Archives de catégorie : vie animale

Le bon accueil fait au pigeon Edmond

Il est tout à fait faux de dire que les gens n’aiment pas les animaux. Tout est une question de situation sociale, de culture : tout le monde aiderait s’il le pouvait. Voici un exemple de la vie quotidienne tout à fait représentatif. Il est tiré encore une fois de la presse locale, si riche en regard sur la vie des gens. Pour le meilleur et le pire, puisque ici l’article est tiré du Journal de Saône et Loire, capable de faire en même temps un article d’éloge à la chasse à courre

Edmond le pigeon a pris ses quartiers au bar-tabac presse

Depuis mercredi, un jeune pigeon a élu domicile au bar-presse tenu au cœur du bourg par Valérie Dupont.

Le volatile a manifesté son envie de rentrer après plusieurs coups de bec à la vitre de la fenêtre.

Devant la docilité de l’animal, notre dépositaire l’a accueilli et lui a offert de quoi se nourrir et s’abreuver.

Plusieurs fois invité à prendre l’air, le pigeon, baptisé Edmond, n’a de cesse de revenir au chaud, même s’il paraît en grande forme.

Jeudi matin, il a même pris contact avec les clients en se perchant à leur table, puis il s’est intéressé à l’actualité du jour en prenant la pose devant Le Journal de Saône-et-Loire , imperturbable.

Véritable catalyseur de la bonne humeur des clients, il est déjà devenu la coqueluche du bistrot, jusqu’à ce que l’instinct et l’envie de voler à tire d’aile l’emportent sur cette tranche de vie avec les humains.

Les pigeons font partie de la vie humaine, c’est un fait indéniable. La haine humaine envers les pigeons est le produit non pas de la nature de ces oiseaux, de leur prétendue « saleté », mais de l’anthropocentrisme s’appuyant sur l’idée fausse de maîtriser la Nature, de l’avoir « dépassée », d’en être « sorti ».

Inévitablement, ce qui l’emporte, c’est la vie en commun, la symbiose et le fait qu’un nom ait été choisi au pigeon témoigne de ce sens invincible de la compassion.

Et naturellement, on peut bien penser que les gens appréciant Edmond ne sont pas végans, voire sont contre, du moins en apparence. Alors qu’en réalité, ils portent ce qu’est le véganisme.

Cela n’a rien à voir avec l’antispécisme comme philosophie des « individus ». Voici un exemple de cette philosophie avec ce qu’on lit dans la charte des valeurs du « parti animaliste »

« Une société libre implique de garantir que chaque individu puisse être le sujet de sa propre vie.

Lorsqu’un conflit intervient entre la liberté de deux individus, il doit être résolu en vertu d’un principe de proportionnalité de l’atteinte portée à cette liberté. »

Cela n’existe pas, une telle « liberté », un tel « choix ». On ne choisit pas dans la vie et Edmond n’a pas choisi d’aller dans ce café, ni les gens n’ont choisi de l’accueillir.

C’est le sens de la vie, voilà tout, car le sens de la vie c’est la compassion et la symbiose.

Les caractéristiques des pigeons

Les pigeons, réunis aux tourterelles, forment ensemble une nombreuse tribu d’espèces dont le placement systématique, dans la série des oiseaux, a beaucoup embarrassé les naturalistes.

Linné en a fait un genre de ses passereaux, passeres ; Brisson, Pennant, Temminck et Latham, les isolent dans un ordre particulier, tandis que Cuvier et d’autres auteurs en font une division des gallinacés.

Les caractères génériques de ces oiseaux sont :

bec faible, grêle, droit, comprimé latéralement, couvert à sa base d’une membrane voûtée sur chacun de ses côtés, étroite en devant;

mandibule supérieure plus ou moins renflée vers le bout, crochue, ou seulement inclinée à sa pointe; narines oblongues, ouvertes vers le milieu du bec, placées clans un cartilage formant une protubérance membraneuse, plus ou moins épisse, plus ou moins molle; langue pointue et entière;

pieds marcheurs, courts, rouges dans la plupart, à ongles simples; quatre doigts, trois devant, un derrière;

les antérieurs rarement réunis à leur origine par une petite membrane, presque toujours totalement libres ;

ailes allongées et pointues, ou arrondies et médiocres; corps charnu et savoureux;

nourriture consistant en fruits, grains et semences qu’ils avalent sans les briser avec le bec, nid fait sans art sur des branches d’arbres ou dans des trous; monogamie.

Comme les passereaux, les pigeons sont monogames, c’est-à-dire qu une femelle suffit à un mâle. Ils restent ensemble pendant toute la saison des amours, et travaillent en commun à la construction d’un nid; tous deux partagent les soins de l’intubation, et de l’éducation de leurs petits.

Ceux-ci sont longtemps nourris dans le nid avant d’en sortir; ils naissent aveugles et incapables de choisir leur nourriture que le mâle et la femelle leur apportent tour à tour ; enfin ils ne se hasardent à quitter le berceau qui les a vus naître, que lors-qu’ils sont entièrement couverts de plumes.

Les gallinacés, au contraire, sont polygames, et le mâle, dans plusieurs espèces, peut servir à un grand nombre de femelles. Celles-ci s’occupent seules â préparer le nid pour leur nouvelle famille; elles pondent un grand nombre d’oeufs, les couvent, et font éclore leurs petits sans que le mâle ait l’air d’y prendre le moindre intérêt.

Dès que les petits sont éclos, as voient, marchent, quittent le lieu de leur naissance, savent reconnaître et prendru leur nourriture sans le secours de leurs pareils.

Outre cela, les gallinacés ont le doigt postérieur articulé sur le tarse beaucoup au-dessus des doigts antérieurs, ce qui leur ôte la faculté de saisir un juchoir avec solidité, et les condamne à rester sur la surface du terrain sans jamais se percher, comme font les passereaux et les colombes.

Tous ces caractères sont plus que suffisants pour séparer les pigeons des gallinacés; mais nous allons trouver des raisons pour les ôter aussi de la classe des passereaux.

Lorsque ces derniers boivent, ils prennent de l’eau dans la mandibule inférieure de leur bec, et la font couler dans leur gorge en élevant rapidement la tète presque verticalement; tous font plus de deux oeufs; ils placent simplement dans le bec de leurs petits la nourriture qu’ils leur apportent; enfin ils n’ont pas la faculté d’enfler leur gorge.

Les pigeons, au contraire, plongent leur bec dans l’eau quand ils boivent, et aspirent d’un seul trait toute la quantité de liquide dont ils ont besoin ; ils ne font jamais que deux oeufs; ils nourrissent leurs pigeonneaux en leur versant dans la gorge, d’une manière particulière, des aliments préparés dans leur estomac; ils savent aspirer un plus ou moins grand volume d’air, et le retenir dans leur oesophage autant de temps qu’ils le veulent.

Tout ceci prouve une organisation intérieure tout-à-fait différente, outré que la singularité de leurs caresses, la nature de leur plumage et leur défaut de chant, les éloignent davantage encore de cette classe d’oiseaux.

Il résulte de ceci que les pigeons doivent faire, comme le pensent Temminck, Levaillant, et d’autres naturalistes, un ordre à part, que l’on pourrait cependant intercaler entre les passereaux et les gallinacés, faute de pouvoir lui trouver une autre place.

On connait quelques pigeons qui, en état de liberté, se nourrissent de baies et même, d’insectes ; mais généralement ils sont granivores, et tous ceux réduits à l’état de domesticité vivent de graines. Ces aliments subissent dans leur oesophage, ou jabot, une première macération qui les rend plus faciles à digérer quand ils sont descendus dans l’estomac, ou gésier.

Ce gésier est revêtu de muscles très épais, très forts, et garni en dedans d’une membrane veloutée et coriace ; il exerce sur les aliments une forte action mécanique.

Les pigeons, comme presque tous les oiseaux, avalent une certaine quantité de petites pierres, qui, mêlées avec les graines déjà ramollies dans le jabot, se trouvent en trituration avec elles, et achèvent par leur dureté de les réduire en une pâte alimentaire.

Tous les oiseaux ont les poumons simples, entiers, attachés fixement aux côtes et à l’épine du dos, et non enveloppés dans la plèvre; ils sont percés de trous qui permettent à l’air de se répandre dans toutes les parties du corps, même dans les cavités des os, mais principalement dans de grands sacs placés dans la poitrine et le bas-ventre, par le moyen desquels ils peuvent s’enfler considérablement, ce qui facilite leur vol et produit ce grand volume de voix qui nous étonne quelque fois.

Les pigeons ont cette faculté singulière à un point beaucoup plus étonnant encore ; ils savent aspirer et retenir dans leur jabot un volume d’air si considérable que, dans quelques variétés, leur gorge, ainsi enflée, est souvent aussi grosse que tout le reste de leur corps.

(Les Pigeons de volière et de colombier, ou Histoire naturelle des pigeons domestiques, Boitard, Pierre, 1824)

La répression des fraudes constate des problèmes avec les aliments diététiques pour animaux

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a rendu public le résultat d’une enquête sur la « conformité des aliments diététiques pour animaux ».

Ces aliments sont bien plus chers que les autres et le prix se justifie, normalement, par leurs propriétés particulières. Ils sont destinés à des animaux ayant des besoins particuliers : éviter les calculs urinaires, être appétents et moins gras, haute digestibilité en cas d’insuffisance rénale, etc.

Ce sont donc des aliments d’une importance extrême pour certains animaux. La répression des fraudes constate pourtant de nombreux problèmes suite aux analyses faites : voici son rapport.

Mais ne soyons bien entendu pas dupe : la répression des fraudes excuse la non application de la réglementation, car nos pauvres industriels n’agissent que « par méconnaissance des textes »…

La DGCCRF a enquêté sur la conformité des aliments diététiques destinés aux animaux de compagnie et aux animaux de rente.

Les contrôles ont porté sur le respect de la réglementation en matière d’étiquetage des aliments composés. L’attention a également porté sur la présence d’additifs pouvant avoir des effets négatifs sur la santé de l’animal.

Les enquêtes menées ont révélé un taux d’anomalie de 19 %.

Les manquements constatés portent sur la loyauté de l’étiquetage ainsi que sur la justification des objectifs nutritionnels particuliers revendiqués.

Par ailleurs, les enquêteurs ont relevé un déficit de connaissance de la réglementation de la part des professionnels du secteur.

Dans le cadre de cette enquête, 227 actions de contrôle ont été réalisées dans les usines et ateliers de production d’aliments pour animaux et auprès des grossistes, enseignes spécialisées et non spécialisées de la grande distribution, cabinets vétérinaires et sites de vente en ligne.

91 opérateurs ont été contrôlés.

De nombreux manquements relatifs à la conformité des étiquetages

Les aliments diététiques ciblent par exemple des animaux souffrant de certaines pathologies spécifiques et ayant, de ce fait, des besoins nutritionnels particuliers.

Dans le cadre des contrôles, les enquêteurs ont constaté des omissions relatives à l’utilisation du terme « diététique » et à l’indication d’un objectif nutritionnel particulier.

Ces manquements s’expliquent par :

Une réglementation mal maîtrisée de la part de petits opérateurs, en particulier lorsqu’ils ont la responsabilité de l’étiquetage.

Une sous-traitance de la production auprès de certains fournisseurs d’aliments diététiques qui ne sont parfois pas enregistrés en tant qu’opérateurs.

Une vigilance insuffisante lors de la commercialisation de produits importés : une entreprise, qui importe des aliments complémentaires en provenance d’Allemagne, a par exemple omis plusieurs mentions obligatoires lors de l’étiquetage des produits en langue française.

Des changements réglementaires (datant de 2014) qui n’ont pas été suffisamment pris en compte lors des étiquetages, de nombreux types d’aliments diététiques ayant en effet été créés ou modifiés depuis 2014.

Des dénominations galvaudées

Sur des sites de vente en ligne, certaines gammes apparaissent sous l’appellation « veterinary diets » mais ne sont pas des aliments diététiques.

Dans certains cabinets vétérinaires, les aliments diététiques sont indument nommés « aliments thérapeutiques ».

Cette appellation, utilisée par opposition aux « aliments physiologiques », n’est pas conforme à la réglementation, le terme « thérapeutique » renvoyant à une action médicamenteuse.

Des allégations valorisantes qui ne sont pas toujours vérifiées

Pour pouvoir revendiquer une allégation, l’entreprise mettant sur le marché un aliment composé doit incorporer dans son produit les additifs prévus par la réglementation ou disposer d’un dossier de preuves permettant de démontrer la véracité de l’allégation.

L’enquête de la DGCCRF révèle que les documents détenus sont souvent insuffisants pour prouver de manière satisfaisante l’allégation et donc, pour conclure à l’efficacité du produit concerné.

Ainsi, un professionnel ayant fait mention de l’action de la vitamine E pour renforcer l’immunité des chiens a par exemple dû retirer cette mention des étiquetages car les documents communiqués n’ont pas permis de démontrer l’allégation avancée.

Par ailleurs, les contrôles ont mis en évidence que certains opérateurs avaient mis en avant certaines allégations dans un but purement commercial car ils avaient constaté un véritable intérêt de la clientèle pour le sujet.

La DGCCRF a donc enjoint ces opérateurs de supprimer les mentions des étiquetages.

Des prélèvements qui révèlent des compositions dangereuses
Les services de la DGCCRF ont analysé certains produits pour vérifier la véracité des mentions d’étiquetage, par exemple, la composition des produits.

Ces analyses ayant mis en évidence 32 non-conformités sur 40 produits prélevés, la DGCCRF a demandé le retrait de certains lots et a initié des enquêtes complémentaires.

Il a, par exemple, été constaté un fort surdosage en vitamine A dans un produit ou encore des anomalies sur le dosage en sucres totaux et chlorures sur une poudre orale pour veaux, poulains, agneaux et chevreaux.

L’enquête de la DGCCRF démontre que la réglementation n’est pas pleinement appliquée par les professionnels par méconnaissance des textes.

Cible
91 opérateurs
227 actions de contrôle
314 aliments diététiques

Résultats
40 prélèvements dont 32 non-conformes
29 avertissements
13 injonctions
Taux d’anomalie de 19%

Critique d’un rapport sur le degré de mortalité des abeilles causée par les pesticides

Comme on le sait, la situation est de plus en plus terrible pour les abeilles ; la pollution des pesticides provoque une mortalité très importante.

Nous n’avons naturellement aucune sympathie pour les apiculteurs, néanmoins ils ont produit un document intéressant, révélateur d’ailleurs de quelque chose qui va plus contre leur sens qu’en leur faveur.

En effet, le ministère de l’Agriculture a réalisé une étude sur la mortalité des abeilles, qui justement est vigoureusement critiquée par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) quant aux méthodes et aux résultats.

Or, la démarche de l’apiculture s’appuie sur la même vision de la Nature que ceux qui balancent des pesticides en veux-tu en voilà.

L’apiculture et l’agriculture telle qu’elle existe aujourd’hui part du principe qu’il faut forcer la Nature, la violenter. Les apiculteurs critiquent les résultats d’une agriculture dont eux-mêmes font partie.

Il est absurde de leur part de voir la réalité et de ne pas voir qu’ils en font eux-même partie!

Voici le communiqué de presse de l’UNAF, qui produit également un document de neuf pages explicitant leur point de vue.

Surveillance officielle des mortalités des abeilles : une étude approfondie de l’Union Nationale de l’Apiculture Française révèle un dispositif entaché de graves dysfonctionnements

Selon un bilan national officiel paru dans une revue spécialisée et signé du référent-expert national « Apiculture » rattaché au ministère de l’Agriculture, la première cause des mortalités déclarées d’abeilles serait pathologique, la deuxième étant les mauvaises pratiques apicoles.

D’après cette synthèse, dans seulement 6.6% des cas, la mortalité est à relier aux pesticides.

Par communiqués de presse, certaines associations et promoteurs de pesticides se sont fondé sur ce bilan pour abonder la thèse selon laquelle les abeilles périssent des maladies et pratiques apicoles et très rarement des pesticides.

Interpellée par ces résultats, l’UNAF a exercé son droit d’accès aux documents administratifs en demandant à disposer d’une partie des documents ayant servi de base à ce bilan.

Les éléments reçus du ministère de l’Agriculture nous ont permis de mener une analyse attentive du dispositif de surveillance des mortalités massives aigües des abeilles.

L’UNAF constate ainsi des dysfonctionnements graves soulevant des questions majeures :

– des disparités régionales dans le nombre de déclarations de mortalité : certaines régions, pourtant très apicoles, n’enregistrent que très peu, voire aucun cas de mortalité ;

– des disparités régionales dans la manière de conduire les enquêtes : certaines régions ne font jamais ou très rarement pratiquer d’analyses toxicologiques quand d’autres en commandent dans plus de 60% des déclarations.

De fait, le nombre d’analyses toxicologiques commandées influence le nombre de conclusions « cause toxicologique » ;

– une sous-évaluation de l’impact des résidus de pesticides dans la mortalité de la colonie : des éléments tels que la représentativité de la DL50 et les effets synergiques pourtant largement décrits dans la littérature scientifique ne sont pas pris en compte par l’Etat et ses services.

Les directives formulées auprès des agents chargés des investigations et la formation de ces derniers doivent être questionnés ;

– des biais réglementaires et statistiques dans le bilan national annuel de nature à induire un effet de surreprésentation des causes pathologiques.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF, « Au regard de ces éléments, le dispositif de surveillance des mortalités massives aigües d’abeilles mis en œuvre au niveau national est défaillant et non-fiable.

En cas de mortalités massives aigües, et afin de recommander à ses adhérents de s’engager dans des déclarations en cas de troubles, l’UNAF demande que le processus de collecte des données, leur qualité et leur exploitation soient évalués au plan national par un comité d’experts indépendants rassemblant les parties prenantes, y compris les apiculteurs au travers de leurs organisations syndicales ».

Nouvelle-Zélande : trois vagues d’échouage de centaines de baleines-pilotes

En trois jours en Nouvelle-Zélande, au niveau de la presqu’île de Farewell (le Farewell Spit), ont eu lieu trois vagues d’échouage de centaines de baleines-pilotes, également appelées globlicéphales.

Plus de cinq cent volontaires ont tenté de s’occuper des baleines survivantes, environ un quart des 600 qui se sont échouées.

Les volontaires se sont occupés des baleines, formant des chaînes humaines dans l’eau, malgré les risques avec les requins, pour tenter de rediriger les baleines vers l’océan.

Voici des images, d’une tristesse infinie. Rappelons qu’il n’existe aucune explication scientifique jusqu’à présent pour expliquer ce phénomène, que néanmoins certains attribuent à la pollution sonore sous-marine provoquée par les activités humaines.

S’il y a un commentaire à faire, c’est que si c’est le département de la conservation, un organisme ministériel néo-zélandais, qui gère l’opération, en pratique tout repose sur les volontaires, comme ceux du Project Noah, actif depuis 1974 en faveur des baleines.

C’est un exemple encore une fois terrible de la passivité humaine la plus totale. Le phénomène est observé, constaté, une simple petite poignée de gens a suffisamment de conscience pour réagir, s’organiser, aider.

Il y a ici quelque chose qui sera observé de manière très étrange dans le futur… A condition que le futur en question existe pour une humanité qui doit entièrement réorganiser sa pensée, son rapport à la Nature, ses considérations sur la vie.

Le pigeon et l’élan sauvés des glaces

Voici un exemple admirable de compassion qui, en plus, révèle une question culturelle essentielle, que nous mentionnons très souvent.

On sait qu’il n’existe en France pas de fond culturel d’amour pour les animaux, même chez les végans, qui sont le plus souvent malheureusement anthropocentristes et sont d’une absence complète dans le monde des refuges.

Mais, de plus, certains animaux sont victimes d’ostracisme, tels les pigeons. Il y a ici, non pas un « spécisme », mais une question culturelle, relevant des moeurs, des mentalités.

Aussi cet exemple de compassion est aussi un contre-exemple. Cela se déroule en Allemagne, dans la ville de Stuttgart, dans le « jardin du château », un parc de la ville qui a six cent ans.

Il est 14h20 dimanche dernier et une femme appelle le service local d’aide aux animaux – quelque chose qui n’existe bien entendu pas en France.

Les pompiers, par conséquent, viennent donc se déplacer pour sauver le pigeon pris dans les glaces, comme l’informe le Stuttgarter Zeitung.

Le Stuttgarter Zeitung a même pris l’information pour la donner dans l’article : depuis, il va bien !

C’est une autre mentalité que dans notre pays : on voit mal la police et les pompiers se déplacer, gonfler un petit bateau, sauver un pigeon, le remettre à une structure locale n’existant d’ailleurs pas en France.

Il y a ici tout un combat à mener, comme le dit une de nos affiches.

Voici également une vidéo datant de la semaine dernière. Cela s’est passé dans le nord de la Suède, à Örnsköldsvik. Des gens ont pris l’initiative de sauver un élan pris dans les glaces…

Il faut savoir avoir l’esprit d’initiative !

Menace sur les chevaux sauvages américains

Aux Etats-Unis, la vie sauvage est quelque chose de très valorisée historiquement et les chevaux sont liés à la conquête d’un Ouest « libre » à coloniser, mais également fascinant de par leur dimension naturelle, sauvage. C’est le fameux concept de « wild ».

Un scandale a actuellement lieu à ce sujet. Voici une présentation par Le Monde, qui fournit également une vidéo.

Malgré les recommandations d’un rapport d’experts, le gouvernement américain a annoncé, mercredi 14 septembre, qu’il n’avait pas l’intention d’euthanasier [sic!] 45 000 chevaux sauvages dans l’ouest du pays. Le projet d’abattage massif de ces herbivores avait déclenché la colère des militants de la cause animale.

Pour limiter la croissance des équidés sauvages dans cette partie du territoire américain, les autorités en charge de la protection de la nature assurent se démener pour trouver des personnes susceptibles d’adopter ces animaux.

Ces images de chevaux sauvages en train de courir sont splendides, émouvantes. Regardons toutefois les faits tels qu’ils sont vraiment, car ici c’est incomplet, voire faux.

Aux Etats-Unis, surtout au Nevada et au Colorado, il y a des chevaux sauvages, environ 67 000. Officiellement, il existe un organisme d’Etat qui s’occupe de leur situation, le Bureau of Land Management, bureau administrant les terres appartenant à l’Etat américain.

Comme on ne plaisante pas avec la vie sauvage, il existe même une loi, la Wild and Free-Roaming Horses and Burros Act of 1971, protégeant les chevaux sauvages, ainsi que les ânes sauvages appelés burros, qui n’ont pas le droit d’être déplacés ni tués.

Seulement, capitalisme oblige, l’intérêt de pratiquer la contraception, voire la vaccination de ces chevaux, est considéré comme coûtant trop cher. Il faut 50 millions de dollars par an pour les gérer. A titre de comparaison, le nouveau bateau de guerre américain, qui vient d’être prêt, le USS Zumwalt, a coûté 7,5 milliards de dollars.

A cela s’ajoute que les pâturages pourraient servir pour le « bétail » d’entreprises, toujours prêtes à profiter des terres publiques…

Le Bureau of Land Management a donc expliqué qu’il allait tuer 45 000 chevaux. En fait, les termes sont plus précis que cela. Le terme absurde « euthanasier », employé de manière lamentable par Le Monde, n’est pas employé.

Il a été parlé de les vendre « sans limites » (« without limitation ») ou bien sinon de les « détruire de la manière la plus humaine possible » (« destroyed in the most humane manner possible »).

En clair, cela signifierait que des industriels canadiens ou mexicains seraient venus les chercher pour les amener aux abattoirs, ou bien que les particuliers pourraient en « adopter », en fait en acheter. Devant le scandale que cela a provoqué, c’est cette seconde option qui a été mise en place.

Il faut bien saisir ici aussi l’enjeu idéologique. Pour les défenseurs des animaux ayant connaissance de la situation, le discours sur la surpopulation de chevaux est un prétexte inventé pour satisfaire les industriels qui espèrent récupérer les terres publiques pour le bétail.

Ici, pas de « preuves » : il faut faire son choix, en s’appuyant sur sa vision du monde…

Il y a aussi la question naturelle. Les anti-Nature disent que la population équine ne s’équilibre pas, car elle n’a pas de prédateurs, il faut donc réguler la Nature incapable de le faire, etc.

Là aussi, il faut faire son choix…

Pangolins : l’écocide

Le pangolin est un mammifère qui a la particularité d’avoir des écailles (qui montre d’ailleurs la complexité sous-estimée de classifier les êtres vivants).

Vivant dans les régions tropicales, il est victime de l’écocide dans une mesure terrible : ces 10 dernières années, un million d’entre eux ont été assassinés.

Au moins 80% de ceux vivant en Indonésie et en Chine ont été tués et il est officiellement prévu par les institutions internationales que la même proportion de meurtres se produira dans les vingt prochaines années.

Voici une photo venant d’Indonésie, de l’île de Java, où 657 d’entre eux viennent d’être découverts congelés chez un trafiquant.

Les pangolins sont victimes d’un trafic surtout à destination de la Chine, où leur « viande » est considérée comme ayant des propriétés aphrodisiaques, les écailles comme renforçant la production de lait maternelle ou permettant de mieux guérir d’un rhume, etc.

Les mafias visent donc cet animal, chacun leur rapportant entre 4500 et 7000 euros.

Il faut savoir qu’entre 1998 et 2007, 35 millions d’animaux sont exportés légalement depuis l’Asie du Sud-Est… 30 millions ayant été arrachés à la vie sauvage. On imagine ce qu’il en est illégalement.

Le capitalisme recycle le tout après : en l’occurrence, on peut trouver des écailles de pangolins dans des épiceries asiatiques en France, le capitalisme ne connaissant aucune limite, par définition.

Un symbole terrible de cette déchéance de l’humanité dans son rapport à la Nature a été un accident de 2013, où un bateau chinois avait gravement abîmé – on doit dire blessé en fait, car c’est un être vivant – une zone corallienne dans le parc national Tubbataha des Philippines.

Les gardes-côtes ont alors découvert… 400 boîtes, rassemblant 2870 pangolins congelés.

Ils ont été condamnés à douze ans de prison pour le capitaine, six pour les autres, 100 000 dollars d’amendes chacun. C’est déjà pas mal, mais il est clair qu’il faut une justice bien plus implacable pour sauver la planète!

La dimension de l’écocide est telle qu’il faut bien voir qu’il s’agit ni plus ni moins d’une guerre. Le temps presse : dans vingt ans, à quoi ressemblera le monde?

Tout le monde sait très bien d’ailleurs ce qu’il en sera justement dans vingt ans si rien n’est fait, si tout n’est pas changé. Le début du 21ème siècle risque d’être celui d’un écocide généralisé, par une machinerie capitaliste écocidaire toujours plus puissante, avec un 0,1% de la population mondiale vivant même dans un véganisme commercial et individualiste, se donnant bonne conscience.

Cela ne doit se passer ainsi ! Où est la jeunesse qui s’engage en défense des êtres vulnérables, pour la justice, pour la Nature ? Où est le mouvement qui mettra un terme à cette ère de l’indifférence ?

La mort dramatique du chien « AK 47 » à la Courneuve cet été

C’était il y a un mois précisément, alors désormais on peut en parler en espérant que les esprits sont reposés, car la vague d’irrationalisme développée à l’occasion de ce drame a été vraiment très profond.

Nous sommes, donc, le Mercredi 24 juillet, à la Courneuve, en banlieue parisienne, plus précisément en Seine-Saint-Denis. Pas n’importe où non plus, puisque cela s’est passé à la cité des 4000, lors d’une opération de police.

On imagine donc le scénario : des policiers à la fois stressés (ce qu’on comprend) et avec un esprit méprisant pour le peuple (ce qu’on ne comprend pas) font face à des banlieusards énervés en raison de leur situation (ce qu’on comprend) et s’appuyant sur une démarche liée à l’esprit mafieux (ce qu’on ne comprend pas).

Au milieu, un chien, de type American Staffordshire Terrier qui est un « chien d’attaque », du nom de « Ak 47 ». Donner un nom d’arme de guerre à un chien de type molosse en dit long sur la mauvaise mentalité de son « maître ».

La scène a été la suivante : les policiers débarquent dans la cité des 4000, cherchant à interpeller deux suspects dans le cadre d’un trafic de drogue. L’un deux a avec lui le chien en question, non muselé mais attaché.

S’ensuit un moment où l’on comprend difficilement ce qui se passe, mais qui a été filmé. La personne « maître » du chien se comporte de manière véhémente avec la police, mais en même temps elle est à la fois sourde et muette.

On pourra légitimement se demander comment une personne sourde et muette peut appeler et gérer un chien de combat, mais donc la situation s’envenime. Voici alors ce qui se passe, raconté par Le Parisien.

Le chien attaque une première fois les fonctionnaires rue Beaufils. Il est repoussé par des tirs de flash-ball et prend la fuite.

Le chien revient place Georges-Braque, à 400 m de là, et s’en prend encore aux policiers, mordant l’un d’eux à la chaussure gauche. « Les fonctionnaires le mettent en fuite en utilisant leur armement », poursuit le préfet. Le taser a notamment été employé.

Ce n’est pas terminé. Le molosse traverse l’avenue du Général-Leclerc jusqu’au centre commercial de la Tour « et rejoint un individu qui l’appelle pour le faire venir en direction du mail de Fontenay ». Les policiers arrêtent cet homme.

C’est alors que le chien « tente de nouveau de les attaquer ». Cette fois, les tirs sont à balles réelles et l’animal meurt près du centre commercial. La mort du chien a été filmée de loin.

Cette vidéo filmée de loin a alors été vue un million de fois en trois jours, assortie de commentaires comme quoi le chien était encore attaché, ce qui ne semble pas le cas.

Une « marche blanche » devait être même faite, avant son interdiction, par des gens de la cité, d’autres liés à la protection animale. Les propos de cette marche sont teintés de paranoïa sur le dos des animaux, comme on peut le voir :

Marche Blanche en Hommage à AK47 abattu par la Police, dimanche, 31. juillet 2016, La Courneuve cité des 4000
Cette marche est organisée pour rendre hommage à AK47 le chien de Souleymane abattu sauvagement par les Forces de Police à la cité des 4000 à la Courneuve , cette marche vise à sensibiliser le peuple sur la difficulté pour nous propriétaires de molossoides d’affronter quotidiennement les délits de sale geule à l encontre de nos AMOURS, mais également contre les violences policières bien trop passées sous silence, cette marche doit se faire dans l’amour et la paix, nos molosses sont bien évidemment les bienvenus EN LAISSE et MUSELES obligatoire ,POUR LES CHIENS CATEGORISES LE PERMIS DE DETENTION SERA OBLIGATOIRE EN POCHE ,POUR LE BIEN DE TOUS SI VOS LOULOUS NE SONT PAS EN REGLE LAISSEZ LES A LA MAISON ne tendons pas le baton pour nous faire taper, et pour le bien de nos amis les chiens;

Parler de vouloir le « bien de nos amis les chiens », tout en expliquant en même temps que ce n’est pas la peine éventuellement d’avoir leurs papiers en règle, c’est aussi ridicule que les nombreux commentaires ayant expliqué sur internet que les molosses ne sont pas plus dangereux que les autres chiens.

Autant on peut ne pas apprécier une police au service des riches, autant on peut ne pas avoir à défendre une idéologie de type « lumpen » cherchant à légitimer l’utilisation de molosses comme armes.

Fin juillet, une mère a par exemple « lâché » un chien d’attaque sur la police à Tourcoing pour empêcher le contrôle de son fils par la police. Le chien ayant attaqué les policiers, on devine son sort : il sera mis à mort.

Une autre vague de paranoïa s’est également produite après. Lors de la procédure judiciaire qui a suivi, il y a eu la remise à une association de la seconde chienne du « maître » du chien tué, du même type d’ailleurs. Une vague de protestations délirantes s’est levée comme quoi elle allait être « euthanasiée », avec évidemment tels ou tels propos sur la police, etc.

Cependant, une autre version existe : celle d’un gigantesque malentendu. La personne ayant le chien n’aurait rien à voir avec le trafic de drogues et la police n’aurait rien compris. Le chien aurait cherché à le protéger dans une situation de stress et la police aurait été brutale avec le chien dès le départ.

C’est par exemple, le point de vue d’une page facebook de soutien.

Mais quel est le problème de fond ? Que personne ne le croira, même si c’était vrai. Les chiens d’attaque sont utilisés par les mafieux et leur mise en avant relève d’une imagerie macho-combattive bien connue.
Et dans tous les cas, on ne peut pas dire que dans les cités, ce soit la culture vegan straight edge qui domine, bien au contraire.

Alors, quand on aime les animaux – et dans les cités, populaires par définition, on aime d’autant plus les animaux – il faut assumer : il ne faut pas les mettre en danger, il faut cesser de célébrer le béton et la violence gratuite pour passer dans le camp de l’universalisme et de la révolution, il faut rejeter toutes les drogues et l’alcool au profit d’une vie naturelle.

La mort du chien « AK 47 » n’est ainsi nullement une tragédie due à une police jouant aux cow-boys et des banlieusards devenant racailles : c’est un drame social prouvant qu’il faut une remise à plat et un redémarrage sur des valeurs positives.

Voici pour conclure, une vidéo de quelqu’un exprimant ses réflexions au sujet de cette affaire. Quoi qu’on pense de son évaluation de la situation, de tel ou tel point, il exprime ce que chacun aura au coeur : « un chien fait partie de la famille ».

Would You React : les abandons d’animaux

Même si les vacances se terminent, cette vidéo est et restera d’actualité. Cette vidéo, qui est une expérience sociale, concerne l’abandon des animaux, lors des départs en vacances.

L’expérience est réalisée plusieurs fois, 5 en tout, et est filmée en caméra cachée. Un couple de parents avec leur fille simule l’abandon de leur chien sur une aire d’autoroute, lors de leur départ en vacances. La mère impuissante se plie à la décision du mari, et la petite fille ne cesse de pleurer en refusant que le chien soit abandonné. La famille dépose le supposé chien, qui est dans un carton, au pied d’une poubelle. Les pleurs de chien viennent en fait d’un haut parleur caché dans le carton. Les 3 protagonistes de la vidéo sont des comédiens.

La vidéo montre bien l’étonnement des riverains, mais aussi parfois leur passivité ou leur impuissance face à ce genre de situation. Heureusement que lors de chaque essai une personne a réagi en faveur de ce chien lâchement abandonné. Et même le réflexe de noter la plaque d’immatriculation de la voiture des personnes qui abandonnent est acquis chez certaines personnes, ce qui est une bonne chose.

Cette expérience se déroule en Belgique, où plus de 60 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. En France, les abandons ont été plus nombreux cette année. Dans la vidéo, le raisonnement de l’homme était qu’ils partaient en vacances, que les animaux n’étaient pas autorisés, et que de ce fait la présence du chien l’empêchait de partir en vacances et qu’il n’allait pas s’embêter avec cet animal trop encombrant.

Les propos de ce comédien reflètent malheureusement la vision consumériste qu’ont beaucoup de personnes envers les animaux, à savoir, qu’il y aura un autre animal après lui, en remplacement. On dégage un être vivant comme on dégage un objet qui ne convient plus et on en rachète un autre. Sans se soucier bien évidemment du bien-être de l’animal, de ses peurs et de ses désirs.

Étant donné que les animaux ne sont pas acceptés dans de nombreux endroits publics (et touristiques), même si, il est vrai, il est parfois difficile d’organiser des vacances lorsque l’on vit avec des animaux, il existe diverses solutions quand on veut bien se donner la peine : gardes en familles ou entre amis ou entre voisins, pensions, annonces multiples de « pet-sitters » sur les forums animaliers et dans les cabinets vétérinaires.

Quand on veut on peut, si l’on ne peut prendre avec soi son animal ou ses animaux, une petite recherche de solutions n’est franchement pas difficile, et c’est la moindre des choses pour l’animal que l’on a choisi de prendre en charge.

Would You React a pour but de sensibiliser via des caméras cachées les citoyens et citoyennes aux injustices et/ou incivilités et a, ainsi apporter plus de solidarité dans la vie quotidienne. La vidéo du chien abandonné est la 21ème de ce groupe, les autres sujets étaient, entre autres, les remarques misogynes, le harcèlement scolaire, l’homophobie, l’agression d’une personne SDF.

L’histoire complexe du chien Bonny, en Allemagne

C’est une affaire dont le résultat à été annoncé dans tous les médias allemands et il est intéressant de voir de quoi il en retourne, alors qu’on se doute qu’en France cela peut arriver aussi.

L’affaire commence avec la promenade d’un jeune chien de neuf mois appelé Bonny dans une forêt près de Brandebourg. Il est malheureusement perdu et n’est pas retrouvé malgré un mois de recherche. La raison en est simple : des touristes avaient trouvé le chien près d’une aire de repos d’autoroute et l’avaient emmené avec eux.

Le jeune chien, qui se retrouvait désormais dans cette nouvelle famille à l’autre bout de l’Allemagne, au sud à Munich, reçut alors comme nom celui de Lulu. La puce électronique n’était pas liée à un nom, quant à la police elle a expliqué qu’elle n’avait pas le temps pour cela.

L’affaire aurait pu s’arrêter là si, deux années après, les personnes ayant pris Bonny n’avaient pas tenté d’avoir des documents de l’éleveur, afin, comme on peut s’en douter, de faire de la reproduction.

Cependant, l’éleveur avait quant à lui les coordonnées des « propriétaires » légaux. S’ensuivit alors une série de procédures légales, qui viennent de se terminer. L’ancienne famille – principalement un vieux chasseur de 70 ans – peut récupérer Bonny, à partir du moment où sont payés 3 271,16 Euros à la famille de Munich pour l’alimentation et l’hébergement du chien.

Il y a ici tellement d’aspects qu’il est difficile de faire la part des choses, mais une chose est certaine : l’animal a été considéré comme une marchandise devant revenir à ses légitimes « propriétaires » alors que personne n’a demandé son avis au chien, étant le premier concerné, lui qui a vécut dans 2 foyers différents, qui a connu l’errance, et maintenant 2 familles se battent pour l’avoir.

Le problème en tout cas c’est qu’il est clair qu’avec l’organisation actuelle de la société, la complexité des êtres vivants n’est pas prise en compte. La seule chose qui compte c’est d’un côté l’économie avec ses marchandises, de l’autre l’ordre public.

Il y aurait pu avoir des rencontres entre le chien et les deux familles, pour voir comment il se comporte, comment il réagit. Il faut voir dans quelle mesure il est heureux ou stressé, inquiet ou rassuré.  Cela sera visible de manière assez pertinente par des « experts ».

Seulement voilà tout cela demande des moyens ainsi qu’une vision du monde. Or, aux yeux de la société il s’agit juste de savoir à qui appartient la marchandise, afin que l’ordre public ne soit pas troublé…

A Rio, le terrain de golf empiète sur le territoire des animaux sauvages

Le conflit entre le développement de l’humanité sous la forme actuelle et la Nature trouve une illustration assez étrange avec le parcours de golf aux jeux olympiques. Le golf est une activité absurde, bloquant des espaces sous la forme de gazon utilisant énormément d’eau juste pour que des personnes célèbrent le fait d’appartenir à des couches sociales très privilégiées.

Là, le parcours olympique se confronte directement à un environnement sauvage

Les meilleurs golfeurs de la planète, engagés à partir de jeudi 11 août dans le tournoi olympique, ont intérêt à rester sur leurs gardes. Le danger rôde en effet sur le parcours où de nombreux animaux sauvages se sont installés ces derniers mois. Le site de golf, construit dans la zone marécageuse de Marapendi, oblige les athlètes à cohabiter avec quelques créatures assez effrayantes comme des caïmans, des singes et des boas constrictors.

Rien que ça.

Pour rassurer golfeurs et spectateurs, les organisateurs des Jeux Olympiques de Rio ont prévu une parade en cas d’intrusion : des dresseurs seront ainsi placés tout au long du parcours pour capturer et évacuer ces animaux dangereux. Si les caïmans sont parfois des partenaires de jeu insolites sur certains greens de Floride, une autre espèce inquiète davantage Mark Johnson, le responsable du parcours. Ce sont les capybaras, les plus gros rongeurs vivant de la planète, de la taille d’un chien. « Ils mangent l’herbe durant la nuit. Il y en a entre 30 et 40 à l’intérieur du périmètre du parcours. Mais eux, ils vivent ici, nous, on joue au golf. Alors, il faut qu’on coexiste… », reconnaît Johnson, cité par le site de Métro.

Les golfeurs ne devraient pas s’attarder sur les trous n°2, 3, 5 et 9, situés juste à côté de lacs où vivent des caïmans. Ils surveilleront aussi les arbres autour du green du trou n°12, où des singes ont élu domicile. Sans oublier des chevêches des terriers, une variété de chouettes, qui font leur nid dans des zones sablonneuses. « Je pense qu’elles sont allées dans 80% des bunkers », explique Mark Johnson.

Pas simple alors de réaliser une sortie de bunker propre si la balle est enfouie dans le trou percé par ces oiseaux. Et le règlement ne semble pas très précis dans ce cas de figure assez particulier. « On ne va pas les combler, on va faire avec. Les joueurs ne seront pas trop contrariés, on leur donnera simplement un drop gratuit », ajoute le responsable du parcours. Cela promet des parties riches en obstacles en tout genre….

Et sur cette page en anglais, se trouve une vidéo de présentation avec les capybaras.

Tout cela est presque une allégorie de l’évolution actuelle, avec la Nature subissant les assauts d’une humanité connaissant un développement absurde, avec un mode de vie soutenu par les plus riches et basculant toujours davantage dans la destruction écocidaire et dans l’individualisme le plus forcené.

De voir ces golfeurs s’activer au milieu d’un environnement sauvage est quelque chose d’impressionnant, tellement la contradiction est flagrante, tellement l’agression ouverte de la Nature saute aux yeux…

 

Les papillons du Stade de France

Tout le monde sait qu’hier la finale de la coupe d’Europe se déroulait au Stade de France et il est intéressant de voir ce qui s’est passé sur le plan de la vie animale.

En effet, on a eu un bel exemple de pollution lumineuse et de gâchis énergétique la nuit précédant le match, puisque le stade a été allumé toute la nuit de la veille.

Il s’agissait pour les organisateurs de mener des répétitions de la cérémonie d’ouverture du match, de s’occuper de la pelouse,  etc.

Résultat : cela a attiré des milliers de papillons.

Les journalistes ont largement répercuté cette information et il y a de nombreuses photos présentant cette « invasion » : les humains s’imaginent toujours que la Nature n’existe pas et qu’ils n’ont aucun rapport avec le reste des êtres vivants…

La palme de la réaction bien rétrograde est sans doute à attribuer à Jérôme Sillon, ce qui n’est guère étonnant vu qu’il est Reporter RMC Sport – BFM Sport – BFM TV :

1 simple aspirateur contre l’invasion de papillons au Stade de France pour #PORFRA #Euro2016Final #rmclive @RMCsport

Car, effectivement, c’est la méthode assassine qui a été employée, mais apparemment pas assez durement encore pour le reporter…

C’est un exemple classique d’anthropocentrisme et cela montre que les gens qui prennent les décisions ne voient pas la Nature, qu’ils s’en moquent.

Ce qu’ils veulent, c’est l’argent par le spectacle, d’où les publicités pour l’alcool un peu partout, d’où Coca Cola et McDonalds comme sponsors d’un tel événement sportif, etc.

Pour les anthropocentristes, ces papillons n’ont été qu’une anecdote. Pour les gens qui ont conscience de ce qu’est notre planète, c’est un avertissement : les comportements humains dérèglent le monde du vivant, aboutissent à des destructions, à des écocides…

[Petit ajout : apparemment, la pratique de laisser la lumière toute la nuit dans les stades est courante en France, au nom de la « luminothérapie »! Voici une présentation de janvier 2016 par la dépêche :

La luminothérapie est de plus en plus utilisée dans les stades de foot modernes, où la lumière est insuffisante à cause de l’ombre générée par la hauteur des tribunes et de la toiture.

Au stade de la Route-de-Lorient (Rennes), au Parc des Princes (Paris), à Gerland (Lyon), au Stade de France, au stade du Hainaut (Valenciennes), ou encore au Roudourou, à Guingamp, cette technique a donné de bons résultats, notamment en termes de densité et de résistance de l’herbe.

Au Grand Stade de Saint-Denis, qui reçoit les équipes de France de football et de rugby, quelque 500 LED d’environ 400 watts, montées sur des rampes mobiles, sont allumées chaque jour pendant vingt heures. Cela équivaut à la consommation moyenne de 145 foyers.(…)

Selon un expert le coût d’achat du matériel de luminothérapie varie de 300 000 à 900 000 €, il faut ajouter la consommation électrique, soit une facture qui peut varier de 40 000 à 150 000€ par an.

Aucun hasard : on est bien là dans une démarche anthropocentriste menée de manière tout à fait régulière!]

Pour les pigeons : ramassez les fils, ficelles et cheveux dans les rues!

Voici un acte qui doit être le lot quotidien de tout un chacun aimant les animaux : ramasser les fils, ficelles et cheveux dans les rues.

Cela est bien sûr vrai dans les villes, où l’hygiène est souvent déplorable et où ces fils, ficelles et cheveux qui traînent dans les rues provoquent l’horreur : ils s’emmêlent dans les pattes  des pigeons.

Le résultat est alors que les pattes voient leur circulation sanguine bloquée par les fils, ficelles et cheveux, qui deviennent ensuite, au bout d’un long martyr, de véritables guillotines.

Pour cette raison, il est capital pour toutes les personnes aimant les animaux de se préoccuper de systématiquement jeter les fils, ficelles et cheveux. Il suffit d’avoir, le cas échéant, un mouchoir ou une feuille de sopalin pour les attraper et les jeter dans la poubelle la plus proche.

Quand on vit en ville, c’est un acte qu’on peut être amené à faire plusieurs fois par jour.

Nous rappelons également qu’il est nécessaire de porter son attention sur les endroits un peu à l’écart, où un ami en détresse cherche peut-être à se protéger, où une main secourable doit alors se porter !

La réalisation de ce simple geste de ramasser les fils, ficelles et cheveux qui traînent dans les rues est selon nous porteur de quelque chose de très important.

C’est une contribution pratique très importante pour nos amis les oiseaux, c’est un rappel de la discipline qui doit être la nôtre, dans un esprit d’ouverture et d’action.

Dans l’image suivante, le bout de bois a été sciemment accroché à un pigeon par des pratiquants de rite de type vaudou.

Les photos des oiseaux montrés ici viennent notamment d’une association de sauvetage de pigeons à Hambourg en Allemagne.

Les choses importantes à savoir sur la physiologie des cochons d’Inde

Il est vraiment dommage que les vétérinaires soient une caste, qui se prive de la très riche expérience quotidienne des gens connaissant les animaux.

Il est vrai que l’accès aux médicaments doit être supervisé, pour autant la diffusion de connaissances est tout autant nécessaire que la capacité d’effectuer des soins.

Cela est par exemple d’une très grande importance pour le cochon d’Inde : souvent, on ne s’aperçoit que lorsqu’il est trop tard qu’il y a un souci…

Le travail en amont est d’une grande importance et ici il y a une contradiction entre les exigences démocratiques et la caste des vétérinaires!

Voici un long passage très intéressant sur nos amis cochons d’Inde,  qui constate bien cette contradiction et qui fournit également les aspects essentiels à connaître au sujet des cochons d’Inde.

Il est tiré d’une thèse intitulée « Physiologie et pathologie digestive du cobaye domestique », faite à l’école nationale vétérinaire de Toulouse et disponible en ligne ici, qu’il est toujours très utile de consulter pour en savoir davantage.

Ce passage résume que :

Les cobayes sont souvent présentés à la consultation pour des problèmes digestifs. Ces affections représentent, avec la pathologie respiratoire, 50% des motifs de consultation, les problèmes dentaires et les diarrhées figurant en tête.

Le tractus digestif du cobaye est en effet particulièrement enclin aux perturbations, du fait de la longueur de son intestin qui dépasse deux mètres, de la lenteur de son transit qui dure jusqu’à une semaine, et de la sensibilité de sa flore au moindre déséquilibre.

Outre ces facteurs prédisposants anatomiques et physiologiques, les pathologies digestives sont très souvent la conséquence de conditions d’entretien inadaptées, d’erreurs alimentaires ou de thérapeutiques inappropriées.

Cela explique que l’éventail des pathologies digestives du cobaye domestique est bien plus large que celui du cobaye de laboratoire soumis à des conditions sanitaires et alimentaires codifiées.

Aussi, comme les études sur la pathologie digestive ont été réalisées, dans leur majorité, sur des animaux d’élevage ou de laboratoire, la simple transposition à nos cobayes familiers est insuffisante puisqu’elle ne tient pas compte des nouvelles maladies liées aux conditions d’entretien défaillantes, aux régimes alimentaires inadaptés ou à la vieillesse.

Le cobaye est un animal plutôt robuste, le motif de consultation est en général plutôt grave, il met souvent en jeu la vie de l’animal. Un diagnostic précoce et un traitement efficace doivent alors rapidement être mis en œuvre pour prévenir une évolution fatale.

Une règle d’or peut d’ores et déjà être énoncée : la première chose à faire face à un cobaye malade, est de lui administrer systématiquement de la vitamine C en sachant que ses besoins augmentent durant la convalescence. (…)

Réputé robuste, il présente néanmoins un point faible : sa fragilité digestive.

En effet, les problèmes digestifs tels que les diarrhées ou les malocclusions dentaires sont des motifs de consultation fréquents et souvent graves.

Ce talon d’Achille s’explique par quelques particularités anatomiques et physiologiques qu’il est bon de connaître pour aborder la consultation sereinement.

Le cobaye se distingue des autres rongeurs, majoritairement omnivores, par son régime végétarien.

La présence d’un tube digestif très long, d’un transit très lent et d’une microflore intestinale très vulnérable le rend sensible tant au rythme de distribution qu’à la qualité des aliments reçus.

La ration doit apporter suffisamment de fibres pour permettre le bon déroulement de la digestion et suffisamment de vitamine C pour couvrir les besoins journaliers, le cobaye étant incapable de la synthétiser.

Le rendement digestif est optimisé par le comportement de coprophagie commun aux Rongeurs et aux Lagomorphes.

Très souvent, l’alimentation est le point de départ ou le facteur favorisant de maladies digestives, du fait de la méconnaissance ou de la négligence des propriétaires quant aux conditions d’entretien, d’alimentation ou d’abreuvement de leur protégé.

Pourtant, le cobaye est un petit animal peu exigeant et facile d’entretien [sic] pour peu que sa ration couvre l’ensemble de ses besoins et que son environnement soit stable.

C’est un animal très sensible au stress et aux moindres modifications de ses habitudes. Lorsqu’il est malade, le premier signe annonciateur est une baisse d’appétit.

Elle passe malheureusement souvent inaperçue, et le ‰cobaye n’est présenté à la consultation que lorsque son état général s’est déjà fortement dégradé.

C’est un animal assez difficile à soigner compte tenu de sa petite taille, de la symptomatologie souvent fruste et de l’évolution rapidement fatale de bon nombre de pathologies digestives.

La démarche diagnostique, souvent limitée au simple examen clinique, exige un sens clinique aiguisé. L’antibiothérapie doit toujours être raisonnée pour éviter de déséquilibrer la flore cæcale et d’engendrer des entérites iatrogènes mortelles.

De manière générale, la prévention reste le meilleur remède. Elle passe par l’information des propriétaires, rôle qui incombe au vétérinaire.

Ecocide de manchots : « La réalité est beaucoup plus nuancée »

Se moquer des défenseurs des animaux et les faire passer pour des gens « qui exagèrent » est un style traditionnel des ennemis de la cause animale. Il s’agit de faire passer les personnes aimant les animaux pour des gens « qui en font trop », qui seraient incapables de rationalité, etc.

Audrey Garric, tout sauf une amie de la cause animale et de l’écologie radicale, a publié justement hier sur son blog du Monde « chroniques pour une économie sociale et durable » un article intitulé « Non, 150 000 manchots ne sont pas morts en Antarctique à cause d’un iceberg ».

L’auteur reprend le thème dont nous parlions il y a quelques jours (Ecocide de manchots au Cap Denison en Antarctique) et utilise l’argumentaire classique : il y a sur-réaction, encore une fois les défenseurs des animaux ont réagi avec émotion et non raison, etc.

On lit ainsi des choses comme :

« La réalité est beaucoup plus nuancée, et les manchots sont plus probablement déplacés que morts. »

« Un des facteurs de confusion – au-delà de la tendance des médias à reprendre en boucle les mêmes informations – réside sans doute également dans le manque de clarté de l’étude, qui peine à établir des recensements précis et comparables. »

« Quand, en conclusion de l’étude, les auteurs préviennent que la colonie de Cap Denison pourrait être éteinte d’ici à vingt ans, cela signifie donc simplement que les manchots ne reviendront plus sur ce cap rocheux pour se reproduire et non pas leur extinction massive. »

Cerise sur le gâteau, on a le fameux relativisme à la française, avec ici le changement climatique bâclé au passage :

« Faut-il y voir un effet vicieux du changement climatique ? Difficile à dire, tant les facteurs qui régissent l’état de la glace de mer et le mouvement des icebergs sont nombreux et complexes. »

Nous ne savons pas si les autres journaux ont lu l’article scientifique en question, intitulé « The impact of the giant iceberg B09B on population size and breeding success of Adélie penguins in Commonwealth Bay, Antarctica », mais nous, nous y avons porté notre attention pour en parler justement.

Or, tout d’abord l’article parle bien de l’émigration des pingouins, à la fin de l’article, mais justement uniquement en passant. Car quel est le problème que n’a pas vu le blog lié au Monde qui fait partie, on ne le rappellera jamais assez, d’un groupe de presse catholique ?

Eh bien justement que les manchots se reproduisent. Les religieux, avec leur conception magique de la vie, oublient toujours cette question qui remet en cause leur conception, car en réalité la vie amène la vie, et non pas Dieu.

Si donc on passe, comme le tableau de la recherche l’indique, de 160 000 – 200 000 manchots à quelques milliers sur les îles Mackellar, ce n’est pas seulement qu’il y a eu émigration des manchots, et d’ailleurs cela reste encore à prouver.

Il y a eu au moins, au cours de ce processus, des naissances qui ont échoué.

Preuve de cela, l’article mentionne la présence, en 2013, de centaines d’oeufs abandonnés, de carcasses gelées de petits des années précédentes.

Sur une sous-colonie de 35 nids, furent retrouvés sept œufs intacts abandonnés et sept « restes » de petits, ainsi que d’autres restes d’oeufs et de petits aux alentours.

« During the census in December 2013, the impact of B09B on the penguins was considerably more dire than the census numbers alone would suggest. Hundreds of abandoned eggs were noted, and the ground was littered with the freeze-dried carcasses of previous season’s chicks. For example, in one sub-colony with 35 occupied nests there were seven still intact abandoned eggs and seven dead chicks from last season within the colony perimeter alone. Other dead chicks were found close by and eggshell fragments indicated even greater egg loss. It is probable that South Polar skuas had eaten or removed other eggs or chicks from the sub-colony. Observations in other nesting areas indicated a similar attrition rate of chicks and eggs, but due to time constraints no further such data was obtained. »

Le constat est donc sans appel. L’article du blog du Monde le sait mais cela n’empêche pas qu’il soit dit en même temps qu’il n’y a pas 150 000 manchots de morts. C’est juste que les petits ne sont pas comptés, aussi simplement que cela…

Mais au-delà des faits, qu’est-ce qui compte ? Qu’on a là un exemple patent d’attaque contre une affirmation en faveur des animaux. Une attaque, et non pas une critique constructive : c’est bien là, de la part du blog du Monde, une dénonciation s’appuyant sur la base des préjugés les plus classiques à l’encontre des défenseurs des animaux.

Ecocide de manchots au Cap Denison en Antarctique

C’est une information qui a été reprise par de nombreux médias francophones,  après avoir été diffusée par le journal anglais the Guardian, à partir d’une information de la revue scientifique Antarctic sciences.

L’arrivée d’un iceberg de 380 milliards de tonnes empêche aux manchots d’avoir un accès direct à l’océan. L’arrière-plan de cela est le réchauffement climatique, qui amène davantage d’évaporation, donc de pluie, et un renforcement par conséquent de la glace dans cette région du globe.

Voici une synthèse rapide faite par le média i24. On notera que la zone concernée est non pas seulement le Cap Denison, mais également les îles Mackellar qui sont juste à côté.

La population des manchots du Cap Denison est passée de 160.000 à seulement 10.000 depuis 2011

Environ 150.000 manchots Adélie ont péri depuis qu’un gigantesque iceberg s’est échoué près de leur colonie en Antarctique, les contraignant à un trop long détour pour trouver leur nourriture, selon une étude scientifique.

Cette colonie vit sur le cap Denison, un cap rocheux situé en baie du Commonwealth, dans l’est de l’Antarctique.

L’iceberg B09B, qui mesure 100 km2, soit une superficie proche de celle de la ville de Paris, s’est échoué en Baie du Commonwealth en décembre 2010, écrivent dans le journal Antarctic Science des chercheurs australiens et néo-zélandais.

La population de la colonie de manchots avait été dénombrée en février 2011 à environ 160.000 individus, qui n’étaient plus qu’environ 10.000 en décembre 2013, affirment les chercheurs.

L’arrivée de cette masse glaciaire et la formation d’une banquise côtière qui en a découlé a obligé les manchots à allonger de 60 km leur périple pour se rendre sur le lieu où se trouve leur nourriture, ce qui a entravé leur processus de reproduction.

« La population du cap Denison pourrait être éradiquée dans les 20 années qui viennent, à moins que B09B ne bouge, ou que la banquise côtière, désormais pérenne, ne se disloque », écrivent dans leurs travaux publiés début février ces chercheurs du centre de recherche sur le changement climatique de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) et du New Zealand’s West Coast Penguin Trust.

Contrairement à la banquise de mer, la banquise côtière ne dérive pas. Elle peut atteindre une épaisseur considérable.

Regardons plus précisément cela se passe, au moyen d’une carte.

Voici une courte vidéo présentant la situation.

Voici un manchot du Cap Denison.

« Comment on fait pour compter les animaux? »

Sur le site suisse Migros magazine, on trouve cette question et cette réponse à l’intérêt immense.

Comment on fait pour compter les animaux?
Une question d’Abigaele, 8 ans.

La réponse Dr Séverine Altairac, biologiste et médiatrice scientifique au Musée cantonal de zoologie à Lausanne:

« En réalité, on ne sait pas combien d’animaux existent. Les scientifiques ont déjà identifié 1,5 million d’espèces d’êtres vivants, mais on considère qu’il en existe au moins neuf millions. Ce qui veut dire des milliards et des milliards d’individus, surtout si on pense aux insectes.

Ceux que l’on connaît le plus mal, ce sont les animaux du fond des mers et les insectes.

On estime qu’au rythme où travaillent les scientifiques à l’heure actuelle, il faudrait plusieurs centaines d’années pour les répertorier.

Ceux-ci décrivent quand même entre 15 000 et 18 000 nouvelles espèces par an,dont la bonne moitié sont des insectes.

Sur terre, ce sont les zones tropicales qui présentent la plus grande diversité d’espèces.

En Suisse, on découvre aussi de nouvelles espèces. Il s’agit souvent d’insectes.

Par exemple une guêpe, le poliste suisse, découvert en 2014 et qui vit dans la région de Zurich. Il y a également la petite cigale des montagnes, Cicadetta sibillae, que l’on trouve au Tessin, dans les Grisons et en Italie.

Toutefois, avec l’évolution et plus encore à cause des changements climatiques, certaines espèces ont de fortes chances de disparaître avant même que l’on ne sache qu’elles existent.

De nouvelles espèces apparaissent régulièrement, ce qui fait qu’il est impossible de répondre de manière exacte à la question d’Abigaele.»

Voilà quelque chose qui devrait être enseigné à tous les enfants. Un tel aperçu permet de voir les choses dans toute leur profondeur, de sortir d’une vision unilatéralement anthropocentriste. L’idéologie dominante prétend tout dominer, tout contrôler, tout connaître, maîtriser l’évolution de la planète.

Mais la moindre approche vraiment scientifique montre bien que ce n’est pas le cas, que la richesse de la vie est sous-estimée, quand elle n’est pas tout simplement niée. L’idéologie dominante a en effet une mentalité de comptable et est pragmatique, divisant les êtres vivants en utiles et nuisibles.

Il faut donc mettre en avant que la Nature est un processus d’une richesse sans bornes, que la vie s’est développée de manière formidablement riche et continue de le faire. A cela, il faut opposer la figure de l’être humain qui lui détruit au lieu de participer à la richesse, d’y contribuer. Au lieu de détruire la vie sur Terre, on ferait bien mieux de faire en sorte qu’elle puisse s’agrandir sur d’autres planètes, qu’elle puisse conquérir toujours plus de place.

Encore faut-il pour cela apprécier et aimer la vie, et il n’est guère étonnant que la société qui célèbre la destruction de la vie réfute également les valeurs straight edge, au nom de l’individualisme et du droit… à l’auto-destruction!

« Le Plan Chat »

Hier, 400 associations s’occupant de refuges pour chats avaient fermé leur porte pour une journée, en signe de protestation contre leur situation terrible.

Nous en avions déjà parlé : la situation des associations est catastrophique de par leur manque de moyens. L’Etat ne fait rien et compte pourtant sur elles pour gérer la situation… Alors qu’en même temps, une société fondée sur le profit et organisant son architecture en fonction, n’a rien à faire des animaux et rejette la Nature.

Aujourd’hui est remis un plan de proposition au gouvernement. Le voici.

« Le Plan Chat »

la stérilisation obligatoire pour résoudre le probléme de la prolifération des chats en France

Fait par l’Association NALA – Nos Amis Les Animaux 85480 (Vendée)

0/ Introduction

Ce document, préparé pour « Le collectif chats 100% stérilisation obligatoire » vise à endiguer la croissance de la population féline en France et tous les problèmes concomitants. La problématique des chats harets et de la surpopulation de chats dans les refuges est devenue très importante, en France comme dans d’autres pays européens.

En 5 chapitres nous traitons la nature du problème de la prolifération des chats des différents points de vue, les causes de la prolifération des chats, l’ampleur du problème et les solutions. La stérilisation des chats de compagnie ainsi que de chats harets apparaît dès lors comme une solution pour contrôler la croissance de la population féline. C’est une solution qu’on a mis en place en Belgique.

Nous demandons au gouvernement d’étudier la possibilité d’introduire un plan de stérilisation obligatoire des chats et nous l’encourageons à créer un groupe de travail avec nous et avec des représentants de sociétés protectrices des animaux et de sociétés pour les droits des animaux et d’autres interessés, comme des vétérinaires, des associations de consommateurs, des éleveurs et ainsi de suite pour étudier d’autres mesures éventuelles.

Qui sommes nous – Qui est le Collectif ?

« Le collectif chats 100 % stérilisation obligatoire » est né fin 2014 de l’urgence absolue de mettre un terme à la prolifération anarchique de chats dans toute la France. À ce jour, presque 500 associations (liste des associations en Annexe 1) se sont inscrites dans le collectif.

Présidents, salariés, bénévoles, qu’il s’agisse de petites structures ou de plus grandes associations, sont unanimes à nous dire qu’ils ne savent pas comment ils vont aborder les prochaines échéances.

Même les organisations les plus anciennes sont inquiètes. La situation se dégrade de façon notable. Pas une seule association n’échappe à de très graves difficultés. Toutes accusent une baisse des adhésions, des dons et des aides tandis que les abandons se multiplient et que les capacités des refuges sont largement dépassées.

Tant qu’il n’y aura pas une meilleure adéquation entre le nombre d’animaux qui naissent et celui de ceux qui peuvent être adoptés, nous assisterons à un immense gâchis de vies au grand désespoir de tous ceux qui aiment les animaux et veulent leur porter secours.

1/ La nature du problème de la prolifération des chats en France

Du point de vue des chats Gaia (Belgique): “Chez les chats, 1+1=6, parfois plus de deux fois par an. « Laisser faire la nature », c’est donner la vie à 36 chats en l’espace de 16 mois… et revient souvent à leur donner la mort.”

Le chat domestique, Felis silvestris catus, est né de la domestication de la sous-espèce africaine, Felis silvestris lybica, elle-même issue du chat sauvage, Felis sylvestris. En France on estime un nombre de plus de 10 millions de chats « libres » c.a.d. les chats errants et harets et plus de 12 millions de chats de compagnie. A noter qu’à la base, tous les chats libres proviennent de chats abandonnés ou perdus non identifiés et non stérilisés.

Les chats errants sont à l’origine des animaux de compagnie qui ont été abandonnés ou perdus. Même si la loi l’interdit, les abandons des chats et chatons sont nombreux partout en France. Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la vie après l’abandon est dure.

Un chat abandonné qui est habitué à avoir un abri, des soins et à être nourri n’est pas adapté à une vie sauvage. Il doit retrouver des comportements d’animal sauvage, à savoir chasser et dénicher un refuge où il se sentira protégé. Même si le chat est capable de s’adapter à de nouvelles conditions de vie, les possibilités de trouver une nourriture et un refuge adéquats sont rares.

Certains chats abandonnés peuvent retourner à l’état sauvage et devenir féraux. Non stérilisés, ces chats aussi nommés “chats harets” donnent naissance à des chatons qui risquent de passer leur vie entière sans contact avec l’être humain. Un couple de chats peut faire théoriquement en 5 ans, 15 552 descendants !

La moitié, au moins, des chatons nés à l’extérieur meurent de maladie, d’hypothermie ou de parasitose avant l’âge d’un an et risquent aussi d’être éradiqués par les êtres humains. Et même si ils survivent la première année leur espérance de vie est très courte. Ils sont à la merci des éléments: le froid, la neige, la chaleur et la pluie. Ils craignent de mourir de faim, d’infections, de se faire écraser et attaquer par d’autres animaux.

C’est évident que l’intervention et les soins humains sont essentiels pour assurer leur bien-être et pour casser le cercle vicieux de cette existence pitoyable. Se rendre responsable du bien-être des chats harets est aussi une façon de protéger nos propres animaux de compagnie contre les maladies transmises par les chats harets non (vaccinés) et les parasites dont ils sont infestés.

Les chats appartenant aux propriétaires qui sont libres d’entrer et de sortir de leur maison, mais, également non stérilisés, contribuent à la prolifération incontrôlée de la population féline.

Du point de vue des citoyens

De plus en plus de gens se trouvent face à des chats errants ou des chats harets dans leur jardin, ou ils en trouvent dans les parcs, les forêts et sur la voie publique. Selon le code rural, tous les animaux trouvés, y compris les chats, doivent aller à la fourrière (sauf en principe les chats vivants en colonie – voir la chapitre du rôle des maires) .

Cependant, quand on appelle la mairie, surtout celle d’un petit bourg, une réponse très fréquente est qu’ils ne savent pas quoi faire des chats parce qu’ils n’ont pas de chenil adapté aux chats ou parce que le chenil est tout simplement au complet.

Même si une mairie a un contrat avec une fourrière pour chats, nombreux sont les élus qui pensent qu’il vaut mieux libérer le chat dans la nature que de le mettre en cage. Les gens, rebutés par la mairie, finissent par appeler les petites associations, ou, en désespoir de cause n’ont que le choix de laisser partir le chat (ce qui ne fait qu’aggraver la situation), de garder l’animal ou de trouver quelqu’un à qui le confier.

Le plus souvent, le chat donné n’est pas stérilisé ni identifié, quoi que la loi (peu connue et encore moins respectée) soit sans ambiguïté là-dessus. Le risque que le chat soit de nouveau abandonné est très élevé. Il n’y a aucun contrôle sur le bien-être de l’animal ou sur le respect de la législation.

Il est important de souligner que le refus des autorités d’aider ces gens qui n’ont que de bonnes intentions entraîne inévitablement un sentiment de frustration et de désarroi et engendre des situations très désagréables tant pour les particuliers que pour les associations qui déjà n’ont pas le droit d’accueillir des animaux trouvés sur la voie publique mais qui en plus sont débordées par l’immensité du problème.

Le rôle des maires

De la perspective de la communauté de communes ou du maire, il est évident que des plaintes au sujet de chats trouvés ou harets doivent être adressées tout de suite. Cependant, ce n’est souvent pas le cas et avec la procrastination le problème ne fait qu’empirer.

Si la mairie respecte la législation, chaque chat errant doit être pris en charge, mis en fourrière pour 8 jours ouvrables pendant qu’une recherche de son éventuel propriétaire, est faite, puis, si personne ne le réclame, il peut être identifié et offert à titre gratuit à une association qui possède un refuge. L’euthanasie peut être pratiquée seulement si le vétérinaire en constate la nécessité.

Malheureusement l’euthanasie est pratiquée trop souvent, en particulier par les fourrières à but lucratif. Certaines statistiques montrent que 70% des chats sont tués (SACPA 2011). Il va de soi que tuer des animaux en bonne santé est immoral et injustifié dans notre société moderne. En plus ces statistiques très élevées d’euthanasies mettent les gens en garde et les découragent de faire appel aux autorités.

L’arrêté du 3 avril 2014 (Annexe 2) a pour but d’encourager le programme de stérilisation, identification, relâcher sur place et maintien de colonies de chats harets. Évidemment, le succès de ces campagnes dépend entièrement de la bonne volonté du maire et beaucoup de petites mairies ne sont pas encore informées de l’existence de cet arrêté.

Le rôle des associations

Du point de vue des associations, la nécessité d’une future mesure politique afin de résoudre le problème de la surpopulation de chats et de chatons est une évidence. Plusieurs articles récents sont apparus dans les journaux, émettant les cris d’alarme des associations, grandes et petites, qui sont débordées par les nombreux chatons et chats abandonnés et trouvés.

Le système français repose sur les associations pour sauver les animaux. La loi dicte que seules les associations qui disposent d’un refuge peuvent prendre en charge les animaux.

Les grandes associations sont très souvent déjà saturées alors même que la saison a, à peine, commencé, et elles manquent aussi bien de pouvoir que de fonds. La France dispose, outre les grandes associations, de beaucoup de toutes petites associations d’une ou deux personnes. Le travail accompli par ces associations est très souvent sous-estimé. Il est considéré comme normal, allant de soi, quand en faîte tout cela repose sur des bénévoles et est financé par leur propre argent.

Le phénomène d’accumulation d’animaux, un besoin compulsif d’obtenir et posséder des animaux, sans que la personne reconnaisse son incapacité à subvenir à leurs besoins, est assez commun mais sous-estimé, restant caché jusqu’à ce qu’il y ait des plaintes du voisinage. Le plus souvent, les animaux ne sont pas stérilisés et prolifèrent, créant une spirale incontrôlable.

Le problème fait peser un poids énorme aux refuges pour héberger un si grand nombre d’animaux en une seule fois. Il est important de reconnaître que la base du problème de l’accumulation d’animaux est le fait qu’en premier lieu il y a trop d’animaux à sauver ou donnés et pas assez d’associations pour les prendre en charge.

2/ Les causes du problème

Naissances incontrôlées ou non désirées chez les chats harets

Naissances incontrôlées ou non désirées chez les chats des particuliers

Naissances voulues avec l’idée que les chatons trouveront facilement une nouvelle famille via les sites d’annonces ou chez des connaissances. Les animaux sont cédés le plus souvent sans identification et sans aucune garantie qu’ils seront stérilisés. Les chatons qui ne trouvent pas un foyer sont très souvent abandonnés

Abandons pour d’autres raisons: vacances, déménagement, perte d’intérêt pour l’animal, l’animal n’est pas propre, l’animal fait des « bêtises », chatte gestante etc.

Encore trop de chats ne sont pas stérilisés et par conséquence s’en vont en vadrouille.

Les chats perdus (en route pendant les vacances, après déménagement etc.)

Le non-respect de l’obligation d’identification

La stérilisation d’un chat peut coûter cher

Les chats trouvés mais pour plusieurs raisons relâchés (non-stérilisés) dans la nature

3) L’ampleur du problème

Selon les statistiques d’abandons et d’euthanasies, les grandes associations estiment qu’en France 100.000 animaux sont abandonnés par an avec un pic d’été de 60.000! A noter que souvent les chiffres donnés par les grandes associations ne sont pas fiables car ils ne concernent que les animaux pris en charge par les plus grandes associations. Les chiffres pour les petites associations ne sont pas pris en compte dans ces statistiques, donc en réalité le nombre d‘abandons est beaucoup plus élevé qu’il n’y paraît.

Quant aux chats harets, en 2011 l’association One Voice a estimé dans leur brochure « Le Peuple Chat » qu’il y a plus de 8 millions de chats abandonnés et harets en France. Maintenant, 4 ans plus tard, One Voice parle de plus de 10 millions, une augmentation de 25%. On ne peut pas continuer à ce rythme.

Le coût pour la commune et les citoyens des chats abandonnés est considérable. Prenant comme estimation que 100.000 animaux sont abandonnés par an et supposant que la moitié de ces animaux sont des chats, en calculant qu’une fourrière privée fait payer environ 250 € par chat nous arrivons à un total de 12,5 million d’Euros par an payés par les impôts des contribuables.

A cela on peut rajouter que les deux tiers des dons aux associations pour faire adopter ces chats sont déductibles des impôts et n’entrent donc pas dans les coffres de l’état.

4/ Pourquoi sommes-nous en faveur de la stérilisation obligatoire?

Les chats harets

Dans la brochure « Fourrière animale – Guide à l’attention des maires » publiée en 2012, le gouvernement central promeut l’option Capture, Identification, Stérilisation et Relâcher (CISR) qui est reconnue comme la stratégie la plus efficace pour réduire la population de chats harets.

Si les chats harets ne se reproduisent plus, petit à petit la taille de la colonie se réduit, il y a peu ou pas de bagarres, les chats ne partent pas en vadrouille à la recherche de chattes en chaleur. La colonie est plus stable, décourage l’arrivée d’autres individus et les chats sont en meilleure santé.

Bien évidemment nous sommes contre la méthode de piégeage et d’extermination des chats. C’est non seulement cruel mais aussi contre productif. Elle crée un vide qui sera vite rempli par d’autres chats non stérilisés. C’est un cycle infernal de prolifération et de tuerie.

La CISR à condition que les chats sont surveillés, soignés et nourris est une solution permanente dans le respect de la vie animale et déjà pratiquée par nombreuses communes en France. C’est à espérer que cette tendance va s’affirmer pendant les années à venir. L’arrêté du 3 avril 2014 est un pas en avant. Cependant, les maires ont besoin d’être avertis de cette loi. Beaucoup d’entre eux continuent à croire qu’il vaut mieux tuer que stériliser. Nous optons pour une stérilisation obligatoire de tous les chats harets.

Les chats des particuliers

Tout d’abord, la stérilisation des chats a beaucoup d’avantages pour les chats et les propriétaires. En général la stérilisation permet aux chats de vivre plus longtemps et en bonne santé en prévenant les transmissions de maladies comme la FIV et la Leucose. Pour les mâles, la stérilisation réduit l’agressivité envers les autres mâles, particulièrement les bagarres relatives aux femelles. Ainsi, il y a moins de risques de griffures ou de morsures qui peuvent provoquer des abcès.

La stérilisation réduit aussi le rituel de marquage du territoire par l’urine, les comportements possessifs ou dominants, et les nuisances sonores. Les mâles sont plus calmes. Le chat est plus propre à la maison, ne sentira pas « mauvais », sera plus doux et aura moins envie de partir « en vadrouille ».

Pour les femelles, la stérilisation constitue une prévention du « réveil printanier » et des grossesses non désirées. Elle permet aussi de réduire le risque de développer des tumeurs mammaires (cancéreuses dans 9 cas sur 10) ainsi que le cancer des ovaires ou de l’utérus, d’éliminer le risque de grossesse nerveuse ou fausse gestation, qui est un désordre hormonal fréquent chez les femelles (pseudocyèse) et de réduire le risque de développer un pyomètre, une infection de l’utérus qui, si elle n’est pas traitée à temps (le traitement inclut la stérilisation), peut mener à la mort de l’animal.

On peut se poser la question du pourquoi les gens ne font pas systématiquement stériliser leurs chats. Quelles sont les contraintes? Une des raisons est que l’intervention peut être plus ou moins onéreuse selon le cabinet vétérinaire. Les frais varient entre 80 à 150 € pour une femelle, et 30 à 80 € pour un mâle.

Certaines personnes prennent un animal sans réfléchir qu’ils n’ont pas les moyens financiers de s’en occuper. Les gens ne pensent pas au long terme mais au court terme….Les offres tentantes ne manquent pas. Des chatons sont offerts gratuitement sur Internet. On se laisse tenter par un animal mignon comme on se laisse tenter par un portable dernier cri. Prêt à s’en débarrasser tout aussi facilement.

Une autre raison est que les gens sont mal informés, malgré les bons conseils des vétérinaires. Souvent, on ne se rend pas compte qu’une chatte est très précoce et peut devenir enceinte à l’âge de seulement 6 mois!

Aussi, on persiste à croire, à tort, qu’il faut permettre aux chattes d’avoir une première portée. Physiquement, il n’y a aucune raison médicale pour le justifier et du point de vue psychologique une chatte qui a eu l’expérience de mettre bas avant d’être stérilisée risque par la suite de faire des grossesses nerveuses.

Pourquoi rendre obligatoire la stérilisation des chats des particuliers?

Stériliser seulement les chats harets ne servirait à rien. Les chats domestiques mais non stérilisés n’hésiteraient pas à s’accoupler avec d’autres chats non stérilisés dans le quartier ainsi qu’avec des chats harets restés non stérilisés.

De plus, en introduisant une loi concernant la stérilisation des chats des particuliers, la population de chats harets se trouvera automatiquement stabilisée par voie de conséquence (moins d’abandons de chatons ou de chattes pleines, avec l’effet secondaire positif de moins de vagabondage donc moins de chats perdus).

C’est une façon d’éduquer les propriétaires d’animaux à être responsables.

Beaucoup de villes, de provinces et d’états dans le monde ont déjà institué une loi pour une stérilisation obligatoire des chats. Ce n’est pas un concept nouveau. Preuve que le problème de prolifération de chats est mondial et que si nous n’agissons pas de façon responsable et efficace la situation peut devenir hors contrôle (comme par exemple sur l’île d’Aoshima au Japon).

Le 30 mai 2015 nous avons demandé aux grandes associations de France leur avis sur la stérilisation obligatoire. La plupart sont en faveur. (voir l’annexe 3).

Nous ne sommes pas les seules qui lancent ce cri d’alarme. Les dernières années des députés et sénateurs aussi ont attiré l’attention du gouvernement sur ce problématique. Début juillet M. Frédéric Lefebvre a proposé au gouvernement un plan de stérilisation des chats errants et une campagne d’information encourageant la stérilisation des chats domestiques. ( http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-84033QE.htm )

Les chats des associations

Pour pouvoir concurrencer avec toutes les annonces pour chatons gratuits (qu’on trouve non seulement sur les sites Internet mais aussi dans les petites annonces dans les journaux et même aux cabinets vétérinaires), il existe des associations qui offrent des animaux à titre gratuit, sans identification, sans être vaccinés et non stérilisés. C’est pour cela que nous préconisons la stérilisation obligatoire pour tous les chats pris en charge par des associations.

Les chats des éleveurs agrées

L’obligation ne concerne pas les chats appartenants à des éleveurs agréés. Par contre, les chatons vendus aux particuliers doivent être stérilisés et identifiés.

5) Les autres mesures nécessaires

Que l’état fasse plus d’effort pour sensibiliser la population

Ceci concerne la sensibilisation des particuliers à leurs responsabilités quand on prend un animal de compagnie et en particulier aux bienfaits de la stérilisation et au respect de la loi sur l’identification. Pour le moment, cette sensibilisation est surtout à la charge des associations et les vétérinaires et rares sont les autorités, mairies et préfectures, qui informent les particuliers de leurs obligations et des avantages de la stérilisation des chats.

Les campagnes de sensibilisation et le contrôle de la gestion des fourrières et des colonies de chats harets et errants par les maires sont, ou devraient être, la responsabilité des Directions Départementales de la Protection des Populations (DDPP). Cependant, nous estimons que soit les DDPP manquent de moyens pour faire ces contrôles, soit ils ne les font pas parce qu’ils considèrent que les animaux de compagnie ne sont pas prioritaires.

De l’aide financière des gouvernements et des autorités locales (conseils départementaux/préfets/mairies)

On ne peut que trop le répéter! L’état s’appuie totalement sur le travail bénévole des associations pour sauver des animaux. Nous considérons donc que chaque département devrait avoir un programme départemental entre autres pour les frais vétérinaires d’animaux de compagnie – pour, par exemple, la provision de subventions et soutiens financiers aux démunis pour la stérilisation et l’identification de leur animal, et pour les communes ou communautés de communes pour la stérilisation des colonies de chats libres.

Prohibition du marché des animaux par les petites annonces (Internet et journaux)

Nous sommes aussi en faveur d’une loi pour interdire tout commerce d’animaux par des annonces sur Internet et dans les journaux. A court terme cela pourrait mener à encore plus d’abandons de chatons mais à long terme une telle loi limiterait la naissance de chatons car on ne pourra plus se dire qu’on s’en débarrassera facilement par les petites annonces sur des sites Internet.

Réduire le coût de l’acte de stérilisation

Nous exhortons le gouvernement à considérer la possibilité d’une réduction du coût de la stérilisation des chats et de fixer un tarif maximum. Les médecins sont exonérés de la TVA. Les vétérinaires ne le sont pas et pourtant ils sont eux aussi des professionnels de la santé.

En protégeant la santé des animaux, ils protègent en même temps la santé des gens qui les côtoient. Pour le propriétaire de l’animal, le prix de chaque acte vétérinaire, de chaque médicament administré et prescrit est augmenté d’un taux de TVA de 20%. Exonérer les vétérinaries de la TVA réduirait considérablement le prix de la stérilisation. L’argent perdu pour les coffres de l’état serait largement compensé par les économies faites en n’ayant plus à gérer le problème de surpopulation de chats.

Le Respect de la Législation

Il devrait y avoir un meilleur contrôle et une meilleure application des règlements existants et des sanctions pour le non respect de la loi.

6/ Le Plan Chat en Belgique

Nous suivons l’exemple de la legislation en Belgique.

En 2012 le Conseil des ministres de la Belgique a approuvé deux projets d’arrêtés royaux relatifs au plan pluriannuel de stérilisation des chats domestiques.

Le premier arrêté royal (Annexe 4) constitue le fondement légal du Plan pluriannuel de stérilisation des chats.

Il prévoit la stérilisation en plusieurs phases de tous les chats domestiques:

A partir du 1er septembre 2012, tous les chats se trouvant dans un refuge belge devront être stérilisés, identifiés et enregistrés avant de pouvoir être adoptés. L’adoptant peut toutefois conclure un contrat avec le refuge jusqu’au 1er mars 2013 et choisir un vétérinaire de son choix pour la stérilisation, dans les six mois qui suivent l’adoption. Un tel contrat est encore possible jusqu’au 1er mars 2014 pour les chats âgés de moins de six mois au moment de l’adoption.

A partir du 1er septembre 2014, cette mesure sera étendue aux éleveurs et aux particuliers. Il faudra alors que chaque chat soit stérilisé, identifié et enregistré avant d’être vendu ou donné. Seuls les chats destinés à un élevage agréé ou à des personnes à l’étranger pourront encore être vendus sans avoir été stérilisés au préalable.

Malheureusement la mesure obligeant les particuliers à stériliser et identifier leurs chats a été revue à la baisse, et ne concernera en fin de compte que les chatons à donner ou à vendre. Une évaluation des mesures mises en œuvre sera réalisée à chaque stade du Plan, en utilisant notamment les statistiques annuelles des chats recueillis dans les refuges tout en évaluant la situation sanitaire et le gouvernement s’engage déjà à prendre des mesures complémentaires le cas échéant.

Un second arrêté royal (qui n’a pas encore été publié) s’adresse quant à lui aux communes. Chaque commune devra prévoir un point de contact permettant aux habitants de signaler les chats errants, de manière à ce que ceux-ci puissent être capturés, stérilisés, relâchés ou, le cas échéant, euthanasiés. Les communes devront veiller à ce que les chats errants stérilisés soient nourris et puissent s’abriter en cas de conditions climatiques extrêmes. Elles devront tenir certaines données en ce qui concerne leur politique à l’égard des chats errants en remplissant un formulaire prévu à cet effet.

En Wallonie un texte est en préparation par le ministre Di Antonio qui obligera tous les citoyens à faire stériliser leur chat. Bruxelles sera vraisemblablement dans le même schéma.

7/ Conclusion

La racine du mal est évidente. Trop de chatons sont nés. Il n’y a pas suffisamment de foyers pour les accueillir. Il faut réduire le nombre de naissances de chats harets et de chats de propriétaires. L’obligation de stérilisation apporte une solution, ainsi qu’un véritable effort de la part du gouvernement pour:

éduquer la population à comprendre les avantages de la stérilisation

rendre moins onéreux les frais de stérilisation

faire respecter l’obligation de faire identifier son animal

éduquer les maires et les convaincre d’endosser leurs responsabilités avec du sérieux