Total Liberation!

3 septembre 2010

Gather est un groupe vegan straight edge de musique hardcore, du milieu des années 2000. Voici les paroles de leur titre phare: Total Liberation! qui résume l’esprit de ce groupe assumant la libération animale et la libération de la Terre.

C’est bien entendu à cette tradition et cet esprit vegan straight edge que se rattache LTD!

for every life for liberation
we’re dedicated to bringing freedom for all enslaved
Pour chaque vie pour la libération
Nous sommes engagés à amener la liberté à tous ceux mis en esclavage

tear the blindfold from over your eyes
forget all that you thought you once knew
déchire le bandeau sur tes yeux
oublie tout ce que tu pensais que tu savais

after 10, 000 years of telling lies
dedicated to spreading the truth
après 10.000 ans de mensonges dits
engagés à répandre la vérité

taking pride in this path that we tread
in defense of the earth
assumant la fierté dans cette voie que nous avons prise
en défense de la terre

speaking out so the words of the voiceless can finally be heard
now’s the time to take action for freedom
and justice deserved
parlant pour que les mots des sans voix puissent finalement être entendus
maintenant il est temps d’agir pour la liberté
et la justice méritées

FIGHT FOR LIFE
take a stand
for truth and compassion
LUTTE POUR LA VIE
prends position
pour la vérité et la compassion

there’s no time to wait for change
show dedication
through your words and your actions
il n’y a pas le temps d’attendre le changement
montre l’engagement
par tes mots et tes actions

together we can end their suffering
TOTAL LIBERATION
ensemble nous pouvons mettre fin à leur souffrance
LIBERATION TOTALE

smash hierarchy
don’t buy into authority
détruis la hiérarchie
ne prends pas part à l’autorité

strive for sustainability
resources are running out
discontent because we’re not free
vise le durable
les ressources s’épuisent
le mécontentement car nous ne sommes pas libres

oppressors act out of greed
compassion and equality
are both necessary
les oppresseurs agissent par avidité
la compassion et l’égalité
sont tous deux nécessaires

reject the myths we were taught to believe
it’s time to deprogram ourselves
rejette les mythes qu’on nous a appris à croire
il est temps de nous déprogrammer

question stereotypes and traditions
follow no gods, no masters
remets en cause les stéréotypes et les traditions
ne suis ni dieux, ni maîtres

look at the root of racism, sexism, speciesism
and you’ll see, it’s all been fabricated to keep us apart
Regarde les racines du racisme, du sexisme, du spécisme
et tu verras, ils ont tous été fabriqués pour nous diviser

BREAK DOWN
THE BARRIERS
THAT ENSLAVE US ALL
RENVERSE
LES BARRIERES
QUI NOUS METTENT TOUS EN ESCLAVAGE



Interview: xAnchorx

13 août 2010

Voici une interview d’un groupe de hardcore de Suède: xAnchorx. Il n’est sans doute pas inutile de comprendre nos questions et les réponses faites par rapport à ce que nous disions hier sur la question des « sensibilités. »

Si le groupe précise dans sa présentation « We’re Vegan Straight edge. » et met en lien Earth First! ou encore un site pro-ALF, on peut facilement voir qu’on est ici dans une mentalité très « straight edge ’88. »

1.Peux-tu présenter ton groupe et ta musique ?

Yo, nous sommes ANCHOR, 5 potes jouant du hardcore/punk. Nous sommes basés à Göteborg, en Suède, mais dispersés dans tout le coin.

2.Vous êtes vegan straight edge. Comment ce mode de vie est-il connecté à votre musique ?

Honnêtement, cela ne l’est pas vraiment. Je n’ai jamais reconnu le « Vegan Straight Edge » comme mode de vie ou comme un mouvement à partir duquel faire quelque chose.

C’est juste une série de choix qu’une personne peut faire pour différentes raisons et je suis très content d’avoir moi-même fait ces choix, pour mes propres raisons.

J’ai été intéressé à la musique bien avant d’avoir entendu parler du végétarisme ou du Straight Edge. Je joue dans dans des groupes parce que j’aime la musique et que je ne peux pas vivre sans cela, pas pour mettre en avant un message ou un programme.

La plupart du temps, jouer du punk rock semble la pire idée qui soit si vous avez quelque chose à dire et que vous voulez que tout le monde vous écoute. C’est malgré tout bien, ce groupe est autant le vôtre que le nôtre, vous prenez ce que vous voulez.

3.Vous venez de Suède, où la culture vegan straight edge a été forte durant les années 1990… Quelle est la situation maintenant, et dans quelle mesure vous y sentez vous liés ?

Eh bien, à un moment se dire Straight Edge a été très à la mode et beaucoup de gens sont devenus végans également, mais pour la plupart d’entre eux cela n’a pas duré plus longtemps que quelques mois. C’est ainsi que cela se passe et cela sera toujours ainsi.

Ce genre de choses arrive par vagues. Vivre une vie sans drogues est quelque chose dont moi-même je suis vraiment satisfait, et dont je suis fier. Quiconque intéressé par en parler avec moi est la bienvenue. Je suis certain que nous aurons une discussion sympathique.

Toutefois, Straight Edge ce ne sont que deux mots, vous mettez dedans ce que vous voulez. Pour moi personnellement, revendiquer ce titre n’est pas très important. La plupart des gens que je rencontre dans la vie quotidienne n’ont de toutes manières pas d’idée quant à ce que c’est ou ce que cela signifie. C’est comment je me comporte et comment je traite les gens autour de moi qui compte.

4.Vous venez de Göteborg. Y a-t-il une scène hardcore, vegan, sxe ? Et comment estimez-vous l’influence du nord de la Suède, comme le hardcore d’Umea, le kängpunk?

Je dirais que Göteborg est l’endroit où il y a de l’action en ce moment. L’année dernière a été assez bonne selon moi. Des tonnes de choses sympas ont eu lieu et beaucoup de jeunes provenant d’autres villes en Suède ont eu ces moments ensemble. Je croise les doigts pour que nous puissions garder cela vivant.

Je dirais que la plupart des groupes locaux puisent une bien plus grande influence des groupes américains que des groupes suédois ou européens. C’est la même vieille histoire, je m’imagine. C’est dommage alors qu’il y a plein d’excellents groupes européens, et la Suède en particulier a un surprenant héritage de hardcore et de punk, mais, bon… Au moins, cela change un peu dans le bon sens.

5.Comment voyez-vous le futur de votre groupe, et de la culture vegan straight edge?

Nous n’avons pas vraiment de projets. Nous écrirons et enregistrerons un nouvel album et avec un peu de chance il sortira au début de l’année prochaine, et nous voulons retourner aux USA avant que l’année ne soit terminée. A part cela, tout est pareil.

Sensibilités Straight Edge…

12 août 2010

Le mouvement straight edge a connu plusieurs périodes de par sa liaison à la musique hardcore… périodes qui ont donné naissance à différentes sensibilités. Voici un petit aperçu général, que l’on peut bien entendu améliorer, mais qui est déjà pas mal parlant ! Etant Vegan Straight Edge, il est évident également que la figure vegan straight a le beau rôle…

Disons plus simplement qu’il s’agit d’une introduction des sensibilités que l’on peut rencontrer…

Le fan de hardcore des origines

Dans cette sensibilité (assez rare il faut dire), le straight edge n’est pas vraiment une identité. C’est ici un mode de vie positif faisant intégralement partie d’une scène à la fois hardcore et punk, et apprécié en tant que tel… par des gens pas forcément straight edge eux-mêmes!

Il y a une grande attention de portée aux premiers groupes américains de la fin des années 1970 et du début des années 1980 : ceux de Washington (Minor Threat, Government Issue, Teen Idles, State of Alert), de Boston (SSD, Negative FX) ou de Californie (Uniforme choice).

La figure de Ian McKaye, du groupe Minor Threat, est très respectée, et surtout son avis refusant que le terme de straight edge soit lié à des principes fixes, ou un mouvement. Ici, le straight edge, c’est une « bonne idée », pas forcément applicable, mais dans l’idéal…

Le coreux old school

Ici être straight edge est vue comme une attitude positive, bonne pour la santé et sympathique… et surtout personnelle. Il n’y a plus aucun lien culturel avec le punk et le principal centre d’intérêt est la musique.

Les techniques de danse hardcore sont particulièrement valorisées, et on considère grosso modo que le vrai hardcore est celui des années 1980, avec l’hégémonie de la vague des groupes straight edge de 1988, avec notamment les groupes Youth today et Gorilla Biscuits.

L’esprit est proche de la culture skater : bon enfant, anti-raciste, dans une démarche positive mais avec une méconnaissance assumée de la politique, la seule orientation valorisée étant le végétarisme. Le coreux old school dans sa version straight edge aime la musique et l’esprit, et selon lui… c’est déjà pas mal!

Le Vegan Straight Edge

Accordant une importance primordiale au véganisme, la sensibilité vegan straight edge est avant tout revendicative, et considère la musique comme une composante de sa culture, mais aussi comme un vecteur de ses idées (tout comme les groupes Earth Crisis, Refused…). Elle est ainsi (et se voit souvent) comme une posture punk réactualisée et avec un contenu idéal.

Trouvant finalement ainsi toujours quelque chose à redire (pas vegan / pas straight / pas contestataire / pas féministe, etc.) à la scène hardcore ou (uniquement) straight edge, cette sensibilité est très poreuse aux scènes alternatives (squatts, activisme vegan, écologie radicale, groupes anarchistes ou plus généralement d’extrême-gauche, scène « antifa »…).

Elle cultive donc sa particularité et sa démarche (vegan straight edge ? Vegan + Straight Edge ? Vegan Edge?), considérant qu’être vegan straight edge c’est plus construire un mouvement que réaliser une démarche individuelle…

Le mosheur

Le mosh est au hardcore ce que le pogo est au punk. Sauf qu’en plus d’être une danse purement individuelle, il y a en quelque sorte des figures imposées, demandant une souplesse certaine et présentant clairement un caractère violent.

Le straight edge se considère ici comme un simple élément de la communauté hardcore, dans l’esprit de sa version new yorkaise (dont les figures de proue sont les groupes Agnostic Front, Biohazard…) : du son lourd et très metal, beaucoup de muscles, et autant de tatouages. Il apprécie de ce fait tout autant le look des gangs latinos que le mode de vie hooligan européen ou l’attitude hip hop: ce qui compte c’est pour beaucoup la poussée d’adrénaline.

Le mosheur sait cependant qu’il est mal vu pour ses danses violentes et les poses virilistes, mais ne peut pas s’empêcher de céder à cette culture. Il oscille alors entre revendication assumée de sa mauvaise image et un mépris condescendant, et un esprit d’ouverture lui semblant finalement on ne peut plus conforme à l’esprit de la « communauté hardcore »…

L’ex-Hardline

Vegan straight edge issu de la culture des années 1990, l’ex-hardline conserve une sorte de nostalgie de l’époque où se profilait au sein du hardcore une culture hardline offensive et radicale, mettant à bas tout le système. Il raisonne directement en termes de mode de vie et est finalement un moraliste.

Très intellectuel il accorde une grande attention à ses envies de mettre en avant une attitude ferme et correcte. Mais très isolé voire déprimé, il a abandonné les rêves sociaux-révolutionnaires (chantés par des groupes comme Vegan Reich, Statement, Raid ou Purification) pour avoir une tendance certaine à se tourner vers certaines religions (Islam, bouddhisme, hindouisme, judaïsme).

L’ex-Hardline soutient donc une orientation alternative dans la scène hardcore, avec une grande ouverture au Do it Yourself, aux démarches de solidarité, au principe d’un retour « aux fondamentaux » du hardcore d’origine, etc. Un peu de spiritualité dans un monde de brutes!

Le raciste

Absent des concerts et de toute scène alternative où il sait qu’il se ferait rejeter brutalement, le raciste réduit l’attitude straight edge au respect de soi-même et de son corps, ce qu’il appelle la « santé. » Il pousse son raisonnement sectaire jusqu’au bout en s’imaginant faire partie d’une double élite : d’un côté une « race », une ethnie, etc. et de l’autre… les gens pensant comme lui, tant qu’à faire.

Prétendant refuser la « politique », le raciste ne cache pas pour autant sa fascination pour l’Allemagne nazie, au nom de sa quête d’une « communauté » idéale. C’est là son seul centre d’intérêt ; homophobe, anti-féministe et anti-américain, il ne connaît d’ailleurs rien à la culture historique straight edge, et elle ne l’intéresse pas.

Rejeté donc totalement par les scènes straight edge pour son nationalisme, le raciste tente alors de fédérer des gens comme lui, sous différents noms (hate edge, « hardline », hateline, etc.), mais toujours sous la seule bannière qui l’intéresse au fond: la violence, la violence et la violence (iconographie de pistolets, poings américains, anti-antifasciste, nationalisme, etc.).

Night of justice, Knight of justice…

11 août 2010

Interview du groupe Purification

30 juillet 2010

« Purification » est un groupe de musique vegan straight edge, dont le style est hardcore / metalcore. Il est l’un des groupes connus de la vague des groupes de ce style de la fin des années 1990, dans la lignée d’un groupe comme Earth Crisis.

Il est connu également pour ses positions radicales (voir ici nos traductions de leurs chansons Holy War et Living in an age of mass extinction). Ce qui n’empêche pas une démarche pédagogique, comme on le voit ici avec les quelques questions et réponses. A noter que ce groupe italien sera en concert dans la région parisienne le 2 août 2010.

1. Purification est un groupe de hardcore / metalcore connu pour son engagement dans la cause de la libération animale et de la libération de la Terre. Peux-tu nous parler de l’histoire du groupe?

Moi (Monster) et Maurizio, notre précédent chanteur, avons eu l’idée de monter un groupe de musique vegan sxe en 1995, mais comme nous étions occupés avec d’autres groupes à l’époque, nous n’avons commencé celui-ci qu’une année plus tard, à l’été 1996.

Nous avons enregistré une démo, appelée “Arkangel”, durant l’été 1996, et notre premier single durant l’hiver de la même année, qui est sorti aux Etats-Unis sur Catalyst Records et en Europe sur Surrounded Records (notre propre label).

Après notre single nous avons sorti un maxi avec sept chansons, un split CD avec un groupe anglais du nom d’Unborn et un album en tant que tel sur Uprising records.

Nous avons fait partie de plusieurs compilations vegan sxe et nous avons notre discographie sortie également au Japon et en Amérique latine. Je pense que la plupart de notre production est déjà vendu mais on peut toujours en trouver sur ebay.

Il y a une info complète à ce sujet ici, sur la page de biographie du site et sur la page consacrée à la discographie.

2. Dans le monde d’aujourd’hui, l’exploitation animale augmente chaque jour, et la « culture » qui va avec. Penses-tu qu’être vegan straight edge est la manière adéquate pour se rebeller contre cela – une sorte de processus de « purification » des valeurs d’oppression qui ont l’hégémonie ?

A mon sens, bien sûr que ça l’est ! Il est très important de réaliser qu’une rébellion commence tout d’abord en soi-même; changer son mode de vie, pour un mode de vie sans cruauté et sans drogues, est bien sûr bien plus intéressant, productif et révolutionnaire que causer de l’esclavage des animaux tout en continuant à manger de la viande.

Le premier pas dans la reconnaissance qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre société qui tue et exploite les animaux est de devenir végétarien, et pour être conscient et alerte par rapport à ce qui se passe autour de soi, et rendre les coups, il faut avoir un esprit clair, libre des faiblesses qu’amène l’addiction aux drogues et à l’alcool. Un esprit clair et un corps clair, voilà la solution!

3. Nous pensons que vegan straight edge, c’est une nouvelle culture. Ce n’est pas seulement être vegan et être straight edge. C’est comme une nouvelle identité positive, une ouverture à la Terre et aux animaux. Qu’en penses-tu ?

Eh bien, je ne dirais pas que le xVx est une « nouvelle » culture en raison du fait que cela existe depuis plusieurs années déjà. Je dirais [même] qu’il y a un besoin d’une certaine innovation et de gens jeunes, la jeune génération a besoin de sauter le pas et de prendre le contrôle.

Ce que je vois en fait ce sont plus des kids intéressés par la mode de tout le mouvement hardcore, au lieu des valeurs qui vont avec, à part dans certains endroits comme l’Amérique du Sud ou l’Est européen.

Le mouvement (ou la culture comme vous dites) a besoin de se libérer de l’erreur du passé, les gens Vegan Edge ne sont pas mieux que les autres, ils ont juste besoin d’être plus concernés et plus conscients du monde dans son ensemble, et d’amener le plus de gens possible à ouvrir les yeux et de voir la vérité sur la réalité dans laquelle nous vivons.

Une société végane est pour sûr quelque chose d’utopique, mais une personne qui fait un effort et remplace la viande par le soja fréquemment, ou qui abandonne la viande, ou qui devient végétarien, c’est déjà un bonne avancée vers un monde avec plus de compassion.

4. En Russie et en Allemagne, il y a des gens qui se prétendent « hardline » et son en fait des gens « straight edge » qui se moquent des animaux et de la planète, et ne parlent de « pureté » que pour promouvoir un mode de vie raciste et ethno-différentialiste. Qu’en penses-tu ?

Cela est extrêmement ennuyeux et faux pour plein de raisons, tout d’abord parce que le mouvement Hardline (avec tous ses bons et mauvais aspects) a toujours été anti-raciste.

L’utilisation du mouvement Straight Edge pour soutenir des idées racistes est également inacceptable. Le Straight Edge en général devrait être acceptation et essayer d’avoir le plus de gens possible impliqués, au lieu de séparer ou de juste suivre une direction plein d’ignorance.

Un second point, selon moi, est que le SxE doit toujours aller avec le végétarisme, être Drug Free est le début du chemin, si on ne se libère pas soi-même de la cruauté ou si l’on s’en moque, le SxE n’amènera que peu de choses.

Au moins en ce qui me concerne, se respecter devrait logiquement amener au respect de la Terre et des animaux, quitter la vision anthropo-centrique du monde avec laquelle on a l’habitude de vivre.

5. Comment vois-tu le futur de la culture vegan straight edge?

Pour être honnête, je ne vois pas un futur lumineux en Europe, à moins que les jeunes commencent à s’intéresser de nouveau à cela et commencent à assumer des responsabilités à ce sujet. Le fait est que je peux à peine nommer quelques nouveaux groupes Vegan Edge et que nous nous référions toujours aux anciens groupes quand on en parle est assez révélateur. Avec Purification, nous voulons simplement aider des jeunes à de nouveau aller dans le Vegan Edge, afin qu’ils puissent commencer leurs propres groupes et qu’il y ait une rénovation.

Interview de Gabriel Kuhn, auteur de « Sober Living for the Revolution: Hardcore Punk, Straight Edge, and Radical Politics »

19 juillet 2010

Voici une interview de Gabriel Kuhn, qui a publié un ouvrage sur le Straight Edge, ouvrage où il donne la parole à plusieurs acteurs et actrices de ce qu’on peut appeler la scène straight edge.

Il donne ici son point de vue au sujet de nombreuses questions, un point de vue progressiste bien entendu, mais différent du nôtre car nous tenons énormément aux définitions, et refusons de relativiser le mode de vie vegan straight edge (qui forme pour nous un tout indissociable).

Tu es le rédacteur de Sober Living for the Revolution: Hardcore Punk, Straight Edge, and Radical Politics [Une vie sobre pour la révolution: punk hardcore, straight edge et politiques radicales]. De quoi cet ouvrage parle-t-il?

A la base, cela consiste à retracer l’histoire des rapports entre straight edge et politiques radicales – par cela je veux dire des politiques progressistes, anti-autoritaires, égalitaires.

Le Straight edge est souvent associé au dogmatisme, au moralisme, à la satisfaction de soi, et au puritanisme. Malheureusement, certaines personnes se considérant straight edge ont donné raison à cela, même s’il y a eu une exagération grossière de l’ampleur de ces attitudes comme étant caractéristiques de la scène straight edge.

En même temps, il est vrai qu’il y a eu des sections largement « apolitiques » dans le mouvement, qui ont montré peu de résistance à ces tendances, ce qui leur a permis de fleurir et de malheureusement attirer une certaine attention.

Cependant, il y a également toujours eu des individus, des groupes, et des scènes entières – comme en Israel, au Portugal, ou en Suède – pour qui semblait très naturel l’union entre straight edge et politiques radicales; et c’est cette histoire que j’ai essayé de documenter dans cet ouvrage, en recueillant des interviews et des essais de différents artistes et activistes straight edge radicaux.


Comment en-es tu arrivé à ce thème? Es-tu straight edge toi-même?

Oui, je suis straight edge depuis plus de vingt ans.

Le straight edge signifie beaucoup pour moi. J’ai grandi dans une petite ville de l’ouest de l’Autriche, dans un environnement où les jeunes, les garçons en particulier, sont considérés comme devant commencer à boire quand ils ont treize ou quatorze ans.

J’étais le seul dans ma ville à rejeter cela, à part pour les jeunes de familles chrétiennes vraiment conservatrices, que je ne fréquentais pas non plus.

Il y avait ainsi un sens de l’isolement et j’ai constamment dû défendre mon choix de ne pas boire et, par la suite, de ne pas consommer d’autres drogues.

Découvrir le straight edge a été l’une des découvertes les plus excitantes de ma vie: non seulement cela signifiait qu’il y avait ailleurs d’autres jeunes comme moi – des jeunes dans la musique et la culture undergrounds, sans pour autant être intéressés par les drogues – mais cela signifiait aussi qu’il y avait un mouvement en tant que tel correspondant à mes choix et mes idées.

En d’autres termes, il y avait une collectivité avec lequel je pouvais m’identifier!

Le problème a été que, quand je me suis finalement rapproché au plus près des scènes straight edge – en 1994, quand j’ai déménagé aux USA – j’ai été terriblement déçu, parce que certaines politiques semblaient tellement déraillées.

Vous devez vous rappeler que c’est à cette époque que le mouvement hardline était vraiment fort, et qu’il y avait encore une domination masculine de la scène très prononcée.

A partir de cela j’ai eu un rapport hautement ambigu avec le straight edge: cela signifiait beaucoup pour moi, et je voulais en faire partie – pour autant je ne me sentais pas lié à beaucoup de tendances dans le mouvement.

Je pense que c’est cette ambiguïté qui m’a donné l’idée de ce livre: je voulais documenter les éléments de l’histoire straight edge avec lesquels je pouvais m’identifier; les éléments qui, pour moi, personnellement, font du straight edge la chose la plus inspirante et la plus belle.

Comment vois-tu l’évolution du mouvement straight edge?

Je pense que le straight edge s’est développé dans de multiples directions, ce qui est bien, même si je peux faire sans les éléments conservateurs.

Les dix dernières années en particulier ont amené une véritable diversité, dans le domaine musical aussi. Le straight edge n’est plus relié au style Youth Crew des années 1980, ou le metalcore des années 1990 – aujourd’hui il y a de nombreux concerts acoustiques straight edge, des groupes straight edge de Power Violence et tout ce qu’il y a entre les deux.

Il y a également différentes définitions du straight edge – les thèmes les plus controversés étant le véganisme, la sexualité, et la compréhension exacte des drogues – et il y a différentes adaptations politiques, allant de groupes straight edge anarchistes à des groupes néo-fascistes.

Comme je l’ai dit, je peux faire sans les éléments conservateurs, mais pour le reste la diversité est bonne, cela enrichit et stimule.

Nous pensons que le straight edge est une forme de désengagement, de refus des valeurs hégémoniques. Ainsi, c’est lié à l’engagement social, contre toute oppression, et donc ainsi au véganisme. Comment vois-tu cela et comment penses-tu que les straight edge voient cela?

J’apprécie la notion de désengagement. Je pense que cela décrit très bien l’une des dimensions politiques du straight edge.

Comme vous dites, il y a un rejet des valeurs et normes hégémoniques. Ainsi, si vous êtes opposés au système politique et économique qui produit ces valeurs et ces normes, être straight edge marque une opposition à cela.

Toutefois, la direction politique que cela prend n’est pas nécessairement clair de prime abord. Les fascistes rejettent le système actuel aussi, donc une simple attitude d’opposition n’est pas suffisante pour revendiquer le straight edge pour des politiques de gauche ou radicales.

Je ne pense pas qu’il y ait une connexion automatique entre le désengagement et l’engagement social ou la lutte contre l’oppression.

Quelque chose doit être ajouté pour permettre au straight edge d’aller dans ce sens: la conscience sociale et politique, un engagement pour un monde juste et égalitaire, l’empathie et l’affection.

Pour certains, le véganisme sera un choix évidemment à faire; d’autres peuvent peut-être faire d’autres choix concernant leur alimentation. Je ne pense pas que cela soit décisif en soi.

Ce qui est décisif est que l’on lutte pour un monde meilleur pour tous et que l’on s’engage dans un dialogique respectueux et de camaraderie avec les autres voulant la même chose.

Aucun individu n’a à lui tout seul les réponses concernant la question de savoir quelles formes exactes de comportement ou de conduite nous amènera à ce but – mais un effort commun nous guidera dans la bonne direction.

Et ce qui s’applique au véganisme s’applique au straight edge également: pour certains ce sera un élément important de ce périple, pour d’autres cela ne le sera pas. Certaines personnes peuvent considérer comme prioritaires d’autres formes de désengagement.

Après tout, le désengagement complet est difficilement possible dans un monde dominé par les États nations et le capital. Finalement, c’est la solidarité et le soutien mutuel qui compte. Pour nous, personnes straight edge, cela signifie prouver notre capacité à contribuer à cette lutte de manières positives et constructives.

C’est ainsi que je vois cela. Comment est-ce que les straight edge voient cela? Je ne suis pas certain. Je suppose que certains voient cela de manière similaire, mais il y a beaucoup de différentes manières de comprendre le straight edge, y compris ceux qui rejettent tout lien avec la politique. Comme je l’ai dit auparavant, il y a beaucoup de diversité.


Ces dernières années, certains mouvements d’extrême-droite, en particulier en Russie et en Allemagne, tentent d’intégrer la culture straight edge dans leurs modèles idéologiques. En France ces derniers mois, certains essaient de suivre ce modèle. Que peux-tu nous dire au sujet de cette tendance faisant du straight edge un social-darwinisme?

Dans sa définition de base, le straight edge n’a pas de contenu politique clair – il est seulement indiqué un refus des drogues. Les connotations politiques du straight edge viennent du contexte dans lequel il apparaît et des idées et notions auxquelles c’est relié.

Il est facile pour l’extrême-droite de prétendre au straight edge: tout ce qu’il suffit de faire est de transformer le straight edge en idéologie (plutôt qu’en choix personnel). Alors il est possible de prétendre être « meilleur », « plus avancé », ou « supérieur » que d’autres personnes.

C’est le premier pas vers le fascisme. Possiblement, le second pas est de relier ces sentiments à la notion de « santé. »

Si être straight edge peut certainement contribuer à la santé personnelle, une notion politique de « santé » est très dangereuse et a été utilisé par tous les mouvements fascistes – il suffit d’étudier leur langage, les fascistes ont toujours parlé de « maladie », de « plaies », ou bien de « pourriture » en faisant référence aux gens et aux communautés qu’ils voyaient comme inférieurs.

Le troisième moment, le troisième pas – et c’est là qu’on en arrive aux adaptations straight edge de type fasciste et néo-nazi de manière explicite – est quand on relie la notion de « santé » à celle de « race » ou de « nation » qu’il faudrait « défendre » ou « préserver » ou quoi que ce soit de ce genre.

Peut-être peut-on parler ici d’un danger d’extrême-droite en trois niveaux: 1. la satisfaction de soi (« je suis meilleur que toi »); 2. le social-darwinisme (« je suis en meilleure santé que toi et je te survivrai »); 3. le nationalisme / racisme catégorique (« nous sommes meilleurs que vous et nous devons maintenir notre pureté »).

Je pense que ce que nous avons vu ces dernières années en Russie et en Allemagne – et maintenant apparemment également en France, toutefois je ne sais pas grand chose à ce sujet – est la troisième étape, qui est articulé de plus en plus clairement.

Les deux premiers moments, pour être honnête, hantent le straight edge depuis longtemps.


Comment résister à ces développements?

Je pense qu’il y a peu d’intérêt à polémiquer sur ce que le straight edge doit “vraiment” être, ou bien à dénoncer les adaptations d’extrême-droite comme des « distorsions » du straight edge.

Les personnes d’extrême-droite qui sont straight edge ont clairement leurs propres définitions et il n’y a pas d’autorité supérieure pour décider ce qui est juste et ce qui est faux.

Finalement, nous nous épuiserions en nous jetant des définitions à la tête. Je pense qu’il est plus important de faire en sorte que nos idées soient aussi présentes que possibles dans la scène, et de faire en sorte qu’elles soient convaincantes pour les gens de la scène.

Nous gagnerons les jeunes en étant accueillant, plein de compassion, et compréhensif. Ce sont des valeurs fortes – tout ce qu’a l’autre camp, c’est la haine.

Oui, mais la haine est quelque chose de très important. Nous haïssons l’oppression et l’exploitation. Et, concernant les trois points dont tu parles plus haut, nous ne sommes pas d’accord avec le premier point. Car oui nous considérons que le mode de vie vegan straight edge est supérieur aux autres mode de vie.

Serais-tu d’accord pour dire que dans ta volonté de ne pas avoir de définitions précises et ta valorisation de la spontanéité, tu es favorable à une vision anarchiste ? Et comme quoi pour toi, Vegan et Straight Edge ne vont pas nécessairement de pair ?

Il est bien sûr important d’avoir des sentiments forts quant aux terribles conséquences de l’oppression et de l’exploitation. Si vous voulez appeler cela de la « haine », pas de souci. Mais ce que vous haïssez en ce cas c’est un système, et vous le haïssez parce que vous voulez que les gens – tous les gens, je pense – soient heureux.

Les gens à l’extrême-droite, de l’autre côté, haïssent les gens et c’est au centre de leur idéologie. Pour moi, il y a là une différence cruciale, c’est cela que je veux dire.

En ce qui concerne la supériorité du [mode de vie] vegan straight edge, je pense que cela dépend ce que vous entendez par là.

Si vous pensez que c’est la meilleure manière de contribuer à ce qu’il y ait le moins de cruauté possible dans vos vies personnelles, je ne vois pas de raison particulière de discuter de cela – même si j’aimerais souligner qu’être vegan straight edge ne suffit pas en soi pour ne pas être un trou du cul.

Comme je l’ai dit, si vous voulez réaliser un exemple vraiment convaincant en faveur d’un mode de vie « sans cruauté » ou « plein de compassion », l’éthique vegan straight edge doit être reliée à une conscience politique générale.

Par rapport à cela, la revendication comme quoi être vegan straight edge constitute un mode de vie supérieur peut poser des soucis si vous voulez réellement en faire une norme universelle.

Je veux dire par là, si nous allons à un village de pêcheurs au Sénégal et nous expliquons aux gens que leur mode de vie est inférieur au nôtre, alors notre éthique vegan straight edge peut facilement devenir cynique et insultante.

C’est pourquoi je n’aime pas parler du [mode de vie] vegan straight edge comme étant quelque chose de « supérieur. »

Je pense que le [mode de vie] vegan straight edge, en tant que pratique politique, donne beaucoup de sens dans certains contextes et dans certaines circonstances – mais nous ne devons jamais oublier que des milliards de gens ne partagent pas nos contextes et nos circonstances, et ainsi d’autres choses auront davantage de sens pour elles.

La vie est diverse, complexe et compliquée, et il n’est pas seulement important d’en avoir conscience, c’est aussi ce qui rend la vie excitante. Et c’est certainement une des raisons pour lesquelles je n’aime pas discuter des définitions.

Les définitions nous aident à aborder la complexité de la vie – il s’agit d’outils, mais qui ne contiennent pas de vérité. C’est pourquoi je pense qu’il est d’habitude oiseux de polémiquer à leur sujet.

On ne gagne pas le coeur des gens en définissant les choses – on les gagne en montrant l’exemple d’une vie plus joyeuse. Est-ce que cette pensée fait de moi un anarchiste ? Peut-être – si cela correspond à votre définition de l’anarchisme…

En ce qui concerne le rapport entre le véganisme et le straight edge, peut-être que cela aider à illustrer mon point de vue au sujet des définitions revenant à des outils : pour moi, les deux ne sont pas nécessairement connectés, parce que je définis le straight edge comme l’abstinence de drogues / d’intoxicants, et les gens peuvent s’abstenir de drogues / d’intoxicants sans être vegan.

Par conséquence, suivant la définition du straight edge que j’emploie, il n’y a pas de connexion nécessaire. Si vous avez une définition différence, votre conclusion est également possiblement une autre.

Cela peut être très amusant de discuter de ces choses, mais nous n’arriverons pas au point où l’un de nous a prouvé le caractère juste ou erroné d’un avis – et je ne pense pas non plus que cela compte.

Comment vois-tu le futur du mouvement straight edge?

Pour commencer, je suis convaincu qu’il va continuer. Il a survécu pendant trente ans, ce qui signifie qu’il a passé l’épreuve du temps. La plupart des jeunes straight edges n’étaient même pas nés quand Ian MacKaye a écrit la chanson « Straight Edge » en 1980. Les mouvements qui tiennent aussi longtemps assurent d’habitude une continuité.

Ce que le futur apportera? Encore plus de diversité, je pense – et j’espère encore plus d’expressions radicales. Je suis optimiste. Je pense qu’il existe à la fois un intérêt croissant pour la sobriété dans les cercles radicaux, et un intérêt continu pour les idées radicales parmi beaucoup de jeunes straight edge. C’est prometteur.


Quel est le meilleur moyen d’acheter le livre? Peux-tu nous parler de l’éditeur?

Le meilleur moyen d’acheter le livre est de le commander ou bien directement du site internet de PM Press (www.pmpress.org) ou bien depuis une librairie ou un distributeur indépendant. De cette manière, l’argent reste dans notre communauté et ira à d’importants projets politiques.

PM Press a été fondé il y a quelques années et a publié une remarquable série de livres, de DVD et de CD depuis le début de son existence, il y a peu de temps. On y retrouve quelques personnes impliquées qui ont de profondes racines dans la communauté punk hardcore, ce qui a certainement aidé à réunir des soutiens pour ce projet. Si vous voulez une meilleure idée des titres qu’ils publient, le meilleur est de parcourir leur site web.

Vivisection au service de médicaments jouant le rôle de drogues?!

12 juillet 2010

L’alcool et les drogues ont du succès dans notre société pour deux raisons : il s’agit d’abord d’une échappatoire, d’un moyen de brûler le temps, d’une tentative paradoxale de s’oxygéner.

Et ensuite il s’agit d’un moyen de se désinhiber. Cela, tout le monde le sait plus ou moins. Faut-il donc pour « découvrir » cela torturer des rats ?

C’est apparemment le point de vue d’un chercheur canadien, James Pfaus, qui travaille dans le domaine de la neurobiologie comportementale à Montréal.

Voici les propos de ce chercheur, qui est à la fois fier de travailler pour Palatin Technologies, Roche et Pfizer, et de jouer dans un groupe « punk »…

«Nous avons été surpris de constater que des drogues aussi différentes que l’alcool et la cocaïne ont un effet similaire sur les inhibitions», explique James Pfaus, spécialiste de la psychologie, qui a publié ses travaux dans la revue Hormones and Behavior.

«D’habitude, les études se penchent sur l’impact des drogues sur les activités sexuelles normales. Habituellement, il y a des problèmes généralisés, sauf dans le cas de la cocaïne et de la caféine, qui provoquent une augmentation de l’éjaculation. Nous avons réussi à faire un modèle animal pour les inhibitions, qui montre pourquoi plusieurs personnes aiment s’intoxiquer pour plaire.»

Le professeur Pfaus a étudié des rats dont les femelles avaient été castrées et, donc, n’avaient plus de désir sexuel. «Quand les mâles les approchaient, ils recevaient une raclée parce que la femelle devenait agressive. Ils apprenaient donc à n’approcher que les femelles réceptives, notamment celles qui courbaient le dos pour faciliter la pénétration, une posture appelée lordose. Ils avaient des inhibitions, comme les humains.

L’alcool et les drogues les désinhibaient et ils se remettaient à s’intéresser aux femelles qui ne répondaient pas à leurs avances.» La quantité d’alcool nécessaire pour désinhiber les rats équivalait à environ deux verres de vin pour un humain, selon M. Pfaus.

Cet effet inattendu montre qu’il existe un circuit cérébral lié au désir et à l’inhibition qui est distinct du mécanisme principal d’action des drogues, qui diffère selon les substances. Il explique aussi pourquoi l’alcool et les drogues augmentent les probabilités de pratiques sexuelles risquées, comme d’avoir des relations non protégées.

«Je pense que les gens qui sont davantage inhibés propagent le mythe des vertus aphrodisiaques de l’alcool et des drogues. Je ne parle pas seulement des gens coincés. Ceux qui ont une sexualité débridée ou qui aiment le risque se heurtent souvent à des inhibitions qui ne sont pas nécessairement négatives, par exemple le fait de mettre un préservatif avec un inconnu.»

Les propos de ce chercheur sont absolument ridicules. L’aspect principal n’est pas la question de l’inhibition, mais le fait que les drogues et l’alcool ont un impact négatif sur le corps, et donc l’esprit.

Voilà pourquoi les rats ont eu un comportement différent, et allaient de nouveau vers les rattes stérilisées, qui ont du être bien traumatisées elles aussi par cette sinistre expérience. Ce chercheur n’a ni plus ni moins qu’orchestré des viols !

Mais il ne faut pas s’étonner du caractère barbare de ce genre de prétendus « chercheurs. » En effet, il est évident que la société humaine et la société des rats est différente ! Quand on s’intéresse à la psychologie, on s’oriente vers la sociologie, l’étude des classes sociales, des valeurs sociales et culturelles, des idéologies…

Quel rapport alors avec l’alcool et les drogues ?

En fait, cela rejoint notre mise en avant de l’aspect straight edge du mode de vie vegan straight edge.

Car ce chercheur travaille pour les grandes entreprises, pour créer des produits comme le viagra, mais pour des gens ayant des blocages non pas physiologiques, mais psychologiques.

On voit ici donc que ce chercheur pratique la vivisection (voir ici une petite liste de ses compte-rendus à ce sujet)… afin que produire des « médicaments » dont les effets sont similaires…

Cela au lieu de chercher à vivre différemment, d’une manière positive!

L’Afrique et le véganisme: une question d’avenir

8 juillet 2010

A LTD, nous comprenons le véganisme comme une question mondiale, à l’heure où l’humanité généralise un mode de vie destructeur.

Il y a donc tout lieu de s’intéresser au développement du véganisme dans les autres pays, et plus particulièrement aux pays qui ces vingt dernières années connaissent une industrialisation accélérée en raison de l’agro-business.

Cela est vrai en Amérique latine, d’où la vague en faveur de la libération animale et de la libération de la Terre. Mais cela est vrai aussi en Afrique. Voici une interview d’un afro-américain – on utilise le terme d’afrikan en anglais pour souligner la dimension politique et culturelle – qui se consacre justement à comprendre la situation du véganisme en Afrique.

Son blog s’appelle Afrikan Raw Talk, et l’interview, avec ses réponses à nos questions, peut être lue en anglais sur son site.

1.De quoi parle ton site?

« Afrikan Raw Vegan Talk »[Discussion vegan crudivore afrikaine] tente de montrer qu’il existe des vegans noirs, y compris et en particulier des vegans crudivores noirs, qu’ils deviennent visibles, et ont des expériences et des succès pertinents en tant que vegans dans le monde africain, tant sur le continent que dans la diaspora.

Le site cherche aussi à rendre concret et à documenter le fait qu’être africain et vegan est une composante critique et progressiste de notre lutte pour la libération et du désir d’humaniser notre existence tout en chérissant notre planète unique et délicate.

2.Comment en es-tu arrivé à faire ce site?

Je suis vegan depuis onze années désormais, et quand j’ai commencé à faire ce site au début de 2008, je voulais voir davantage de présence vegan noire, davantage de commentaires vegans noirs sur Internet, et plus particulièrement à partir de la perspective de vegans de couleurs expérimentés sur le long terme, sûr d’eux-mêmes et déterminés.

Pas seulement des journaux intimes sous forme de blog de vegans de 30 jours à l’essai, en train d’essayer de perdre du poids, même si cela peut être important aussi.

Ce blog représente une perspective anti-impérialiste, anti-capitaliste, anti-suprématie blanche, humaniste, activiste, radicalement pour l’environnement, pan-africaine, afro-centée et tiers-mondiste, qui est hardcore, straight edge et présent dans la scène depuis longtemps.

C’est un véganisme tiers-mondiste qui est très engagé dans la société selon la perspective comme quoi la révolution est nécessaire, et comme quoi le véganisme est une composante, libératrice et donnant de la force, de la transformation humaine nécessaire pour la survie et pour le progrès des espèces primates.


3.Comment vois-tu la culture qui s’est développée en Afrique noire comme étant liée au véganisme?

Je ne suis pas en pratique un archéologue ou un anthropologue spécialisé en ce domaine, mais beaucoup de preuves historiques et d’anecdotes présentent une partie des Kemet, également connus comme les anciens Egyptiens, comme végétariens.

En général, les diètes de l’époque pré-coloniale se fondaient sur les aliments complets, qu’il y ait ou non de la viande. Et les modes de vie pré-coloniaux de nombreuses zones de l’Afrique noire étaient considérées par les anthropologues occidentaux de l’époque (le milieu du 19ème siècle) comme parmi les meilleurs pour la santé de par le monde.

Maintenant, notre espérance de vie et notre qualité de vie sont les plus courtes et les plus misérables, largement en raison du néo-colonialisme, du néo-libéralisme et de la domination par des gouvernements criminels.

Nous sommes dépendants de l’aide, et le régime foncier en Afrique est dans un état de crise perpétuelle, alors que l’agro-business choisit en priorité le cacao, le café et les fleurs, au lieu de la nourriture.

Nous vendons même d’immenses hectares de terre à des pays étrangers, afin qu’ils produisent de la nourriture pour leurs propres populations !

Le pastoralisme animal est un autre problème, détruisant la végétation sur de vastes zones de terre, accélérant la désertification. Si sur toute cette terre poussaient des fruits et des légumes, beaucoup de nos problèmes de sécurité alimentaires et nutritionnels pourraient commencer à être résolus.

Et toutes ces tendances exacerbent grandement les inégalités de genre alors que les femmes luttent pour organiser des jardins pour la cuisine, afin de nourrir les familles, et tendent ainsi à en rester au travail crucial mais totalement impayé de reproduire la force de travail.

Alors que les hommes, eux, tendent à se focaliser sur les cultures servant le profit, et reçoivent pour aller en ce sens, de manière préférentielle, de l’outillage et des fonds des gouvernements, des multinationales et de certaines ONG.

Dans l’ensemble, la transition vers le véganisme en Afrique diminuera la malnutrition, augmentera les niveaux de production, élèvera le niveau d’auto-suffisance et, je pense, réduira les tendances au conflit et à l’agression inutile.

En termes de politique alimentaire, nous pouvons faire pousser tellement de nos propres fruits et légumes frais, de manière biologique et durable, si nous nous concentrons sur ce but aux niveaux continental et local.

En termes de revenus pour la société, je pense que le véganisme améliore la tolérance sociale, le bien-être physique, qu’il réduit le stress, fait que le cerveau fonctionne de manière plus efficace, améliore l’immunité et réduit les maladies, réduit les niveaux de cancer, etc.

Enfin, dans une société végane, les gens deviendront davantage coopératifs et conscients de l’intendance correcte de la terre, et de la responsabilité au niveau de la société, et de la cohésion.

Le véganisme en Afrique sera probablement encore bien plus révolutionnaire que cela.


4.En France, nous avons des gens d’origine africaine, et ils sont d’une manière ou d’une autre liés culturellement à l’Afrique.
Mais si les plus âgés ont souvent un point de vue très sage, un point de vue très critique, qui souligne que la justice prévaudra nécessairement même s’il faut du temps pour cela, les jeunes sont relativement éloignés du véganisme et d’un point de vue critique par rapport à ce qu’on peut appeler Babylone. Que penses-tu de cela?

J’ai foi en la jeunesse. J’ai 26 ans. Je suis encore considéré comme jeune. Je dirais presque que j’ai davantage foi dans la jeunesse que dans la vieille génération, qui sur beaucoup de points a échoué et nous a déçu, échouant à réaliser les promesses du panafricanisme ou les droits civiques.

Ce sont les jeunes qui deviennent végans, qui deviennent des penseurs critiques, qui remettent en question les anciennes conceptions, et disposent de manière correcte des traditions inutiles qui n’ont pas de valeurs ni de sens.

Je n’ai pas un respect inné pour la tradition, personnellement je dis qu’il faut choisir la raison plutôt que les conventions.

Babylone ce n’est pas que la société suprémaciste blanche et capitaliste, c’est aussi des traditions et des tendances anti-humaines, qui divisent, anti-intellectuelles, réactionnaires, autoritaires, homophobes, misogynes et stupides, en Afrique et dans le monde noir.

Beaucoup de jeunes noirs sont perdus, beaucoup de jeunes ont perdu l’espoir, en raison des échecs de la société qui les amènent à rechercher ce dont ils ont besoin sur le dos des autres. La haine de soi, l’ignorance et la pauvreté à la base des vies des jeunes amène à beaucoup de pauvres résultats, qui ne sont que trop visibles.

Moins visible est la jeunesse visionnaire, la jeunesse révolutionnaire, la jeunesse organisée qui construit l’art, qui construit des armées de sagesse et de changement.

Mais je pense que la jeunesse visionnaire tient les rênes du futur et se confrontera courageusement aux immenses défis du présent et du futur proche, qui sont surtout donnés à nous par nos parents et grand-parents souvent avides, obstinés et inconscients.

5.En France, lorsque nous pensons à la position afrikaine [afro-américaine] révolutionnaire en Amérique du Nord, nous pensons à Move ou Dead Prez. Néanmoins, nous avons une critique : il semble que la perspective d’une vie sans poison est l’aspect central, pas vraiment la nature, les animaux, la Terre. Que répondrais-tu à cela?

Pour les Africains, il y a peu de temps pour se focaliser sur la libération animale seulement. Cela n’a pas de sens, quand les humains sont dans une telle misère.

Quelqu’un comme moi ne pourrait jamais se placer dans la scène blanche pour la libération animale, parce qu’ils agissent comme si c’était le problème central de l’injustice dans le monde, ce qui est dans ma perspective à la fois absurde et ridicule.

Les gens opprimés commencent à partir de la perspective de leur propre oppression. Bien entendu, tout le reste est inclus lorsque nous considérons les épouvantables tendances humaines qui amènent à toutes sortes d’exploitation.

L’agression, l’avidité, l’ignorance, la violence, la domination… s’appliquent à créer des hiérarchies et l’exploitation parmi les humains et entre les humains et les animaux.

Mais quelqu’un comme moi et je pense Dead Prez ou l’organisation MOVE considère comme une urgence de se focaliser sur les problèmes humains, et ne peuvent pas, avec bonne conscience, se focaliser sur la libération animale seulement.

Seule une personne très privilégiée peut se permettre de se focaliser sur la libération animale seulement, et ainsi pour beaucoup de gens de la position africaine révolutionnaire en Amérique du Nord, ce genre de chose reste extérieur, et cela me semble juste.

Nous n’avons pas le luxe de pouvoir nous focaliser sur une seule question, en particulier une qui est tangente pour notre propre souffrance et notre propre oppression en tant qu’êtres vivants noirs. Tout doit être inclus – libération humaine, libération de la Terre, libération non-humaine.

6.Tu soulignes l’importance de la nourriture crue. Peux-tu nous en parler?

L’alimentation végane crue est pour moi ce qu’il faut pour la santé. Dans une large mesure, cela libère une personne d’avoir à faire face aux maladies, à l’inquiétude concernant sa santé. Je n’ai pas été ne serait-ce que légèrement malade en de nombreuses années.

Aux USA, en particulier parmi les gens africains, la maladie est pratiquement un thème central dans la vie, que ce soit l’obésité, le cancer, le diabète, la congestion cérébrale, les infarctus, l’impotence, le stress, etc.

Le véganisme crudivore, en particulier le véganisme crudivore faible en gras qui consiste surtout en des fruits frais et en des légumes verts, est pratiquable, aisé sur le plan matériel en termes financier, et créatif.

Et il exige de la discipline et de la cohérence, des tendances dont nous avons besoin en tant que personnes se considérant comme révolutionnaires.

Le véganisme crudivore est à la fois extrêmement bon pour la santé, et amène également les gens à devenir plus hardcore et plus sérieux quant à la vie et le travail. Le véganisme crudivore c’est une santé vigoureuse et une mentalité sans compromis.

7.L’Afrique est un continent en attente de la révolution. Penses-tu que le véganisme est la clef pour cela?

Oui. Le véganisme est partout potentiellement une composante importante de la révolution, et nous avons besoin de la révolution partout dans le monde.

Nous avons besoin d’esprits guerriers vegans qui ont une vue globale au sujet de comment les humains coexistent dans le monde avec les autres êtres vivants, tout en corrigeant les contradictions sociales dans la société humaine.

Une société plus humaine émergera avec le véganisme en arrière-plan, dans et après la révolution. Et également une société avec une santé meilleure, plus juste, et durable.

Vegan… Straight Edge !!!

14 juin 2010

Brutalité anti-animaux et anti-humains, et le sens d’être vegan straight edge

14 juin 2010

Souvent on doit entendre le mauvais refrain comme quoi quand on aime les animaux, on aime pas les humains. Voici deux informations toutes récentes permettant d’établir que ce n’est pas du tout vrai.

La première information, ce sont les révélations concernant la corruption au sein de la Commission baleinière internationale. La seconde consiste en une analyse sur le rapport entre la violence contre les animaux et la brutalité sociale.

Le fait qu’il y ait une corruption au sein de la Commission baleinière internationale est très révélateur des mentalités esclavagistes qui règnent dans le camp des anti-animaux. En effet, ont été proposés à des représentants de différents pays de l’argent ainsi que des prostituées.

Selon le Sunday Times du 13 juin, l’Etat japonais a en effet employé ce genre de moyen : des aides d’Etat ont été fournies, ainsi que de l’argent en liquide, ont été donnés à des représentants pour qu’ils soutiennent la non interdiction de la chasse à la baleine, le tout accompagné d’invitations officielles au Japon tout frais payé, avec mise à disposition de prostituées.

Chaque jour que se tenait le congrès de la Commission baleinière internationale, le représentant de la Guinée touchait au minimum 1.000 dollars par jour, avec une voiture de service à disposition…

On ne s’étonnera pas que les représentants corrompus viennent du tiers-monde : les pays riches achètent des gens tentant de joindre les deux bouts, afin de mettre en place leur propre exploitation à l’échelle du monde.

On ne s’étonnera pas non plus que le Japon paie des « scientifiques » pour expliquer que les baleines mangeraient des poissons, et ce d’une quantité phénoménale (soit disant 6 fois plus que la pêche mondiale).

Ces mêmes « scientifiques » expliquent que les baleines meurent rapidement, alors qu’en réalité elles mettent au minimum 14 minutes, mais plutôt plusieurs heures en fonction du harponnage…

Quand on pense que seulement 5% des personnes au Japon mangent de la baleine, on voit bien que ceux qui n’aiment pas les animaux, ici les baleines, n’aiment pas les humains : ils pratiquent la corruption, et ne défendent que leurs intérêts, certainement pas ceux des Japonais « en général. »

Il est important de le dire car défendre Gaïa n’est certainement pas une question « nationale », c’est une question touchant l’humanité entière, dans son rapport avec les animaux.

Son rapport avec les animaux, qui est un rapport social.

Aux États-Unis, où la violence sociale est énorme, on s’aperçoit de plus en plus que la cruauté contre les animaux est une composante culturelle des actes barbares.

Ce qui est logique : quelqu’un de déphasé dans la société, quelqu’un de perdu socialement, a perdu tout contact avec la nature et vit avec les valeurs urbaines de concurrence.

Ainsi Jeffrey Dahmer, le « le cannibale de Milwaukee » nécrophile qui a tué 17 personnes, avait un rapport aliéné aux animaux : ils les « palpait » au lieu de les caressait, puis il disséquait les animaux morts et finalement mettait des têtes de chiens et de chats sur des piques…

Ted Bundy, le « tueur de femmes » ayant fait entre 25 et 35 victimes, regardait enfant comment son grand-père torturait des animaux…

Les victimes de la société, de sa brutalité sociale et de son aliénation par rapport à la nature, basculent dans la barbarie, et l’attitude aux animaux est très révélatrice.

C’est dans le même sens que va une étude publiée dans uns revue de psychiatrie américaine, et intitulée « Une étude sur les incendies volontaires et la cruauté animale chez les enfants : les influences familiales et les résultats sur les adolescents » (A Study of Firesetting and Animal Cruelty in Children: Family Influences and Adolescent Outcomes).

Cette étude montre que les enfants de 6 à 12 ans qui sont cruels avec les animaux basculent dans les violences volontaires – mais ici il faut bien voir que les enfants sont autant victimes que les animaux.

Brutalisés par la société, ces enfants répercutent la brutalité sur les plus faibles. En fait, le rapport aux animaux révèle le degré de culture. Plus une société est barbare, moins les animaux comptent.

Il n’est pas difficile de voir à quelle vitesse on se précipite en ce moment dans la barbarie !

Contrairement à ce que prétendent les associations pour les droits des animaux, la situation empire!

Et cela est tellement vrai qu’aux USA on est en train de le reconnaître. Dans de nombreux Etats dont l’Illinois, la loi oblige les vétérinaires à prévenir la police dans le cas où il y a des suspicions de cruauté contre les animaux.

L’État de Californie forme des officiers de police dans le même sens, afin de reconnaître… la violence pédophile.

Car là où les animaux sont victimes, les enfants le sont aussi.

Et cela est triste à dire, mais il y a ce phénomène social qu’il faut prendre en compte : ce sont souvent dans les familles déstructurées socialement qu’on trouve des animaux de compagnie.

Ceux-ci sont évidemment maltraités et leur vie est souvent un calvaire, mais il faut comprendre en quoi tout cela fait partie d’une sorte de tourbillon social, où les couches sociales les plus pauvres et les animaux vivent un enfer, où l’enfer appelle l’enfer.

Dans une étude relativement connue aux USA, portant en 1997 sur les 48 plus grands refuges pour les femmes victimes de violence domestique et pour les enfants victimes d’abus sexuel, 85% des femmes ont rapporté des cruautés sur les animaux, tout comme 63% des enfants.

Et le ¼ des femmes battues a affirmé avoir repoussé au maximum la fuite au refuge, afin de… protéger l’animal domestique.

Ceci est très lourd d’enseignement, et montre bien le sens de l’engagement vegan : pour les animaux, pour l’intégrité des enfants, pour les droits des femmes… Ce qui va de pair avec le refus des drogues, dans une morale straight edge, contre tout ce qui détruit et empêche de construire sa vie sans exploitation ni rapports d’oppression.

Nouvelle vidéo de la sécurité routière

8 juin 2010

La sécurité routière a mis en ligne une vidéo d’un peu plus de cinq minutes, intitulée « insoutenable. » Le titre de cette vidéo tient au fait que les images sont très réalistes, tant pour la fête où l’alcool coule à flots, que pour l’accident et les morts.

La sécurité routière explique dans un article d’explication sur cette vidéo

« Chaque semaine, 7 jeunes âgés de 18 à 24 ans perdent la vie sur les routes de France dans un accident lié à l’abus d’alcool et plus de 27 sont blessés. Les vendredi, samedi et dimanche représentent 56 % des décès des 18/24 ans dont 63 % ont lieu la nuit. »

Mais cette constatation est précédée d’une sorte de discours mi-philosophique mi-paternaliste très particulier. Voici ce qu’on peut lire:

« Ce film est conçu comme un puzzle haletant qui place le spectateur en état de choc.

La Sécurité routière s’adresse directement aux jeunes. Elle le fait donc, pour la première fois, exclusivement sur Internet avec ce film coup de poing dont le paroxysme est atteint avec un accident tragique qui survient en pleine euphorie après une soirée trop arrosée entre amis.

L’objectif, au travers de cette histoire implacable qui donne à voir des destins fracassés, est de provoquer une prise de conscience du risque que représente le fait de conduire en état d’ivresse et de monter dans une voiture pilotée par une personne qui n’est plus maîtresse d’elle-même. »

C’est là qu’on voit le caractère absurde de cette vidéo de la Sécurité routière.

La Sécurité routière en appelle en effet à la raison. Or, pour toucher des personnes « non raisonnables », elle met en avant une vidéo faisant appel non à la raison, mais aux émotions.

Or, si c’est la raison qui doit guider ces personnes, et non les émotions, alors quel est le sens d’une telle vidéo ?

Il y a de plus une énorme hypocrisie dans cette vidéo. En effet, les orgies d’alcool ne sont certainement pas propres à la jeunesse, loin de là.

Si la jeunesse a accès à l’alcool, c’est parce que dans la société celui-ci coule à flots ; il y a une véritable industrie, une grande valorisation culturelle (notamment en France bien entendu).

De plus, la jeunesse bascule dans l’alcool et les drogues en raison du malaise qu’elle vit. Elle ne sera donc certainement pas touchée par une campagne de ce type.

Car, quand on voit le monde comme il est et comme il devient, comment ne pas déprimer ? Comment se protéger face aux tentations des paradis artificiels ? C’est, selon nous, toute la force des valeurs foncièrement positives de la culture vegan straight edge.

Car l’Etat pourrait aisément faire une loi pour que toutes les voitures soient bridées, aient une vitesse limitée dès leur fabrication. Tout comme il pourrait faciliter l’usage des transports en commun.

Mais comme il est au service de l’industrie, il ne le fera pas, il ne le fera jamais. L’État est au service d’une société où règne une certaine consommation, et la production qui va avec : les paradis artificiels des drogues et de la « bonne chère » accompagnée d’alcool…

James Hetfield de Metallica est devenu straight edge / Le cinéma de CM Punk

1 juin 2010

James Hetfield, chanteur, auteur, compositeur du groupe phare de métal Metallica est devenu straight edge. Il devient donc en quelque sorte la seconde personne connue du grand public à devenir straight edge, après le catcheur américain CM Punk.

Vous pouvez lire la courte interview en anglais relatant ce nouvel engagement (avec une photo de lui avec un X stylisé tatoué sur le poignet).

Le chanteur y évoque le fait qu’il n’est pas un vrai straight edge car il a déjà consommé drogues et alcool, en fait il a même eu une dépendance très forte à l’alcool, ayant passé ensuite deux mois dans un centre spécial et sept mois dans sa famille pour combattre sa dépendance.

James Hetfield dit ainsi :

« Et je n’ai pas besoin de boire ou de prendre des drogues. C’est une vie straight edge. Bien sûr je ne suis pas straight edge – un vrai straight edge, hardcore, n’a jamais eu rien de cela de toute sa vie. Mais je suis un straight edge « reborn. »

Le terme de « reborn » est difficile à traduire, il signifie « qui est né de nouveau » et d’habitude on l’utilise pour les « born again christian », c’est-à-dire des personnes ayant « redécouvert » la foi et rejoint la religion (protestante).

Or, si on est effectivement straight edge à la naissance, et si les aléas de la vie peuvent nous pousser à utiliser des drogues, en avoir consommé et s’en repentir ne fait pas de soi un « faux » straight edge, bien au contraire !

Très nombreux sont les cas de personnes ayant rejoint le mode de vie straight edge justement après avoir soi-même être tombé dans les difficultés des drogues et de l’alcool.

A quoi il faut ajouter celles d’une vie sans sentiments, où la sexualité se fait sur le mode de la consommation, sans amour à construire.

C’est ce qui fait même le caractère social du mouvement straight edge, issu du punk et de son identité autodestructrice. Mais il est vrai qu’aux Etats-Unis il existe une forte culture straight edge où tout ce qui compte, c’est la « santé » et le refus de toute addiction.

Le catcheur CM Punk en est le symbole. On peut voir ici une vidéo où il présente son point de vue, et se présente en quelque sorte comme un « modèle », à l’opposé de la majorité qui est « faible », en vidant une bouteille de whisky dans une poubelle, sous les huées du public.

Dans le cadre de ce grand cinéma typique du catch américain, il y a sur le site officiel de la WWE (l’organisme du catch américain) une… section « Straight Edge Society » avec d’autres catcheurs, et sur ce site on peut lire ces paroles de CM Punk:

« J’accepte Straight Edge dans ma vie. J’accepte CM Punk comme mon sauveur. Nous prêtons serment au drapeau de la Straight Edge Society. Et à la philosophie qui va avec. Une nation, sous le pouvoir de Dieu, indivisible avec l’intégrité et la sobriété pour tous. »

Il s’agit d’une parodie du serment d’allégeance au drapeau aux États-Unis ; CM Punk jouant le rôle typique du « méchant » dans le catch américain, après avoir été le « sympathique » (le catcheur Hulk Hogan est connu pour avoir fait de même).

On notera d’ailleurs que dans tout ce cinéma, CM Punk ne parle jamais du troisième X, le refus des relations sexuelles sans relation durable. Son cinéma n’est clairement pas sincère, et tout cela ridiculise certainement beaucoup les principes du Straight Edge… En faisant des straight edge des gens partant en guerre contre tout le monde (voir ici la seconde partie de la vidéo du « message » de CM Punk, qui est encore plus ridicule, ou encore ici où il rase la tête d’une catcheuse pour la « sauver » alors qu’elle répète le serment d’allégeance à la « straight edge society »!).

Mais il est vrai que prisonnier de lui-même, le mode de vie Straight Edge termine souvent en « culte » de son propre corps.

Bien entendu, le respect de soi-même est très important, mais comme le précise notre historique du mouvement straight edge  -Du refus (straight edge) au désengagement (vegan straight)-, même si au début ce n’était pas le cas, maintenant il n’y a pas de straight edgisme sans véganisme.

A LTD nous sommes ainsi vegan straight edge, nous ne sommes pas straight edge et également vegan ; nous considérons que la scène straight edge a été très vite végétarienne, et qu’ensuite s’est formée un mouvement vegan straight edge.

Etre straight edge, dans la logique des choses, c’est refuser ce qui est nocif et est imposé par le business, mais donc également l’exploitation animale, tout autant imposée par le business.

Le véganisme est un horizon moral auquel on arrive forcément quand on est straight edge. Et cette révolution intellectuelle, ou morale, fait qu’alors on devient vegan straight edge… Qui pose l’exigence : pas de compromis avec notre mère la Terre !

Or, loin de cet esprit, par exemple, James Hetfield de Metallica chasse et pêche….

Son combat contre l’alcool et les drogues est honorable. Mais être straight edge, c’est un regard vers l’avenir : il ne s’agit pas de « rejeter » sa vie passée pour « renaître », mais bien de mettre en avant un mode de vie positif… vegan straight edge!

Straight edge !

25 mai 2010

X drug free X

11 mai 2010

Earth Crisis: Ecocide

24 avril 2010

Voici les paroles de la chanson « Ecocide », du groupe Earth Crisis.

Rendu silencieux dans le rugissement des flammes.
Après les cris et l’assassinat, plus rien ne reste.

Profané, brisé, brûlé, jusqu’aux fondements.
Dans la frénésie de l’avidité, les pleurs de protestation sont étouffés.

La Terre meurt – écocide!

Les forêts de la Terre sont pour toujours dévastées.
Les pensées quant au futur bafouées avec empressement.

Les corporations avec leur dollar concentrent leurs efforts
ravageant l’amazone comme un fléau de sauterelles.

Des plumes de fumée noire montent jusqu’au ciel.
Une forêt de magnifiques créatures meurt de manière insensée.

Des champs de fumée de la dévastation restent à la suite de l’humanité.
Avec des populations abandonnées à la croissance et à l’avidité
Ils justifient ce viol.

(Le pouvoir du dollar) ne peut pas avoir la priorité
sur les inévitables conséquences préjudiciables.

Le temps pour réagir est depuis longtemps dépassé et passé
de la protestation à la confrontation
par moi et par toi.

Manifeste Hardline

19 avril 2010

Le film Soylent Green / Soleil Vert date de 1973 et pourtant soulevait déjà des problèmes qui aujourd’hui nous apparaissent comme cruciaux.

La science-fiction (ou plutôt les oeuvres « d’anticipation ») est très intéressante à ce niveau, surtout quand on pense à un film comme Silent Running (de 1972!), à Asimov avec son roman Terre et Fondation (1986!), ou bien entendu le roman Demain les chiens (1952!!) de Clifford Simak.

Mais il va de soi qu’il n’y a pas que par la science-fiction que les problèmes ont été soulevés. Voici donc comme exemple le « Manifeste Hardline », qui date de… 1990. Ce qui en fait un document traitant de la libération de la Terre et de véganisme il y a… 20 ans.

Ce Manifeste consistait en un tract, distribué avec le 45 tours de Vegan Reich intitulé « Hardline Straight Edge. »

Bien entendu, on pourra aisément voir les raccourcis dans un tel document, où l’on a l’impression que la bataille est celle d’un Soufi (mystique musulman) menant son djihad à la fois en lui et dans le monde. C’est d’ailleurs la conception que finira par avoir le mouvement Hardline, justement.

Et cette tendance religieuse allait de pair avec une refus de l’homosexualité, ainsi que le refus du droit à l’avortement.

Néanmoins, il est évident que lorsqu’on s’intéresse au véganisme et à la libération de la Terre, il faut connaître cette expérience, y compris avec toutes ses limites.

Car le véganisme n’est certainement pas né dans les années 2000 grâce à des universitaires; il a été porté par une frange de la jeunesse cherchant la rupture avec les valeurs dominantes, dans une perspective de libération totale!

Manifeste Hardline

Le moment est venu d’une idéologie et d’un mouvement à la fois physiquement et moralement assez fort pour se battre contre les forces du mal qui détruisent la terre (et toute vie sur elle).

Qui ne peut pas être acheté, ni égaré par la tentation. Un mouvement libre des vices agissant comme un sédatif sur l’esprit et affaiblissent le corps.

Une idéologie qui soit pure et juste, sans contradictions ou incohérences.

Qui juge toutes choses par une seule norme, et souligne la responsabilité personnelle et la fiabilité par-dessus tout.

Une vue d’ensemble sur la vie qui ne traite pas que de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur – comprenant qu’une entité physique de l’oppression comme le système capitaliste (où toute vie est considérée comme une ressource utilisable) est simplement une manifestation extérieure des valeurs déformées des gens qui dirigent les institutions contrôlant nos vies, influençant notre culture et détruisant la terre.

Il faut aussi reconnaître le défaut intrinsèque des causes traitant d’une seule question, où le concept de justice est toujours sélectif (avec chaque groupe d’intérêt particulier luttant pour les droits de ceux qui relèvent de leur intérêt propre, tout en négligeant ou, dans certains cas, s’opposant à ces droits pour les autres).

Et dépassant ces approches aboutissant aux échecs – devenir un système de pensée logique et un programme d’action incluant toutes les questions, pouvant et devant réussir.

Cette idéologie, ce mouvement, c’est la Hardline.

Un système de croyance, et un mode de vie, vivant suivant une éthique – que toute vie innocente est sacrée, et doit avoir le droit de vivre à son état naturel d’existence en paix, sans interférence.

Cette éthique unique assure que toute vie, depuis un foetus, ou un humain devenu adulte (noir, blanc, homme ou femme), jusqu’à un animal, ou son habitat, a des droits égaux qui sont garantis, avec la liberté pour tous et toutes, indépendamment des préjugés personnels d’une personne à leur encontre.

Selon les principes de l’idéologie hardline, tous doivent être autorisés à faire comme bon leur semble tant que leurs actions ne portent pas atteinte, en aucune façon, aux droits d’autrui.

Toute action qui porte atteinte à de tels droits ne doit pas être considérée comme un «droit» en soi, et donc ne doit pas être tolérée.

Ceux qui blessent ou détruisent la vie autour d’eux, ou créent une situation dans laquelle la vie ou la qualité de celle-ci est menacée ne sont dès lors plus considérés comme innocents, et, en retour, n’auront plus de droits.

Les personnes adhérant à la hardline respecteront ces principes dans la vie quotidienne.

Ils vivront en harmonie avec les lois de la nature, et ne les abandonneront pas pour le désir du plaisir – depuis les actes sexuels déviants et/ou l’avortement, jusqu’à l’usage de drogues de toute nature (et tous les autres cas où la vie autour est endommagée sous le prétexte de s’endommager soi-même).

Et, suivant avec la conviction que l’on ne doit pas porter atteinte à une vie innocente – aucun produit animal ne doit être consommé (que ce soit la chair, le lait ou oeufs).

Parallèlement à cette pureté de la vie quotidienne, la véritable personne Hardline doit s’efforcer de libérer le reste du monde de ses chaînes – sauver des vies dans certains cas, et dans d’autres, rendre la justice à ceux qui sont coupables en les détruisant.

C’est seulement avec cet engagement, et notre conviction – vivre une vie qui est en harmonie avec nos objectifs annoncés et nos croyances, nous renforçant par la pureté de corps et d’esprit, tout en s’opposant activement à ceux qui se sont rendus coupables de détruire le monde avec leurs pensées, actions et pollution toxiques – que nous pourrons obtenir la victoire dans la lutte.

x Vegan Straight Edge x

4 avril 2010

Poison free !

22 mars 2010

New noise !

28 février 2010

Texte de la chanson de Refused: Slayer (meurtrier)

28 février 2010

Turn
Off
Hail to the deafening
End
Life
For ego reasoning
Éteindre
Acclamer l’assourdissante
Fin
de la vie
Pour un raisonnement d’ego

Consumer of selfishness, feel it bleed
Death traditions feeds the suffering
Acquire by-products, breed the industry
Modern death camps, feel their suffering
Consommateur de l’égoïsme, sens le sang couler
Les traditions de la mort nourrissent la souffrance
Acquérir des sous-produits, élever l’industrie
Les camps de la mort moderne, sens leur souffrance

Soul Destroyer
Never question consequence
Pain
Won’t end
So we gag our sense
Destructeur de l’esprit
Ne jamais questionner les conséquences
La souffrance
ne s’arrêtera pas
Alors nous bâillonnons nos sens

Kill the conscience, lies over lives
Kill the conscious, lies over lives
Tuer la conscience, les mensonges avant les vies
Tuer le conscient, les mensonges avant les vies

Consumer of selfishness, feel it bleed
Death traditions feeds the suffering
Acquire by-products, breed the industry
Modern death camps, feel… their suffering
Consommateur de l’égoïsme, sens le sang couler
Les traditions de la mort nourrissent la souffrance
Acquérir des sous-produits, élever l’industrie
Les camps de la mort moderne, sens… leur souffrance

Their pain
Won’t end
Their pain
Won’t end
Leur souffrance
ne s’arrêtera pas
Leur souffrance
ne s’arrêtera pas

With blood in my eyes
I won’t see the light shine
With blood in my eyes
I won’t see the light shine
With blood in your eyes
You won’t see the light shine
Avec du sang dans mes yeux
Je ne verrais pas briller la lumière
Avec du sang dans mes yeux
Je ne verrais pas briller la lumière
Avec du sang dans tes yeux
Tu ne verras pas briller la lumière

xTRUE NATUREx en concert

28 février 2010

xTrue Naturex est un groupe jouant une sorte de hardcore acoustique, à découvrir sur cette page. Il sera en concert, avec Mike XVX (sorte de punk acoustique), à Lille le 4 mars (au Select), à Paris le 5 mars (au Pixi), à Dijon le 6 mars (aux Tanneries) et à Lyon le 10 mars (à l’Atelier).

Les fachos, c’est non

26 février 2010

Nous avions il n’y a pas longtemps mis une icône à droite sur notre site faisant un lien avec un forum straight edge, puis nous l’avons enlevé. Ici une petite explication à ce sujet.

Sur ce forum il y a en effet de manière très présente un facho qui a comme avatar une photo avec… le symbole de l’ALF. Celui-ci tient un discours très carré en faveur de la « pureté », met en lien son propre blog qui a un discours d’extrême-droite (nationalisme, refus du droit à l’avortement, fantasme raciste sur la menace islamiste, affirmation de la « pureté », reprise de l’iconographie pétainiste etc.), avec des liens vers d’autres trucs fachos du même genre.

Il n’est pas difficile de voir que ces sites fachos tentent d’ailleurs de faire comme les fachos russes et de reprendre le terme de « hardline », qui n’a pourtant strictement rien à voir avec leur idéologie (voir ici une présentation de ce qu’a été le mouvement hardline). Il y a même eu par ces fachos une tentative de nouveau forum s’appelant… « libération totale »!

Tout cela pour mettre en avant la « pureté » (« raciale », ethnique, nationale, etc.).

Il n’y a pas à accepter cela, comme il n’y avait pas à accepter la tentative des fachos de s’approprier le mot « Hardcore. » Les fachos n’ont pas eu leur place dans le hardcore (malgré leurs vaines tentatives), ni dans le mouvement straight edge (qui est issu du punk), et évidemment encore moins dans le mouvement vegan straight edge.

Il n’y a pas de place pour les fachos, nulle part!

Everlasting loyalty

21 février 2010

Straight Edge Pride !

19 février 2010

Earth Crisis, texte de la chanson Forged in the flames

19 février 2010

Voici les paroles de la chanson « Forged in the flames », qui est en fait la suite de « Firestorm » (on peut en écouter une version ici).

Forged in the flames of chaos
Hammered by trials to tempered steel
Forgé dans les flammes du chaos
Martelé, par des essais, en acier trempé

Convictions, tried and tested, onto a razor’s edge, that’s true and real
Wrought between the hammer and the anvil, strengthened to never break
Des convictions, essayés et éprouvés, sur le fil du rasoir, qui est vrai et réel
Ouvragé entre le marteau et l’enclume, renforcé pour ne jamais se briser

The weakness that surrounds is the evil that I forsake
Never have I taken in vain the sacred vessel of my soul
La faiblesse qui entoure est le mal que j’abandonne
Jamais je n’ai pris en vain le vaisseau sacré de mon esprit

I am the master of my faith, my destiny I control
Nobility lies in actions, corrections where once was wrong
Je suis le maître de ma croyance, je contrôle ma destinée
La noblesse repose dans les actions, les corrections de ce qui a été faux

Ascension from evil with a heart that’s true and strong
Through this veil of shadows, the light of truth is my only guide
L’ascension depuis le mal, avec un coeur qui est vrai et fort
A travers de voile d’ombres, la lumière de la vérité est mon seul guide

A knight unyielding
To the X I’m crucified.
Un chevalier inflexible
Au X je suis crucifié.

« Night of justice, knight of justice »

4 février 2010

La quête pour leur liberté ne cessera pas jusqu’à la victoire

4 février 2010

Paroles de la chanson The wrath of justice (La fureur de la justice), du groupe Earth Crisis.

Night of justice, knight of justice. Liberations crusades begun. Your laws will have no meaning past the setting of the sun.
Nuit de la justice, chevalier de la justice. Les croisades des libérations ont commencé. Vos lois n’auront aucune signification une fois le soleil passé.

Demons feeding off of the innocents pain. Generations of oppression – one generation will break this chain.
Les démons se nourrissent de la souffrance des innocents. Des générations d’oppression – une génération brisera cette chaîne.

Emancipation from the hands of the deranged. Vengeance for the dead, freedom for the enslaved.
L’émancipation des mains des détraqués. La vengeance pour la mort, la liberté pour les esclaves.

From love comes this hatred. Feel the rage, antagonist of the helpless. Tormented inside a cage. I refuse to turn my back, I refuse to shut my eyes.
De l’amour vient cette haine. Sens cette rage, antagoniste des sans défense. Tourmentés dans une cage. Je refuse de tourner le dos, je refuse de fermer mes yeux.

Steadfast against the deluge of evil of man’s devise. The quest for their freedom won’t cease until it’s won.
Inaltérable contre le déluge du mal de l’invention de l’homme. La quête pour leur liberté ne cessera pas jusqu’à la victoire.

Reconcile your sins or your blood will have to run. You have no respect for life. Violence you can understand.
Renonce à tes péchés ou ton sang aura à couler. Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence tu peux comprendre.

Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

You have no respect for life. Violence you can understand. Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence tu peux comprendre. Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

A bullet for every demon. Only your blood can cleanse you of your sin. Your actions proved that you value profit over others lifes.
Une balle pour chaque démon. Il n’y a que ton sang qui peut te nettoyer de ton péché. Tes actions ont prouvé que tu valorises le profit fait au dépens de la vie d’autres.

Images of your mutilated victims as I line you in my sight. The wrath of sanity unleashed. Justice on Judgement Night.
Les images de tes victimes mutilés alors que je t’aligne. La fureur de l’équilibre mental déchaînée. La justice dans la nuit de la justice.

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