Nous avions déjà parlé brièvement du Refuge de l’Angoumois l’année dernière en hiver pour une demande d’aide.

Il y a un nouvel appel encore, suite à une intervention de sauvetage dans un cadre absolument terrifiant. On peut voir un panorama de la situation, avec des photos (très dures) et des explications, sur cette page du forum de l’association.

Voici comment le journal Charente Libre présente cette situation.

Des chiens squelettiques et apeurés qui errent entre des cadavres d’animaux et des déjections.

Les employés du refuge SPA de Mornac et les gendarmes de Montbron ont fait une désolante découverte samedi à Écuras dans le très reculé hameau de « Germanas », près de la Dordogne. Une vingtaine d’animaux étaient abandonnés et enfermés dans plusieurs pièces d’un pavillon depuis deux semaines.

Certains dans le noir. Les deux locataires avaient quitté leur logement en laissant derrière elles quinze chiens, trois chats, une chèvre et deux brebis. Livrés à eux-mêmes, sans eau ni nourriture, les animaux ont vécu un véritable calvaire. Trois chiens ont été retrouvés morts de faim et de soif. Ne trouvant rien à se mettre sous les crocs, les survivants ont dévoré trois chiots et une brebis.

Les deux femmes placées en garde à vue

Pris en charge par le refuge de Mornac, les animaux rescapés sont très affaiblis. « Une femelle labrador et un chiot sont sous perfusion entre la vie et la mort. On ne sait pas si le vétérinaire arrivera à les sauver, confie Nadine Boissou, directrice du refuge de l’Angoumois. En avançant, on allait de découverte macabre en découverte macabre », ajoute-t-elle.

C’est un voisin qui a donné l’alerte samedi en constatant que les locataires n’étaient pas rentrées depuis plusieurs jours.

Les deux femmes, âgées d’une trentaine d’années, étaient en conflit avec leur propriétaire. Une procédure d’exclusion avait été lancée à leur encontre. « Je savais qu’il y avait des problèmes. J’avais déjà été alerté parce que les chiens divaguaient sur les routes. Mais je ne savais pas qu’il y avait maltraitance », explique Claude Fils, maire d’Écuras, qui s’est rendu sur place samedi.

Installées dans la commune depuis un peu plus d’un an, les deux locataires étaient sans emploi. Les gendarmes ont réussi à retrouver leur trace. Elles ont été placées en garde à vue et comparaîtront devant le tribunal correctionnel d’Angoulême le 7 juin prochain pour abandon volontaire d’animaux domestiques. Elles ont été libérées dans l’attente de leur procès.

Sur cette page du forum du refuge, on trouvera les informations actuelles quant aux animaux sauvés. Nous ne pouvons que rappeler la nécessité de l’engagement pour ces animaux, qui ont besoin de patience et d’amour, d’un haut niveau culturel dans la compréhension de leur réalité.

Nous rappelons qu’il y a également des appels aux dons régulièrement actualisés dans la colonne sur le côté de La Terre D’abord.

 

 
Publié le 22 mai 2013, dans libération animale.

 
Publié le 22 mai 2013, dans véganisme.

« Les animaux dénaturés » est un roman de Vercors, de 1952. Ce n’est pas un bon roman, ses conceptions étaient déjà très arriérées à l’époque, ce qui ne l’empêche pas de devenir « à la mode » ces derniers mois.

L’idée du roman est simple : on découvre une population d’êtres vivants, dont on ne sait pas s’il s’agit d’humains ou de grands singes. Le roman tente alors de définir ces êtres, car la question est de savoir s’ils peuvent être utilisés comme esclaves ou s’ils doivent se voir reconnaître des droits.

Bref, c’est tout le discours philosophique particulièrement spécieux sur ce qui ferait le caractère « unique » de l’être humain, sans jamais bien entendu que la question du travail ne soit abordé, ni que la distinction soit considérée comme secondaire en terme de droit à vivre de manière heureuse.

Rien que pour découvrir ce grand n’importe quoi plein de contradictions, cela peut être intéressant. Voici à titre d’illustration un passage au début du roman, donnant assez le ton au sujet de cette pseudo recherche philosophique, visant en fait à nier les droits des animaux en prétextant rechercher une distinction pour mieux maintenir la situation présente telle quelle.

- Je n’ai jamais entendu parler d’une chose pareille ! s’exclama-t-il sourdement. Qu’est-ce que c’est, ce Paranthropus ?
- On n’en sait rien encore.
- Comment ?
- Une sorte d’anthropoïde. Il vient d’en arriver une trentaine au Muséum. On les étudie en ce moment.

Le docteur commença :

- Mais qu’est-ce que vous…

Il s’interrompit, retourna au berceau.

- C’est quand même un singe, il est quadrumane, dit-il avec une sorte de soulagement.
- C’est conclure un peu vite, dit doucement Douglas.
- Il n’y a pas d’hommes quadrumanes.
- Docteur, dit Douglas, supposez par exemple qu’un accident de chemin de fer… tenez, recouvrons-lui les jambes… là… un petit mort aux pieds coupés…
Seriez-vous aussi catégorique ?
- Il a les bras trop longs, dit le médecin après un moment.
- Mais le visage ?

Le médecin levait les yeux avec une gêne perplexe, presque avec égarement. Il commença : « Les oreilles… »

- Et supposez, dit Doug, que dans quelques années on ait pu lui apprendre à lire, à écrire, à
résoudre des problèmes d’arithmétique…
- On peut tout supposer, puisqu’on n’en saura rien, dit hâtivement Figgins en haussant les épaules.
- On le saura peut-être : il a des frères, docteur.
Deux déjà sont nés au Zoo d’autres femelles. Trois encore vont bientôt…
- Alors il sera temps, balbutia le docteur en s’épongeant le front.
- De quoi ?
- De… de voir… de savoir…

L’inspecteur s’approcha. Ses cils blonds papillotaient comme des mites.

- Monsieur Templemore, qu’est-ce que vous attendez de nous ?
- Que vous fassiez votre métier, inspecteur.
- Mais quel métier, monsieur ? Cette petite créature est un singe, cela se voit. Pourquoi diable vouloir…
- C’est mon affaire, inspecteur.
- La nôtre n’est sûrement pas de nous mêler…
- J’ai tué mon enfant, inspecteur.
- J’ai compris, mais ce… cette créature n’est pas… elle ne présente pas…
- Elle a été baptisée, inspecteur, et inscrite à l’état civil sous le nom de Garry Ralph Templemore.

Le visage de l’inspecteur se couvrait d’une petite sueur fuie. Il demanda soudain :

- Sous quel nom a-t-on inscrit la mère ?
- Sous le sien, inspecteur. « Femme indigène de Nouvelle-Guinée, connue comme Derry. »
- Fausse déclaration ! triompha l’inspecteur.
Tout cet état civil est sans valeur.
- Fausse déclaration ?
- La mère n’est pas une femme.
- Cela reste à prouver.
- Comment ! Mais, vous-même…

- Les opinions sont partagées.

- Partagées ! Sur quoi, partagées ? Quelles opinions ?
- Celles des principaux anthropologues, sur l’espèce à laquelle appartient le Paranthropus. C’est une espèce intermédiaire : hommes ou singes ? Ils ressemblent aux deux. Il se peut très bien que Derry soit une femme, après tout. A vous de faire la preuve du contraire, si vous pouvez. En attendant, son enfant est mon fils, devant Dieu et devant la loi.

L’inspecteur paraissait à ce point désorienté que Doug prit pitié de lui.

- Peut-être préféreriez-vous, dit-il gentiment, en référer à vos supérieurs ?

Le visage blondasse s’éclaira.

- Oui, si vous le permettez, monsieur.

 
Publié le 21 mai 2013, dans véganisme.

Depuis quelques années, la « Veggie pride » est un concept qui a perdu tout impact auprès des personnes véganes, et heureusement. Si au départ nous n’étions qu’une poignée à rejeter cette absurdité, désormais un tel projet semble tellement ridicule qu’il n’est plus tenable.

C’est pour cela que la « veggie pride », cette marche de la fierté « végéta*ienne », s’est exportée, en l’occurrence à Genève :

« La première Veggie Pride internationale a lieu à Genève du 16 au 20 mai. Il s’agit du plus grand événement jamais organisé en faveur du végétarisme. Des manifestants et des conférenciers du monde entier sont attendus pour l’occasion. Une pétition sera remise à l’ONU. De nombreuses actions pacifiques sont prévues devant les plus hautes instances de la ville. » [ce n'est pas nous qui avons mis en gras - LTD]

On voit bien que ces gens sont sur une autre planète : d’un côté soi-disant pro-végan, puis faisant l’apologie du végétarisme, quant à la prétention d’avoir réalisé le « plus grand événement jamais organisé en faveur du végétarisme », cela ne tient pas debout, bien entendu.

750 personnes ont participé à la marche à Genève (300-400 selon la presse suisse), les deux vidéos ont été vues par 1500-2000 personnes en respectivement une semaine et deux jours, bref, cela n’a pas soulevé grand monde, ni porté quoi que ce soit de culturel.

Voici l’extrait d’une interview qu’on peut trouver publié par le journal suisse Le Temps.

David Olivier y explique deux choses :

- il faut demander à l’ONU que les droits des végétariens soient respectés ;

- les « végétariens » seraient en effet forcés « à se cacher et à se taire. »

Facile de comprendre pourquoi un tel discours peut être prononcé à Genève, mais certainement pas en France, alors que nous vivons dans un climat violemment homophobe lancé par les opposants à l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles…

Le Temps: Quel est l’objectif de la Veggie Pride et à qui s’adresse-t-on?

David Olivier: Cette manifestation n’est pas centrée sur l’alimentation, mais sur les animaux et le refus de les faire souffrir et mourir pour notre plaisir. La Veggie Pride est une manifestation ouverte à toutes les personnes végétariennes solidaires des animaux. Nous manifestons d’abord pour dire que les végétariens existent, pour sortir de notre invisibilité (…).

– Pourquoi ce nom: est-ce à dire que la minorité végétarienne et végétalienne se sent discriminée, dans la même mesure que les homosexuels?

– Nous manifestons pour exprimer notre fierté (pride, en anglais) d’être végétariens (…). Beaucoup de végétariens, du fait de la pression sociale, se croient obligés de se trouver des «excuses», liées à leur santé ou à des motivations autres que les animaux. La Veggie Pride vise à inciter les végétariens à «sortir du placard», c’est-à-dire à cesser de se cacher, ou de cacher leurs motivations (…).

Le terme «végéphobie» a été formé par calque à partir de «homophobie». Il ne s’agit cependant pas de faire une compétition avec les homosexuels pour savoir qui est le plus victime d’une «x-phobie», mais de constater que, dans un cas comme dans l’autre, il y a un mécanisme d’oppression sociale qui amène un groupe de personnes à se cacher et à se taire (…).

– Votre manifestation est porteuse de plusieurs revendications officielles, notamment auprès de l’OMS et de l’ONU, quelles sont-elles?

– Le végétarisme est une conviction politique et philosophique. Nous voulons qu’elle soit respectée en tant que telle, à défaut d’être partagée.

Nous adressons donc une pétition au rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de conscience pour demander le respect des droits des végétariens. »

Ce qui veut dire, en traduction sans langue de bois : nous sommes des petit-bourgeois qui voulons vivre notre végétarisme sans nous forcer, nous ne voulons surtout pas de la révolution, alors donnez-nous des miettes de droits pour que nous puissions exister.

Ces gens veulent ramener le véganisme à une pratique du niveau des Témoins de Jéhovah, ils veulent que les végans forment une petite communauté idéaliste coupée de la réalité sociale et sans compréhension de ce que représente le véganisme…

 

Il y a quelques jours, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (également connu sous l’acronyma FAO) a publié un dossier où il n’est pas moins appelé à utiliser les insectes de manière industrielle, à tous les niveaux (alimentation humaine directe, alimentation d’animaux dans les fermes industrielles, etc.).

Il y a même une présentation économique: c’est un véritable papier stratégique pour l’exploitation animale! Qui malheureusement ne choquera pas les personnes limitant le véganisme à la défense des « sentients », des êtres vivants « les plus évolués » seulement.

Voici le communiqué de la FAO, nous reparlerons très vite du dossier qu’elle propose.

FAO : les produits forestiers, dont les insectes, sont essentiels à la lutte contre la faim

13 mai 2013 – Le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a affirmé lundi que l’agroforesterie était essentielle à la lutte contre la faim et devait être mieux intégrée dans les politiques de sécurité alimentaire et d’utilisation des sols.

« Les forêts contribuent aux moyens d’existence de plus d’un milliard de personnes, en particulier les plus démunis. Les forêts sont une source d’alimentation, d’énergie pour la cuisson des aliments, de fourrage pour les bêtes et de revenus pour l’achat de nourriture», a expliqué M. da Silva, en ouverture de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.

La FAO a rappelé que le gibier et les insectes constituent souvent les principales sources de protéines en zone forestière, alors que les feuilles, les graines, les champignons, le miel et les fruits apportent les minéraux et les vitamines garants d’un régime nutritif.

« Les forêts et les systèmes agroforestiers sont pourtant rarement considérés lors de l’élaboration des politiques de sécurité alimentaire et d’utilisation des terres. Souvent, les personnes en zones rurales ne disposent pas de droits d’accès reconnus aux forêts et aux arbres, ce qui compromet leur sécurité alimentaire. La contribution potentielle des forêts à la sécurité alimentaire des personnes vivant en milieu rural devrait être davantage prise en compte », a estimé le Directeur général de la FAO.

Selon une nouvelle étude de la FAO présentée lors de la conférence, les insectes constituent une source majeure et facilement accessible d’aliments nutritifs, riches en protéines, issus des forêts. Ils s’inscriraient dans les régimes alimentaires traditionnels d’au moins deux milliards de personnes. La récolte et l’élevage d’insectes peuvent en outre créer des emplois et générer des revenus, essentiellement pour l’heure au niveau des ménages mais potentiellement aussi à l’échelle industrielle.

Avec environ un million d’espèces connues, les insectes représentent plus de la moitié de tous les organismes vivants classifiés jusqu’à présent. D’après les recherches de la FAO menées en partenariat avec l’Université de Wageningen aux Pays-Bas, plus de 1.900 espèces d’insectes sont consommées par les hommes dans le monde, les principales étant les scolythes, les chenilles, les abeilles, les guêpes, les fourmis, les sauterelles et les criquets.

De nombreux insectes sont riches en protéines et en lipides mais aussi en calcium, en fer et en zinc. Le bœuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, alors que ce chiffre varie entre 8 et 20 mg pour 100 g de poids sec chez la sauterelle, en fonction notamment du type d’aliments que cette espèce consomme.

« Nous ne disons pas que les gens doivent consommer des insectes à tout prix », a souligné la Directrice de la Division de l’économie, des politiques et des produits forestiers à la FAO et coauteur, avec Eva Muller, de l’ouvrage Des insectes comestibles. « Nous disons simplement que les insectes constituent l’une des ressources fournies par les forêts et que leur apport potentiel à l’alimentation, notamment l’alimentation animale, est généralement sous-exploité. Cependant, à mesure que les habitats forestiers disparaissent, nous risquons de perdre des espèces avant même d’avoir compris comment les utiliser pour réduire la faim ».

Les insectes d’élevage offriraient une solution durable pour éviter toute surexploitation susceptible d’affecter les espèces les plus prisées. Certaines espèces, comme les vers de farine, sont déjà produites à une échelle commerciale afin d’être utilisées sur des marchés de niche comme l’alimentation des animaux domestiques, les zoos et la pêche de loisir.

Une automatisation accrue de la production rabaisserait les coûts à un niveau qui pourrait inciter le secteur agroalimentaire à substituer la farine d’insecte à la farine de poisson afin, par exemple, de nourrir les élevages. Une telle substitution aurait pour avantage d’augmenter l’offre de poisson disponible pour la consommation humaine.

 

Il y a une semaine, le week-end dernier plus précisément, des écologistes radicaux de « Deep Green Resistance » (DGR) ont été attaqué par un groupe de « queers » lors d’un festival dans la ville américaine de Portland.

Rien de bien méchant à part des insultes et des livres abîmés au marker au départ, puis des quolibets et enfin des menaces de mort et d’agressions physiques, notamment contre des femmes militantes à DGR.

Naturellement, cela a amené des réactions de part et d’autres, car DGR est une organisation assez décriée pour de multiples raisons, même si finalement cela fait partie des questions qui concernent les gens aux Etats-Unis, dans la scène écologiste radicale.

Pour ceux et celles ne connaissant pas, DGR est une organisation écologiste radicale d’orientation primitiviste, mais hiérarchisée, et tentant de promouvoir une opinion publique en faveur d’un changement radical, pour ne pas dire violent.

L’une des principales personnes de DGR est Lierre Keith, très violemment anti-vegan; après l’avoir été elle-même, elle considère que le véganisme est anti-écologiste car exigeant une agriculture de masse: DGR est pour un retour à une très petite population de personnes pratiquant la chasse et la cueillette (bref, c’est du primitivisme).

Ce qui nous concerne directement ici, c’est par contre la question en arrière-plan. Les personnes du groupe queer ont en effet attaqué les gens de DGR en les accusant de « transphobie. »

En fait, il y a une énorme scission en train se créer aux Etats-Unis au sein du féminisme radical, et de ce fait dans l’écologie radicale.

D’un côté, il y a donc les queer qui rejettent le principe du « genre », les définitions d’homme et de femme. Contrairement à ce que beaucoup pensent en France, la théorie du « queer » ne remet pas en cause la manière d’être homme ou femme, mais le fait même d’être homme ou femme.

Il ne s’agit pas que d’une critique des manières d’être, comme nous (ou d’autres) pourrions le faire, mais d’une négation des définitions mêmes de la notion d’homme et de femme.

De l’autre côté, il y a ceux et celles s’opposant à la théorie du queer, pour deux raisons différentes :

a) il y a les « essentialistes », qui acceptent bien entendu la remise en cause des « traditions » du partriarcat, mais refusent de nier qu’il y ait des hommes et des femmes ;

b) il y a les féministes radicalles qui considèrent que le transsexualisme est une démarche ultra-individualiste consistant finalement à « contourner » le patriarcat (un peu comme si une personne pauvre pourrait prétendre en fait être une personne riche coincée dans le corps d’une personne pauvre).

Comme on le voit, ce sont trois positions très différentes, fondées sur des visions du monde différentes, voire opposées ou même antagoniques.

Le queer est pour supprimer toute définition d’homme et de femme alors que le féminisme radical et l’essentialisme considèrent que les définitions existent et qu’il faut viser le patriarcat (et non « l’hétéro-normativité »).

On comprend que les positions finissent ici par être antagoniques, alors que la différence entre le féminisme radical et l’essentialisme est philosophique, ce sont des conceptions opposées mais pas antagoniques.

Il ne faut pas sous-estimer les conflits qu’il y a ici ; les féministes radicales et les queers mènent une bataille idéologique ultra-violente en ce moment.

Les féministes radicales (les « radfem ») considèrent qu’un transsexuel reste un homme et considèrent la théorie du queer comme violemment anti-féministe.

Les lesbiennes radicales, contrairement à ce qui s’est bien souvent passé en France par ailleurs, sont très violemment opposées au queer.

Inversement, les queers considèrent par contre les « radfem » comme transphobiques et réactionnaires.

Quel rapport avec l’écologie radicale ? Naturellement la question de la Nature elle-même. Il y a tout le débat sur la question de la libération de la Terre qui est en jeu.

Soit les personnes transsexuelles sont un produit « post-moderne » de l’ultra-libéralisme, car la Nature produit des êtres vivants « entiers », sans séparation entre le corps et l’esprit. C’est notre position, par exemple.

Soit les personnes transsexuelles sont une minorité naturelle, qui a toujours existé, par exemple dans les communautés indigènes de par le monde. C’est la position du collectif du journal d’Earth First ! aux États-Unis, par exemple.

Encore une fois, il ne faut pas sous-estimer les très violents conflits sur cette question, qui vont faire d’ailleurs que l’extrême-gauche américaine va forcément s’effondrer, ou plutôt est déjà en train de s’effondrer sur cette question.

Bien évidemment, ce débat se reportera en France. Mais expliquons ici notre point de vue en quelques points :

a) il est évident que le capitalisme impose par en haut des attitudes et des traditions selon qu’on soit un homme ou une femme. Qu’il faille remettre cela en cause est bien sûr une évidence.

Mais de notre expérience avec les gens prônant des conceptions du « queer », nous avons bien constaté qu’il y avait une négation complète de la Nature, comme si les corps flottaient au-dessus de la réalité matérielle, n’existant que dans les définitions de la société.

Plus des gens allaient dans les théories du queer, plus ils s’éloignaient du véganisme, et encore plus des animaux et de la reconnaissance de la Nature.

Précisons bien ici que nous ne parlons pas forcément de gens alternatifs se disant queer par refus des valeurs patriarcales, mais surtout de gens ayant étudié et assumé la philosophie queer telle qu’elle a été développée dans les facultés américaines.

Le « queer » n’est pas un mouvement pour la libération totale, c’est une idéologie universitaire qui se considère déjà comme absolue, qui a ses théoriciens et théoriciennes, et qui rejette la Nature au profit d’une définition uniquement sociale de la réalité.

b) Nous ne considérons pas que la prise de drogues soit utile, pourquoi trouverions-nous bien d’en prendre pour en plus dérégler son corps, sous prétexte qu’un psychiatre prétend qu’on s’est « trompé » de corps ?

Et comment pourrait-on se tromper de corps ?

Nous ne considérons donc pas qu’il soit « naturel » que des gens se mutilent ou prennent des hormones (dans la théorie, dès l’âge de 12 ans selon les exigences des partisans de la transsexualité comme étant naturelle).

C’est une théorie « post-moderne » qui nie la réalité corporelle au profit d’une psychologie qui serait indépendante du corps, ce qui nous semble totalement religieux.

C’est cela le reproche que nous faisons aux queers en France : ils ont trop lu Descartes et son « je pense donc je suis », « comme maître et possesseur de la nature. » La théorie du queer est fondamentalement opposée à la reconnaissance de Gaïa: c’est une conception totalement anthropocentrique.

 
Publié le 18 mai 2013, dans straight edge.

Nous avons tout à fait conscience que la question straight edge n’apparaît pas nécessairement comme extrêmement importante. Pourtant, elle l’est ; affirmer une utopie positive, en liaison avec la question de la Nature, demande un très grand réalisme social.

Nous avons parlé de la drogue dite « crocodile », ce terrible fléau en Russie. Plus près de nous cette fois, et tout aussi terrifiant, voire encore plus terrible dans ses effets, il y a la « sisa », en Grèce (la Σίσα).

Allusion à la chicha (et se prononçant pareillement), il s’agit d’une drogue terrible, un mélange de crystal meth, soit la métamphétamine, avec… avec justement personne ne sait trop.

Les médias commencent seulement à en parler, car en fait, elle est plus ou moins passée sous silence depuis son apparition en 2010 ; les conditions de cette apparition ne sont pas encore connues.

Ce n’est guère étonnant : elle est un fléau terrible frappant les populations désocialisées.

C’est un meurtre social auquel on assiste, au moyen d’une drogue dont une dose coûte un peu moins de deux euros. La sisa, c’est la drogue de l’extermination des pauvres.

Il ne s’agit pas de faire une théorie du complot, mais de constater les faits : des couches entières de la population sont laissées à l’abandon, laissées à la sisa.

Insomnie allant jusqu’à plusieurs semaines, hallucinations, agressivité massive aboutissant à l’ultraviolence, graves problèmes internes et mêmes effets abrasifs que la drogue « crocodile » en cas de prise en « shoot » : la sisa, c’est de la métamphétamine, dans une version terrible, celle de la crise du capitalisme et de gens se précipitant dans la sisa de manière suicidaire.

On remarquera d’ailleurs, et c’est quelque chose de compliqué qui a dû certainement faire grand débat là-bas, est que les consommateurs de sisa, qui s’avèrent être particulièrement dangereux, ont été chassés dans certaines zones par les mouvements anarchistes.

Il est tout à fait compréhensible que soient protégés les lieux militants, d’autant plus qu’il est une tradition des polices partout dans le monde de faire en sorte que les trafiquants et les personnes consommant des drogues se placent autour des lieux militants, particulièrement les squatts.

C’est une manière de criminaliser et de marginaliser ; une autre tactique est la diffusion massive d’héroïne à bas prix, ce qui est arrivé en 1977 en Italie.

Pour autant, il y a une avalanche de textes anarchistes au sujet des révoltes en Grèce, et rien au sujet de la sisa. Ce n’est pas logique, ni correct. Comment peut-on vouloir la révolution et tout simplement « oublier » le phénomène de la sisa ?

La sisa est une question de santé publique, et on ne peut pas voir les choses de manière individuelle, ou alors on en reste à une simple ligne d’extermination nazie des consommateurs de drogues, ce qui est évidemment la position de l’extrême-droite.

Pourtant, il n’est pas difficile de comprendre qu’avec la sisa, l’Etat grec laisse s’effondrer définitivement les couches les plus pauvres. Rien qu’en 2010, la contamination du SIDA chez les héroïnomanes a augmenté de 1500 %.

C’est un exemple terrible, et nous disons ici simplement : si vous ne l’êtes pas encore, devenez straight edge, assumez un engagement social en refusant de manière nette les solutions destructrices, et en le montrant de manière positive !

 
Publié le 17 mai 2013, dans vie quotidienne.

Il ne faudra jamais assez répéter que lorsqu’on est vegan, il faut a priori se supplémenter en vitamine B12. Trouver de la vitamine B12 vegan est assez facile sur internet.

Seulement, prendre des complètements rebute certaines personnes, qui trouvent et pensent que se supplémenter ne serait pas « naturel ».

La marque SANTE commercialise un dentifrice vegan à la vitamine B12. Cette marque allemande produit de très nombreux produits vegans. Mais attention, tout ne l’est malheureusement pas, il y a des produits d’origine animale comme les rouge à lèvres ou les pinceaux de maquillage fait en poils de chèvre !

Ce qui est d’ailleurs paradoxale, car une marque engagée comme celle-ci pourrait très bien ne faire que des cosmétiques aux ingrédients végétaux…

Sur leur site, une page propre à chaque produit spécifie si chaque cosmétique est vegan ou non, via leur petit symbole « V ».

Certaines personnes ont des besoins en vitamine B12 plus importants que d’autres. Certains facteurs extérieurs peuvent freiner la bonne absorption de la vitamine B12, comme la pilule contraceptive par exemple ou la prise d’alcool.

La notice ne précise pas le taux de B12 contenu dans le tube mais indique que :

La précieuse vitamine B12 contenue dans le dentifrice Dental med est absorbée par l’organisme via la muqueuse buccale et peut – grâce à une utilisation régulière du dentifrice, – réduire la carence en vitamine B12 voire la compenser.

Et que :

60% d’augmentation du taux de vitamine B12- après 4 semaines d’utilisation*

*Résultat avec 2 utilisations quotidiennes d’un dentifrice à la vitamine B12 pendant une période de 4 semaines. Source : Institut de Chimie et Biochimie Cliniques, Université de Magdebourg, Allemagne, 2011.

 

Pour les plus récalcitrantEs aux compléments alimentaires, prendre de la B12 en se lavant les dents pourrait être une méthode sympa de se supplémenter.

Mais en l’absence de données précises sur la vitamine B12 dans ce produit, il reste indispensable de faire des prises de sang régulières afin de surveiller son taux de B12.

Les produits SANTE ne sont pas vendus dans tous les magasins biologiques, et, gros problème: ce dentifrice qui n’est que très difficilement trouvable en France ! Il se trouve dans certaines Biocoop, mais il est surtout commercialisé sur le net par l’intermédiaire de sites VPC allemands. Il y en a sur amazon.de par exemple. Une illustration de plus du très gros retard de la France à l’encontre du véganisme…

Ce qui est vraiment dommage car on en revient toujours au même problème : les produits labellisés vegan ne se trouvent… surtout qu’ailleurs : en Allemagne, en Autriche, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis.

 

Voici un appel à une « vélorution » contre l’autoroute A51, qui doit relier Grenoble à Marseille via Gap, Sisteron et Aix-en-Provence. Voici le lien du blog de la vélorution,et notons qu’il n’y a pas d’appel à ce que le pique-nique soit végétalien, pas plus que la « restauration conviviale. » Nous ne trouvons pas l’affiche engageante non plus, par ailleurs (on retrouve l’esprit ZAD – paysage – petite exploitation animale).

Samedi 15 juin 2013

VELORUTION HISTORIQUE

…………………. Contre le projet d’autoroute A51 ……………….

Un projet inutile et néfaste

Des autos et toujours plus de pollution !

Les habitants de Grenoble connaissent plus de 120 jours par an de qualité de l’air dégradée du fait d’une surabondance de véhicules motorisés. Les automobilistes perdent chaque année 154 heures dans les embouteillages. Dans ces conditions, vouloir rajouter des milliers de voitures dans la cuvette grenobloise est tout simplement meurtrier.

Des terres, des montagnes et des forêts menacées !

Cette autoroute a pour but de relier Grenoble à Sisteron. Elle traversera donc les campagnes et montagnes du Trièves, du Buëch, du Beaumont, du Champsaur, du Dévoluy et du Valgaudemar. Elle portera atteinte de façon irrémédiable aux terres agricoles et aux espaces naturels.

1 km d’autoroute = 10 ha de terres agricoles ou de forêts rayées de la carte.

A peine plus vite, beaucoup plus cher !

En raison du relief et de l’instabilité des terrains, la réalisation de cette autoroute nécessiterait des ouvrages pharaoniques et les travaux sont estimés aujourd’hui à 2,5 milliards d’euros, soit 27 millions d’euros le km ! Tout cela pour un gain de temps entre Grenoble et Sisteron de 11 mn.

Alors, contre ce projet démesuré et dévastateur, c’est à vélo que nous ferons la route ensemble jusqu’à Grenoble sans nuire, sans gaspiller, sans vitesse ni moteur !!!

……….. Pour une Masse Critique ! ……….

Oui, il faut une « masse critique », un nombre suffisant de cyclistes pour occuper en toute sécurité une route, excluant les usagers motorisés. C’est donc ensemble et par le nombre que nous pourrons nous faire entendre ! Nous ne bloquerons pas la circulation mais nous serons la circulation. Contre l’autoroute, c’est en vélorution que nous manifesterons !

…….. Programme du Samedi 15 juin 2013 ……..

10h30 – RDV Col du Fau – Monestier de Clermont : accueil, révision de dernière minute du vélo avant la descente, pique-nique en musique !

14h – Départ : vélorution sur l’autoroute puis traversée de Grenoble

entre 18h et 19h – Grenoble : Arrivée surprise et festive !

…………… Infos pratiques ……………

Pour s’y rendre

Des trains et bus desservent la gare de Monestier de Clermont (à 2 km du col) en provenance de Grenoble ou Gap :

- un train depuis Grenoble à 10h10 arrivée 10h54

- un train depuis Grenoble à 12h10 arrivée 12h54

- un train depuis Clelles à 12h42 arrivée 12h55

- un bus depuis la gare de grenoble à 12h11 arrivée à 13h19 à Monestier

Miam-miam !

Prévoyez votre pique-nique du midi

Restauration conviviale à prix libre le soir sur Grenoble

Pour pédaler

Remplissez vos gourdes.

Révisez vos vélos avant de venir afin de vous assurer d’avoir un vélo en bon état et surtout avec des freins opérationnels. Si toutefois un problème mécanique survenait le jour même, un stand de réparation est prévu sur le lieu d’accueil avant le départ.

Soyez vigilants et attentifs les uns envers les autres durant la vélorution. Assurez-vous que le cortège reste groupé et que les voies d’entrées extérieures sont sécurisées par vous ou d’autres cyclistes afin de laisser passer tout le cortège sans qu’aucune voiture ne mette une personne ou le groupe en danger (ceci particulièrement en ville).

Choisissez votre matériel de sécurité à votre convenance (casques, gilets…).

Chacun est responsable de sa descente, mais sachez qu’en cas de besoin, un camion avec remorque en fin de cortège pourra récupérer les cyclistes fatigués, les vélos défectueux, etc.

Pour rentrer sur le Trièves le même jour

Les derniers trains en partance de Grenoble sont à 16h10 et 18h10, il est possible de les prendre à Vif à 16h35 et 18h35.

Pour loger

Il est possible d’être hébergé par les vélorutionnaires la veille dans le Trièves ou/et le soir à Grenoble. Contactez-nous !

Besoin d’un vélo ??

Vous pouvez nous contacter si vous n’avez pas de vélo. Nous essayerons de répondre à la demande dans la limite de nos disponibilités !

 
Publié le 15 mai 2013, dans straight edge, véganisme.

La Terre d’abord n’est pas porté par des gens qui seraient vegans, et également straight edge. Notre culture est vegan straight edge, un tout indissociable car la vie est belle et vaut la peine d’être vécue et protégée, par une démarche révolutionnaire de confrontation.

Dans cette société, la corruption morale est une règle, car le capitalisme exige la souplesse des esprits et la rigidité des habitudes, mais nous pensons qu’il est possible de se forger dans la bataille avec l’exploitation des animaux et la destruction de la Nature. Nous nous forgeons, nous nous corrigeons, car c’est d’une vraie bataille qu’il s’agit, d’une ligne de front!

Voici en illustration la grande chanson classique du groupe Earth Crisis: Firestorm / Forged in the flames (Tempête de feu / Forgé dans les flammes), datant de 1993, qui a une très grande importance historique dans la genèse du mouvement vegan straight edge, pour la libération animale et la libération de la Terre.

Street by street. Block by block. Taking it all back.
The youth’s immersed in poison–turn the tide counterattack.
Rue par rue. Bloc par bloc. Reprenant le tout.
La jeunesse immergée dans le poison – contrer le courant, dans une contre-attaque

Violence against violence, let the roundups begin.
A firestorm to purify the bane that society drowns in.
Violence contre violence, commençons les rassemblements.
Une tempête de feu pour purifier le drame où étouffe la société.

No mercy, no exceptions, a declaration of total war.
The innocents’ defense is the reason it’s waged for.
Pas de pitié, pas d’exceptions, une déclaration de guerre totale.
La défense de l’innocent est la raison pour laquelle la bataille est engagée.

Born addicted, beaten and neglected. Families torn apart, detroyed and abandoned.
Children sell their bodies, from their high they fall to drown.
Né dépendant, battu et négligé. Les familles divisées, détruites et abandonnées.
Les enfants vendent leurs corps, de leur hauteur ils tombent pour se noyer.

Demons crazed by greed cut bystanders down.
A chemically tainted welfare generation.
Les démons plein d’engouement par leur avidité abattent les spectateurs.
Une génération du bien-être corrompue chimiquement.

Abslolute complete moral degeneration.
Born addicted, beaten and neglected.
La dégénérescence morale absolue et complète.
Né dépendant, battu et négligé.

Families torn apart, detroyed and abandoned.
Children sell their bodies, from their high they fall to drown.
Les familles divisées, détruites et abandonnées.
Les enfants vendent leurs corps, de leur hauteur ils tombent pour se noyer.

Demons crazed by greed cut bystanders down.
Corrupt politicans, corrupt enforcement, drug lords and dealers; all must fall.
Les démons plein d’engouement par leur avidité abattent les spectateurs.
Les politiciens corrompus, les représentants de la loi corrompus, les barons de la drogue et les dealers, tous doivent être mis à bas.

The helpless are crying out.
We have risen to their call. A firestorm to purify.
Les sans défense crient.
Nous prenons notre essor dans leur appel. Une tempête de feu pour purifier.

XXX

Forged in the flames of chaos
Hammered by trials to tempered steel
Forgé dans les flammes du chaos
Martelé, par des essais, en acier trempé

Convictions, tried and tested, onto a razor’s edge, that’s true and real
Wrought between the hammer and the anvil, strengthened to never break
Des convictions, essayés et éprouvés, sur le fil du rasoir, qui est vrai et réel
Ouvragé entre le marteau et l’enclume, renforcé pour ne jamais se briser

The weakness that surrounds is the evil that I forsake
Never have I taken in vain the sacred vessel of my soul
La faiblesse qui entoure est le mal que j’abandonne
Jamais je n’ai pris en vain le vaisseau sacré de mon esprit

I am the master of my faith, my destiny I control
Nobility lies in actions, corrections where once was wrong
Je suis le maître de ma croyance, je contrôle ma destinée
La noblesse repose dans les actions, les corrections de ce qui a été faux

Ascension from evil with a heart that’s true and strong
Through this veil of shadows, the light of truth is my only guide
L’ascension depuis le mal, avec un coeur qui est vrai et fort
A travers des voile d’ombres, la lumière de la vérité est mon seul guide

A knight unyielding
To the X I’m crucified.
Un chevalier inflexible
Au X je suis crucifié.

 

Voici un petit exemple à la fois humoristique et philosophique, montrant à quel point la question de Gaïa est si importante. Si la théorie de Gaïa est juste, alors cela veut dire que tout est lié ; il n’existe pas de choses séparées des autres.

Tout, d’une manière ou d’une autre, est lié au reste. Quelqu’un qui jette un mégot de cigarette pollue terriblement, en ayant fumé la cigarette il a abîmé son corps, et la production de la cigarette elle-même a exigé des transformations sur la planète.

Ainsi, on ne pourra jamais prendre conscience de la réalité du réchauffement climatique sans reconnaître Gaïa ; si on ne reconnaît pas que tout est lié, alors les phénomènes semblent coupés les uns des autres.

Voici donc un exemple à la fois humoristique et dégoûtant. Il s’agit de « pee & poo », soit « pipi & caca », une ligne de sous-vêtements pour bébés venant de Suède, dont les mascottes ont une sorte de petit succès.

Absolument dégoûtant, penseront la plupart des personnes voyant cela. Comment peut-on faire un truc aussi absurde ? Notons que le délire est poussé jusqu’à faire des e-cards très originales.

Quel rapport avec Gaïa, demandera-t-on avec justesse ? Eh bien, c’est très facile. Le fait d’uriner et de déféquer est quelque chose de parfaitement naturel, ici nous ne disons pas grand chose de bien original.

Mais maintenant regardons les villes. Promenez-vous dans une ville, achetez un jus de fruit au supermarché, baladez-vous. Que se passera-t-il ? L’envie d’uriner arrive. Et là se pose la question : comment faire ?

C’est un exemple excellent – même si fort bizarre en apparence – de comment concevoir Gaïa permet de mettre en perspective. Ce qui choque quand on voit « pee & poo », c’est qu’on y voit la saleté, et c’est tout à fait normal.

Seulement, « pee & poo » sont également naturels. Et les villes ont tellement affirmé le rejet du naturel qu’il n’y a même pas de toilettes ! Les toilettes, on va les trouver dans les cafés, mais alors il faut consommer, et donc de nouveau avoir envie d’aller aux toilettes (sans compter la crasse des locaux le plus souvent).

Comme bien sûr nous vivons dans une société où les femmes sont mises de côté par rapport aux hommes dans bien des domaines, la question des toilettes est encore plus rejetée, les hommes se débrouillant pour uriner de-ci de-là.

Et avec la crise, on voit la terrible situation des SDF. Qui, quand il voit une personne SDF, se dit : comment cette personne fait-elle pour uriner et déféquer ?

Et pourtant il faut se la poser, car c’est la dignité de la personne SDF qui est en jeu, puisqu’elle est tellement « inexistante » dans l’imaginaire social qu’elle en devient une abstraction, une abstraction dénaturée, n’ayant plus besoin de toilettes !

De tels exemples, on en a facilement une infinité. Ce qui fait, on le concédera, déjà pas mal juste en partant de « pee & poo », qui ne sont ici rien qu’un prétexte à parler de cette chose simple et compliquée, statique et en mouvement : la Nature, en qui nous nous trouvons.

Pour finir, voici un exemple parlant de ce raisonnement, et nous reparlerons de cette question chimique.

En allant sur wikipedia à « urine », on apprendra que :

Le composant principal de l’urine est, bien sûr, l’eau, mais le principal déchet qu’elle contient est l’urée.

Qu’est-ce que l’urée ? A la page wikipedia « urée », on a :

L’urée naturelle est découverte en 1773 par Hilaire Rouelle.

Formée dans le foie lors du cycle de l’urée, à partir de l’ammoniac qui provient de la dégradation terminale de trois acides aminés : l’arginine, la citrulline et l’ornithine, l’urée naturelle est éliminée par l’urine.

Et là, on voit à quoi peut servir l’urée, toujours sur la page wikipédia :

Engrais

La plus importante utilisation actuelle se fait sous la forme d’engrais azotés.

L’urée est hydrolysé en ammoniac et en dioxyde de carbone dans le sol (…).

Alimentation animale

L’urée (qualité alimentaire) est employée dans l’alimentation des ruminants (à l’exclusion des autres animaux). En effet, les micro-organismes présents dans le rumen sont capables d’utiliser cette source d’azote pour synthétiser des acides aminés utilisables par le ruminant (…).

Matières plastiques

L’urée est utilisée en chimie industrielle pour la synthèse de plastiques thermodurcissables, les « résines urée-formol » (urée formaldéhyde, sigle UF).

Additif alimentaire

L’urée est utilisée dans l’alimentation comme additif alimentaire comme agent améliorant (Numéro ). Son usage est limité car elle possède une saveur amère.

Eh oui, l’urine n’est pas un pur « déchet », sa composition chimique a joué un rôle dans la planète, forcément, puisque tout est lié. Et ses propriétés sont même utilisés de manière industrielle.

Nous en reparlerons, mais c’est un exemple, facile et surprenant, de comment en Gaïa tout est lié ! Aussi absurde que cela en ait l’air, parler d’uriner et de déféquer, cela concerne Gaïa…

 

 

La plupart d’entre nous sentons que la Terre est plus qu’une simple sphère rocheuse entourée d’une mince couche d’air et recouverte d’océans et de vie.

Nous éprouvons à son endroit un sentiment d’appartenance semblable à celui que nous inspire notre maison. Dans le même esprit, les anciens Grecs donnèrent à la Terre le nom de Gaïa ou le diminutif Ge.

À cette époque, la science et la théologie ne faisaient qu’un. Et la science, bien que moins précise qu’aujourd’hui, avait une âme. Avec le temps cette chaude relation s’éteignit peu à peu pour être remplacée par la froideur du savoir universitaire.

Les sciences de la vie, n’ayant désormais aucun regard pour la vie, en vinrent à se contenter de classifier les éléments non vivants, allant même jusqu’à pratiquer la vivisection. Gaïa perdit son aura théologique pour n’être plus que la racine des mots géographie et géologie.

Mais il y a enfin des signes de changement. La science redevient holistique, redécouvre son âme et la théologie, portée par le mouvement oecuménique, commence à comprendre que le destin de Gaïa n’est pas de se fragmenter pour correspondre aux disciplines universitaires et que Gaïa est bien plus qu’un simple préfixe.

Cette nouvelle façon de voir est le résultat de la conquête de l’espace et de la redécouverte de la terre qu’elle rendit possible. La vision de cette splendide sphère bleue tachetée de blanc nous a tous exaltés ; qu’importe qu’elle soit devenue un cliché !

Elle a même dessillé les yeux de notre esprit, comme un voyage au loin élargit les perspectives de notre amour pour ceux qui sont restés à la maison.

Le premier impact de ces voyages fut le sentiment d’émerveillement qu’éprouvèrent les astronautes et dont nous eûmes notre part grâce à la médiation de la télévision.

Au même moment, une autre médiation, plus objective, celle des instruments scientifiques, permit d’observer la Terre du dehors.

Ces appareils étaient certes indifférents aux émotions humaines, nous leur devons néanmoins l’information grâce à laquelle la Terre nous est apparue comme une étrange et magnifique anomalie.

Ils ont démontré que notre planète contient les mêmes éléments que Mars et Vénus dans des proportions similaires, mais ils nous ont aussi révélé que ces planètes soeurs sont nues et arides… et aussi différentes de la terre qu’un merle d’un caillou.

Nous voyons maintenant que l’air, l’océan et le sol sont bien plus qu’un simple environnement indépendant des organismes vivants : ils font eux-mêmes partie de la vie. L’air est à la vie ce que la fourrure est au chat ou ce que le nid est à l’oiseau.

Ni l’air, ni la fourrure, ni le nid ne sont en eux-mêmes vivants, ils sont toutefois produits par des organismes vivants qui se protègent ainsi contre un monde qui, autrement, leur serait hostile. Pour toute vie sur Terre, l’air est une protection contre les froids abîmes de l’espace et ses redoutables radiations.

L’interaction sur Terre entre la vie, l’air, la mer et les minéraux n’a rien d’étonnant. Il a toutefois fallu un regard extérieur pour entrevoir la possibilité que cette interaction puisse être le fait d’un seul système vivant gigantesque ayant la capacité de maintenir la Terre dans l’état le plus favorable à la vie qu’elle héberge.

Une entité comprenant une planète entière avec une puissante capacité de réguler le climat mérite un nom qui soit digne d’elle. C’est l’écrivain William Golding qui suggéra le nom de Gaïa.

Nous avons accepté sa proposition avec enthousiasme et Gaïa est aussi le nom de l’hypothèse scientifique selon laquelle le climat et la composition de la Terre doivent toujours demeurer près du point optimum pour les êtres vivants qui l’habitent.

Les preuves à l’appui de l’hypothèse Gaïa sont aujourd’hui nombreuses, c’est là toutefois, comme il arrive souvent en science, une chose moins importante que l’usage que l’on peut faire de ladite hypothèse, comme d’un miroir permettant de voir le monde différemment et de faire surgir de nouvelles questions quant à la nature de la Terre.

Si nous sommes tous des créatures faisant partie de Gaïa, grandes ou petites, depuis la bactérie jusqu’à la baleine, nous sommes alors tous potentiellement importants pour son bien-être. Nous sentions bien que la destruction d’une série d’espèces est une chose mauvaise, maintenant nous savons pourquoi.

Il ne nous est plus permis de réagir par un simple regret à la disparition d’une grande baleine, d’un papillon bleu, voire d’un virus comme celui de la variole.

En éliminant l’une de ces créatures, c’est peut-être une partie de nous-mêmes que nous détruisons, car nous faisons nous aussi partie de Gaïa.

Il y a autant de raisons de se réjouir que de s’inquiéter à la vue des conséquences de notre participation à ce grand patrimoine commun des êtres vivants. Ne sommes-nous pas les sens et le système nerveux de Gaïa?

Elle a vu pour la première fois son vrai visage à travers nos yeux et elle est devenue consciente d’elle-même dans et par nos esprits. Elle est notre premier lieu d’appartenance.

La terre est plus qu’une simple maison, elle est un système vivant dont nous faisons partie. (Qu’est-ce que Gaïa ?, James Lovelock)

 

 
Publié le 12 mai 2013, dans véganisme.

L’association « Droits des animaux » a totalement changé de site, ce qui correspond à un changement apparent de stratégie.

Jusqu’à il y a peu de temps, cette association se voulait ultra-activiste, et son site ressemblait à cela :

Désormais, on a droit à cela :

 

L’explication qu’on peut lire est la suivante :

 « 17 avril 2013

L’association Droits des Animaux étrenne ce nouveau site plus en rapport avec ses activités. Droits des Animaux ne délaisse pas l’action sur le terrain, indispensable pour sensibiliser le public à la condition animale, mais cette action, qui prédominait sur le site précédent, ne résume pas la diversité des actions entreprises par sa petite équipe.

Au-delà de la communication médiatique, qui sans doute permet de sensibiliser le grand public à la condition faite aux animaux, mais ne conduit pas nécessairement à des améliorations concrètes, il convient d’informer plus spécifiquement les responsables politiques des enjeux de cette question de société.

C’est pourquoi, forte de son expertise, l’association Droits des Animaux entreprend-t-elle prochainement d’intervenir sur demande des personnels administratifs, politiques, associatifs etc. dans le cadre de séances de formation. Il est possible de solliciter l’association en suivant la procédure prévue à cet effet. »

On passe donc de tout un « foklore » activiste très précis (habits en noirs, etc.) à une volonté ouverte de rentrer dans les institutions.

Pourquoi LTD parle-t-il de cela, alors que nous avons toujours dit, comme en décembre 2009 par exemple, que :

La Terre d’abord est pour la libération animale. Et la libération animale, cela n’a rien à voir avec la protection animale, c’est une culture radicale, qui notons le bien n’est nullement propre à La Terre d’abord, comme le montrent par exemple les nombreux liens sur le côté du site.

On peut voir à ce sujet qu’aucun site consacré notamment au véganisme, à part LTD ne parle de ces sites là, par exemple de ce qui se passe au Chili. Justement parce qu’il s’agit de libération animale, et pas de protection animale!

Et voilà précisément ce qui dérange ce qu’on peut appeler une scène franco-française rêvant de pratiques légales, de reconnaissance médiatique, de recettes de cuisine, de publication d’ouvrages universitaires et juridiques illisibles, d’apolitisme béat, etc.

Eh bien, parce que tout simplement, quiconque lit un tant soit peu sérieusement LTD a parfaitement compris qu’il n’y avait aucune contradiction de la part de « Droit des animaux » dans ce passage de l’activisme « austère » et « juridique » à une marche ouverte dans les institutions.

Nous avons toujours expliqué que cette mouvance était à la recherche d’une reconnaissance officielle, par le biais d’une fédération « animaliste » reconnu par l’État, etc.

On peut cependant trouver un peu hypocrite que cette stratégie n’apparaisse au grand jour qu’aujourd’hui, alors qu’en fait c’était clair depuis le début quand on s’intéressait « intellectuellement » à la question.

De plus, ce passage, qui a l’air d’un retournement à 180° puisqu’on passe de gens en noir avec la culture du « hunt sabotage » au poste de conseiller juridique, est un peu forcé.

Il n’est pas un grand secret que l’association L214 a repris le relais de l’activisme en mode « hyperactif » et moraliste, tel que « DDA » (Droit des animaux) l’avait en quelque sorte lancé.

Mais revenons deux-trois ans en arrière, pour quelque chose dont nous parlions dans l’article « « Le terrorisme végétarien » et un étrange droit de réponse… ».

Ce qui s’est passé à l’époque, c’est qu’un article de la revue le Nouvel Observateur faisait le « rapprochement » entre une « journée contre le spécisme » et une action de l’ALF en Corrèze.

Strictement rien à voir disaient alors en choeur les Droits des Animaux, PeTA France, Association Végétarienne de France, L214, CLEDA, etc.

Le communiqué ne faisait pas que se dissocier de l’ALF, il parlait également de la question de la criminalisation en Autriche, tentant de construire un équivalent entre ce qui se passe en Autriche et ce qui se passe en France sur le plan « légal. »

Nous notions déjà que cela n’avait rien à voir :

En parlant d’assimilation caricaturale, le communiqué explique donc clairement que l’ALF n’a rien à voir avec le mouvement pour les animaux. C’est une position guère tenable, quel que soit le point de vue qu’on puisse avoir sur l’ALF.

Et on peut remarquer d’ailleurs que ce n’est pas du tout le point de vue des gens inculpés en Autriche. L’association VGT, la principale concernée, ne défend pas la libération animale mais le principe de réformes allant au véganisme; cela n’est pas pour autant qu’elle tient ce discours sur les « terroristes. »

Rappelons d’ailleurs comme nous l’avions dit que l’une des personnes passant au procès en Autriche est arrivée habillée d’un t-shirt avec sur le devant la photo d’une personne masquée tenant un chien Beagle, avec inscrit « Smash HLS » et au dos le slogan « I support the ALF. »

Il y a également durant ce même procès des ballons roses placées au niveau de la fenêtre de la salle, avec accroché en dessous un poster de l’extra-terrestre de la célèbre série télévisée ALF.

Car là est le cœur du problème. En fait, les partisans français de la marche dans les institutions pour les « droits des animaux » ont osé tenter de récupérer le modèle autrichien, inventant un mythe comme quoi ce serait le mouvement « légal » pour les droits des animaux qui aurait inventé la situation très favorable pour le véganisme en Autriche.

C’est là nier plus d’un siècle de mouvement en Autriche en faveur de la Nature (les « amis de la Nature »), la culture populaire progressiste, le refus généralisé du nucléaire, l’énorme culture végane dans la capitale, etc., qui a donné naissance à la scène végane.

Ainsi, si l’association « Droits des animaux » a cédé en quelque sorte la place sur le plan de « l’activisme » apparent, en réalité rien n’a changé dans l’état d’esprit d’une scène qui s’imagine changer la société française à travers des réformes, par l’intermédiaire des institutions, etc.

Ce qui signifie également, tout comme auparavant, se placer comme queue de la comète Marine Le Pen, par l’intermédiaire de Brigitte Bardot, en mode « l’avenir nous appartient » par l’intermédiaire d’un « renouvellement de la vie politique. »

C’est improductif, opportuniste, et toujours plus éloigné d’une morale stricte.

 

En février 2012, lors d’une émission de radio de Cauet sur NRJ, un rat s’est retrouvé dans une situation bien stressante et assez inimaginable. On peut voir une vidéo ici.

Sur la base d’un pari visant à faire gagner un auditeur, un animateur doit tenir un rat pendant une minute…   Avec toute l’attitude hautement débile de ce « jeu », les propos misérables s’accordent à cette démarche pathétique : on parle d’une queue de rat « dégueulasse », de « c’est déguelasse votre truc ».

Il est par ailleurs dit qu’il a été donné un médicament excitant à ce rat. Les rats sont de petits animaux au métabolisme rapide et très fragile. Dire sur le ton de la plaisanterie, que tel médicament (ici, délivré sans ordonnance) a été donné à un rat, sans contrôle vétérinaire, est d’une irresponsabilité folle. Il suffit d’aller sur les forums consacrés aux rats pour constater les erreurs monumentales commises, erreurs supposées anodines basées sur des « on dit » et sur des propos délirants tels que ceux entendus pendant cette émission. Et ce sont les rats qui payent le prix de cette barbarie.

Le rat doit être sorti de sa boite en carton, et pour se faire, la boite est secouée, et donc le rat à l’intérieur aussi. On imagine déjà bien le stress subit, sans compter qu’il est dans une ambiance énormément bruyante avec des personnes autour criant et s’agitant !

D’ailleurs, une fois que ces brutes ont sorti le rat de sa médiocre boite, il défèque de peur. Un lourd stress entraîne chez les rats, des selles molles et très malodorantes. C’est là que l’hypocrisie de l’animatrice saute aux yeux, car elle prétend qu’il faut être prudent, ne pas laisser tomber le pauvre rat, mais elle n’en a rien faire de son stress complet.

L’animateur qui doit prendre le rat dans ses mains est assez terrorisé, imaginons donc le ressenti du rat qui ne comprend pas ce qu’il fait là entouré de personnes qui hurlent et qui essayent avec difficulté, et brutalité bien sûr, de le tenir de force…

Finalement, sous la pression du « jeu » cette personne prend le rat dans ses mains, enfin… du bout des doigts ! L’animal est tenu avec dégoût du bout des doigts, dans le vide par une personne qui a très peur. Cela s’appelle de la maltraitance.

Face à cette situation très tendue, le rat aura fait preuve d’une grande patience et n’aura mordu personne… Une chance pour lui dans cette expérience malheureuse, car que se serait-il passé si il avait croqué l’homme qui le tenait à bout de bras dans le vide ? Avec le réflexe, il aurait sûrement lâché ce rat qui se serait retrouvé par terre, et aurait cherché une cachette. Mais avec des personnes paniquées qui auraient eu peur d’un rat en liberté, l’animal lui-même paniqué, l’issue aurait pu être bien triste pour ce rat. Heureusement, l’homme, malgré sa peur, arrive à le reposer sur la table.

Cette histoire a été diffusée sur un forum destiné aux rats, des personnes se sont mobilisées, et il a finalement trouvé une famille d’adoption.

Sauf que plus d’un an après, le rat est de nouveau abandonné ! On peut lire ici le post qui lui est consacré sur Rescue.

Gnoute est resté traumatisé par cette expérience et il semblerait qu’il n’ait jamais pu s’intégrer à un groupe de rat…. Or, les rats sont des animaux grégaires qui doivent absolument vivre avec leurs semblables pour être épanouis, lui a pourtant donc toujours vécu seul. Une bien triste vie quand on est un être social, qui plus est quand on a un passé traumatisant…

Tout cela pour que Cauet s’amuse et amuse la galerie, de manière anecdotique.

Cette histoire révèle bien le caractère d’à la fois jouet et objet des rongeurs qu’on achète en animalerie sur un coup de tête et qu’on laisse (sur)vivre dans des conditions très mauvaises et pas du tout adaptées.

Il faut ainsi noter que la cage est BEAUCOUP trop petite, la taille de la cage est même trop juste pour un hamster (sans parler de la roue qui est un grand danger car le hamster peut s’y prendre le pied ou la main en y courant).

De plus, dedans le rat n’a pas de maison pour se réfugier et dormir. Le seul étage qu’il a dans sa prison est aussi complètement inadapté. Les plate forme avec un sol en barreaux, comme celui-ci sont désagréables pour les pattes et peuvent aussi créer des pododermatites douloureuses et très difficiles à soigner.

Pour en revenir à la roue, celle-ci doit être proscrite car elle est, de un beaucoup trop petite – là c’est la taille pour un hamster, de deux, la roue peut entraîner des problèmes de dos, de trois, le rat peut se coincer la queue ou une patte entre les barreaux de la roue. Pour le rat il faut une roue de 30 cm de diamètre, et surtout une roue pleine (sans espace vide, ce qui est valable aussi pour une roue pour hamster). Mais la plupart des rats ne font pas de roue, elle est donc complètement inutile. Le rat n’est pas un hamster !

Par ailleurs, on voit que sa litière est des copeaux de bois, litière très toxique car elle dégage des phénols au contact de l’urine, causant par la suite des problèmes respiratoires aux rats – et aux autres rongeurs qui doivent vivre sur ce genre de litière ! Les copeaux de bois sont donc à totalement bannir, il est indispensable de faire vivre les rongeurs sur de la litière de chanvre ou de lin.

L’image donnée par ce « divertissement » est bien évidemment très mauvaise et dangereuse: autant pour les conditions de vie des rats (les rats vivent au minimum à deux ou trois, la litière utilisée est toxique et la cage est honteusement trop petite) que pour l’image de l’animal jouet soumis aux caprices et aux délires de personnes écervelées et dénaturées.

Pour résumer, tout est faux, absolument tout: la démarche, la pratique, la conception. Être révolutionnaire, c’est voir cela et le combattre… au nom de la dignité de Gnoute!

 
Publié le 10 mai 2013, dans Océan.

Heureusement, pas grand monde n’a été dupe de la propagande anti-requins qui a été tenté de se lancer hier en France.

Car, il faut le rappeler, la France ce n’est pas que la métropole, c’est aussi des régions colonisées, comme la Guyane ou la Réunion. Et cela souligne d’autant plus l’importance de la responsabilité des écologistes (radicaux) en France.

Donc, hier, les médias se sont lancés dans une grande offensive anti-requins en affirmant qu’encore une fois un surfeur avait été tué sous les yeux de sa femme, qui plus est lors de son voyage de noces, et alors qu’il est le père d’un enfant de 18 mois. Une telle information, prise comme cela, a de quoi susciter l’émotion.

L’association « Prévention requin Réunion » a évidemment sauté sur l’occasion pour organiser un rassemblement d’une centaine de personnes à la mémoire du surfeur, à la plage des Brisants, à Saint-Gilles (ouest de la Réunion).

Sauf que et heureusement, personne n’a été dupe : en effet, il y avait eu une alerte anti-requins et la personne tuée, un surfeur sans expérience, est sciemment passé outre l’interdiction d’aller dans l’eau.

Ajoutons à cela une connaissance de plus en plus grande de l’écocide que connaît l’océan, et on comprend qu’il y a eu une contre-vague rationnelle de gens refusant le sensationnalisme et la propagande anti-requins

Cette photo est assez terrible, et montre qu’il s’agit d’un drame, pas d’une tragédie : ce n’est pas le destin, la fatalité, qui a frappé, bien au contraire tout est issu d’un choix erroné de la part de quelqu’un.

 Et dans un drame, il faut choisir. Sans doute que, dans 50 ans, les gens porteront un regard méprisant sur une humanité incapable de protéger Gaïa.

Du côté en effet des anti-Gaïa, les choses sont claires. Sur la populaire Radio Free Dom, le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert (du parti Modem) a recommencé à parler de prime pour la pêche d’un requin (nous parlions de lui déjà ici), et il affirmé cette sentence :

« Entre le requin et l’homme, je choisis l’homme. »

De notre côté, comme nous l’avions dit dans un article (L’Equipe magazine contre les requins à la Réunion) suscitant par ailleurs quelques réactions anthropocentristes, nous disons : entre le loisir du surf et Gaïa, nous choisissons Gaïa.

Nous disons le loisir du surf et pas les surfeurs, car cela revient au même ; au final, le surf, c’est une pratique totalement éloignée de la réalité des gens à la Réunion, c’est devenu une idéologie à part, rejoignant de plus en plus le golf comme démarche ultra-individualiste et d’ailleurs anti-Nature.

Il faut remarquer ici l’hypocrite défense du choix égocentrique du surfeur tué, faite par Jean-François Nativel, président de l’association Océan prévention Réunion, et partisan ultra-volontaire de la chasse au requin, qui a expliqué au sujet du surfeur en question que « Il n’avait pas les moyens de s’informer du risque requin, ni à l’aéroport, ni sur la plage car celle-ci n’était pas surveillée. »

En clair, il est revenu le temps des colonies : l’aventurier prend l’avion et va directement de l’aéroport à la plage, sans même se soucier de la réalité locale et naturelle…

C’est bien entendu insupportable et ridicule. Les pratiques individualistes se heurtent de plein fouet à la réalité, c’est toute la réalité anthropocentriste qui vacille, car la réalité naturelle ne peut tout simplement pas accepter les fantasmes dominateurs et exterminateurs d’une humanité totalement égocentrique.

 
Publié le 9 mai 2013, dans straight edge.

 
Publié le 9 mai 2013, dans straight edge.

Voici un autre extrait du document de l’Institut de veille sanitaire concernant la question de l’alcool, dont nous parions hier.

Il s’agit d’une sorte de tentative d’établir une présentation « scientifique » de la question de l’alcool en France. Or, sans prendre en compte la question culturelle, c’est impossible… Comme en est la preuve la conclusion faite.

En 2011, la consommation d’alcool en France, mesurée à partir des ventes d’alcool (hors exportation), s’établit à 12,0 litres d’alcool pur par habitant âgé de 15 ans et plus.

Cette quantité équivaut à une moyenne de 2,6 unités standard (verres d’alcool contenant 10 grammes d’alcool pur) par habitant de 15 ans et plus et par jour.

Par « alcool pur », on entend la quantité approximative d’alcool pur contenu dans n’importe quel verre de boisson alcoolisée servi dans un débit de boisson.

Les enquêtes montrent que les quantités consommées par les hommes sont en moyenne plus importantes que celles des femmes. Le nombre d’unités d’alcool absorbées par les hommes en moyenne chaque jour était estimé à 4,4 unités en 2006, ce qui reste considérable au regard des conséquences connues d’un tel niveau de consommation sur la santé.

Sur la quantité totale d’alcool consommée, un peu plus de 58% l’a été sous forme de vin (y compris vins mousseux), 22% sous forme de spiritueux, près de 17,5% sous forme de bière, le reste (2,5%) sous forme de cidre et de produits intermédiaires (vins doux, vins de liqueurs, autres).

Depuis le début des années 2000, la part du vin a légèrement régressé (- 3 points de %), principalement au profit des spiritueux (+ 2,5 points de %).

Par rapport au début des années 1960, la consommation équivalente d’alcool pur en France a été réduite de plus de la moitié, cette diminution étant essentiellement imputable à la baisse de la consommation de vin.

Les niveaux de consommation (en équivalent alcool pur) de bières et de spiritueux par habitant de 15 ans et plus étaient un peu plus élevés dans les années 1960 qu’aujourd’hui, mais cette baisse n’intervient que de façon négligeable dans la très importante réduction de la consommation d’alcool des Français au cours des 50 dernières années.

Dans les années 2000, la diminution des quantités consommées s’est poursuivie à un rythme moyen de 0,2 litre par an. Les évolutions à la baisse continuent d’être constantes pour le vin et sont plus fluctuantes pour les bières, dont la consommation est cependant clairement en chute depuis 2006.

D’après les données de l’Organisation mondiale de la santé, la France se situerait en 2008 au 15e rang du classement des pays de l’UE suivant la consommation d’alcool par habitant âgé de 15 ans et plus, les pays les plus consommateurs se situant pour la plupart en Europe orientale et centrale.

Les méthodes de calcul des quantités d’alcool consommées n’étant pas standardisées, il faut considérer avec prudence ce classement entre pays.

Il apparaît, en définitive, que les habitudes de consommation d’alcool se sont très largement rapprochées dans les pays européens au cours des quatre décennies passées et que la France autrefois largement en tête du classement ne fait plus figure d’exception.

Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.

La conclusion est très parlante : les pays européens deviennent homogènes dans leur basculement dans la culture de l’alcool. Et le problème est que la consommation « traditionnelle » chute au profit d’une quête de l’ivresse, d’une fuite absolument évidente, puisque comparé au reste du monde, l’alcool coule à flots…

Comme cela est dit :

« Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.  »

Le problème est bien sûr que les « scientifiques » sont incapables d’ériger une position nette, libéralisme et business oblige. L’alcool est une idéologie tellement ancrée que l’attaquer de front est impossible pour ces gens.

C’est dire à quel point la question de l’alcool va devenir de plus en plus importante dans les années à venir !

 
Publié le 8 mai 2013, dans straight edge.

 
Publié le 8 mai 2013, dans straight edge.

Hier a été publié le nouveau Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire, un organisme d’État. Cette fois, il s’agit d’un « Numéro thématique – L’alcool, toujours un facteur de risque majeur pour la santé en France . »
C’est un document très intéressant, au sujet duquel nous allons parler en plusieurs parties.

Ce qu’il faut déjà noter, c’est l’esprit de l’approche, aussi voici l’éditorial de ce bulletin. La première phrase est en soi déjà révélatrice, tellement elle est une capitulation : l’alcool aurait toujours existé dans les « cultures européennes » et serait donc, en fait, obligatoire.

De plus l’alcool serait seulement un problème de santé ; il ne porterait ainsi aucune valeur culturelle ou idéologique « négative. » En fait, l’étude est surtout centrée sur les problèmes de santé, les problèmes liés au travail, bref il n’y aucune compréhension de l’alcool comme problématique, seulement comme statistique !

L’alcool, enjeu majeur de santé publique en France et en Europe

Lars Møller

Organisation mondiale de la santé, Bureau régional de l’Europe, Copenhague

Même si la consommation d’alcool est profondément ancrée dans les cultures européennes depuis des siècles, et s’il tient une place très importante dans notre vie quotidienne et nos célébrations festives, la prévention de ses conséquences néfastes pour la santé n’en est pas moins une priorité de santé publique.

La consommation globale d’alcool en Europe est stable, avec d’énormes écarts d’un pays à l’autre mais aussi de nombreuses différences dans les manières de boire, qui vont d’une consommation modérée lors des repas à des épisodes répétés de consommation excessive.

La région européenne de l’OMS enregistre la consommation d’alcool la plus élevée au monde. Au sein de cette région, les consommations les plus fortes se rencontrent en Europe de l’Est et en Europe centrale, où elles continuent d’augmenter.

En Europe occidentale, cette consommation reste importante, avec une tendance à décroître

lentement. En 1970, en France, les personnes âgées de 15 ans et plus buvaient en moyenne près de 22 litres/an d’alcool pur (soit 48 g d’alcool pur par jour), ce qui représentait le niveau le plus élevé au monde. En 2009, ce niveau se situait un peu au-dessus de la moyenne observée dans l’Union européenne (11,8 litres/an/ personne de 15 ans et plus, soit 26 g par jour).

Au niveau mondial, l’alcool est considéré comme le troisième facteur de risque de morbidité, après l’hypertension artérielle et le tabac. En Europe occidentale, il est le quatrième facteur de risque, après le surpoids. En France, il a été récemment estimé que l’alcool est responsable d’environ 49 000 décès par an (S. Guérin et coll., pp. 163-8), et l’alcool demeure la seconde cause de mortalité évitable, après le tabac.

Tant la consommation totale que le mode de consommation sont des paramètres importants de la nocivité de l’alcool. Il peut agir sur la santé des individus et sur leur « capital santé » tout au long de la vie, depuis le stade embryonnaire jusqu’au grand âge, mais c’est sur la mortalité des personnes d’âge moyen, et particulièrement des hommes, qu’on observe ses principaux effets.

La consommation d’alcool pendant la grossesse expose le fœtus à des risques d’altération de son développement cérébral et est associée à des déficiences intellectuelles ultérieures chez les enfants. Le cerveau des adolescents est particulièrement vulnérable à l’alcool : plus son usage s’installe tardivement dans la vie, moins il est probable que la dépendance et les problèmes de santé liés à cet usage surviennent à l’âge adulte.

En milieu de travail, l’abus d’alcool accroît les risques d’absentéisme, ou de présentéisme, ou encore de comportements inadaptés.

L’alcool n’est pas nocif que pour le buveur. Ainsi, on estime à 3,3% la proportion des décès attribuables aux effets à autrui de la consommation d’alcool : accidents et blessures en constituent la majeure partie. Il n’a pas été possible d’estimer l’impact de l’alcool sur la criminalité, les troubles à l’ordre public, les accidents du travail, ni son coût indirect et son impact social sur la famille et l’entourage du buveur.

La consommation d’alcool dans l’Union européenne (UE) pèse d’un poids considérable sur la santé publique. S’y ajoutent d’énormes conséquences économiques et sociales résultant des méfaits de l’alcool sur les individus, les familles, la vie sociale et le travail. Nombre de ces effets nocifs touchent des personnes autres que le buveur, sans que leur quantification soit aisée : les données disponibles en Europe suggèrent néanmoins un impact important.

Des politiques publiques efficaces de lutte contre l’alcool existent et la France a, dans certains domaines, été en pointe, notamment pour ce qui est des restrictions de publicité. Ces politiques se traduisent non seulement par une baisse de la consommation, mais aussi par une nette diminution des effets néfastes qui lui sont liés.

La mortalité due aux maladies chroniques du foie représente aujourd’hui moins du tiers de ce qu’elle était dans les années 1970, avec la plus forte baisse relative observée chez les femmes. Les accidents de la route ont eux aussi significativement diminué.

Dans l’UE, presque tous les pays se sont dotés d’une stratégie nationale de lutte contre l’alcool et, dans beaucoup de cas, elle est associée au « Plan d’action européen visant à réduire l’usage nocif de l’alcool 2012-2020 » promu par l’Organisation mondiale de la santé.

Des politiques plus strictes ont été mises en place dans les pays de l’UE, notamment en matière de répression de l’alcool au volant, de campagnes de sensibilisation et d’actions mises en œuvre dans la communauté. Malheureusement, c’est moins le cas pour ce qui est de la réglementation du marketing des boissons alcoolisées et de la politique des prix.

Or, parmi les dix mesures les plus efficientes pour réduire le fardeau des maladies non transmissibles, trois concernent l’alcool et sont : a/ restreindre l’accès à la vente de détail des boissons alcoolisées ; b/ renforcer les interdictions de publicité ; c/ augmenter les taxes sur l’alcool.

Ces mesures sont reconnues comme extrêmement efficaces et mériteraient d’être prises dans tous les pays européens puisque, en théorie, les conséquences néfastes de l’abus d’alcool sur la santé sont toutes évitables.

L’impact négatif de l’usage nocif d’alcool ne doit pas être sous-estimé. Les actions de promotion d’une vie saine et de réduction des maladies non transmissibles doivent inclure cette priorité. Nous devons y consacrer des ressources et être créatifs dans les champs de la politique publique. Ainsi, en 2012, l’Écosse a instauré un prix minimum par unité d’alcool, afin de stopper la baisse toujours croissante des prix des boissons alcoolisées.

Une modélisation réalisée à l’Université de Sheffield et une étude canadienne montrent qu’un prix minimum imposé peut réduire de 3 à 5% la consommation d’alcool. De telles politiques permettront de maintenir l’alcool à un prix dissuasif, afin d’éviter la vente en grandes quantités et à bas prix.

La France paie chaque année un lourd tribut à l’usage nocif de l’alcool. Ce numéro du BEH nous permet d’accéder à de nombreuses données sur cette question et contribuera à leur diffusion. Des mesures de santé publique permettant de lutter contre les dommages liés à l’alcool ont été identifiées au cours des dernières décennies. Nous espérons que la France, comme d’autres pays européens, saura s’en saisir pour l’avenir.

 

Voici deux extraits de la revue « L’entreprise », qui sont très significatifs. En effet, l’exploitation animale est extrêmement puissante et organisée, elle trouve toujours de nouvelles voies, car elle est pressée par le profit.

Ainsi, ne pas voir l’exploitation animale comme un système global ne peut amener que la défaite. Par exemple, bon nombre de végans considèrent qu’il suffit de propager la consommation végane pour avancer.

Mais les deux exemples dont il est parlé ici ne concernent pas la consommation « directe » des gens. Bien au contraire même, tout se déroule dans la production. L’exploitation animale relève de la production, par simplement de la consommation !

 
Publié le 7 mai 2013, dans véganisme.

C’est le dernier phénomène à la mode chez certains végans en France, et nous trouvons cela aberrant. Il s’agit d’une fascination pour un mouvement israélien, 269 life, qui en l’honneur d’un veau ayant « l’identifiant » 269, a organisé un happening où 3 activistes se faisaient marquer au fer rouge le chiffre 269.

C’est absolument fou, c’est une démarche totalement religieuse, avec l’idée de martyr derrière, ne servant par ailleurs en rien les animaux. Il n’est guère étonnant que cela soit repris, en France et ailleurs (ici des photos de gens se faisant tatouer « 269″ ), avec tout l’esprit catholique de la culpabilité, du saint martyr, du témoignage chrétien, etc.

Nous ne commenterons pas davantage cela, mais nous constaterons qu’il est assez fou que LTD soit autant critiqué pour notre pseudo « mysticisme » parce que nous parlons de Gaïa, alors que là passe sans soucis chez les végans une célébration mystique de l’auto-mutilation au fer rouge.

Ici on est dans le religieux et dans la négation complète de la reconnaissance des rapports sociaux, c’est aberrant d’individualisme et de mysticisme, et cette vidéo est totalement malsaine.

 
Publié le 6 mai 2013, dans nucléaire.

L’écologie a disparu avec l’affirmation générale de la crise du capitalisme. Au mieux, c’est devenu un prétexte de modernisation et de relance, au pire un vague faire-valoir. Il n’est donc guère étonnant que lors de son grand rassemblement parisien d’hier contre la « finance » et « l’austérité », Mélenchon n’ait pas parlé du missile M51 qui a été lancé également hier.

Pourtant, ce M51 en question coûte… 120 millions d’euros l’unité. Et les médias en ont parlé en fait car le test de ce missile (sans charge atomique) au large du Finistère a totalement raté, s’étant rapidement auto-détruit. Il y en aura donc un autre, ce qui fait déjà 240 millions d’euros. On pourrait pourtant en faire des choses avec cet argent…

Surtout quand on sait que c’était déjà le sixième test… 6 fois 120 égal 720… 720 millions d’euros… On pourrait en faire des choses vraiment utiles, avec 720 millions d’euros…

Mais on peut aussi en faire des choses avec un tel missile, et des choses bien moches.

Il s’agit d’un missile intercontinental, pouvant atteindre une cible à au moins 8000 km (au lieu de simplement 6000 km comme le modèle précèdent), après un vol à 1000 km d’altitude à Mach 25 (30 000 km/h, ce sont les mêmes « boosters » que pour Ariane 5).

Tout cela pour envoyer ce monstre de 56 tonnes amener pas moins de six têtes nucléaires sur une population qui serait « ennemie »… C’est terrifiant. On peut voir à quoi cela ressemble sur le site d’EADS, sur cette page.

Ces missiles seront potentiellement utilisées par les sous-marins « Le Terrible » et « Le Vigilant » (où ils sont déjà présents), et bientôt par « Le Triomphant » et « Le Téméraire », et par le porte-avions Charles-de-Gaulle, ainsi que des avions du type Mirage 2000N et Rafale.

C’est une menace terrible pour la vie de notre planète, une sacrée preuve de l’erreur complète d’identité de l’humanité, qui s’imagine au-dessus de tout.

Voici un appel à un rassemblement aujourd’hui, diffusé notamment par le collectif Non au missile M51:

Lundi 6 mai à 15h30 au pied du phare d’Eckmühl: protestation contre le tir du nouveau missile nucléaire M51 au large des cotes Finistériennes

A quelques heures d’un nouveau tir d’essai du missile nucléaire M51, le collectif Bretagne et Grand Ouest du Mouvement de la Paix appelle à un regroupement de protestation le lundi 6 mai 2013 à 15h30 à Penmarhs au pied du Phare d’Eckmühl

Le missile M51 une fois chargé d’armes atomiques emporte une capacité de destruction de 60 à 80 fois la bombe larguée sur Hiroshima. Il a donc une capacité de tuer de l’ordre de 10 millions d’habitants si ses missiles atteignent leurs cibles.

Les 80 nouveaux missiles M51 qui seront construits sur la presqu’île de Crozon sont destinés à remplacer les 80 missiles M45 que la France a fini d’installer seulement en 2010 sur les sous marins de l’Île longue.

En période de crise et d’austérité, il y a d’autres choix à faire que d’investir dans des armes illégales, inutiles militairement, coûteuses et éthiquement inadmissibles.

D’autant que les hôpitaux, les universités, les écoles, les services publics qui manquent de crédits pour la modernisation de leurs équipements devront comme d’habitude faire la quête et poursuivre leur course à la recherche de moyens.

Tout ce-là nous appelons aussi à venir le dire le dimanche 9 juin à Crozon avec beaucoup d’autres organisations et citoyens dans le cadre du « Festival Debout tout le monde pour la justice, la paix et le désarmement Nucléaire »

 

L’une des vidéos les plus vues sur youtube en ce moment est « How Animals Eat Their Food. » Il y a déjà plus de 56 millions de vues en un mois, pour une sorte de petit sketch absurde caricaturant les animaux de manière sordide.

C’est un exemple totalement pitoyable et exemplaire d’un état d’esprit infantile mais s’imaginant ayant de la valeur, par égocentrisme et anthropocentrisme.

On est là dans une démarche tellement dénaturée qu’on en arrive à l’absurde. Après « En attendant Godot » de Beckett, pièce totalement dénaturée niant que la vie a de la valeur, on a une sorte d’équivalent pour notre époque, dans une version ultra-moqueuse, crise oblige.

Il ne s’agit nullement d’un simple « gag » délirant, il s’agit d’un mélange d’absurde et de social-darwinisme, où les animaux sont « en bas de l’échelle. » Cette vidéo parlera d’autant plus en France, pays où la tenue à table a une énorme valeur sociale, esprit terroir psychorigide et grand bourgeois oblige.

On notera au passage cette vidéo qui peut faire sourire, où deux animaux s’amusent de la vidéo « How Animals Eat Their Food », montrant dans quelle mesure une telle initiative parlant d’humains serait véritablement raciste (la fin est délirante et surprenante).

La vidéo « How Animals Eat Their Food » a en effet produit plein de vidéos similaires, esprit commercial et simpliste oblige. On a par exemple celle-ci, terriblement idiote, reprenant d’autres animaux (chat, éléphant).

Ce qui fait que la vidéo originale est déjà en perte de vitesse : elle a 7 millions de vues en quatre jours, plus de 47 millions en deux semaines, et donc 56 millions en un mois.

Pourtant même si le rythme ralentit, c’est donc une mauvaise propagande, qui reflète quelque chose de très mauvais, et qui par conséquent est repris.

Que 3,5 millions de personnes décident de diffuser la vidéo originale par l’intermédiaire de Facebook est assez parlant. Même si le chiffre n’est ni faible, ni énorme, ce qui compte c’est de voir que l’idéologie de l’exploitation animale est très militante…

 
Publié le 4 mai 2013, dans nucléaire.

Nous avons à plusieurs reprises cité James Lovelock, l’un des scientifiques ayant travaillé sur la théorie de Gaïa. Cependant, Lovelock a fini par capituler avec le temps (contrairement à d’autres), acceptant une « réforme » du système pour maintenir le « statu quo ». En fait, rejetant le principe d’évolution, Lovelock a fini par affirmer qu’il voulait l’équilibre à tout prix et que par conséquent il n’existait plus qu’un choix possible : le nucléaire!

C’est une conception absurde, qui nie la nécessité de la prise nécessaire de conscience de l’humanité, une pseudo solution technique venant sauver le tout. C’est là pour le coup nier Gaïa et voir le problème d’un seul angle.

A titre d’illustration, voici un extrait de l’article de Lovelock intitulé « Le nucléaire: un choix sûr », datant de 2005, et n’étant qu’une théorie servant à justifier le caractère non démocratique des choix planétaires, le caractère « élitiste » des choix (avec le nucléaire) au nom de « l’idiotie » des gens, etc. Bien entendu, c’est une conception qui vise également à maintenir l’exploitation animale, en préservant le système tel qu’il est…

La plupart des gens n’ont aucune idée de la gravité du changement climatique, ou de la façon dont notre planète maintient un climat et un environnement habitables. Si l’on est parfois conscient de l’interaction dynamique entre les écosystèmes à la surface de la terre, ceux des océans et leur environnement physique, il est rare que l’on se rende compte que c’est cette interaction qui rend la terre habitable.

Au contraire, on croit généralement que l’on peut cultiver toute la surface fertile de la planète pour se nourrir. Or ce n’est pas le cas: la planète a besoin d’une partie de ses terres pour réguler ses équilibres chimiques, son climat et ainsi rester habitable.

Le réchauffement climatique résulte de la pollution engendrée par les combustibles et par la destruction des habitats naturels comme les forêts tropicales. Il faudra des dizaines d’années pour changer de manière significative les pratiques agricoles mondiales. De ce fait, nous n’avons guère d’autres choix que de réduire drastiquement la proportion d’énergie produite par cette dangereuse pratique qu’est la combustion du pétrole. Il serait merveilleux de pouvoir subvenir aux besoins de notre civilisation uniquement grâce à l’agriculture biologique et aux énergies renouvelables.

Il est cependant ridicule de croire que l’on pourra le faire à temps pour éviter les retombées catastrophiques de l’effet de serre. Ce qu’il nous faut, c’est un portefeuille de sources d’énergies qui aient fait leurs preuves en matière de sécurité et de coût. Aucune d’entre elles ne peut à elle seule satisfaire tous les besoins. L’énergie nucléaire y occuperait une place majeure et complèterait la maigre production des sources renouvelables et d’un mode de combustion des énergies fossiles qui séquestre le dioxyde de carbone. Le nucléaire est désormais, du point de vue économique et technique, un procédé sûr et sensé qui a justement fait ses preuves.

Cependant, le public en a généralement peur et cette peur entretient un climat d’ignorance qui nourrit une vision exagérée du prix à payer pour la production d’énergie et le traitement des déchets nucléaires.

Comparée à l’énergie fossile, l’énergie atomique présente l’énorme avantage qu’il est très facile d’en traiter les déchets. La combustion d’énergie fossile produit 27 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. À l’état solide, c’est assez pour ériger une montagne de 2 km de haut sur une base de 10 km de circonférence. La même quantité d’énergie obtenue par réaction nucléaire produit 14.000 t de déchets de haute activité. De quoi remplir un cube de 16 m de côté. Le CO2 est invisible, mais si toxique qu’à moins d’en contrôler les émissions, nous en mourrons tous.

Les déchets nucléaires enfouis au fond de fosses sur les sites de production ne constituent pas une menace pour la terre et ne sont dangereux que pour ceux qui seraient assez stupides pour s’exposer aux radiations.

On parle beaucoup d’enfouir les déchets fossiles, mais c’est méconnaître l’énormité de la tâche. Comment fera-t-on pour les récupérer aux innombrables points de production à travers le monde? Où mettra-t-on les montagnes qui se constituent tous les ans?

Je trouve triste, bien que très humain, que des administrations entières se préoccupent des déchets nucléaires, que d’énormes organisations s’évertuent à faire cesser l’activité des centrales, alors que rien de comparable n’est entrepris contre ce fléau qu’est le CO2.

Lors d’une interview à la télévision, le journaliste m’a demandé: « Et les déchets nucléaires alors? Les écologistes disent que ça va empoisonner toute la biosphère et mettre des millions d’années à disparaître ». Je sais que c’est une contre-vérité d’une ampleur digne du baron de Münchhausen; je sais aussi que pour la nature, les déchets nucléaires constituent un parfait garde-fou contre la rapacité des promoteurs. S’ils causent quelques légers dommages, c’est un moindre mal. Car ce qui est frappant sur les lieux fortement contaminés par des radiations, c’est la richesse de la faune et de la flore.

Cela se vérifie dans la région autour de Tchernobyl, sur les sites des essais nucléaires dans le Pacifique et dans les zones situées près des fameuses centrales Hanford de la Deuxième guerre mondiale. Les plantes et les animaux ne perçoivent pas les radiations comme dangereuses et, si cela réduit leur espérance de vie, cela reste moins risqué pour eux que la fréquentation des humains, de leur bétail et de leurs animaux domestiques. Il est facile d’oublier que nous sommes désormais si nombreux que la moindre extension de nos activités agricoles, forestières et immobilières fait des dégâts dans la nature.

S’agissant de Tchernobyl, ce que l’on dit rarement, car c’est soi-disant contraire à la sagesse, c’est qu’un parc naturel est apparu dans les alentours jugés trop radioactifs pour qu’on s’y aventure. Pour les animaux et les oiseaux de l’Ukraine, l’absence d’humains compense largement les éventuels effets des radiations. Ils vivent et se reproduisent mieux que dans l’espace non contaminé en dehors de leur enclave. La faune et la flore de Tchernobyl ne savent rien des radiations et n’en ont pas peur.

Que leur durée de vie s’en trouve légèrement réduite ne les dérange pas plus que ça. Cette expérience ne suggère-t-elle pas que les meilleurs endroits pour enterrer les déchets radioactifs seraient les forêts tropicales et les autres habitats qui ont besoin d’être efficacement protégés de la convoitise de fermiers affamés et de promoteurs cupides?

On se prive des bienfaits de l’énergie atomique par peur d’un danger exagéré et à cause d’une classe politique intrinsèquement réticente à risquer l’impopularité. Certains membres du mouvement vert l’admettront officieusement, mais sachant que leurs électeurs sont persuadés que le nucléaire est le pire des dangers, il leur est quasiment impossible de changer de position. Certains à gauche, ayant gardé en mémoire l’échec de la grève des mineurs au début des années 80 et le rôle qu’y joua le nucléaire en assurant l’alimentation en électricité, y voient un pilier du capitalisme.

C’est pour eux une objection politique et humaine de poids. Cependant, lorsque l’ampleur des conséquences globales de la combustion fossile sera admise, je pense qu’ils comprendront qu’une telle objection est un luxe que l’on peut difficilement se permettre. Le siècle prochain connaîtra sans doute la première catastrophe climatique. On comprendra alors quel mauvais service nous auront rendu nos hommes et femmes politiques en boudant l’atome. Ceux d’entre eux qui auront cédé à la peur et auront permis la fermeture de centrales auront des comptes à rendre.

Pourtant, dans le pire des cas, si Tchernobyl devenait endémique, notre espérance de vie serait légèrement moindre dans un monde modérément radioactif. C’est en fait peu probable: au fil du temps et des expériences, l’ingénierie nucléaire, comme l’aviation, est devenue plus sûre et va continuer dans cette voie. Ce qui est plus probable et qui est d’ailleurs déjà arrivé, c’est le premier sinistre attribuable à l’effet de serre. Durant l’été 2003, plus de 30.000 Européens ont succombé à une canicule. En l’absence du perpétuel brouillard photochimique qui recouvre l’Europe, la température aurait grimpé de 20 à 30 °C et le nombre de victimes aurait été beaucoup plus élevé – le brouillard réfléchit les rayons du soleil et empêche le sol de trop chauffer.

Conséquence de l’effet de serre, la canicule annonce le pire à venir. Il est urgent de définir ce portefeuille d’énergies respectueuses de l’environnement. En cas d’échec, il faudra affronter la possibilité de la disparition de cette civilisation que nous avons peiné à ériger. On se souviendra de nous comme des habitants de l’île de Pâques, grâce aux monuments qui resteront pour témoigner de nos bonnes intentions infructueuses.

 
Publié le 3 mai 2013, dans véganisme.

Nous avons un peu refait le site, et nous tombons encore et toujours sur le problème des liens. Par exemple, nous mettons le lien vers une association non végane défendant les dauphins. Cela a-t-il un sens, alors qu’inversement, nous ne mentionnons pas les associations réformistes se voulant proches du véganisme ?

La très grande question qu’il y a derrière, c’est celle de savoir quelle est la ligne de démarcation. Est-ce le véganisme ou le rapport aux animaux ? Mais cette phrase est une contradiction en soi, normalement… sauf que ce n’est pas le cas.

En effet, nous partons du principe qu’il faut la libération animale. Cela exclut d’emblée toutes les associations ayant de près ou de loin un rapport avec la fondation Brigitte Bardot (ce qui élimine beaucoup de monde).

Cela exclut forcément également les welfaristes, cinquième roue du char d’assaut assassin de l’exploitation animale, qui finalement se verraient bien fonctionnaires parlant de la cause animale qui devrait triompher dans 600 prochaines années à ce rythme-là (et encore).

Cependant, à côté de ce courant réformiste, il y a aussi le problème d’un courant qui se veut « antispéciste » et qui ne s’intéresse pas aux animaux. Ici l’antispécisme est une attitude de refus, côte à côte au refus du sexisme, du racisme, du capitalisme.

Ce point de vue ne porte pas en soi quelque chose de positif ; il est de ce fait totalement rétif à la question de la libération de la Terre.

C’est cela qui fait que les gens qui travaillent dans les refuges portent en eux et en elles quelque chose qui, sur le plan du rapport aux animaux, a davantage de dynamique que les gens qui prétendent agir par « morale » et ne s’intéressent pas aux animaux.

Le refus de la reconnaissance de la réalité naturelle de l’humanité, le refus de la reconnaissance des animaux en tant qu’êtres sensibles, tout cela est un obstacle énorme à la reconnaissance de Gaïa.

Les personnes qui sont « antispécistes » et qui disent qu’on peut se désintéresser des animaux, qu’on a pas à les apprécier, etc., sont donc des ennemis de notre cause. Même une personne « arriérée » du peuple qui regarde avec fascination un reportage animalier a davantage de potentiel.

Pourquoi ? Parce qu’elle se situe dans une contradiction, qui est celle de tout le monde : d’un côté, les animaux sont appréciés, de l’autre l’exploitation animale est acceptée. C’est explosif.

Par contre, les gens se voulant au-dessus de la Nature, comme ceux qui diffusent « pour en finir avec l’idée de nature », rejettent ouvertement la question de la Nature, de la sensibilité, de la reconnaissance du sensible.

Heureusement pour nous, les gens du peuple sont bien plus nombreux que les welfaristes et « antispécistes », et quand la reconnaissance de la Nature va être comprise et assumée – la crise écologiste va l’imposer, tout comme l’effondrement du capitalisme et de son exploitation animale – cela sera la bataille pour la défense de Gaïa enfin reconnue !

 
Publié le 3 mai 2013, dans libération animale.

Le site Bite Back! fait part d’une action de l’ALF en France:

« Nord de la France:

14 avril 2013: destruction d’un agrainoire à gibier appartenant à des chasseurs. Ils s’en servent pour « attirer » les animaux de la forêt et de ce fait sont plus faciles à chasser le moment venu.

GO VEGAN »

On notera que le communiqué vient d’être diffusé, il s’agit d’une action très expressive à Genève, en Suisse:

“La Semaine Mondiale pour la Libération des Animaux de Laboratoire se tient du 20 au 28 avril 2013. Puisqu’il n’est pas question de réduire cette occasion symbolique à de grandes marches pacifistes, nous faisons cet appel à l’action directe, diffuse et décentralisée contre l’industrie de l’expérimentation animale et ses agents en blouses blanches…”*

À Genève, nous avons répondu à cet appel en rendant une petite visite au Centre Médical Universitaire et au chantier de son expansion.

Sous couvert de progrès scientifique, l’enseignement et la recherche passent ici comme ailleurs par la perpétuation quotidienne de tortures infâmes infligées aux animaux non-humains que les raclures estiment inférieurs, méprisables, et surtout rentables.

Actuellement, des milliers d’entre elleux sont enfermées dans les sous-sols de la mort, sans espoir d’en sortir autrement que dans des sacs poubelles.

Le chantier que nous avons attaqué prévoit l’agrandissement des labos et des cachots de l’animalerie.

Depuis ce matin (vendredi 26 avril), la palissade du chantier parle d’elle-même :
“Incendions l’expérimentation animale”, “Sous les classes de cours, les cages”…

De l’autre côté du bâtiment, le masque n’est pas tombé très longtemps, mais suffisamment pour que nous immortalisions l’outrage. Le CMU n’assume visiblement pas que l’on sache dehors ce qui se passe dedans : une grande bâche censure l’inscription “ICI ON TORTURE”.

Le spécisme est à détruire avec le reste.

On reviendra, faites des fautes sur les murs et saccagez les cages.
Bisous