• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Jean-Luc Bennhamias et la légalisation du cannabis et des drogues

Ancien « écolo » des Verts passé au MODEM, Jean-Luc Bennhamias est désormais président du Front démocrate et co-président de l’Union des Démocrates et Ecologistes (UDE).

On se doute que cela ne représente rien à part un réseau d’élus, mais en tout cas celui lui permet de se présenter aux « primaires » organisées par le Parti socialiste.

Et on peut déjà deviner qu’il va se présenter comme le partisan le plus clair de la légalisation du cannabis.

Non pas la dépénalisation, « cache-sexe » de la légalisation employé par les hypocrites, mais la légalisation en tant que tel. A part l’interdiction aux mineurs, le cannabis deviendra par conséquent une marchandise comme une autre.

C’est ce qu’il prônait déjà dans la seconde partie des années 1990, où d’ailleurs en tant que secrétaire national des Verts il a eu des soucis avec la justice, qui n’appréciait pas à l’époque la mise en avant de la légalisation du cannabis, en l’occurrence lors des journées d’été des Verts…

Mais il ne faudrait pas croire que cela s’arrête au cannabis. Le libéralisme libertaire ne connaît par définition pas de limites…

Voici ce que disait par exemple il y a quelques mois Gilles Saulière, Secrétaire National du Front Démocrate dans sa tribune « Dépénaliser le cannabis ou mieux, libéraliser et encadrer l’usage et le marché des drogues » :

« Question à 2€ :

– Qu’est-ce qui est interdit à peu près partout dans le monde du vingt et unième siècle ? Les drogues.

– Quelle est aujourd’hui, au vingt et unième siècle, la source principale de richesse du petit et du grand banditisme un peu partout dans le monde ? Les drogues.

– Pourquoi ? Parce que, l’usage des drogues est aussi vieux que le monde, parce que la recherche et l’usage de substances ou de pratiques ayant pour but d’oublier momentanément un peu de la dureté du monde et au contraire de favoriser le plaisir, est aussi ancienne que le monde.

Et que, pour cette raison, interdire ne signifie pas, supprimer, éradiquer comme on peut éradiquer une maladie (et encore), mais signifie simplement en extraire l’usage de la vie légale, ouverte, aux yeux de tous, fermer les yeux, avoir bonne conscience, transformer tout consommateur en délinquant tout en lui ouvrant grandes les portes de l’industrie du crime, de son opacité mortelle et de son absence totale de tout sens moral. (…)

Quant on relit un peu l’histoire de tout cela, on s’aperçoit que jusqu’au vingtième siècle globalement, seules quelques religions, toujours promptes à interpréter leurs propres textes de façon restrictive et quelques monarques et autres dictateurs « éclairés » (que j’aime cette notion surréaliste…), interdirent à tour de bras, qui l’alcool, les drogues, le tabac, etc. pour prétendument protéger leurs ouailles par définition inaptes à contenir leurs excès et à maîtriser leur propre vie, n’est-ce pas ! »

C’est, d’une certaine manière, le contraire exact de ce que nous disons ! On a ici la légende que les drogues seraient naturelles, auraient toujours existé, relèvent d’un choix personnel…

Que rejeter les drogues serait un principe dictatorial brimant l’individu dans les possibilités de sa vie, etc. etc.

Notons également qu’une autre personne se présentant très vraisemblablement aux « primaires » est le socialiste Vincent Peillon, lui aussi favorable au cannabis.

Pas étonnant quand on voit cette anecdote donnée par le Nouvel Observateur, qui permet de figurer le personnage :

Bachelier à 16 ans, Vincent Peillon a commencé sa carrière professionnelle en travaillant pour la compagnie des wagons-lits sur la ligne Paris-Copenhague. Une expérience qu’il a mis à profit pour se lancer dans les affaires, explique « le Monde ».

Le jeune homme importe d’abord en contrebande du saumon fumé, de l’alcool et des cigarettes, avant de fonder une entreprise de vente import-export, avec pour slogan : « Du saumon norvégien pour tous ».

C’est le prototype même du petit capitaliste comme on peut le détester… Et, ministre de l’Éducation en 2012, il a expliqué la chose suivante concernant le cannabis :

« Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d’ampleur. On peut lutter par les moyens de la répression, je suis absolument pour, mais en même temps je vois que les résultats ne sont pas très efficaces. »

Cela promet pour les « primaires » et cela montre que malgré que François Hollande ne se présente pas, la tendance à la légalisation du cannabis continue sa marche…

Le 8 août 2016, « overshoot day »

Chaque année, le WWF présente une date censée être charnière dans la mesure où à partir de là, nous vivrions en quelque sorte à crédit par rapport au futur. Voici l’explication de la méthode faite par le WWF au Figaro :

INTERVIEW – Le lundi 8 août sera déjà, pour la Terre, le «jour du dépassement» de ses capacités à renouveler les ressources consommées par l’homme en 2016. Arnaud Gauffier, de WWF France, explique le mode de calcul utilisé pour définir cette date de plus en plus précoce et les mesures utiles à la faire reculer.

LE FIGARO. – A partir de lundi, l’humanité aura consommé toutes les ressources que la planète est capable de renouveler en une année. Comment calcule-t-on cet «Overshoot Day»?

Arnaud Gauffier – Nous utilisons des données issues de 70 organisations mondiales, telles que l’ONU, des institutions scientifiques, ou encore des universités. Ensuite, le calcul est fait par le Global Footprint Network, une institution scientifique avec laquelle WWF collabore.

Pour se faire, il faut croiser la biocapacité de la planète et notre empreinte écologique. La biocapacité est la surface biologiquement productive qui fournit la capacité biologique renouvelable, à savoir, la faculté d’un écosystème à régénérer les ressources biologiques et à absorber les déchets générés par les hommes. Elle est mesurée en hectares globaux.

Quant à notre empreinte, elle permet de mesurer la superficie totale de terre et de mer biologiquement productives nécessaire pour produire toutes les ressources qu’une population consomme et pour absorber tous ses déchets. Elle prend en compte les avancées technologiques de chaque année.

Au moment où les deux courbes se croisent, on rentre dans une zone de dette écologique. Autrement dit, on dépasse la biocapacité de la planète. C’est de cette manière que l’on peut dire «en ce moment, nous aurions besoin de la surface de 1,6 planètes pour pouvoir soutenir nos modes de consommation.»

Comme on peut le voir, l’approche est entièrement anthropocentrique. C’est une vision comptable, avec des entrées et des sorties. Or, c’est là une approche entièrement fausse.

D’abord, parce que la Nature est un tout, un système, qui ne se laisse pas réduire à des schémas quantitatifs. Toutes les tentatives scientifiques pour former une sorte de mini système environnemental, notamment pour les voyages spatiaux, ont lamentablement échouées.

Ensuite, parce que moralement la vie d’un être vivant ne se laisse pas réduire à la satisfaction ou l’utilité. Un tel point de vue, qui est le point de vue dominant, amène des catastrophes et des écocides. Le WWF montre ici qu’il n’est pas capable de rompre avec cette manière de voir les choses, de les compter…

La conférence de presse de Cause Animale Nord

Le « président » de « Cause Animale Nord » a donc, hier, connu son heure de gloire, avec une conférence de presse où, en fait, de révélations, on ne sait rien de plus.

Les promesses n’auront donc pas été tenues, comme par exemple des résultats vétérinaires (pour vérifier si le chien était drogué).

On doit donc considérer que la cause de la défense des animaux continue donc d’être prise en otage, et cela sciemment. En postant non stop des revendications véganes sur le facebook de Cause Animale Nord, comme si de rien n’était, il s’agit pour le président de se poser comme fer de lance de la cause.

Ce n’est ni démocratique ni acceptable, vue sa vision totalement délirante de la société. 20 minutes Lille nous retransmet un de ses propos assez éloquent dans le genre :

« Pour que cette vidéo prenne autant d’ampleur, d’autres personnes plus puissantes se cachent derrière cela »,

Cela rappelle les délires sur les « illuminatis » très à la mode il y a quelques temps, y compris dans la défense des animaux (on se souvient de l’affaire du « DJ Ripley« ).

Les animaux sont pris en otage pour une vision misanthrope, complotiste du monde. On a ici une vision paranoïaque du monde, sans aucune explication rationnelle de l’exploitation animale.

Dans le film très connu « M le maudit », il y a le fantasme d’une grande ville passée sous la coupe de politiciens véreux de mèche avec la police, avec les mendiants formant un syndicat hyper organisé. C’est le même genre de vision du monde paranoïaque.

Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a pas de mafia, de politiciens véreux, de trafics de chiens. Il s’agit juste de voir que cela n’est pas « parfait », mais participe en général à une société corrompue, aux valeurs inacceptables.

Du côté de « Cause Animale Nord », on ne voit pas les choses ainsi ; on ne réfléchit pas en termes d’histoire, de culture, d’économie, on réagit avec « le coeur », tout en se fondant donc sur l’intuition, les préjugés…

Au final, donc, c’est de la fausse rébellion prétextant une cause plus qu’autre chose. On est dans la pose, voire la posture.

On remarquera justement que sur le tee-shirt porté à la conférence de presse, il est inscrit « je suis modern gay la fourrure pas pour moi », histoire de ne pas passer pour un facho. On est dans le calcul, pas dans la lutte pour la cause.

Voici une autre illustration de cette logique, avec un post facebook vite enlevé, exprimant une paranoïa certaine,  bien dans les normes de l’extrême-droite, comme il se doit.

C’est totalement délirant, mais cela ne doit rien au hasard: la cause animale s’est fait prendre d’assaut non pas par l’extrême-droite organisée (comme le pensent les anars), mais par une vision misanthrope qui rejoint l’extrême-droite (d’où l’incompréhension sincère mais au final absurde des misanthropes devant l’accusation d’être des fachos).

Au milieu de tout cela, il y a l’egotrip. On peut juger sur pièce avec le document publié par le « président » de Cause Animale Nord à l’occasion de la conférence de presse :

Cause Animale Nord

COMMUNIQUE DE PRESSE CONCERNANT L’AFFAIRE DU CHIOT.

Je suis atterré de voir les proportions qu’a pris la haine déclenchée contre moi et contre Cause Animale Nord que je préside, après la circulation massive de cette vidéo. Nous sommes attaqués de toute part, le site de CAN a été piraté, ainsi que les comptes sociaux de certains de nos militants, et nous recevons des menaces de mort du monde entier.

Je reconnais que les images peuvent choquer : un homme âgé au sol, les cris d’un chiot attrapé dans la précipitation, des invectives lancées aux passants, c’est typiquement le genre d’extrait-choc qui, livré au public sans aucune explication sur le contexte, donne lieu à toutes les interprétations possibles même les pires; surtout quand certaines personnes se font un plaisir d’aiguiller les imaginations.

Ça serait intéressant d’ailleurs de savoir par qui et pourquoi cette vidéo a été mise sur le net et surtout a pris une telle ampleur, avec directement incitation immédiate à la haine, publication de mon nom, adresse, n° de téléphone etc…. surtout sachant que CAN a l’habitude de lever des gros dossiers qui dérangent certains politiques.

La réponse : un jeune de 23ans qui aime faire le buzz sur les réseaux sociaux du nom de Nghi Le Duc. Cette personne ne fait nullement partie de la protection animale, son passe-temps, créer le scandale sur la toile. Mais pour que cette vidéo prenne autant d’ampleur, d’autres personnes plus puissantes se cachent derrière cela. Les attaques contre notre site viennent de plusieurs pays du monde.Voici donc exactement ce qui s’est passé ce jour-là.

Lors d’une manifestation contre la fourrure se tenait un village de stands d’associations. Une femme (celle qu’on voit sur la vidéo du pseudo Victoria Phoque sur les réseaux sociaux) est arrivée sur le stand de CAN, nous expliquant qu’elle faisait le tour de tous les stands depuis un moment pour alerter sur la présence d’un chien « drogué et maltraité », cherchant de l’aide.

Aucun militant n’était venu à cette manifestation pour se retrouver à faire une enquête en urgence sur place (et encore moins devoir gérer un animal en pleine manifestation) mais devant son insistance, on a décidé d’aller au moins voir ce qui se passait.

J’ai effectivement découvert un chiot amorphe, dodelinant de la tête, les pupilles dilatées, et attaché très court par un lacet à la poignée d’une valise. Je n’ai pas de « détecteur de drogue » sur moi, on peut aussi penser que ce chiot était juste sonné par le bruit de la rue mais en général tous les chiots sont plutôt très vifs et joueurs; donc inquiété par son absence totale de réactivité j’ai évidemment essayé d’établir un dialogue avec son propriétaire.

Il est devenu tout de suite très méfiant, a détaché le chien pour le prendre aux bras puis à la surprise de tout le monde il s’est jeté au sol avec le chiot serré contre lui et s’est roulé par terre. Je n’espère qu’une chose, c’est que des caméras de surveillance de la ville se trouvaient en fonction sur cette sortie des Halles afin qu’il soit enfin prouvé que je ne l’ai pas agressé : il s’est jeté au sol lui-même, et vu que comme tout ce que je dis est disséqué et retourné contre moi depuis quelques jours, je ne tenterai même pas de proposer d’explications sur ce comportement.

Plusieurs personnes dans le public ont crié « Attention au chien, il va l’écraser » !

Il faut bien comprendre que ces choses-là se produisent à vitesse éclair et qu’on n’est pas forcément préparé à de telles réactions ; entre l’état quand même bizarre du chiot à mon arrivée, la difficulté d’établir un dialogue, la réaction surprenante de cet homme et surtout le danger dans lequel le chiot s’est retrouvé au risque d’être écrasé, j’ai réagi sous le coup de l’urgence en essayant de lui écarter les bras pour qu’il libère le chiot. Il le serrait si fortement que des témoins ont hurlé « Il va l’étouffer ! »

Si le grand public était informé des trafics permanents de chiots dans les grandes villes, provenant d’élevages étrangers dont les reproductrices sont totalement sous-alimentées et maltraitées, avec un taux de mortalité effroyable dans les transports clandestins, ces camions arrivant la nuit entre autre porte de la Chapelle et l’usage très habituel de substances dangereuses sur les chiots pour les faire tenir tranquille, et dont la police, bien qu’au courant, n’a ni le temps ni la volonté avérée de s’occuper, peut-être aussi que ma réaction serait moins stigmatisée, même si je le reconnais les choses ont été faites dans la précipitation et une certaine incohérence. Et si il ne s’était pas roulé au sol avec le chiot, on aurait peut-être eu le temps d’essayer d’y voir plus clair, aussi !

La vidéo commence au moment où je viens juste de réussir à lui faire lâcher le chiot; on se précipite sur l’animal pour qu’il ne s’échappe pas (le bruit qu’on entend c’est mon épaule qui cogne le panneau en fer derrière lequel j’avais peur qu’il disparaisse, et non la tête du chiot comme des milliers de gens se sont permis de l’affirmer alors que je suis filmé de dos à ce moment-là et qu’on ne voit rien de ce qui se passe réellement) ; l’homme s’agrippe ensuite à moi en criant pour essayer de récupérer l’animal, la femme essaye de l’en empêcher, un militant qui était venu avec nous me prend le chiot des mains et nous repartons vers le village associatif qui était à 50 m de là ou la police était présente.

L’homme n’y est pas venu pour essayer de le récupérer, par contre une demi-heure après il portait plainte en présentant les papiers d’un pékinois (ce que ce chiot n’est pas), papiers qu’il aurait pu aussi bien me présenter tranquillement dès le départ, aussi. Chose que je ne m’explique pas, c’est qu’il soit allé porter plainte dans un commissariat éloigné à 20 minutes alors qu’il s’en trouve un à proximité immédiate des lieux. Et qu’une plainte soit reçue 35 minutes après l’acte !

Beaucoup de question sans réponse qu’il laisse présager des doutes sur les réelles motivations…

Des milliers de gens copient-collent des commentaires disant que cet homme avait un chien depuis 15 ans qui venait de mourir de vieillesse et qu’il était très connu dans le quartier; or dans diverses vidéos pourtant volontairement à charge contre moi il explique devant les caméras, avec l’aide d’un interprète roumain, qu’il n’est en France que depuis 4 mois et qu’il n’a jamais eu de chien avant.

A l’inverse d’autres gens laissent des commentaires disant qu’il a été vu ces derniers temps avec d’autres animaux : bref rien n’est clair dans cette affaire. D’autres affirment que « aucun SDF n’a les moyens d’acheter de la drogue » : un grand nombre de produits très courants et bon marché peuvent pourtant rendre un jeune animal complètement stone. À noter qu’une fois libéré ce chiot s’éloigne plutôt lentement, donc : drogué ou pas, la question reste licite.

Au bout d’un certain laps de temps conséquent le chiot a retrouvé un comportement d’éveil normal. La bénévole qui s’est proposée pour l’héberger m’a confirmé le lendemain qu’à part un envahissement de puces, la petite chienne semblait en relative bonne santé. CAN est accusée aussi d’avoir trop rapidement publié une annonce d’adoption (et non de VENTE, j’insiste sur ce point, et toutes les asso font pareil à des tarifs sensiblement équivalents pour couvrir les frais inhérents à la mise en règle des animaux. Il faut comprendre qu’à partir de la parution d’une proposition d’adoption il se passe parfois des semaines avant que quelqu’un se présente, donc nous avons l’habitude de faire paraître les annonces le plus vite possible.

De toute façon on ne place jamais les animaux sans prendre le temps de s’assurer que l’adoptant est sérieux ; ici l’association a simplement suivi sa procédure de routine, après parution on a donc tout le temps de remettre l’animal en état de santé si besoin, de l’identifier ou de vérifier les identifications; ici il y a bien une puce, mais le passeport correspondant n’est pas franchement clair puisque le premier vaccin est noté à la date du 01/09/ 2005, pour un chiot de meme pas 3 mois. A côté de ça l’homme reste très évasif sur la façon dont il s’est procuré ce chiot. Son fils ? Il se trouve en Angleterre…

On m’accuse d’avoir agi trop impulsivement : j’ai agi comme me le dictait mon cœur à l’instant T devant la réaction vraiment imprévue de cet homme ; j’ai peut-être mal évalué la situation et dans ce cas c’est la justice maintenant qui vérifiera si oui ou non les papiers de ce chiot sont réellement les siens, et qui tentera d’en savoir plus sur sa provenance.

Je n’ai jamais eu ces documents, ils ont été filmés dans des interviews du supposé propriétaire qui les présente lui-même devant la caméra : à partir de ces vidéos l’image a été extraite, mais quand je l’ai publiée pour tenter de faire comprendre aux gens qu’il y avait bien quelque chose de bizarre vu les dates on m’a accusé en prime de les lui avoir volés, ou même de les avoir falsifiés : tout ce que j’essaye de produire comme explication est retourné contre moi.

Des gens vont jusqu’à jurer qu’ils lisent bien « 2015 » alors que 2005 est clairement visible! Le vétérinaire qui a examiné le chiot et à la vue de toutes les incohérences (dates non concordantes, race, etc) émet de sérieux doutes sur l’authenticité des documents fournis. Des examens vétérinaires sont en cours dans l’un des plus grand centre français, le délai pour les résultats est de 3 semaines. Le simple cout pour cette expertise est de 252€ donc bien inférieure aux frais d’adoption que nous demandions.

Après recherche le vétérinaire Roumain ayant identifié le chiot déclare que le chiot n’est pas enregistré au registre national du pays. Mais après investigation, le chiot se trouve bien inscrit au registre mais avec des dates différentes de son passeport. Pourquoi avoir menti ? on peut se poser la question.

Egalement un vaccin antirabique effectué début septembre sur un chiot de 2 mois alors que la législation ne l’autorise qu’à partir de 3 mois.

Une date de naissance également différente entre le passeport et le fichier central roumain.

Mais aussi une date d’enregistrement differente au fichier central.

Beaucoup d’incohérences qui laisse présager un trafic, surtout qu’une video tourne actuellement sur le web ou on voit cet homme négocier pour des chiots.

Au terme de l’enquête et si un trafic est décelé, je serai peut-être condamné pour avoir voulu « faire justice moi-même » comme on m’en accuse, mais j’espère alors que ce buzz regrettable sera au moins l’occasion de porter sur la place publique ce problème énorme de trafic d’animaux (qu’il s’avère qu’il s’agit bel et bien de ça ou pas, d’ailleurs).

Il faut savoir aussi que dans certains cas de maltraitance la police s’en remet directement aux associations en disant : « Allez-y, car nous on ne peut rien faire ». Ce qui revient très clairement à nous dire : « Nous n’avons pas les moyens légaux d’intervenir, sortez cet animal de là comme vous pouvez, on ferme les yeux. » Et si on n’y va pas, alors les gens nous jettent la pierre aussi.

Je rendrai donc compte de mes actes mais ce qui est incroyable c’est que mon association ait été accusée à travers le monde de « voler des chiens à des SDF pour gagner de l’argent. »

Toutes les associations et refuges de France croulent sous les animaux abandonnés et ont le plus grand mal à leur trouver de bons adoptants: qu’une association aille en « voler » pour le plaisir de les mettre à l’adoption en pensant gagner de l’argent au passage, franchement qui peut croire à ces fables. Surtout quand on connait les tarifs des vaccinations, vermifuges, déparasitage, identification etc, parfois même castration si l’animal est plus âgé.

Toutes les personnes qui me connaissent et même mes ennemis savent le temps que je consacre à mon association et au sauvetage d’animaux, au point de ne plus avoir de vie privée. A propos de vie privée, j’informe qui de droit que j’ai parfois hébergé chez moi des SDF en leur laissant mon propre lit : je ne suis pas certain que toutes les personnes qui me traitent de facho et souhaitent ma mort depuis quelques jours en aient jamais fait autant.

CAN est une association qui a pignon sur rue. Nous avons en charge plus de 700 animaux, de chevaux à furets en passant par les animaux de ferme, et de tous âges.

Cela représente énormément de logistique, de soucis, de soins quotidiens à prodiguer à chacun, donc imaginer que je profite d’une participation à une manifestation contre la fourrure pour aller chercher des animaux supplémentaires dans Paris est tellement énorme que j’avoue, quels que soit mes torts dans la façon dont les choses se sont déroulées lors de cette intervention qui était je le répète non prévue, que je suis très étonné de voir jusqu’où va la haine de certains et la volonté de nuire à CAN.

L’opinion publique a été particulièrement touchée parce qu’il s’agit d’un sans-abri, je suis devenu « un voleur de SDF » : je suis parfaitement bien placé pour savoir que nombre d’entre eux s’occupent très bien de leur animal et sont même capables de se priver de nourriture pour eux. On leur vient en aide d’ailleurs quand l’occasion se présente.

Ce n’était pas la peine de me l’expliquer par des milliers de messages insultants et menaçants, car cela n’a rien à voir avec les chiots victimes d’un trafic international connu qui enrichit en amont une mafia énorme, et qui déverse – en France notamment – un flot ininterrompu de nouveaux animaux alors que tant d’autres abandonnés par leurs « maîtres » attendent en cage d’être adoptés et sont même parfois euthanasiés (des dizaines de milliers chaque année) : est-ce que les gens peuvent comprendre qu’entre les chiens qui sont pour un SDF son seul ami et la prunelle de ses yeux, et ceux qui sont écoulés au marché noir, il y a une différence ?

Ceci sans présumer de l’affaire actuelle. Il est possible d’ailleurs si le cas se présente que nous soyons tous les deux condamnés : moi pour intervention dans un cadre non légal, et lui pour participation à un trafic d’animaux. Si sa bonne foi est établie je saurai lui présenter mes excuses et répondre des conséquences de mon erreur d’appréciation.

Les personnes qui se sont rendues coupables de faux témoignages (prétendant connaître cet homme dans ce quartier depuis plus de 15 ans alors qu’il dit lui-même n’être en France que depuis quelques mois), ainsi que celles qui m’ont livré en pâture aux réseaux sociaux en publiant mon adresse personnelle accompagnée d’incitation explicites au lynchage, auront elles aussi à rendre des comptes. Et comme quoi qu’il en soit des trafics de grande ampleur existent j’espère que tout cela servira au moins à attirer l’attention du public et des autorités sur cette mafia bien connue des services de police.

CAN restera debout, les bénévoles et militants qui la composent restent soudés, et même plus unis encore devant cette attaque d’une haine et d’une proportion incroyable, car les animaux dont nous nous occupons depuis des années comptent sur nous.

Antony Blanchard, président de Cause Animale Nord.

Les grandes avancées du véganisme en Allemagne et en Autriche

C’est un fait dont il faut avoir connaissance : le véganisme s’installe en profondeur en Allemagne et en Autriche.

Ce que représente le véganisme est désormais largement connu, et c’est une tendance valorisée dans la jeunesse. Une partie significative des restaurants propose désormais des plats végétaliens et dans tous les événements culturels un tant soit peu alternatifs, le végétalisme est la règle.

Dans certains quartiers de Berlin, le végétalisme est le dénominateur commun des restaurants; pratiquement aucun des nombreux glaciers de Vienne ne propose pas de variante végétalienne.

En pratique on peut dire que ce sont les deux capitales du véganisme, avec des supermarchés vegans, des magasins vegans, des cuisines populaires végétaliennes dans le mouvement alternatif, une reconnaissance sociale énorme et en plein développement. Sans doute peut-on dire que suivent Tel-Aviv et New York, mais l’ampleur populaire est difficilement comparable.

Car en Allemagne et en Autriche, on peut ne pas être vegan. Mais il est difficile de se dire contre et dans la jeunesse et les milieux alternatifs, c’est même absolument impossible. Le vent souffle très fort en faveur du véganisme.

Le terme qu’on doit en faut utiliser est celui de norme. On ne peut pas être dans son époque sans reconnaître le véganisme. C’est encore plus vrai chez les gens voulant ou prétendant changer le monde.

Pour comparer, c’est un peu comme si le Parti de Gauche, le Parti Communiste, les Verts, toute l’extrême-gauche, proposaient systématiquement des plats végétaliens lorsqu’ils organisent quelque chose.

C’est évidemment difficile à imaginer, tellement c’est indéniablement loin de la situation en France… En France le véganisme est combattu, pas seulement d’ailleurs par les réactionnaires célébrant le terroir, mais également par les partisans du « végéta*isme » qui refusent d’être clair et net, louvoient, prônent des réformes, etc.

Ces gens sont en pratique les agents du libéralisme, des saboteurs. Le succès du véganisme en Allemagne et en Autriche montre bien qu’il est possible de réussir – c’est même la seule voie – en assumant complètement la dimension morale.

Ce n’est que lorsque les frontières sont nettes qu’on peut se repérer. Il faut être capable de s’orienter par rapport à ce qui est juste, ce qui est injuste, afin de faire les choses bien – toutes les choses.

Car, on s’en doute même si c’est un peu caricaturer les Allemands et les Autrichiens, que cela ne plaisante pas. C’est tellement vrai qu’on n’en est plus là-bas à l’époque où il y avait éventuellement un plat avec de la « viande » et un plat végétarien : désormais le végétalisme est la règle, lorsqu’il y a un plat végétarien les gens s’excusent en pratique de le proposer.

C’est surtout cela qu’il faut retenir. Le végétarisme est une notion qui s’est effondrée. La population végétarienne représente une sorte de vaste sas de transition aux contours informes, qui est dévalorisée afin que les gens ne s’arrêtent pas à cela.

Le véganisme a une hégémonie complète : on ne peut pas être jeune, branché, et s’opposer au véganisme, c’est impossible. C’est une tendance sociale qui est une lame de fond. Le végétarisme n’existe tout simplement pas, c’est une absurdité, un reste du passé, quelque chose n’ayant pas de sens.

Cela ne veut pas dire que tout le monde soit vegan. Grosso modo, l’Allemagne et l’Autriche ont chacun à peu près 15% de leur population qui est végétarienne, et pratiquement 2% de vegan.

Mais le véganisme est reconnu comme une valeur certaine, il « faudrait » l’être si on ne l’est pas. Le végétarisme n’a plus de reconnaissance sociale, il n’est plus perçu comme ayant une valeur morale ou intellectuelle. Le véganisme apparaît comme une véritable option historique.

La pression est naturellement la plus forte dans les milieux alternatifs ou branchés. Des rebelles au t-shirt « acab » jetant des pierres sur la police aux jeunes écoutant de la techno dans des lieux tendances, depuis les réunions conspiratrices jusqu’aux conférences publiques contestataires, le véganisme est quelque chose d’incontournable culturellement.

Dans la société, le véganisme ne choque plus personne, même plus chez les nazis!

Il y a des raisons historiques à cela: le rapport à la Nature est bien différent dans ces pays de ce qu’on connaît en France. Au pays de Descartes, la pseudo rationalité mathématique nie la reconnaissance des sens. La compassion n’est pas « logique ».

A cela s’ajoute l’éloge du terroir, ce culte français de la petite propriété, qui empêche de voir les choses en grand et idéalise la ferme, au point qu’en 2015 les publicités des entreprises agro-industrielles jouent encore sur cette image d’Épinal de la petite ferme idéale où les animaux sont heureux.

Si le véganisme ne progresse pas comme en Allemagne et en Autriche, cela doit beaucoup à cette idéologie de la « vache-qui-rit ».

Cela rend l’avancée du véganisme bien plus compliquée dans notre pays et est bien vaine l’idée de contourner le problème par des appels aux réformes, le « végéta*isme », des publicités sur google ou dans le métro, l’utilisation d’intellectuels même pas végans.

On ne peut pas contourner la société et en France le véganisme est un véritable détonateur social. Il renverse la manière qu’a la France de se voir elle-même, avec cette fiction du « terroir », cette manière très esprit de clocher, très cocardier et chauvin, très libérale-libertaire et relativiste.

L’Allemagne et l’Autriche ne sont ici nullement des modèles, mais au moins de bons exemples : il faut dépasser l’idéologie dominante et s’appuyer sur les éléments culturels positifs. Sans cela, aucun résultat concret et durable n’est possible…

La question des organes de fœtus avortés en vente aux USA

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme et nos sociétés basculent de plus en plus dans l’ignominie. Autant l’avortement est un sujet compliqué, autant il faut bien voir qu’au-delà de la manière de voir les choses, les pratiques sont très révélatrices.

De notre point de vue, l’avortement relève du choix possible des femmes, mais devrait être évité, car nous partons de la considération qu’il faut défendre chaque vie. Considérer que le fœtus n’est pas vraiment développé et tout ce genre de choses n’a pas de sens réel : il est évident qu’un processus biologique est en cours, prétendre le contraire c’est se voiler la face.

Cela ne veut pas dire pour autant que la vie soit quelque chose de « mystérieux », comme le prétendent les religieux. Cependant, il est évident qu’ils ont un boulevard devant eux pour se prétendre les défenseurs de la vie tellement les partisans modernes de l’avortement ne sont bien souvent pas tant des défenseurs des droits des femmes que des gens rejetant la nature.

C’est cela qui explique le scandale concernant un planning familial à Chicago, résumé de la manière suivante par le Figaro.

« Tournées en caméra cachée, les images montrent une responsable du Planning Parenthood Federation of America (PPFA, équivalent américain de notre Planning Familial) parler des organes de fœtus avortés que l’association vendrait à des cliniques pour de la recherche médicale. (…)

Celle-ci, entre deux bouchées de salade et deux gorgées de vin rouge, parle du prix des organes («entre 30 et 100$» par «spécimen») et évoque le fait que souvent les fœtus ne sortent pas en un seul morceau mais démembrés.

«Nous sommes devenus très bon pour attraper les cœurs, les poumons, les foies, parce que nous savons, et nous essayons de ne pas écraser ces parties du corps.» détaille sordidement la praticienne. Et de relater par le menu la manière la plus efficace de retirer les organes d’un fœtus intacts lors d’un avortement.

«Beaucoup de gens veulent des cœurs. Hier, on m’a demandé des poumons. Certains d’entre eux veulent des extrémités. Ça, c’est facile. Je ne sais pas ce qu’ils en font, je suppose qu’ils veulent du muscle.» explique-t-elle.

Le code pénal américain indique que «le trafic commercial de parties du corps d’un bébé avorté est punissable de 10 ans de prison et d’une amende de 500.000$». Le PPFA a affirmé qu’il ne faisait aucun profit, mais qu’il se faisait rembourser des coûts induits par le transport et l’opération. Contrairement au Planning familial en France qui ne gère que la prévention et la communication, Planned Parenthood gère en partie des cliniques et des centres médicaux pratiquant l’avortement.

La vidéo fait aussi polémique car elle évoque l’usage d’ultrasons dans l’avortement, qui permettent de maintenir le fœtus intact, ce qui peut parfois, d’après les militants «pro-life», conduire à des avortements ex-utero postnataux, considérés par la loi comme des infanticides. »

Les avortements sont en effet organisés de telle manière à récupérer les morceaux pour les vendre, sans bénéfices, et parfois l’avortement fait en sorte que le fœtus n’ait pas la tête qui sorte en premier, pour récupérer de meilleure manière les morceaux.

La loi l’interdit, mais le médecin explique qu’il suffit de dire qu’on ne veut pas le faire, mais qu’au cours de l’avortement cela s’est produit de fait.

On est là dans une attitude sordide, profondément choquante, surtout que le médecin explique tout cela en mangeant en même temps, avec un grand détachement. Si on ajoute à cela la question d’avortement… provoqués une fois le foetus extrait, là on est également dans l’horreur du pragmatisme…

En fait, entre les gens pour qui la vie est un « mystère » et ceux pour qui c’est mécanique et qui considèrent qu’on peut faire ce qu’on veut… on est vraiment mal parti. Entre les ultra-conservateurs religieux et les libéraux-libertaires, on a deux faces d’une même horreur…

La prostitution des mineurs, notamment dans les collèges

Le troisième « x » de la culture straight edge, qui concerne la sexualité, n’a pas moins d’importance. La logique de l’égoïsme et de la consommation assassine l’amour. Et la société découvre, toujours plus traumatisée, l’ampleur des dégâts.

Ainsi, la brigade des mineurs utilise désormais un nouveau concept, appelé « miol » et désignant un « viol difficile à caractériser entre des enfants jeunes qui n’ont pas conscience de leurs actes ».

L’association Agir contre la prostitution des enfants lance en ce moment une campagne au sujet de la prostitution des mineurs, notamment dans les écoles. Un site est dédié aux enseignants à ce sujet.

Voici un article du Figaro qui présente cette terrible situation et qui rappelle la responsabilité de chacun: il faut savoir dire « non », il faut aider les gens à oser dire « non »!

Car les « adultes » ont capitulé: ils sont dépassés, ils ne comprennent plus rien, ils confient des smartphones ayant une importante valeur marchande sans que les jeunes en comprennent la valeur, et sans avoir la maturité pour s’en servir non plus…

«Un baiser contre un DVD, un attouchement des seins contre un vêtement, une fellation contre un cadeau… La prostitution, ça commence quand?» L’association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE) s’apprête à lancer le premier outil pédagogique pour aider les enseignants à aborder ce sujet délicat avec les jeunes.

«Notre propos n’est pas de faire peur aux familles! assure Armelle Le Bigot Macaux, sa présidente. Mais il faut ouvrir les yeux: la banalisation de la sexualité, la facilité d’accès au porno, la réduction du corps humain à un objet, ce sont, pour nos adolescents, des facteurs de risque de basculement dans la prostitution. En tout cas, ces pratiques vont polluer leurs relations psychoaffectives.»

Selon l’ACPE, entre 5000 et 8000 mineurs se prostitueraient en France. Une prostitution, qui, note Armelle Le Bigot Macaux, peut débuter «comme un jeu, avec une fellation dans les toilettes». Vianney Dyevre, responsable de la brigade de protection des mineurs de Paris, invité jeudi dernier au colloque de l’association, estime qu’«il y a un chiffre noir très important de choses qu’on ne sait pas».

D’après un sondage OpinionWay pour l’ACPE, 25 % des adultes ont déjà entendu parler de prostitution dans les toilettes des établissements scolaires. Un tiers des enfants ont connaissance «de cas d’enfants qui auraient fait des choses anormales avec leur corps contre des cadeaux».

«Et que fait-on? Rien!» s’insurge la présidente de l’association. Quand on leur demande «qui devrait informer les enfants sur ce danger de la prostitution en priorité?» les sondés répondent à 66 % les parents et à 48 % les enseignants. «Le problème, c’est que les parents ne savent pas comment faire, indique Armelle Le Bigot Macaux.

Les enseignants, eux, ont l’éducation à la sexualité au programme. Avec notre kit pédagogique, nous leur donnons une sorte de mode d’emploi, de la maternelle au collège, pour aborder les abus et les violences sexuelles. D’après les retours de nos tests, notre kit passe très bien en maternelle, où l’on discute autour du thème “mon corps m’appartient” et est également très apprécié au collège, où l’on est plus explicite, avec des livres et des vidéos pédagogiques.» Interrogé vendredi dernier sur le sujet, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, «sait que ce phénomène existe. Il n’est pas tabou».

Selon une étude de l’Association française de promotion de la santé dans l’environnement scolaire et universitaire, un tiers des visiteurs de sites pornographiques sont des ados, dont 75 % ont moins de 12 ans.«Les enfants en danger sont les 12-15 ans, explique le Dr Gisèle George, pédopsychiatre. C’était l’âge des premiers baisers, c’est devenu celui des premières fellations. Les jeunes pensent que cette pratique est un signe d’amour.

Ils s’envoient des “sextos”, des images de leur corps nu. Les filles trouvent normal de faire des fellations dans les toilettes ou d’être “prêtée” à des copains.» Pas si simple quand «les copines l’ont fait», de savoir dire non.

«Elles le font pour ne pas être au ban du groupe, poursuit le Dr George. C’est une période de changement pubertaire où les enfants ont une perte d’estime d’eux-mêmes et horreur de leur corps. Ils n’ont donc de cesse que de l’agresser. Et pourquoi pas rentabiliser cela en demandant 30 euros? C’est ainsi que l’engrenage de la prostitution se met en place.»

La philosophe Inès Pelissié du Rausas vient de publier S’il te plaît, maman, parle-moi de l’amour*. «On lutte contre la malbouffe alimentaire. Et la malbouffe sexuelle? interroge-t-elle. Le sexe est devenu le “junk sex”, un produit de consommation rapide. Aussi la fille hypersexualisée devient-elle un produit de consommation, jetable après usage. C’est l’image qu’elle intériorise, surtout par le biais des clips vidéo. Est symptomatique le fait que le mot “bitch” (salope) puisse être perçu comme un compliment par des jeunes filles.»

Auteur de Enfants perdus, Claire Berest raconte l’un des dossiers dont elle a eu connaissance lors de son enquête à la brigade de protection des mineurs: «Des gamins de 12 ans des beaux quartiers qui jouent à “Action ou Vérité”, rapporte-t-elle. Les filles ont accepté des fellations et des sodomies. Elles étaient consentantes, mais ont porté plainte car elles avaient été filmées.»

Le pire, renchérit Armelle Le Bigot Macaux, «c’est la phrase qu’on entend tout le temps: “c’est pas grave de faire ça!”… Il y a même des filles qui préc isent que “les vrais bisous, on les garde pour les copains”». Lorsque le jeune se rend compte de la gravité de ses actes, poursuit le Dr George, «les conséquences sont la honte, le repli sur soi, et parfois les actes auto-agressifs, comme les scarifications ou les tentatives de suicide…».

Comment prévenir ce danger? «Il faut que les parents aussi osent parler de sexualité, insiste le Dr George. Pas en copain-copain, mais en étant dans la transmission. Aborder la sensualité, pas la mécanique. En somme, montrer à cet enfant qui devient autonome le Code de la route de la vie. Car chacun sait que lorsqu’on voit un feu rouge et qu’on est tout seul, on est tenté de le brûler…»

24 chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris

Nous avons déjà parlé de la véritable catastrophe des refuges en France, qui dans la pratique n’ont aucune envergure nationale et n’existent que par la volonté, le courage, l’abnégation d’individus dispersés se donnant corps et âmes.

L’Etat ne fait rien, la société s’en moque, et c’est sur la bonne volonté d’individus que tient une solidarité absolument nécessaire. Parfois, il y a des erreurs, voire des fautes.

La mort par asphyxie de 24 chiens lors d’un transport agréé par la SPA de Paris est une expression de plus de la honte de la situation.

Surtout quand on voit apparemment une personne responsable de la SPA de Paris se pointer… en avion à Tarbes pour officialiser un tel transport, dans un camion traditionnel de type déménagement…

Et il y avait également un responsable des services vétérinaires, validant le transport!

Et ce transport allait de Tarbes (sud ouest de la France) jusqu’à Paris, 830 kilomètres de route et plus de sept heures de route: n’y a-t-il aucun autre refuge entre Tarbes et Paris?

Nous parlions encore récemment des scandales en série révélés par le Canard enchaîné au sujet de la SPA de Paris (voir « A la SPA, on se goinfre sur la bête »), montrant que dès que les comptes des grandes associations deviennent opaques, l’esprit de corruption est vite présent, puisqu’il n’y a aucun garde fou culturel et démocratique…

Ce dont on a besoin c’est de structures véganes, avec une morale absolument incorruptible, où les animaux sont placés comme aspect principal. C’est indiscutable.

On en est loin et tout cela fait froid dans le dos. En France, au 21ème siècle, un tel transport d’animaux abandonnés est une honte complète, qui n’a aucune excuse. Ce n’est pas rechercher à bien faire, c’est de l’amateurisme criminel.

Bien entendu, les moyens sont terriblement faibles. Mais il faut savoir dire stop, surtout quand il y a des moyens comme les a la SPA de Paris…

Ce qui se révèle ici c’est un problème d’ampleur national, demandant un engagement de fond, une réflexion capable de continuité. Il faut, pour aider les animaux, des moyens d’ampleur : il faut les arracher à l’État, tout comme finalement il faut tout changer pour pouvoir mettre en œuvre des choses concrètes, réelles, quotidiennes.

Voici une présentation de cette affaire dramatique – et non tragique, car il y a des coupables – par Le Parisien:

«On s’en veut, on n’aurait jamais dû les laisser partir!», regrette Maud Starck, la vice-présidente de la SPA de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Depuis plus de trois semaines, un profond malaise règne dans son refuge. En cause : 24 chiens sur les 38  transportés le 23 avril vers Paris, à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes, sont morts asphyxiés en cours de route.

Depuis ce drame, les différents protagonistes se rejettent les responsabilités. Le refuge de Tarbes assure que toute l’opération a été coordonnée par la SPA de Paris. Or, la SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sapca. De son côté, le PDG de la Sapca, Jean-François Fonteneau, reconnaît que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était «pas agréé», mais il s’en prend au fonctionnement «dramatique» de la SPA de Tarbes.

Le parquet de Tarbes devrait rapidement décider, au vu des analyses toxicologiques, si l’enquête reste à Tarbes ou si elle doit être transmise à Agen, près du siège du transporteur, ou encore à Paris, siège national de la SPA, en fonction des responsabilités principales, informe la procureure Chantal Firmigier-Michel. Quant à la présidente du refuge de Tarbes, Paulette Cassou, elle a porté plainte contre X le 28 avril. La présidente nationale Natacha Harry a indiqué avoir fait de même de son côté le 24 avril.

Un camion non agréé

Selon Maud Stark, ce 23 avril, 38 chiens ont été transportés dans un camion de déménagement sans aération, conçu pour le transport de meubles, pas d’animaux vivants. «Nous n’avons pas osé nous opposer au transport: il y avait sur place quelqu’un des services vétérinaires, ainsi qu’une déléguée de la SPA nationale, le chauffeur a assuré qu’il faisait cela depuis longtemps et s’arrêterait toutes les deux heures», déplore-t-elle.

Les chiens, enfermés dans des cages individuelles, pourraient avoir été tués par la dispersion des gaz d’échappement rentrant dans le véhicule par le hayon entrouvert, estiment la SPA nationale et le PDG de la Sapca. Le chauffeur a constaté que 24 chiens avaient péri à son troisième arrêt à mi-parcours, selon le PDG de la Sapca.

Selon le chauffeur,  le camion loué n’était effectivement «pas ventilé» à la différence de ses véhicules habituels, plus petits. «En cas de demande urgente de la SPA nous sommes amenés à louer des véhicules de grande taille, non agréés, cela s’est toujours bien passé car le chauffeur prend des précautions avec les animaux», a-t-il expliqué.

«Un fonctionnement dramatique, de longue date»

La mort de ces chiens met «tout le monde mal à l’aise», déclare le PDG de la Sapca. S’il reconnaît une «possible négligence» du chauffeur, ses coups les plus durs vont au refuge de Tarbes qui a «un fonctionnement dramatique de longue date».

Selon lui, les analyses devraient permettre «de vérifier l’hypothèse du monoxyde de carbone, mais aussi de savoir si ces animaux avaient reçu un traitement antipuces excessif ou des tranquillisants avant le voyage, ce que nous indiquent des bénévoles et ce qui aurait pu aggraver la situation».

«Le milieu des amis des animaux est extrêmement violent, les passions y sont exacerbées», conclut le transporteur, en évoquant les nombreuses prises de position que suscite cette affaire sur les réseaux sociaux.

Le transporteur raconte n’importe quoi, si le milieu des amis des animaux était violent, les choses se passeraient bien différemment…

Voici également le communiqué de la SPA de Paris.

Société Protectrice des Animaux (SPA)

INFORMATION SUR LE DRAME DES CHIENS DE TARBES
Comme certains d’entre vous le savent déjà, notre association vient d’être confrontée à un drame épouvantable. Au début de ce mois, nous avons appris le décès de 24 chiens lors d’un transfert entre un refuge indépendant à Tarbes et nos propres refuges.

Des bénévoles de Tarbes nous avaient appelés à l’aide car le refuge était surpeuplé et seule la Société Protectrice des Animaux pouvait faire échapper ces animaux en surnombre à une euthanasie. A la suite d’un contrôle de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de Protection de la Population, le refuge a été mis en demeure de se séparer de 40 chiens, et la DDCSPP nous a contacté afin que nous puissions prendre en charge ces animaux.

Nous sommes intervenus le 23 avril en présence de la DDCSPP pour 38 chiens. Il est peu de dire que nous avons été horrifiés en découvrant ce qui s’était passé. Nous avons décidé immédiatement de porter plainte contre X afin de nous assurer que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de chacun dans cette terrible affaire. La prudence s’impose toujours dès lors qu’une enquête est en cours et nous nous refusions à faire circuler des données parcellaires qui pouvaient s’avérer fausses. Nous disposons désormais de résultats que nous pouvons communiquer sans risque d’être démentis.

Les premières constatations des vétérinaires lors des autopsies ont montré un taux excessif de gaz carbonique dans le sang des chiens. Nos investigations laissent désormais entrevoir un début d’explication. Il semble que le haillon du camion soit resté ouvert pendant le transport, créant ainsi un appel d’air et provoquant la dispersion des gaz d’échappement dans l’habitacle. Cette erreur mortelle constituerait la cause principale de ce désastre.

Notre association prendra bien évidemment sa part de responsabilité dans ce drame si celle-ci devait être établie par l’enquête en cours. Ceci n’enlèvera rien au chagrin, à la colère et à l’émotion que nous ressentons tous au sein de la SPA, de ne pas avoir pu sauver et soigner ces chiens qui étaient attendus dans nos refuges.

Les 14 survivants qui vont bien, sont choyés dans les refuges d’accueil en région parisienne que nous leur avions choisis. Piètre consolation sans doute.

Arrivée il y a un an à peine à la tête de la Société Protectrice des Animaux, j’ignorais qu’aucun texte ne régissait les conditions de transport des animaux au sein de notre association. Ce texte existe désormais et chacune de ses dispositions devra être respectée à la lettre avant d’autoriser un quelconque transport.

Nos services et seulement eux, seront chargés d’organiser et d’effectuer les transferts futurs.
Nous avons pour cela lancé un plan d’investissement visant à acquérir des camions plus grands que ceux dont nous disposons aujourd’hui.

A l’avenir, aucun risque ne pourra, ne devra être couru qui serait susceptible de porter atteinte à la santé ou à la vie des animaux dont nous avons la charge. C’est la vocation même de la SPA, son ADN, sa raison d’être.

Je voulais pour finir, présenter à mon tour, toutes mes excuses au refuge de Tarbes dont les bénévoles et salariés nous avaient appelés à l’aide. Je leur ai d’ailleurs adressé un courrier en ce sens. Nous restons aujourd’hui, et sans doute pour longtemps encore, sous le choc de cette catastrophe.

Natacha HARRY
Présidente de la SPA

Un « Manifeste pour le droit des animaux » du Québec

Un nouveau « Manifeste pour le droit des animaux » a été produit. Cette fois, il vient du Canada. D’une certaine manière,  il est un écho du « Manifeste » sur le statut juridique des animaux en France lancé par l’association 30 millions d’amis en octobre 2013, ou encore celui lancé par la Fondation Brigitte Bardot au passage de la nouvelle année.

Il a été écrit par Sophie Gaillard, avocate à la SPCA (Société de prévention de la cruauté aux animaux) de Montréal, et Martin Gibert, chercheur en philosophie morale à l’Université McGill, avec la collaboration de la blogueuse et auteure en éthique alimentaire Élise Desaulniers.

Manifeste pour une évolution du statut juridique des animaux dans le Code civil du Québec

Comme la plupart des gens, nous pensons que les animaux ne sont pas des grille-pains. Pourtant, ce n’est pas l’avis de notre Code civil. En effet, du point de vue légal, un chien ou une vache ne diffère pas d’un grille-pain ou d’une chaise : ce sont des biens meubles. Le droit québécois assimile donc le fait de blesser ou de maltraiter un animal à la détérioration d’un bien. Force est de constater que cette conception est moralement douteuse et qu’elle ne correspond pas à ce que pense la majorité des Québécois.

Assimiler les animaux à des choses, c’est aussi ignorer l’état actuel des connaissances scientifiques. La capacité animale à ressentir la douleur fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, du moins en ce qui concerne les vertébrés. De façon générale, plus la recherche progresse, plus nous découvrons que les animaux ont des capacités cognitives et émotionnelles bien plus complexes que nous ne le pensions — et ceci vaut autant pour les singes, les dauphins ou les chiens que pour les vaches, les rats ou les pigeons.

Si les animaux ne sont pas des choses, c’est parce qu’ils ne sont pas des machines, mais des êtres sensibles dotés d’une vie qui leur importe. Il est donc légitime de tenir compte de leurs intérêts et de leur valeur morale lorsque nous prenons des décisions qui les concernent.

Nous sommes conscients que notre appel se heurte à certaines traditions, à la force de l’habitude et à l’idée que les animaux n’existeraient que pour servir nos intérêts. Mais nous croyons aussi que les mentalités ont évolué et qu’il serait temps d’entreprendre la réforme à la fois juste et légitime qui s’impose.

Notre province fait d’ailleurs particulièrement piètre figure en ce qui concerne la protection légale des animaux. Le Québec se classe en effet au dernier rang des provinces canadiennes en termes de législation relative au bien-être animal.

En 2014, il est devenu urgent de s’affranchir des catégories du Code civil et d’accorder aux animaux un statut distinct de celui des biens meubles, un statut qui prenne acte de leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, bref, un statut d’être sensible.

Nicolas Basque, musicien (Plants and Animals)
Josée Blanchette, journaliste
Léa Clermont-Dion, journaliste et réalisatrice
Martine Delvaux, auteure et professeure de littérature (UQAM)
Élise Desaulniers, auteure
Alanna Devine, directrice, défense des animaux, SPCA de Montréal
Anne Dorval, comédienne
Jacques Godin, comédien
Me Anne-France Goldwater, avocate (Glodwater, Dubé)
Stevan Harnad, chaire de recherche du Canada en sciences cognitives (UQAM)
Jean-Thomas Jobin, humoriste
Georges Laraque, ex joueur de hockey et activiste
Claudia Larochelle, animatrice et auteure
Jacques Languirand, animateur, dramaturge et comédien
Nat Lauzon, animatrice radio
Franco Lepore, chaire de recherche du Canada en neurosciences cognitives (Université de Montréal)
Pascale Lévesque, journaliste
Marie Soleil Michon, animatrice
Joëlle Morin, comédienne
Christian Nadeau, professeur de philosophie (Université de Montréal)
Annie-Soleil Proteau, animatrice
Gilles Proulx, journaliste et animateur
Benoît Roberge, animateur et auteur
Michel Seymour, professeur de philosophie (Université de Montréal)
Julie Snyder, animatrice et productrice
Élise Turcotte, auteure
Patricia Tuslane, comédienne
Simon Tremblay Pepin,  doctorant en science politique (Université York)
Anarchopanda pour la gratuité scolaire
Daniel Weinstock, directeur du McGill Institute for Health and Social Policy
Laure Waridel, co-fondatrice d’Équiterre
Matthew Woodley, musicien (Plants and Animals)
Marc Zaffran/Martin Winckler, médecin et auteur

Et plusieurs autres signataires… 

Le télescope spatial Gaïa

LTD est dédié à la planète dont nous sommes une partie, planète que nous appelons « Gaïa ». C’est un choix qui repose sur le fait que la planète est un système, un ensemble, pas simplement un gros caillou où l’humanité existerait par « miracle » ou par « hasard ».

Gaïa est également le nom choisi pour un télescope spatial de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), lancé hier depuis la Guyane. Voici une photographie de la partie de la fusée contenant ce télescope, où l’on voit une sorte de représentation de femme tournée vers les étoiles.

C’est, selon le gens du programme « Gaïa », la moins mauvaise manière trouvée pour représenter en même temps les étoiles, la Terre, le satellite (l’espèce de soucoupe volante à droite), la déesse et le nom Gaïa. Ce nom a été initialement choisi pour sa dimension poétique, formant qui plus est un acronyme qui n’est plus valable (Global Astrometric Interferometer for Astrophysics), mais le nom a été tout de même gardé.

Il est facile de voir pourquoi: la problématique de fond, c’est le rapport entre notre planète et l’univers. Au 21e siècle, impossible d’y couper!

Le télescope a une mission de cinq ans, durant lesquels il va procéder à la cartographie en trois dimensions d’une partie de la galaxie où nous sommes, la fameuse voie lactée, pour un total d’un milliard d’étoiles. Pour cela, il va se retrouver à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

En gros, donc, le télescope va cartographier l’environnement de la planète Terre, et même tenter de calculer les trajectoires des astéroïdes risquant de venir la percuter.

Voici une représentation et des précisions à son sujet.

Quand on dit un milliard d’étoiles, cela peut sembler beaucoup, mais en fait cela ne fait que 1 % de la voie lactée… Et la voie lactée n’est qu’une galaxie parmi tant d’autres, parmi, pour ce qu’on en sait, plusieurs centaines de milliards…

Avec bien entendu, autant de possibilités que la vie se soit développée. Cela laisse à rêver, mais cela doit aussi laisser pensif. L’humanité qui la tête dans les étoiles, et c’est certainement très bien, mais cela ne saurait aller en opposition avec le fait de reconnaître la réalité de notre propre planète.

L’une des blagues tordues qui est régulièrement sortie d’ailleurs en ce domaine est qu’il est temps de chercher une nouvelle planète, car on a démoli celle où on est. Il y a là, outre une absurdité car en pratique ce n’est pas demain la veille, un anthropocentrisme complet.

Seule la vie humaine compterait ; d’ailleurs, on voit bien que la vie humaine est considérée comme « à part », « indépendante », etc. Il y a ici une prétention humaine extrêmement forte comme quoi l’humain ne dépend de rien, qu’il est sorti de la Nature, et c’est aussi la grande contradiction des films de science-fiction, qui montrent des humains vivant toutes leurs vies dans des bases spatiales : en réalité, ce serait à devenir fou, et personne ne tiendrait bien longtemps.

Le choix du terme de Gaïa est donc, si ce n’est étrange, au moins problématique, et en tout cas révélateur de comment la question de Gaïa se pose de plus en plus comme incontournable, à travers un processus chaotique. Cela se reflète dans la manière dont le journal gratuit Metronews tente d’expliquer le choix du nom du télescope. Voici ce qui est dit.

Gaia, et pourquoi pas Eros ? Tout simplement parce que les lettres qui forment le nom du télescope spatial européen lancé jeudi ont une signification précise. C’est l’acronyme de « Global Astrometric Interferometer for Astrophysics », soit Interféromètre Astrométrique Global pour l’Astrophysique, qui s’écrivait à l’origine en majuscules.

Des termes barbares qui désignaient les technologies de mesures spatiales choisies pour équiper les satellites. Bien que l’interférométrie, une technique optique, ne soit plus utilisée dans le cas du vaisseau spatial Gaia, l’acronyme a été gardé pour préserver la continuité du projet, débuté il y a des années. Il s’écrit désormais en minuscules.

L’Agence Spatiale Européenne (Esa) choisit des acronymes qui ont du sens. Dans la légende grecque, Gaia est la personnification de la Terre, en tout cas dans le système de formation de l’Univers d’Hésiode, un philosophe grec. Gaia est l’ancêtre maternel des races divines et des monstres. Toujours selon la légende grecque, au commencement était le Chaos, puis Gaia et ensuite Eros (l’amour).

Gaia demeure une exception car, en général, les télescopes spatiaux tirent leur nom d’hommes illustres dans le domaine spatial. Par exemple, la première mission lancée en 1989 a été nommée « the High Precision Parallax Collecting Satellite », en référence à l’astronome grec Hipparchus. Cet homme est le premier à avoir catalogué la trajectoire d’environ un millier d’étoiles, en 129 avant JC, et ce, uniquement grâce à l’observation à oeil nu et un peu de géométrie.

Au-delà des acronymes, de nombreux satellites portent simplement le nom des hommes auxquels ils font référence. Le nom du satellite européen « Planck », qui a cartographié le rayonnement thermique issu du Big Bang, vient de Max Planck, un physicien allemand du début du XXème siècle. Plus récemment, Edwin Hubble, astronaute américain de la même période, a donné son nom au télescope spatial en fonction depuis 1990. Si vous souhaitez que le prochain télescope spatial porte votre nom, il ne vous reste plus qu’à bien réviser vos sciences.

L’article explique que le nom n’a été gardé que pour la continuité, puis comme il s’agit tout de même de dire de quoi il en retourne, il a vite fait de passer à autre chose, afin de ne pas avoir à trop en dire sur la question de Gaïa. Ce n’est guère étonnant : c’est un sujet trop sensible, c’est un concept qui porte avec lui une telle exigence, une telle réflexion sur ce qu’est la vie et sa valeur, que forcément ceux qui défendent l’anthropocentrisme sont immédiatement mal à l’aise…

La fausse rébellion de « la Terre déviante »

Nous avons récemment parlé, dans un texte appelé L’antifascisme peut-il mépriser Sisyphe ? Certainement pas !, de gens se réclamant de l’antifascisme mais ayant une démarche faussement radicale et tout à fait déplacée par rapport ce qui est nécessaire non seulement par rapport aux gens, mais également et surtout aux animaux.

Ces gens de cette mouvance délirante ont produit une vidéo à caractère pornographique, intitulé « Passif Fist – Vegan Porno Antifa tribute to jerome lescure. »

C’est une vidéo pathétique qui veut se moquer du réalisateur du film « ALF », tout en attaquant LTD au passage : on voit une personne avec un « X » écrit sur sa main et le producteur de la vidéo est « la Terre déviante. »

Les personnes désireuses de voir cela peuvent aller sur vimeo.com et ajouter /74306054. Nous nous passerons de commentaires : cela se veut radical, mais c’est pathétique, et cela montre encore une fois que ces gens là sont totalement anthropocentrés et qu’ils n’en ont rien à faire des animaux…

Ils ne servent que leur ego, leur pseudo radicalité, et surtout l’extrême-droite dont ils sont les alliés objectifs de par leurs provocations décadentes ridicules.