
Hier, le nouveau premier ministre a été officiellement nommé, ainsi que le nouveau gouvernement.
Nous ne parlerons pas ici de la carriériste Duflot, qui est ministre de l’Égalité des territoires et du logement. EELV a bazardé tout contenu pour ne plus consister qu’en des plans de carrière.
Disons cependant un petit mot sur la spécialiste du droit Nicole Bricq, qui devient ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.
Ses derniers dossiers au Sénat étaient les suivants :
Projet de programme de stabilité. communication (7 interventions)
Audition de mme valérie pécresse ministre du budget des comptes publics et de la réforme de l’etat (9 interventions)
Projet de programme de stabilité (2 interventions)
Audition de mm. philippe parini directeur général des finances publiques chargé de la fiscalité jean-marc fenet directeur général adjoint des finances publiques chargé de la fiscalité et jean-louis gautier conservateur général des hypothèques ancien chef du service du contrôle fiscal de la direction générales des finances publiques (2 interventions)
On a la (très longue) liste complète de ses dossiers ici, et on ne trouvera rien sur l’écologie. C’est très parlant.
On peut d’ailleurs bien se demander pourquoi France Nature Environnement explique par son porte-parole que Nicole Bricq a « une culture ‘écolo’ et une culture du dialogue. »
Greenpeace dit pareillement à son sujet, par l’intermédiaire de son directeur général :
« Ce qui nous intéresse particulièrement dans le profil de Nicole Bricq, c’est son profil de spécialiste des questions financières »
« Elle va pouvoir faire le lien entre le monde économique et le monde écologique, un lien qui n’est pas souvent fait »
Du business « vert » donc. Le WWF ne dit pas différemment en expliquant que « la nomination de Nicole Bricq représente un gage de sérieux et de crédibilité pour mieux intégrer l’environnement au coeur du budget et des politiques publiques. »
Mais il y a quelque chose qui nous intéresse bien plus et qui est très révélateur d’une tendance de fond.
On a en effet Stéphane Le Foll qui a été nommé « ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. »
Or, qui dit « agroalimentaire » dit agro-business et exploitation animale. C’est dit franchement, ouvertement.
Car il faut savoir que les définitions des ministères changent, selon les vœux des présidents. Et jamais le mot « agroalimentaire » n’a été utilisé…
Voici la liste complète, pour la cinquième république :
Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire
Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Ministre de l’Agriculture, la Pêche et l’Alimentation
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Ministre de l’Agriculture et du Développement rural
Ministre de l’Agriculture et de la Forêt
Ministre de l’Agriculture
Ministre de l’Agriculture et du Développement rural
Ministre de l’agriculture
Pour la 4ème république, ainsi que la troisième, on employait l’expression « Ministre de l’Agriculture », avec parfois « et du ravitaillement » de rajouté.
On a donc jamais « agroalimentaire. »
L’agriculture était déjà un concept comprenant l’élevage des animaux et les cultures agricoles.
Mais ajouter le terme d’agroalimentaire, c’est aller plus loin et ouvertement mettre en avant la « transformation » des animaux issus de l’élevage (ainsi, donc, que des cultures agricoles).
C’est un signe vraiment important qu’il faudra prendre en compte, et qui montre que nous vivons bien dans une société où la vie quotidienne est façonnée par l’industrie agroalimentaire, fondée sur le pur profit et dont l’exploitation animale est un pilier quasi-central.
C’est le passage à une époque où l’exploitation animale n’est plus seulement en expansion et en voie de généralisation, mais bien où elle est une composante en tant que telle de l’idéologie dominante !

Si le Figaro est un journal conservateur partisan de la libre-entreprise, il n’en est pas moins obligé de suivre l’évolution du monde. Et ainsi c’est une journaliste de ce quotidien qui appelle à… interdire le tabac, dans un ouvrage venant d’être publié («Inderdire le tabac. L’urgence! Le plus grand scandale de santé publique», par Martine Perez, Editions Odile Jacob) et donc voici un extrait.
Pourquoi une personne libérale appelle à l’interdiction? Tout simplement, parce que les manipulations de l’industrie du tabac sont aujourd’hui évidentes, bien connues, et posent un problème de santé incontournable. La même journaliste, par contre, n’osera par définition jamais attaquer l’exploitation animale…
Mais c’est une question d’époque, et demain, l’exploitation animale sera tout autant rejetée par la société. A l’avenir, il n’y aura plus ni tabac, ni « viande »!
D’accord, le tabac provoque des maladies mortelles, plus que tout autre produit licite, mais est-ce une raison suffisante pour l’interdire?
Et si l’usage du tabac ne relevait après tout que de la responsabilité et de la liberté de chacun? Et si les fumeurs avaient fait un choix libre et consenti de «tirer» sur les cigarettes?
Et s’ils étaient maîtres de commencer et d’arrêter comme bon leur chante?
Mais les fumeurs sont-ils vraiment libres? Disons-le tout net: non! Le pouvoir hypnotique et chimique du tabac transforme une soi-disant liberté en dépendance.
La liberté d’une consommation, quelle qu’elle soit, c’est de pouvoir l’interrompre quand on l’a décidé.
Les fumeurs ne le peuvent plus.
Ils sont manipulés, trompés par les industriels, et leur liberté n’est en ce domaine qu’un leurre, une illusion. On sait tout ou presque aujourd’hui du complot organisé pendant des décennies par les cigarettiers pour fabriquer de toutes pièces une épidémie de tabagisme, afin de faire fumer la plus grande partie de la population mondiale (…)
Dès la fin des années 1960, en fait, les professionnels du tabac ont organisé de manière délibérée des campagnes de désinformation tous azimuts en réaction aux premières initiatives visant à alerter les pouvoirs publics et les fumeurs des dangers qu’ils encourent.
Ces campagnes ont dès l’origine été conduites au niveau mondial. La publication des millions de pages issues des archives des industriels rendue possible grâce au procès contre les cigarettiers américains en 1998, montre que ceux-ci considéraient l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’ennemi public numéro un. (…)
Comment mener à bien et de manière souterraine, cette guerre permanente et invisible? La solution la plus simple choisie par les industriels était d’avoir des agents secrets au sein du personnel de l’OMS. Dans cet objectif, dans un premier temps, ils ont recruté des anciens fonctionnaires de l’OMS ou de l’ONU afin d’établir des contacts précieux avec les experts de ces institutions.
Dans un second temps, pour être plus efficaces, ils ont réussi à placer leurs propres consultants à l’intérieur même de l’Organisation, les rétribuant pour défendre leurs intérêts.
Le rôle de ces consultants était de manipuler le débat scientifique public concernant les effets du tabac sur la santé. De manière globale, avec des moyens financiers colossaux, ils ont inspiré les travaux de chercheurs soi-disant «indépendants» pour influencer, discréditer, déformer les résultats de la recherche concernant les risques du tabagisme actif et passif.
Ils ont financé des contre-recherches et des coalitions scientifiques uniquement pour critiquer des études sur le pouvoir mortifère du tabac afin de repousser le plus tard possible les mesures législatives.
Le résultat le plus spectaculaire de cette stratégie a été la présentation déformée des résultats de l’étude de 1998 sur le tabagisme passif du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
La distorsion par l’industrie des résultats continue encore aujourd’hui de conditionner l’opinion publique et les politiques et de les faire douter.
Au coeur de ce réseau d’espionnage aux mille ramifications, quelques personnages troubles ont joué un rôle central.
S’ils sont mentionnés nommément dans les documents secrets de l’industrie du tabac, ils persistent à affirmer leur honnêteté intellectuelle…
Hier, nous parlions d’une chienne qui avait sauvé la personne qu’elle accompagnait, voici un autre témoignage, très différent, mais montrant pareillement que la situation parfois conflictuelle avec les chiens est toujours le produit d’une décision humaine.
Ici, il s’agit d’un de ces très nombreux chiens utilisés par des vigiles, depuis l’explosion du nombre de ceux-ci dans une société toujours plus violente. Ces chiens sont considérés bien souvent comme un simple outil : ils sont placés dans une cage et ne sortent que lorsqu’on a besoin d’eux.
Ces animaux souffrent terriblement et, évidemment, deviennent fous. C’est un de ces animaux qui s’est fait tué par la police il y a quelques jours dans une gare.
La personne qui l’avait, un vigile, n’avait pas de papiers et lors d’un contrôle de police l’a fait courir pour tenter de faire diversion et s’enfuir. Une tentative aussi idiote que criminelle pour le pauvre chien.
Un chien directement victime, aussi, des patrons qui ont utilisé ce sans papier sans en rien se préoccuper des conditions de vie du chien (normalement, il faut des qualifications, attestation du vétérinaire, etc.).
On notera également que ce chien est un malinois. Ce type de chiens est, comme tous les chiens, le fruit d’une sélection (ce qui a comme conséquence pour les malinois une probabilité importante de problèmes aux yeux, aux hanches, d’épilepsie, etc.).
Et il est massivement utilisé par les « forces de sécurité » de par le monde, ainsi que par différents services secrets et unités spéciales (ainsi un malinois était présent lors de l’opération américaine contre Bin Laden).
Il est important de connaître cet arrière-plan pour bien voir comme l’humanité impose de fausses définitions à la vie naturelle elle-même, pour par la suite s’étonner des problèmes !
Chien abattu gare du Nord : le vigile n’avait aucune qualification
Le vigile dont le molosse incontrôlable a dû être abattu mercredi en gare du Nord après avoir mordu trois personnes n’avait ni qualification ni papiers.
Cinq jours après la scène de panique provoquée par un chien qui s’en était pris à des policiers et à un usager à la gare du Nord, les enquêteurs de la sous-direction régionale de la police des transports (SDRPT), chargés des investigations, ont établi avec précision les circonstances des faits.
Le 9 mai, vers 7h30, alors que les couloirs de la gare du Nord sont arpentés par de nombreux usagers des transports, un homme qui tient en laisse un chien de type malinois est contrôlé par trois policiers en patrouille.
Les fonctionnaires se dirigent vers lui alors que son chien, dont la muselière est mal attachée, est particulièrement agité. Le propriétaire du molosse indique alors aux fonctionnaires qu’il est employé comme maître-chien par une société de sécurité privée.
Tentative de fuiteLe vigile explique ensuite qu’il n’a pas ses papiers d’identité sur lui. Les policiers décident de le conduire dans un poste de contrôle, situé non loin, pour pouvoir vérifier plus tranquillement son identité.
Sur le chemin, le propriétaire du chien lâche volontairement la laisse de son animal avant de prendre la fuite dans une direction opposée. La bête, affolée et déboussolée, saute alors sur deux fonctionnaires avant de les mordre au bras et à la cuisse. Les deux blessés se sont vus prescrire deux et cinq jours d’interruption totale de travail (ITT). « Un des deux agents a tiré sur le chien pour essayer de le stopper mais sans y parvenir, confie une source proche de l’affaire. L’animal a alors poursuivi sa course folle dans les couloirs de la gare du Nord avant de bondir sur un usager, saisi au niveau du cou. Ce dernier a eu le réflexe de se protéger avec le bras. Il a aussi été mordu. »
Un policier finit par abattre la bête, devenue incontrôlable, en faisant usage de son arme à deux reprises. Placé en garde à vue, le maître-chien, âgé de 28 ans et de nationalité ivoirienne, a aussitôt admis devant les enquêteurs qu’il ne possédait pas de titre de séjour.
« Il a tout de suite reconnu avoir volontairement lâché son chien pour essayer d’échapper au contrôle de police, poursuit la même source. Il a également expliqué que son animal avait un comportement particulièrement agressif, compte tenu de ses conditions de vie. Le chien était maintenu en cage une bonne partie de la journée et sortait très peu. »
L’employeur du vigile, qui n’avait suivi aucune formation de maître-chien, a également été placé en garde à vue. Il a indiqué l’avoir recruté d’urgence pour surveiller un chantier, tout en expliquant ne pas l’avoir déclaré aux organismes sociaux. Les deux hommes ont finalement été remis en liberté et feront l’objet de poursuites judiciaires.

Il n’existe pas d’animal « méchant. » Mère Nature est cohérente et il n’existe pas de phénomène mauvais en soi. Ce qui existe par contre, ce sont des humains modifiant la réalité sans la comprendre, amenant ainsi des conséquences destructrices.
Les pitbulls sont ainsi des chiens comme les autres, c’est-à-dire des animaux et non des monstres. Avec un problème de fond facile à comprendre : les chiens accompagnent l’humanité depuis le début de la civilisation, et les différentes « races » sont le fruit de différentes manipulations, plus ou moins douteuses.
C’est cela qui a amené le phénomène des « pit bulls » de ces 15 dernières années, alors que le vrai pitbull, en fait l’American Pit Bull Terrier, était déjà présent sur les champs de bataille de la première guerre mondiale, pour livrer des messages.
Voici une information au sujet d’un de ces chiens, qui a montré qu’il savait se tourner vers l’être humain. L’être humain est-il capable d’en faire autant?

Un chien risque sa vie pour sauver sa maîtresse qui s’évanouit sur une voie ferrée!
Les fait se sont déroulés le 4 mai à Shirley aux États unis.
Christine Spain, une femme de 56 ans ayant apparemment trop bu s’évanouit sur une voie ferrée alors qu’elle rentre d’une longue promenade avec sa chienne Lilly, un pitbull de 8 ans.
Un train de marchandise se présente au loin. C’est alors que Lilly tire énergiquement sa maîtresse pour l’écarter des voies ferrées et la sauve ainsi d’une mort certaine.
Lilly, qui n’a pas pu se dégager à temps, a été heurtée par le train provoquant de nombreuses blessures graves dont une à la patte droite, de multiples fractures du bassin et des lésions internes.
Le conducteur du train, seul témoin, raconte à la police qu’il a vu un chien tirer frénétiquement sa maîtresse en dehors du chemin de fer. Il a tout fait pour stopper le train, écraser les freins mais il a malheureusement entendu un bruit sourd…
« La tête du chien était sur sa poitrine » et « la femme était totalement inconsciente ».
David Lanteigne, officier de la police de Boston et fils de Christine Spain a sauvé Lilly il y a quelques années et l’a confié à sa mère dans un but thérapeutique pour l’aider dans son combat contre l’alcoolisme.
Il déclare « je ne pense pas que les choses arrivent par hasard », « nous avons recueilli Lilly pour lui sauver la vie, et elle lui a rendu la pareille. Elle a failli mourir ici ».
Lilly a été amputée de la patte droite et soignée à l’hôpital de Boston. Malgré le traumatisme, elle est désormais sur la voie de la guérison et pourra remarcher d’après son vétérinaire.
David Lanteigne espère que l’action héroïque de Lilly pourra aider à changer la vision de notre société sur les pitbull qui sont des chiens très affectueux et tout simplement, des chiens comme les autres.
Les soins médicaux vont sûrement coûter plusieurs milliers de dollars et un fond a été crée pour lui venir en aide.
Christine Spain s’en est sortie grâce à la fidélité et l’intelligence extraordinaire de sa chienne. Elle s’est engagée à ne plus boire et à se soumettre à des contrôles d’alcoolémie aléatoires.

La situation à Notre-Dame-des-Landes est à un tournant avec l’arrivée de François Hollande au poste de président. En effet, EELV va être intégré d’un côté, donc l’affaire doit être « réglée », et de l’autre le maire de Nantes Jean-Marc Ayrault est bien parti pour être premier ministre. Et c’est un fervent défenseur du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au point qu’il est parfois parlé de l’Ayraultport…
Voici donc un petit appel combatif qui a été diffusé et que nous reproduisons.

Alors qu’une grande partie des lieux occupés sont déjà expulsables, l’accord obtenu par le comité de soutien aux grèvistes de la faim auprès de la Paix Sociale tout juste de retour au pouvoir affirme par défaut que la grosse centaine d’opposant-e-s venue s’installer depuis 2008 n’est pas considérée comme habitant sur la ZAD et n’est donc pas concernée par ce délai. L’épée de Damoclès des expulsions est donc toujours plus d’actualité sur cette catégorie d’opposant-e-s. Par elle, c’est une des expressions hors contrôle de cette lutte qui est visée.
Le déploiement armé-casqué qui accompagne une manif en ville ou la venue d’un juge dans le bocage laisse imaginer celui que l’Etat mettra à disposition de Vinci pour expulser.
Même si une manif de réoccupation est déjà annoncée pour continuer à perturber leurs plans sur le terrain en réagissant collectivement après des expulsions, il est aussi imaginable de les rendre difficiles.Comment agir d’ailleurs pour soutenir la lutte sur la zone face à ce rouleau compresseur ?
Avant la manif du 24 mars, on a pu voir la multitude de l’ « ordre » circuler et s’installer dans les casernes, hotels et parkings des alentours larges de leur « Métropole Grand Ouest »(Nantes-Rennes-St Nazaire). Il en sera de même pour l’assaut des expulsions, mais l’effet de surprise est un allié de taille pour écraser toute révolte, l’usure de l’attente aussi.Si, en flânant devant un de ces endroits où le pouvoir stocke ses soldats, un attroupement vous semble inhabituel, ou si, dans un des innombrables bureaux et couloirs des administrations impliquées dans ce projet, une information venait à s’échapper, faites tourner le mot. On se chargera de vérifier que ce n’est pas pour un match de foot, un rassemblement anti-avortement, ou la venue d’un président quelconque.
Trahir les puissants, détruire ce qui nous détruit ou reprendre ce qu’on nous vole sont autant de pratiques faciles à condamner quand on se limite à l’idée qu’elles auraient une valeur morale en elles-mêmes.
Voilà une nouvelle occasion de voir que c’est leur sens politique qui nous interresse.Un moyen parmi d’autres pour faire tourner l’info : zad@riseup.net
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Lorsque nous parlons de Gaïa, il y en a qui ont du mal à percevoir la réalité de ce concept. Mais justement, à défaut d’aller dans le bon sens, la réalité des phénomènes se déroulant sur notre planète montre à quel point tout est lié.
Ainsi, au Chili, le début de la saison de la pêche a provoqué la mort de milliers d’oiseaux.

Théoriquement, il n’y a pas de rapport, et pourtant. Cependant, Gaïa n’étant pas un concept, mais une réalité, ce qui ne semble pas lié peut l’être, l’équilibre planétaire étant très complexe, ou en tout cas trop complexe pour une humanité dénaturée et les raisonnements anthropocentristes.
Ce qui s’est passé est simple à comprendre : lorsque les pêcheurs attrapent les poissons, en l’occurrence surtout des anchois, les oiseaux en profitent.
Or, ils s’emmêlent dans les filets. Et les pêcheurs ne font rien pour les libérer. On a ainsi 2000 oiseaux retrouvés mort sur cinq kilomètres de plage autour de Santo Domingo, sur le littoral centre du Chili. Des centaines d’autres avaient déjà été retrouvés ailleurs.
Les oiseaux concernés sont des pétrels gris, des pélicans, des fous de Bassan et des cormorans guanay.

Au Pérou, on a il y a peu retrouvé également des milliers de dauphins et d’oiseaux marins, surtout des pélicans, morts sur les plages. Là-bas, par contre, la raison semble inconnue, mais les experts donnent comme raison le réchauffement climatique et le phénomène météorologique El Niño. Un phénomène météorologique lui-même influencé par le réchauffement climatique, d’ailleurs.
Les partisans du « développement » tel qu’il existe aujourd’hui arguent que, si on prend cela en compte, alors « on ne peut plus rien faire » et on en reviendrait à la bougie. Mais c’est bien entendu totalement faux, et surtout absurde parce que cela donne l’impression illusoire que l’humanité pourrait exister à côté de Gaïa.
Il est évident que dans les prochaines décennies, on considérera les 2-3 derniers millénaires comme des années d’infantilisme humain, des années où les humains se sont crus indépendants, choisis par un hypothétique Dieu, pouvant faire ce qu’ils voulaient, comme ils voulaient.
Et cela, surtout en méprisant ouvertement les conséquences. Car là, on va droit dans le mur (un mur naturel pour le coup), tout le monde le sait, mais il n’y a pas encore la maturité pour un changement global, qui s’annonce pourtant inévitable.

L’élection de François Hollande a amené avec elle énormément d’illusions. Pas que sur l’économie, mais également paradoxalement sur l’écologie. Cela a en effet renforcé l’idée comme quoi tout allait se régler sans qu’un bouleversement ne soit nécessaire, tant au niveau global qu’au niveau des mentalités.
En fait, non seulement l’écologie n’a joué aucun rôle durant les élections, mais là l’intégration prochaine d’EELV dans le gouvernement va bientôt achever le processus, pour faire de l’écologie une sorte de critique molle du développement économique.
Les désillusions face aux crises écologiques, face à la situation des animaux sur notre planète, n’en seront que plus grandes.
Voici à ce titre le communiqué de Sortir du Nucléaire concernant la position de Hollande au sujet de cette industrie.
François Hollande et le nucléaire : le vrai changement, c’est pour quand ?
En dépit d’un probable changement de style, pour le Réseau « Sortir du nucléaire », l’élection de François Hollande ne déclenchera pas une révolution. Les promesses à géométrie variable de François Hollande témoignent d’un regrettable manque d’ambition et sont incompatibles avec une réelle transition énergétique.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » restera mobilisé quant à la tenue des promesses du nouveau président et plus déterminé que jamais pendant son quinquennat pour obtenir une sortie réelle et effective du nucléaire…
Un changement de style ?
Le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été marqué par ses déclarations enflammées d’amour à l’atome. Peut-être peut-on espérer un peu moins de fougue de la part de François Hollande, qui a concédé l’abandon du projet d’EPR de Penly.
On peut aussi se rappeler que, contrairement à l’UMP, le Parti Socialiste aura vu des élus favorables à la sortie du nucléaire s’exprimer en son sein, ne serait-ce que pendant quelques mois…
Des promesses en recul, décevantes… et intenables
Mais globalement, en matière de nucléaire, cette élection ne change rien à l’affaire : le changement, on l’attend encore !
Alors qu’il était candidat, François Hollande a clairement exprimé qu’il n’avait aucune intention de remettre en question l’arme nucléaire [1], qui constitue pourtant une menace permanente, aussi coûteuse que géopolitiquement inutile.
Concernant le nucléaire civil, les reculades constantes de François Hollande et du Parti Socialiste témoignent du manque d’ambition du président nouvellement élu, et font douter de sa capacité à tenir tête à un lobby nucléaire d’ailleurs fort influent au sein du PS lui-même. Il ne reste que peau de chagrin de l’accord signé en novembre avec EELV, qui prévoyait initialement la fermeture de 24 réacteurs et l’arrêt de la production de combustible MOX.
La diligence de Bernard Cazeneuve, porte-parole officiel de la campagne PS et de fait d’Areva [2], a écarté toute remise en question de ce combustible toxique.
Et désormais, tel un os à ronger jeté à la majorité de Français qui souhaitent la sortie du nucléaire, seule la fermeture de la centrale Fessenheim reste à l’ordre du jour, repoussée à la toute fin du quinquennat. Peu importe que d’autres réacteurs soient à peine plus récents et probablement tout aussi dangereux.
Par ailleurs, comment Hollande espère-t-il tenir son engagement de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici 2025 avec un jeu à somme nulle consistant à fermer deux réacteurs pour en démarrer un presque deux fois plus puissant ? Une telle proposition relève soit de la supercherie, soit de la paresse : la promesse devra alors être réalisée par ses successeurs !
Et n’est-il pas contradictoire de plaider pour les économies d’énergie tout en maintenant à son niveau actuel la production nucléaire, et en ajoutant de nouvelles capacités issues des énergies renouvelables ?
Risque nucléaire, crise économique, transition énergétique : plus d’ambition, c’est urgent !
D’ici 2017, près de 24 réacteurs auront dépassé les 35 ans de fonctionnement, durée à partir de laquelle l’IRSN met en garde contre des risques de rupture brutale des cuves [3]. François Hollande souhaite-t-il rester dans les mémoires comme « le Président de l’accident » ?
Alors qu’une période de crise économique s’annonce, combien de milliards seront engloutis de manière indécente pour « moderniser » un armement nucléaire aussi inutile que dangereux ?
Pour rafistoler tant bien que mal les réacteurs vieillissants, les 3,7 milliards par an évoqués par EDF étant probablement en-deçà de la réalité ? Ne serait-il pas plus judicieux d’investir ces milliards dans la réhabilitation des logements et dans les énergies renouvelables, des secteurs fortement créateurs d’emplois dont nous avons bien besoin [4] ?
De construire une société plus sobre, moins énergivore, et de lutter contre la précarité énergétique plutôt que de continuer à soutenir une énergie synonyme de gaspillage et dont les coûts vont bientôt monter en flèche ?
À maintes occasions, François Hollande a évoqué son engagement pour la jeunesse. Est-ce se soucier des jeunes (d’ailleurs plus largement opposés au nucléaire que les personnes âgées) que de leur faire endosser le fardeau de l’impossible gestion de nouveaux déchets nucléaires ? Et accepter la mise en service pour 60 ans du réacteur EPR, dont la dangerosité est pourtant connue ?
Alors que le Japon vient de fermer l’intégralité de ses réacteurs en quatorze mois [5], la seule fermeture de Fessenheim témoigne d’un flagrant manque d’ambition et d’une frilosité face à l’industrie atomique.
D’autant plus qu’avec la baisse très probable de la consommation d’électricité française, due à la conjoncture économique et à l’arrêt à prévoir de l’usine Georges Besse 1 (qui consomme l’équivalent de trois réacteurs), François Hollande n’a aucune excuse pour ne pas accélérer les fermetures de centrales.
Sous Hollande, le Réseau « Sortir du nucléaire » restera vigilant et mobilisé
Il reste à espérer que les militants du Parti Socialiste, qui sont majoritairement favorables à la sortie du nucléaire, sauront faire évoluer les positions de leur parti de l’intérieur.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » souhaite mettre le nouveau Président de la République face à ses responsabilités et l’appelle à la clairvoyance et au pragmatisme. La France n’a aucun intérêt à conserver l’arme nucléaire, faire obstacle au désarmement mondial et violer le Traité de Non Prolifération.
Et les solutions pour se passer de l’électricité nucléaire sont désormais largement connues. Plusieurs scénarios de sortie existent, il ne manque que la volonté politique, qui n’a pas fait défaut à nos voisins suisses et allemands.
À court terme, le Réseau « Sortir du nucléaire » observera avec vigilance la composition du prochain gouvernement, et les signaux envoyés par la nomination éventuelle de personnalités proches de l’industrie nucléaire. Il reste dans l’expectative quant à la manière dont le nucléaire sera abordé dans le futur « débat sur l’énergie » : assistera-t-on encore à un énième débat bidon ?
Dans l’immédiat, le Réseau « Sortir du nucléaire » attend la mise en œuvre sans délai des deux promesses a minima de François Hollande : fermeture de Fessenheim et abandon effectif du projet de réacteur à Penly.
Tout au long du quinquennat, il se mobilisera plus que jamais pour obtenir l’arrêt total et immédiat du programme EPR, la fermeture de l’ensemble des réacteurs en commençant par les plus anciens, l’arrêt de la production de MOX et l’abandon des projets d’enfouissement de déchets radioactifs.
Le vrai changement nécessite courage, clairvoyance et ambition. Sortons du nucléaire !
Notes
[1] Tribune dans le Nouvel Observateur du 22 décembre 2011 : « Dissuasion nucléaire : je maintiendrai ».
[2] http://www.francetv.fr/info/cazeneuve-un-pro-nucleaire-dans-la-garde-rapprochee-d-hollande_28123.html
[3] Avis IRSN du 5 mai 2010
[4] À titre d’exemple, les énergies renouvelables représentent actuellement 380 000 emplois en Allemagne (source : Bundesministerium für Umweltschutz)
[5] http://groupes.sortirdunucleaire.org/Plus-aucune-centrale-nucleaire-en
La ville de Vienne en Autriche est connue pour ses cafés à l’ambiance intellectuelle, et un nouveau café a ouvert, avec une initiative qui a déjà des précédents au Japon : héberger des chats.


Il y a en effet 80 cafés avec des chats au Japon, et il en ouvre toujours plus. Cette fois l’initiative arrive en Europe, en Autriche donc, avec le café Neko, Neko signifiant chat en japonais.
Dans ce café, le principe est le suivant : 5 chats sont présents, ils vont et viennent comme ils l’entendent. On a pas le droit de les chercher, de les retenir, et de toutes manières les chats peuvent s’en aller dans une arrière-salle qui leur est réservée, ou bien en hauteur avec des panneaux installés pour eux.
Si au Japon les cafés s’orientent vers une spécialisation assez absurde – que des chats noirs, ou gros, ou bien tachetés – dans le café autrichien, les chats viennent de la SPA locale et restent leur « propriété. »


La SPA locale surveille cela de très près, et entend les récupérer au premier problème. On notera d’ailleurs que la responsable de la SPA est l’ancienne responsable des Verts Alternatifs d’Autriche. On voit mal les responsables d’EELV en France s’occuper des animaux !
Il faut cependant noter, pour bien comprendre le phénomène japonais, qu’au Japon les locations d’appartements vont le plus souvent de pair avec une interdiction d’animaux « de compagnie. »
Or, le besoin de liaison aux animaux et la Nature ne disparaît pas pour autant…


Le Café Neko n’est par contre pas vegan. Il propose des boissons avec du lait, ainsi qu’un plat avec du saumon (l’autre étant avec du tofu).
Par contre, la dimension adoption est mise en avant. Le menu du café présente les différents chats.
On apprend ainsi que Sonja n’est « pas pour les débutants » et que si quelque chose ne lui plaît pas, elle mord !
Thomas, lui, est un jeune chat très joueur, Momo une chatte timide, Luca un chat curieux et sportif, Moritz un chat plutôt tranquille (un sixième chat a quant à lui été adopté par la propriétaire du café, d’origine japonaise, comme on l’aura compris).
C’est intéressant, parce que les chats sont présentés comme ayant leur caractère, pouvant être compliqué. Il est même expliqué que le café dispose de sparadraps et de désinfectants !


Il est évident, que de ce fait, on voit mal l’expérience être reproductible en France. Les problèmes sont faciles à comprendre : question de propreté, rapport à l’administration, respect des clients vis-à-vis des chats… Sans parler des propriétaires des cafés !
Il faut tout un environnement culturel pour qu’une telle expérience soit possible et souhaitable. Car il faut que les chats disposent de beaucoup d’espace, qu’ils soient à l’aise et épanouis, qu’il y ait un vétérinaire s’en préoccupant régulièrement.
Si demain de tels café à chats devenaient une « mode », la situation serait catastrophique. Et les chats n’ont pas besoin de cela ! Ils ont besoin de refuges et de familles accueillantes !

Aucun média français n’en a parlé, et pour cause c’est une nouvelle qui a son importance. La fin du « pink slime » est un exemple parlant de la tentative de faire absolument n’importe quoi avec l’industrie de la viande, et de l’échec de cette tentative.
Commençons par expliquer ce qu’est le « pink slime. » Les termes signifient « glu rose » en anglais et désignent un additif alimentaire employé aux États-Unis fait à partir de « viande » de bœuf.
Enfin et plus précisément, il s’agit de « viande », de graisse, de tendons, de tissus conjonctifs, qu’on a placé dans une centrifugeuse à 38°C afin d’en faire une pâte.

Celle-ci subit un traitement (ammoniac ou bien acide citrique) avant d’être broyée, découpée en blocs, ceux-ci étant surgelés puis rajoutés à de la « viande » hachée ou « transformée ».
Le nom officiel est du « bœuf texturé » mais l’expression « pink slime » a fait boule de neige, après un scandale récent.
Les reportages ont montré en effet qu’aux États-Unis, seul pays où il est employé, le « pink slime » pouvait être ajouté à de la « viande » jusqu’à hauteur de 15%, sans que cela soit précisé ; 70% de la « viande » de bœuf sous forme de steak haché contenait tout récemment du pink slime.
Le résultat en a été une vague de protestation véritablement massive aux Etats-Unis, et un rejet populaire du « pink slime. »
Résultat, fin mars Beef Products Inc. a annoncé qu’elle fermerait 3 de ses 4 usines de « pink slime. »
Dans ces trois usines, (Waterloo dans l’Iowa, Amarillo au Texas, Garden City au Kansas), on produisait 418 tonnes de « pink slime » par jour.
AFA Foods frise la faillite, quant à Cargill, l’entreprise a massivement réduit sa production.

Il y a quelques semaines, la chaîne de magasins Walmart a annoncé qu’elle cessait de vendre des produits avec du « pink slime. » McDonald’s, Burger King et Taco Bell avaient annoncé au début de l’année qu’ils ne l’utiliseraient plus pour leurs « produits. »
Comme on le voit ici, il y a une remise en avant de la « vraie viande » contre le « pink slime », au lieu de comprendre que l’existence du « pink slime » est une conséquence logique de l’existence de l’exploitation animale.
Ce thème est ainsi très présent concernant les cantines des écoles aux États-Unis. Les médias mettent en avant également l’émission de télévision américaine et anglaise « Jamie Oliver’s Food Revolution » où le cuisinier Jamie Oliver vantait en avril la « vraie viande » contre le « pink slime. »
On peut voir la vidéo ici, où on le voit d’ailleurs bomber sur une vache les prix de ses différentes « parties. »
Une manière de contourner et de retourner l’opinion publique qui a pris conscience de toute une partie de l’exploitation animale. Et de mobiliser en faveur de la « vraie viande » – d’ailleurs exactement comme font les magasins bios en France !

Car d’où vient le « pink slime » ? De la course au profit bien entendu.
Les industriels n’ont fait que récupérer le principe des « restes », principe utilisé dans la production de boîtes pour chats et chiens, par exemple.
Pour le « pink slime », l’apport économique était en moyenne de… 3 centimes de dollar sur 190, pour un « produit » faisant 450 grammes.
Ce n’est rien, mais c’est énorme vue la dimension des ventes. D’où l’intervention de politiciens pour tenter de sauver le « pink slime. »
Sont montés au créneau pas moins que trois gouverneurs et deux lieutenants gouverneurs (Rick Sheehy du Nebraska, Terry Branstad de l’Iowa, Sam Brownback du Kansas, Matt Michels du Dakota du Sud et Rick Perry du Texas), lors d’une grande visite organisée d’une usine de production de Beef Products Inc., fin mars.
Mais un tel projet ne pouvait qu’échouer devant la mobilisation populaire.
Qui, espérons le, continuera. Car le « pink slime » ne concerne pas que les bœufs : les poulets sont aussi concernés, pour la production de « nuggets » notamment.
Et il faut avoir conscience d’une chose. Selon des calculs effectués aux Etats-Unis par des gens liés à l’industrie, il faudrait 1,5 millions de bœufs assassinés en plus pour compenser la fin du « pink slime », avec le coût de vente augmentant de 16%.
Ce que cela signifie, c’est toujours plus d’exploitation animale, dans tous les cas… tant que ces choix de société seront dominants !

Aujourd’hui 8 mai commence le procès contre 11 personnes ayant participé à la « libération » du champs de patates OGM de Wetteren, en Belgique. Le 29 mai 2011, près de 500 personnes avaient participé à la Journée nationale de Libération des Champs, et le Belgian Field Liberation Movement avait appelé à une grande action de désobéissance civile.
Voici le communiqué. On notera pour les personnes en Belgique une promenade anti-OGM demain à à Zwijnaarde.

Le procès des 11 libérateurs-/trices d’un champ d’ogm à Wetteren commence – une action citoyenne criminalisée*
(Bruxelles 23 avril 2012) Suite à une journée de débat et d’action non-violente à Wetteren, en mai 2011, à laquelle avaient participé près de 500 paysan-ne-s, consommateurs-trices, académiciens-ciennes et divers représentant-e-s de la société civile, 11 d’entre elles sont aujourd’hui poursuivies.
On les accuse de “destruction de plantes (pommes de terres) et de grillages”, mais aussi d’association de malfaiteurs et même de coups et blessures, une accusation extraordinairement lourde et fantaisiste. Le procès contre les “11 de Wetteren” commence le 8 mai au Tribunal de Dendermonde à 9h, Place de la Justice (Justitieplein) 1. Les inculpé(e)s et des sympathisantes se ressembleront devant le tribunal dès 8h30.
Le Mouvement de Libération des Champs rappelle que les actions civiques sont légitimes et même bénéfiques dans une démocratie active. La criminalisation de cette action menée au grand jour et dûment annoncée est disproportionnée par rapport aux dégâts matériels qui ont été occasionnés.
Les pommes de terres génétiquement manipulées ont été remplacées sur place par des pommes de terres biologiques naturellement résistantes au mildiou, ce qui n’a pas empêché le gouvernement flamand de subventionner immédiatement le replantage complet du champ. Cette action non-violente a provoqué un débat de société sur la durabilité et la rentabilité des modèles agricoles, l’utilité véritable des interventions technologiques, le problème du brevetage du vivant, la privatisation de la recherche, le droit à la libre expression, l’insubordination citoyenne…
Le Mouvement de Libération des Champs compte bien se saisir de l’occasion offerte par ce procès pour continuer publiquement ces débats.
Un appel à soutien a été lancé et différentes actions de solidarité sont prévues autour du procès. Le Mouvement de Libération des Champs et ses sympathisant-e-s continue à lutter pour des solutions durables pour les agriculteurs-rices et les consommateurs-rices, et pour que la recherche serve le bien commun, avec un système de financement transparent.
Les financements public devrait servir à développer une agriculture durable au lieu de cautionner le brevetage de gènes et de plantes pour le profit d’entreprise multinationales.
La position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire doit être raffermie et non pas affaiblie. Il existe trop peu d’études sur les risques des OGM pour l’homme et l’environnement. Les OGM s’inscrivent dans un agriculture intensive qui se base sur les monocultures, un modèle qui n’apporte pas de solution pour la malnutrition mondiale, et menace la biodiversité.
Le Mouvement de Libération des Champs a reçu le prix Jaap Kruithof en récompense de ses efforts pour un renouvellement sans compromis du processus démocratique, et pour son action devant un grave problème de la société. (voir video <http://vimeo.com/27854712>)
Le Mouvement de Libération des Champs est un collectif de citoyen-ne-s de Bruxelles, de Flandres, de Wallonie, avec des ami-e-s dans le monde entier, qui veulent protéger le pays contre le danger des cultures OGM en plein air.
Nous sommes prêt-e-s pour cela à avoir recours à des actions ludiques et non-violentes de désobéissance civique. Nous espérons ainsi non seulement préserver l’environnement contre une pollution par manipulation génétique, mais aussi ouvrir le débat public sur les OGM (champs d’essai, brevets, importation d’OGM, etc).
Info et contact: fieldliberation.wordpress.com – field.liberation@gmail.com Compte Soutien : BE59 5230 8045 6626 au nom de Crop Resistance (Triodos)
Campagne et soutien pour la chercheuse renvoyée, Barbara Van Dyck, voir : threerottenpotatoes.wordpress.com
*Pour en savoir plus sur l’industrie des OGMs en Belgique, rejoignez-nous le 9 mai 2012 à 14h pour une promenade dans le parc de la biotechnologie à Zwijnaarde, berceau des OGM en Belgique.*

Voici quelques nouvelles des Chambarans, et de la lutte contre Center Parcs.
On notera aussi qu’il est bien rappelé que le Parti Socialiste a la même ligne que les autres partis institutionnels sur les différentes questions écologiques. L’élection de François Hollande ne change rien à l’agression contre notre planète…
Bonjour,
Dans le conflit qui nous oppose aux partisans du projet de construction d’un Center Parcs dans les Chambarans, nous avions déjà ressenti l’agacement de Monsieur Vallini, président du Conseil général de l’Isère (P.S.), et de Monsieur Bachasson, maire de Roybon (U.M.P.), village où l’on souhaite implanter la nouvelle ville touristique (*).
Nous n’avions, jusque-là, pas eu affaire à l’extrême nervosité de monsieur Second, premier adjoint au maire de Roybon.
Monsieur Second, qui avait apparemment perdu son sang-froid, est venu nous agresser verbalement alors que nous collions et distribuions dans les boîtes aux lettres de sa commune les raisons de notre opposition, raisons que vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe.
Alors qu’il nous accusait de tous les maux dont Roybon et les Roybonnais seraient victimes, il s’empressait d’arracher les affiches que nous venions de coller et de retirer des boîtes aux lettres les tracts distribués ; opération difficile puisque les ouvertures assez réduites ne laissaient pas facilement passer ses mains à l’intérieur… Ce comportement assez curieux d’un élu pouvait laisser penser que les choses n’étaient pas totalement jouées et qu’il n’avait encore aucune certitude sur l’aboutissement de leur projet.
Par ailleurs nous apprenions quelques jours plus tard que la cour d’appel de Lyon avait rejeté la demande d’annulation de l’autorisation de défrichement accordée pour les travaux de futur Center Parcs de Roybon (http://chambarans.unblog.fr/2012/04/28/la-cour-dappel-de-lyon-rejette-la-demande-dannulation-de-lautorisation-de-defrichement-accordee-pour-les-travaux-du-futur-center-parcs-de-roybon/)
La lutte continue !
Merci de faire suivre,
Quelques opposants à Center Parcs
(*) Nous tenions à vous rappeler qu’ici comme partout ailleurs, le PS et l’UMP soutiennent ensemble les projets destructeurs et aliénants : Center Parcs, Minatec, l’aéroport de Notre Dame des Landes, la liaison ferroviaire grande vitesse entre Lyon et Turin, le nucléaire, les nanotechnologies, etc. etc.
Nous nous opposons au projet de Center Parcs
dans les Chambarans
Parce que nous refusons non seulement la destruction d’une zone humide, le ravage de l’environnement et de sa biodiversité, la mise en danger d’une nappe phréatique et le gaspillage d’eau et d’énergie, mais aussi …
Parce que nous refusons de voir les territoires continuellement transformés et détruits par cette fuite en avant imposée par les besoins de la société marchande.
Parce que nous refusons d’être condamnés à déambuler de clôtures en barbelés.
Parce que nous refusons l’idée même de ces parcs à nature aseptisée où se joue une représentation caricaturale et folklorisée de vie que le touriste est venu consommer.
Parce que les forêts n’ont pas à être livrées au tourisme de masse, ou même à l’écotourisme, dans le seul intérêt de faire tourner la société industrielle.
Parce que la liberté, la gratuité, la flânerie sont des valeurs que nous considérons comme fondamentales.
Parce que nous refusons les loisirs marchands imposés par une légion de communicants.
Parce que les forêts ont aussi été des espaces de vie, de subsistance, de retraite ou des refuges pour les en-dehors et les « indésirables ». La destruction méthodique de ces espaces en dit long sur l’esprit et les perspectives totalitaires de nos décideurs.
Parce que nous refusons que la notion d’espace sauvage ne soit plus qu’un vague souvenir dont seuls des écrits préservés dans nos bibliothèques permettraient de garder la mémoire.
Parce que tout lieu de vie non encore détruit et pollué par l’industrie et le commerce doit être défendu avec détermination.
Parce que le tourisme présenté comme un remplaçant écologique des usines délocalisées, induit autant de nuisances et de misère que ces dernières.
Parce qu’aucune promesse d’emploi ne pourra jamais justifier la privatisation, l’aliénation et les destructions irréversibles de nos territoires.
Parce que le « sauvetage » des villages par la création d’emplois et de richesses est un leurre et un mensonge. Pierre & Vacances et ses amis politiques alliés et serviteurs s’unissent dans ce consensus du partenariat public-privé qui ne profite qu’à eux et à cette idéologie de la croissance capitaliste ravageuse qu’ils défendent ensemble.
Pour toutes ces raisons, nous continuons à lutter contre ce projet et nous vous invitons à le combattre et à prendre en main votre territoire et votre avenir.
Les Chambarans doivent rester ce qu’ils ont été durant toute leur histoire : une simple forêt !
Si en France, on considère que la culture s’oppose à la nature, voici une preuve du contraire, avec des photos des beagles libérés récemment en Italie (voir l’article Italie: liberté pour les beagles de Green Hill !). Il n’y a pas besoin de mots, la vie s’exprime ici en elle-même, la volonté naturelle de vivre!














Adam Yauch, membre des Beastie Boys, est décédé hier, comme l’informe les « agents » du groupe :
« C’est avec une grande tristesse que nous confirmons que le musicien, rappeur, militant et cinéaste Adam ‘MCA’ Yauch est mort dans sa ville natale de New York ce matin après un combat de près trois ans contre la cancer »

Si l’information est à noter, c’est aussi parce que Adam Yauch était vegan, ou tout au moins végétalien. C’est en fait assez ambigu parce que Yauch l’est devenu en raison de la découverte de son cancer en 2009, et sur les conseils de médecin bouddhistes. Il a d’ailleurs expliqué que cela l’avait aidé à tenir.
Cette position ambiguë de Yauch vaut d’être mentionnée parce que les Beastie Boys appartiennent historiquement à la culture hardcore.
Initialement, le groupe joue du hardcore, à la fin des années 1970 ! C’est d’ailleurs Adam Yauch qui a fondé le groupe, après avoir vu Black Flag en concert. Et les Beastie Boys, dans leur première version, ont ainsi joué avec des groupes comme les Bad Brains ou Reagan Youth !

A côté de Yauch, on avait déjà Michael Diamond, qui jouait en parallèle dans un groupe de Hardcore expérimental, The Young Aborigines.
Adam Horovitz, qui lui rejoindra les Beastie Boys juste après, vient lui aussi d’un groupe punk, The Young and the Useless.
Dans la vidéo ci-dessous on peut voir les Beastie Boys faisant une reprise de Reagan Youth.
On notera justement que les Beastie Boys sont issus de toute cette culture alternative juive new yorkaise, qui a produit Woody Allen et Isaac Bashevis Singer, mais aussi dont les membres des Beastie Boys, Dave Rubinstein (chanteur des Reagan Youth), Hilly Kristal (qui a ouvert le CBGB), Jeffrey Hyman (vrai nom de Joey Ramone), Thomas Erdelyi (vrai nom de Tommie Ramone), etc.
Voici encore un extrait, consistant en l’intégralité du mini album Polly Wog Stew, sorti en 1982.
En 1995, les Beastie Boys avaient d’ailleurs ressorti un mini album, Aglio e Olio, très sympathique et pareillement consistant en du hardcore.

Voici encore un extrait :
Comme on voit, il y a ici toute une culture underground et alternative, et forcément le véganisme ne peut pas être très loin !
D’ailleurs, Adam Yauch a monté une boîte de distribution de films, appelé Oscilloscope Laboratories, qui a par exemple distribué le documentaire « If A Tree Falls: A Story of the Earth Liberation Front » – « Si un arbre tombe : une histoire du Front de Libération de la Terre. »

Il est vrai cependant que Yauch est plus connu pour son engagement en faveur du bouddhisme tibétain et de la cause du Dalaï Lama.
Ce qui s’est passé en fait, c’est qu’après la période hardcore, les Beastie Boys ont fait carrière dans une veine ultra provocatrice, en mode sexe et alcool, notamment dans les concerts. Après cette période nihiliste très new yorkaise, ils se sont tournés vers une ambiance plus californienne intello-bobo, avec justement l’inévitable bouddhisme tibétain.
Il est intéressant d’avoir un aperçu de toute cette culture et de cette riche expérience !
L’adoption est un acte militant, citoyen, et… normal. Les refuges ont de plus en plus de difficultés pour accueillir décemment les animaux abandonnés : dons en baisse, trop de bénévoles et de familles d’accueil, et surtout des abandons toujours plus abondants. Surtout que les grandes vacances arrivent…
Tout ceci nous le disons et redisons, car des centaines et centaines d’animaux abandonnés et à adopter chaque jour est une aberration, aberration qui reflète bien que les animaux ne sont considérés que comme des objets de consommation, jetables à souhait. Alors que les animaux doivent être considérés comme des membres de la famille, de fidèles amiEs etc.
Voici un appel (le texte est ci-dessous) qu’il faut relayer le plus possible afin que les animaux du refuge de Poitiers trouvent une solution le plus rapidement possible.
Le tracé d’une ligne de Train à Grande Vitesse passe en plein dans le refuge entraînant fatalement l’expropriation d’une partie du terrain, la démolition de la fourrière, la perte d’espaces réservés aux animaux.
Le refuge a besoin de dons, chaque don compte, même une petite somme aidera les animaux.
Et les choses avancent vite et bien, la somme actuellement réunit sert déjà à aider 500 chiens du refuge de Poitiers…

Faudra-t-il tuer des chiens pour faire passer le train ?
C’est l’incroyable question, abrupte mais bien réelle, qui se pose depuis que le tracé de la ligne à Grande Vitesse a été connu. Les bénévoles, les salariés, les administrateurs, les sympathisants de l’Association Secours Protection aux Animaux de Poitiers sont catastrophés. D’une façon générale tous ceux qui sont attachés à l’éthique de cette structure, née en 1956, où les euthanasies sont rares et dûment justifiées, sont accablés par le peu de cas qui pourrait être fait de toutes ces vies animales.
En effet cette décision est lourde de conséquences : un coup de crayon ravageur qui entraîne l’expropriation d’une partie du terrain, la démolition de la fourrière, la perte d’espaces réservés aux animaux. Des promesses ont été faites en termes de reconstruction, certaines ont d’ores et déjà été balayées faute de budget. Quel sera le sort des chiens et chats recueillis par le SPA de Poitiers ? Quels seront les possibilités de relogement le temps des travaux ? Trop peu de réponses et surtout pas d’engagements fermes.
Ajoutons à cela, pour faire bonne mesure, un ultimatum demandant la destruction des installations précaires, jugées non conformes ; elles avaient été installées en urgence pour parer à l’augmentation des abandons. On comprendra dans quel contexte difficile se trouve le refuge de Poitiers. En ligne de mire la crainte de perdre l’activité fourrière, ce qui aggraverait non seulement la situation financière du refuge, mais aussi le sort des 1500 chats, chiens et nacs qui transitent chaque année au SPA de Poitiers.
Nous avons rencontré sur place les responsables de l’association, une équipe motivée et compétente, soudée, déterminée à faire face. Ils nous ont expliqué leurs difficultés financières, graves mais récentes, les solutions déjà mise en oeuvre pour surmonter le déficit qui ne remonte qu’à une année :
D’un côté, une fois de plus, une association et ses pensionnaires subissent la crise de plein fouet avec des rentrées en nette diminution (dons et adhésions en baisse, legs épuisé, désengagement de l’état sur les Contrats d’accès à l’emploi), de l’autre, comme un peu partout, de plus en plus d’animaux sont abandonnés, les factures vétérinaires explosent et le budget nourriture s’alourdit.
Courageusement l’équipe retrousse ses manches, met en place des solutions drastiques d’économies, prépare des dossiers, sollicite des aides, renégocie des contrats. Mais il faut lui laisser un peu de temps pour récolter les fruits de ces mesures. Ce temps nous pouvons le lui donner en réglant au moins deux mois de factures vétérinaires.
Aujourd’hui il y a urgence ! Les 1500 animaux sauvés, réconfortés, soignés, socialisés et adoptés chaque année sont menacés de mort si le SPA de Poitiers se retrouve en liquidation judiciaire.
Que deviendront-ils si le SPA de Poitiers ferme ses portes, si la rentabilité l’emporte sur l’éthique ?
Nous ne pouvons pas laisser faire ça, nous ne pouvons pas les abandonner une seconde fois.
14 euros versés pour chacun de tous ces animaux rescapés c’est la possibilité de continuer à les rendre adoptables, c’est donner une chance à tous les autres, c’est rendre justice à tous ces animaux qui ont besoin de cette fourrière et de ce refuge pour ne pas mourir, c’est être solidaires du SPA de Poitiers pour l’aider à gagner cette bataille, essentielle pour tous les animaux en détresse de la région.
Nous vous invitons à visiter notre partenaire pour cette opération :

03 mai, 2012
Hier avait eu lieu le débat télévisé « classique » des deux derniers candidats aux élections présidentielles. Le nucléaire a été brièvement abordé. Sarkozy a expliqué que la tradition était de considérer comme « tabou » la production d’énergie nucléaire, Hollande a prétendu l’aménager.
Mais pour l’un comme pour l’autre, le nucléaire fait partie, forcément, de notre société. Voici donc le dernier communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire, qui présente une dernière information obtenue.
Et qui montre qu’accepter le nucléaire est absolument intolérable…
EDF laisse en place des éléments vulnérables à la rupture sur les circuits primaires de 31 réacteurs nucléaires
Communiqué de presse du Réseau « Sortir du nucléaire » du 2 mai 2012
Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents internes à EDF qui démontrent que l’industriel a des doutes sur la résistance de l’acier de 118 pièces de robinetterie qui pourraient brutalement rompre. Ces robinets font tous partie des circuits primaires de 31 réacteurs nucléaires 900 MWe.
EDF a décidé en conscience de laisser fonctionner ces 31 réacteurs nucléaires malgré ce risque affectant la partie la plus critique d’un réacteur nucléaire : le circuit primaire qui assure le refroidissement du combustible nucléaire et comprend la cuve du réacteur. Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce une grave mise en danger des populations et demande l’arrêt le plus rapide possible des 31 réacteurs affectés.
Pas besoin de séisme, de tsunami, ni même d’une erreur humaine pour provoquer la fusion d’un cœur de réacteur nucléaire en France.
Des documents internes à EDF ont été fournis au Réseau « Sortir du nucléaire » par un certain Monsieur « Atome », agent d’EDF.
Ces documents, accompagnés d’une synthèse, montrent que certains composants (robinets, clapets et vannes) du circuit primaire de 31 réacteurs de 900 MWé sont particulièrement sujets à l’usure due à la dégradation thermique des métaux et pourraient se rompre brutalement.
Dans les différents scénarios présentés dans les documents EDF, cette rupture brutale, si elle avait lieu sur certains robinets affectés par le vieillissement thermique [1] aurait pour conséquence une perte importante de liquide de refroidissement primaire.
Même l’injection d’eau de secours ne pourrait pas compenser cette baisse du niveau d’eau dans la cuve du réacteur. Le cœur du réacteur ne serait plus suffisamment refroidi et commencerait à fondre. Dans le pire des scénarios accidentels, la rupture de la cuve surviendrait en moins de 90 minutes. Le personnel de la centrale assisterait alors, impuissant, à un accident majeur avec risque de contamination massive et rapide de l’environnement.
Alors que les documents montrent qu’EDF a parfaitement conscience du problème [2], le remplacement des 118 pièces concernées ne semble pas à l’ordre du jour. L’électricien prévoit une simple campagne de mesures des robinets qui s’achèvera… en 2015 !
Malgré ses beaux discours sur la sûreté nucléaire, malgré la catastrophe de Fukushima, EDF continue à privilégier les économies sur la sûreté nucléaire.
Cette révélation de vulnérabilité ne fait que s’ajouter à la longue liste des anomalies et défauts d’usure qui s’accumulent sur le parc nucléaire français [3]. La poursuite d’exploitation des réacteurs vieillissants nous condamne à vivre avec une épée de Damoclès pendue au-dessus de nos têtes, dont le fil ne cesse de s’amincir.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » demande la fermeture au plus vite des 31 réacteurs concernés, et appelle le futur président de la République à une prise de conscience en urgence du risque nucléaire.
Retrouvez les documents EDF et l’analyse ici
[1] Clapets anti retours de gros diamètre et servant d’organe d’isolement du circuit primaire – voir document n°2 sur notre site : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Analyse-et-documents-a-telecharger
[2] Voir document n° 1 sur notre site : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Analyse-et-documents-a-telecharger
[3] http://groupes.sortirdunucleaire.org/Les-anomalies-de-serie-s

Qu’est-ce que le droit ? Le droit n’est que le reflet d’un rapport de forces. Et son cadre est limité : si jamais la pression devient trop forte, alors c’est la répression assurée.
Jamais dans une société où la propriété est « sacrée » aux yeux de l’idéologie dominante, il n’y aura un statut différent pour les animaux. A toutes les personnes véganes de, logiquement, assumer l’utopie de la révolution.
Tout le reste est une simple illusion, une croyance en une amélioration qui ne tient tout simplement pas debout. Voici ainsi un article du journal Le Monde qui tente de présenter la « possibilité » d’un « droit des animaux », et on voit facilement les contradictions inhérentes à l’exercice.
L’auteure tente en effet d’inverser l’ordre des choses, et de présenter la chose ainsi : si le droit change, alors les valeurs dominantes changent. C’est là une logique prétentieuse d’intellectuels, en contradiction totale avec ce qu’est le droit : un simple reflet du rapport de force.
Et le rapport de force est lui-même le reflet de la grande bataille des valeurs au sein de la société ! C’est là que se déroule la bataille pour la libération animale!
En France, les animaux sont encore… des meubles
Un chien n’est pas une chaise. Une évidence ? Ce n’est pourtant pas ce que considère notre Code civil, pour lequel, depuis Napoléon, les animaux sont inscrits dans la catégorie des biens. Et plus précisément des « biens meubles », objets qui, par leur nature, « peuvent se transporter d’un lieu à un autre ».De plus en plus de personnes réclament une réforme de ce statut.
D’où un projet d’avis, proposé par le président de la Ligue de protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a été validé en avril 2011 par le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Mais las ! Bien qu’adoptée à l’unanimité par la section environnement, puis validée par le bureau du CESE, cette saisine a été stoppée net, mercredi 25 avril, en raison des violentes tensions qui se sont progressivement instaurées entre naturalistes d’une part, et représentants des chasseurs, pêcheurs et agriculteurs d’autre part.
« La pression des lobbies a été si forte qu’elle a rendu tout débat impossible sur ce sujet éthique, au point que nous avons dû nous résoudre à faire voter, au sein même de la section environnement, sur la poursuite ou non de la saisine. A une voix près (14 contre 13), celle-ci a été rejetée. Depuis que le CESE existe, cela n’était jamais arrivé! », s’indigne M. Bougrain-Dubourg.
« Si l’on ne peut pas réfléchir sereinement à des questions de ce type dans une assemblée démocratique comme celle-là, où pourra-t-on le faire ? », s’inquiète Anne-Marie Ducroux, présidente de la section environnement, qui a dû se résoudre à organiser le vote.
PREMIER MASTER EN DROIT ANIMAL
En dépit d’une proposition de loi déposée, le 3 avril, par le député Jacques Remiller (UMP), demandant à ce que les animaux soient reconnus dans le Code civil comme « des êtres vivants doués de sensibilité », le temps ne semble donc pas venu de voir s’engager cette réforme.
Est-ce pour cela, entre autres, que l’enseignement du droit animal reste si peu développé en France ? Moins qu’en Espagne et que dans les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Canada, Australie), et bien moins encore qu’aux Etats-Unis ? L’université Lewis & Clark de Portland, dans l’Oregon, vient d’annoncer le lancement, à l’automne 2012, du premier master au monde exclusivement consacré au droit animal. Et le pays dans son ensemble compte quelque 120 universités – parmi lesquelles Harvard et Stanford – proposant des cours dans cette matière.
« A la suite de la publication du livre du philosophe australien Peter Singer, Animal Liberation, en 1975, un vaste mouvement en vue de la reconnaissance de droits en faveur des animaux s’est développé en Amérique du Nord », explique le juriste Jean-Marc Neumann, qui tient un blog exclusivement consacré à ce sujet (Animaletdroit.blogspot.fr).
« Par sa nouveauté, son inégalable richesse résultant de sa transversalité [le droit civil, le droit pénal, le droit de l'environnement, le droit administratif, le droit constitutionnel sont concernés], son originalité, l’apport de notions philosophiques et éthiques, ses opportunités nouvelles de carrière, le droit animal attire, aux Etats-Unis, de plus en plus d’étudiants », énumère M. Neumann.
Si Lewis & Clark reste pour le moment la seule université anglo-saxonne à proposer un master dédié à cette discipline, beaucoup d’autres (Melbourne en Australie, Northampton au Royaume-Uni) ont développé des masters en bien-être animal, qui intègrent dans leurs programmes des cours de droit animal. Une tendance que l’on retrouve jusqu’en Catalogne, où la faculté de droit de l’Université autonome de Barcelone a lancé, en octobre 2011, un master interdisciplinaire intitulé « Droit animal et société ».
Et en France ? Rien ou presque. La faute à Descartes, et à sa philosophie de l’animal machine ? Un peu, sans doute. Mais pas seulement. « Dans le discours philosophique moderne, l’animalité est toujours définie de manière négative, privative, comme un ensemble de manques : comparé à l’homme, l’animal sera dénué d’âme, de raison, de conscience… Au-delà du domaine savant, cette vision privative se retrouve aussi dans nos pratiques. Et ce qui régit nos pratiques, ce sont, pour beaucoup, les législations », remarque Florence Burgat, philosophe au Centre de recherche Sens, Ethique, Société (CNRS-Université Paris-Descartes) et spécialiste de la question animale. Ce qui nous ramène au Code civil, et à la catégorie des biens mobiliers.
LES ANIMAUX SONT-ILS DES CHOSES ?
Jean-Pierre Marguénaud, juriste universitaire à la faculté de droit de Limoges et directeur de la Revue semestrielle de droit animalier, en est persuadé : si l’application des peines relatives aux délits de cruauté reste négligeable dans notre pays, et si l’enseignement du droit animal y est encore embryonnaire, c’est en grande partie à ce statut juridique qu’on le doit.
« Il y a en France des textes protecteurs des animaux qui sont assez avancés.
Mais les mêmes dispositions protectrices ne seront pas interprétées avec la même force, la même ampleur et la même efficacité dans un système qui continuera à dire que les animaux sont des biens meubles, que dans un système où on a affirmé le contraire », déclare-t-il. En Suisse, depuis le 1er avril 2003, une disposition du Code civil affirme expressément que les animaux ne sont pas des choses.
Le futur chef de l’Etat français ouvrira-t-il une réforme similaire ? Et notre pays restera-t-il encore longtemps à l’écart de l’essor que connaît dans le monde entier l’enseignement du droit animal ? Le vent pourrait tourner. Ainsi l’épreuve écrite de l’agrégation externe de philosophie, qui se déroulait le 21 mars, portait cette année sur le thème de l’animal, une première. « C’est un détail, mais quand on sait à quel point le milieu académique est resté longtemps fermé à ces questions, il a son importance », note Mme Burgat.
Autre signe annonciateur : M. Marguénaud, qui s’est récemment rendu à l’université de Barcelone, en est revenu avec quelques dépliants sur le nouveau master « Droit animal et société ». « Quand j’ai retrouvé à Limoges mes étudiants en droits de l’homme, ils se sont véritablement rués dessus », raconte-t-il. La preuve, à ses yeux, que cette question « est véritablement devenue une question de société, et non seulement de lobbies socio-professionnels ».
Ces dernières années, on a vu une véritable montée en puissance de la cause de la libération animale en Italie. Une preuve, s’il en fallait une, qu’il n’y a rien d’ « anglo-saxon » et de non « latin » dans notre cause, par définition universelle.
Dernière expression de cela, une manifestation contre la vivisection qui s’est tenue à Montichiari, dans le Nord de l’Italie, près de Brescia.
Là-bas, l’entreprise « Green Hill », qui appartient à la multinationale Marshall, enferme 2500 chiens, 250 partant chaque mois dans les laboratoires.
Un mouvement existe contre ce « lager » (terme signifiant « camp » en allemand et employé en Italie pour désigner les camps employés par les nazis) ; le 28 avril avait lieu un rassemblement appelé par trois groupes différents (leur facebook : Comitato Montichiari contro Green Hill ; Occupy Green Hill ; Fermare Green Hill).
Pratiquement 1500 personnes ont participé à l’initiative, avec à la fin de celle-ci une vingtaine d’activistes libérant presque 30 beagles.


On peut voir une vidéo de la fin du rassemblement ici, et ici une vidéo de la situation de 5 beagles libérés.


La situation est aujourd’hui que 12 activistes ont été arrêtés et vont passer en procès pour « vol » et « violation de propriété privée. »
Ce procès, qui va se tenir dans la foulée, a une grande signification. Le contexte est en effet important : le 9 mai, le sénat italien doit voter ou non une loi interdisant la vivisection de chiens, de chats et de primates.
Nous en reparlerons, et il va de soi que la lutte en Italie a besoin de tout notre soutien !
























Hier, lorsque nous avons parlé des huîtres, nous avons expliqué que ce n’était pas la « sensibilité » qui devait être l’argument moral principal, non pas parce que la sensibilité n’a pas aucune importance, mais parce que ce serait oublier le cadre naturel.
Car il n’y a pas de sensibilité sans Nature, on le voit bien assez dans les sociétés humaines, qui sont toujours davantage insensibles, justement parce que coupées de la Nature.
Et justement, il serait injuste de ne pas mentionner une notion « philosophique » qui exprime justement cela : le « conatus » de Spinoza.
Spinoza est connu pour parler de Dieu, mais ce Dieu est justement la Nature. Quand il appelle à célébrer Dieu (et non pas la religion), c’est parce qu’en fait il est un mot pour parler de la Nature.
Et à l’intérieur de la Nature, les êtres vivants sont caractérisés par le « conatus », dont la définition est la suivante :
« Chaque chose s’efforce de persévérer dans son être. »
Voilà une définition qui est vraiment très bonne, qui permet d’éviter la question de la simple sensibilité.
Il y aura en effet toujours un esprit plus ou moins tordu pour nier la sensibilité de tel ou tel être, ou pour la relativiser, etc.
Mais personne ne peut nier que les êtres vivants veulent… vivre.
Depuis la mouche jusqu’à l’arbre, depuis l’être humain jusqu’au dauphin, tous les êtres vivants veulent vivre, et cela est bien.
Mais alors, pourra-t-on dire, pourquoi manger des végétaux ? Et certains animaux n’en mangent-ils pas d’autres, après les avoir tué ?
C’est là justement que le véganisme n’est pas la « fin » de l’histoire humaine, mais son début. Car le véganisme devra, immanquablement à l’avenir, s’élargir le plus possible à tous les êtres vivants possibles.
On ne peut pas être une personne écologiste sincère et ne pas espérer que dans un avenir (relativement lointain encore bien sûr) on aura plus besoin de couper les arbres, par exemple.
C’est finalement ce que disent les primitivistes, sauf que les primitivistes veulent que les humains disparaissent de la planète, ou bien plus exactement n’existent plus que comme petits groupes peu nombreux de chasseurs-cueilleurs.
C’est un refus juste de l’anthropocentrisme, mais ce n’est pas humaniste, et il y a une contradiction qui plus est : c’est une idée exprimée par des humains… Ce qui montre bien qu’en fait, le refus de l’anthropocentrisme pourrait être assumé par toutes les personnes humaines.
Alors, il semble parfaitement juste d’être vegan totalement, et de demain se poser la question : n’y aurait-il pas les moyens de se passer des végétaux ?
C’est une utopie absolument complète aujourd’hui, en incohérence complète avec les besoins alimentaires des humains, qui souffrent dans de très nombreuses parties du monde de la malnutrition.
Mais cela fait inévitablement partie d’une réflexion sur l’humanité sur la planète Terre, si on pense sur une période très longue… A condition que l’humanité arrive à trouver son chemin, car pour l’instant l’humanité est partie en guerre contre Gaïa, dans une tentative délirante de la réduire à un gros caillou à exploiter.
Le film « Avatar » n’était pas sérieux, mais cette idée de fond est facile à comprendre : nous sommes à la fois les destructeurs et les extra-terrestres bleus aimant leur planète.
Voilà pourquoi nous appelons à célébrer la Nature, car refuser l’anthropocentrisme c’est aussi célébrer l’humanité dans ce qu’elle est : quelque chose de naturel.
Et cela n’a rien de religieux, comme déjà dit, bien au contraire, il n’y a rien de plus joyeux. Aussi finissons avec une citation de Spinoza, difficile à comprendre, mais qui élargit l’esprit et fournit de riches perspectives intellectuelles !
« Le rire, comme aussi la plaisanterie, est une pure joie et, par suite, pourvu qu’il soit sans excès, il est bon par lui-même .
Seule assurément une farouche et triste superstition interdit de prendre des plaisirs. En quoi, en effet, convient-il mieux d’apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie ?
Telle est ma règle, telle ma conviction. Aucune divinité, nul autre qu’un envieux, ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine, nul autre ne tient pour vertu nos larmes, nos sanglots, notre crainte et autres marques d’impuissance intérieure ; au contraire, plus grande est la Joie dont nous sommes affectés, plus grande la perfection à laquelle nous passons, plus il est nécessaire que nous participions de la nature divine.
Il est donc d’un homme sage d’user des choses et d’y prendre plaisir autant qu’on le peut (sans aller jusqu’au dégoût, ce qui n’est plus prendre plaisir).
Il est d’un homme sage, dis-je, de faire servir à sa réfection et à la réparation de ses forces des aliments et des boissons agréables pris en quantité modérée, comme aussi les parfums, l’agrément des plantes verdoyantes, la parure, la musique, les jeux exerçant le Corps, les spectacles et d’autres choses de même sorte dont chacun peut user sans aucun dommage pour autrui.
Le Corps humain en effet est composé d’un très grand nombre de parties de nature différente qui ont continuellement besoin d’une alimentation nouvelle et variée, pour que le Corps entier soit également apte à tout ce qui peut suivre de sa nature et que l’Ame soit également apte à comprendre à la fois plusieurs choses.
Cette façon d’ordonner la vie s’accorde ainsi très bien et avec nos principes et avec la pratique en usage ; nulle règle de vie donc n’est meilleure et plus recommandable à tous égards, et il n’est pas nécessaire ici de traiter ce point plus clairement ni plus amplement. »

Nous avons régulièrement souligné le fait que le véganisme va pour nous de pair avec l’écologie radicale, avec la reconnaissance du caractère vivant de la planète.
Et nous avons maintes fois qualifié de « chrétien » la démarche de certaines personnes, qui ne s’approchent du véganisme que par esprit de culpabilité. Ces gens ne reconnaissent pas « la vie » et se désintéressent des animaux et de la Nature.
Voici un excellent exemple, avec un article d’un Américain qui vit à Paris (et travaille à la revue « The Paris Review »), publié sur Slate.
On a là un véritable condensé du libéralisme bobo et le titre est d’ailleurs déjà révélateur :
Manger des huîtres ne fait pas de mal (même pas aux huîtres)
Pourquoi même les plus stricts végétaliens devraient sans sourciller manger des tonnes d’huîtres.
Les huîtres font partie des « standards » de la bourgeoisie et évidemment il a fallu qu’un bobo trouve une « justification » pour en consommer, alors qu’évidemment c’est tout à fait incohérent avec le véganisme.
Mais il est vrai que l’auteur de l’article a trouvé ce qui apparaît comme une faille dans une certaine forme de véganisme : si la question n’est que celle des sensations, et uniquement celle-ci, si l’huître n’est pas « sentient », alors il serait moralement « correct » de pouvoir les manger…
D’où le raisonnement, à nos yeux ridicule, faux et honteusement dénaturé :
« Et si nous pouvions trouver un animal qui prospère dans sa cage d’élevage, qui se nourrit de nutriments piochés dans l’air ambiant, et qui est insensible à la lame du bourreau? Même si cet animal avait l’allure d’un bébé lapin croisé avec un chiot, il serait tout à fait convenable de le dépecer pour le mettre dans votre assiette. »
Rien qu’imaginer une chose pareille est déjà absurde. On a là la négation la plus évident de l’évolution sur notre planète, de la naissance de Gaïa en tant que système global d’êtres vivants.
On a ici une sorte de raisonnement d’apprenti-sorcier, dans la ligne de Descartes pour qui on devrait être « comme maître et possesseur de la nature. »
Une sacrée illusion que cela, et une illusion meurtrière !
Rappelons le : si l’on est logique dans son véganisme, alors on apprécie la vie dans son ensemble, pour tous les êtres, on invente pas des hiérarchies absurdes.
On pourra arguer qu’on devrait alors reconnaître que les végétaux vivent également. C’est exact. Et il est dommage qu’il faille les consommer, les supprimer pour vivre. Peut-être qu’à l’avenir, l’être humain cessera d’intervenir négativement sur la planète.
Mais cela est l’avenir et relève, pour l’instant du moins, de l’anticipation ou de la science-fiction. Ce qui compte réellement déjà dès maintenant, c’est que les êtres qui se développent sur Terre ne sont pas là pour nous.
Le véritable véganisme va de pair avec le rejet le plus complet de l’anthropocentrisme.
L’ostréiculture est par définition même une honte morale, une insulte à Gaïa, une prétention à nier la nature de l’huître en tant qu’être vivant, sous prétexte d’une définition de la « sensibilité » qui ramènerait l’huître au statut d’une pierre.
Des êtres vivants considérés comme des pierres… Voilà bien une logique absurde et destructrice !
Voici l’article dans sa version française, la version anglaise originale peut-être lue ici (« it is ok for vegans to eat oysters »).
Manger des huîtres ne fait pas de mal (même pas aux huîtres)
Pourquoi même les plus stricts végétaliens devraient sans sourciller manger des tonnes d’huîtres.
L’été dernier, je me suis rendu chez un ami à San Francisco que je n’avais pas vu depuis longtemps. En général, dans ce genre de cas, je rappelle gentiment à mon hôte que je ne mange ni produits laitiers, ni œufs, mais mon ami m’a pour le coup bluffé: «Je me rappelle que tu es végétalien, m’a-t-il écrit, de ceux qui apprécient les huîtres fines.» Enfin quelqu’un qui me comprend. Le séjour s’est terminé sans un accroc –je me suis jeté sur de fantastiques bivalves Point Reyes pour agrémenter ma salade verte, et l’amitié et la courtoisie en sont sorties grandies.
Puisque je mange des huîtres, je ne devrais pas me dire végétalien. Je ne suis même pas un végétarien. Je suis un pesco-végétarien, ou un flexitarien, ou peut-être existe-t-il encore un autre mot bizarre pour décrire mon régime alimentaire. Au départ, je désespérais d’avoir perdu l’insigne honneur du végétalianisme -–je fais tout ce que font les végétaliens par ailleurs– et puis ça m’est passé. Les huîtres sont peut-être des animaux, mais même le plus strict des puristes devrait en engloutir des tonnes sans sourciller.
Avec ou sans douleur
Il y a des douzaines des raisons de devenir végétalien, mais deux devraient suffire. Élever des animaux pour les manger 1) détruit la planète 2) fait souffrir ces animaux. Les fermes industrielles sont les plus fautives, mais même les meilleurs élevages ne peuvent démentir le fait que les animaux de boucherie sont les plus importants responsables du réchauffement climatique mondial et que la même parcelle de terre nécessaire pour nourrir un seul mangeur de bœuf satisfera 15 ou 20 végétaliens. Les animaux sont, en termes d’efficience écologique, de très piètres transformateurs de plantes en nourriture, à un niveau tel qu’il en devient désastreux.
L’argument du bien-être animal est encore plus limpide: même si les animaux humains ont des manières infinies de se distinguer des non-humains, ce que nous partageons le plus est notre capacité à ressentir la douleur. Comme je pense qu’il est contraire à l’éthique de vous causer, cher lecteur, une souffrance arbitraire, il n’y aucune raison –sinon la simple préférence pour ma propre espèce– d’avoir une norme distincte pour les mammifères, les poissons et les oiseaux.
Et si nous pouvions trouver un animal qui prospère dans sa cage d’élevage, qui se nourrit de nutriments piochés dans l’air ambiant, et qui est insensible à la lame du bourreau? Même si cet animal avait l’allure d’un bébé lapin croisé avec un chiot, il serait tout à fait convenable de le dépecer pour le mettre dans votre assiette.
Heureusement pour ceux qui ne se sont pas encore remis de la mort de la maman de Bambi, la créature à laquelle je pense est nettement moins adorable. Biologiquement parlant, les huîtres n’appartiennent pas au règne végétal, mais en termes d’éthique alimentaire, elles sont quasi semblables à des plantes. Les fermes ostréicoles représentent 95% de la consommation totale d’huîtres et ont un impact négatif minimal sur leurs écosystèmes; il existe même des projets non-lucratifs destinés à une ostréiculture qui améliorait la qualité de l’eau. Puisqu’il y a tant d’huîtres d’élevage, il n’y a aucun risque de surpêche.
Aucune forêt n’est détruite à cause des huîtres, elles n’ont besoin d’aucun engrais, et aucune céréale ne sera gâchée pour les nourrir –leur régime alimentaire se compose de plancton, qui est le bout du bout de la chaîne alimentaire. L’ostréiculture évite aussi tous les effets négatifs de l’agriculture: aucune abeille n’est requise pour polliniser les huîtres, pas besoin de pesticide pour tuer d’autres insectes et, la plupart du temps, les ostréiculteurs les récoltent sans dommage collatéral tuant accidentellement d’autres animaux. (En comparaison, même s’il est possible de collecter des huîtres sauvages de façon durable, la même chose ne peut s’appliquer à d’autres bivalves comme les clams ou les moules. Il s’agit souvent dans ce cas de dragage des fonds marins, perturbant tout un écosystème. Ainsi, est-il préférable de les éviter.)
De plus, étant donné que les huîtres n’ont pas de système nerveux central, il est très peu probable qu’elles ressentent une souffrance comparable à la nôtre –à la différence d’un porc, d’un hareng, ou même d’un homard. Elles ne peuvent se déplacer, et ne répondent donc pas non plus à la douleur de la même façon que le font les animaux.
Même un puriste aussi ascétique que Peter Singer a critiqué la consommation d’huîtres dans La Libération Animale –la meilleure plaidoirie en faveur d’un régime végétalien que j’aie pu lire– avant de revenir sur sa position dans les éditions les plus récentes du livre. Pour justifier sa volte-face, il écrit que «personne ne peut en toute certitude dire que ces animaux ressentent de la douleur, et personne ne peut dire en toute certitude qu’ils ne la ressentent pas». Ce qui est loin d’être convaincant: on ne peut pas non plus dire en toute certitude que les plantes ressentent, ou non, de la douleur –et pourtant Singer ne s’est jamais opposé à l’abus d’alfafa.
L’argument principal de La Libération Animale est que la discrimination envers les animaux non-humains ne peut se défendre car elle repose sur des catégories non pertinentes –la douleur saute les barrières d’espèces. Mais inclure les huîtres dans ce tabou alimentaire tout simplement parce que nous les avons étiquetées comme des animaux revient aussi à faire une fausse distinction. De même, on ne devrait pas manger plus de plantes parce qu’elles appartiennent au règne végétal; nous devons les manger parce que c’est un bon moyen de nous nourrir sans causer trop de tort à la planète. Et les huîtres, en l’état actuel de nos connaissances, ressemblent aux plantes d’une manière éthique quasiment parfaite.
Comment manger éthique
Quand je suis devenu végétalien, je n’ai pas marqué d’une croix tous les «animalia» de l’arbre de la vie. Et quand je me prépare à dîner, je ne me demande pas: que dois-je faire pour rester végétalien? Je me demande: quel est le choix le plus juste dans cette situation? Manger de manière éthique n’est pas un concours pour savoir qui pissera le plus clair, et plus les végétariens ou les végétaliens se comporteront de la sorte, plus leur régime alimentaire ressemblera à un effet de mode –et risquera donc d’être discrédité comme tel. Emerson écrivait: «La cohérence imbécile est le spectre des petits esprits.»
Une cohérence imbécile: si vous décidez d’abandonner tous les aliments qui commencent par la lettre B, et si vous vous y tenez toute votre vie, vous serez puissamment cohérent. Et vous avantagerez même la planète en oubliant le bœuf. Mais il n’y a pas besoin d’éviter les brocolis –à moins que, comme George Bush père, vous n’en aimiez pas le goût. Il y a, au contraire, une bonne raison d’être un végétalien incohérent et de faire une exception pour les huîtres –car il est sûrement imbécile de vous priver d’un plateau bien frais de Watch Hills à la coquille claire.
Quand j’ai parlé de cet article à mon éditrice de Slate, elle m’a dit: «Je ne vais pas te mentir –tu vas être violemment attaqué pour être un végétalien, et tout aussi violemment pour ne pas suivre un régime végétalien assez strict.» Peut-être, mais si au milieu d’une mer de vitriol un mangeur de viande m’explique judicieusement pourquoi les autres animaux doivent être traités comme je traite les huîtres, ou si un végétalien arrive avec un bon argument pour que les huîtres restent en dehors de nos assiettes, alors je devrais changer d’avis et de régime alimentaire.
Peter Singer, quant à lui, a fait preuve de plus de flexibilité quand je lui ai envoyé un mail à ce propos. «Ce sujet m’a encore et toujours taraudé ces dernières années, m’a-t-il dit. Il y a peut-être un tout petit peu plus de doute sur la manière dont les huîtres pourraient ressentir de la douleur qu’il n’y en a pour les plantes, mais c’est pour moi hautement improbable. Et même si vous pouvez leur accorder le bénéfice du doute, vous pouvez aussi dire que tant qu’on n’aura pas plus de preuve sur cette capacité sensible, le doute est si infime qu’il n’y a aucune raison de ne pas manger d’huîtres élevées dans des parcs durables.» Et voici comment les spectres disparaissent –j’offre la première bourriche.
Christopher Cox, rédacteur en chef de Paris Review.
Hier nous avons relaté l’histoire abjecte des chiens emmurés à Sarajevo et de leur sauvetage.
Le chien est un être fidèle qui accorde sa confiance dans l’être humain et est considéré comme étant « le meilleur ami de l’homme. » Mais la « dévotion » que les chiens accorde aux humains est parfois trahie de manière dramatique voire mortelle. Mais dans tous les cas, trahir un animal est un acte infâme qu’il faut combattre.
Si on y prête attention, avec les médias qui relayent ces macabres histoires, on s’aperçoit que ce sont beaucoup plus les chiens qui subissent le plus les maltraitances, les attaques, les barbaries en tout genre.
C’est une chance que des personnes indignées se soient activées pour les chiens de Sarajevo car les événements se sont bien dénoués, et, pour le cas présent, la fin de l’histoire de cette chienne se termine bien aussi, alors que son sort semblait scellé.
Fin mars à Cers (34), un jeune homme trouve dans un sac jeté dans une benne à ordures, le corps d’un chien criblé de balles.

Le chien n’est pas mort, mais est en train de subir une effroyable agonie. Voici ce que raconte la personne qui l’a trouvé, il s’agit d’un ouvrier (lui et son collègue ont tenu à rester anonyme, car ce qui compte « c’est que la chienne aille bien»):
« J’étais avec une collègue ouvrier pour jeter des gravats, raconte le jeune homme qui l’a découvert. C’est lui qui a entendu du bruit, je me suis alors rendu compte que le sac plastique « respirait ». Je l’ai ouvert et j’ai découvert l’animal qui baignait dans son sang et ses excréments. Nous avons récupéré une vieille couverture pour le réchauffer et le réconforter. Nous l’avons tout de suite conduit chez le vétérinaire. »
La personne qui l’a trouvé a eu le bon réflexe de l’emmener immédiatement chez le vétérinaire. Suite à ses diverses mutilations, aux coups qu’elle a enduré et à ses 77 plombs dans le corps (dont un tir à bout portant), la chienne de 8 ans respire encore. C’était inespéré au vu de son état…

La chienne, Véra, s’en sort incroyablement avec « juste » une côte fêlée !
Après son opération, une famille d’accueil s’occupe de Véra afin de la soigner et de lui offrir le repos psychologique dont elle a besoin pour se reconstruire. Car au vu du terrible crime qu’elle a subi, la chienne est indéniablement traumatisée par ce qu’elle a vécu et a peur de l’être humain.
Véra est tatouée, la police recherche l’agresseur de la chienne. Le maître de Véra, qui est une personne âgée, est hospitalisé depuis plusieurs semaines, mais la personne qui a attaqué ainsi Véra n’a pas encore été retrouvée. Le mystère demeure et les spéculations vont bon train, comme Véra est un épagneul, un chien de chasse, il se pourrait que des chasseurs soient responsables du calvaire dont elle est heureusement sortie.
Cette histoire honteuse reflète des conceptions antagoniques : soit on méprise les chiens et on arrive à ces actes d’une violence inouïe, soit on les aime et on se bat pour les sauver.
C’est pour cela qu’il faut mettre en place cette nouvelle culture végane, celle de la libération animale, afin que des histoires scandaleuses, comme celle de Véra, ne se reproduisent plus jamais.
Mais l’histoire de Véra reflète aussi une lâcheté et une folie incroyable. Mettre plus de 70 plombs dans le corps d’un animal, ce n’est plus de l’acharnement à ce point. La laisser à l’agonie et balancer son cadavre dans une benne à ordures avec une telle indifférence est une chose plus que révoltante et barbare, que la culture végane du respect et de la compassion doit venir anéantir.
Car c’est malheureusement un classique que de laisser à leur sort des animaux abandonnés dans la rue, jetés dans un sac poubelle ou dans un carton. Les forums animaliers tels que Rescue relatent très souvent des « trouvailles » de ce genre.
Et aussi « farfelu » que cela puisse éventuellement paraître, un carton traînant dans la rue doit devenir objet d’attention car un animal abandonnée et/ou blessé peut très bien se trouver à l’intérieur.
Il y a un peu plus de 20 ans commençait le siège de Sarajevo, ville bosniaque martyre du découpage de la Yougoslavie. En moyenne, 300 obus tombèrent sur la ville, pendant presque 4 ans. Cette ville a souffert terriblement à la fin du 20ème siècle, et c’est dans cette même ville martyre qu’a eu lieu une affaire extrêmement sordide.
Une histoire qui durait depuis des années… avec des chiens errants accueillis dans une maison, et emmurés ! Par emmurés, cela signifie qu’ils étaient enfermés dans les éléments des murs…


Dans cette maison, l’odeur était pestilentielle, avec des aboiements continuels. Jelena Paunovic décide alors de prévenir les services vétérinaires, la police, les services de la ville, en vain.
Malgré que cette situation soit connue par les services vétérinaires depuis un moment, rien ne change pour ces chiens qui sont emmurés vivants. Face à cette passivité ambiante pour sauver les chiens, Jelena Paunovic décide alors d’alerter l’opinion publique.
Une des photos montrant un chien emmuré a créé un scandale sur les réseaux sociaux et les militantEs des 4 coins du monde ont téléphoné et envoyé des mails à la police et autres autorités. Face à une protestation d’une telle ampleur, on pouvait espérer que les chiens soient enfin libérés.
Et ce fut le cas: du jour au lendemain, tous les services de la ville ont été mis en branle. Les pompiers ont cassé la porte, les services vétérinaires se sont occupés des chiens et la police a arrêté une femme, qui se vantait d’enfermer les chiens puis de les massacrer dans sa maison de campagne.


Cette histoire montre bien que « quand on veut on peut » et que les gens aiment les animaux, que les services publics n’interviennent pas car cela ne les intéresse pas et parce qu’ils respectent le droit à la propriété. La morale, pour l’Etat, s’arrête devant le commerce et la propriété.

Donc, c’est une question de rapport de force, et on a là un bon exemple. Dès qu’un scandale de maltraitance animale éclate, des masses de milliers de personnes sont capables de se bouger et de protester afin de sauver les animaux de la misère.
Et des exemples comme cela, il y en a plein. Ce fut par exemple le même cas avec un canard maltraité pendant un match de football, acte de barbarie que nous racontions sur cette page.
Les gens sont plein de contradictions, comme nous l’avons maintes fois souligné ; d’un côté, ils vivent de manière dénaturée et exploitent les animaux, les méprisent. Mais de l’autre côté, le naturel revient si l’occasion s’y présente.


Il est ainsi très dommage et assez incompréhensible que ces sordides affaires ne fassent pas plus grand bruit sur le net et que les forums pour les animaux et pour la « protection animale » n’étalent pas allègrement ces histoires de solidarité envers les animaux.
Ce ne sont pas que des histoires qui touchent « juste » un pays particulier, mais ce sont bien des faits cruels qui illustrent que la maltraitance et l’exploitation des animaux sont des problèmes universels.
Car la libération animale ne pourra se faire qu’avec le peuple, qu’avec ses prises de position, ses coups de gueule et ses actes, choix militants. SeulE dans son coin, on ne peut rien!

















« Vegan is love » est un livre pour enfant qui vient de sortir aux Etats-Unis et qui explique le véganisme.
Voici un article publié à ce sujet par magicmaman.com et qui relate le débat suscité aux Etats-Unis par cette publication.
C’est quelque chose de très intéressant, parce qu’en France, dans l’état actuel des choses, une telle promotion du véganisme serait très rapidement criminalisée. On a là encore une expression du « retard » français qui est vraiment extrême concernant l’écologie et le véganisme.
Cela pose également la question de l’éducation. Enseigner le véganisme à des enfants, est-ce moralement correct, n’est-ce pas leur imposer un choix d’adulte ? Inversement, la société impose bien l’exploitation animale, elle !
Et on ne peut pas faire comme le protestantisme a fait avec le catholicisme, c’est-à-dire remettre à 18 ans le baptême. Le mode de vie vegan n’est pas un choix théorique, il a des conséquences pratiques.
Ce qui souligne à quel point il faut assumer que le véganisme est une nouvelle culture, en rupture avec le passé.
On peut avoir un petit aperçu du livre pour enfants en allant ici puis à gauche de la page, « search inside the book. » Le site du livre est wedonteatanimals.com.

Etats-Unis : un livre « végétalien » pour enfants fait scandale
Le livre de Ruby Roth a paraître la semaine prochaine aux États-Unis crée la polémique. En cause : le message de « Vegan Is Love », jugé trop violent par les parents. Explications.
Il n’a pas encore été publié et pourtant, le livre de l’Américaine Ruby Roth, « Vegan Is Love », crée déjà la controverse Outre-Atlantique. A destination des enfants de 6 ans et plus, cet opus est une apologie du régime végétalien et vise à initier les bambins au « végétalisme comme un style de vie de compassion et d’action », souligne l’auteur dans son avant-propos. Si le message du livre n’est pas remis en cause, le ton de l’auteur a suscité une levée de bouclier chez les parents.
Des animaux torturés, des enfants effrayés
En cause : des images d’animaux enfermés les uns sur les autres dans des cages ou encore des illustration de l’expérimentation animale. Interrogée dans le cadre de la matinale télévisée Today et relayée par le HuffingtonPost, la psychologue pour enfants Jennifer Hart Steen s’insurge : « il y a beaucoup de peur présentée dans ce livre, et si vous le donnez à vos enfants comme un simple livre pour enfant, ils ne comprendront pas. Ils seront juste effrayés ».
Un point de vue partagé par Nicolas German, une nutritionniste, qui écrit sur son blog que ce livre peut décourager [erreur de traduction : en fait encourager] les enfants à devenir végétaliens. Et de préciser que le choix du végétalisme pour les enfants n’est pas judicieux : « sans un bon encadrement, l’enfant pourrait souffrir de malnutrition ».
Faire des enfants des militants de la cause animale
L’auteure, Ruby Roth – qui élève sa belle-fille de 7 ans suivant le précept de ce régime sans protéines animales -, a répondu à l’émission Today que son intention n’était pas d’instaurer la peur : « si il est trop effrayant d’en parler, la réalité sur la provenance des morceaux de viande est elle aussi trop effrayante pour pouvoir en manger ».
Selon elle, « Vegan Is Love » n’insiste pas particulièrement sur le fait de bannir la viande de son régime alimentaire mais encourage plutôt les enfants à boycotter les zoos, les cirques et les aquariums car « les animaux appartiennent à la Terre, autant que nous ».
Le Dr David Katz, blogueur au Huffington Post et directeur du Yale Prevention Center soutient les efforts de l’auteur et a déclaré à ABC que l’enfance est « le meilleur moment pour développer une conscience et induire le changement en fonction de celle-ci ».
D’après le Docteur, les illustrations du livre permettent d’ouvrir les yeux sur une réalité car « la torture et la maltraitance des animaux est bien réelle. Donc qu’est-ce qui est pire ? Dire la vérité aux enfants sur ce qu’il se passe ? Ou les élever en leur cachant la réalité du monde dans lequel ils vont grandir et du coup, les en rendre complices ? ».