• Honnêteté - trop d’entre nous sont emplis d’avidité

Progression des réseaux zoophiles

Les gens qui s’imaginent qu’il y a un progrès de la cause animale se trompent. Au contraire, toutes les valeurs s’effondrant en général, la tendance est à toujours plus de catastrophe.

Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’une infime minorité commence à prendre conscience de quelque chose que cela provoquera un mouvement général.

Nous vivons une époque toujours plus décadente et nombre de vegans le sont uniquement à la carte, esprit libéral oblige. L’époque est au « je fais ce que je veux » général.

Le Canard enchaîné de cette semaine « balance » d’ailleurs une information concernant la progression des réseaux pédophiles. Cet hebdomadaire a une sorte de fonction de « sas » pour les grands fonctionnaires : c’est en ce sens qu’il faut comprendre l’article, se terminant justement par une « indication » à prendre en compte le phénomène.

Le phénomène décrit est indéniablement un signe de profonde décadence et il est terrifiant ; il doit faire prendre conscience de ce qui se passe, de la tendance toujours plus horrible qui se développe.

« On aime nos animaux, on fait tout pour eux »

Si hier nous parlions de Libération qui a publié un article indirectement en faveur des delphinariums, cette fois c’est hier Le Monde qui s’y est collé.

Sous couvert de diffusion d’informations, c’est encore une fois un soutien indirect à la parole des delphinariums qui est orchestré.

Voici ainsi ce qu’on peut lire dans l’article « La fronde des delphinariums, menacés de disparition » :

« Cet arrêté attaque les animaux au lieu de les protéger. Les bassins vont devenir une prison, et les soigneurs des matons », abonde Jon Kershaw, le directeur zoologique de Marineland, le seul à détenir des épaulards, en plus de ses onze grands dauphins.

Comment éviter leur accouplement ? Les parcs marins ne le savent pas encore. Hors de question de les castrer, car l’anesthésie générale serait trop risquée. Restent la contraception et la constitution de groupes séparés de mâles et de femelles, « ce qui n’est pas raisonnable pour leur vie sociale », juge-t-il. (…)

« A l’origine, l’arrêté était de très haut niveau, et nous permettait d’améliorer notre image. Jusqu’à ce que Ségolène Royal décide, seule, de tout remettre en cause avec l’interdiction de la reproduction. Là, ce n’est plus acceptable », s’insurge Jon Kershaw.

Pour Marineland, la survie s’avère des plus précaires du fait de sa spécialisation dans les cétacés.

Mais les parcs font également face à des critiques toujours plus vives. Alors, les soigneurs expliquent leur travail, dans des termes choisis.

Ils ne « dressent » pas les animaux pour des « spectacles », mais « renforcent » leurs « pensionnaires » lors de « présentations ».

« On utilise une sensation agréable pour guider l’animal et lui apprendre à renouveler le comportement que l’on attend », explique Candice, 31 ans, l’une des dix soigneuses de Planète sauvage, vêtue de sa combinaison noire.

Si le dauphin a réussi l’un des 150 à 200 comportements enseignés, un coup de sifflet indique que le soigneur est satisfait.

Arrive ensuite la récompense : du poisson, des glaçons, des jouets ou des caresses, « selon ce qu’ils aiment ».

Mais quoi qu’il arrive, assure-t-elle, l’animal a toujours sa ration de harengs, de merlans ou de sardines : « On ne les affame pas, il n’y a pas de contrainte. Les dauphins qui ne veulent pas s’entraîner, on les laisse tranquilles. »

La jeune femme vit son métier comme une « passion » : « On aime nos animaux, on fait tout pour eux. »

Même quand ils cherchent à faire semblant, les partisans de l’exploitation animale n’y arrivent pas. On le voit bien : ils raisonnent en termes d’image à préserver, de chantage sur les conditions de vie des animaux emprisonnés, alors qu’eux-même en sont la cause…

Il y a ici tout un discours classique, où le dresseur, l’éleveur, le propriétaire s’imagine être en relation privilégiée avec ses victimes. Le rapport inégal est invisible pour lui, car il lui semble naturel, de par sa position dominante.

Les rapports naturels sont totalement éliminés de la conscience du dresseur, de l’éleveur, du propriétaire, qui ne raisonnent que par rapport à sa propre conscience, son propre ego, ses propres choix.

Ce qu’il peut faire lui semble rationnel, il n’y aucune réflexion sur la base de ses choix, sur le sens de ses choix, sur la réalité elle-même.

Les animaux sont les premières victimes d’une logique générale où l’on raisonne en termes de choix cartésien, de possibilité « mathématique » d’agir.

Prisonniers d’un raisonnement absude, le dresseur, l’éleveur, le propriétaire s’imagine que rien d’autre n’est possible et que lui-même est « sincérement » impliqué.

La dresseuse qui prétend aimer les animaux emprisonnés et tout faire pour eux, dans le cadre d’une « passion », est tout à fait typique de cette approche.

156 macaques abattus à La Pinède des singes de Labenne

Voici une information terrible, preuve encore une fois de la réalité criminelle de la situation.

Cela se passe dans les Landes et voici l’arrière-plan présenté par Sud-Ouest :

Depuis 2011, après avoir vu la population de singes tripler en quelques années, la Pinède des singes, attraction touristique convoitée de la Côte sud des Landes où l’on pouvait se balader entre les pins en observant les Macaques, faisait l’objet d’inspections suite à des divagations signalées, des évasions et la morsure d’une visiteuse qui avait porté plainte.

L’équipement, inadapté selon les autorités, avait été pointé du doigt. Il aurait pu être à l’origine de comportements agressifs chez les animaux, les conditions climatiques de Labenne ne correspondant pas aux 16 degrés minimums nécessaires au bien-être de l’espèce.

Le souci de protection des personnes et le bien-être animal avaient motivé l’arrêté de suspension d’activité de janvier 2016.

Le bien-être animal a bon dos, puisque hier 115 macaques ont été abattus…

La raison est ici expliqué par Sud-Ouest encore, qui en donnant les faits indique bien comment la gendarmerie et la Direction Générale de la Santé ont oeuvré à empêcher toute protestation démocratique…

Plus de 160 singes sont en train d’être euthanasiés, sur décision de la préfecture.

Ils sont en effet porteurs d’une forme d’herpès dangereux pour l’homme [mais pas pour les macaques eux-mêmes – LTD], avec des « risques neurologiques graves en cas de morsure ». La gendarmerie bloque les accès au site depuis 7h.

La mairie de Labenne, qui a appris cette décision des services de l’État jeudi soir via « Sud Ouest », a eu ces précisions auprès de la sous-préfecture de Dax, ce vendredi matin.

« Il ne s’agit pas d’une suite du redressement judiciaire. Les singes ne sont pas euthanasiés pour des raisons économiques mais sanitaires, après des tests réalisés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). » (Lionel Couture, le directeur général des services de la commune de Labenne.)

Cela n’a pas empêché une partie de la population, qui ne disposait pas de l’ensemble des informations jusqu’alors, d’être émue par la situation : « On a reçu une dizaine de courriels et une vingtaine de coups de téléphone nous demandant de faire quelque chose. Certains ont proposé de prendre des singes chez eux. »

L’agent d’accueil de la mairie a même été agressée verbalement. « Une manifestation a failli avoir lieu mais on a réussi à l’empêcher », précise enfin le DGS.

« Certaines formes d’herpès peuvent effectivement être très dangereuses pour l’hommeen cas de morsure », explique Emmanuel Le Grelle, directeur de la Vallée des singes, dans la Vienne, une des références zoologique du pays.

Impossible pour le moment de savoir comment ces macaques de Java ont contracté le virus : « Ce n’est pas une espèce particulièrement fragile. Mais les conditions d’hébergement, et même les conditions de détention, étaient exécrables. Les singes étaient dans des conteneurs non chauffés par exemple. C’était indigne. »

C’était indigne, mais le meurtre en masse serait, quant à lui, quelque chose de digne ? Surtout que le massacre est annoncé par certains médias pour hier, sans être confirmé : on cache, on masque, on maquille le crime.

C’est donc la faillite morale sur toute la ligne.

Une entreprise capitaliste a réalité une tentative de faire des bénéfices qui a échoué, l’Etat n’a rien surveillé, et qui doit supporter le contre-coup de l’exploitation et du laxisme en ce qui concerne le droit : les plus faibles.

C’est une faillite morale et administrative et l’Etat peut bien après jouer le « sauveur » en se mettant en scène comme le grand défenseur de la population!

Quand on commet une erreur on la répare. Les macaques auraient dû recevoir un environnement sécurisé qui aurait coûté très cher, mais qui à l’opposé du meurtre en masse aurait préservé la conscience morale, la dignité d’êtres vivants utilisés de manière criminelle par l’exploitation animale.

C’est une preuve que les « réformes » sont impossibles et qu’il faut tout changer. Que cela se produise alors que Nicolas Hulot vient d’être nommé ministre est également significatif : il n’est que l’accompagnateur d’un système anthropocentriste niant la vie.

Marie Sara, l’ex-cavalière torera candidate pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron parle beaucoup d’être progressiste, mais nous avons déjà souligné à plusieurs reprises que sur le plan des idées, il est un passéiste outrancier (voir Emmanuel Macron : « je continuerai à manger l’agneau des Pyrénées » ainsi que Emmanuel Macron et l’éleveur « qui pleure quand un animal meurt »  et Emmanuel Macron veut développer le « tourisme cynégétique »).

Cela est tellement vrai que dans le Gard, son parti politique « La République en marche » présente une candidate à la députation qui n’est autre qu’une ancienne torera, Marie Sara.

Elle a été « rejoneadora », c‘est à dire cavalière torera.

Le scénario est cauchemardesque jusqu’au bout puisque l’actuel député sortant est l’avocat Gilbert Collard, élu en 2012 du Rassemblement Bleu Marine.

C’est donc bobo contre facho, car Marie Sara ne représente en rien le terroir… Elle vient de la banlieue parisienne, son grand-père étant le réalisateur Jean-Luc Godard, sa mère une actrice de la comédie française et son père un metteur en scène très important, elle a été mariée au tennisman Henri Leconte ainsi qu’à un publicitaire patron d’Europacorp, etc.

C’est tellement bobo que Gala ne tarit pas d’éloge à son sujet :

« Cette gracieuse blonde de 52 ans a un destin décidé­ment hors du commun. Dès son plus jeune âge, elle rêvait de deve­nir torero, un métier encore largement réservé aux hommes.

Mais à force de persévérance, elle devenue l’une des meilleures « toreras ». Agile et intrépide, elle s’est illustrée comme une des rares femmes toreros à cheval en France, et a gagné de splendides combats au coeur des arènes, parfois au péril de sa vie. »

Midi libre a tout de suite compris la dimension tactique du choix de Marie Sara dans le Gard. Il s’agit de surfer sur l’idéologie du terroir : Emmanuel Macron « a sorti piques et banderilles », elle compte défendre « les cultures locales ».

Marie Sara a bien entendu, dans sa carrière, eut le soutien du fameux Simon Casas, avec qui elle est associée aujourd’hui dans l’organisation de corridas, à Mont-de-Marsan par exemple.

Rappelons que Simon Casas a développé de manière très approfondie la « justification philosophique » de la corrida (voir Simon Casas, un faux humanisme de faux prophète).

Simon Casas est d’ailleurs le directeur artistique des arènes de Madrid, depuis 2011, et depuis septembre dernier le directeur de
Las Ventas, les principales arènes de Madrid.

Marie Sara défend cette même conception mystique, comme on peut le voir dans ce petit extrait qui vaut vraiment le détour quand on s’intéresse à la question.

On notera au passage qu’elle n’est pas la seule torera à cheval qui est candidate. Marie-Pierre Callet l’est également, dans les Bouches-du-Rhône, pour Les Républicains…

Maire Piette Callet a la même explication « mystique », comme le raconte Objectif Gard :

C’est à Arles au début des années 80, que Marie-Pierre Callet assiste à sa première corrida accompagnée de son époux, déjà mordu de tauromachie. « Je suis partie avant la fin. Je hurlais, c’était horrible. »

Mais elle a persisté, n’ayant qu’une obsession : « comprendre pourquoi des milliers et des milliers de gens venaient voir ce spectacle. »

Assise dans l’arène, elle a enlevé ses œillères pour mieux observer.

« J’ai alors découvert la force du taureau, sa puissance, son élégance. J’ai aussi compris que l’on vénérait le taureau, que sa vie était ainsi faite : vivre en toute quiétude et puis mourir digne dans une arène. »

Pour en revenir à Marie Sara, qui a donc tué au moins mille taureaux, et qui pratique également encore l’élevage de taureaux, en Camargue, la nouvelle a bien entendu choqué.

Des gens ont alors lancé une pétittion, déjà signée par pratiquement 40 000 personnes. Nous n’appelons pas à la signer : cela ne sert à rien de se battre contre des moulins à vent.

Cela n’a pas de sens de pratiquer un idéalisme outrancier et de croire à une « évolution des consciences » alors que les faits disent le contraire…

Il faut du contenu, batailler pour le contenu, et ne pas s’attendre à ce qu’une société qui laisse des êtres humains vivre comme SDF pratique la compassion généralisée envers les animaux…

Voici le texte de la pétition.

Contre l’investiture de Marie Sara (Rép. En Marche) dans la 2ème circonscription du Gard

Le jeudi 11 mai 2017, le mouvement La République En Marche a publié la liste des candidats investis pour les élections législatives des 11 et 18 juin 2017.

Parmi eux, se présente dans la 2ème circonscription du Gard, madame Marie Sara, 52 ans, ancienne torera, éleveuse de taureaux et qui dirige actuellement les arènes de Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches du Rhône).

A l’heure où 4 français sur 5 déclarent que la cause animale est un enjeu important (enquête réalisée par l’Ifop pour le collectif AnimalPolitique en mars 2017), un autre sondage Ifop commandé en mars 2017 cette fois par l’Alliance Anticorrida montre que 75% des habitants des 10 départements français où les corridas sont organisées (dont le Gard), sont opposés à la tauromachie avec mise à mort (http://www.anticorrida.org/actions/sondage-departements-taurins-alliance-anti-corrida-2017.php).

Aujourd’hui, et plus que jamais, la cause animale doit se placer au coeur des enjeux politiques. L’investiture de Marie Sara se présente donc en contradiction avec l’évolution des consciences. Cela montre aussi qu’au sein du mouvement En Marche, ces considérations sont loin d’avoir été prises en compte.

Par cette pétition, nous demandons donc le remplacement de Marie Sara, en vue des législatives 2017 dans la 2ème circonscription du Gard pour le mouvement la République En Marche.

Cette pétition sera remise à:

Présidente
Catherine Barbaroux (Présidente de la République En Marche)

Président de la République Française
Emmanuel Macron

Chargée des relations presse
Sibeth NDiaye

Secrétaire général
Richard Ferrand

Il n’y a pas d’illusion à se faire sur les gens qui sont réactionnaires… Il faut changer le monde, tout simplement!

La pathétique « Lettre ouverte » des soigneurs de Marineland

Voici un texte à proprement incroyable, d’une ignominie complète.

Suite à l’arrêté interdisant aux delphinariums de se procurer de nouveaux animaux et de pratiquer la reproduction (Les delphinariums n’ont plus le droit de se procurer de nouveaux animaux ni de pratiquer l’élevage), les soigneurs de Marineland ont en effet une lettre dénonçant… le fait de dénaturer les dauphins.

Ces gens, qui sont en pratique au service du dressage, de la soumission, du fait de briser la volonté des animaux, disent qu’ils les aiment…

Ils prétendent défendre la vie sociale d’animaux arrachés à l’origine à leur groupe, à l’océan…

Ils affirment servir aux connaissances sur l’océan…

C’est tout simplement pathétique et cela montre bien qu’il y a deux visions du monde. Ceux prisonniers de l’exploitation animale ne comprennent rien au mal qu’ils font, surtout quand ils sont à son service direct, auquel cas ils ne veulent rien comprendre du tout.

Lettre ouverte des soigneurs de Marineland concernant l’arrêté du 03 mai 2017

Trois bassins, trente soigneurs, une équipe, et le même besoin de ne plus rester silencieux, parce que la vie nous importe.

Nous, les soigneurs de Marineland n’avons jusqu’à maintenant jamais réagi aux accusations de maltraitance envers les dauphins et les orques sous notre responsabilité, même si elles ont toujours été extrêmement blessantes.

En effet, elles le sont parce qu’elles sont fausses, parce que nous savons ce que nous apportons aux animaux. Nous avions choisi de nous taire car elles ne sont pas proférées par des scientifiques ou des professionnels.

Et pourtant l’impact sur l’opinion publique est énorme. Si votre voisin est accusé de maltraitance envers sa famille, peu importe que les faits soient avérés ou pas, vous ne le regarderez plus jamais de la même façon.

Mais comment pouvez-vous penser une seconde que nous soyons capables de les maltraiter ?

Aujourd’hui nous devons réagir parce que nous ne sommes plus les seuls touchés, les conséquences vont directement impacter les animaux puisqu’il a été décidé par le ministre de l’environnement dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 mai d’interdire la reproduction des orques et des dauphins en captivité, sans aucune concertation.

Cette décision est choquante car elle apparaît dans un arrêté défendant le bien-être animal alors qu’elle le met en péril.

Sachez que nous avons choisi ce métier par amour des animaux. Nous sommes des spécialistes expérimentés, formés, et passionnés.

Nous vivons avec les dauphins et les orques au quotidien, ils nous donnent tout, nous leur devons tout.

L’expérience acquise au fil des années par les soigneurs présents chaque jour avec nos groupes d’animaux en les voyant évoluer, grandir, changer et se construire autour du groupe social, nous permet de savoir ce qui est bon et bien pour eux.

Ces animaux avec lesquels nous partageons nos journées reçoivent des soins adaptés à leurs besoins : Alimentation variée de qualité, stimulations intellectuelle et physique, enrichissement de leur environnement font partie des points primordiaux de chaque instant que nous passons à leur côté. Notre unique objectif est de leur apporter toute l’attention nécessaire.

Sachez donc que nous menons le même combat, ce qui nous tient le plus à cœur est de protéger ces espèces et d’assurer leur bien- être.

Oui nous faisons des séances interactives, oui nous donnons à chaque visiteur l’occasion d’aller au plus près de ces animaux, oui notre mission est de partager nos connaissances mais toujours et avant tout dans le respect et avec leur coopération.

C’est grâce à la relation basée sur le respect et le partage que nous avons établie avec eux, que nous pouvons éduquer et sensibiliser chaque personne qui visite notre parc.

Des personnes de tout âge, des enfants, des associations soutenant des personnes atteintes de pathologie, des groupes scolaires, des familles, tous apprennent à respecter le monde animal au contact des animaux. Aucun livre, aucun reportage, si bien qu’il puisse être, ne saura remplacer cet instant.

Parce qu’on est auprès de ces êtres vivants au quotidien, c’est une immense tristesse de ne pas envisager de futur pour ces ambassadeurs, « porte-parole » des océans, parce que les visiteurs nous ont montrés que mieux les connaitre c’est mieux les protéger. Enfin, cet arrêté présente de nombreuses incohérences.

Vouloir améliorer les conditions de vie des animaux en captivité en interdisant la reproduction est un non-sens total.

Comment peut-on parler de bien-être animal en les privant d’un des éléments indispensables à celui-ci ?

Nous aimons et respectons trop les animaux pour leur interdire le droit essentiel de se reproduire, essence même de la vie. Si la reproduction est interdite, c’est maintenant que commence la maltraitance.

Parce que la recherche nous a prouvé que ce sont des animaux très sociaux, la reproduction est la base de la survie du groupe, ainsi perpétuer l’espèce est un souci collectif.

Au-delà de la préservation de l’espèce, le respect des besoins physiologiques est une condition indispensable à leur bien-être, que nous nous devons d’assurer, comme le précise l’arrêté de Mars 2004, articles 10 et 17.

La privation de nourriture n’existe pas, la privation de vie sociale n’existe pas, la privation de reproduction ne doit pas exister si nous voulons continuer à respecter les animaux dans leur identité, ne nous demandez pas de les dénaturer.

Parce qu’aucun titre ne donne la légitimité d’enlever à Malou son instinct maternel, d’enlever à Rocky la chance de courtiser à nouveau les femelles, d’enlever à Dam la possibilité d’être père, et enfin d’enlever à Kai tout avenir.

Pour toutes ces raisons, nous, passionnés et amoureux des animaux, en notre âme et conscience, nous déplorons cette incohérente décision, et nous nous battrons parce qu’ils le méritent.

En tant que soigneurs qui aimons, respectons et soignons les animaux au quotidien nous souhaitons que la reproduction continue dans les parcs marins français pour le bien-être des dauphins et orques.

Afin que les générations futures puissent encore voir ces êtres fantastiques dans les zoos, comme des millions de gens ont pu le faire jusqu’à maintenant.

Et ainsi comprendre l’importance de protéger la nature et s’engager à la préservation des espèces en milieu sauvage.

Nous protégeons ce que nous aimons

Nous aimons ce que nous comprenons

Nous comprenons ce que nous connaissons

Nous connaissons ce qu’on nous a appris.

Les soigneurs de Marineland

Presse Océan participe à la propagande anti-ragondins

Voici un excellent exemple de propagande contre la Nature. Rien que la couverture du quotidien régional Presse Océan en dit long…

On remarquera le racolage total de la couverture: « tué par le tram », « la gauche à cran », choc frontal », « les équipements sportifs décrépis »…

Et donc, en plus, « ces espèces qui pullulent en campagne s’aventurent aussi en ville… non sans conséquences ».

Des conséquences qu’on imagine catastrophiques, ce qui est expliqué en pages 2 et 3.

Mais qui est interviewé? Un « technicien à la FGDON », c’est-à-dire la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles.

Il s’agit en fait… d’un syndicat agricole. Drôle de pratique démocratique que de laisser parler de manière unilatérale un expert dont les intérêts sautent aux yeux… tant économiquement que culturellement, car on retrouve bien sûr les chasseurs.

Le site mis en lien, rae-commission.fr, vise les « rongeurs aquatiques envahissants », s’appuyant notamment sur 75 000 chasseurs.

Et revendiquant fièrement la mise à mort de pratiquement deux millions de ragondins et rats musqués en dix ans dans les Pays-de-la-Loire…

Un chiffre terrible, une mise à mort en masse littéralement terrifiante, parfaitement assumé par exemple dans la vidéo suivante.

On ne sera donc pas étonné du discours anti-Nature agressif, démesuré, faisant des ragondins des pillards de récolte porteurs de maladies agressives…

On ne s’étonnera pas, après, que les barbares puissent donner libre cours à leur démarche criminelle, comme lors du Massacre de ragondins devant la préfecture de Nantes en 2014  (voir également ici : De nouveau sur les barbares de Nantes).

On a ici affaire à des gens bien organisés, avec toute une idéologie, des intérêts matériels bien précis. Nul « spécisme », juste de la barbarie qu’il s’agit de faire disparaître!

Le lion du Buffalo Circus ne doit pas être « euthanasié »!

C’est un événement dramatique dont la base même tient à la nature de l’exploitation animale.

Un lion a, en effet, « agressé » un dompteur du Buffalo Circus se produisant à Doullens, dans la Somme. « Agresser » nécessite des guillemets, car un cirque n’est nullement un lieu où doit être présent un lion.

Un lion n’a pas à être présent sur un chapiteau d’un parking du Bricomarché… C’est évident si l’on reconnaît la Nature.

Un lion n’a pas à passer entre les jambes d’un dompteur… C’est une simple vérité pour qui admet la vie sauvage.

D’ailleurs, une anecdote racontée par quelqu’un interrogé par le Courrier Picard en dit long :

« Les animaux ont 6 ans. Il en prend un grand soin.

Ce matin encore il avait changé la sciure pour qu’ils aient une litière propre. Mais en ce moment, c’est la saison des amours, ils sont énervés. »

La sciure comme litière, voilà qui n’a rien de naturel. Pourtant, cela est présenté comme quelque chose à la décharge du dompteur. Et à quoi cette sciure est-elle opposée? Justement à quelque chose de vraiment naturel.

Voici comment les événements se sont déroulés, racontés par un membre du cirque au Courrier Picard :

« Un lion était déjà sorti et soudain, le second, Chirkane, un mâle de 220 kg qui devait passer entre les jambes du dompteur pour sortir à son tour, l’a attaqué.

Il lui a saisi et mordu la jambe, l’a fait tomber et a planté ses crocs dans sa tête et dans sa gorge, tout près de la carotide mais heureusement pas dedans.

Heureusement Kelly a eu la présence d’esprit, pour sauver son mari, de prendre un extincteur à poudre et d’arroser le lion, rendu fou par le goût du sang et qui a alors dû reculer.

Steeve a pu en profiter pour sortir de la cage et j’ai appelé immédiatement les pompiers. »

Le dompteur s’en est sorti après avoir été héliporté à un hôpital, où l’opération a duré cinq heures.

Trois informations différentes existent quant au sort du lion.

La première, a priori typique de l’idéologie dominante, est celle de la mise à mort, qualifié honteusement d’euthanasie, ce qui n’est pas du tout le cas :

« Le lion qui a attaqué le dompteur devait être euthanasié ce soir par des services compétents. »

La dépêche précise même la date :

« L’animal doit être euthanasié dans les prochains jours. »

A cette version initiale du Courrier Picard s’oppose une information de France bleu, qui explique que rien ne changera :

« Même s’il va mieux, ce dompteur expérimenté reste en état de choc : il ne comprend pas ce qui est arrivé.

Ce lion, c’est son animal. Il l’a élevé et dressé lui-même. Il n’avait, jusqu’ici, jamais eu de problème avec lui.

Son entourage se dit aussi très étonné et ne pense pour l’instant qu’à la période des chaleurs du fauve pour expliquer sa réaction.

Mais les proches de la victime insistent sur une chose : « le jeune lion est bien traité, bien nourri et il n’est pas question de l’euthanasier ». Il va rester au cirque et reprendre ses numéros quand son dompteur sera remis de ses blessures. »

Pourtant, la Voix du Nord rapporte les propos suivants d’un membre du cirque :

« Il a attaqué. Il a montré qu’il nous dominait. On ne peut plus travailler avec lui. »

La troisième alternative dont il a été parlé, c’est celle du zoo :

« C’est difficile de comprendre pourquoi il a attaqué son dompteur alors qu’ils travaillent ensemble depuis des années, poursuivait-il, c’est peut-être dû à la saison des chaleurs, à l’odeur de l’herbe sur laquelle ils jouaient et sur laquelle un chien aurait pu uriner, à la météo changeante…

Ce qui est sûr, c’est que pour ce lion la piste, c’est fini. Il sera probablement placé dans un zoo ou ailleurs ».

Il faut autant que possible porter son attention sur cet événement, car dans la logique des choses, c’est-à-dire de l’idéologie dominante, le lion doit être tué, étant considéré comme « déréglé ».

C’est une vision mécaniste de la vie et cela témoigne d’un profond dédain pour la Nature.  Aussi il faut savoir y faire face et lutter !

La mobilisation en faveur de ce pauvre lion doit exister !

Et rappelons que s’il y a des informations contradictoires, c’est que cela fait aussi partie de la tactique de l’idéologie dominante d’empêcher de former une opinion publique, de mettre devant le fait accompli!

Les delphinariums n’ont plus le droit de se procurer de nouveaux animaux ni de pratiquer l’élevage

Le nouvel arrêté sur les delphinariums a connu  un ajout de dernière minute totalement imprévu, surprenant tant les associations que les delphinariums.

Toute reproduction est en effet désormais interdite ; voici ce qui est dit :

Cet arrêté abroge l’arrêté du 24 août 1981 relatif aux règles de fonctionnement, au contrôle et aux caractéristiques auxquels doivent satisfaire les installations abritant des cétacés vivants.

Il renforce les conditions d’hébergement, d’entretien et de présentation au public des orques et dauphins détenus en captivité exclusivement au sein d’établissements fixes.

La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l’être, sans ouvrir à de nouvelles naissances.

Cela, les médias et les associations l’ont largement diffusé comme information, expliquant que c’était donc la fin des delphinariums.

Ce qui est vrai sauf  que cela ne suffit pas,  car les delphinariums pourraient se procurer d’autres animaux. Ce serait donc bien insuffisant et il est dommage qu’il y ait ici une fausse interprétation.

Il y a  cependant un article qui précise donc la chose suivante et qui, elle, affirme que la détention en captivité est désormais interdite, sauf pour les animaux détenus jusqu’à présent.

Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite, à l’exception des spécimens de l’espèce Orcinus orca et de l’espèce Tursiops truncatus régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur du présent arrêté au sein d’établissements dûment autorisés sur le territoire national.

C’est là, à moyen terme, effectivement, mettre fin aux delphinariums. Le collectif c’est assez résume de la manière suivante les autres  modifications du nouvel arrêté.

Sont en effet interdits désormais :

✔️ Les contacts directs avec les cétacés (caresses, baignades) – pouvant engendrer du stress chez les animaux.

✔️ L’usage de produits chlorés dans les bassins – les cétacés auront pourront enfin ouvrir les yeux et n’auront plus les poumons brûlés par le chlore. Pour rappel, de nombreux décès en captivité sont provoqués par des maladies pulmonaires.

✔️ Les échouages – qui exercent de fortes pressions sur les organes internes des cétacés et sont dangereux chez les femelles gestantes.

Toujours dans un délai de 6 mois, les parcs devront :
✔️ Instaurer des zones d’ombre – pour éviter que les dauphins aient la peau brûlée par le soleil

✔️ Dans un délai raccourci à 3 ans, les parcs devront procéder à des travaux d’agrandissement des bassins selon les nouvelles normes adoptées.

✔️Autre avancée majeure : la fin de la reproduction des orques. La France n’aura plus d’orques captives, une fois les 4 orques de Marineland disparues.

Rappelons que des rassemblements sont prévus le 13 mai devant tous les delphinariums de France à l’occasion de la journée mondiale « Empty The Tanks » (ainsi que chaque mois devant les delphinariums métropolitains).

Normalement, c’est une victoire, mais il y a toujours lieu d’être prudent. Car deux articles de l’arrêté sont assez étranges, au point de poser deux vrais problèmes.

Premier problème : il y a une mission envers le public ainsi qu’un rôle scientifique qui est attribué aux delphinariums. Étrange pour quelque chose censé fermer en raison de la « souffrance animale ».

Second problème : il est explicitement parlé de l’élevage et du caractère scientifique utile pour la biodiversité.

Or, cela rentre en contradiction avec la cessation de l’élevage du même arrêté…

Voici les deux articles.

Article 25

I. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent promouvoir l’information et la sensibilisation du public et doivent disposer d’une stratégie éducative écrite, définissant leurs choix éducatifs en fonction du public accueilli. Ce document est validé par le comité scientifique et technique de l’établissement mis en place conformément à l’article 21 [c’est-à-dire des membres de l’entreprise ainsi que deux scientifiques extérieurs].

II. – Chaque présentation au public doit inclure des messages pédagogiques oraux clairs et adaptés au public. Elle précise notamment l’origine des animaux présentés, la composition du groupe présenté, l’effectif de la population sauvage, la biologie, l’habitat naturel, la conservation de la diversité biologique, les actions de conservation et de recherche telles que précisées à l’article 26 et mises en œuvre par l’établissement pour cette espèce.
Chaque présentation au public a également un message de sensibilisation sur la promotion des valeurs environnementales, écologiques et culturelles de la biodiversité.

Elle informe notamment le public sur l’impact de nos habitudes quotidiennes sur le respect de l’environnement marin et sur la conservation de la biodiversité. Elle apporte des recommandations sur les comportements à respecter par toute personne pour ne pas nuire à l’espèce présentée et à son milieu et le renseigne sur les gestes du quotidien qui préservent l’environnement et contribuent à la conservation de la nature et au développement durable.

III. – Afin de s’assurer de la qualité du contenu des messages pédagogiques diffusés lors des présentations au public, ceux-ci seront au préalable validés par le comité scientifique et technique tel que défini à l’article 21 du présent arrêté .

IV. – Des installations dédiées sont disponibles dans l’établissement pour permettre la réalisation des activités éducatives.

V. – Lorsque l’établissement accueille des groupes scolaires, le responsable de l’établissement établit, le cas échéant en collaboration avec des enseignants, des programmes d’activité et des documents pédagogiques à l’intention des élèves, adaptés à leur niveau scolaire.

Article 26

I. – Au sens du présent arrêté, on entend par « conservation » toutes les mesures qui contribuent à la préservation des cétacés, aussi bien en milieu naturel qu’en parc zoologique.

II. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent contribuer à la conservation des cétacés par la mise en œuvre de programmes de conservation mais également par leur participation à ceux gérés par d’autres institutions. Ils s’assurent de la qualité génétique des populations hébergées à travers des échanges d’animaux dans le cadre des programmes d’élevage auxquels ils participent. Le personnel participe aux séminaires et programmes de conservation des cétacés dans la nature.

III. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent participer activement à des programmes de recherche dont les résultats contribuent à une meilleure connaissance de ces espèces. Ils accueillent autant que possible des chercheurs ou stagiaires au sein de leur établissement. La présence de cétacés en parcs zoologiques doit contribuer au développement de programmes de recherche essentiels pour l’acquisition de données et une meilleure connaissance de leur biologie, physiologie, éthologie et cognition.

IV. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent participer à l’échange d’informations sur la conservation et la recherche sur les cétacés, à travers la participation à des colloques nationaux ou internationaux et la publication d’articles scientifiques ou de divulgation générale.

V. – Les établissements hébergeant des cétacés doivent annuellement quantifier les ressources qui sont allouées aux activités de conservation et de recherche et doivent notamment présenter au comité technique et scientifique de l’établissement mis en place conformément à l’article 21 :
– tout changement dans leur population de cétacés ;
– leur implication financière et technique dans les activités de conservation des cétacés en milieu naturel ;
– la liste des programmes de conservation en milieu naturel auxquels ils ont participé ou qu’ils ont dirigé ;
– la liste des programmes de recherche auxquels ils ont participé ou dirigé ;
– la liste des actions de formation sur la conservation et la recherche sur les cétacés, y compris le nombre d’ateliers organisés par l’établissement lui-même, le nombre de stagiaires reçus et la liste de colloques, conférences ou actions de formation auxquels le personnel a participé.

Espérons que les delphinariums fermeront réellement rapidement leurs portes. Mais ne nous étonnons pas s’il y a un revirement, surtout que là il y a un grand espace pour cela, l’arrêté soulignant leur prétendu caractère « scientifique » et de « sensibilisation »…

Le Monde fait l’éloge de l’expérimentation animale avec la « greffe de tête »

Le Monde est coutumier de la valorisation de l’expérimentation animale, de manière régulière d’ailleurs.

Hier on a eu droit à un exemple particulièrement noble du genre, dans une sorte de mélange de racolage sordide et de scientisme : « Un pas de plus vers la greffe de tête« , publié sur le blog interne au Monde « Passeur de sciences ».

Rien que la photographie au coeur de l’article est inacceptable et ne peut que provoquer un terrible haut-le-coeur. Quelle barbarie!

L’auteur de l’article, Pierre Barthélémy, a une approche traditionnelle dans ce genre d’ignominie : la pseudo-objectivité.

Il s’agit seulement de « faire passer la science », alors que bien entendu il s’agit ici de barbarie pure et simple.

C’est comme si on donnait à un charcutier des moyens techniques élevés, afin qu’il fasse comme le professeur Frankenstein.

Mais c’est de la « science » et donc cela serait « acceptable », telle est la logique sans coeur, sans âme.

Voici même un passage où l’auteur essaie d’aborder la question de la morale, témoignant simplement de sa propre position pseudo-neutre, en réalité complice de la barbarie.

A aucun moment [le neurologue italien] Sergio Canavero et ses collègues n’abordent les préoccupations éthiques si ce n’est pour signaler que le protocole expérimental (et donc l’euthanasie de plusieurs dizaines de rats) a été approuvé par l’hôpital universitaire de Harbin.

On ignore pour l’instant quelle sera la prochaine grande étape mais la logique voudrait que l’on passe à la greffe véritable en remplaçant la tête du receveur – pour reprendre la terminologie utilisée dans l’étude – par celle du donneur sur des animaux de plus en plus proches d’Homo sapiens.

Non seulement la question morale n’est pas abordée – elle est simplement liquidée en disant que tout est légal – mais la future expérimentation animale est déjà justifiée.

Notons au passage que l’article parle d’euthanasie, ce qui est encore une fois pas du tout le cas : c’est un classique des barbares de maquiller le meurtre derrière le principe d’euthanasie, qui n’a strictement rien à voir.

Quand on torture et qu’on tue, on ne prétend pas « euthanasier » alors qu’on se comporte comme un boucher.

Le fait de valoriser une telle photographie horrible comme celle plus haut sous prétexte de « science » est le témoignage que rien ne change dans l’idéologie dominante.

Et pour cause : l’expérimentation animale ne peut pas être « réformée », seulement abolie. Il ne peut pas y avoir de hiérarchie dans ce qui relève de la barbarie, du massacre où des scientifiques bornés pratiquent la torture pour essayer de « découvrir » des choses.

On retombe même, avec les moyens techniques davantage perfectionnés, dans une logique toujours plus grande qui est celle du docteur Frankenstein!

Nouvel arrêté sur les delphinariums

Un nouvel arrêté a été mis en place par l’Etat concernant les delphinariums et c’est un exemple de modernisation effectuée dans le but de maintenir l’exploitation animale.

Accepter cet arrêté comme « garantissant le bien-être des dauphins » est inacceptable : même si l’on considère qu’il doit y avoir un progrès de manière réformiste (ce que nous ne faisons pas), rien que la formulation va déjà avec une acceptation de l’exploitation animale.

C’est évidemment un piège!

Ségolène Royal signe l’arrêté qui réglemente strictement les delphinariums et impose des règles garantissant le bien-être des dauphins

Publié le Mercredi 3 mai 2017

Ce nouvel arrêté abroge et remplace l’arrêté du 24 août 1981. Il a été mis au point avec les associations de protection de la nature et des animaux (Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 Millions d’Amis, Fondation Assistance aux Animaux, La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences, Robin des Bois, Réseau Cétacés, SPA, FNE, FNH, LPO), après une année de discussion et d’expertise associant le Muséum national d’Histoire naturelle.

Les nouvelles règles sont les suivantes :

1. Augmentation d’au moins 150 % de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux ;

2. Interdiction du chlore dans le traitement de l’eau ;

3. Mise en place d’équipes de soigneurs spécialisés, dont le nombre est en proportion du nombre de dauphins ;

4. Interdiction des contacts directs entre le public et les animaux ainsi que les immersions du public dans les bassins hébergeant des cétacés ;

5. Contrôle étroit de la reproduction des dauphins, par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive instituée à l’article R.413-2 de Code de l’Environnement. Cette reproduction ne devient possible que si la configuration et la taille des bassins le permettent.

Les établissements existants devront faire les travaux de mise en conformité des bassins dans un délai de 3 ans. Toutes les nouvelles règles s’appliquent dans un délai de 6 mois.

En clair : on supprime l’ignominie flagrante, on prétend ainsi avoir rétabli des choses « normales », et ainsi tout est censé devenir acceptable.

Les associations qui participent à cette mascarade se trompent totalement et d’ailleurs leur positionnement est tellement absurde qu’on voit que la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) fait partie de la liste largement mise en avant par le ministère de l’Environnement pour valider son positionnement.

Mais quel rapport y a-t-il entre la LPO et les delphinariums? Aucun, bien sûr. Il s’agit simplement d’une opération de communication réciproque, chacun se voyant valorisé dans la démarche.

C’est à un tel détail qu’on voit bien qu’il y a un gros souci avec les associations institutionnelles, qui cherchent à s’inscrire dans les institutions pour bien faire, mais ne s’appuient pas sur des principes.

Au lieu de se préoccuper d’un delphinarium qui sort de son projet initial – même si c’est une cause juste que de les combattre totalement – la LPO ferait bien de comprendre sa propre matrice et de se remettre en cause sur le fait de ne pas défendre les pigeons.

Au lieu de déborder dans un autre domaine, que le domaine choisi soit déjà correctement pris en compte.

Toutefois, cela veut dire chercher à avoir un point de vue universel, ce que les associations institutionnelles ne veulent pas. Elles ne veulent pas de la libération animale, alors elles sont obligées de se serrer les coudes et de s’auto-valoriser les unes les autres, afin d’échapper à la critique de ne pas être systématique.

Et c’est à cause de cela qu’un arrêté comme celui sur les delphinariums est valorisé, alors qu’il est inique : les delphinariums doivent fermer et aucun compromis n’est acceptable!

Procès de l’abattoir du Vigan : le lampiste paie pour l’exploitation animale

Il existe de nombreux termes en français pour qualifier quelqu’un désigné comme victime expiatoire : lampiste, bouc-émissaire, peccata.

Et dans l’affaire du procès de l’abattoir du Vigan, c’est donc Marc, un simple ouvrier, fils d’éleveur, qui fait office de lampiste, de bouc-émissaire, de peccata.

Lui qui a commencé dans le métier à 15 ans et demi, comme il l’a expliqué au procès, et on lui a tout de suite dit :

« Dans le métier, « il te faut tuer »»

Et c’est donc lui et lui seul qui a été condamné suite à la révélation de « maltraitances » dans l’abattoir du Vigan, dans le Gard, montrées par l’association L214 qui avait installé une caméra.

Nous mettons « maltraitances » entre guillemets, car naturellement, un abattoir est en soi déjà une maltraitance. Relativiser est une mauvaise chose.

Tout comme d’ailleurs ne pas prendre en compte la réalité sociale, économique, culturelle…

Car l’ouvrier en question, Marc, lui, pourtant, n’a rien choisi : il lui fallait un travail, on lui en a donné un et on a exigé des choses de lui.

Lui qui a fait une formation de protection animale, mais qu’on lui a imposé, car comme il l’a expliqué au procès, personne n’avait voulu la faire.

Lui, donc, qui s’est retrouvé jeune dans un universel grotesque et criminel, où règne la mort et son odeur. De quoi devenir fou !

Et donc, forcément… les actes sont cruels, aisément barbares. Nul « spécisme » à cela, juste des conditions concrètes !

Cela ne le dédouane pas d’avoir frappé des moutons et jeté des brebis par-delà des barrières, comme le montre des vidéos. D’avoir éprouvé du plaisir à électrocuter des moutons.

Mais cela l’explique. Car l’ouvrier en question est lui aussi une victime d’un système qui broie la vie.

Le procureur, méprisant la condition ouvrière, a par exemple souligné que « les rires accréditent le caractère sadique », déshumanisant ainsi l’ouvrier. Mais qui ne sait pas à quel point les humains tentent, en situation extrême comme ici, de jouer avec la mort et la souffrance ?

Qui ne deviendrait pas fou dans un tel environnement où la souffrance et la mort sont, par définition, banalisés ?

Ce n’est, encore une fois, pas justifier, mais expliquer. Et il ne faut par conséquent pas non plus se tromper d’ennemi.

Justement, le directeur de l’abattoir a-t-il été invité à la barre ? Non. Et les services vétérinaires, censés surveiller l’abattoir ? Non plus.

Est-ce l’exploitation animale qui a été en fin de compte dénoncée, alors ? Non, ce sont de simples ouvriers, dans un procès ridicule de bout en bout, car relevant de la figuration pour faire payer des boucs-émissaires.

Deux personnes étaient visées par des peines de 150 et 600 euros d’amende : elles ont été relaxé, car il y avait prescription…

Le gestionnaire de l’abattoir, à savoir la communauté de communes du Pays viganais, a été condamnée à 3500 euros d’amende, contre 6000 euros requis par le procureur. Une peine symbolique, administrative, pour condamner ce qui n’est, aux yeux des institutions, qu’un dysfonctionnement.

Quant à l’ouvrier, Marc, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 2000 € d’amende, le procureur ayant initialement demandé un an de prison avec sursis et 3400 euros d’amende. A cela s’ajoute une interdiction d’exercer pour cinq ans au sein d’un abattoir.

Qu’en tirera-t-il ? Que tout le monde, au final, se sera bien moqué de lui et de sa condition. Que son parcours humain n’aura intéressé personne. Que sa réalité, avec toutes les implications, n’aura interpellé personne.

Il a, dans les faits, servi de bouc-émissaire : l’exploitation animale ne serait pas le problème, seulement des individus « ratés », coupables de « dysfonctionnements »…

L’avocat de la communauté des communes, Yvon Goutal, s’est d’ailleurs réjoui que les choses aient été claires à ce sujet, étant « satisfait qu’il n’y ait pas de condamnation de l’abattage dans son ensemble ».

L’association L214, à la source des images filmées, est satisfaite à ce titre également, estimant que le procès est un grand pas en avant :

« La reconnaissance, pour la première fois, de la commission d’actes de cruauté et de sévices graves dans un abattoir par un employé, et de la violation des règles de protection des animaux par l’exploitant d’un abattoir est une avancée de la prise en compte par la justice des souffrances subies par les animaux dans ces lieux si hostiles, ces animaux oubliés de tous et laissés à l’abri des regards. »

En ce sens, l’une des deux avocates de L214, Hélène Thouy, a expliqué :

« C’est une réponse pénale ferme, qui envoie un message clair à l’ensemble des exploitants d’abattoirs : “Vous devez faire respecter les règles”.»

Les règles ? Les règles de la mort industrielle, de la souffrance planifiée. Qui ont été passées sous silence, avec un lampiste payant pour masquer la réalité de l’exploitation animale, parce que c’est un ouvrier.

Abraham Poincheval : un « artiste » dénaturé prétendant couver

Une nouvelle installation « artistique » pathétique vient de se terminer.

Abraham Poincheval, dans un grand élan entièrement dénaturé, contribue à la barbarie de notre monde avec une installation où il « couve » des oeufs.

Voici son justificatif délirant :

« Qu’un homme couve des œufs m’intéresse parce que cela pose la question de la métamorphose et du genre.

Ce sont des énonciations très précises qui peuvent tout à coup devenir poreuses, s’éroder, se transformer. »

C’est un classique de la « modernité » : toute définition est instable, il n’y a pas de Nature on peut faire ce qu’on veut…

Voici des images de sa « performance ».

Voici le justificatif délirant du Palais de Tokyo à Paris, qui a hébergé cette expérience d’un « performer » habitué  des délires pseudos artistiques comme seul l’art contemporain sait les inventer (descendre le Rhône dans une bouteille géante, marcher en entière ligne droite de Nantes à Caen, rester six jours sur une étroite plate-forme à vingt mètres du sol,passer une semaine sous terre dans un trou de 60 cm de diamètre, etc.).

Pour la première fois dans ses recherches, Abraham Poincheval se confronte au monde vivant : installé dans les espaces du Palais de Tokyo, il tente de couver des œufs de poule jusqu’à leur éclosion.

En se substituant à l’animal, il éprouve le temps de la gestation pouvant aller de 21 à 26 jours. Abraham Poincheval est assis ou allongé dans un espace clos, un vivarium qui ressemble à une vitrine d’exposition.

Il se couvre d’un manteau traditionnel coréen réalisé par l’artiste Seulgi Lee et s’entoure de provisions. Limité dans ses mouvements, face aux visiteurs, l’artiste semble inactif.

Il devient comme Toine, l’anti-héros de la nouvelle de Guy de Maupassant du même nom (1885), immobilisé par une attaque cardiaque et forcé par sa femme à couver des œufs.

Neuf poussins sont nés des onze oeufs et ils doivent rester au musée avec « l’artiste » pendant 72 heures avant d’aller dans une ferme.

De bout en bout, c’est l’agression contre le vivant, c’est une insulte aux animaux et à la Nature.

Pif gadget relance les « pifises »

C’est une démonstration de plus d’un esprit anthropocentriste lamentable et, qui plus est, c’est une véritable preuve aussi d’esprit obtus, arriéré et désirant le rester.

Pif gadget relance en effet les « pifises » et s’en vante…

Il est terrible qu’en 2017, on puisse encore proposer un « gadget vivant ».

Les enfants se voient enseigner à devenir des maîtres de la vie en étant capables de « donner la vie »…

Alors qu’en réalité, on est ici dans une démarche d’exploitation complète, de réduction de la vie à celle d’objet et de marchandise.

En l’occurrence, il s’agit de larves d’un crustacé, l’artemia salina. Elles sont particulièrement résistantes, tant dans le temps qu’aux conditions extrêmes.

Mises dans l’eau, elles reprennent leur croissance, pouvant parvenir à une taille d’un ou deux centimètres.

Pif gadget les a qualifiés de « pifises », prétendant qu’il s’agit de créatures préhistoriques. C’est encore le cas avec le nouveau Pif gadget qui vient de sortir.

Pif gadget les avait déjà proposés comme « gadget » en avril 1970, vendant alors pas moins d’un million d’exemplaires !

Le chiffre sera atteint de nouveau en septembre 1971 avec des « pois sauteurs du Mexique »… Qui étaient en réalité des oeufs de papillon.

En 2004, Pif gadget avait de nouveau proposé les « pifises », le journal de Mickey faisant la même chose en 1996 et en 2002.

Et, donc, rien n’a changé, malgré pourtant la prise de conscience écologiste. En 2017, on est encore dans la même démarche : celle de la domination, dans la prétention de la « maîtrise » de la Nature…

Le nouveau numéro de Pif gadget n’hésite pas d’ailleurs à présenter une critique de la réalité digne de celle des années 1930, dénonçant la malbouffe de manière particulièrement significative…

Ce qui est logique : quand on ne va pas dans le bon sens, on va dans le mauvais…

Tout cela est très révélateur sur les tendances de fond dans la société française actuellement : l’esprit de retour en arrière, de régression… C’est la volonté de « tranquillité » à tout prix, de négation de toute prise de responsabilité…

« Expérimentation animale, à qui profite le crime ? »

« Expérimentation animale, à qui profite le crime ? » : tel est le titre d’un article, qui a en fait la forme d’une tribune, publié dans La Croix.

Son auteure est Anne-Laure Boch, neurochirurgienne, praticienne hospitalière et docteur en philosophie.

Ce n’est pas un article contre la vivisection, mais c’est un article qui constate que la vivisection est, en pratique, déconnectée en bonne partie de toute rationalité à prétention scientifique.

C’est une tradition, un moyen de se faire valoir, sans forcément de réelle utilité.

Eh bien oui, c’est vrai, mais si elle allait au bout de son raisonnement, elle comprendrait que l’expérimentation animale est plus qu’une méthode : c’est une idéologie…

Une idéologie dont les incohérences ne sont pas des erreurs, mais des fautes liées à sa substance même, anthropocentriste et criminelle.

L’expérimentation animale pose problème. Les défenseurs des animaux dénoncent sa cruauté et la barbarie de ceux qui la pratiquent. Pourtant, l’immense majorité des chercheurs ne sont pas des sadiques. Beaucoup aiment les animaux.

Ils souffrent de les faire souffrir, de les sacrifier. Cette souffrance morale croît à mesure qu’on monte dans l’échelle des espèces.

Les expériences sont déjà pénibles quand elles sont faites sur des rats et des souris ; avec les animaux de compagnie (lapins, chiens, chats…), elles deviennent odieuses ; et insupportables avec les singes, qui nous ressemblent tant.

Mais l’expérimentation animale est présentée aux médecins et biologistes comme nécessaire. Elle fait partie intégrante de la recherche en sciences de la vie. Il faut donc en passer par là.

C’est-à-dire prendre sur soi, serrer les dents, se faire violence, « se blinder ».

Contraints à des actions qui heurtent leur sensibilité, voire leur conscience morale, la plupart des chercheurs élaborent une stratégie classique en matière de discordance affective : ils se persuadent que les travaux sur les animaux sont essentiels pour vaincre les maladies humaines. Forcés d’infliger des souffrances aux bêtes, ils invoquent les souffrances qu’ils évitent aux hommes.

Pour tenir le coup, ils pensent aux vies prétendument sauvées grâce à leurs recherches. Au nom de cette raison supérieure, ils font taire leur sensibilité accusée d’être sensiblerie.

Si la caricature de la sensibilité est bien la sensiblerie, la caricature de la raison est l’argumentation spécieuse. Trop souvent, la raison profonde d’accepter de telles pratiques est de faire progresser notre carrière – notamment pendant notre jeunesse, dévolue aux « manips » sanglantes.

Ces manips permettent d’obtenir des diplômes, de monter en grade, d’être titularisé.

C’est pour cette raison prosaïque que nous nous les imposons à nous-mêmes autant que nous les imposons à nos innocentes victimes animales.

Combattant nos répugnances, nous cédons aux pressions du système qui nous fait miroiter master, doctorat et habilitation à diriger les recherches.

L’expérimentation animale, qui exige d’être durs avec nous-mêmes, nous apparaît comme un rite initiatique pour devenir un vrai chercheur.

Nous avons si bien appris qu’il n’y a pas de progrès sans effort, que nous nous convainquons que l’effort entraîne nécessairement le progrès.

Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un protocole de recherche est douloureux pour l’animal (physiquement) et pour le chercheur (psychologiquement) qu’il est véritablement utile pour la communauté.

Faut-il pour autant renoncer à l’expérimentation animale ? Sans doute pas.

Mais le bilan doit être fait avec rigueur : les expériences sur les animaux sont trop nombreuses au regard des enseignements qui en sont tirés.

Si on se donnait la peine de pousser la réflexion théorique, d’envisager d’autres options, et surtout si on refusait de se laisser fasciner par la difficulté des expériences (difficulté morale, qui est souvent le masque de la facilité intellectuelle), on économiserait beaucoup de souffrances, animales et humaines.

Serait-ce trop demander que chacun, au moment d’entreprendre son protocole de recherche, se pose honnêtement la question : est-ce que cette expérience sert vraiment la santé humaine, ou seulement mon intérêt personnel ?

Le Parlement européen ne se prononce nullement pour la fin des lapins en cage

Voici un exemple tout à fait exemplaire de l’escroquerie que représente le bien-être animal.

Il s’agit, encore une fois, de la journaliste Audrey Garric qui est à l’oeuvre, à travers le blog écologie du journal Le Monde, avec un article au titre racoleur :

Le Parlement européen se prononce pour la fin des lapins en cage

Il est expliqué la chose suivante :

« Mardi 14 mars, les députés européens ont voté, en séance plénière, un rapport d’initiative demandant l’élaboration de « normes minimales » pour améliorer le bien-être de ces mammifères et notamment la suppression progressive des cages.

Ils ont également appelé la Commission européenne à adopter une législation spécifique sur cet élevage industriel répandu mais qui reste méconnu. »

Est-ce vrai ? Absolument pas. Ce ne sont pas les députés qui ont voté, mais ceux de la commission de l’agriculture.

Il ne s’agit pas d’un rapport au sens strict, mais d’un projet de résolution.

Par conséquent, et naturellement, cette résolution est symbolique, c’est une proposition.

[Le parlement a bien voté en faveur de la résolution – qui est purement symbolique, rappelons le – à la suite de sa mise en place, avec 29 voix pour, 7 contre et 9 abstentions, sur un total de… 751 députés, la quasi totalité ne s’étant donc pas déplacé pour l’occasion, voyant « l’inutilité » de la chose!]

Le titre expliquant que « le Parlement européen se prononce pour la fin des lapins en cage » est donc entièrement mensonger. Il n’est pas que trompeur, il ne consiste pas en une erreur.

Il est un mensonge qui relève de l’idéologie du pseudo-progrès vanté par les partisans du « bien-être animal ».

L’article donne d’ailleurs à plusieurs reprises la parole à Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France (à la quelle était liée la « Protection mondiale des animaux de ferme »).

En voici un exemple :

« C’est une victoire formidable, un changement de paradigme. Ce combat était difficile car les lapins sont souvent associés aux clapiers. Mais les cages sont bien pires.

Nous nous réjouissons que le texte parle de leur fin progressive et non de leur aménagement, se félicite Léopoldine Charbonneaux, qui avait remis aux ministres européens de l’agriculture une pétition de 600 000 signatures en ce sens.

C’est un signal fort que la Commission ne peut ignorer. »

L’article est pourtant lui-même obligé de concéder que ce n’est pas le cas du tout :

« L’exécutif européen n’a aucun projet en ce sens, a toutefois indiqué dans l’hémicycle la commissaire chargée des consommateurs, Vera Jourova. Les lapins, a-t-elle rappelé, sont déjà protégés par une directive du Conseil concernant l’ensemble des animaux dans les élevages, datant de 1998.

En outre, « la Commission est d’avis que les Etats membres concernés sont les mieux placés pour gérer les problèmes relevant de la production de lapins« , a-t-elle ajouté. »

Mais donc pourquoi alors ne pas constater l’inanité de l’initiative, sa vanité ?

Tout simplement, parce qu’il y a besoin de prétendre qu’il y ait un progrès, il y a le besoin de faire miroiter l’espoir fumeux que les choses changent, même lentement.

On est ici dans une escroquerie morale, une arnaque pratique qui permet aux associations de bien-être animal de siphonner les personnes engagées et les moyens, tout cela pour amener dans un cul-de-sac complet.

La responsabilité historique de ces gens est énorme. Tout comme par ailleurs ceux, bien entendu, qui ont organisé cette résolution à la commission de l’agriculture.

Voici d’ailleurs ce qu’on lit dans l’exposé des « motifs » de la résolution. Le passage est long, mais il est nécessaire de l’avoir en entier, pour bien comprendre que de bout en bout, il est ici lutté pour la pérennité de l’exploitation animale, sa modernisation, l’amélioration de son image…

« Avec ce rapport d’initiative, votre rapporteur entend lancer un vaste débat sur l’élevage de lapins dans l’Union européenne et sur les méthodes de détention des lapins d’élevage, et encourager la Commission européenne à présenter une proposition législative ambitieuse.

La proposition devrait viser à combler les lacunes existantes qui donnent lieu à de graves abus en matière de bien-être animal dans la détention, l’élevage, la production, le transport et l’abattage des lapins d’élevage.

Dans l’Union européenne, les conditions de bien-être et les besoins propres à l’espèce des lapins sont la plupart du temps ignorés dans l’Union européenne.

Dans la majorité des États membres, il n’y a pas de législation spécifique contenant des exigences minimales obligatoires pour la protection des lapins dans l’agriculture.

L’application, la mise en œuvre et le respect des réglementations européennes et nationales sur le bien-être animal en général sont globalement insuffisants et les installations habituellement utilisées dans l’Union pour l’élevage et l’engraissement des lapins destinés à la production de viande ne satisfont même pas aux normes les plus élémentaires de bien-être animal.

Il est urgent d’améliorer la situation des lapins d’élevage dans l’Union et, de l’avis de votre rapporteur, la meilleure voie à suivre serait l’adoption d’une législation européenne imposant des normes minimales pour la protection des lapins dans les élevages.

Votre rapporteur a formulé plusieurs recommandations dans le présent rapport et dans le document de travail qui l’a précédé.

En bref, il est impératif d’éliminer progressivement l’élevage de lapins en batterie dans des cages stériles grillagées et de s’orienter vers d’autres méthodes d’élevage telles que les systèmes de parcs qui prévoient un espace suffisant par lapin et dans lesquels les lapins peuvent être élevés en groupes.

Les éleveurs procédant à cette reconversion devraient recevoir un soutien dans le cadre des programmes de développement rural de la PAC. Les systèmes de logement pour les lapins devraient comporter des plates-formes ou un espace similaire surélevé et suffisamment de matériaux d’enrichissement.

En outre, les temps de transport devraient être aussi limités que possible, en raison de la sensibilité de l’espèce, et les lapins devraient être nourris avant le transport et devraient disposer de suffisamment de nourriture, d’eau et d’espace pendant le transport.

Les caisses et cages de transport devraient permettre une position normale. Enfin, les lapins devraient être complètement étourdis avant l’abattage, en veillant à ce qu’il n’y ait ni souffrance, ni douleur ou stress. L’abattage devrait être fait en évitant que l’animal étourdi reprenne conscience.

Par ailleurs, votre rapporteur estime que l’adoption d’une législation européenne assurerait une interprétation uniforme, créerait des conditions de concurrence équitables et répondrait à la demande croissante des consommateurs d’une meilleure protection des animaux dans l’agriculture.

Ces dernières années, les grandes organisations et ONG européennes actives dans la protection du bien-être animal ont de plus en plus souligné la question de l’élevage de lapins et ont lancé des campagnes pour l’abolition des cages en batterie. On peut s’attendre à une augmentation de la pression du public sur cette question dans un avenir proche.

Enfin, compte tenu des maladies propres à l’espèce et du taux élevé de mortalité associés à l’élevage des lapins, l’administration systématique et généralisée d’antibiotiques est devenue une nécessité. Cette réalité exacerbe les problèmes liés à l’augmentation de la résistance antimicrobienne.

L’élevage des lapins sous sa forme actuelle pose ainsi également un problème de santé publique, d’autant plus que des antibiotiques très puissants, de dernier ressort ou de réserve, sont utilisés dans ce domaine.

Votre rapporteur est convaincu que le remplacement de l’élevage en cages par des systèmes d’enclos réduirait la nécessité de recourir à des antibiotiques et diminuerait ainsi les risques pour la santé publique.

Votre rapporteur est d’avis que, si ces recommandations étaient reprises dans une proposition législative future imposant des normes minimales pour la protection des lapins d’élevage et si, afin d’assurer des conditions équitables, ces mêmes normes s’appliquaient aux produits à base de lapins qui sont importés, nous pourrions alors commencer à améliorer la santé et le bien-être de millions de lapins élevés dans l’Union européenne et satisfaire aux exigences des consommateurs qui demandent des normes plus strictes en matière de bien-être animal dans l’agriculture. »

L’exploitation animale a un allié de poids avec les partisans du « bien-être animal » !

Vidéo au sein d’un centre de recherche animalier à Montréal

La vidéo suivante a été filmée par une personne de l’association canadienne Last chance for animals infiltrée dans un centre de recherche animalier ITR Laboratories, à Baie-D’Urfé, à Montréal.

Il n’est pas possible de la commenter : les sentiments doivent prédominer, combinés à la raison, avec le besoin de justice.

Aucun compromis n’est moralement acceptable.

Braconnage d’un rhinocéros en France

C’est une nouvelle de portée historique, parce que la portée de cet acte montre qu’il n’y a plus de frontières dans la barbarie généralisée envers les animaux.

Nous vivons une époque du quitte ou double : ou bien la reconnaissance de Gaïa, de la planète comme lieu de vie, ou bien la généralisation de la destruction.

Et comme nous sommes le 8 mars, journée de la femme, soulignons que les acteurs de ce crime sont forcément des hommes. Il y a dans le fait d’aller fracturer plusieurs portes d’un zoo, tuer un rhinocéros de trois balles dans la tête, de couper sa corne à la tronçonneuse, quelque chose qui relève d’une attitude typiquement patriarcale.

Voici le communiqué du zoo de Thoiry où s’est produit ce crime, dont le zoo est d’ailleurs en partie responsable. Cette prison pour animaux prétend protéger : la vanité de ses prétentions est flagrante.

Parc Zoologique de Thoiry
[NEWS]
LE DOMAINE DE THOIRY VICTIME DU BRACONNAGE
DANS LA NUIT DU 6 AU 7 MARS

Dans la nuit du lundi 6 mars au mardi 7 mars 2017 des malfaiteurs se sont introduits dans le Domaine de Thoiry malgré les mesures de sécurité mises en place et ont tué l’un des trois rhinocéros blancs pour s’emparer de l’une de ses cornes.

L’ensemble du personnel est extrêmement choqué. Une enquête de gendarmerie a été diligentée dès les premières heures de la matinée. La direction du Domaine de Thoiry va porter plainte.

LES FAITS

Les malfaiteurs sont entrés au Domaine de Thoiry en forçant l’une des grilles extérieures proches de la Plaine africaine. Ils se sont ensuite dirigés vers le bâtiment des rhinocéros blancs dont ils ont forcé la porte métallique et ont fracturé une porte intérieure intermédiaire. Cela leur a permis d’accéder aux loges des animaux.

Ils ont alors tué par balle Vince un jeune mâle de 4 ans pour couper l’une de ses cornes, probablement à la tronçonneuse. Sa seconde corne n’a été que partiellement tranchée ce qui laisse imaginer que les criminels ont été dérangés ou que leur matériel s’est révélé défectueux.

Les deux autres rhinocéros blancs vivant à Thoiry, Gracie âgée de 37 ans et Bruno âgé de 5 ans, ont échappé au massacre et sont sains et saufs.

Vince a été trouvé ce matin par sa soigneuse qui, très attachée aux animaux dont elle s’occupe, est profondément affectée. Cet acte odieux a été perpétré malgré la présence de cinq membres du personnel zoologique vivant sur place et de caméras de surveillance.

LE CONTEXTE

Les cornes de rhinocéros font l’objet d’un commerce illégal car on leur prête des propriétés médicinales infondées. En 2015 sur le marché noir, 1kg de corne de rhinocéros était vendu 51 000 euros. Il existe 5 espèces de rhinocéros et 11 sous-espèces, toutes menacées.

Vince est né fin 2012 au Burger’ Zoo d’Arnhem aux Pays-Bas. Il est arrivé en mars 2015 au Domaine de Thoiry.

Il appartient à la sous-espèce rhinocéros blanc du Sud qui, après avoir frôlé l’extinction au 19ème siècle (seulement 20 à 25 animaux dans la nature), a vu ses effectifs remonter jusqu’à atteindre un peu plus de 20 000 individus dont 18 000 se trouvent en Afrique du Sud.

Il s’agit donc d’une sous-espèce extrêmement menacée pour laquelle la reproduction et la conservation en parcs zoologiques et sur le terrain est essentielle.

250 rhinocéros blancs du Sud sont actuellement hébergés dans les zoos européens et font l’objet d’un programme d’élevage.

Ces dernières années le braconnage en Afrique du Sud a connu une hausse exponentielle. En 2007, 13 rhinocéros blancs ont été tués, en 2011, 448 rhinocéros blancs, en 2014, 1 215 et en 2015, ce sont 1 175 rhinocéros blancs qui ont été braconnés.

Le 21 février dernier, l’orphelinat dédié aux rhinocéros de Thula Thula en Afrique du Sud a été attaqué. L’équipe a été sérieusement molestée et plusieurs jeunes rhinocéros tués.

Les vols de cornes de rhinocéros sont également en recrudescence à travers l’Europe. Il s’agirait cependant de la première fois qu’un zoo subit une attaque entraînant la mort d’un rhinocéros.

Très impliqué dans la sauvegarde des animaux et leur protection, le Domaine de Thoiry avait déjà, à sa façon, tiré la sonnette d’alarme en organisant en 2013 une conférence portant sur le trafic de cornes de rhinocéros.

Différents spécialistes du rhinocéros et de la faune sauvage y avaient participé dont la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), la Direction de la nature et des paysages du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE), la Brigade CITES – Capture de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), le Président de l’African Rhino Specialist Group de l’Union International pour la Conservation de la Nature (UICN), le responsable TRAFFIC pour le World Wildlife Fund (WWF).

En France, un arrêté, publié le 17 août 2016 au Journal officiel, interdit «sur tout le territoire national et en tout temps» le transport à des fins commerciales, le colportage, l’utilisation commerciale, la mise en vente, la vente ou l’achat de défenses et d’objets composés en tout ou partie d’ivoire des espèces d’éléphants ou de corne de rhinocéros.

Cet arrêté concerne toutes les espèces d’éléphants (d’Afrique et d’Asie) et de rhinocéros (blanc, noir, indien, de Sumatra et de Java). Des dérogations à cette interdiction sont toutefois prévues. Ces dérogations concernent le commerce des antiquités (objets travaillés datant d’avant 1947), «actuellement libre de documents Cites, au cas par cas», a précisé le ministère de l’Environnement.

Le commerce et la restauration d’objets travaillés datant d’après mars 1947 et d’avant le 1er juillet 1975 restent également possibles, «sous réserve d’avoir obtenu préalablement, au cas par cas, le certificat intra-UE (CIC) prévu par le règlement Cites».

Le trafic d’espèces sauvages et de leurs produits est sévèrement puni par la loi en France.

Le trafic d’espèces sauvages protégés représente le 4ème trafic au monde après celui de la drogue, de la contrefaçon et celui d’êtres humains.

Sources des informations chiffrées
IFAW – WWF – Save the Rhino – IUCN RedList

C’est un exemple terrible, un de plus. Il montre que la boucle est bouclée dans le cadre de l’accroissement exponentiel de l’exploitation à l’échelle mondiale.

Les frontières tombent ! Mais pas pour la compassion, pour la défense de la Nature ! Seulement pour le crime, l’exploitation.

« Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme »

L’hebdomadaire Marianne a publié sur son site une tribune d’un Collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme », intitulé « Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme ! ».

C’est un point de vue rétrograde au possible, bien entendu, avec cet éternel éloge de la petite production, présentée comme « éthique ».

Ce serait le « système industriel » qui serait le vrai problème, lit-on dans cette prose pétainiste, dont on se souviendra encore du passage suivant dans dix ans, comme exemple de remarque barbare :

La qualité des produits animaux repose avant tout sur une qualité morale, celle du respect des animaux.

On notera que parmi les signataires de ce collectif, on trouve notamment :

– Elisabeth De Fontenay, très souvent présentée comme une très grande philosophe pro-animaux par le milieu du bien-être animal (L214 etc.),

– le réseau France Nature Environnement, qui montre par là qu’il passe totalement à côté de la problématique animale,

– Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne, qui rappelle que la ligne à la José Bové n’est qu’une nostalgie d’un passé idéalisé.

Voici la tribune.

Les éleveurs doivent pouvoir choisir d’abattre leurs animaux à la ferme !

Après des décennies d’ignorance voire d’indifférence collective quant au sort des animaux de ferme arrivant par milliers chaque jour dans les abattoirs français, un focus médiatique a récemment rappelé l’existence des abattoirs et a mis en évidence les conséquences graves de leurs dysfonctionnements structurels sur les animaux.

Les travaux de la commission parlementaire sur « les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français », en conclusion d’un grand nombre d’auditions et de la rédaction d’un rapport avançant 65 propositions, ont finalement donné lieu à une proposition de loi relative au respect des animaux en abattoirs.

Un article, notamment, de cette proposition de loi a été voté par l’assemblée le 12 janvier dernier : la mise en place de la vidéosurveillancedans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018.

Surveiller ou changer de système ?

Même si cette mesure recueille l’assentiment d’un grand nombre de nos concitoyens, nous savons qu’elle ne constitue pas une réponse suffisante, ni même efficace, aux graves problèmes que pose la majorité des abattoirs français aujourd’hui.

Car, il faut le rappeler, les animaux sont majoritairement abattus comme ils sont produits, industriellement. Les « productions animales », ce sont les usines de production des animaux (les porcs, les volailles…) et des produits animaux (le lait, les œufs…) et les usines de transformation de cette matière animale.

Entre les deux, l’abattage, simple procédure technique de passage du vif au mort. Car, si les animaux sont produits comme des choses, ils sont également traités comme des choses à l’abattoir.

Ce n’est donc pas la surveillance de travailleurs eux-mêmes en souffrance qui changera quoi que ce soit aux conditions de vie et de mort des animaux.

C’est le système industriel qui s’impose dans nos relations aux animaux de ferme, de leur naissance à leur mort, à quoi il faut d’urgence renoncer.

L’innovation est notre culture. La qualité, notre priorité
En dehors de ces systèmes industriels, des milliers d’éleveurs travaillent de manière digne et respectueuse des animaux, de l’environnement et des consommateurs.

Mais, pour ces éleveurs, il n’existe pas d’alternatives à l’abattoir. Il reste encore sur le territoire des abattoirs « de proximité » mais ils sont le plus souvent pensés sur le modèle industriel et ils doivent répondre aux mêmes normes et aux mêmes procédures.

Autrement dit, même si des éleveurs élèvent leurs animaux dignement, ils ne peuvent se soustraire à un abattage indigne. Ils doivent déléguer l’abattage de leurs animaux à des structures opaques en lesquelles ils n’ont pas confiance.

Cette délégation obligée est cause de souffrance pour les éleveurs car ils ont le sentiment d’abandonner leurs animaux à un moment ou au contraire ils devraient plus que jamais assumer leurs responsabilités envers eux.

Une réalité : des éleveurs refusent l’abattoir

C’est pourquoi un certain nombre d’entre eux refusent l’abattoir et, de manière illégale, abattent leurs animaux à la ferme. Ils risquent en cela six mois de prison et une amende de 15 000 €.

Or, ces éleveurs cherchent simplement à être à la hauteur de leurs animaux et à être cohérents dans leur métier.

Est-il normal que ce soient ces éleveurs, qui engagent leur sens moral dans le travail, qui soient passibles de prison ?

Depuis près de deux ans, notre Collectif dénonce cette injustice et travaille au développement d’alternatives et notamment au développement des abattoirs mobiles en France.

Car nous affirmons que non. Non, ce n’est pas normal de risquer la prison parce que l’on respecte ses animaux. Les éleveurs doivent pouvoir faire un travail digne de la naissance à la mort des animaux. Pour cela, il faut qu’ils puissent avoir la possibilité de choisir et de maîtriser l’abattage.

Cela veut dire pouvoir abattre les animaux là où ils sont nés, à la ferme. Cela implique également qu’ils puissent prendre le temps nécessaire à cette étape pour les animaux et pour eux-mêmes.

Lors des auditions de la commission « Abattoirs » et lors des débats à l’Assemblée, le collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » a demandé à pouvoir mettre en place des expérimentations d’abattage à la ferme notamment via des abattoirs mobiles.

Ces demandes ont été rejetées laissant de nombreux éleveurs dans le désarroi. De nombreux éleveurs mais également de nombreux consommateurs.

Car l’abattage à la ferme est également une demande d’une part croissante de nos concitoyens refusant le système industriel.

Eux aussi veulent pouvoir assumer leurs responsabilités envers les animaux et pouvoir faire confiance aux éleveurs.

Il en est de même pour un grand nombre de professionnels, bouchers, chefs, artisans, vétérinaires…

La qualité des produits animaux repose avant tout sur une qualité morale, celle du respect des animaux.

Ayons enfin le courage de nos voisins Européens !

Des solutions d’abattage à la ferme existent. Elles sont mises en œuvre en Suède, en Allemagne, en Suisse… via des équipements adaptés à différentes tailles de troupeaux et différents systèmes d’élevage.

Ce qui est possible dans ces pays est possible en France. C’est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics français de soutenir les expérimentations d’abattage à la ferme proposées par notre Collectif. Pour les animaux, pour leurs éleveurs et pour la pérennité d’un élevage en France digne de ce nom.

Le Collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme »

Co-signataires de cette tribune: Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité (AFAAD) ; Collectif Plein Air ; Nature et Progrès ; Bio Where; Yves-Marie Le Bourdonnec (Maître Artisan-boucher et spécialiste de la maturation, Titré Meilleur boucher de Paris) ; Thierry Bedossa (vétérinaire et comportementaliste, Clinique du Pont de Neuilly ) ; Elisabeth De Fontenay(philosophe et essayiste) ; Christian Laborde (écrivain, poète, chroniqueur et pamphlétaire) ; France Nature Environnement (FNE) ; Frédéric Lenoir(philosophe, sociologue, conférencier et écrivain) ; Thierry Marx (chef cuisinier étoilé) ; Laurent Pinatel (porte-parole de la Confédération Paysanne) ; Philippe Radault (réalisateur-documentariste, auteur notamment du documentaire A l’abattoir) ; Isabelle Saporta (journaliste et écrivaine) ;Perico Légasse (critique gastronomique et rédacteur en chef de Marianne) ; Denis Fric, Pierre Froment, Paul Polis, Hubert Hiron, Nathalie Laroche (vétérinaires, GIE Zone verte).

Grippe aviaire : les oiseaux migrateurs une fois de plus incriminés à tort

Alors que 1,3 million de canards ont été assassinés en raison de l’épizootie frappant les élevages de la filière du foie gras, on vient d’apprendre qu’il y a encore 360 000 autres canards qui vont être tués afin de tenter de stopper la propagation du virus H5N8.

573 communes de la Haute-Garonne vont devoir pratiquer un « vide sanitaire », alors qu’il y a eu officiellement 373 foyers de contamination.

Les éleveurs sont bien entendu furieux, malgré que l’État leur ait débloqué 120 millions d’euros… On reconnaît le fonctionnement de l’exploitation animale et le soutien permanent de l’Etat à son égard.

Ce qui n’empêche pas le populisme outrancier des éleveurs : à Pau des « canards en colère » ont déversé des plumes de canards, de la paille, du maïs et des pneus devant la MSA, sécurité sociale des agriculteurs…

Et un aspect inévitable est l’accusation faite à la Nature d’être la « cause » de tous les problèmes. La Ligue de Protection des Oiseaux a publié un intéressant document à ce sujet.

Grippe aviaire : les oiseaux migrateurs une fois de plus incriminés à tort.

La LPO dénonce le détournement des causes réelles de cette épizootie. Explications !

Le 23 février 2017, après avoir découvert que des Tourterelles turques avaient été victimes du H5N8 dans le Lot et Garonne et supposant qu’elles étaient à l’origine de la contamination des élevages, une battue administrative a été organisée dans ce même département.

Face à cette nouvelle contamination des volailles domestiques, les oiseaux sauvages sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus.

Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus.

La LPO tient à soulever des incohérences face à ces conclusions qu’elle estime fausses :

Les Tourterelles turques victimes du H5N8 et supposées être à l’origine de la contamination sont sédentaires. De fait, la probabilité d’être contaminées vient donc davantage de la fréquentation d’un élevage du sud-ouest que d’un voyage vers les contrées asiatiques.
Les oiseaux hivernant en France ne croisent pas de région d’élevages industriels de plein air, sauf… dans le sud-ouest de la France, et ponctuellement depuis les élevages de l’Europe centrale et de l’ouest.

Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du sud-est et la France. La seule espèce « long courrier » est la Sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique.

Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

Ce n’est pas un hasard si la flambée du H5N8 est apparue en France en particulier durant les fêtes de fin d’année, pendant que la filière palmipèdes (78% des foyers recensés dans cette filière, notamment celle des canards gras) s’affairait dans les opérations de négoce.

Et c’est encore moins un hasard si la région Nouvelle Aquitaine est particulièrement affectée par cette flambée du H5N8 puisqu’elle assure à elle seule plus de 57% de la production française et près de 43% de la production mondiale de foie gras.

Ce n’est pas un hasard non plus si le département des Landes est le plus impacté : avec une production de 11 millions de palmipèdes en élevage, dont 8 en gavage.

La concentration des élevages sur de petites surfaces, l’augmentation considérable du nombre d’exploitations et de leur taille durant ces dernières années (multipliées par 6 en 30 ans !) nécessite en particulier des règles d’hygiène intra et inter-élevages très strictes qui ne sont manifestement pas toujours bien appliquées.

Une enquête a d’ailleurs été ouverte début février afin de vérifier si les conditions d’hygiènes ont été respectées par les divers maillons de la chaine industrielle lors des transports d’animaux.

La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage « d’appelants » (canards domestique destinés à attirer les canards sauvages) pour les chasses à la hutte, alors que le H5N8 est apparu dans le Pas-de-calais, à partir « d’appelants », et tandis que tous les éleveurs ont eu l’interdiction de transporter leurs volatiles, y compris au Salon de l’Agriculture.

La LPO surveillera de près les résultats de l’enquête ouverte début février et devant mettre en lumière le respect ou non des conditions d’hygiènes par les divers maillons de la chaine industrielle lors des transports d’animaux.

Un embryon chimère « homme-cochon »

C’est une information très grave qui montre que, sans changement complet de perspective, on court à la catastrophe générale.

En effet, des chercheurs du Salk Institute de La Jolla, en Californie ont réussi à mettre en place des embryons chimères, humains et porcins, avec un embryon composé à 99,999 % de cellules de cochon, le matériel génétique humain faisant 0,001 %.

C’est un premier pas vers un but lointain, mais à la teneur catastrophique : la modification d’animaux afin qu’ils produisent des organes humains qu’on leur enlèverait ensuite pour les greffer à des humains.

Le comble de l’horreur approche donc un petit peu plus. On aurait ici un véritable esclavagisme du vivant.

S’il faut mépriser les religions et leur obscurantisme, cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille célébrer cette science sans conscience, où des humains peuvent payer d’autres humains pour porter des bébés, où des animaux vont naître pour porter des organes d’autres êtres et mourir.

Surtout que l’une des raisons de cette situation est le manque de dons d’organes : au lieu de renforcer cette perspective, on fait tourner la science vers la barbarie.

Il faut également souligner l’hypocrisie ignoble des chercheurs, par ailleurs, qui tentent de nier le caractère vivant des animaux afin de leur donner un statut de non-être, de stock qui serait à notre service, tout en sachant très bien que ce n’est pas le cas.

Voici les terribles propos, sans morale aucune, de John de Vos, professeur, responsable du département ingénierie cellulaire et tissulaire au CHU de Montpellier, dans une interview pour Francetvinfos :

« Il y a certains organes qu’il ne faut surtout pas « humaniser ».

Le premier qui tombe sous le sens, c’est le cerveau de l’animal. Il ne faut à aucun prix que le cerveau de l’animal soit humanisé et qu’on se retrouve avec un porc qui aurait un cerveau en grande partie d’origine humaine.

Ensuite, il y a aussi les organes reproducteurs, et tout ce qui touche à la représentation de l’humain. Cela concerne la peau, les membres, les cordes vocales, etc.

Même si l’animal garde son cerveau, cela brouillerait la frontière entre l’animal et l’humain et ce serait inacceptable. »

En clair, ce chercheur a tout à fait conscience de la contradiction complète où se situe sa démarche : si l’animal est « humanisable », alors on voit bien qu’il y a unité du vivant et donc dignité du vivant en tant que tel, au-delà des définitions.

Il faut donc masquer ces définitions… Laisser l’animal à tout prix comme « stock ».

Voici un exemple de prose en cette direction, dans un article de Futura Sciences, qui de notre point de vue relève du néant moral absolu :

« Le cochon est un animal particulièrement intéressant pour cette recherche car ses organes sont de taille proche de celle des organes humains.

De plus, la croissance de cet animal est bien plus rapide que celle des humains puisqu’il est possible, à partir d’une cellule fécondée, d’obtenir un cochon de 100 kg en seulement neuf mois. »

Cette dimension de stock va tellement loin que le caractère animal de l’organe est assumé, comme le constate Sputnik news :

« Comme la gestation des cochons dure quatre mois et qu’un porcelet atteint une masse de 90 kilos en cinq mois environ, il serait possible d’obtenir un organe prêt à être greffé en seulement neuf mois.

L’organe résultant aurait une anatomie animale, mais sa composition génétique serait humaine, ce qui diminuerait le risque qu’il soit rejeté par le système immunitaire du patient. »

Sputnik News a même mis en illustration pour l’article abordant ce thème… une image du film Porco Rosso de Hayao Miyazaki des studios Ghibli !

Une tentative de dédramatiser une situation terrifiante : la science sans conscience atteint un seuil critique !

Le gavage, la corrida et la chasse n’incarnent pas «l’esprit du Sud»

Une tribune très intéressante a été publiée dans Libération, qui cherche à remettre en cause, en quelque sorte, l’idéologie dominante du terroir du Sud.

Mais le Sud existe-t-il ? Est-ce que de toutes manières l’universalisme ne doit-il pas être affirmé envers et contre toute culture « locale » qui reste prisonnière d’une manière passéiste de vivre ?

Par exemple, faut-il un « foie gras » végétalien ou l’idée même de quelque chose s’y rapprochant ne devrait-il pas être rejeté ?

Il y a ici plein de questions qui se posent, il y a matière à réflexion.

Le gavage, la corrida et la chasse n’incarnent pas «l’esprit du Sud»

La production de foie gras est une activité qui n’est pas exempte de périls ; les éleveurs de canards et d’oies destinés au gavage en font, une nouvelle fois, la triste expérience avec l’épidémie de grippe aviaire qui a conduit l’Etat à ordonner l’abattage de plus de 1 million de palmipèdes, sacrifiés afin d’éviter la contamination des populations humaines.

Pourtant, le foie gras, selon certains, ferait partie de ces traditions «participant de l’esprit du Sud», qu’il faudrait maintenir à tout prix. Ainsi, au mois d’octobre à Mont-de-Marsan, une manifestation a été organisée pour «défendre les traditions» et «l’esprit du Sud».

On pouvait y entendre : «Gardons nos traditions», «Nos ortolans, cessez d’en faire tout un fromage», ou encore «Les interdits, ça suffit !» A cette occasion, une «charte des libertés et de la diversité culturelle», aussi appelée «charte de Plumaçon» du nom des arènes de Mont-de-Marsan, a même été remise à la préfecture.

La grandiloquence de ce titre ne doit pas dissimuler que les traditions, qui sont ainsi bruyamment défendues, sont d’abord celles qui autorisent et encouragent la souffrance et la mort des animaux.

Nous aussi, nous sommes du Sud. Et nous refusons de laisser certains résumer son esprit à ces traditions moyenâgeuses de torture animale qui nous font honte : la corrida, la chasse ou le foie gras. Nous avons grandi dans le Sud et nous défendons une certaine idée de la justice : celle des droits des animaux.

Les organisateurs de ces diverses manifestations se posent en victimes et dénoncent «une volonté d’uniformisation de la société». Ils nous feraient presque oublier les véritables victimes…

Chaque année, en France, ce sont 40 millions de canards qui sont gavés par pompe hydraulique ou pneumatique à l’aide d’un embuc métallique d’une vingtaine de centimètres enfoncé dans l’œsophage. Et on sait que durant la période de gavage, le taux de mortalité des canards est multiplié par dix (1).

Dans les arènes françaises, ce sont plusieurs milliers de jeunes taureaux qui sont torturés pendant vingt minutes, puis tués à l’arme blanche.

Quant à la chasse, elle implique que plus de 30 millions d’animaux sauvages soient traqués dans leur habitat – pour certains jusqu’à l’épuisement – avant d’être tués par balle. A cela s’ajoutent tous les animaux piégés, comme les 30 000 ortolans capturés (de surcroît dans la plus grande illégalité) et engraissés dans le noir pour finir, le plus souvent, noyés dans de l’armagnac.

On notera au passage qu’avec seulement 2 % de femmes parmi les adhérents de la Fédération nationale des chasseurs, cette tradition n’est pas partagée par une moitié de la population. L’esprit du Sud, vraiment ? Les organisateurs de ces manifestations se voient comme des résistants. Mais défendre son bout de foie gras, ce n’est pas résister à un occupant.

Faut-il le rappeler, les traditions lorsqu’elles sont profondément injustes et cruelles ne méritent pas d’être maintenues.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait Mataelpino, un village espagnol situé dans les montagnes près de Madrid. Depuis quelques années, cette petite commune organise un boloencierro (3), c’est-à-dire un lâcher de taureaux où les animaux sont remplacés par des boules géantes en polystyrène de 125 kilogrammes et 3 mètres de diamètre.

Cet événement a augmenté l’attraction touristique du village (4) ; voilà l’esprit du Sud que nous aimons ! Et cet esprit, c’est aussi celui de nos voisins catalans, qui, à la suite d’un long processus démocratique, ont voté, en 2010, l’abolition des corridas.

De même, chez les Républicains espagnols qui voulaient, en cas de victoire, abolir les corridas sur tout le territoire (5).

Malheureusement, Franco gagna la guerre civile et développa ce spectacle barbare dans toute l’Espagne.

Pour nous, l’esprit du Sud-Ouest, c’est aussi un véritable esprit de résistance qui nous fait prendre le parti des plus faibles.

Et aujourd’hui, les plus faibles sont souvent les animaux. Nous défendons ceux qui n’ont pas de droits, comme au XVIIIe siècle la Montalbanaise Olympe de Gouges plaidait la cause des femmes. Nous le faisons, comme au XIXe siècle le Castrais Jean Jaurès défendait les ouvriers et s’élevait contre l’injustice.

Et nous croyons, avec Claude Lévi-Strauss, qui a enseigné la philosophie au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan, qu’«un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les humains du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou du XVIIe siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains (6)».

Enfin, il n’est pas non plus interdit de regarder ce qui se passe autour de nous. Israël était le quatrième producteur de foie gras au monde. Caracas au Venezuela ou encore les Etats Sonora, Coahuila et Guerrero au Mexique organisaient des corridas.

La chasse à courre était également une tradition ancrée en Grande-Bretagne. Pourtant, à un moment donné, ces peuples se sont questionnés et ont interdit ces pratiques. Et à chaque fois, la raison invoquée était la souffrance animale.

Voilà pourquoi, nous, enfants du Sud, nous nous désolidarisons de cette minorité, qui prétend représenter l’esprit du Sud, alors qu’elle ne fait qu’avaliser l’injustice et la cruauté.

SIGNATAIRES: Hervé Berbille Ingénieur agro-alimentaire, Marie Bernadou Psychologue clinicienne en Haute-Garonne, Jean-Baptiste Del Amo Ecrivain, Mylène Demongeot Actrice, Jean-Paul Dubois Ecrivain, Tristan Garcia Ecrivain et philosophe, Héloïse Guay de Bellissen Ecrivaine, Théo Ribeton Journaliste auxInrockuptibleset à Stylist, Olivier Steiner Ecrivain.

(1) Rapport du Comité scientifique de la Commission européenne de la santé et du bien-être des animaux : «les Aspects de bien-être des canards et oies dans la production de foie gras», adopté le 16 décembre 1998. (2) Serge Ravanel, l’Esprit de résistance, Seuil, 1995. (3) El Mundo, du 21 août 2011 http://www.elmundo.es/elmundo/2011/08/21/ madrid/1313932751.html (4) http://www.digitaljournal.com/news/world/running-of-the-balls-becomes-major-event-in-spanish-town-video/article/405755 (5) Journal espagnol ABC, du 11 juillet 1937, pp. 5. (6) Claude Lévi-Strauss, «la Leçon de sagesse des vaches folles», Etudes rurales, pp. 157-158, 2001.

34 animaux massacrés au refuge « la ferme de doudou »

« La ferme de doudou », un refuge dans l’Hérault faisant également office de sanctuaire, a été victime d’une ou plusieurs personnes qui ont massacré 34 animaux.

Parmi les animaux recueillis par le refuge, il y a par exemple Leggy, une jeune lapine lâchement jetée au bord d’une route avec triple fracture de la patte arrière, Angel un cochon d’inde handicapé des pattes arrières provenant d’une animalerie, Chanel et Prada jeunes furettes retrouvées dans une cave d’un immeuble enfermées dans une cage à oiseaux sans eau ni nourriture.

Pour l’année 2016, le refuge a récupéré 989 animaux d’abandons ou de sauvetages,  procédé à 18 adoptions, donné 32 850 repas, avec 17 tonnes de nourriture.

Il y a un appel à soutien, bien entendu. Le site de l’association est ici, le facebook , une cagnotte ici.

Voici un compte-rendu de la sinistre découverte.

Il y a 15 jours, un couple de 60 ans était venu de Montpellier au sanctuaire adopté Mojitos et en arrivant pour l’adopter , le type me dit « je prends le truc et je me casse » et je n’ai fais qu’un tour , et je l’ai dit de prendre sa bagnolle et se casser, mojitos le furet n’est pas un truc mais un animal!

Il voulait me casser la gueule mais voyant que je lui tenais tête (malgrès mes 1m50) sans avoir peur de lui et le regardant droit dans les yeux , il a été surpris, genre je suis légionnaire (oui et alors) bref menace et insulte mais il n’a pas adoptés Mojitos et repartie en gueulant comme un con et sa femme n’a pas bronché..

L’histoire en est resté là
Mojitos se fait adopté hier

Cette nuit un ou plusieurs individus sont rentrés au sanctuaire au fond (le sanctuaire possède 2 hectares de terrain) protégés par un filet éléctrifié de 1m10 (aucun animal ne peut rentrer)J’habite sur place mais les doudous se trouvent à 400m de la maison, je n’ai rien entendu ni les 4 chiens aboyés ni les oies , je n’ai pas de voisins et il n’y a pas de lumière non plus de ce coté

Le sanctuaire est isolé de tout.

Ce matin: découverte du carnage,enclos du fond défoncé, des animaux au sol, mon sang n’a fait qu’un tour, déboussolée , des vertiges , je n’ai rien touchée, j’ai emmené mon fils à l’école et je suis parti directement au commissariat « déposé plainte » , j’ai indiqué les soupçons à la police et donnez le téléphone que j’avais gardé puis je suis revenue ramassé les cadavres :oasis et Noisette divaguaient , je n’ai pu contaster que le massacre en attendant la police à 14h00

La police est venu prendre des photos mais malheureusement il ne fit que constater l’ampleur du massacre et ne m’a pas laisser d’espoir pour la suite!!Difficile d’exploiter quoique ce soit
J’espère tout de même que mes soupçons seront pris au sérieux!

Les soupçons ne veut pas dire coupable
Il manquaient des doudous aux milieux de ces cadavres , j’ai retrouvé Rosalie sui était revenu dans son enclos, la seule survivante avec les poils arrachés sur le dos , il étaient 6 dans cet enclos

J’ai retrouvé un autre cochon d’inde à l’extérieur du sanctuaire qui peut être grâce aux roseaux et herbes hautes, a dû être lançé mais les herbes ont ammortis la chute, il va bien!
J’ai changé de place Tilou dont l’enclos est en miette
Après l’école de mon fils, radiographie des corps pour connaitre la cause,

Verdict: non ce n’est pas un animal qui a fait ça mais un monstre d’humain, il y a été à l’aveugle en détruisant tout sur son passage avec quoi, je sais pas: batte de base ball ou à une masse pour les enclos en acier et nos doudous ont subis le massacre de la lançée tel une balle de tennis, ils ont pris les doudous par les poils et les ont fait voltiger jusqu’à s’écraser au sol, le vétérinaire confirme les suspicions du policier, aucune trace de sang

UN MASSACRE GRATUIT et je pleure je pleure et je pleure encore

Mais une chose est sure: « plus jamais « je vais installer des caméras partout partout
Je suis anéantie mais je me batterez jusqu’au bout pour eux quoi qu’il arrive, je ne me rabaisserais pas même après ça, je continuerais pour eux




« Foie gras » : plus d’un million de canards massacrés en raison d’une grippe aviaire

C’est une catastrophe de plus, d’une ampleur terrifiante, surtout si l’on prend en compte que cela est considéré comme « normal ».

Plus d’un million de canards vont être assassinés par l’exploitation animale, ceux-ci ne correspondant plus à la forme de marchandise dont elle a besoin.

La concentration d’êtres vivants à haut degré est, effectivement, anti-naturelle et par conséquent vecteur de maladies. En l’occurrence, c’est la grippe aviaire H5N8 qui est en cause.

Le sud-ouest, avec ses multiples élevages, est concerné avec pas moins de 89 foyers de cette forme de grippe!

Rien que le département du Gers contient 45 foyers…

Voici, à titre d’illustration, la liste officielle de ces foyers du Gers présentés par le ministre de l’agriculture.

Le 2 janvier 2017,  un foyer a été détecté à Sauviac dans une exploitation de 16800 canards.
Le 2 janvier 2017, un foyer a été détecté à Manciet dans une exploitation de 7000 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Bars dans une exploitation de 5800 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Mirannes.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monlezun d’Armagnac dans  une exploitation de 11500 canards.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Saint-Michel dans une exploitation de10500 canards.Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 8000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à  Ségos une exploitation de 10900 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Manciet dans une exploitation de 12000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Duffort dans une exploitation de 1000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Tillac dans une exploitation de 9000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 9500 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcugnan dans une exploitation de 8000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 5200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcelone du Gers dans une exploitation de 4400 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 9200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 4000 canards.
Le 24 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Ste-Christie-d’Armagnac dans une exploitation de 8000 canards ; un autre foyer a été confirmé le même jour à Duffort dans un élevage de 9 000 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Montesquiou dans une exploitation de 390 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Lannux dans une exploitation de 900 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Sainte Christie d’Armagnac dans une exploitation de 10 600 poulets et 1 900 pintades.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Castex d’Armagnac dans une exploitation de 8 100 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 469 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bernede dans une exploitation de 1 144 canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bars dans une exploitation de 5 900 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 1 640 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Barcelone du Gers dans une exploitation de canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Medard dans une exploitation de 8 800 volailles.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Tillac dans une exploitation de 7 000 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Monlezun d’Armagnac dans une exploitation de 900 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Médard dans une exploitation de 2 000 volailles.
Le 15 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 7000 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mauléon d’Armagnac dans une exploitation de 650 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mansempuy dans une exploitation de canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Avéron-Bergelle dans une exploitation de 800 canards.
Le 11 décembre 2016, un second foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 8 800 poulets et 3 000 canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Eauze dans une exploitation de 900 canards.
Le 10 décembre 2016, un foyer a été détecté à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 19 000 canards.
Le 8 décembre, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 200 canards.
Le 8 décembre 2016, un foyer a été détecté à Ricourt dans une exploitation de 7 600 canards et 17 600 poulets.
Le 2 décembre 2016, des foyers en lien épidémiologique avec le foyer du Tarn (du 1er décembre) ont été détectés dans les communes de :

Monlezun, dans un élevage de 15 600 canards
Eauze dans un élevage de 1 640 canards
Beaumont sur l’Osse dans un élevage de 690 canards

Comme on le voit, il n’y a ici ni malchance ni hasard, c’est le résultat direct de la nature même de cette « production ».

A la concentration énorme s’ajoute d’ailleurs une division du travail tout à fait moderne, malgré la présentation imaginaire d’un « terroir » ancestral.

En l’occurrence – on parle ici d’animaux destinés à faire du « foie gras » – il y a les naissances chez des éleveurs, ensuite le transport jusqu’aux « gaveurs », et enfin le parcours jusqu’à l’abattoir.

Ce processus, nullement artisanal, mais obéissant à des lois précises – celles du marché – fait que les décisions sont unilatérales, sans arrière-pensées.

Juste avant Noël, il y a déjà eu 600 000 canards abattus, là ce sont 800 000 qui vont l’être d’ici le 20 janvier. Si cela ne suffit pas pour enrayer la grippe, 500 000 autres canards présents dans la zone seront assassinés eux aussi.

Des chiffres énormes, qui ne font que pourtant environ 9% du « cheptel » des canards liés à l’industrie du foie gras… En sachant que, l’année dernière, c’est 25% du « cheptel » qui a été assassiné!

Une simple mesure « économique », supervisée par une industrie énorme en France : chaque année, il y a 37 millions de canards et 700.000 oies qui sont gavées pour satisfaire cette industrie…

Rappelons aussi deux points très importants :

– c’est l’Etat qui paie les « opérations de dépeuplement » (il s’agit de l’expression officielle) ;

– l’Etat indemnisera les entreprises pour leur arrêt de production.

Comme on le voit, l’Etat est clairement dans le camp de l’exploitation animale (et du capitalisme en général).

Et pour l’anecdote, le document du ministère annonçant l’abattage a trois mots-clefs : « INFLUENZA AVIAIRE », « SÉCURITÉ SANITAIRE » et… « PROTECTION DES ANIMAUX ».

La mort atroce lors des incendies des fermes-usines

Ce qui s’est passé à Ploubalay, village de 3000 habitants au nord de Dinan dans les Côtes-d’Armor, en dit long sur la manière dont les animaux sont considérés comme des marchandises, et rien d’autre.

Hier, un ouvrier agricole arrive à neuf heures du matin sur son lieu de travail et s’aperçoit que ce lieu, une ferme industrielle, est en feu.

2 200 porcelets meurent dans la destruction par les flammes d’un hangar de 700 m², ainsi que 220 truies dans un second bâtiment.

C’est un chiffre énorme et on imagine à quel point leur mort a été atroce.

Car il faut prendre en compte le résultat de ce calcul sordide : 700 m² divisé par 2 200, cela donne comme résultat 0,32.

Cela fait 30 centimètres carré par porcelet, dans une ferme-usine où les 2 200 porcelets étaient « élevés sur caillebotis », comme la quasi totalité des cochons dans l’industrie de l’exploitation animale.

C’est terrifiant !

Nous avions considéré qu’il était erroné de parler de manière unilatérale de camp de concentration pour les élevages industriels, comme cela a été fait récemment (« non aux camps de concentration » écrit comme slogan lors de l’incendie volontaire à la « ferme des mille veaux »).

Cependant, là, on doit bien reconnaître qu’un feu ravageant 2 200 être vivants collés les uns contre les autres, des êtres vivants jeunes, terrorisés, cela a dû correspondre à ce qu’on appelle l’enfer.

On doit penser bien sûr qu’il en a été de même pour les truies, qui étaient sans doute bloquées chacune par tout un appareillage métallique, dans l’incapacité de bouger.

Et on en déduit, puisque l’ouvrier découvre cela à 9 heures du matin, qu’il n’y a aucune surveillance. Quant à l’efficacité d’alarmes ou de quelque chose de ce genre, sans doute qu’il y a bien peu à espérer ici : on est dans une industrie qui, comme toutes les industries, associe pression commerciale et pragmatisme d’entreprise.

Pourtant, la loi est formelle et citons ici un arrêté préfectoral concernant une ferme-usine de Ploubalay. Nous ne savons pas si c’est celle-ci qui est concernée, il y en a plusieurs là-bas.

Néanmoins, on se doute que le principe est le même partout :

« 2.4. – Sécurité

2.4.1 – L’installation électrique doit être conforme aux normes en vigueur ainsi que les installations de chauffage et de stockage de combustibles, s’il en existe.

2.4.2 – L’établissement doit être doté de moyens de lutte contre l’incendie appropriés aux risques à défendre (extincteurs pour feu d’origine électrique).

2.4.3. – L’installation classée dispose à 200 mètres au plus de l’établissement, en un emplacement facilement accessible par les sapeurs-pompiers et visiblement signalé, d’un poteau d’incendie de 100 m / m conforme à la norme NFS 61 213 capable de fournir en permanence un débit de 1000 litres / minute sous une pression dynamique de 1 bar minimum, ou d’une réserve d’eau d’une capacité utile de 120 m3 équipée d’une aire de mise en aspiration viabilisée, d’une surface de 32 m2 au moins, accessible en tous temps et en toutes circonstances.

2.4.4. – A défaut de disposer de moyens suffisants de lutte contre l’incendie implantés à moins de 200m au plus du risque ou d’un avis favorable des services d’incendie et de secours sur les moyens alternatifs de lutte contre l’incendie proposés par l’exploitant, celui-ci devra mettre en oeuvre une réserve d’au moins 120m3 destinée à l’extinction d’un sinistre dans un délai de 6 mois. »

Passons sur le fait qu’il n’y ait pas une surveillance 24 heures sur 24, des alarmes… Alors qu’en toute conscience cela devrait être le cas.

Si l’on se contente de ces lignes, alors le propriétaire de la ferme-usine est coupable de négligence… et de ce fait de maltraitance (c’est le moins qu’on puisse dire).

Or, on peut partir du principe qu’il n’y aura rien et que les assurances paieront.

Or, ce n’est pas la première fois que cela arrive, ces fermes-usines, en temps de crise économique massive, ont une bien étrange habitude de flamber…

Comme par exemple ici, en mai 2016, dans la Manche :

« Un incendie a entièrement décimé un élevage de porcs appartenant à la SARL Dorenlor, au lieu-dit “Le Chemin”, à Barenton (Manche), ce vendredi 27 mai. Le bâtiment, construit en 1994 et rénové en 2001, abritait trois lots de 300 porcs (300 porcs de 30 kg, 300 porcs de 80 kg et 300 porcs de 115 kg). »

En août 2016, dans la Vienne, deux fermes ont connu un incendie au même moment à Coulonges-les-Hérolles et Coussay-les-Bois, pourtant distants de 65 km…

Même localement, il y a eu plusieurs départs simultanés, et la nouvelle République rapporte à ce sujet l’hypothèse selon laquelle

« Un rat enflammé aurait pu propager l’incendie sur les différents lieux. »

Pour résumer : des bâtiments contrôlés et même modernes brûlent, les animaux meurent d’une mort atroce, personne n’est responsable.

Et cela ne relève pas de la stupidité, ni de la méchanceté : c’est ici un système économique parfaitement rôdé et protégeant ses intérêts.

Contre l’abattage massif de cervidés dans le Cher

Voici une pétition qu’on peut signer en ligne afin de s’opposer contre le meurtre de cervidés sur le terrain d’une agricultrice qui fait 125 hectares en bordure de l’autoroute A71 Paris-Clermont-Ferrand.

L’Etat considère que celle-ci doit procéder elle-même à la mise à mort d’animaux sauvages, sous peine d’amendes, l’Etat envoyant par ailleurs sinon quelqu’un effectuer le « travail »…

Agissons contre l’abattage massif de ses cervidés!

Nous sommes contre l’abattage qui suscite polémique sur la propriété de Mme Kaak Antoinette. En effet celle-ci est contrainte de faire abattre 60 cervidés car ils causent trop d’accidents de la route.

Or celle-ci a déjà procédé à un prélèvement à la demande du préfet il y a quelques années en échange d’une construction d’une passerelle promise par ce dernier.

Mais il n’a pas tenu promesse, aujourd’hui cette femme est dans la détresse et engage des procédures qui sont rejetées: trois cervidés ont déjà été abattu dans la nuit de mercredi à jeudi illégalement!

en voici les liens de presse
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/faits-divers/2016/12/24/nouveau-litige-autour-des-cervides-trois-ont-ete-abattus_12221125.html
http://www.leberry.fr/epineuil-le-fleuriel/environnement/2016/12/21/la-requete-contre-l-abattage-des-cervides-a-ete-rejetee_12218552.html

Tant de solutions existent pour éviter cette boucherie: transférer les cervidés dans d’autres milieux et la CONSTRUCTION D’UNE PASSERELLE qui avait pourtant été promise par Le préfet! Or elle n’existe que sur plan!

Mme Le préfet, cette propriétaire s’est déjà pliée à vos exigences avec pour promesse cet aménagement que vous n’avez pas respecté! Nous vous demandons de revenir sur votre décision de jugement et d’aboutir la construction de cette passerelle pour solutionner la circulation du gibier.

Merci pour votre considération

Un chien enterré vivant à Turquant

On se souvient de l’affaire du chien retrouvé enterré vivant, l’année dernière à Carrières-sur-Seine.

Le coupable ayant par la suite été retrouvé, le verdict avait été le suivant lors du procès : 8 mois d’emprisonnement avec sursis, 1 000 euros à sept organisations de défense des animaux (voir Dénouement heureux à un crime odieux à Carrières-sur-Seine et Le sens du verdict de l’affaire de la chienne enterrée de Carrières-sur-Seine).

On a désormais une affaire similaire à Turquant, petit village près de Saumur et d’Angers. Un pauvre chien a été retrouvé, sous cinq centimètres de terre, avec encore au-dessus deux tôles sur lesquelles étaient posées trois grosses bûches!

Il n’a malheureusement pas survécu. Voici le texte d’une pétition présentant les faits et appelant à une « peine maximum », des « dommages et intérêts ».

Quel sens cela a, lorsqu’on voit l’affaire précédente de Carrières-sur-Seine, nous ne le savons pas trop : il faut être réaliste et ne pas semer des illusions sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre des institutions, sur ce qu’il n’est pas possible de faire sans révolution permettant la libération animale!

Justice pour Aslan: enterré vivant

Dimanche 11 décembre matin vers 7h, quelle fut la surprise d’un habitant de Turquant promenant son chien en entendant un jappement de détresse d’un chien dans un terrain à proximité de la rue des Ducs d’Anjou. Après un instant pour localiser le bruit, celui ci compris vite ce qu’il se passait.

Une fois le maire arrivé en renfort sur les lieux après l’appel de cet habitant, le sauvetage a pu commencer. L’habitant pour sauver ce chien à du retire 3 grosses bûches d’arbre posées sur 2 tôles.

En dessous de cette tombe, de la terre fraîchement remuée, qui un fois creusée a fait apparaître un Epagneul Breton en mauvais état général, enterré vivant.

« Quand je l’ai sorti j’avais l’impression qu’il ne respirait plus, je l’ai prit contre moi et je l’ai stimulé. Il a pu reprendre un souffle ».

Entre temps l’association Droits de Vivre prévenu par le villageois avait prévenu le vétérinaire de garde de Saumur. Le chien a été emmené dans un état comateux par cette personne chez le vétérinaire en urgence.

Le chien a reçu les premiers soins, été mis sous perfusion, puis sur une plaque chauffante car il était en hypothermie et en état de déshydratation avancée.

Le pronostic vital étant engagé. Au vue de son état général, l’association en collaboration avec la vétérinaire a décidées de pratiquer une euthanasie sur le chien (que l’on a appelé Aslan) après 2 jours et demi de soins afin d’abréger les souffrances de celui-ci.

Aslan est donc parti pour son dernier voyage mardi soir en compagnie des membres Saumurois de l’association.

L’association Droits de Vivre à déposée une plainte pour acte de cruauté envers un animal au nom d’Aslan. Des dommages et intérêts seront demandés pour payer les frais vétérinaire.

L’association ce porte partie civile dans cette affaire accompagnée par une autre association : l’association Stéphane Lamart. Aslan n’étant pas identifié, peut-être le propriétaire pensait-il échapper à d’éventuelles poursuites.

Une peine maximum et exemplaire sera demandée pour rendre justice à Aslan. Cette pétition à été lancée afin d’apporter son soutient aux associations pour régler cette triste affaire.