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« On a étudié tous les profils, on a creusé »

On peut très bien ne pas être d’accord avec l’ALF, tout en considérant que c’est un mode d’action qui a sa dignité. Aux Etats-Unis, l’association PETA est réformiste, mais se refuse de condamner l’ALF, qu’elle considère comme menant simplement une forme de lutte différente.

Bon, il est vrai que dans sa prise de position, PETA fait pratiquement l’éloge de l’ALF et de ses actions, concluant même sur le fait que « n’importe qui peut être un activiste ».

Mais, dans tous les cas, ne pas être d’accord est possible sans pour autant se dissocier et condamner, sans parler de soutenir la police.

On se souvient qu’il y a eu au moment de Noël un incendie volontaire à la « ferme des mille veaux ».

Eh bien Le Figaro révèle une chose particulièrement odieuse dans son article Défense de l’environnement: la violence pour mieux se faire entendre ?, qui traite de cet incendie, ainsi que d’une tentative d’incendie contre une usine d’incinération en Haute-Savoie (en rapport avec la pollution dans la vallée de l’Arve).

L-PEA / Lumière sur les Pratiques d’Elevage et d’Abattage explique en effet au Figaro la chose suivante :

La présidente confesse qu’«au départ, on a tous eu un doute, on s’est demandé si les auteurs faisaient partie de nos militants.

Puis on a étudié tous les profils, on a creusé, et on est arrivé à la conclusion qu’aucun de nous n’était capable d’aller si loin.»

Or, naturellement, posons la question : que se serait-il passé si la conclusion avait été différente?

Quand on « creuse » afin de savoir qui est capable de faire quoi, qui est susceptible de faire quoi, c’est qu’on a une idée derrière la tête une fois qu’on a trouvé quelque chose…

Et, surtout, cela montre ici qu’il y a eu une étude approfondie de « tous les profils », selon les critères, en gros, de sympathie avec l’ALF…

Cela, c’est un travail de policier, c’est une méthode de répression. Dit dans Le Figaro, c’est même un appel à la délation.

Et rappelons que le contexte est celui où le groupement de la gendarmerie de la Creuse a mis en place une cellule d’enquêteurs spécifique pour répondre à la « gravité de la situation » selon les termes du Parquet…

Que le Président de la République de passage en Corrèze il y a quelques jours a rencontré les éleveurs de la ferme des mille veaux, pour leur assurer leur soutien…

Concluons par la prise de position de L-PEA / Lumière sur les Pratiques d’Elevage et d’Abattage suite à l’incendie. On a droit à un éloge de L214 et de 269 Life : le réformisme, cela marcherait, la violence oui mais sur soi-même (269 Life organise des happenings avec des marquages au fer), l’esclavage aurait été aboli grâce à des « campagnes »…

C’est une vision chrétienne, qui voit en l’anti-spécisme un « mal » ayant corrompu les esprits. C’est une vision qui nie la réalité de l’exploitation animale dans ses rapports économiques, qui nie la nature de l’Etat d’être au service du capitalisme en général.

C’est un déni complet de la réalité, une lecture angélique de la société, de l’Etat, de l’économie. Et qui prétend que les choses peuvent changer sans révolution…

§ Mise au point concernant les objectifs de L-PEA §

SVP Prenez le temps de lire jusqu’au bout. Ce message est destiné à répondre aux interrogations et à apporter aux militants et citoyens qui rejoignent L-PEA la certitude que nous nous regroupons tous autour des mêmes idées.

Suite à l’incendie de l’Usine des 1000 Veaux, une mise au point s’impose. Cet évènement a soulevé plusieurs questions fondamentales.

L-PEA condamne cet acte criminel dans le sens où il aurait pu porter atteinte à la vie d’animaux (peu importe le nombre), voire d’humains, il a provoqué de la souffrance supplémentaire pour ces animaux parqués et n’a eu pour résultat que de nuire à tous les efforts de l’association pour montrer la réalité de ce projet et l’affaiblir jusqu’à son abandon. Contrairement à ce qui a été dit par les actionnaires, nous sommes loin d’être à court d’arguments et la bataille est tout aussi loin d’être perdue.

Ce type d’action est longue, laborieuse, souvent décourageante mais c’est, selon nous, la seule voie pour une réelle évolution à grande échelle.

Car être en colère et « tout casser » ne fait que renforcer nos adversaires qui bénéficient d’assurances et, si l’on s’y prend de cette manière, de la faveur du grand public.
Que nous soyons en colère, ne va pas changer le monde, ne va pas toucher les millions de personnes dont dépendent les souffrances que nous condamnons.

Aller dans cette voie c’est se rendre compte que la terreur ne changent pas les habitudes, c’est aller toujours plus loin, toujours assujettis à cette même colère, puis finir par ressembler aux bourreaux que nous condamnons.
L’évolution est longue, les victimes et les souffrances innombrables et insupportables, mais taper des poings contre les murs ou taper du pied, ne les arrêtera pas.

Si les militants pour l’abolition de l’esclavage s’étaient contentés de mettre le feu à quelques plantations, cela aurait soulagé leur colère, leur besoin de voir changer les choses (de manière illusoire) mais n’aurait amené aucune évolution. En revanche, le travail de fond réalisé auprès de tous les citoyens, de pression sur les politiques et sur le plan juridique, ont permis l’abolition.

Cela ne veut pas dire qu’L-PEA condamne toute forme d’action directe mais seulement celles qui mettent en péril des vies et ne sont pas réalisées avec un état d’esprit pacifique.

Nous soutenons les actions de L214, comme celles de 269Life Libération Animale car elles permettent de jeter la réalité en place publique sans aucune violence ni mise en danger d’aucune vie, si ce n’est celle des militants qui ont choisi de se sacrifier, en toute conscience des risques et des séquelles psychologiques qui en découlent, pour le bien-être de tous (humains et non humains).

Dans le même état d’esprit, si nous nous fermons au grand public, ce sera condamner les animaux à un holocauste perpétuel. Si nous n’avons pas la patience et la détermination suffisantes pour porter la réalité devant chaque porte, devant chaque conscience, les consommateurs continueront de consommer, les animaux, comme les humains de souffrir et les militants d’être en colère.

Nos adversaires ont installé cette rupture entre la chair présentée sur les étals et sa provenance, à grand renfort de conditionnement par la publicité, le matraquage et le « lavage de cerveaux » à grande échelle. Nous avons tous mis, plus ou moins longtemps, à nous séparer de ce conditionnement.

Aussi, plutôt que d’accuser et d’insulter (ce qui ne soulage que notre impuissance immédiate), il faut s’ouvrir, accompagner et reconstruire en chacun la compassion envers les êtres vivants qu’ils soient ou non humains. Ce sera avancer vers l’abolition des souffrances que nous combattons.

L-PEA a pour objectif d’offrir un accueil aux animaux exploités, même si cela demeure « une goutte d’eau » au sein de l’océan d’êtres en souffrance. Ces rescapés deviennent les ambassadeurs de leurs congénères en souffrance, en plus de nous apporter réconfort, joie et apaisement de notre colère. Ils sont notre force, notre énergie vitale pour mener à bien la libération de leurs congénères.

L-PEA a pour objectif de combattre tout projet agricole nuisible au bien-être animal, à la santé humaine et à l’environnement car chaque projet de ce type qui s’effondre, chaque campagne qui porte cette lutte, supposent une sensibilisation efficace avec un exemple concret, un précédent qui précipite la chute des autres projets.

L-PEA a pour objectif de montrer la réalité de la production de viande, de lait… d’une manière globale, de tous produits provenant d’un animal à destination de la consommation ou de l’utilisation humaine. Montrer la réalité c’est inscrire dans chaque inconscient, dans chaque esprit le lien entre «le steak, l’exploitation et la mort de l’animal ».

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité pour l’arrêt de souffrances intolérables.

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité environnementale pour mettre un terme aux famines, pour conserver notre planète avec une population grandissante qui devra devenir consciente individuellement des dégâts qu’elle fait ou disparaitre.

L-PEA revendique le fait que l’arrêt de la consommation de viande, de lait et de tous produits issus de l’exploitation d’animaux est une nécessité pour construire un avenir meilleur, pour mettre un terme à la violence des hommes entre eux et envers les autres espèces.

On ne peut espérer un changement des mentalités en supportant l’idée de la théorisation d’un rendement lié à l’exploitation et la mise à mort d’êtres vivants.

On ne peut espérer un changement des mentalités en laissant défiler aux 4 coins de notre pays mais également du monde, des chaines de cadavres issus d’êtres tués dans l’indifférence et du bourreau et du consommateur. Cette violence, cette injustice, cette immoralité profondes s’inscrivent dans les esprits, dans les fondements de nos sociétés et les pourrissent de l’intérieur.

Tant que nous nous donnerons le droit de tuer et de torturer au nom d’une infériorité, d’une utilité, d’une nécessité… nous ne pourrons espérer rendre l’humain et le monde meilleurs et nous assisterons à des holocaustes (Massacre, grande destruction de personnes, de choses, inspirés par une idéologie, source : Larousse).

L-PEA est donc abolitionniste mais ouverte à tous, quelque soit le chemin parcouru vers une prise de conscience, prône le pacifisme et le sacrifice de sa colère au profit de la patience pour une communication efficace et à grande échelle, pour espérer, un jour, ne plus avoir à combattre que l’immoralité d’une poignée et non plus l’indifférence et le déni d’une majorité.

Actions de l’ALF dans le sud de la France

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2016, « ALF »  et « meurtriers » ont été tagués sur des boucheries place Canteloup et rue Gaspard-Philippe dans le quartier Saint-Michel, à Bordeaux.

Dans le sud de la France, sans précisions géographiques (on imagine par principe de sécurité), des miradors servant aux chasseurs ont été sabotés, avec le communiqué suivant en date du premier  janvier 2017 :

« Vive le vand’, vive le vand’, vive le vandalisme !

Bonne année! Bon sabotage!

01/01/2017 – South of France

VA. »

Incendie volontaire à la « ferme des mille veaux »

La presse s’est faite l’écho d’une action illégale contre la « ferme des mille veaux ». Voici un extrait du Figaro informant quant à cela. Notons au passage que les insultes qui auraient été écrites ne sont pas acceptables.

Un arrière-plan est ici sans doute à connaître : il y a un peu plus d’une semaine, l’Etat avait modifié la loi, faisant en sorte que l’étude d’impact sur l’environnement ne soit plus obligatoire jusqu’à 800 animaux, et non plus 400, permettant ainsi  à la « ferme des mille veaux » d’atteindre ce nombre d’animaux.

Un bâtiment de la ferme dite « des 1000 veaux », un centre d’engraissement bovin du sud de la Creuse vivement contesté par certains défenseurs des animaux, a été la cible ce matin d’un « incendie criminel », a-t-on appris auprès de la préfecture du département.

Signalé vers 05h00, l’incendie a en partie détruit un bâtiment de 1500 m2 renfermant notamment de la paille et du matériel électrique et photovoltaïque, situé à l’écart des installations abritant les veaux de ce centre de Saint-Martial-le-Vieux, a indiqué la préfecture de la Creuse, confirmant une information de France Bleu. (…)

Sur le mur du bâtiment incendié étaient inscrits « Jean Rozé enculés » et « Ségolène SS », tandis qu’au sol étaient peints les mots « non aux camps de concentration », a précisé la préfecture.

Actions de l’ALF à Castres et dans le sud

L’ALF a revendiqué deux actions dans le sud de la France.

Voici le communiqué de la première action :

Dans la nuit du 6 décembre des membres de l’ALF ont vandalisés une boucherie à Castres dans le sud de la France: colle dans la serrures, vitrine  brisée, coup de cutter dans le store et inscriptions ‘viande=meurtre’  ‘assassins’.

Tant qu’ils continueront à tuer impunément on sera là. A.L.F France

Voici un extrait de La Dépêche à ce sujet, qui utilise un ton mélodramatique avec un éloge du pauvre petit commerçant qui aurait tellement préféré mieux payer ses employés…

C’est un mélange de colère et d’incompréhension que ressentent Cécile et Christophe Foy les propriétaires d’une boucherie charcuterie située à l’espace Sidobre dans le quartier du Martinet à Castres. (…)

Les dégradations ne laissaient planer aucun doute : elles étaient bien dirigées contre la boucherie. Les vandales ont écrit en capitales et à l’aide d’un feutre noir «Assassins» sur la porte et «Viande = meurtre» sur la vitrine.

S’agit-il de l’œuvre d’activistes végétalien ? Ou simplement d’individus ivres ? (…)

« On n’est un commerce comme les autres. On paye nos charges. On s’efforce de faire un travail de qualité dans la pure tradition de la boucherie. On travaille dans les règles de l’art. (…)

On ne peut pas empêcher les boucheries d’exister», ajoute Cécile Foy qui aurait préféré donner une prime de fin d’année à ses salariés plutôt que de devoir payer la franchise de son assurance afin de réparer les dégâts.

En tout cas, la gérante a déposé plainte au commissariat hier matin. «Les policiers ont été très réactifs et très attentifs», précise la commerçante qui espère que les auteurs de ce vandalisme curieusement connoté pourront être identifiés.

Voici, sans date mais rendu public au même moment, des photos d’une action contre une palombière dans le sud de la France.

Lettre de Ronnie Lee de 1992 à sa libération

Après avoir fondé l’ALF en Angleterre en 1976, Ronnie Lee fut condamné en 1986 pour en être devenu son porte-parole. Voici sa lettre au mouvement au moment de sa sortie, en 1992.

Le 13 novembre, j’ai été libéré après avoir fait 6 ans, 8 mois d’une sentence d’emprisonnement de dix ans et j’écris cette lettre pour remercier tous les gens qui m’ont donné un merveilleux soutien durant mon temps en prison.

Pendant ma sentence, j’ai reçu plusieurs milliers de lettres d’amis et de sympathisants, ce qui m’a vraiment aidé pour mon moral à travers les années passées à l’intérieur.

En raison du volume de lettres, je n’ai malheureusement pas été en mesure de répondre à chaque personne m’ayant écrit, aussi j’espère que ceux qui n’ont rien eu de moi accepteront cette lettre de gratitude pour leur gentillesse.

De mon point de vue, il est totalement erroné que quiconque soit envoyé en prison pour des activités de libération animale et la longue sentence qui m’a été imposée a été particulièrement outrageuse, mais dès le départ j’étais déterminé à ne pas m’effondrer et à utiliser au mieux mon temps en prison.

J’avais aussi à l’esprit de faire tout mon possible pour ne pas devenir déprimé ou négatif dans mon attitude, étant donné que cela donnerait aux personnes abusant les animaux et leurs amis au pouvoir une autre victoire sur moi.

Tout d’abord, j’avais décidé d’être vraiment en forme et de le rester, ayant saisi que si ceux au pouvoir allaient me voler quelques années de ma vie au moyen de la sentence d’emprisonnement, j’avais à rattraper ces années en maintenant un niveau de forme qui renforcerait mes chances de vivre plus longtemps.

C’est pourquoi durant mon temps en prison, j’ai fait en sorte d’avoir un exercice rapide chaque jour, consistant notamment au badminton, tennis ou footing.

Pendant plusieurs années avant d’aller en prison, j’avais un intérêt pour les langues étrangères, mais il n’a jamais été possible que j’ai le temps d’en apprendre aucune. Cependant, avec le temps disponible pour moi en prison, j’ai été en mesure de le faire et à la fin de ma sentence, j’avais obtenu le niveau « A » en français, en allemand, en italien et en espagnol.

J’ai maintenant l’attention d’utiliser cette connaissance pour aider le mouvement pour les droits des animaux dans d’autres pays et j’ai établi beaucoup de contacts à l’étranger.

En prison, j’ai également été un des fondateurs de la revue pour la libération animale Arkangel.

Maintenant que je suis libéré, j’ai l’intention d’aider à l’expansion d’Arkangel dans une série de projets, pour fournir une aide au mouvement pour les droits des animaux et en particulier pour les groupes locaux des droits des animaux.

Adopter une attitude positive m’a certainement aidé au cours de ma sentence d’emprisonnement, mais je crois aussi qu’une telle attitude est vitale pour le mouvement de libération animale en tant que tel.

Il y a bien entendu encore un long chemin à parcourir, mais nous sommes graduellement en train de gagner la guerre contre la persécution des animaux et je suis convaincu que beaucoup d’autres victoires nous attendent.

Merci encore à tout ceux qui m’ont donné leur bienveillance et leur soutien. Si quelqu’un souhaite me contacter, il est possible de le faire par l’intermédiaire de l’adresse de la revue Arkangel.

Bien à vous, pour la libération animale

Ronnie

La Revue Arkangel

Les couvertures d’arkangel

La couverture d’Arkangel numéro 12

Le naturalisme d’Arkangel dénoncé à la française

 

ALF en Alsace-Lorraine : 4 miradors de chasse détruits

L’ALF a revendiqué une action fin juillet, dont voici le communiqué.

« Dans le nord-est de la France, en région Alsace Lorraine, 4 nouveaux miradors de chasse ont été détruits portant le total de miradors détruits à 8 ce mois-ci.

Des graffitis ALF signent ces actions.

Rejoignez-nous maintenant dans l’action individuelle ou collective pour sauver quelques animaux de la chasse. »

Action de l’ALF en Alsace Lorraine

L’ALF a revendiqué une action en Alsace-Lorraine, voici le communiqué et des photos qui vont avec. Comme d’habitude, c’est le site Bite back! qui l’a rendu public (notons en passant que nous ne comprenons pas l’idée d’un incendie dans un tel endroit).

« Dans le nord-est de la France, en région Alsace Lorraine [en fait désormais Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et bientôt Grand Est], 4 miradors de chasse ont été détruits par des activistes ALF.

Des graffitis siglant ALF et le message « Stop chasse » en français et en allemand ont été inscrits.

Nous sommes excités. Ce n’est qu’un début. L’été sera actif. Rejoignez-nous dans l’action. »

Juillet 2016 – « Rat Attack »

Voici un appel pour une initiative cet été.

Marseille : Rat Attack – des rencontres autour de la libération animale et de l’écologie radicale cet été

Cet été, du 25 au 31 juillet 2016, se déroulera à Marseille le Rat Attack, des rencontres autour de la libération animale et de l’écologie radicale, pour se rencontrer, échanger et s’organiser ensemble.

Alors que tout s’empire toujours plus et plus vite, que les attaques contre la terre et les vies qui la peuplent se font de plus en plus violentes, qu’on nous enferme de façon toujours plus élaborée, et que la mort se propage jusque dans nos cœurs, nous refusons de rester passifVEsface à un monde qui a juré notre misère.

Cette misère, c’est aussi les meurtres, l’exploitation et la domestication des non-humainEs qui est à la fois ignorée et légitimisée par celles et ceux qui prétendent se battre contre toute forme de hiérarchisation.

Pourtant, c’est bien à la fois un symptôme et une conséquence des logiques de domination qui s’étendent tout autour de nous. Si nous refusons la soumission que l’on tente de nous imposer, nous refusons aussi de l’imposer aux autres.

C’est aussi pourquoi nous nous opposons à toute forme de fascisation du mouvement antispéciste, de l’extrême droite aux apolitiques qui finissent toujours par faire l’apologie de ces derniers et ne rêvent que d’un capitalisme vert. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que la nature même du capitalisme se base sur la domestication et l’exploitation de tout ce qui l’entoure.

La rage qui nous consume nous rappelle que ce sont tous les aspects de nos vies qui sont en guerre. Une guerre contre nos corps, nos existences et nos luttes, les rendant plus nécessaires que jamais.

Nos espoirs se sont éteints, éclipsés par les lumières et désirs artificiels des villes monstrueuses du capital. Nous n’attendons pas une utopie lointaine gagnée à coup de demandes à l’état et de réformes, nous voulons mettre en ruine ce système tout entier, parce qu’il n’y a rien à en sauver, de ses fondations pourissantes à ses tactiques sophistiquées pour nous contrôler.

C’est tout ça qui nourrit le feu qui nous habite et nous donne la force de nous battre.

Et c’est ce feu que nous voulons faire grandir avec vous cet été.

Alors viens avec ta rage et ton sac-à-dos pour construire ensemble un mouvement plus fort, échanger des méthodes et des expériences, mais aussi des analyses et des grilles de lecture pour mieux comprendre et lutter contre nos ennemiEs communEs.

Parce que nous voulons construire ce projet collectivement, nous vous appelons à nous rejoindre en nous contactant pour organiser ateliers et discussions durant le camp, ainsi que des événements d’information et de soutien à la mise en place de ce projet.

Bien sur, on sera pas là pour reproduire des situations violentes qu’on vit déjà tous les jours. Ne sois pas une ordure, soyons attentifVEs les unEs aux autres pour qu’on puisse être dangereuxES ensemble.

Contacte-nous à ratattack[a]riseup.net
(une clé publique pgp est dispo pour des échanges plus sécurisés)

Nous n’avons pas besoin de l’avis de Maître David Sudan

Nous avons beaucoup parlé de l’affaire du chiot arraché de force à un SDF par des gens de Cause Animale Nord. Il était selon nous très important de le faire, pour ne pas se « planter » après cette affaire.

Cela pouvait ne pas sembler clair, mais voici que déjà les faits se précipitent, puisque le chiot a été remis hier au SDF. C’est l’épilogue d’une triste affaire, en attendant le procès.

Cependant, que ne voit-on pas? Voici que « Maître » David Sudan, selon l’expression employée pour les avocats par les institutions, se permet de prendre la parole. Qui est-ce? D’où sort-il? Où est sa légitimité?

Eh bien cette personne qui tombe du ciel dans cette affaire est l’avocat du SDF, présent avec lui dans les locaux de la police du 1er arrondissement de Paris, lors de la remise du chien. A cette occasion, il a publié sur chien.fr un long texte pour expliquer la situation du SDF, du chiot, etc.

Et là, il y a cet insupportable discours, honteux et pathétique, condamnant la libération animale. En quel honneur? Naturellement, au nom de son statut d’avocat. Eh bien non, nous n’en avons rien à faire de son avis, qu’il peut se garder.

Que Cause Animale Nord soient des activistes peut-être adeptes du n’importe quoi n’importe comment, c’est a priori un fait qu’on peut dire exact. Mais ils portent la dignité d’une cause, même dévoyée.

Donc il n’y a pas à accepter ces propos mensongers venant soutenir un système qu’il faut ébranler et faire s’effondrer :

« Je ne renie aucunement le travail des associations de la défense des animaux. Bien au contraire, la plupart des personnes qui m’ont aidé dans le traitement de ce dossier sont des personnes issues du milieu associatif de défense de la cause animale. Je sais que le combat de ces associations est parfois dur, surtout quand il s’agit de lutte contre le trafic d’animaux, mais si vous avez des suspicions de maltraitance ou de trafic d’animaux, il existe une Justice en France avec laquelle vous pouvez travailler main dans la main. Et croyez-moi bon nombre de procédures engagées dans le trafic d’animaux auprès d’un juge aboutissent à la saisie des animaux maltraités. »

Nous n’en avons rien à faire de sa défense de la justice au service de l’exploitation animale et de ses études à Assas, apparemment avec une spécialisation en droit des sociétés, des fusions-acquisitions et du droit des contrats, comme lorsqu’il dit :

« J’ai effectué un cursus de 8 années de droit à l’Université et je ne connais aucune loi en France qui interdise aux SDF d’avoir un chien, et ce quelle que soit leur origine. Lors de son procès, cette dame pourra certainement venir expliquer aux Magistrats ce qui est interdit et permis par la loi en France ! »

Se vanter par ailleurs d’avoir fait huit années d’études, pour confondre le communisme et le nazisme, c’est d’ailleurs lamentable :

« Et tout d’un coup ce samedi 19 septembre, alors qu’il n’avait rien demandé à personne et parce qu’il avait le tort d’être sans-abri et d’origine roumaine, il se fait violemment agresser par des activistes de défense de la cause animale sans la moindre enquête préalable sur la seule base de son faciès, comme on faisait jadis dans certains Etats soviétiques. »

On comprend toutefois que quand on fait avocat, on entend faire partie des riches et que donc on a pas besoin de faire la différence entre les communistes qui visaient les riches, et les nazis qui visaient des gens pour des critères raciaux…

Le fond de la question, c’est quoi? Nous en avons parlé, c’est la question de la légitimité de l’interventionnisme en faveur de la libération animale.

Si cet avocat s’imagine cependant être en mesure d’attaquer la libération animale au nom de la soi-disant valeur des institutions, là il rêve totalement. Un tel délire peut être acceptable pour L214 ou les partisans de l’abolitionnisme de Gary Francione, qui croient en une réforme ou une révolution au sein des institutions… Mais nous, nous disons : halte-là!

Et nous avons bien vu que les associations légalistes n’ont strictement rien dit sur une affaire suivie par pratiquement la société française, ce qui est une sacrée démonstration de mauvaise foi et de capitulation.

Nous avons bien vu que les anarchistes n’ont également fait rien d’autre que dénoncer le racisme, sans rien voir de la question animale. Peut-être devrait-il aller aider l’avocat qui annonce :

« Nous avons fait des captures d’écran de tous les propos diffamatoires qui ont été tenus à l’égard de mon client depuis le début de l’affaire et nous allons nous réunir demain pour étudier les suites judiciaires à donner à ces propos. »

Voilà bien ce qui était à craindre : que la cause animale disparaisse derrière une affaire de faits-divers. Voilà pourquoi nous avons écrit ces articles, qui pouvaient sembler partir dans de nombreuses directions, voire contradictoires.

Il s’agissait cependant d’avoir au coeur la défense de l’intervention en faveur de la cause animale, principe légitime, sacro-saint, car moralement juste! La libération animale n’est pas un concept abstrait, c’est quelque chose exigeant une affirmation concrète.

L’avis d’un avocat défendant une justice au service des riches et donc nécessairement de l’exploitation animale n’a ici strictement rien à dire, il n’a pas le droit à la parole, car la seule parole qui doit s’affirmer est celle en faveur de la libération totale et sans conditions des animaux!

Manifeste Hardline et « Vanguard »

Nous sommes en 1993 et c’est l’émergence du mouvement vegan straight edge. Les éléments plus actifs tentent de structurer les choses et c’est l’apparition de la revue « Vanguard », « Avant-garde », dont le sous-titre est « Sur la ligne de front de la Libération de la Terre ».

L’objectif : pas moins que l’établissement d’une organisation ouvrant la bataille pour une révolution végane. Cela a échoué, pour de multiples raisons, principalement la dimension utopique et l’incapacité à s’orienter pour convaincre tout le peuple, mais naturellement c’est une chose précieuse, un ancêtre de la perspective qu’il faut avoir aujourd’hui.
Au-delà des limites, qui ne sautent d’ailleurs pas aux yeux, il y a ici une sensibilité et une compréhension qui avaient plus de 20 ans d’avance. L’avenir annonce une gigantesque bataille face à la destruction, l’écocide généralisé, systématisé.

Inévitablement surgira dans un proche avenir une génération de la rupture complète, refusant les drogues, l’alcool, la fuite en avant dans l’égocentrisme de la consommation. Une génération célébrant toutes les vies et protégeant la planète considérée comme un ensemble, comme une terre-mère.

Nous ne laisserons pas notre mère la Terre se faire assassiner !

Avant-Garde

C’est la première lutte révolutionnaire hautement organisée à être construite et à lutter pour l’égalité de la vie et sa survie, en comparaison avec beaucoup de batailles menées (certaines perdues, d’autres gagnées) par des groupes différents à travers le temps ayant été amené jusqu’à la révolution par leurs oppresseurs, ayant ramassé une arme ou une pierre afin de faire ce que les mots ont échoué à accomplir, et c’était pour gagner la libération de leur peuple (que cela soit fondé sur des lignes ethnique, de classe, religieuse ou nationale) de l’emprise d’un autre peuple qui le voyait comme adapté à être exploiter.

Bien que beaucoup de ces insurrections, rébellions et révolutions peuvent avoir lutter pour plusieurs des mêmes choses que nous, la différence est que leur première préoccupation était leur auto-préservation et la prise de pouvoir de leur peuple (qui était déjà un secteur défini de la société), alors que nous, en tant que tel, n’avons pas un tel « peuple », un secteur de la société sur lequel nous aligner en raison d’ancêtres commun, des positions économiques, un héritage culturel ou des concepts similaires de Dieu.

Plutôt, notre mouvement se fonde sur l’unité de ceux de tous les horizons de la vie qui partagent la croyance bien définie que toute vie est égale et en besoin de libération.

Évidemment, le nombre de ceux qui ont déjà pris une telle approche et de ceux qui embrasseront cette manière de penser ne sera jamais aussi grand que celui de ceux qui aimeraient avoir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires, ou de celui des nombreux peuples de couleur qui cherchent à se libérer du racisme de société oppressives.

Cela parce que la réalité est telle que – bien que notre vision complète du monde englobe de telles luttes, et une victoire d’une révolution Hardline serait une victoire pour tous secteurs opprimés de la société – la plupart des gens ne lutteront que contre l’oppression qui vient directement contre eux ou contre ceux pour qui ils ressentent des affinités.

Ainsi nous devons réaliser que notre mouvement ne sera pas avec un soutien de masse.

Acceptant cette réalité, nous devons prendre des moyens d’action afin de pouvoir arriver à la victoire sans soutien populaire. Nous devons focaliser nos énergies pour construire une avant-garde révolutionnaire dont la force et la persévérance sont si fortes que personne ne peut se mettre sur notre route.

C’est dans cet esprit que nous vous proposons VANGUARD – une revue dont le but sera de présenter l’idéologie / la philosophie / la manière de vivre et d’agir hardline, d’une manière définitive pour assurer la cohésion de la pensée parmi le mouvement hardline ; pour prolonger l’éducation de nos membres dans tous les aspects et les domaines qui se rapportent à notre lutte – tout en fournissant un forum pour la discussion sur de nouvelles révélations, de nouveaux concepts et approches au sein de la hardline – créant un boulevard pour la mise en réseau, la correspondance, l’aide mutuelle, et une action unifiée qui fera de cette force une machine bien à l’écoute dont on aura besoin si nous sommes à même d’accomplir notre destinée et achever un vrai changement révolutionnaire à l’échelle globale.

Hardline

Le moment est venu d’une idéologie et d’un mouvement à la fois physiquement et moralement assez fort pour se battre contre les forces du mal qui détruisent la terre (et toute vie sur elle).

Qui ne peut pas être acheté, ni égaré par la tentation. Un mouvement libre des vices agissant comme un sédatif sur l’esprit et affaiblissent le corps.

Une idéologie qui soit pure et juste, sans contradictions ou incohérences.

Qui juge toutes choses par une seule norme, et souligne la responsabilité personnelle et la fiabilité par-dessus tout.

Une vue d’ensemble sur la vie qui ne traite pas que de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur – comprenant qu’une entité physique de l’oppression comme le système capitaliste (où toute vie est considérée comme une ressource utilisable) est simplement une manifestation extérieure des valeurs déformées des gens qui dirigent les institutions contrôlant nos vies, influençant notre culture et détruisant la terre.

Il faut aussi reconnaître le défaut intrinsèque des causes traitant d’une seule question, où le concept de justice est toujours sélectif (avec chaque groupe d’intérêt particulier luttant pour les droits de ceux qui relèvent de leur intérêt propre, tout en négligeant ou, dans certains cas, s’opposant à ces droits pour les autres).

Et dépassant ces approches aboutissant aux échecs – devenir un système de pensée logique et un programme d’action incluant toutes les questions, pouvant et devant réussir. Cette idéologie, ce mouvement, c’est la Hardline.

Un système de croyance, et un mode de vie, vivant suivant une éthique – que toute vie innocente est sacrée, et doit avoir le droit de vivre à son état naturel d’existence en paix, sans interférence.

Cette éthique unique assure que toute vie, depuis un foetus, ou un humain devenu adulte (noir, blanc, homme ou femme), jusqu’à un animal, ou son habitat, a des droits égaux qui sont garantis, avec la liberté pour tous et toutes, indépendamment des préjugés personnels d’une personne à leur encontre.

Selon les principes de l’idéologie hardline, tous doivent être autorisés à faire comme bon leur semble tant que leurs actions ne portent pas atteinte, en aucune façon, aux droits d’autrui. Toute action qui porte atteinte à de tels droits ne doit pas être considérée comme un «droit» en soi, et donc ne doit pas être tolérée.

Ceux qui blessent ou détruisent la vie autour d’eux, ou créent une situation dans laquelle la vie ou la qualité de celle-ci est menacée ne sont dès lors plus considérés comme innocents, et, en retour, n’auront plus de droits.

Les personnes adhérant à la hardline respecteront ces principes dans la vie quotidienne. Ils vivront en harmonie avec les lois de la nature, et ne les abandonneront pas pour le désir du plaisir – depuis les actes sexuels déviants et/ou l’avortement, jusqu’à l’usage de drogues de toute nature (et tous les autres cas où la vie autour est endommagée sous le prétexte de s’endommager soi-même).

Et, suivant avec la conviction que l’on ne doit pas porter atteinte à une vie innocente – aucun produit animal ne doit être consommé (que ce soit la chair, le lait ou oeufs).

Parallèlement à cette pureté de la vie quotidienne, la véritable personne Hardline doit s’efforcer de libérer le reste du monde de ses chaînes – sauver des vies dans certains cas, et dans d’autres, rendre la justice à ceux qui sont coupables en les détruisant.

C’est seulement avec cet engagement, et notre conviction – vivre une vie qui est en harmonie avec nos objectifs annoncés et nos croyances, nous renforçant par la pureté de corps et d’esprit, tout en s’opposant activement à ceux qui se sont rendus coupables de détruire le monde avec leurs pensées, actions et pollution toxiques – que nous pourrons obtenir la victoire dans la lutte.

« Il a indiqué avoir agi par compassion »

C’est une histoire qui a deux ans précisément, le procès s’étant déroulé à la toute fin juin 2013. C’est le journal Le progrès qui la relate, à sa manière bien sûr.

JUSTICE. Un défenseur des animaux condamné pour avoir incendié un abattoir

Il affirmait vouloir «libérer les cochons» et mettre l’abattoir «hors d’état de nuire»: un défenseur de la cause animale a été condamné vendredi à trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Besançon pour avoir incendié l’abattoir de Pontarlier (Doubs).

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur Margaret Parietti. La condamnation est assortie d’une mise à l’épreuve de trois ans, ainsi que d’une obligation de soins et de l’interdiction de fréquenter les débits de boisson.

Le 26 mai dernier, cet ouvrier frontalier de 23 ans a commis d’importantes dégradations et a mis le feu à l’abattoir de Pontarlier (Doubs), rendant impropre à la consommation neuf tonnes de carcasses de porcs.

Blessé après avoir brisé une vitre, il a inscrit «ALF» sur un mur du bâtiment avec son propre sang en allusion au Front de libération des animaux (Animal Liberation Front, en anglais), mouvance de défense des animaux qui a selon lui inspiré son acte.

«Libérer les cochons ! »

Le jeune homme a également menacé un livreur de cochons avec un couteau, lui ordonnant de «libérer les cochons».

A la barre du tribunal, il a indiqué avoir agi par «compassion pour les animaux qui souffrent dans tous les abattoirs de France et du monde entier».

«Je ne peux pas supporter cette souffrance. Je voulais mettre hors d’état de nuire l’abattoir», a-t-il précisé. Il a néanmoins affirmé qu’il regrettait son geste.

«J’ai compris qu’il y avait d’autres moyens d’agir comme participer à des manifestations, signer des pétitions ou faire partie d’associations »«, a ajouté le jeune végétarien qui ne présente aucune anomalie mentale, d’après les experts.

Son avocat, Me Jérôme Pichoff, a promis qu’il ne recommencerait pas: «Il a réalisé que tout cela ne sert à rien et n’aide pas sa cause, voire peut la desservir».

La veille des faits, il avait passé la soirée en discothèque avec des amis, consommant de l’alcool. Les forces de l’ordre avaient constaté une légère alcoolémie à son interpellation.

Il y a bien sûr deux manières radicalement différentes d’interpréter cela, les deux interprétations étant d’ailleurs toutes les deux exactes… D’un côté, il est évident que la motivation à l’origine de cette action a une légitimité morale et une véritable valeur sur le plan des sens.

D’ailleurs, le verdict le reconnaît de manière évidente, même s’il n’est pas parlé de l’amende que la personne a dû forcément récolter en plus…

De l’autre côté, on a tout de même quelqu’un de saoul écrivant « ALF » avec son propre sang après s’être coupé. C’est-à-dire que le véritable protagoniste de son action, c’était surtout lui-même. On a là un exemple typiquement français catholique d’actions-témoignage…

Action de l’ALF à Céret

L’ALF a revendiqué une action à Céret dans les Pyrénées-Orientales.

« La ville de Céret (France) organise des corridas : torture et meurtre d’animaux.

Nous avons mis le feu à la voiture de l’épouse du Maire de Céret pour que ce massacre cesse.

Le portail blanc en plastique et la lumière allumée dans la maison, cette nuit-là, ne nous ont pas empêché d’agir.

Nous voulons la justice pour les animaux et nous l’obtiendrons.

ALF »

Voici un communiqué de partisans de la corrida à la suite de cette action.

Communiqué :
 L’Observatoire National des Cultures Taurines condamne avec la plus grande fermeté le nouvel attentat commis (ndlr : nuit du 26 au 27 mai 2015)  par la mouvance animaliste radicale dont des éléments ont revendiqué l’incendie volontaire d’une voiture appartenant à l’épouse du maire de Céret, justifiant leur acte par le fait que cette ville organise des corridas. Cette radicalisation d’éléments extrémistes s’explique par les échecs répétés des manifestations organisées depuis un an et dont l’affluence a considérablement baissé.
Considérant que ces manifestations n’en constituent pas moins le bouillon de culture du terrorisme animaliste en France, nous demandons à Monsieur le Ministre de l’Intérieur de les interdire, dans la mesure où, toutes, dernièrement, ont donné lieu à des troubles à l’ordre public, des agressions contre les biens et les personnes, des vols, du vandalisme et de la mise en danger d’autrui, à Arles, Palavas et Nîmes notamment.
Nous assurons le maire et la Ville de Céret du soutien unanime du monde taurin français.