l’ensemble du territoire, voire de 5 à 10 jours pour le scénario RCP4.5 dans des régions du quart Sud-Est.

Cette augmentation est encore plus importante en fin de siècle, et se situe pour le scénario RCP4.5 entre 5 et 10 jours sur les régions de l’Ouest, et jusqu’à 20 jours à l’Est du pays pour Aladin-Climat. Bien que l’amplitude du changement soit différente pour WRF et Aladin-Climat, les résultats mettent en évidence une augmentation globalement plus marquée en allant vers le Sud-Est, et ce pour les deux modèles.

Ces résultats sont encore plus marqués pour le scénario RCP8.5, qui montre une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur de 5 à plus de 20 jours supplémentaires en moyenne estivale (voire dépassant les 40 jours vers les régions du Sud-Est pour Aladin-Climat, qui simule des valeurs parmi les plus élevées de l’ensemble multi-modèle).

Enfin, voici la présentation du nombre de jours froids en moins.

On considère qu’un jour a une température anormalement basse si sa température minimale est inférieure de plus de 5 °C à une valeur de référence.

En moyenne sur la saison hivernale, la période 1976-2005 compte plus de 10 jours très froids près des régions d’influence Atlantique jusqu’au Nord-Est du pays, et de 2 à 10 jours sur le reste du territoire. Le réchauffement prévu au cours du XXIe siècle devrait conduire à une diminution des jours anormalement froids sur l’ensemble de la France métropolitaine, à partir des prochaines décennies.

A l’horizon proche, cette diminution est comprise entre 1 et 4 jours sur tout le territoire, voire jusqu’à 6 jours au Nord-Est du pays. Cette diminution est équivalente pour les deux scénarios RCP. Pour le scénario RCP4.5, on peut constater que les modèles WRF et Aladin-Climat se placent de part et d’autre de la distribution de l’ensemble Euro-Cordex.

Cette diminution des extrêmes froids est plus importante en fin de siècle, en particulier pour le scénario RCP8.5, avec une amplitude plus ou moins marquée selon les modèles. Les résultats montrent toutefois que quel que soit le scénario ou le modèle considéré, la diminution du nombre de jours très froids en hiver est moins importante dans l’extrême Sud du pays avec 2 à 8 jours de moins que la moyenne de référence. A l’inverse, cette diminution est plus importante au
Nord-Est de la France, allant de 6 à plus de 10 jours selon les scénarios et modèles.

Il est bien connu que la France est un bastion « climato-sceptique » et bien entendu, les commentaires multiples pour dénoncer ce rapport ont été très nombreux sur internet. Cependant, cette attitude destructrice reflète également un point de vue largement passif.

Les gens en France n’ont pas compris la véritable dimension du réchauffement climatique, de la problématique écologique, mais comment pourrait-il en être autrement dans un pays où le rejet, la négation de la Nature est si marquée?

En défense de la zone humide du Testet !

Voici un appel de « Tant qu’il y aura des bouilles« . Les bouilles, ce sont des terres ou prairies humides sans valeur financière, et il s’agit justement de sauver la zone humide du Testet, dans le Tarn, qui est en train d’être attaquée par les engins de déforestation protégés par les forces de l’ordre.

Une grève de la faim a lieu depuis 10 jours et il y a aujourd’hui au matin un rassemblement de solidarité à Albi. Voici des documents pour avoir une connaissance minimum de la question, mais bien entendu le mieux est de suivre l’actualité directement sur les sites activistes en défense de la zone humide du Testet!

Appel à mobilisation, occupation, réoccupation et actions décentralisées

contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10 Km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces « protégées » dont cinq menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes en leur apportant une caution démocratique.

Depuis le mois de novembre, nous avons déjà bloqué plusieurs tentatives de « déplacements d’espèces » et les opérations d’une équipe de géomètres. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire. Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés le 23 janvier. Les 25 et 26 du même mois, une cabane et un campement étaient collectivements reconstruits sur un autre terrain, la « Bouillonnante », situé sur la « Zone à Défendre » proprement dite.

Une procédure judiciaire a abouti à une ordonnance d’expulsion pour le terrain occupé, sans qu’aucun huissier ne se soit présenté, ni que personne ne nous ait prévenu officiellement. On nous réserve donc une expulsion « surprise ». Les promoteurs du projet sont tenus par des délais très serrés (arrêtés préfectoraux et conditions des financements européens). Nous nous attendons donc à une expulsion imminente et à une accélération des opérations. Nous sommes à une période charnière du projet et les semaines à venir seront décisives.

En cas d’expulsion, nous appelons touTEs les individuEs, comités, collectifs et autres forces de résistance à organiser des actions décentralisées auprès des entreprises et institutions porteurs du projet: CACG, Adour Garonne, conseils généraux du Tarn et du Tarn et Garonne, ou auprès des représentations locales des institutions ayants pris partie dans le projet: préfectures (état), DREAL (ministère de l’écologie), communanuté européenne.

Dans tous les cas et dès maintenant, le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir occuper, construire, reconstruire et habiter la zone pour bloquer ce projet jusqu’à son annulation ! Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Copains d’ici et d’ailleurs, amiEs bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous au plus vite ! Les courtes visites sont appréciées autant que les longs séjours! Une victoire sur un grand projet nuisible est à notre portée!

Pour un moratoire sur le projet de barrage de Sivens jusqu’à la fin des recours en justice

L’appel pour le pique-nique de ce dimanche (que nous espérons végan bien entendu):

Invitation à un grand pique-nique familial

Dimanche 7 septembre à partir de 11h sur les bords de la zone humide du Testet

Nous appelons les amoureux de la Nature sauvage et de ses espaces de rêveries, les passionnés des petites et des grosses bébêtes, les hommes (et les femmes) qui plantent des arbres et pas ceux qui les coupent dans la forêt de Sivens… Nous appelons toutes celles et ceux…

Qui en ont assez que la FNSEA manifeste pour continuer à épandre des pesticides à côté des écoles, qui veulent que la politique agricole approvisionne en produits de qualité les consommateurs locaux et la restauration collective et non pas à conquérir des parts du marché mondial avec de la malbouffe industrielle à bas prix !

Qui sont en colère quand le gouvernement emprisonne la Confédération Paysanne mobilisée contre la ferme des 1000 vaches et déroule le tapis rouge aux casseurs de la FNSEA …

Qui ne supportent plus que la justice n’ait pas les moyens de juger les projets d’aménagement avant qu’ils ne soient inaugurés, qui refusent la farce des compensations environnementales qui n’ont d’autre efficacité que de justifier la destruction des espaces naturels tout en subventionnant les bureaux d’études des copains…

Nous appelons toutes celles et ceux qui veulent une véritable transition énergétique, qui veulent limiter la menace climatique sans devoir avaler la pilule nucléaire, qui veulent que l’argent public serve d’abord à rendre les gens économes et autonomes en énergie !

Celles et ceux qui se battent contre le rouleau compresseur des projets inutiles et imposés, contre les LGV, les autoroutes absurdes, les mines dans le Limousin, l’Ayrault-Port de Notre-Dame des Landes, l’exploration des gaz de schistes, etc qui détournent l‘argent public des vraies priorités sociales et environnementales.

Qui savent que seule la pénalisation des crimes et délits portant atteinte à la santé publique et à l’environnement et la fin des conflits d’intérêts obligeront les industriels et les élus à respecter l’intérêt général et à cesser leur pression sur les fonctionnaires chargés des contrôles.

Qui en ont marre que les gouvernements de gauche comme de droite ne soutiennent la transition écologique qu’à travers les filières industrielles et centralisées au lieu de développer en priorité les filières locales, créatrices d’emplois durables et non délocalisables.

Bref, nous appelons toutes celles et ceux qui croient que nous devons sortir des fausses solutions politiques du siècle dernier et entrer dans le monde du XXIècle. Celles et ceux qui désirent soutenir une jeunesse engagée et porteuse d’utopies (qui seront les réalités de demain) et qui sont prêts à les protéger concrètement de la répression honteuse qui s’abat sur leurs rêves les plus beaux…

La zone humide du Testet est le reflet de notre avenir, elle est le reflet de notre planète.

Nous sommes au milieu du gué. Lundi et mardi, ils ont coupé les arbustes à la tronçonneuse mais ont épargné les grands arbres jusqu’à l’attaque finale. Les jours suivants, des machines infernales sont arrivées et elles dévastent désormais tout à un rythme industriel, depuis la périphérie vers le centre qui héberge la plus riche, mais aussi la plus fragile, biodiversité.

A ce rythme, lundi prochain, le cœur sera touché et la zone humide disparaitra ensuite en quelques jours. Nous sommes au milieu du gué. Le week-end arrive pour nous laisser le temps de montrer notre nombre et notre détermination ! Lundi matin, soit nous serons là, nous serons unis au-delà de nos différences et nous sauverons définitivement la zone humide et tout son patrimoine exceptionnel. Soit nous restons passifs, nous laisserons la main brutale s’abattre sur les rêves les plus beaux et nous laisserons le champ libre à la dévastation finale !

Nous sommes au milieu du gué et nous n’aurons pas de 2e chance ni de 2e planète…

Organisations participantes et détails pratiques à venir sur www.collectif-testet.org

Enfin un témoignage terrible, publié sur Tant qu’il y aura des bouilles:

Salut,
Moi c’est Muriel, j’ai passé la journée de mercredi 03 septembre dans un arbre (juste derrière la maison en bois qui a été détruite ce jour là également) dans la parcelle où la « débroussailleuse », en fait un engin énorme qui broie les branches et les troncs et recrache des copeaux a fait son travail de destruction lamentable , sous la surveillance de gendarmes armés (ils ont visés avec leur flash ball les grimpeurs à plusieurs reprises)
Le conducteur a travaillé sans relâche de 8h30 à 12h30 et de 13h45 à 17h30. Derrière la machine, il y a marqué « safe 500 feet », or il a débrouissaillé autour de moi à 10m, et autour d’Olivier à 2m(!!) il a laissé juste un arbre à côté de l’ arbre où il était juché.
Celui-ci a également reçu une volée de gros copeaux que le conducteur (un psychopate!!) a volontairement « recraché » dans sa direction.
Pour ma part, il m’a fait peur sciemment, les gendarmes rigolaient autour (mais quand même à une distance respectable de l’engin) et nous sommaient de descendre (sous-entendu: sinon on allait finir broyés!).
Nous avons eu évidemment très peur, les flics en bas et le conducteur ont joué avec nos nerfs toute la journée en faisant « houba houba » ; les règles de sécurité n’étaient pas (c’est peu de le dire) respectées, les gendarmes ont vraiment joué à un jeu s’apparentant à de la torture.

Pourquoi il ne faut pas se rendre au salon du chiot et du chaton ce weekend à la Beaujoire

Voici un article au sujet d’un « salon du chiot et du chaton » à Nantes. Rien que le nom de ce salon est sordide et montre les intentions des organisateurs, leur morale…

L’article critiquant ce salon est tiré du site NALO – Nantes-Loire Vegan Straight Edge, entièrement tourné vers le local et le concret.

Le Parc des Expositions de la Beaujoire accueil régulièrement des salons exposant et surtout vendant des chiens et des chats. C’est quelque chose qui devrait être interdit car c’est une horreur pour les animaux. Mais c’est un véritable business, il y a des gens qui se font beaucoup d’argent grâce à cela.

Il faut bien comprendre que les éleveurs sont des commerçants qui payent cher leur emplacement et qui attendent donc un retour sur investissement.

Par exemple pour le salon Ioupsi & Joke ce weekend, ils payent 230€ pour 3 mètres de linéaire, 310€ pour 6m ou 420€ pour 9m, à moins qu’ils s’acquittent d’un abonnement allant de 191€ à 350€ par mois afin de participer à tous les salons de France. À cela s’ajoute une commission de 60€ par animal vendu.

Les gens viennent dans ces salons car ils aiment les animaux et les commerçants misent là-dessus pour les faire « craquer », souvent pas l’intermédiaire des enfants. La logique est simple, présenter des « boules de poil », « trop mignonnes », pour favoriser l’achat compulsif.

En résumé : c’est du grand n’importe quoi. Les animaux sont vendus comme des peluches à la fête foraine. En plus, ils sont vendus très cher, et le pire est qu’il faut payer l’entrée. Par exemple ce weekend, c’est 6€ par personne et 3€ pour les moins de 11 ans.

Pendant ce temps les refuges sont presque tout le temps débordés et en manque de moyens humains et financiers. En moyenne, c’est entre 150€ et 300€ pour adopter un chien dans un refuge (et souvent moins pour les chiens de plus de 10 ans), mais la plupart des gens préfèrent payer beaucoup plus cher à des commerçants, plutôt que de venir sauver un chien ou un chat qui souffre de la solitude et du manque d’espace.

Les bénévoles des refuges le savent bien : quand un chien ou un chat arrive, souvent c’est pour très longtemps, et malgré tout le mal qu’ils se donneront pour lui, toute l’affection et l’attention qu’ils lui porteront, sa vie au refuge sera très triste.

D’où viennent tous ces malheureux animaux abandonnés ou sauvés de la maltraitance qui surpeuplent les refuges ? Et bien justement, ils ont très souvent été acheté dans ce type de salons, mais aussi dans des animaleries ou directement chez des éleveurs-commerçant. Beaucoup de ces commerçants sont en fait des particuliers opportunistes qui n’y connaissent franchement pas grand-chose, mais qui profitent de leur animal « de race » pour arrondir copieusement leur fin de mois.

Rien de tout cela n’est raisonnable. Quand on aime les chiens et les chats, il ne faut pas se voiler la face, il faut être responsable. Cela signifie adopter uniquement dans les refuges, s’investir dans les refuges et les associations de familles d’accueil, faire de la promotion pour eux et dénoncer le business des animaux, tel ce salon Ioupsi & Joke ce weekend au parc des exposions de la Beaujoire à Nantes.

D’autant plus que ces salons sont en eux-mêmes des moments très stressants pour les animaux prisonniers, victimes impuissantes du brouhaha, des odeurs et des lumières ainsi que des centaines de mains « affectueuses » les touchant sans cesse.

Sans compter le fait que ces malheureux animaux sont parfois issus d’élevages plus ou moins légaux, pas forcément en France, qui sont de véritables usines leur faisant vivre un enfer sans nom. Mais il n’y a très peu d’enquêtes là-dessus, c’est un business très rentable que les autorités laissent bien tranquille puisque personne ou presque ne se pose de question.

On dira qu’il existe cependant quelques éleveurs sérieux, qui aiment vraiment les animaux ? Peut-être, certainement même. Mais on en reparlera quand il n’y aura plus aucun animal dans l’attente d’une famille dans un refuge. C’est une question de cohérence.

>> consulter la liste des associations et refuges pour animaux dans les environs de Nantes

« Ainsi le châtiment était venu, lent mais terrible »

Ainsi le châtiment était venu, lent mais terrible. Hélas ! ce n’était pas seulement par cette impuissance spirituelle qu’il devait se manifester, mais aussi par des horreurs d’une nature plus cruelle et plus positive.

Le premier symptôme qui se fit voir dans l’économie physique du mangeur d’opium est curieux à noter. C’est le point de départ, le germe de toute une série de douleurs.

Les enfants sont, en général, doués de la singulière faculté d’apercevoir, ou plutôt de créer, sur la toile féconde des ténèbres tout un monde de visions bizarres. Cette faculté, chez les uns, agit parfois sans leur volonté.Mais quelques autres ont la puissance de les évoquer ou de les congédier à leur gré.

Par un cas semblable notre narrateur s’aperçut qu’il redevenait enfant. Déjà vers le milieu de 1817, cette dangereuse faculté le tourmentait cruellement. Couché, mais éveillé, des processions funèbres et magnifiques défilaient devant ses yeux ; d’interminables bâtiments se dressaient, d’un caractère antique et solennel.

Mais les rêves du sommeil participèrent bientôt des rêves de la veille, et tout ce que son œil évoquait dans les ténèbres se reproduisit dans son sommeil avec une splendeur inquiétante, insupportable.

Midas changeait en or tout ce qu’il touchait, et se sentait martyrisé par cet ironique privilège. De même le mangeur d’opium transformait en réalités inévitables tous les objets de ses rêveries.

Toute cette fantasmagorie, si belle et si poétique qu’elle fût en apparence, était accompagnée d’une angoisse profonde et d’une noire mélancolie.

Il lui semblait, chaque nuit, qu’il descendait indéfiniment dans des abîmes sans lumière, au-delà de toute profondeur connue, sans espérance de pouvoir remonter. Et, même après le réveil, persistait une tristesse, une désespérance voisine de l’anéantissement. (…)

L’auteur cite encore un spécimen de ses conceptions morbides, et ce dernier rêve (qui date de 1820) est d’autant plus terrible qu’il est plus vague, d’une nature plus insaisissable, et que, tout pénétré qu’il soit d’un sentiment poignant, il se présente dans le décor mouvant, élastique, de l’indéfini. Je désespère de rendre convenablement la magie du style anglais :

 » Le rêve commençait par une musique que j’entends souvent dans mes rêves, une musique préparatoire, propre à réveiller l’esprit et à le tenir en suspens ; une musique semblable à l’ouverture du service du couronnement, et qui, comme celle-ci, donnait l’impression d’une vaste marche, d’une défilade infinie de cavalerie et d’un piétinement d’armées innombrables.

Le matin d’un jour solennel était arrivé, — d’un jour de crise et d’espérance finale pour la nature humaine, subissant alors quelque mystérieuse éclipse et travaillée par quelque angoisse redoutable.

Quelque part, je ne sais pas où, — d’une manière ou d’une autre, je ne savais pas comment, par n’importe quels êtres, je ne les connaissais pas, — une bataille, une lutte était livrée, — une agonie était subie, — qui se développait comme un grand drame ou un morceau de musique ; — et la sympathie que j’en ressentais me devenait un supplice à cause de mon incertitude du lieu, de la cause, de la nature et du résultat possible de l’affaire.

Ainsi qu’il arrive d’ordinaire dans les rêves, où nécessairement nous faisons de nous-mêmes le centre de tout mouvement, j’avais le pouvoir, et cependant je n’avais pas le pouvoir de la décider ; j’avais la puissance, pourvu que je pusse me hausser jusqu’à vouloir, et néanmoins, je n’avais pas cette puissance, à cause que j’étais accablé sous le poids de vingt Atlantiques ou sous l’oppression d’un crime inexpiable.

Plus profondément que jamais n’est descendu le plomb de la sonde, je gisais immobile, inerte. Alors, comme un chœur, la passion prenait un son plus profond. Un très-grand intérêt était en jeu, une cause plus importante que jamais n’en plaida l’épée ou n’en proclama la trompette.

Puis arrivaient de soudaines alarmes ; çà et là des pas précipités ; des épouvantes de fugitifs innombrables. Je ne savais pas s’ils venaient de la bonne cause ou de la mauvaise : ténèbres et lumières ; — tempêtes et faces humaines ; — et à la fin, avec le sentiment que tout était perdu, paraissaient des formes de femmes, des visages que j’aurais voulu reconnaître, au prix du monde entier, et que je ne pouvais entrevoir qu’un seul instant ; — et puis des mains crispées, des séparations à déchirer le cœur ; — et puis des adieux éternels! et avec un soupir comme celui que soupirèrent les cavernes de l’enfer, quand la mère incestueuse proféra le nom abhorré de la Mort, le son était répercuté : Adieux éternels ! et puis, et puis encore, d’écho en écho, répercuté : — Adieux éternels !

« Et je m’éveillai avec des convulsions, et je criai à haute voix : Non ! je ne veux plus dormir ! »

(Charles Baudelaire, Un mangeur d’opium, Les tortures de l’opium, traitant de « Confessions d’un mangeur d’opium anglais » écrit par Thomas de Quincey)

Le Parti pour les animaux en Hollande

Sur le site agoravox on peut lire un intéressant article intitulé « Le Parti pour les animaux bouscule la scène politique néerlandaise« .

Le titre est plutôt racoleur parce qu’il s’agit en fait d’une intéressante présentation d’un parti de « protestation », puisqu’en effet aux Pays-Bas on peut avoir un député à la proportionnelle à partir du moment où l’on dépasse 0,67%. Autant dire que c’est le contraire d’en France où il faut dépasser les 50% dans une circonscription donnée…

Ce parti donc, qui a 12 000 adhérents, a eu un score de 1,9% aux élections de 2012, obtenant un député, et aux élections européennes il a fait 4,2%, ayant un député. De manière intéressante, on peut trouver plusieurs documents en français:
– chaque semaine depuis plusieurs années il y a un petit texte racontant l’actualité du parti;
– il y a une présentation sous la forme de « cours » : « comment fonder un parti pour les animaux« ;
– enfin il y a le programme, que nous reproduisons ici.

La vie sur Terre se présente sous des formes très diverses. Les espèces animales sont au nombre de plus d’un million. Chaque entité vivante s’efforce de subsister dans des conditions optimales, si besoin au détriment d’une entité voisine.

Les espèces animales peuvent se retrouver en concurrence, ou se retrouver dans une situation chasseur-proie. L’ensemble des entités vivantes est intégré dans l’écosystème planétaire, qui se maintient selon un équilibre naturel et dynamique. La vie sur Terre n’est donc pas un long fleuve tranquille, mais bien plus une lutte permanente où ses acteurs s’impliquent jusqu’à leur mort.

L’être humain fait certes partie de l’écosystème terrestre, mais au vu de son développement intellectuel et la culture dont il s’est doté, il s’est retrouvé dans une position où il lui est possible de défendre ses intérêts au détriment des autres entités vivantes de manière plus efficace et à plus grande échelle que n’importe quelle autre espèce animale.

Le même développement intellectuel lui confère cependant la liberté, aujourd’hui comme demain, de ne pas infliger de tort ou de mal aux autres espèces vivantes et à ses semblables. C’est sur la base de ce respect pour l’intégrité morale et physique de toute forme de vie sur Terre que l’Homme pourra bâtir des relations plus harmonieuses avec ses semblables, avec les animaux et avec la nature en général.

L’Homme ne s’est pas (encore) approprié ce respect pour la vie dans des proportions suffisantes. De ce fait, hier comme aujourd’hui, son comportement se caractérise par sa dureté et par sa négligence. C’est pour cette raison que des espaces naturels se retrouvent anéantis en un temps record, que des espèces animales disparaissent, que l’écosystème terrestre, déboussolé, se retrouve sous pression et que des pans entiers de la population humaine voient leur avenir menacé.

Il est moralement inacceptable que l’Homme puisse exploiter la nature au point occasionner des changements dramatiques pour les conditions de vie sur Terre et de détériorer, de réduire ou de faire disparaître le biotope de ses semblables ainsi que celui des autres formes de vie. Les générations présentes en subissent les conséquences, et les générations futures y seront bien plus exposées encore.

C’est pourquoi il est très important que l’Homme s’impose des limitations écologiques significatives. Celles-ci doivent être centrées sur la réduction de l’exploitation des espaces, des matières premières, de l’énergie, des plantes et des animaux.
Cet objectif est clairement fixé dans la Charte de la Terre, élaborée suite à une initiative des Nations Unies en 1987 (United Nations World Commission on Environment and Development: www.earthcharter.org), et qui constitue le socle du programme pour de nombreuses organisations environnementalistes.

La protection de la viabilité, de la diversité et de la beauté de la Terre est considérée comme une ‘mission sacrée’ pour l’humanité. L’article 15 stipule notamment que le respect et la commisération pour les animaux est un objectif à part entière.

Les cruautés infligées par les hommes envers leurs animaux doivent être évitées, et les méthodes de chasse ou de pêche qui ‘occasionnent des souffrances extrêmes, longues ou inutiles’ doivent être interdites.

La Charte plaide résolument pour une utilisation durable de la nature par l’Homme. Il est vrai que les formes de vie autres que l’espèce humaine y sont reconnues à leur juste valeur, et que le respect et la commisération pour les animaux y sont mis en avant, mais aucune résolution explicite n’y est prise concernant l’exploitation des animaux.

Il en est autrement dans la Déclaration Universelle des Droits des Animaux, qui émane de la International League of Animal Rights en 1977. Celle-ci établit non seulement le principe de respect envers tous les animaux, mais elle qualifie, en vertu de l’article 7, toute mise à mort (ou d’une décision menant à la mort) d’un animal sans motif apparent de “crime contre la vie’.

Les sports de chasse et de pêche ne sont pas concernés par l’article. Quant aux expériences menées sur des animaux, une preuve doit être donnée qu’elles servent à remplir un objectif, et qu’elles sont accompagnées de recherches et de mises en pratique de solutions alternatives.

Il est grand temps, après deux siècles de protection animale, de fixer des objectifs plus ambitieux dans les relations que l’Homme entretient avec les animaux, notamment dans la restriction de leur usage.

Les animaux sont encore trop souvent considérés comme des objets subordonnés à l’Homme et à ses intérêts, et pouvant être utilisés dans un but intéressé. L’exploitation des animaux et de leur biotope, même de manière durable, entraîne inéluctablement des répercussions négatives pour les animaux, et se termine même le plus souvent par leur mort.

Chaque relation que l’Homme entretient avec les animaux doit être entreprise après avoir soigneusement pris en considération le poids des intérêts humains et les conséquences pour l’animal.

Le fait de nuire au bien être d’un animal perd d’autant plus sa justification morale que les intérêts humains à l’origine de cette action apparaissent moins importants, et que les conséquences pour les animaux sont plus néfastes.

L’exploitation des animaux dans un but qui n’est pas vital pour l’Homme peut, selon cette approche, se voir diminuer et être bannie.

Il va de soi que cela concerne entre autre l’industrie de la fourrure, le cirque, la corrida, la pêche à la ligne et d’autres formes de divertissement où les animaux impliqués sont maltraités ou menacés. Les traditions culturelles et religieuses qui mettent en scène des animaux où ceux-ci sont maltraités doivent savoir faire preuve de changement sur ce point.

En effet, les traditions, loin d’être immuables, peuvent évoluer au fil du temps pour s’adapter aux perceptions et aux normes morales des individus. Elles en ont apporté la preuve par le passé.

L’utilisation des animaux de laboratoire et des animaux destinés à la consommation doit également avoir lieu seulement après un examen éthique où sont pris en considération les différents intérêts de l’Homme et des animaux. Une attention particulière doit ici être portée vers les solutions alternatives pouvant remplacer l’usage des animaux de laboratoire et des animaux destinés à la consommation.

Le développement et la mise en application de ces alternatives peuvent par conséquent être considérés comme relevant d’une nécessité éthique pour l’ensemble de l’humanité.

Des rapports attentionnés et affectueux à la nature et aux animaux induisent d’autre part un respect pour l’intégrité mentale et physique de l’Homme. Le point de référence idéal où une inspiration peut être trouvée est la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948). Celle-ci met en avant les conditions permettant à l’Homme de vivre et de se développer en toute liberté, sans pression ni violence.

L’Homme doit ainsi tenir compte de ses semblables. Sa liberté s’arrête là où commence celle des autres. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme constitue, avec la Déclaration des Droits de l’Animal et la Charte de la Terre, un programme de départ pratique menant à la manière avec laquelle nous devrions vivre en harmonie entre nous, avec les animaux et avec la nature.

Cette esquisse est élaborée de manière plus précise dans le programme électoral du Parti pour les Animaux, et sert de contours pour les prises de position politiques du parti dans des questions actuelles.

Parti pour les Animaux, 11 juin 2005

« Bipa bi-good »

La ville de Vienne en Autriche a connu ces derniers jours une campagne publicité mystère parlant des vegans, avant d’annoncer en fait une nouvelle marque de cosmétiques végans. Celle-ci est produite par la chaîne de magasins BIPA.

Contrairement à la France en effet où l’on passe par les supermarchés pour cela, il existe en Allemagne et en Autriche de nombreux petits magasins vendant des cosmétiques (savons, parfums, crèmes, dentifrices, etc. etc.). BIPA dispose de presque 600 magasins en Autriche, son grand concurrent étant DM avec 1000 magasins.

Cette dernière marque est assez connue en France chez les végans, car elle produit elle-aussi depuis plusieurs saisons des produits vegans sous le nom de DM Alverde, qui sont parfois rapportés depuis l’Allemagne. Les prix sont effectivement très faibles (voir Alverde et la cosmétique végane valorisée).

Pour les nouveaux produits vegans de BIPA, dont on trouve la liste ici et appelés BIPA bi-good, c’est plus compliqué car BIPA n’existe qu’en Autriche.

Voici le logo de « bi-good ».

Sur les produits vegans, on a comme chez DM Alverde le logo « vegan » permettant de s’y retrouver facilement.

Avec cette nouvelle gamme, on voit encore que l’Autriche est le pays qui se profile comme celui le plus en point pour le véganisme, avec l’Allemagne et l’Angleterre. Il n’y a pas d’études pour connaître le nombre de vegans, mais la généralisation de produits par DM et BIPA est révélatrice.

Dans le même ordre d’idée, les chaînes de supermarché elles-mêmes proposent des produits estampillés « vegan » (Spar veggie, Hofer, Billa, Vega vita chez Merkur), alors que la ville de Vienne dispose déjà de pas moins de 2 supermarchés entièrement vegan.

Pour avoir toutefois une idée en terme de nombre, on peut tabler que, selon les statistiques, entre 10 et 50 % des gens classés dans « végétariens » sont vegans. Or, en Autriche, il y avait 238 000 personnes définies comme végétariennes en 2005 et 765 000 en 2013, pour une population totale de 8,5 millions de personnes.

Une croissance qui permet encore de poser un vieux débat : le végétarisme est-il un sous-produit des progrès du véganisme ou bien le contraire ? En tout cas donc, la tendance est très nette et le mouvement massif.

Être vegan est en Autriche quelque chose de socialement accepté, de nullement choquant et il y a même plusieurs variantes vegan des fameuses culottes de peau tyrolienne.

De manière moins folkorique, la liste des restaurants vegans dans ce pays, sans compter les versions végétaliennes des plats, existant dans de nombreux restaurants, est étonnamment longue.

Pour comparer les capitales, si à Paris il n’existe que quelques endroits, la plupart bobos, les restaurants et cafés vegans sont très nombreux dans la ville de Vienne, à quoi s’ajoutent les restaurants végétariens proposant des versions « véganisables ».

La ville dispose également de deux bars à glaces « veganista », alors que de toute façon on y trouve également d’innombrables glaciers dont beaucoup proposent des versions vegans, nullement cachées et carrément mises en avant.

Sur le plan des plats qu’on peut se faire livrer à Vienne, sept pizzerias proposent des alternatives vegan, ainsi que quatre restaurants indiens, tandis qu’en passant par les services sur internet il y a souvent une alternative vegan.

Vienne est donc à mettre sur le même plan que Berlin ; sur le site Berlin-vegan, la carte des cafés et restaurants montre 226 endroits…

Bref, être vegan est extrêmement facile en Autriche sur le plan pratique, les journaux et la télévision en parlent sans aucune animosité, le véganisme est considéré comme respectable voire inévitable chez les personnes progressistes.

Comme quoi tout est une question de culture, et comme quoi il n’y a aucune raison de faire des compromis et de ne pas défendre le véganisme en tant que tel.

« Horses latitude » des Doors

Au nord et au sud de l’Équateur, entre les latitudes 30 et 35 degrés de chaque hémisphère, il existe une zone appelée région des calmes subtropicaux. Il y a très peu de vent, en raison des anticyclones, et un grand ensoleillement ; on l’appelle également pour cette raison historiquement « Latitudes des chevaux ».

En effet, les bateaux espagnols s’y retrouvaient parfois coincés, à l’époque des bateaux à voile. Par conséquent, en raison du manque d’eau, ils sacrifiaient les chevaux, les jetant par-dessus bord…

Le chanteur des Doors, Jim Morrison, avait écrit dans sa jeunesse un poème à ce sujet, qu’il récite dans une chanson appelée « Horses latitude » et qu’on trouve sur l’album « Strange Days ».

L’armure dont il est parlé au début fait allusion à celle utilisée par les conquistadors. Les bateaux amenaient en effet les chevaux depuis l’Europe vers l’Amérique, il s’agissait de véritables transports d’animaux, utilisés ensuite pour la colonisation…

Bien entendu, la musique allant avec le poème tente d’imprégner de cette terrible atmosphère.

En voici les paroles :

When the still sea conspires an armor
And her sullen and aborted
Currents breed tiny monsters
True sailing is dead
Quand la mer silencieuse conspire une armure
Et ses maussades et abandonnés
Courants donnent naissance à de petits monstres
Le véritable voyage en voilier est mort

Awkward instant
And the first animal is jettisoned
Legs furiously pumping
Their stiff green gallop
And heads bob up
Instant malaisé
Et le premier animal est largué
Les jambes furieusement battant
Leur galop vert pénible
Et leurs têtes se redressant par à coups

Poise
Delicate
Pause
Consent
Maintien
Délicat
Pause
Consentement

In mute nostril agony
Carefully refined
And sealed over
Narine en sourdine agonie
raffinée avec précaution
Et scellée

« Comment dire… à son petit frère que son chien est mort »

Pour attirer l’attention aujourd’hui, les humoristes et les séries jouent beaucoup sur la corde du sordide. Il y a une dimension profondément cynique, celle de « flatter les plus bas instincts », de s’appuyer sur les préjugés, la moquerie, l’humour noir, le rire cruel.

En voici un exemple vraiment terrible : « Comment dire… à son petit frère que son chien est mort » de Canal bis, qui pollue internet avec des productions lamentables se voulant humoristiques, il faut dire que c’est la mode en ce moment. Ici toutefois on ne peut qu’être pétrifié par autant d’infâmie.

Ici on n’est même plus dans une sale mentalité, on est dans la diffusion criminelle des pires des valeurs.

Voici une autre vidéo, intitulée « Enquête choc : l’arnaque aux animaux », où l’on se moque des gens aimant les animaux et où on contribue à ne pas prendre au sérieux les trafics.

On peut arguer que tout cela est anecdotique. C’est précisément ce qui est dit par la plupart des jeunes, s’imaginant avoir du recul. Mais en réalité cela contribue au relativisme, au fait de ne rien prendre au sérieux.

Combien de gens marchent dans les rues sans même voir les animaux autour d’eux, notamment les oiseaux ? Et la plupart passent à côté d’un animal malade ayant besoin d’aide sans même le voir, quant à d’autres ils restent passifs voire agissent de manière mauvaise. Combien de pigeons blessés, chaque année, sont jetés dans des poubelles par des gens imbibés d’indifférence criminelle, de cynisme assassin ?

Et il ne suffit pas de dire que c’est « mal », il faut également affirmer clairement les valeurs qui sont « bonnes »… et ne jamais tolérer le moindre relativisme !