Publié le 18 juin 2013, dans véganisme.

« Tous les cris, les SOS » est une magnifique chanson de Daniel Balavoine. Mais pour en comprendre les paroles dans toute leur dimension, il faut absolument saisir les aspects dont justement parle LTD…

Par exemple, n’importe qui aimant les animaux et comprenant leur situation dans les fermes industrielles, les élevages, trouvera admirable et saisira la profondeur de mots comme :

« Et les larmes nouées de stress
Étouffent un peu plus les cris d’amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent »

Si on veut comprendre ce qu’est l’ALF, c’est tout simple : ce sont des gens qui veulent intervenir exactement à ce moment-là, pour sauver le dernier espoir des êtres prisonniers qui vont à leur perte, provoquée par des assassins.

C’est l’idée comme quoi, selon Balavoine :

« Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire »

De la même manière, n’importe qui appréciant la culture Straight Edge comprendra le sens de ces mots :

« Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent »

Car évidemment, la fuite dans l’alcool, les drogues, la sexualité sans amour… a une cause : la tentative de combler le manque que l’on ressent en soi, ce que Balavoine explique d’ailleurs en disant « Sans comprendre la détresse Des mots que j’envoie. »

Le véganisme n’est pas une simple « pratique », une sorte de végétarisme plus poussé. C’est une philosophie complète qui ne tolère aucune oppression des animaux. Le véganisme est un humanisme. Reconnaître la situation des animaux, c’est reconnaître sa propre situation, la situation de toute vie cherchant par nature le bonheur (car les humains sont des animaux, et servir les animaux en général est humain!). Il n’y a pas de compromis à faire… en défense de tout vie ! Le moindre compromis est une trahison à de ce que pourrait être la vie !

Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu’on pourra lire à travers
S.O.S. écrit avec de l’air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l’encre vide
Un désert

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie

Difficile d’appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Étouffent un peu plus les cris d’amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie

Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l’eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d’étoile sur les rochers

Et j’ai ramassé les bouts de verre
J’ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l’eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie

Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l’eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d’étoiles sur les rochers

 

Il y a quelques jours, lors d’un match de football en Argentine, José Jimenez, joueur de l’équipe de San Juan, s’est vu expulser d’un match pour avoir essayé de faire sortir, avec une grande violence, un chien qui était sur le terrain.

L’homme a attrapé le chien par la peau du cou et a voulu le jeter par dessus le grillage. La vidéo ci-dessous témoigne de la brutalité des 2 chocs subits par le chien : il cogne violemment le grillage pour retomber violemment sur le sol.

Face à ce geste relevant de la barbarie et face aux mécontentements, une bagarre générale a éclaté et le joueur a écopé d’un carton rouge. Ce genre d’aventures, où les animaux sont pris pour cibles par certains joueurs, n’est pas rare, et se reproduit même souvent.

Un événement dramatique s’est produit cette fois aux États-Unis, dans le Wisconsin, sur un terrain de golf. Une femelle tortue, qui était en train de creuser du sable afin d’y pondre ses œufs, a été massacrée à coups de clubs de golf.

Les carapaces des tortues sont très solides, mettre une carapace dans cet état relève vraiment de l’acharnement. En voyant l’état de la carapace, on imagine la violence du choc causé! Il était prévu une opération chirurgicale mais la tortue est décédée avant…

En cas de danger, les tortues se recroquevillent dans leur carapace, elles n’ont que ça pour se protéger. Elles ne peuvent courir comme d’autres animaux en danger pourraient le faire.

S’en prendre à un animal est déjà terriblement lâche, mais s’acharner sur une tortue, animal très vulnérable face au danger, que dire! C’est un haut niveau de barbarie !

Global Conservation Group du Wisconsin, (Facebook) promet une récompense de 1000 $ (750 euros) pour toute information pouvant mener à l’arrestation de la personne responsable de cet assassinat. Quant à l’association PETA, elle offre une somme 5000 $ (3750 euros).

Nous avions déjà parlé de deux faits similaires, le premier avec un canard et le second avec une chouette. Même réaction, face à ces êtres vivants « indésirables » qui ne font que passer, tout en dérangeant ces grands hautement importants.

Quand on vit dans un monde où le droit à la vie (et au respect) passe après une contrariété passagère pendant un match, quand on vit dans un monde où un animal qui se trouve sur un terrain de « jeu » anti-écologiste en devient tellement contrariant que la violence prend le dessus, quand on vit dans un monde où les animaux sont des êtres « indésirables » qui ne subissent que la violence et le rejet, il y a plus que de grosses questions à se poser: il faut lever le drapeau de la libération animale!

Par ailleurs, ces histoires pointent une fois de plus, l’empiétement toujours plus incessant de l’urbanisation sur la Nature. Les villes s’étalent de plus en plus, toujours au détriment des animaux, qui sont les victimes de cette soif du toujours plus, toujours plus de bâtiments, toujours plus d’espaces pour toujours plus d’êtres humains que la Terre ne peut le supporter.

La réalité parle d’elle-même: c’est une guerre que l’humanité mène contre Gaïa, une guerre folle et criminelle!

 

Voici une histoire désolante, bien que tristement ordinaire. Mais heureusement, dans le cas présent tout se termine bien, ce qui est loin d’être toujours le cas. C’est l’histoire de la chienne Bethany, qui a été trouvée dans un triste état dans la rue, aux Etats-Unis. Bethany était durement blessée aux pattes, la douleur était telle qu’elle ne pouvait à peine marcher. Mais la chienne souffrait aussi d’un gale très sévère et d’infections bactériennes.

Les photos plus bas, témoignent de la spectaculaire transformation physique de la chienne après ses traitements.

Ce sont des membres de l’association américaine Hope for paws qui l’ont recueilli et sauvé, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Cette association filme ses sauvetages, ce qui est une très bonne idée! Les vidéos sont, d’une part, terriblement émouvantes, rien n’est plus beau que de voir sauvé un animal malheureusement en danger.

D’autre part, il est possible d’espérer que les émotions suscitées par ces sauvetages (la joie, la peine, la tristesse, la rage…) mettent du plomb dans certaines têtes, car l’on y voit clairement les animaux vivre dans la misère puis se reconstruire et apprécier leur nouvelle vie dans un foyer chaleureux.

La vidéo de Bethany part de son sauvetage et se déroule jusqu’à sa guérison où elle joue avec d’autres chiens.

A force de soins, de patience et de tendresse, la chienne s’est remise de ses blessures et attend maintenant une famille aimante et responsable qui lui offrira ce dont elle a besoin jusqu’à la fin de ses jours.

 

L’histoire de Bethany est terriblement banale, ce sont tous les jours des dizaines d’animaux qui sont abandonnés, que ce soit dans les refuges, que se soit dans des lieux excentrés (comme les bois) ou que se soit dans les villes.

Qui n’a jamais vu un chien ou un chat errant ou bien des rongeurs abandonnés sur un trottoir dans une cage (ou un carton) ?

On lit parfois sur certains forums réformistes, qu’abandonner dans les refuges est toujours mieux que d’abandonner lâchement dans un lieu extérieur. C’est oublier qu’abandonner est une lâcheté en général. Il ne faut pas basculer dans l’acceptation de l’ignoble.

Quelle que soit la forme de l’abandon, le résultat reste le même, l’animal n’est pas assumé et on se débarrasse de lui comme d’une vieille chaussette, comme d’une chose indésirable qui gêne. Les responsabilités prises envers l’être vivant que l’on a choisit d’embarquer dans sa vie ne sont pas prises.

Force est de constater que les refuges sont débordés face à cette barbarie envers nos amis dits « de compagnie ».

C’est pour cette raison que nous avons mis en place, depuis un moment déjà, une catégorie « appel aux dons » via le compte Twitter. Parce que donner de l’argent (même une petite somme compte) aux petites associations leur permet d’avoir plus de moyens afin de sauver des vies… Les sauvetages coûtent chers en soins, en alimentation et en frais vétérinaires.

Chaque animal doit avoir la chance de recevoir de l’attention et des soins, chaque animal a le droit qu’on se batte pour lui afin de le sauver et de le placer ensuite.

A défaut d’avoir du temps à donner, il est possible de faire un petit don à l’association de son choix. Si les moyens financiers ne le permettent pas, il est possible de donner un peu de son temps aux animaux des refuges.

Si la santé et les moyens financiers ne permettent pas de donner un peu de son temps libre ni d’argent, il est possible de devenir famille d’accueil (« FA ») pour quelqu’un qui recherche et/ou attend sa nouvelle famille, il possible de faire des co-voiturages pour amener quelqu’un dans sa nouvelle famille ou dans l’association qui va le prendre en charge, il est possible de faire un site internet, de diffuser des vidéos de sauvetages etc.

Ce qui est arrivé à Bethany arrive tous les jours, tout le temps, avec tous les animaux (à poils, à plumes, à écailles). Surtout que pour être dans un tel état, elle devait être malade depuis un certain moment, personne ne l’a aidé, aucun passant ne lui est venu en aide.

Autant d’indifférence glace le sang. Et si l’on veut que le véganisme règne, il n’est pas et plus possible de vivre individuellement dans une telle indifférence, dans un tel manque d’égard!

 

Quand on veut, on peut. Encore faut-il vouloir! Parce qu’un gallodrome de plus de 100 m² à Toulouse, avec des coqs entraînés dans une salle « avec tapis roulant relié à un moteur de machine à laver », cela ne passe pas inaperçu. Impossible que les gendarmes ne le sachent pas, et ce pendant plusieurs années!

Seulement, et comme de bien entendu, tout est une question de décision… Et le business est sacré, en France!

Voici l’article de La dépêche à ce sujet. On remarquera justement la contradiction de l’article: au départ il est dit que les gendarmes sont tombés sur le gallodrome par hasard, et ensuite c’est un hélicoptère qui le cherchait et l’aurait trouvé…

Un hangar clandestin de combats de coqs démantelé

Un gallodrome illégal, bâtiment aménagé et dédié aux combats de coqs, a été découvert mercredi soir, à Ginestous, au fond du campement des gens du voyage, à Toulouse.

C’est un bâtiment en bois d’une centaine de mètres carrés sorti de terre en toute illégalité. Mercred soir, lorsque les policiers municipaux toulousains font une reconnaissance de cette bâtisse, à Ginestous, impasse des Palombes, au fond du vaste campement occupé par les gens du voyage, ils pensent découvrir un hangar de bric et de broc, un genre d’atelier improvisé.

Rien de tout ça. Le bâtiment abrite en réalité un gallodrome. Un lieu dédié à l’organisation des combats de coqs en toute clandestinité. À l’intérieur, salle de gym pour gallinacés avec tapis roulant relié à un moteur de machine à laver.

Une salle d’infirmerie, climatisation, cages et surtout un ring aménagé avec trois rangées de tribune pour encourager les coqs endiablés dopés au combat, formaté à la lutte et dont les pattes portent des ergots en acier, sortes d’éperons pour saigner l’adversaire. Policiers et services vétérinaires de la mairie se sont rendus sur les lieux.

1 500 € le coq de combat

Treize coqs retrouvés sur place ont été conduits à la SPA. L’un d’eux est grièvement blessé. Un homme de 58 ans à l’origine de la création de la bâtisse a été entendu par la police. Le parquet a décidé de le convoquer prochainement devant le tribunal correctionnel pour «organisation de paris illicites et création d’un gallodrome illicite», «actes de cruauté et torture envers des animaux.»

Le SRPJ de Toulouse et plus exactement le groupe course et jeux de la PJ est saisi de cette affaire sur le volet des paris clandestins. Au sein du gallodrome, un livre de comptes porte la mention de nombreux paris et de transactions effectués en toute illégalité.

Le gallodrome clandestin aurait fonctionné depuis trois ou quatre ans. On ignore encore la fréquence de ces «fights».

Ces coqs dont le prix d’achat peut atteindre 1 500 € sont formés et éduqués pour le combat. Mince, haut sur patte et très affûté, l’animal combat jusqu’à la mort, selon la tradition importée de certains pays. Si à Toulouse et dans sa région, le combat de coqs est illégal, ce n’est pas le cas dans le Nord-Pas-de-Calais ou dans les Antilles, où la pratique garde un certain attrait.

Les races les plus belliqueuses sont entraînées et jetées dans l’arène avant d’être soumises à un régime alimentaire spécial. Depuis pas mal de mois, des rumeurs circulaient à Toulouse sur l’existence d’un tel site.

Jusqu’à mercredi, où un hélicoptère de la gendarmerie en survolant la zone de Ginestous ne découvre le fameux bâtiment.

 
Publié le 14 juin 2013, dans vie animale.

 

Voici deux actualités récentes, tirées de l’Est républicain. Il faut préciser que ce sont des actualités, car au vu de leur contenu, il y a des questions à se poser quant à l’époque des faits…

Le corbeau, et tous les autres corvidés (pies, corneilles, geai des chênes…), sont des animaux « nuisibles » à ce qu’il paraîtrait, aux yeux de la loi.

En effet, à cause d’une urbanisation ultra galopante, les animaux sauvages perdent des parties toujours plus grades de leur territoire, leur lieu de vie se restreint toujours davantage.

Un lieu de vie qui se restreint est synonyme d’une difficulté à trouver de la nourriture dans son domaine, il faut donc aller de plus en plus loin, et ce lieu lointain est la ville ou le village. Autour des villes et des villages il y a des champs, formidable garde-manger pour les corbeaux, ce qui ne plaît pas du tout aux agriculteurs. Et la population n’apprécie, en général, que bien peu ce grand oiseau noir au cri rauque si particulier.

A côté de Metz, des chasseurs armés ont tué des corbeaux, et en agglomération, parce qu’ils ont eu une autorisation… Une autorisation exceptionnelle de tirer sur des animaux masquée par une pathétique volonté hypocrite à ne pas vouloir les « faire souffrir ».

Les chasseurs, qui ne font que tuer, adopteraient une morale « éthique », on croirait rêver, tout comme on croirait rêver en lisant la dépêche suivante où il est question d’une pratique malsaine, qui date d’un autre temps. Pour lutter contre les corbeaux, animaux classés « nuisibles », les agriculteurs de plusieurs villages des Vosges ont choisi d’exposer dans les rues les corps des corbeaux morts, à la vue des autres corbeaux. Les corbeaux étant réputés intelligents, en voyant les corps inanimés de leurs congénères, ils sont effrayés et quittent les lieux.

Chaque corps, qui sert d’épouvantail, reste à la vue des personnes de la localité, des enfants, des autres corvidés, pendant un mois. Le temps nécessaire à la décomposition du corps et au traumatisme des autres corbeaux qui voient ainsi les « cadavres » des leurs.

On pourrait se raisonner et se dire qu’au moins les autres corbeaux ne sont pas tués, mais « juste » effrayés, mais à notre époque, est-il vraiment indispensable d’employer ces méthodes choquantes d’un temps passé? Bien sûr que non! La vérité, c’est que du massacre qui prend prétexte dans la « défense » de l’humain, alors qu’en réalité c’est une partie de sa (vaine) offensive contre la Nature!

Dans les Vosges, ils sont pendus pour faire fuir les autres oiseaux

La guerre du freux

À intervalles réguliers, ils défraient la chronique locale, montrés du doigt par des riverains et des agriculteurs excédés. Les corbeaux n’ont pas bonne presse, comme l’ont encore illustré deux faits rapportés la semaine dernière par nos confrères de Vosges Matin et du Républicain Lorrain.

À Saint-Paul et à Dommartin-sur-Vraine, près de Neufchâteau, des habitants se sont ainsi émus des pratiques d’agriculteurs locaux. À l’entrée de leurs villages, des volatiles morts trônent en effet piteusement, pendus au bout de tiges de bois au milieu des champs, visibles de tous. Des enfants, des promeneurs et bien entendu, des autres oiseaux. C’est d’ailleurs là le but recherché.

« Une pratique barbare »

« C’est une pratique que j’ai toujours connue. On pend les corbeaux morts au bout de tiges de bois pour effrayer leurs congénères qui, du coup, n’osent pas s’approcher. C’est assez efficace », relate un agriculteur de Saint-Paul, sans chercher à se dérober. : « Je les ai accrochés mi-mai et je les retirerai mi-juin. Vivants, ils massacrent nos plants de maïs et cherchent de la nourriture, des vers de terre par exemple, dans les champs fraîchement labourés. C’est pour ça qu’il faut tous les éradiquer une bonne fois pour toutes. »

Interrogée, la ligue de protection des oiseaux (LPO) ne l’entend pas de cette oreille : « C’est une technique traditionnelle qui existe depuis la nuit des temps. Nous comprenons que les agriculteurs veuillent sauver leurs cultures mais le fait de pendre des oiseaux morts et de les laisser pourrir sous le regard d’enfants, de marcheurs, est une pratique barbare et totalement inacceptable.

Malheureusement, nous ne disposons pas de moyen de pression. » Et la LPO en possède d’autant moins que, par un arrêté du 2 août 2012, le corbeau freux et la corneille noire sont classés comme nuisibles. Ils peuvent donc être tirés, sous certaines conditions et à certaines dates.

Il n’existe apparemment aucun texte interdisant aux agriculteurs de pendre des volatiles morts, même si cette pratique peut paraître inconcevable à certains au XXIe siècle…

« Le coup doit être fatal »

Autre lieu, autre histoire, autre image surprenante. Il y a quelques jours, des tireurs encagoulés ont fait leur apparition dans les rues de Courcelles-Chaussy, près de Metz. Des chasseurs conviés à faire le ménage parmi les corbeaux freux.

« Il est normalement interdit de tirer en agglomération. Sauf sur autorisation préfectorale et de la Direction départementale du territoire », cadrait Gilbert Noviant, conseiller municipal. « On est envahi par ces corbeaux freux, considérés comme nuisibles. » Ici comme ailleurs, selon l’élu, des riverains déplorent « le bruit, les salissures, les dégâts dans les jardins », tandis que les agriculteurs se plaignent des dégâts dans leurs cultures.

Pour autant, les chasseurs de corbeaux n’ont pas la gâchette facile. Et ne s’autorisent qu’un « one shot ». Le coup doit être fatal. « Nous agissons de façon éthique, il ne s’agit pas de faire souffrir les bêtes ni de les blesser », insiste Laurent, adjudicataire de la chasse dans la commune. « De même, la Ligue de protection des oiseaux interdit de détruire les nids. »

La chasse ne peut se faire qu’en vol. Ce qui complique la manœuvre. Difficile aussi de trouver une bonne fenêtre de tir entre les arbres, où les oiseaux s’abritent des balles. Au final, beaucoup de cartouches ont été grillées à Courcelles-Chaussy. Pour une brochette de quelques volatiles.

En voyant les leurs à terre, les autres « corbacs » ont certainement pris du plomb dans l’aile. Pas sûr, toutefois, que cela suffise à les faire déguerpir…

 
Publié le 13 juin 2013, dans véganisme.

« Vigilance Végane Antifasciste a besoin de vous pour localiser les fascistes de la protection animale. »

En fait « Vigilance Végane Antifasciste » était un site qui a publié les photographies des gens d’extrême-droite présents à la manifestation contre la fourrure à Paris en novembre 2012.

Le résultat est que ces derniers jours le site a fermé en catastrophe, parce que l’extrême-droite a affirmé que Clément Méric « connaissait » déjà son meurtrier, car il aurait fait partie justement de ce groupe « Vigilance Végane Antifasciste. »

Ainsi, le meurtrier d’extrême-droite aurait été une victime d’un « intolérant » qui l’aurait traqué depuis cette fameuse manifestation : c’est le discours qui se tient à l’extrême-droite.

Il va de soi que les gens qui ont fait le site en question ont fait une erreur grossière. Créer un site fantôme sans continuité, pour simplement dénoncer, c’est impossible que cela marche (et encore qu’aurait été le résultat), et en plus cela s’avère une bombe à retardement.

La raison en est simple : il est vrai qu’il y a une forte influence culturelle de l’extrême-droite sur la scène de la protection animale. C’est indéniable, mais c’est irrationnel. Il est donc faux de dénoncer le phénomène comme étant conscient. Il est faux de dénoncer tout court.

Ce qu’il faut, c’est être clair, boycotter, et expliquer l’importance d’être rationnel dans la lutte pour les animaux. Être rationnel, par exemple, dans les définitions.

Jamais l’extrême-droite ne pourrait avoir l’influence qui est la sienne s’il y avait une distinction nette entre véganisme et végétarisme, que justement les réformistes de la protection animale tentent de gommer à tout prix.

Il est vrai qu’une personne même pas vegan peut faire imprimer des t-shirts « Fondation Brigitte Bardot – vegan », comme cela a été le cas. Mais les personnes aimant les animaux ne plaisantent pas avec les principes… A condition que les principes soient reconnus et affirmés.

C’est pourquoi un site fantôme comme « Vigilance Végane Antifasciste » a été une erreur vraiment grossière. Les gens d’extrême-droite ne protègent pas les animaux, ils prétendent le faire.

Si on aime les animaux, on le voit et on refuse toute hypocrisie. Car la schizophrénie n’existe pas : on ne peut pas être d’un côté fasciste ou antifasciste, de l’autre pour la protection animale. La vie est un tout.

Et donc, l’extrême-droite ne peut jamais assumer concrètement la protection animale, c’est une question de valeurs. Et les valeurs d’individualisme social et de soumission nationale sont incompatibles avec l’affirmation de la nécessaire unité humaine pour reconnaître la Nature et toutes ses composantes.

Aujourd’hui, la protection des animaux est sincèrement recherchée par beaucoup. C’est une chose qui compte et on peut très bien considérer que c’est central pour ces personnes.

Il ne s’agit donc pas de leur dire que les fachos sont des vilains, car c’est une abstraction : ces gens ne raisonnent pas en ce sens. D’ailleurs, ils ne raisonnent pas mais ressentent, et ils sont horrifiés, choqués par la situation pour les animaux.

Si donc alors nous avons raison et l’extrême-droite a tort, alors la voie de la libération animale passe par l’affirmation de l’universalisme, pas par des caricatures comme quoi Bardot serait une facho et autre argumentation oubliant finalement totalement la question animale.

C’est une question de confiance : les gens aiment les animaux, et les gens de la protection animale sont plein de contradictions, parfois insupportables, mais ils sont sincères. Il faut être ferme et refuser, mais pas dénoncer : il faut prouver concrètement que les principes, la morale, la démarche, les valeurs… vont de pair avec la clarté et l’utilisation de la compréhension raisonnable de ce qu’est Gaïa.

Petit rappel des articles sur ce sujet important:

Des ultra-nationalistes à la manifestation parisienne contre la fourrure

Une réponse du Collectif de la Marche contre la fourrure

Clément Méric était végétalien

Le meurtrier de Clément Méric était à la « manifestation contre la fourrure »

 

Qui vit avec des chats sait à quel point ils aiment leur tranquillité et leur confort (finalement, comme tout le monde!). Ils vont souvent dormir dans des endroits improbables, bien cachés et terrés dans leur nid douillet.

Les objets du quotidien pour le confort des chats et chattes sont souvent encombrants, et dans un (petit) appartement, il n’est pas facile d’offrir le confort aux matous. Entre les incroyables arbres à chats à plusieurs étages, les maisonnettes, les hamacs de radiateur etc. tous ces objets prennent beaucoup de place et dans un lieu de vie restreint, il souvent malheureusement impossible d’offrir ces accessoires aux chats.

Un hamac très astucieux remédie à ce manque de place, il s’agit du Cat Crib. Et si l’on se fie à ces photos, les chats semblent drôlement apprécier ce hamac !

Le Cat Crib est un hamac lavable en machine, recouvert de tissu polaire, il offre de ce fait un matelas doux et chaud, pour nos amis frileux en quête de chaleur.

Ce hamac s’attache par quatre sangles en bandes velcro, il s’adapte sous les chaises (ou petites tables) hautes d’environ 45,7 cm à 68,6 cm et il supporte un poids maximum de 9 kilogrammes.

Les pieds de la chaise doivent être suffisamment épais pour attacher les sangles, les pieds fins et métalliques ne sont pas adaptés pour ce système. Voici une vidéo de présentation du Cat Crib, qui montre à quel c’est d’utilisation facile.

Ces hamacs sont disponibles en coloris noir, en violet et en beige sur le site de Cat Crib, sur cette page.

Le hamac pour chats Cat Crib est assez récent, il serait bien qu’il soit bientôt disponible en vente en France, car au vu des photos des chats dormant dans ce hamac confortable, il serait difficile de ne pas se laisser tenter pour faire plaisir à son chat avec ce hamac bien pensé, qui offre tranquillité et un espace paisible.

Il est très important de ne pas céder à la facilité et de toujours rechercher le meilleur pour nos amis et amies partageant notre vie (ou plutôt nous partageant la leur). Être attentionnéE et jamais passif ou passive, voilà ce qui est une base de la compassion et du progrès dans une morale plus développée. Et quel bonheur de partager le leur (de bonheur!), de méditer sur la satisfaction trouvée dans des bonheurs simples et naturels!

 

Il y a du nouveau dans le procès autrichien des activistes de VGT. Il y a quelques temps, le méga procès s’était soldé par l’acquittement des 13 activistes. Cet acquittement s’est vu rejeté par la haute autorité juridique autrichienne pour 5 personnes.

Cette fois, par contre, l’accusation d’association criminelle / mafieuse n’est pas rétablie. Les accusations sont cependant les suivantes (dans les catégories du droit autrichien) : assaut, dommages criminels, cruauté envers les animaux et résistance à la violence de l’État.

Parallèlement, le procureur du méga procès a grimpé les échelons et a été nommé procureur principal d’État, alors qu’il y a deux jours la télévision nationale diffusait un reportage sur le méga procès !

Il n’est pas difficile de voir ce que cela signifie : le procès a été perdu, mais l’État autrichien compte bien « maîtriser » la libération animale, parce que cela a un contenu explosif.

Rien que le mois dernier la mairie de Vienne organisait une conférence gratuite sur les pigeons en ville, de 9h à 17h, avec buffet, pour une discussion entre experts de l’urbanisme et associations s’occupant des animaux, le tout étant ouvert officiellement « à toutes les personnes amies des pigeons. »

Autant dire que par rapport à la France, on a plus l’impression que cela se passe non pas à 1000 km, mais pratiquement sur une autre planète…

Autant dire donc que la question animale est d’un écho tel qu’il faut, pour l’État, « gérer » la situation, d’où les bâtons dans les roues sur le plan juridique, pour faire perdre du temps, de l’argent, décourager, etc.

Les 5 activistes ne sont pas membres de l’association VGT, qui pour autant et bien entendu s’opposent formellement à la répression.

Les actions concernées par les accusations sont des actions illégales de 2006 à 2008, la destruction de panneaux publicitaires et de vitres, une intervention contre une ferme de cochons (qualifiée de cruauté contre les cochons), des tentatives « d’intimidation » contre des entreprises, une opposition à une arrestation en mars 2007.

Ce qui est visé, c’est l’activisme pour la libération animale en tant que démarche autonome. Au mieux, la question animale est censée se limiter à une sorte d’à côté surveillé et n’allant pas trop loin.

L’État autrichien ne veut pas que ce soit une culture alternative autonome par rapport aux institutions, car cela risquerait de « déborder » et de déboucher sur une remise en cause du système en plus.

Tout cela est évidemment une situation très différente d’en France, mais pas forcément dans le sens où on peut le penser de prime abord. Contrairement à ce que pensent ceux qui veulent effacer la libération animale au profit d’un réformisme végétarien, la situation est en fait encore plus explosive en France qu’en Autriche.

En France, la question de la Nature a tellement été niée qu’elle ne peut s’exprimer que de manière franche, radicale, bouleversant tout sur son passage. Le véganisme n’est pas aussi fort qu’en Autriche aujourd’hui, mais demain quand la prise de conscience absolument inévitable va se faire, cela va frapper encore plus fort, encore plus profondément.

Encore faut-il que le véganisme soit authentique et populaire – bien loin donc des revendications d’oeufs bio chez Monoprix…

 
Publié le 10 juin 2013, dans véganisme.

Nous avions parlé du fait que Clément Méric était végétalien ; or, il s’avère que son meurtrier était présent à la fameuse manifestation parisienne contre la fourrure où il y avait des activistes ultra-nationalistes.

Il était avec eux et l’information a même été rendue public par un autre militant ultra-nationaliste (d’une autre organisation cependant), Alexandre Gabriac, sur son compte twitter.

Gabriac Alexandre GABRIAC 8 Juin

#Esteban un assassin ? Pendant que #ClementMéric chassait du nationaliste, Esteban luttait pour la cause animale. pic.twitter.com/SXNh5RahN0

Voici l’image qui a été publiée en même temps sur Twitter.

L’information a été rediffusée par la suite, notamment par Laurent de Boissieu, journaliste politique au quotidien catholique La Croix, qui en profite pour tacler au passage la libération animale :

l’extrême droite païenne est depuis longtemps impliquée dans les associations de défense des « droits des animaux », refusant par anti-judéochristianisme la valeur différente donnée dans la Bible entre la vie humaine et la vie animale (sacrifice par Abraham d’un bélier et non de son fils Isaac ou Ismaël pour les musulmans, Genèse 22, 1-19). Ce qui n’empêche bien entendu pas par ailleurs un juif, un chrétien ou un musulman de s’opposer à la souffrance animale!

Le journal gratuit Metronews a donné également cette information, qui va avec puisque la personne dont il est parlé était également présente à la manifestation contre la fourrure, parmi les ultra-nationalistes :

« Depuis qu’il est installé dans la capitale, le jeune homme, devenu agent de sécurité, ne vit pas seul. Il a rencontré Katia, de 12 ans son aînée, et habite chez elle. Végétarienne convaincue, elle milite pour la cause animale. »

Tout cela est pour le moins surprenant, et en même temps pas du tout. En fait, si jamais Clément Méric était passé à cette manifestation, il aurait donc été présent en même temps que son meurtrier ! C’est quelque chose de tout à fait possible…

Mais est-ce bien étonnant ? La question animale est une grande question du 21e siècle, parce que la Nature est la grande question du 21e siècle. Il s’agit de reconnaître Gaïa, et donc de reconnaître la sensibilité.

Au pays où la philosophie mécaniste de Descartes a totalement triomphé, c’est évidemment encore plus révolutionnaire qu’ailleurs. C’est une question qui brûle les doigts, c’est une question qui polarise immédiatement. Bref, c’est révolutionnaire, au grand dam des partisans de la protection animale qui aimeraient bien que cela ne soit pas et que cela se réduise à une question de morale chrétienne.

Est-ce que cela veut dire alors que le meurtrier de Clément Méric était un « révolutionnaire » ? Dans son imaginaire, c’était le cas, et c’est pourquoi il ne pouvait pas éviter la question animale. Il ne pouvait pas éviter cela. Aucune personne sincère et révolutionnaire ne peut éviter la question animale.

Bien sûr il ne pouvait pas pour autant être vegan, car pour cela il faut comprendre la question de la libération animale, la question de la Nature. C’est ce qu’a compris par exemple Sebastian Angermüller.

Sebastian Angermüller a été un cadre nazi en Allemagne pendant 10 années de sa vie ; militant « nationaliste autonome », il a été l’un des artisans de la mise en avant de la question animale à l’extrême-droite.

Mais il s’est aperçu que bien sûr c’était contradictoire. Le fascisme et la libération animale s’opposent ; il a donc rejoint l’antifascisme. Et à part une brève période (2007-2008), les nazis allemands ont abandonné la question animale.

Mais ils reviendront, inévitablement, ils doivent le faire, et plus haut nous citions Alexandre Gabriac, qui vantait l’engagement pour la cause animale du meurtrier de Clément Méric. Il ne faut pas se leurrer : Alexandre Gabriac n’en a rien à faire de la cause animale, et encore moins de la libération animale.

Ceci dit et toutes proportions gardées, le végétalisme de Clément Méric a pu également être mis en avant de-ci de-là comme une « valeur éthique », par des gens n’ayant rien à voir avec le véganisme…

C’est ça qui est le plus frappant. Le véganisme n’est pas partout loin de là, et pourtant il est partout. La question animale est incontournable, et elle est révolutionnaire. Elle est quelque chose qui parle, mais encore faut-il que ce soit de manière appropriée.

Le meurtrier de Clément Méric aurait-il suivi la voie de Sebastian Angermüller? Peut-être pas, mais en tout cas, le résumer à un « individu » n’a pas de sens et c’est nier sa quête de radicalité.

Et justement le végétarisme est acceptable par le fascisme, pas le véganisme. Les personnes organisant la marche contre la fourrure avaient réagi de manière claire suite à notre critique de la présence de fascistes dans leur manifestation.

Nous disions que c’était irréaliste, et là alors qu’un des fascistes s’est avéré être un assassin, ce que disaient notamment les personnes organisant la manifestation s’avère faux :

« Voilà pourquoi nous n’exclurons pas si nous pouvons nous retrouver sur un thème commun. Nous n’exclurons pas si le message partagé est le même. Nous ne demandons pas aux gens de venir avec

leur carte politique mais juste avec leur cœur. Si pendant cette Marche, nous pouvons aussi toucher les humains pour qu’ils abandonnent leur haine contre les autres humains, pourquoi ne pas le faire ? »

Si le thème est révolutionnaire, alors cela est vrai, mais la lutte contre la fourrure est une lutte d’arrière-garde, qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

Si la manifestation contre la fourrure avait vraiment été progressiste, alors un jeune de 20 ans vivant à la campagne et étant à moitié espagnol n’aurait pas continué à être un nazi six mois plus tard, frappant à mort un végétalien.

C’est malheureusement aussi simple que cela, et c’est cela qui est dramatique, et non tragique.

 
Publié le 9 juin 2013, dans vie animale.

 

 Au sujet du procès de l’affaire de maltraitance d’Ecuras, il était donc possible de constater qu’il y avait un appel du secteur de la « protection animale » à reconnaître les institutions.

Or, il est évident que c’est inacceptable. En l’occurrence, lors du procès, dont le délibéré est le 21 juin, qu’a demandé le procureur ?

Le procureur a demandé

- six mois d’emprisonnement avec sursis et 120 heures de travail d’intérêt général

- huit mois d’emprisonnement avec sursis (pour la seconde personne accusée, absente au procès).

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’il est dit à la société : il est possible d’enfermer des animaux et de les laisser mourir à petit feu, sans qu’aucune condamnation ne soit prononcée.

Naturellement, on peut penser que la prison telle qu’elle existe aujourd’hui, dans cette société, n’apporte rien.

De la même manière, frapper au portefeuille (ce qui est une tactique de nombreuses associations, qui se portent partie civile et donc trouvent ainsi également un financement) n’a pas forcément de sens, ce qui est évidemment le cas avec des personnes très pauvres.

Pour autant, il doit y avoir répression contre ces gens, mais l’État n’a aucune intention, et pour cause, de réaliser cela. La seule manière serait en effet de confronter ces gens maltraitant les animaux à la réalité, en les forçant à servir les animaux, à découvrir leur réalité (de manière très encadrée, cela va de soi).

Or, l’Etat n’en a rien faire des animaux. Qu’est-ce qui est jugé ici au procès : la maltraitance aux animaux ? Non, ce qui est jugé, c’est en fait le trouble à l’ordre public.

Comme il y a des personnes aimant les animaux, tout cela fait désordre. Mais cela n’ira pas plus loin. La preuve ? Pourquoi est-ce que ce n’est pas l’État qui prend en charge les animaux ? Pourquoi est-ce que c’est à des associations de le faire ?

Parce que pour l’État, tout cela n’est qu’une sorte de vaste à côté dont il ne compte pas s’occuper, car il ne considère pas qu’il est là pour cela. Il rétablit l’ordre, maintient une société policée pour que le capitalisme tourne, le reste ne le regarde pas.

Regardons d’ailleurs ce que dit la loi :

CHAPITRE unique : Des sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux.

Article 521-1

Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l’animal, qu’il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l’animal et prévoir qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.

Qui a été condamné à la prison pour cela ? Parions le : personne. Qui le sera ? Parions le : personne.

Le procureur a-t-il suivi la loi ? Non, il ne l’a pas fait, puisqu’il est parlé de deux ans d’emprisonnement. Mais quel procureur pourrait assumer de demander un emprisonnement ?

Absolument aucun. Car ce sont des milliers, de dizaines de milliers de personnes qu’il faudrait mettre en prison une fois cette boîte de Pandore ouverte !

Dans cette société, jamais la loi n’aidera les animaux !

 

Nous avions parlé tout récemment de l’appel aux dons d’un refuge suite à une découverte affreuse à Ecuras (voir ici). Le quotidien Sud Ouest a mené un travail journalistique assez conséquent en présentant le procès, mais également le point de vue des partisans de la « protection animale. »

Voici le compte-rendu du procès par une journaliste:

10 h 25
« Les animaux étaient devenus des objets de consommation presque jetables. La maison était vidée de ses principaux meubles: seuls étaient restés les animaux », dit le procureur Martin Vivère-Darviot. Il requiert 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 120 heures de travaux d’intérêt général contre Julie, huit mois d’emprisonnement avec sursis contre Geneviève. Et demande la confiscation de l’ensemble des animaux. Le délibéré sera rendu le 21 juin.

10h15
« Elles ont fait le choix malsain de cacher les animaux, portes fermées à clé, volets fermés: les animaux étaient à l’abri des regards », fait remarquer Me Patrice Grillon, avocat de l’Association nationale pour la défense des animaux et la fondation Stéphane Lamart.

10h10
Avocate du refuge SPA, Me Marie-Géraldine Coupey rappelle le calvaire de Shakira, une femelle labrador enfermée à l’étage avec ses chiots : « On a laissé une chienne manger ses chiots un par un. Dans les selles de l’animal, on a retrouvé des poils et une petite griffe. Cette chienne a mangé ses chiots pour survivre. » Rebaptisée Maya, la chienne a été sauvée in extremis. Elle marche à nouveau depuis le début de la semaine.

10 heures
Julie, à qui le juge reconnaît « le courage d’assumer » à l’audience, touche le RSA. Elle suit une formation « dans l’agriculture ». Le procureur veut en savoir plus: « Dans quel secteur? » Réponse de Julie: « L’élevage de chèvres laitières » Le procureur:  »Vous vous en sentez capable? » Julie: « Je vais bien voir »

9h50
Les ex-compagnes se renvoient la responsabilité du sort des animaux: « on en avait trop, on avait beau en parler, à chaque fois, elle se braquait », dit Julie. Le procureur se lève: « Vous attendiez quoi, qu’ils décèdent petit à petit? » Réponse de Julie: « On est deux à prendre des décisions. »

9h45
« J’allais les voir à peu près tous les jours », souffle Julie, à la barre, depuis son départ de la maison d’Ecuras, « le 5 ou 6 du mois dernier ». Nourrissait-elle la vingtaine de chiens, chats et brebis: « J’y suis allée plusieurs fois. Quand il me restait des croquettes, j’en amenais. »

9h15
Pantalon taille basse, main dans les poches, Julie, 27 ans, comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel d’Angoulême pour abandon volontaire d’animaux.

Le 20 mai, une quinzaine de chiens et chats avaient été retrouvés morts ou faméliques à leur ex-domicile d’Ecuras, déserté depuis plusieurs semaines. Geneviève, son ex-compagne, elle aussi poursuivie, ne s’est pas présentée devant le tribunal.

La salle d’audience est bondée : nombre de bénévoles de la SPA de Mornac portent sur eux l’image d’une des bêtes recueillies au refuge

Voici le second article, où l’on voit par contre l’incapacité terrible, et absurde, des personnes pour la protection animale à avoir une vue d’ensemble. C’est le paradoxe: un courage plein d’abnégation et de sacrifice d’un côté, et de l’autre une incompréhension du véganisme et de la libération animale. Le prix à payer est bien entendu une terrible souffrance psychologique, de par la contradiction que cela induit !

Animaux maltraités en Charente: « Nous voulons que la peine soit exemplaire »

Trente bénévoles de la SPA assistent au procès, ce vendredi à Angoulême. Ils ne toléreront « aucun comportement ou propos violents »

Maya ne quitte plus Nadine Boissout. « Elle marche depuis deux jours », dit la directrice de la SPA de Mornac. Un petit événement pour la maigrichonne femelle labrador, à bout de forces dans la maison d’Écuras le jour où gendarmes et bénévoles du refuge l’ont trouvée.

C’était samedi 20 mai, avec 11 autres chiens, trois chats et une chèvre livrés à eux-mêmes. Ce vendredi matin, leurs maîtresses, Geneviève, 40 ans, et Julie, 27 ans, seront jugées par le tribunal correctionnel d’Angoulême pour abandon volontaire d’animaux domestiques.

À Mornac, impossible de manquer le chenil estampillé « chiens d’Écuras » où se trouvent la plupart des animaux remis à la SPA. Et nul besoin de dresser le triste inventaire des côtes saillantes : certaines ont encore le regard apeuré mais, en quinze jours, toutes les bêtes se sont remplumées.

Seule mauvaise nouvelle, un des trois chats recueillis n’a pas survécu. L’élan de solidarité relayé par la presse et les réseaux sociaux s’est traduit par un afflux de dons s’élevant à 8 000 euros. Une somme inespérée à l’heure de régler les nombreux soins vétérinaires des bêtes, l’achat de nourriture, etc.

Et si le petit monde du refuge tourne beaucoup autour des bêtes d’Écuras depuis deux semaines, l’épilogue en sera sans doute l’audience matinale du tribunal correctionnel. Une trentaine de bénévoles du refuge y sont annoncés au tribunal. Et trois autres associations nationales de protection des animaux, dont la fondation Brigitte-Bardot et 30 Millions d’amis, devraient être aussi représentées.

Nadine Boissout n’avait pas retenu ses larmes en trouvant Maya derrière une porte à l’étage de la maison. Sans espoir, le labrador avait dévoré ses propres chiots, probablement déjà morts.

« On voudrait une punition exemplaire. C’est de la cruauté que de les avoir laissés enfermés derrière des portes. On sera la voix des animaux : on nous dit parfois “ce ne sont que des chiens !” Mais ce sont des êtres sensibles, doués d’émotion. »

Reste à canaliser la colère des particuliers qui se rendront au tribunal. Katia Amirault-Faury, présidente du refuge, y veille : « Il y a parfois des commentaires extrêmement véhéments sur les sites Internet. Il ne faut pas assimiler ces comportements agressifs au refuge », prévient-elle.

D’où le message explicite qui tourne en boucle sur la page d’accueil du site Internet de la SPA de Mornac : « Nous voulons que la peine soit exemplaire et nous devons tous nous comporter de manière exemplaire. Le refuge ne tolérera aucun comportement ou propos déplacés et violents à l’égard des auteures des faits. Toute personne désirant assister au procès devra garder le silence par respect pour le tribunal. » Et de préciser à toutes fins utiles que « banderoles et panneaux sont interdits ».

Un procès auquel sont suspendus Maya et toute la petite troupe d’Écuras. Les demandes d’adoption ne manquent pas au refuge, maisles animaux devront attendre l’issue du procès avant de trouver un nouveau maître : ce sera au juge de confisquer – ou pas – les animaux à leurs propriétaires.

Les deux femmes encourent jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

 
Publié le 7 juin 2013, dans véganisme.

 
Publié le 7 juin 2013, dans véganisme.

Hier, à l’annonce du décès de Clément Méric suite à une agression par des skinheads (dans leur version d’extrême-droite) à Paris, il a été diffusé l’information selon laquelle il était végétalien et anti-spéciste.

Nous ne savons pas si cela est vrai, mais c’est bien entendu tout à fait possible. La question animale est incontournable quand on est progressiste, et de nombreuses personnes assument cela.

Cependant, il y a quelque chose qu’il faut noter ici. Ce n’est certainement pas comme si le véganisme était une démarche reconnue à l’extrême-gauche. Il y a bien entendu des végans, et inversement à l’extrême-droite le véganisme est décrié comme une valeur de « faibles. »

Mais à l’extrême-gauche le véganisme est toléré, plus qu’accepté ; être végan est une sorte de « plus », pas une valeur en soi et aucunement quelque chose de reconnu comme universel.

Il faut le préciser, parce qu’il faut bien constater que les gens végans sont pris en otage pour des démarches n’ayant parfois rien à voir.

Lorsque par exemple nous avons critiqué dans un article les fachos présents à la manifestation contre la fourrure (et rejetés a posteriori par ailleurs par les gens de la manifestation), cet article a pu être repris assez largement de-ci de-là.

Mais nous étions alors un simple « alibi » vegan. Or, nous ne voulons pas être un alibi, nous ne considérions pas que le véganisme soit un « à côté » d’une démarche progressiste, et la personne végane n’a pas à se résumer à un statut de la personne végane « de service. »

Notre article sur les fachos tentant de s’approprier sur une base fausse la question animale a pu être récupéré par des gens n’en ayant pas plus à faire des animaux que les dits fachos. Il y a là quelque chose qui n’est pas à accepter.

En Allemagne, le véganisme est largement reconnu comme une valeur en soi à l’extrême-gauche, ce n’est pas une sorte de « concept » aux contours flous comme ici.

Et on sait très bien que le flou nuit fondamentalement aux principes, et que le véganisme n’est rien sans les principes les plus stricts.

Bien entendu, cela n’a pas de rapport direct avec la mort de Clément Méric. Plutôt un lien indirect, parce que si les progressistes n’adoptent pas toutes les valeurs progressistes, alors forcément derrière l’extrême-droite peut se développer.

Il ne faut pas s’étonner que l’extrême-droite progresse si des thèmes sont oubliés, voire même niés. Vu le rejet de la libération animale et de l’écologie à l’extrême-gauche, il ne faut pas s’étonner que derrière les fachos tentent de surfer là-dessus.

C’est bien entendu le vieux débat de savoir s’il faut être « anti » ou proposer des valeurs, et de savoir ce qui est principal. Aussi, il nous apparaît important de souligner que le véganisme ne doit pas être négociable.

La libération animale n’est pas un « à côté » négociable et soluble à différents degrés dans le végétarisme, la protection animale, ou même n’importe quoi de « révolutionnaire. »

On ne peut pas être révolutionnaire et ne pas être pour la libération animale, tout simplement. Prétendre le contraire, c’est ne pas reconnaître les faits, c’est ne pas reconnaître les animaux !

 

Voici un intéressant article du journal économique les échos. Une analyse économique sérieuse ne peut pas faire l’impasse sur le marché très important, et particulièrement rentable, des « animaux de compagnie ». On notera d’ailleurs que l’article « omet » le fait que la « production » des « animaux de compagnie », « production » légale et illégale, relève également de la bataille capitaliste pour les profits.

Il ne faut pas oublier non plus que les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires relèvent pareillement du capitalisme lié aux animaux dits de compagnie. C’est un marché très important qui est ici « oublié. »

Il est important de voir cela pour avoir un aperçu général, et également pour étudier le rapport aux animaux des gens en France.

Animaux de compagnie : un marché de 4,2 milliards d’euros

En France, un foyer français sur deux possède un animal. Quelque 580 millions d’euros sont dépensés pour eux chaque année en hygiène et soins, et 405 millions d’euros en accessoires.

Le nombre d’animaux de compagnie ne cesse de croître en France. Avec plus de 63 millions d’animaux domestiques, la France est désormais le pays qui compte le plus de chiens, chats, poissons et autres rongeurs… de toute l’Union européenne. Un foyer français sur deux possède un animal.

Et l’argent dépensé pour eux ne cesse lui aussi d’augmenter, comme le montre une infographie publiée par Wamiz.com , site internet français dédié aux animaux de compagnie.

Les dépenses en alimentation, accessoires et soins de ces animaux domestiques représentent chaque année 4,2 milliards d’euros, contre 3,2 milliards en 2006, selon une étude Promojardin . Quelque 580 millions d’euros sont consacrés à l’hygiène et aux soins et 405 millions d’euros aux accessoires. Les propriétaires dépensent en moyenne 800 euros par an pour un chien et 600 euros pour un chat. En revanche, 4% d’entre eux seulement sont assurés.

L’infographie complète :

 
Publié le 5 juin 2013, dans véganisme.

Voici une vidéo « à la mode » en ce moment, vu par au moins trois millions de personnes. Nous ne pensons pas, à vrai dire, qu’elle soit authentique. En tout cas, elle est présentée comme telle et largement diffusée selon cette version : un enfant « découvre » que ce qu’il mange était un être vivant.

La question est bien entendu : peut-on devenir vegan « spontanément » ? Nous ne le pensons pas ; devenir végétarien ou végétarienne spontanément, à la limite c’est possible, comme l’histoire le prouve.

Mais pour aller à une véritable reconnaissance, il faut un degré de culture. Il faut une vision d’ensemble, il faut une compréhension de la réalité et une reconnaissance de la sensibilité.

Cela fait beaucoup, et la preuve en est l’énorme arrogance des végétariens (qui s’imaginent être très radicaux), « l’oubli » des animaux par certains végans, etc. Tout est une question de culture.

Voici la vidéo, qui vient du Brésil, insérée dans un article publié par Courrier International.

INSOLITE • Dis maman, quand on mange les animaux, ils meurent ?

Découvrir qu’on mange des animaux morts, ça peut être un choc. En tous cas, c’est est un pour ce petit Brésilien, qui se rend soudain compte qu’il a un poulpe trépassé dans son assiette.

Incrédulité, désarroi, cri d’amour pour le règne animal : le manifeste de ce végétarien en culotte courte cartonne sur You Tube, avec plus de 1,5 millions de vues en quinze jours.

Luiz : Ca va ?
Sa mère : Ca va
M : Maintenant mange tes gnocchi au poulpe
L : D’accord maman
L : Ce poulpe ce n’est pas du vrai hein ?
M : Non
L : Alors d’accord
L : Il ne parle pas ? Il n’a pas de tête ?
M : Il n’a pas de tête, ce sont juste les petits bouts des pattes du poulpe
L : ?? Mais .. la tête est dans la mer ?
M : Sa tête est chez le poissonnier
L : Le monsieur .. l’a coupée comme ça ?
M : Oui L : Pourquoi ?
M : Pour qu’on puisse la manger, sinon il faudrait tout avaler d’un coup
L : .. Mais pourquoi ?
M : Pour qu’on puisse la manger, mon amour. On coupe la vache, on coupe le poulet ..
L : Quoi ? Le poulet ? Non personne ne mange les poulets !
M : Personne ne mange de poulet ?
L : Non .. ce sont de animaux !
M : Vraiment
L : Oui
M : Alors ..
L : Allez ! Mange les gnocchi, mange les pommes de terre alors ?
M : Uhmm .. juste les pommes de terre et le riz
L : D’accord Les poulpes sont des animaux .. Ce sont tous des animaux Les poissons sont des animaux .. Les vaches sont des animaux .. Les cochons sont des animaux ..
M : Oui ..
L : Alors ! … Quand on mange des animaux, ils meurent !
M : Eh .. oui
L : Mais pourquoi ?
M : Pour qu’on puisse manger, mon amour
L : Mais pourquoi ils meurent ? Je n’aime pas quand ils meurent .. J’aime qu’ils restent debout, heureux
M D’accord, on ne va plus en manger alors
L : D’accord ! Ces animaux, il faut s’en occuper .. pas les manger
M : Tu as raison mon fils. Alors mange les pommes de terre et le riz
L : D’accord. Pourquoi tu pleures ?
M : Je ne pleure pas, tu m’as émue
L : Je fais quelque chose de beau ?

 
Publié le 4 juin 2013, dans vie animale.

 
Publié le 4 juin 2013, dans architecture, vie animale.

Dans notre article consacré au café Neko autrichien, café où se trouvent des chats, nous disions ceci : « Il est évident, que de ce fait, on voit mal l’expérience être reproductible en France. »

C’était l’année dernière, et un an après, la nouvelle vient de tomber : un bar à chats devrait ouvrir ses portes à Paris à partir du mois d’août. C’est une initiative capitaliste de la part de quelqu’un qui a établi un projet fondé sur les chats comme « objets de promotion » pour appeler à récolter des fonds sur internet.

Naturellement, c’est un projet bobo et qui doit donc ouvrir dans un quartier central et « chic. »

Les chats viendront de la SPA (de Paris, qui a donc donné son accord) et auront une mutuelle vétérinaire. Sortir des chats des refuges c’est très bien, mais les sortir de ces prisons pour les mettre en spectacle dans un café c’est une autre affaire !

Comme n’importe quel animal, le chat n’est pas une peluche, il a son caractère, ses envies, ses attentes et ses besoins propres. Les chats sont des êtres indépendants qui décident, eux, quand ils veulent bien recevoir des caresses ou faire un câlin. Surtout quand on sait que « Il y aura des coussins pour s’asseoir sur le sol à côté de votre chat préféré« !

Les chats dorment environ 16 heures par jour. Quand trouveront-ils le temps de se reposer avec toutes ces personnes qui en voudront pour leur argent et voudront donc voir et toucher les chats ?

Surtout que si par exemple au café pour chats de Vienne il y a peu de chats et il y a une salle de repli, là il y en aura une dizaine et apparemment comme seule salle de repli… leurs litières.

De plus, il ne faut pas oublier que l’on est en France, pays où l’animal n’est qu’un meuble aux yeux de la loi, et dans beaucoup d’esprits l’animal doit obéir et se soumettre aux caprices. Surtout que la « ronronthérapie » est un argument vendeur car les ronronnements des chats seraient connus pour être déstressants et apaisants.

C’est d’ailleurs l’argument que met en avant l’initiatrice du projet, qui dit que « le ronron d’un chat sur vos genoux procure plaisir et détente » dans cette vidéo.

On ne vit pas encore dans un monde vegan où les désirs des animaux sont pris en compte et respectés, alors que fera le personnel si les chats ne veulent pas être assaillis de caresses? Que fera le personnel si les chats dorment toute la journée et refusent de se soumettre aux clients?

Et que fera le personnel si un chat griffe ou mord un enfant un peu trop insistant avec l’animal? Selon la loi, il sera inévitablement euthanasié!

On a ici la conception du chat comme « robot » devant être gentil, une aberration qui ne peut tourner qu’au drame.

Adopter des chats c’est bien entendu très bien, mais se servir d’eux pour s’attirer de la clientèle, avec l’appui de la SPA, et même de la Préfecture, c’est purement terrifiant. On en est au point où il faut placer à tout prix, et dans ce cas présent, des animaux sociaux, bien dociles et assez gentils pour supporter sans broncher les sollicitations incessantes des clients.

Cela s’appelle l’esclavage. Et pendant ce temps, les chats âgés et ceux au comportement difficile continuent de croupir dans les refuges prisons!!! Parce que la sale mentalité consommatrice a encore et toujours l’hégémonie!

Certaines personnes pourront encore trouver que critiquer cette initiative est injuste et déplacé. Sauf qu’il est évident que tout animal, soumis aux caresses, aux bruits, aux cris sera inévitablement stressé et mal dans sa peau. Avoir été placé en refuge est déjà une terrible épreuve, les adopter là-bas pour les confronter ensuite aux insistances des consommateurs est une manipulation marketing complètement aberrante.

Le café des chats cherche actuellement des aides financières pour que ce lieu voit le jour. Parallèlement, une pétition, qu’il est possible de signer, a été mise en place pour que ce projet n’aboutisse pas.

Bien contrairement à ce qu’affirme l’initiatrice du projet, ce bar à chat vise à satisfaire des consommateurs uniquement, et le bien être animal qu’elle prétend hypocritement vouloir ne peut pas être respecté dans ces conditions.

On est ici dans la même logique sournoise que l’industrie de la viande bio : un  animal dont on s’occupe « bien » afin qu’il soit « heureux » et rende les clients heureux. C’est typiquement le même business basé sur l’exploitation et l’hypocrisie. De fausses idées visant à donner bonne conscience, ça ne va pas plus loin!

Ce bar à chats va réduire les chats au rang de peluches et de jouets, le but principal étant la satisfaction de chaque client, c’est très clair pour la responsable du projet : « Je suis vraiment très attirée par tout ce que j’ai pu lire sur la ronronthérapie et les bienfaits d’avoir un chat près de soi. »

 

Dans notre article du mois de septembre 2012, consacré aux pigeons qui souffrent à cause des fils entourés à leurs pattes, nous disions qu’il arrivait que des pigeons se retrouvent avec un fil qui relie les deux pattes ensemble. Fils qui peuvent être de différentes origines : cheveux, fil de couture, ficelles, fils de poubelles etc.

C’est le cas d’un pigeon qui a été trouvé dans cette sinistre situation, comme le montrent les photos ci-dessous.

Même si le pigeon peut encore voler, dans cet état de souffrance il est très fragile et soumis bien plus facilement aux dangers.

Trouver de la nourriture avec un boulet aux pattes devient encore plus difficile qu’en temps normal. Si l’on fait un minimum attention, il est facile de voir que dès qu’un pigeon trouve de quoi manger UN PEU, d’autres affamés arrivent immédiat en volant ou courant! La nourriture est tellement rare et précieuse, que les plus vigoureux prennent le dessus.

Le pigeon présent sur les photos ci-dessous avait les pattes reliées par des cheveux. Par un impressionnant amas de cheveux très laborieux à retirer, et très douloureux pour l’oiseau!

Des fils qui s’incrustent si profondément dans la chair ce n’est pas anodin, et même avec beaucoup de douceur, l’oiseau souffre quand on lui retire ces fils!

Il est indispensable d’avoir en tête qu’avant de mourir et de tomber, le doigt deviendra boursouflé, complètement informe, noir et fin. Toutes ces étapes s’échelonneront pendant plusieurs semaines très difficiles, où le pigeon se fatiguera, aura de la peine à trouver à manger, se trouvera isolé de son groupe et sera en grande souffrance.

Ce pigeon là avait des orteils en moins, le peu qu’il lui restaient étaient complètement déformés.

Comme nous le disions dans notre précédent article, il est possible d’avoir sur soi une petite paire de ciseaux à ongles et d’essayer d’attraper les pigeons blessés pour les délivrer de leur fardeau.

L’amener chez un vétérinaire ne servira à rien, le pigeon étant « nuisible », il ne sera non seulement pas soigné, mais il est fort probable que le vétérinaire euthanasie le pigeon.

Il ne sera jamais suffisant de rappeler à quel point les pigeons bisets souffrent et sont détestés, il est urgent de les aider et cela peut se faire sous différentes formes : leur donner à manger, leur retirer les fils aux pattes, les faire partir plus loin s’ils se trouvent sur une route fréquentée, récupérer ceux trouvés mal en point dans la rue, aider à améliorer leur image et donner des conseils sur les forums, faire une page web leur étant consacrée, participer à leur adoption.

Certains particuliers ont des volières chez eux, une vie enfermée n’est pas à mettre en avant, mais c’est la seule solution pour les pigeons handicapés non relachables par exemple.

En ce moment, c’est d’ailleurs la période de reproduction et les naissances de pigeonneaux abondent. Les bébés tombés du nid et les nids délogés sont très courants. C’est pour cela qu’il est bien de repérer les endroits où la fréquentation de pigeons est importante et d’avoir l’oeil sur ses protégés !

Les solutions d’aide ne manquent pas, avec un peu de bonne volonté c’est très facile de leur venir en aide d’une manière ou d’une autre !

 
Publié le 2 juin 2013, dans véganisme.

Télérama vient de publier un long article concernant la question animale. C’est vraiment très intéressant, car cela reflète l’intégration des « droits des animaux » dans les institutions, dont Télérama est une composante « catho de gauche » très importante.

Ce qui est frappant dans cet article, c’est qu’il parle de ne « pas dépasser les bornes » dans un sens ou dans l’autre, dans une sorte de « juste milieu » très « catho de gauche » justement. Mais surtout, il explique qu’il n’y aura « pas le droit de vote pour les ­pigeons. »

C’est là une différence essentielle, par exemple, entre le « welfarisme » qui veut des « droits » pour les animaux (mourir « dignement » ou bien ne pas se faire tuer, ou la liberté, etc.), alors que nous nous voulons leur reconnaissance au sein du système Gaïa.

Donc, de notre côté, même si les pigeons ne « votent » pas, aucune décision humaine n’interférant avec leur existence doit être prise. Nous réfutons la vision d’un véganisme « à côté » des animaux, personne n’est « à côté » de Gaïa. Nous en sommes tous et toutes une composante, et il faut étudier comment.

 

Faut-il changer notre alimentation face à la souffrance des animaux ?
Les récents scandales autour de la viande relancent le débat sur notre rapport aux animaux. Il faut revoir le contrat nous liant aux bêtes que nous mangeons.

C’est une malédiction qui se répand à l’heure du déjeuner : dans les assiettes, les côtes d’agneau ne respirent plus la joie de vivre, les cuisses de poulet ont un arrière-goût de métro aux heures de pointe, et les travers de porc, le teint blafard d’un gardien de nuit qui ne voit jamais la lumière du jour. Bon appétit ! Qu’il devient dur de refouler la réalité au moment de lever la fourchette : avec les animaux que nous mangeons, nous dépassons les bornes.

Allègrement, même, si l’on s’arrête un instant sur le « scandale de la viande halal » l’an passé – où l’on apprenait que les abattoirs égorgent volontiers ovins et bovins sans étourdissement préalable, pas seulement pour se conformer aux rites musulman et juif, mais pour faire des économies. Ou, cette année, sur l’épisode dit du « minerai de viande », qui d’un point de vue strictement lexical en dit long sur la considération que l’agroalimentaire porte aux bêtes.

Trop, c’est trop ? Si l’ampleur du malaise est encore floue, il se traduit en librairie par une avalanche d’ouvrages qui interrogent notre relation aux animaux. Rien que depuis le début de l’année : Halal à tous les étals, No steak, Les Droits des animaux, Les animaux aussi ont des droits… En France, le débat sur l’éthique animale, c’est-à-dire l’étude de notre responsabilité morale envers les autres espèces, se hisse désormais en tête de gondole. Et ça n’est pas rien ! Si depuis les années 1970 les pays anglo-saxons se sont passionnément emparés du sujet – vieux comme le monde, l’antique Pythagore l’empoignait déjà –, nous nous entêtions à le repousser avec dédain, voire en ricanant bêtement.

Animal-machine

La faute à Descartes. L’illustre philosophe nous a durablement enfumé l’esprit avec sa théorie de l’« animal-machine ». A l’en croire, les bêtes sont des sortes d’automates, constitués de pièces et de rouages, qui réagissent à des stimuli. Quand vous frappez un bouledogue, un poney ou un macaque, il réagit par automatisme. Mais il n’a pas vraiment mal. Pour cela il faudrait qu’il ait une âme, comme nous. Quelle sensiblerie que de s’émouvoir de ses gémissements…

Certes, nous ne croyons plus guère à ces sornettes. Mais il nous en est resté quelque chose : une manière de railler l’empathie pour les bêtes. Plus largement, l’humanisme que nous chérissons a clairement eu pour effet collatéral de tenir les animaux à distance respectable de notre sphère éthique. Et nous autres Français sommes un poil anthropocentrés. « En France, dit le philosophe australien Peter Singer dans le livre d’entretiens Les animaux aussi ont des droits (1) , c’est peut-être ce « propre de l’homme » philosophique et religieux qui est ressenti comme menacé. Ou peut-être s’agit-il d’une sorte de réaction d’orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce ! »

Peut-être. N’empêche, et nonobstant notre passion épidermique pour la blanquette de veau, en France aussi les lignes bougent. Il ne saurait en être autrement, affirme le philosophe et romancier Tristan Garcia dans un ouvrage remarquable, Nous, animaux et humains (2) . « Notre situation est devenue intenable. » Nous ne supportons plus la « contradiction entre notre représentation de l’animalité et notre manière de vivre en tant qu’humains parmi d’autres animaux. » Le grand écart intellectuel et émotionnel qu’il nous faut sans cesse exécuter nous tiraille douloureusement.

Les chercheurs ont découvert que le porc possède  une vie émotionnelle riche.

Pas facile, en effet, de s’émerveiller de l’instinct maternel de la baleine à bosse, du comportement social du suricate et de mille autres choses épatantes que les éthologues découvrent jour après jour, ni d’éprouver de grands élans fraternels pour le chimpanzé, dont on martèle qu’il partage 98,7 % de nos gènes, tout en mordant dans un sandwich au poulet (de batterie).

« Tout récemment les chercheurs ont découvert que le porc possède une vie émotionnelle riche et des capacités cognitives très développées, dans certaines situations égales ou supérieures au chien et aux grands singes, souligne l’éthologue Boris Cyrulnik. De telles études bouleversent la manière dont on considère habituellement les cochons. Je crois que notre propre empathie va se heurter de plus en plus au fait de les maltraiter. Et ce qui est valable pour les cochons l’est évidemment pour d’autres espèces. (1) »

Curieux paradoxe : à mesure que nos connaissances nous rapprochent des autres espèces, notre mode de vie nous en éloigne. Pis, il empêche tout contact avec les bêtes destinées à nos estomacs. Veaux, poulets, cochons sont désormais élevés – ou plutôt produits – loin des regards, dans des bunkers industriels (en France, plus de 90 % de la viande que nous consommons) tout entiers régis par des techniques d’élevage qui n’ont d’autre finalité que de produire un maximum de protéines. Les animaux n’y jouissent d’aucune considération. Ce sont de simples choses. De la matière première. Or, selon Tristan Garcia, « c’est précisément parce que l’industrialisation a introduit une séparation entre notre rapport affectif et notre rapport utilitaire vis-à-vis des espèces que nous entretenons et mangeons que nous ne souffrons plus la souffrance des animaux ».

Animaux non humains

La sensibilité de l’homme moderne serait-elle en plein chamboulement ? « J’avance la thèse que le cercle de notre considération morale ne cesse de s’élargir, affirme Peter Singer. Nous nous pacifions en tant qu’espèce. » Le philosophe australien, pionnier de la réflexion anglo-saxonne contemporaine sur notre relation à l’animal, est convaincu que l’humanité est engagée dans un processus irrépressible d’ouverture à l’Autre.

Hier, les esclaves, les indigènes, les femmes ont obtenu des droits. Demain, nous en accorderons aux « animaux non humains » – pas le droit de vote pour les ­pigeons, évidemment, mais quelques droits fondamentaux, à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé. Jusqu’au-boutiste, Singer soutient que le spécisme, c’est-à-dire l’idée d’une hiérarchie entre les espèces, est une forme de discrimination semblable au racisme ou au sexisme.

Il pousse sans doute le bouchon. L’homme n’est pas un animal comme les autres, estime la philosophe Elisabeth de Fontenay dans ce même passionnant livre d’entretiens (1) . « Il a une histoire qui n’est plus seulement l’histoire naturelle, il appartient au monde de la culture. » Ce désaccord sur notre positionnement dans le vivant, parmi les êtres sensibles, constitue sans doute la ligne de fracture la plus profonde dans le champ de bataille actuelle de l’éthique animale. Pour autant, continue Elisabeth de Fontenay, « l’indéniable supériorité de l’homme sur l’animal doit lui servir à accroître sa responsabilité, et non sa maîtrise ». Notre comportement vis-à-vis des bêtes est souvent indigne du genre humain, nous ferions mieux de faire honneur à notre espèce singulière. « Il ne saurait y avoir d’avenir pour l’humanité sans un nouveau contrat avec les animaux. » Un nouveau contrat ? Chiche ! Si l’on en croit le philosophe britannique du XIXe siècle John Stuart Mill, « tout grand mouvement doit faire l’expérience de trois étapes : le ridicule, la discussion, l’adoption ».

À lire :

(1) Les animaux aussi ont des droits, entretiens avec Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay et Peter Singer, réalisés par Karine Lou Matignon (éd. Seuil).
(2) Nous, animaux et humains, de Tristan Garcia, éd. François Bourin.
Halal à tous les étals, de Michel Turin (éd. Calmann-Lévy).
No steak, d’Aymeric Caron (éd. Fayard)
Les Droits des animaux, de Tom Regan (éd. Hermann)

 

J’ai vu, au Zoo renommé d’Anvers, comment l’homme loge, par exemple un ocelot, fauve sans méchanceté, chat parfait, ami du soleil et du confort, et qui languissait, lors de ma dernière visite, dans une sorte de toit à porcs, nu, noir, au ras du sol. Je voulais écrire à Sa Majesté la reine Élisabeth, et puis je me suis découragée, je ne lui ai pas écrit. Peut-être ai-je eu tort.

Et tort également de ne point chercher à me faire entendre de la Direction du Zoo, lorsque à Vincennes on a donné des parades nocturnes, des exhibitions de fauves affolés par les projecteurs… Ne laissera-t-on pas, à ces dépossédés de tout, un refuge : l’obscurité des nuits, l’absence de l’homme ?

Et dans le jour, un auvent, un recoin, une protection quelconque contre la blessante lumière qui contracte la pupille des fauves, donnez-les, geôliers ! Je me souviens affreusement d’une tigresse qui avait un tigrillon nouveau-né. Dans sa cage rectangulaire, rien ne la protégeait contre l’offense des regards. Point d’ombre, point de niche, point de paille, point de retrait pour allaiter et chérir. De droite à gauche, de gauche à droite, sans repos, elle portait entre ses mâchoires son petit, aveugle encore, qui a fini par en mourir…

Je crois que je n’irai plus jamais dans un jardin zoologique, ni une ménagerie. En vain mon ami Thétard, dompteur-né, truchement entre le fauve et l’homme, tente-t-il de me mener voir les efforts que Vincennes multiplie — ainsi faisaient les capitaines corsaires des princesses qu’ils ravissaient à bord de leurs navires — pour changer en amis des captifs.

Pourtant Thétard sait de quoi il parle, quand il prend la parole ou la plume au nom des grands fauves. Pourtant il n’a guère son pareil pour saisir, pendante entre deux barreaux d’une cage, une lourde patte aux griffes en cimeterre, la serrer juste assez, écarter juste assez les beaux doigts gainés, tâter les griffes rétractiles, étonner juste assez une force animale par une autre force, fluidique, et lâcher sa prise à temps, avant que la patte assoupie ne s’éveille, ne raye l’air et la chair, ne se teigne de sang…

Je crois, oui, que c’en est fini pour moi des stations devant les cages. Le cirque m’est dur, à cause de ce qu’on nomme le « travail » des bêtes. Tout au plus supporté-je celui des chevaux. Domestiqué depuis très longtemps, le cheval est une survivance, il a échappé par miracle à la loi qui supprime de notre planète les animaux de haute taille. Il n’a peut-être persisté que parce que son alimentation se confond avec celle de l’indispensable bovin. Il est déformé selon ce que nous avons voulu de lui, il a des tares de fin-de-race, un cerveau qui crée des fantômes, le goût de la musique et des parures.

Peut-être que notre tyrannie, et le travail de la haute école, contentent le cheval dans ce qu’il a en lui de moins chevalin, et qu’il préfère le cirque à la fréquentation des derniers charretiers…

Du moins en ce qui concerne les fauves et les autres hôtes des grands espaces, oiseaux compris, je me repose sur une certitude funèbre : nous n’avons su que les désespérer.

Je ne veux donc plus voir, dans leurs enclos qui ont remplacé la cage, ceux que j’aime d’un si fort attachement. Je vivrai sur les souvenirs que j’ai d’eux. Je lirai ce que les hommes appellent leurs forfaits : un tigre a ébréché son dompteur ; un lion, épris de sa despote bottée, a tué le beau garçon, son heureux rival ; un ours, enragé d’être plus à l’étroit dans sa cage que le cardinal La Balue dans la sienne, met en pièces son gardien…

Je rêverai, loin des fauves, que nous pourrions nous passer d’eux, les laisser où ils sont nés.

Nous oublierions leur forme véritable, ainsi l’imagination refleurirait. Nos arrière-neveux inventeraient, de nouveau, une faune inexpugnable, et la décriraient d’après leurs songes, avec une impudence éclatante, comme faisaient nos aïeux.

Je possède quelques grands feuillets, arrachés à un album ancien d’histoire naturelle, dont les couleurs sont vives sinon exactes. Sur l’un d’eux brille un fruit en forme de cœur, représenté en sa grandeur naturelle, qui passe celle d’un fort coeur de boeuf. Il est comme poreux, et de chaque pore jaillit un gros poil.

Une légende en bas de page nous enseigne qu’il se nomme lickie, et qu’il foisonne sur des arbres hauts de trente pieds, providentiellement répandus à travers des régions désertes, que désolent la faim et la soif. « Véritable providence du voyageur, le lickie a le goût et la consistance de la viande de veau, par là il constitue un mets familial… »

N’êtes-vous pas, rien qu’à lire ces lignes, parfaitement heureux et éblouis ? Ainsi serions-nous, si nous contemplions des documents sur la lointaine faune, dus non pas à la sévère documentation des explorateurs, mais à l’exaltation d’un artiste.

Si quelque décision d’apôtre toute-puissante contenait, dans les limites de leurs jungles, de leurs pampas et de leurs pôles, tous ceux qui languissent ici confinés, je m’engagerais volontiers à vous décrire la bête hors d’atteinte, et à vous donner sujet de rêver : « Le pempek, déjà connu des Anciens, hante les solitudes du Mato Grosso. Il a de grands pieds plats sonores, une trompe à l’aide de laquelle il aspire les vols de papillons. Son encolure est lourde, et la couleur bleue le met en fuite… »

La réalité est autre, et nous n’avons même plus licence d’ignorer comment un boa étouffe une gazelle, comment une panthère, affamée à dessein, ouvre la gorge d’une chèvre qui avait — il faut corser le combat, et le cinéma ne veut pas de victimes passives — son chevreau à défendre. Il est grand temps que je m’éloigne de la réalité, des animaux qu’on dit féroces et des hommes qu’on dit coupables, des oiseaux immobiles, debout sur leurs serres empâtées de fiente, des kangourous peu à peu paralysés, des lionceaux rachitiques.

Où trouverai-je ma thébaïde ? Il n’est ni beau visage humain, ni pelage de neige, ni pennes d’azur qui m’enchantent, s’ils sont marqués de l’ombre intolérable et parallèle des barreaux.

(Colette, En pays connu)

 
Publié le 31 mai 2013, dans architecture, vie animale.

Le terme « Houtong » désigne en chinois une allée, une rue étroite. C’est également le nom d’un village de 200 habitants en périphérie de Taipei (à ¾ d’heure en train), sur l’île de Taiwan.

Le village a perdu toute vie avec la fermeture des mines, mais la population s’est occupée des dizaines de chats errants, et est devenu un centre touristique.

La population s’occupe des chats ; à l’entrée du village, on trouve leurs photos, avec leurs noms. Les touristes font eux vivre le village en consommant les nombreux biens dans les magasins de souvenirs.

Les chats sont cependant encore sauvages ; il n’y a pas d’interférence. Ils sont présents absolument partout dans le village, et apparemment s’accommodent parfaitement des nombreuses visites.

Cela laisse penser au fameux cafés japonais, où les chats sont présents, sauf qu’ici l’espace est bien plus grand, et les possibilités de replis bien plus faciles.

Tout a commencé en 2008 quand un ami des chats a posté des photographies de Houtong. On peut voir de nombreuses photos sur son blog.

Par la suite, le village est devenu très connu et une attraction touristique. Le problème par contre, une fois le site connu, est que des gens abandonnent leur chat dans cette zone, « espérant » de manière hypocrite qu’on s’occupe d’eux.

Et bien entendu, la forte présence d’humains est forcément dérangeante ; voici un panneau recommandant la non utilisation de flashs pour les photographies.

C’est en tout cas un exemple intéressant de cohabitation. Il resterait à étudier dans quelle mesure ces chats ne sont pas exploités comme attraction touristique seulement, à un moment donné. Cela reflète en tout cas bien entendu le grand principe de Gaïa: l’inévitable rencontre des êtres vivants, pour aller de l’avant.

Reste que la cohabitation nécessite bien sûr des avancées: sur le panneau suivant, il est marqué que le village n’accepte pas les chiens! En réalité, la vie étant toujours plus « compliquée », il y en a (en l’occurrence des chiens errants).

Ce village pourrait être un bon exemple d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les êtres humains et les chats, une coexistence respectueuse pour que la terre redevienne bleue et verte.

 
Publié le 30 mai 2013, dans straight edge.

 
Publié le 30 mai 2013, dans straight edge.

Voici un article du Figaro étudiant, qui tente de rassembler les informations données dans un rapport (disponible en anglais ici) de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies. Il va de soi que ce qui est raconté est à prendre « avec des pincettes »: l’affirmation, par exemple, comme quoi on arrête les drogues dures comme on veut a de quoi surprendre.

Ce qui est surtout à retenir, c’est en fait surtout que l’idéologie de la drogue continue de se répandre en France; elle s’installe et devient une composante de la culture.

Les ados français sont les plus drogués d’Europe

Ils sont trois fois plus nombreux à prendre de la coke. Parmi les 15-16 ans, ils figurent parmi les plus grands consommateurs d’ecstasy, cannabis, cocaïne, amphétamines en Europe.

Si la consommation européenne de drogues s’est globalement stabilisée, le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) craint de voir «le chômage des jeunes et les coupes budgétaires opérées faire resurgir d’anciens problèmes». Les Français devraient tout particulièrement s’inquiéter, car nos jeunes adolescents consomment déjà plus que partout ailleurs en Europe.

N°1 sur le cannabis

Ce sont les champions européens de la drogue. Les consommateurs français de drogue âgés de 15 à 16 ans sont toujours parmi les premiers d’Europe pour chaque drogue. Et notamment de cannabis.

Alors que près de 15% des jeunes européens ont déjà fumé au cours de l’année, les Français, eux, sont 22%. Près de 41.5% des 17 ans ont déjà fumé du cannabis dans leur vie et 6% en font une consommation régulière.

La cocaïne touche maintenant les adolescents

Environ 4% des 15-16 ans ont déjà pris de la cocaïne et des amphétamines. Au rayon ecstasy, 3% d’entre eux ont succombé. Si l’âge moyen pour prendre son premier rail est de 22 ans en Europe, près de 3% des jeunes français de 17 ans en ont déjà pris. Soit trois fois plus qu’il y a dix ans.

Pourquoi ce boom de la cocaïne chez les lycéens ?Ils suivent juste la tendance générale d’une banalisation de cette drogue due à une offre plus grande et des prix plus bas, justifie le rapport de l’OFDT.

La toxicologue Michèle Rudler avance une première explication, simplement géographique: «la France est située entre des pays producteurs et un pays consommateur: la Hollande. Elle fait donc office plaque tournante de la drogue en Europe, ce qui multiplie les chances des jeunes d’en consommer».

S’ils expérimentent très tôt, les Français semblent se détâcher plus facilement des drogues dures qu’ailleurs en Europe. Passés la vingtaine, ils passent à autre chose et ne font plus partie des champions de la drogue européens. Entre 15 et 34 ans, jamais plus d’1,8% d’entre eux ne consomment de drogues dures illicites.

 

La manifestation contre le droit au mariage pour les personnes gay et lesbiennes, ce dimanche, a de nouveau amené une propagande très particulière à l’encontre des animaux. Nous avions déjà parlé d’une de ces manifestations (mais aussi d’une des manifestations inverses).

Les animaux ont cette fois encore été utilisés pour dénoncer la Nature et mettre en avant une vision totalement anthropocentriste.

On a ainsi pu voir des ânes qui ont été utilisés afin de critiquer François Hollande. Quel rapport ? Simplement l’expression connue considérant que les ânes seraient « bêtes », et que donc les gens ayant voté Hollande auraient été des « ânes. »

C’est très infantile et bien entendu surtout totalement conforme à l’idéologie de l’exploitation animale. Cela reflète bien la vision du monde de ce genre de manifestants, par ailleurs, parce qu’amener des ânes à un tel événement, il faut vraiment ne rien respecter de la vie animale.

On est là véritablement au moyen-âge, ce qui « tombe bien » puisque c’est par ailleurs la société idéale de ces gens.

Dans un autre genre, il y a cette affiche qui a également été utilisée. Bien entendu, elle vise à prétendre que l’homosexualité serait non « conforme » et reviendrait à la zoophilie.

Cette affiche est très intéressante, parce qu’alors que nous de notre côté nous voulons la reconnaissance de la Nature, ces gens-là veulent précisément le contraire : ils veulent rejeter la Nature au plus loin.

Et en même temps, ces gens prétendent que la religion serait en quelque sorte un « droit naturel. » En fait, la Nature est rejetée, mais la « nature », avec un petit « n », est présentée comme une création de Dieu et ayant des règles qui seraient formulées dans les livres religieux.

C’est ce qui permet de donner un vernis « naturel », qui permet de mobiliser bien plus que le discours selon lequel il faut nier la Nature, comme le font les queers ou les gens de « Pour en finir avec l’idée de nature. »

On ne peut pas comprendre l’impact (très mauvais) des religieux, si on ne voit pas que ces gens dévoient l’idée de Nature.

Car comme les gens voient bien que la Nature existe, ils sont bien plus réceptifs à ces démagogues qu’à des sortes de post-modernistes ultra urbanis et intellectuels universitaires qui affirment qu’il faut se « transcender » dans quelque chose de « culturel » au-delà de la Nature, de l’être humain lui-même, etc.

C’est cela qui est terrible : en même temps que la propagande dont nous parlons ici est totalement anti-Nature, ces gens se prétendent pourtant les défenseurs d’un « ordre naturel. » Un paradoxe qu’on ne peut comprendre que si on voit que Gaïa est une réalité, et que tant les religieux que les faux athées n’ont rien compris à la Nature dont ils prétendent s’être extrait !

 
Publié le 28 mai 2013, dans vie animale.

Une très grave épidémie est en train de toucher les rongeurs. On en parle surtout sur les forums destinés aux rats (ici et ), mais il faut savoir que cette épidémie toucherait tous les rongeurs : souris, hamsters, cochons d’inde…

Nous parlons au conditionnel car des recherches et des analyses vétérinaires sont en cours afin de connaître le virus précis. A l’heure actuelle, il pourrait s’agir du Sendaï qui est très contagieux, très grave et mortel. Si les rongeurs ne sont pas emportés par ce virus, ils deviennent porteurs sains, et là, la contamination va s’étaler petit à petit via les co-voiturages pour les adoptions, les rencontres entre passionnés de rongeurs, les animaleries, les reproducteur etc.).

Les symptômes sont des éternuements, de la fatigue, une apathie éventuelle et un rhume qui peut dégénérer. Le rhume peut dégénérer, car cette maladie est tellement violente qu’elle emporte en général les rongeurs en quelques heures seulement, sans que l’on puisse sauver l’animal. Bref, très peu de signes avant-coureurs, pour une maladie foudroyante !

Si il s’agit du Sendaï, il existe un test de dépistage, le test Elisa. Sauf que ce test ne serait pas très fiable (il faut le faire sur un rat malade, en pleine crise) et ce test ne serait par ailleurs pas pratiqué en France (outre, par ailleurs, son prix élevé).

Mais le flou est total, soit c’est le virus du Sendaï, soit c’est un virus qui aurait muté ou deux autres virus couplés. Sans les résultats, ni les témoignages des personnes concernées, difficile de mettre un nom sur ce virus. Les pages des sujets sur les forums ne sont pas forcément faciles pour aider à comprendre la situation à cause d’un manque de chronologie, de renseignements, de témoignages et de retours.

Le virus dont il est ici question, viendrait (nous employons toujours le conditionnel car il est très difficile de regrouper des informations claires et précises) de l’exposition/vente de Houten (on peut voir ici une vidéo montrant de quoi il s’agit).

Houten est un événement où des animaux sont vendus. On y trouve des rongeurs, des lagomorphes, des furets, des oiseaux, des reptiles, des insectes, des arachnides… et comme le montre la vidéo ci-dessus, les animaux y sont détenus dans des conditions déplorables et plus que sommaires : cages de laboratoires et autres cages à l’espace ultra restreint, litière toxique de copeaux de bois pour ces animaux réduits à l’état d’objets d’exposition et de curiosité…

Bref, Houten, en plus d’être une occasion de se faire de l’argent avec le commerce d’êtres vivants est un rassemblement qui est un véritable nid à mauvais microbes et à maladies!

Dans le cas d’une épidémie très grave des mesures très strictes de sécurité et d’hygiène sont à respecter :

  • éviter les animaleries
  • éviter les rencontres avec d’autres personnes qui vivent avec des rongeurs
  • évitez les éleveurs de rongeurs

Si cela est impossible, il faut attendre au minimum 3 heures avant de renter chez soi, se laver consciencieusement les mains au retour et se changer.

En cas d’adoption, il faut respecter une quarantaine stricte et sérieuse d’environ 8 semaines (au lieu des 4 habituelles), afin d’éviter une éventuelle contagion. L’idéal, est de faire la quarantaine chez une personne qui n’a pas de rongeur.

Une bonne quarantaine se fait dans une pièce à part, avec un lavage soigneux des mains entre chaque touché d’animal. Si l’on veut faire les choses parfaitement, on se change même entre chaque pièce.

Si vous vivez avec des rongeurs et/ou si vous connaissez des personnes qui sont dans ce cas, faites passer l’information. Il faut être très vigilantE et être extrêmement précautionneux et précautionneuse quant aux règles d’hygiène. Mieux vaut en faire trop que pas assez, il en va de la vie des rongeurs!

Voici ci-dessous l’appel lancé à la vigilance. Dans le texte il est question de la Picardie, mais si il s’agit du virus Sendaï, toute la France peut être touchée.

Si vous croyez être touchés par ce virus, surveillez les topics en question sur les forums, respectez scrupuleusement les règles d’hygiène si vous vivez avec des rongeurs. Dans le doute, il ne faut surtout pas hésiter à aller chez son vétérinaire pour une consultation.

Nous tenons naturellement à souhaiter beaucoup de courage aux personnes et aux rongeurs touchés par ce virus.

Ceci est une alerte importante, j’invite tous les ratouphiles de la région picarde et alentours à la la lire attentivement et à prendre des mesures de prudence.

Une ratouphile de cette région qui souhaite rester anonyme m’informe qu’une épidémie très virulente a touché sa troupe ainsi que plusieurs autres personnes de ses connaissances. Au total, plusieurs dizaines de rats, ainsi que des souris et des cochons d’inde sont décédés. Au moins quatre personnes ont été touchées, dans les départements de l’Aisne (02) et de l’Oise (60), avec des vagues de décès chez deux d’entre elles début mars, puis trois (dont une déjà touchée en mars) début mai.

Il y a peu de signes avant-coureurs : parfois fatigue et quelques éternuements au plus puis décès, des morts subites sans signe avant-coureur se produisent également. Une autopsie pratiquée sur un des rats a écarté le SDA mais révélé la présence d’Escherichia Coli (bactérie normalement présente dans les intestins des mammifères, il existe de nombreuses souches, du plus inoffensif au plus dangereux).

Un virus pourrait être également en cause. Apparemment, l’épidémie pourrait se présenter par « vagues », avec un premier groupe de décès, une accalmie puis une nouvelle poussée.

Aucun point commun n’a pour l’instant pu être trouvé entre les différents foyers, ce qui signifie que tous les endroits fréquentés par des ratouphiles directement (animaleries, expositions…) ou « indirectement » (éleveurs pro / grossistes) sont des sources potentielles de l’épidémie. Plusieurs personnes touchées se seraient rendues à Houten avant et/ou après les décès.

Dans l’attente de plus amples informations, nous recommandons à tous les ratouphiles de cette région la plus grande prudence :

- évitez les animaleries, les covoiturages, les rencontres, les expos… autant que possible,

- en cas de visite à l’animalerie ou de contact risqué, attendre 3 heures pour rentrer chez soi, changer de vêtements et bien se laver les mains en rentrant chez soi avant de toucher ses animaux,

- en cas de nouvelle adoption, quarantaine stricte de 2 semaines grand minimum (une personne a été touchée malgré une quarantaine de 2 semaines, donc 3 ou 4 pourraient être plus prudentes),

- en cas de projet de saillie, quarantaine stricte chez les propriétaires du mâle et de la femelle 2 semaines grand minimum avant la saillie,

- en cas de décès suspect, mise immédiate en quarantaine et autopsie si possible + signalement ici-même pour compléter nos informations ce qui permettra de recommander les meilleures mesures à chacun et de protéger un maximum de rats !

N’hésitez pas à diffuser cette information auprès de vos amis, et à nous signaler tout décès chez vous qui pourrait coïncider avec cette épidémie. Si vous souhaitez signaler des cas de manière anonyme, vous pouvez m’envoyer un MP, je m’engage à relayer l’information sans dévoiler votre identité.

Merci à tous de votre attention et surtout, soyez prudents !