L’usine, les animaux et le véganisme

5 septembre 2010

Voici une lettre de Walter Bond. La dernière fois nous avions fait remarquer qu’il associait libération animale et libération de la Terre. Cette fois il apporte deux éléments en plus, auxquels LTD s’intéresse tout particulièrement.

Tout d’abord, le monde du travail. Ici Walter Bond parle du monde de l’usine. Cela nous intéresse : nous avons toujours souligné que pour nous le véganisme était une démarche populaire opposée aux valeurs dominantes, et nous avons déjà dit que l’oppression vécue par les ouvriers avait comme modèle l’abattoir (Le rôle central de l’abattoir dans l’histoire de l’industrie).

Le travail à l’usine est harassant et aliénant, et les abattoirs ont même été à la base du modèle fordiste : on ne saurait à ce sujet assez conseiller de lire l’ouvrage « Un éternel Treblinka » de Patterson.

D’ailleurs, les machines à profit ont toujours du mal à trouver des bouchers et globalement des gens travaillant dans ce secteur. C’est bien une preuve que les ouvriers ne veulent pas! Nous illustrons le texte de Walter Bond avec des images de cette réalité ouvrière… et animale.

Ensuite, Walter Bond parle des « nations animales. » Nous n’avons jamais employé ce concept sur LTD, mais en fait nous utilisons ce principe en quelque sorte depuis le départ. Il s’agit de reconnaître les multiples petits mondes qui coexistent sur la planète et de voir que chaque individu fait forcément partie d’un ensemble plus grand.

Nous n’avons pas utilisé le concept parce que parler de « nations » est toujours fastidieux, et finalement inutile car nous n’en voulons pas. Mais c’est une idée très productive. Pour la petite histoire, il nous semble que ce terme de « nations animales » repris par Walter Bond n’a été formulé qu’une seule fois dans le mouvement de libération animale et de libération de la Terre : dans le premier communiqué de l’ELF. Il existe cependant également une grande association aux USA et au Canada qui a comme nom « United Animal Nations. »

A l’hiver 1995, lorsque j’avais 19 ans, j’ai eu un job dans une entreprise du nom de Dakota Mechanical. Nous construisions des abattoirs dans le Midwest, principalement dans l’Iowa.

L’Etat de l’Iowa est le plus grand producteur de porc de la nation. A cette époque où j’étais employé dans cette industrie maléfique, il y avait 27 abattoirs rien que pour les cochons. J’ai aidé à construire l’usine d’IBP [Iowa Beef Processors] à Logansport, également dans l’Indiana. C’était une usine toute nouvelle.

Je n’ai jamais vu d’animal tué durant les à peu près 9 mois où j’ai travaillé à Logansport, mais il n’était pas difficile pour moi de saisir de quoi il en retournait avec ces machines une fois en marche. J’étais au début surtout un cariste [conducteur de chariot élévateur], mais ensuite je suis parvenu à devenir un apprenti plombier industriel. Après que cette usine ait été construite, il y avait trois mois de pause.

Mais ensuite j’ai eu le coup de fil pour le prochain job. Celui qui changerait ma vie pour toujours. C’était un job plus court ; nous allions construire une extension à la zone d’abattage de l’usine IBP de Perry dans l’Iowa.

Dans cet abattoir fonctionnant pleinement, j’ai vu les meurtres mécanisés les plus glauques que l’on puisse constater. Comme c’était une vieille installation, nous étions constamment enlevé de notre construction pour faire de la maintenance dans toute l’usine. Des bureaux jusqu’à la zone d’abattage, en passant par la réutilisation des déchets, j’ai été un participant et un complice à tout cela.

Quand j’ai commencé, les odeurs, ce qu’on voyait, et les sons étaient insupportables. Je passais mon temps à me dire : « C’est ce que tu manges, ne sois pas impressionnable. » En 6-8 semaines, je me sentais détruit. Pendant 12 heures, parfois 15, je travaillais souvent baignant dans l’horreur.

Comme les trois jours où j’ai travaillé à la plomberie des stations de rinçage, avec des tonneaux de 40 gallons [à peu près 160 litres] remplis de têtes de porcs dépecés me regardant.

Ou les fois où je devais prendre le chariot élévateur derrière le bâtiment, pour rassembler des matériaux bruts, juste à côté de piles de 25 pieds de haut [un peu plus de huit mètres de haut] de cochons « défectueux » qui étaient « impropres à la consommation humaine. »

Pour une raison ou une autre, ils avaient été laissés là dans des piles, entassés, exposés aux éléments et gelant à mort dans le froid de l’Iowa. De toutes les horreurs que j’ai pu entrevoir, c’est cette pile de mort gelante qui hante encore mon âme.

Puis vint le jour qui m’a changé. Nous étions en train d’emballer nos outils et en train de nous nettoyer quand un cochon qui avait été rendu inconscient par un choc électrique, s’est réveillé après avoir eu la gorge tranchée et a être pendu à l’envers pour saigner à mort, convulsant, et se libérant de ce qui entravait ses pieds.

Il vient en courant à travers la zone d’abattage, directement sur moi et le reste de l’équipe. Les ouvriers d’IBP le prirent en chasse. Un avec une clé à molette et deux avec des battes de baseball. Ils ont commencé à battre à mort le cochon. Je me suis retourné comme je pensais que chacun le ferait… je me trompais.

Quand je me suis retourné, j’ai fait face au reste de mon équipe. Tout en entendant les bruits sourds et les couinements d’une mort abrupte juste 30 pieds derrière moi [un peu plus de neuf mètres], je voyais mes collègues criant et acclamant, se tapant dans les mains les uns les autres à chaque fois qu’il y avait un bruit sourd, riant et célébrant la mort violente d’un être sentient.

La nuit dans ma chambre d’hôtel, mon esprit faisait la course. J’étais dégoûté de moi-même. J’étais dégoûté de l’humanité. Je cessais de manger de la viande. Quelques jours plus tard, mon contremaître m’approcha et me demanda si j’avais besoin d’emprunter de l’argent. Je dis : « Non, pourquoi demandez-vous? »

Il dit qu’il avait remarqué que je ne mangeais que du beurre de cacahuète et de la gelée et il pensait que j’étais fauché. Je lui dit que je n’étais pas fauché et que j’avais simplement arrêté de manger de la viande. Il a commencé à me titiller et à m’appeler un « born-again tree hugger » [un « born again » est quelqu'un né une seconde fois, on utilise le plus souvent l'expression pour quelqu'un revenant à la religion. Un « tree hugger » est quelqu'un prenant un arbre dans ses bras.]

Je partis sur le champ. Je suis retourné chez moi et j’ai commencé à étudier les droits des animaux. Je suis devenu vegan et suis devenu actif de manière légale. J’ai passé des années à faire des tables de presse et à parler avec des gens. J’ai travaillé dans des sanctuaires d’animaux et ait sauvé des animaux dès que je pouvais.

Je n’ai jamais considéré que ce que j’avais fait ou que je ferai pour notre Mère la Terre et ses nations animales était suffisant. Ces machines que j’ai construites de par le passé, en 1996, sont toujours en train de tuer alors que j’écris ces lignes.

C’est ma culpabilité et ma honte ; je les ai fait tomber su moi. Mais c’est également ma force et ma détermination. Rien ne me fera jamais oublier la détresse des animaux dans les fermes usines et soit disant en plein air, ce qui est tout autant malade, faux, non nécessaire et indéfendable.

Comme toutes les industries de l’exploitation animale, le cercle de la maltraitance prendra fin quand l’antagoniste (les humains) s’effondrant sous sa propre perfidie. Par exemple, mon grand-père que je n’ai jamais rencontré était un fermier élevant des cochons. Il est mort l’année de ma naissance, l’ammoniac des déchets des cochons ayant détruit ses poumons. Ces mêmes déchets venant de sa ferme et des fermes voisines ont empoisonné les eaux souterraines dans les années 1970, amenant des niveaux illégaux de radium, qui ont pollué les eaux de distribution.

Jusqu’à ce jour dans certaines zones du Midwest, avant que l’eau courante soit mise en marche, vous devez signer un document affirmant que l’eau des réseaux publics est dangereux pour votre santé et que vous êtes « OK » avec cela.

Je l’ai dit auparavant, mais cela veut le coup de le redire. Ce sont ces industries de la mort qui sont les terroristes pour les animaux et la Terre. Pas ceux qui luttent contre eux.

A noter qu’aux USA s’est montée une structure de solidarité avec Walter Bond: http://supportwalter.wordpress.com/

Campagne internationale de solidarité pour les prisonniers de la bataille de Khimki !

2 septembre 2010

Une campagne internationale est lancée en solidarité avec les prisonniers de la bataille de Khimki ! La Terre d’abord relaie cet appel et appelle ses lecteurs et lectrices à soutenir cette campagne !

Une campagne pleine de sens sur tous les points. La conception de construire une autoroute à travers une forêt, pour ensuite la tronçonner petit à petit, est exactement ce qu’il faut combattre pour reconnaître enfin que la nature a une valeur en soi.

L’entreprise qui doit s’occuper du chantier est une filiale de l’entreprise Vinci… Qui est le numéro un mondial de la construction et des concessions d’autoroutes, de ponts, de parkings, de réseaux d’énergie…

C’est tout un symbole du caractère international mais donc aussi français du bétonnage. C’est pour le profit que l’on bétonne… C’est pour le profit qu’il est prétendu que le béton est « civilisé » et la nature « barbare. »

Il s’agit aussi de montrer sa solidarité avec des gens qui mettent leur vie en jeu en défendant la forêt, puisqu’ils doivent faire face à un Etat ultra-répressif et aux commandos fascistes.

La Russie est en effet un pays où les commandos fascistes sont très actifs : rien que dimanche dernier (le 29 août) un commando d’une centaine de nazis ont attaqué un festival rock à la barre de fer, allant jusqu’à poignardant une jeune de 14 ans.

Les commandos fascistes agressent ainsi les opposants à l’autoroute, et à ce titre une émeute antifa avait eu lieu contre les bâtiments administratifs. Rappelons au passage que non seulement la forêt de Khimki avait été le lieu où l’avancée nazie en URSS avait été stoppée, mais que le mémorial aux partisans a justement été détruit pour permettre la construction de l’autoroute.

L’Etat russe réprime bien évidemment sans cesse les opposants, généralisant les coups de pression.

Et si d’un côté le président russe Medvedev a apparemment pris le contre-pied de son premier ministre Poutine en décidant de « geler » le projet d’autoroute (voir la vidéo mise sur son blog le jeudi 26 août…

« Bien que la construction de l’autoroute ait fait l’objet d’une décision gouvernementale ad hoc et de délibérations judiciaires, nos citoyens, dont les représentants des partis politiques à commencer par Russie Unie jusqu’aux mouvements d’opposition, les associations sociales et les experts estiment que ce projet a besoin d’un examen supplémentaire. »

….de l’autre côté, quelques jours après, le dimanche, l’activiste Nikita Tchernobajev a été arrếté dans la banlieue de Moscou pour participation à l’émeute antifa et il a été torturé, notamment avec un sac autour de la tête pour l’empêcher de respirer. Il est désormais à l’hôpital.

Voici l’appel de la campagne internationale :

Liberté pour les otages de Khimki!

Appel à des Journées d’action internationales pour Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov

Les 17-20 septembre 2010

Le 28 juillet 2010 plus de 200 personnes, jeunes antifascistes et anarchistes ont mené une manifestation spontanée devant la mairie de Khimki (la banlieue nord de Moscou), à la défense de la forêt de cette ville qui a été abbattu au profit du grand business. L’action lors de laquelle plusieurs vitres ont été brisées, a trouvé un large écho.

De leur côté, les autorités y ont répondu par des répressions. Au lendemain de l’action deux militants des mouvements sociaux connus, Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov ont été arrêtés. Ils sont menacés de 7 ans de prison pour vandalisme bien qu’il n’y ait pas de preuves de leur complicité à des actes illégaux. D’autres militants, surtout des antifascistes, subissent des poursuites policières.

La lutte pour la conservation de la forêt de Khimki dure déjà depuis trois ans. D’après les projets des autorités, c’est à travers de cette forêt que doit être construite l’autoroute à péage Moscou-St-Petersbourg, la première de tel type en Russie; ce qui menera à une dégradation de la situation écologique locale et privera les moscovites et les banlieusards d’une zone de recréation en plus.

Malgré l’existence des plans alternatifs pour l’autoroute qui permettraient de se passer d’une déforestation et au dépit des protestations actives des écologistes et de la population locale, les autorités ont refusé d’y prêter l’oreille. Au contraire, elles ont fait plusieurs démarches visées à imposer le silence aux contestateurs.

Plus d’une fois les autorités de Khimki (en concertation avec la compagnie de bâtiment chargée des travaux) ont recouru à la violence contre les défenseurs de la forêt de la ville: en négligeant l’opinion publique, en refusant de permettre des actions de protestation, en appellant les nationalistes à disperser les piquets des écologistes et des habitants de la ville, en arrêtant illégalement et en attaquant les journalistes.

Les “personnes inconnues” ont mutilé le rédacteur en chef du journal local “Khimkinskaïa Pravda” Mikhaïl Beketov qui avait âprement critiqué les autorités, et ils ont assassiné le metteur en pages d’un autre journal d’opposition, Sergueï Protazanov.

Après l’action du 28 juillet 2010 la police russe et les services secrets ont déclenché une chasse aux antifascistes sans précédents. Les personnes une fois signalées à l’attention du Centre anti-extrémiste et du Service fédéral de sûreté (l’ex-KGB) en tant qu’antifascistes, sont amenées de force aux interrogatoires, les visites à domicile illégales se tiennent chez eux; il y a des cas des pressions physiques atroces pour arracher des dépositions dont l’instruction a besoin.

Ayant peur d’une vague montante des protestations contre la déforestation, les autorités ont enfin reculé en exprimant la volonté de reviser le projet de l’autoroute. Mais il n’y a pas lieu de crier victoire. Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov sont toujours en prison sans droit, pris en ôtage par les autorités.

A la fin septembre se tiendra la prochaine audience pénale qui devra prononcer sur une mise en liberté d’Alekseï et de Maxime dans l’attente du jugement. Tous ceux qui s’inquiètent de leur sort, doivent faire tout leur possible pour les arracher de la prison. La Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki appelle à des Journées d’action internationales les 17-20 septembre 2010 pour mettre de la pression sur les autorités russes en vue d’obtenir la libération d’Alekseï et de Maxime.

Nous appelons à organiser des manifestations devant les ambassades, les consulats, les missions économiques et culturelles de la Fédération de Russie, aux événements publics et culturels qui ont des rapports à la Russie, tout comme d’envoyer des télécopies et des lettres au tribunal, au Parquet et au gouvernement russes (la journée principale de la campagne fax sera lundi le 20 septembre).

Les adresses nécessaries et les détails supplémentaires sur les répressions en Russie seront bientôt communiqués. Vous pouvez les trouver aussi sur notre site web: http://khimkibattle.org en anglais, allemand, français et russe.

Unissez-vous à l’action!

Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki

Tel.: +7 (915) 053-59-12

http://khimkibattle.org

Les transferts d’argent en Russie étant assez fastidieux, un compte en banque en Allemagne a été ouvert afin de permettre d’exprimer sa solidarité financièrement :

A. Hoffmann | Kto.-Nr. 408352201
Postbank Hamburg | BLZ 20010020
Stichwort / mot-clef : Russland

Voici deux bannières et une image animée qu’il est possible de reprendre sur les sites et les forums afin d’exprimer sa solidarité (on peut par exemple mettre un lien avec cette page-ci: http://laterredabord.fr/?p=6311) ou bien plus directement avec la page en française du site russe de solidarité : http://khimkibattle.org/?lang=fr

Voici également un tract (au format PDF version impression) qu’il est possible de diffuser. N’hésitez pas à nous faire part de vos initiatives, de vos propres tracts, etc.

Après l’arrestation de Walter Bond: répression contre Peter Young

16 août 2010

Dans le cadre de la répression contre Walter Bond, le FBI a mené une perquisition chez Peter Young, du site Voice of the Voiceless.

C’est la seconde fois en cinq mois que le FBI perquisitionne chez Peter Young; la « perquise » a cette fois-ci duré cinq heures.

La raison, ou le prétexte, est bien évidemment la pression du FBI après l’arrestation de Walter Bond. Toute cette histoire mélange trop d’aspects critiques de la société américaine pour ne pas poser un réel souci…

Le FBI a donc très officiellement dans le collimateur des mots d’ordre comme « ALF », « Go vegan » et « straight edge » (à titre indicatif, des personnes interrogées par la police en France il y a quelques temps au sujet de la libération animale ont également eu droit à la question « êtes-vous straight edge? »).

La perquisition avait donc comme objectif pour le FBI de rassembler des informations sur tout ce qui touche à ces thèmes, de trouver d’éventuels plans criminels en liaison avec les droits des animaux…

Mais également de rechercher des communiqués d’actions, une éventuelle correspondance entre Walter Bond et des « groupes extrémistes » ainsi qu’avec Peter Young, des preuves en rapport avec les incendies attribués à Walter Bond…

Le FBI cherchait également des manuels et des objets servant pour des actes illégaux, et enfin des preuves comme quoi Walter Bond a été, avant son arrestation, un colocataire de Peter Young (ce qui est faux).

Il va de soi que ce qui se profile, c’est une criminalisation de Peter Young et du site Voice of the voiceless. L’idée du FBI est d’impliquer une activité légale dans des actes illégaux, afin de criminaliser…

Mais aussi d’intimider toutes les personnes désireuses ne serait-ce que de savoir ce qui se passe. C’est exactement ce qui se passe avec la criminalisation en Autriche (à la différence il est vrai que le site Voice of the voiceless revendique son identité avec la stratégie de l’ALF, mais aux USA cela est théoriquement relativement légal).

D’ailleurs, la maison de Peter Young, à Salt Lake City, est une colocation d’activistes: pas difficile de voir que le FBI a décidé de frapper une activité militante en faveur de la libération animale.

Il va de soi que le FBI s’est intéressé de près aux téléphones portables et aux disques durs.  Il va de soi également que les colocataires de la maison de Peter Young ont été « approchés » par le FBI.

Les agents du FBI ont proposé que les affaires soient rendues plus rapidement en échange d’informations, ou bien de devenir directement un informateur…

Cette pratique ne doit nullement nous surprendre, elle fait partie des démarches basiques de la police pour recueillir des informations…

Lettre de Walter Bond (libération animale et libération de la Terre)

14 août 2010

Voici une nouvelle lettre de Walter Bond. Il y expose son opinion globale sur le monde, et on peut voir que comme nombre d’activistes pour la libération animale aux USA, il est bien entendu partisan de la libération de la Terre.

Nous soulignons le passage où il souligne la dimension de cet enjeu, celui de notre époque!

« Merci vraiment beaucoup pour ta lettre de soutien. Bien qu’évidemment je ne peux pas parler de l’affaire en cours me concernant, le gouvernement des Etats-Unis ne me soumettra pas par la peur, ni ne me fera taire.

J’ai déjà écrit à Peter [Young, de Voice of the Voiceless] au sujet du jour de mon arrestation pour éclaircir à ce sujet et répondre clairement aux mensonges des médias quant au barbecue et au reste; je ne le refais pas ici. Je dirais à Peter qu’il peut partager cette information avec quiconque est intéressé par le sujet.

Je fais maintenant face à des charges et des allégations très sérieuses et si je suis condamné, la sentence pourrait être relativement sévère. Néanmoins, j’ai un bon moral. Ayant le privilège d’être un citoyen des Etats-Unis, ma situation est toujours meilleure que la plupart des gens du tiers-monde dans leurs pays.

Et rien de ce qu’ils ne peuvent me faire ne pourrait ne serait-ce qu’être comparé à la situation de détresse des animaux.

En ce qui me concerne, je ne céderais pas dans la lutte pour leur liberté totale. Tout activiste qui est vraiment efficace dans la résistance ou le sabotage de ces horribles commerces de sang peut avoir à faire face à des poursuites.

Aucune de celles-ci ne peut causer de désespoir. Quand on essaie de changer le status quo, le sacrifice de soi est le prix à payer.

Au bout du compte, notre cause vaincra.

Ou bien l’humanité périra après avoir ruiné la biosphère, et notre Mère la Terre guérira et continuera sans nous.

Ou bien les personnes s’affirmant en guerre pour la Terre et les animaux le prouvent et changent le courant de l’histoire du monde, comme l’ont fait de nombreux mouvements de justice sociale avant nous.

Cependant, nous ne vaincrons pas simplement parce que nous avons raison. Le progrès se produit seulement en raison du courage et de la confrontation. »

Walter Bond réitère sa position et est salué par les elfes végans

8 août 2010

Voici deux nouvelles au sujet de Walter Bond.

La première est qu’une chaîne de télévision américaine l’a interviewé, et on peut le voir brièvement répondre dans cette vidéo (à partir de 1:00). Walter Bond a en effet rapidement interompu l’interview devant les questions hypocrites du journaliste, qui le poussaient en quelque sorte à s’accuser.

Mais il a eu le temps de citer les trois actions pour lesquelles il est accusé, disant à ce sujet :

« Tout ce que je peux dire, c’est que je crois en la libération animale, quel qu’en soit le prix. »

La seconde nouvelle est qu’a eu lieu une nouvelle action de l’ELF au Mexique, action dont le communiqué salue Walter Bond.

Voici le communiqué :

« Dans la nuit du 27 juillet nous avons réalisé un feu de joie avec de la propriété appartenant aux destructeurs et destructrices de la Terre.

Dans les forêts Dinamos de la section de Magdalena Contreras de la ville de Mexico, il y a un projet d’expansion urbaine qui en est encore au début dans les phases de construction.

Cela implique la création de puits profonds qui prendraient l’eau de la rivière avec comme but l’expansion urbaine et le progrès anthropocentrique.

Pour cette raison, les elfes végans sont responsables des sabotages suivants :

-Nous avons bloqué les puits avec des pierres, des briques, des blocs et des gravats, afin d’empêcher l’eau de la rivière de couler dans les tuyaux.

-Nous avons peinturluré les machines et le matériel de construction avec des slogans comme :

« Stop à l’expansion urbaine »

« Pas plus de civilisation des environnements sauvages »

et « Front de Libération de la Terre. »

-Nous avons, en utilisant des engins incendiaires, incendié trois machines, incluant deux bulldozers et une petite machine pour déplacer les gravats : le plus petit enfin a été placé dans le premier sous les pédales, le second a été placé dans la cabine après que la fenêtre a été brisée avec des pierres, et pour le troisième l’engin a été placé sur les câbles.

Nous nous sommes enfuiEs sans laisser de trace.

Les dommages s’élèvent à des milliers de pesos.

Nous voulons être clairEs et affirmer que ce que nous avons fait l’a été en défense de la Terre, qui est détruite chaque jour par l’égo-centrisme et l’autoritarisme ; mais pour chaque environnement sauvage ou semi-sauvage qui est détruit, des centaines de leurs machines et propriétés seront détruites et laissées comme inutilisables.

Que cela serve de leçon aux exploiteurs sur la planète!

Cette action est dédiée au guerrier de la libération animale aux États-Unis, Walter Bond, récemment arrêté pour trois incendies contre des entreprises pratiquant l’exploitation animale. Elle est également dédiée en soutien à Leo en Italie, et à Adrian et Abraham.

Frente de Liberación de la Tierra / Front de Libération de la Terre »

La situation de Walter Bond, et sa déclaration très claire

7 août 2010

Walter Bond, arrêté aux USA pour des actions revendiquées au nom de l’ALF et victime d’une campagne de dénigrement médiatique, a fait sa première déclaration.

Voici tout d’abord son point de vue général concernant son arrestation et sa position quant à la libération animale.

« Il est clair que je ne peux pas parler de mon ou mes accusations en cours, mais je dirais cela : les accusations qui me sont portées sont sérieuses. Et le temps [d'emprisonnement] qui va avec est proportionnel.

Toutefois, rien qui ce qu’ils ne peuvent me faire n’est ne serait-ce que comparable avec ce que les animaux endurent dans les mains des oppresseurs humains spécistes.

S’il vous plaît, utilisez tous les moyens à votre disposition pour utiliser ce qui concerne mon cas pour faire passer le message concernant la détresse des animaux.

Je suis végan et un activiste de la libération animale, et ne céderais jamais dans la lutte pour la liberté totale des animaux non-humains. »

Cette déclaration est à saluer comme étant juste et celle de quelqu’un qui honore son devoir. Walter Bond aurait pu ne rien dire, ou même se dissocier de la libération animale afin d’essayer d’éviter d’avoir à affronter l’État américain.

D’autant plus que Walter Bond est la quatrième personne à être accusé selon l’AETA : l’Animal Enterprise Terrorism Act. Walter Bond est considéré comme un terroriste pour l’Etat américain, et sera considéré tel quel lors de son procès et par les médias.

L’AETA a été votée à l’unanimité par le sénat américain en 2006 (seulement 6 personnes ont participé au vote qui a eu lieu de manière express, républicains et démocrates étant d’accord), et bien entendu la seule voix dissonnante a été Dennis Kucinich, congressiste végan et très à gauche dont nous avons parlé ici au sujet de sa position très claire sur la marée noire dans le Golfe du Mexique.

L’AETA fait que tout acte violent contre une entreprise liée aux animaux (commerce, tests, boucheries, etc.) sera considéré comme terroriste.

Et ainsi malgré cette pression, le risque d’avoir 20 ans de prison, le fait d’être considéré comme un terroriste par le système pénitentiaire aux USA… Walter Bond appelle pourtant à parler des animaux plutôt que de lui-même.

Cette position est on ne peut plus parlante!

Parlons maintenant de l’affaire du hamburger non vegan que Walter Bond aurait prétendument mangé juste avant son arrestation.

La position de Walter Bond est la suivante : il n’a jamais été dans cette maison où les hamburgers étaient cuit, et en deux ans il n’a parlé qu’une demi-douzaine de fois aux gens de cette maison, juste pour de simples salutations.

Il n’a pas participé à un barbecue, il a simplement été arrêté devant la maison en question par le FBI et pense que c’est le « Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives » du FBI qui a organisé cette mise en scène.

Son arrestation a été également organisée par l’intermédiaire de son frère. Walter Bond ne l’avait pas vu depuis 12 ans et c’est par l’intermédiaire de celui-ci que le FBI a organisé la manoeuvre pour piéger Walter Bond.

En ce qui concerne son emprisonnement : Walter Bond reçoit une alimentation vegane, mais évidemment elle laisse à désirer. Il n’a pas d’argent et appelle juste à la solidarité pour qu’il puisse acheter des enveloppes et améliorer un peu le quotidien au niveau de l’alimentation.

Nous vous tiendrons au courant lorsque on en saura plus pour envoyer de l’argent à Walter Bond.

Évidemment il serait aussi content de lettres de soutien. Revoici son adresse, en rappelant que ce courrier sera lu et qu’en cas de voyage aux USA, il y a un risque clair d’ennuis avec le FBI.

Si l’on veut un exemple parlant: Gabriel Kuhn, que nous avions interviewé ici au sujet du Straight Edge, a été interdit d’entrée aux USA pour participer à des conférences, en raison de son engagement à l’extrême-gauche et de ses centres d’intérêt…

L’adresse de Walter:

Walter Edmund Bond
PO Box 16700
Golden, CO 80402-6700
USA

Du nouveau sur Walter Bond, et quelques réflexions

28 juillet 2010

Voici les dernières nouvelles concernant l’arrestation de Walter Bond pour des incendies au nom de l’ALF alors que les nouvelles de son arrestation sont prétextes aux USA à de nombreux articles et reportages sur les chaînes de télévision (voir par exemple ici).

La première chose qui a marqué est que le groupe Earth Crisis, qui est une si ce n’est la figure principale de la scène musicale de hardcore vegan straight edge aux USA, a fait récemment une chanson sur l’incendie par Walter Bond d’un laboratoire de drogue (pour rappel : le clip est ici et notre interview de Walter Bond est là).

L’arrestation de Walter Bond est ainsi prétexte pour les médias à un aperçu sur la scène vegan radicale et ses revendications.

Ceci va évidemment de pair avec une tentative de ridiculisation. Certains médias affirment ainsi que Walter Edmund Bond avait, juste avant son arrestation… mangé deux hamburgers non vegan. Cela est naturellement prétexte à de nombreuses moqueries anti-vegan allant de pair avec celles sur le physique de Walter Bond. On reconnaît bien ici la culture beauf et son sens des priorités.

Plus sérieusement (même si ce genre de propagande fait évidemment du mal, surtout chez les hommes en raison de la dimension patriarcale), l’office de presse nord-américain de la libération animale a exprimé sa solidarité.

Son porte-parole Jerry Vlasak (qui a été interdit de rentrer en Grande-Bretagne pour participer à une conférence de SHAC) a déclaré : « S’il est celui qu’il prétend et s’il est à l’origine de l’incendie, nous le soutenons et pensons que c’est quelque de très bien. Il y a plein d’exemples de cas où de telles actions ont été menées et nous avons eu des résultats concrets, à l’opposé du lobbying au congrès et des lettres envoyées aux rédactions. Quand vous mesurez ce genre d’actions par rapport aux autres options, cela a montré qu’il s’agissait d’une des voies les plus porteuses pour amener les choses à changer. »

On a appris également que la personne qui a donné Walter Bond au FBI va obtenir 25.000 dollars de récompense. Cette personne est appelée CI-01 par le FBI, qui ne révèle ainsi ni son nom, ni même s’il s’agit d’un homme ou d’une femme (on peut lire ici le rapport de l’agent du FBI concernant l’arrestation).

Il n’est cependant pas difficile de penser que tout cela sent la fuite en avant. Rien que par le fait que, si Walter Bond a agi seul, ce qui semble être le cas (les actions étant signées « loup solitaire » par ailleurs), alors c’est la première fois que des actions de l’ALF sont menées en solitaire de manière revendiquée.

Il faut bien entendu attendre que Walter Bond s’exprime, et il le fera certainement, notamment sur cette question des prétendus hamburgers. Pour autant, il est dans l’ordre des choses que tout cela n’est, finalement, pas très constructif, ni même très clair finalement.

La morale, à elle seule, ne suffit pas à faire une stratégie pour la libération animale. Bien entendu, c’est toujours mieux que ceux qui se placent sur le terrain du « droit », des réformes, etc. qui eux n’arrivent à rien concrètement.

Mais il est évident que pour qu’un mouvement vegan se développe, il y a besoin d’un substrat, d’une culture. Prenons par exemple cette photo d’un stand de SHAC.

Il n’est pas difficile de voir que si en Angleterre le mot d’ordre est que « l’action compte, pas les mots », il y a quand même derrière énormément de mots, énormément de discussions, de débats, de réflexions…

Le tout rentre dans une culture globale, qui permet d’avancer dans la société. N’est-ce pas de cela dont nous avons besoin ?

Nous pensons que si, voilà pourquoi LTD aborde de très de nombreux thèmes, toujours à partir du prisme de la libération animale et de la libération de la Terre. Plus il y aura de gens à faire cela, plus une nouvelle culture grandira.

La question n’est pas de se fonder sur un esprit de réformes, pour aller dans une perspective très lointaine à la libération animale. La question est de commencer tout de suite à faire vivre l’esprit de la libération animale, et de contribuer à cette culture, pas à pas.

Walter Bond est malheureusement coupé de ce genre de démarche, parce qu’il voulait relancer abstraitement un mouvement hardline, qui se serait appelé vegan hardline. C’est honorable, malheureusement les résultats sont ce qu’ils sont et étaient prévisibles, car la démarche était unilatérale.

Naturellement, il faut prendre en compte les situations locales, les particularités, etc. et il ne s’agit pas de critiquer Walter Bond en particulier. Surtout vue sa situation! Non, il s’agit juste de voir de quoi on a besoin.

D’ailleurs, soulignons qu’en France on également a besoin de principes fermes et de refus du libéralisme. Sinon on en arrive à des situations où quelqu’un peut considérer que regarder précisément la liste des ingrédients d’un produit est trop « fatiguant », où quelqu’un peut se dire vegan « pour toujours » pour finalement terminer rapidement omnivore sans l’assumer, etc.

Finalement, que manque-t-il en France pour que la libération animale grandisse ? De la culture, de la fermeté et de la continuité.

Voici pour finir l’adresse de Walter Bond (les activistes aux USA n’ont pas réussi à savoir où il était emprisonné pendant cinq jours):

Walter Edmund Bond
PO Box 16700
Golden, CO 80402-6700
USA

Il n’est pas possible de lui envoyer des revues ou des livres, et rappelons évidemment que son courrier sera contrôlé de très près par le FBI. Il encourt une peine de 20 ans de prison.

Walter Bond a été arrêté 

25 juillet 2010

Parmi les interviews que nous avons faites et mises en ligne, il y a celle de l’américain Walter Bond. Nous n’avons alors pas mentionné son nom, mais c’était lui qui, âgé d’un peu plus de 20 ans, avait incendié un laboratoire de drogues de type méthamphétamine, une drogue extrêmement puissante très répandue aux États-Unis.

Son acte avait été motivé car son frère était tombé dans la dépendance à cause du dealer possédant le laboratoire ; sa mère était également droguée et son père alcoolique. Walter a passé quatre années de prison pour cela, et le groupe de hardcore Earth Crisis a fait une chanson à ce sujet pour saluer son acte (voir le clip).

Walter est vegan straight edge et a travaillé par la suite dans un sanctuaire pour animaux ; il vient de se faire arrêter pour au moins un incendie.

Le FBI considère que Walter est à l’origine de l’incendie d’une usine de peaux de moutons à Denver dans le Colorado (500.000 dollars de dégâts), mais aussi de l’usine de cuirs Tandy, dans l’Utah, et du restaurant Tiburon spécialisé dans le foie gras.

Walter a apparemment été dénoncé par une personne qui a informé le FBI de ses activités ; le FBI a ensuite monté une rencontre entre l’informateur et Walter, enregistrant la conversation afin d’obtenir des preuves.

Le FBI affirme avoir trouvé sur Walter lors de son arrestation le document « Declaration of War – Killing People to Save Animals and the Environment. »

Cela peut très bien être un montage de la police, mais Walter était connu pour ses opinions radicales et était en train de chercher à relancer le mouvement hardline (la véritable scène, pas les gens d’extrême-droite ayant volé le terme depuis quelques années en Russie).

Le document en question date justement du début des années 1990 et est un « classique » de la scène hardline et de celle autour de l’ALF ; il reflète le point de vue d’anciens activistes de l’ALF posant la question de la nécessité de la lutte armée.

Adresses d’activistes en prison

23 mai 2010

L’éco-activiste suédois Jonatan Strandberg a encore changé de prison. Son adresse actuelle est désormais:

Jonatan Strandberg
anstalten storboda
19595 Rosersberg
Suède

En Suisse, trois personnes ont été arrêté en possession d’une importante quantité d’explosifs et sont accusées d’avoir eu comme objectif un site de nanotechnologies d’IBM en construction à quelques kilomètres de là.

Ce site en construction, d’une valeur de 63 millions d’euros, est situé à Rueschlikon et ouvrira normalement l’année prochaine, il sera alors le plus important centre européen de nanotechnologies et de recherche biologique.

Les personnes arrêtées sont Costantino Ragusa et Silvia Guerini, d’origine italienne, et le suisse Luca Bernasconi. Elles sont véganes et connues pour leur éco-activisme; les médias les présentent comme faisant partie d’une organisation nommée « Il Silvestre. »

Leurs adresses en prison pour l’instant:

Costatino Ragusa
c/o Regionalgefängnis Bern
22 Genfergasse
3001 Bern
Suisse

Luca Bernasconi
C/o Regionalgefängnis Thun
Allmendstr. 34
3600 Thun
Suisse

Silvia Guerini
C/o Regionalgefängnis
Spitalstrasse 20
2502 Biel
Suisse

Wu Lihong, activiste emprisonné en Chine pour sa défense du lac Taihu

12 mai 2010

Le lac Taihu est l’un des plus grands lacs de Chine; sa superficie est de 2 250 km² et il est particulièrement victime de l’expansion économique au nom du profit, avec une large pollution.

La vague d’ultra-libéralisme des années 1980 a en effet amené la naissance de 2.800 usines de l’industrie chimique autour du lac, afin de profiter de son eau. Des canaux amènent ensuite les produits chimiques à Shanghai.

L’écologiste chinois Wu Lihong est la grande figure de la lutte contre cette pollution, depuis une dizaine d’années. Rien qu’entre 1998 et 2006, il a écrit 200 rapports sur la pollution du lac.

Salué comme un « guerrier de l’écologie » par le Congrès Populaire National chinois en 2005, il a ensuite été la victime d’une répression brutale, bien entendu organisée par les milieux industriels.

L’arrestation de Wu Lihong s’est faite au moment où il entendait diffuser les preuves de la pollution alors que l’Etat chinois allait remettre un prix à l’administration de la région pour sa lutte contre la pollution…

Voici ici son témoignage (publié notamment dans Le Monde) sur ses conditions de détention dans la prison de Dingshan, à Yishing, dans la province du Jiangsu.

  • Les conditions de détention

Il est extrêmement difficile pour de moi de me remettre de ma détention, surtout psychologiquement. Pendant trois ans, j’ai été confiné dans une pièce sans fenêtre de seulement 20 m2, où il était strictement interdit de me parler. Si des prisonniers osaient me parler, ils étaient punis de dix claques dans le visage et une déduction de point, ce qui équivaut à un délai supplémentaire de trois jours à compter de la date de sortie d’origine. Je n’étais pas autorisé à me déplacer là où d’autres prisonniers le pouvaient.

Deux caméras étaient installées sur le mur, j’étais donc surveillé de près par cinq ou six prisonniers. Ces « gardiens » étaient principalement des anciens chefs corrompus du Bureau de sécurité publique, ou du système judiciaire. Certains d’entre eux, qui avaient pu lire mon verdict, étaient d’ailleurs convaincus que ces comptes-rendus écrits étaient fabriqués de toute pièce.

En prison, j’ai été placé sous la procédure dite de yanguan (« contrôle disciplinaire »). Je n’aurais pas dû être affecté à cette prison de ma localité, puisque j’y avais été en détention provisoire, mais ils ont quand même décidé de m’y garder, afin de pouvoir me contrôler. Ils disaient que c’était approuvé par le gouvernement.

En prison, on m’a dit de me comporter de telle manière que je puisse être libéré un an et demi plus tôt. Mais en réalité cela ne s’est pas produit, puisque je n’ai pas cédé à leurs demandes en admettant toutes mes fautes et en baissant la tête. J’avais été condamné à trois ans de prison, et je n’ai obtenu aucune remise de peine jusqu’à la fin. Cependant, presque tous mes codétenus ont obtenu des remises plus ou moins importantes. Je suis le seul cas particulier, apparemment.

  • Le « contrôle disciplinaire » (yanguan)

J’ai été placé sous la procédure de yanguan (« contrôle disciplinaire »), qui est illégale, du 12 novembre 2007 à fin mars 2010. Voici les divers choses que l’on vous impose :

- Courir en cercles sous le soleil jusqu’à l’usure. Lorsque vous êtes à bout, deux personnes vous soutiennent et vous forcent à continuer.

- Manger tous ses repas en moins d’une minute et demie. Les bols placés à même le sol, on doit crier « 1, 2, 3″, puis approcher. Vous êtes autorisés à manger autant que vous pouvez en une minute et demie. Tout en mangeant, vous êtes parfois obligés de chanter. Ainsi, tous ceux placés sous « contrôle disciplinaire » sont voués à mourir de faim.

- Pour aller aux toilettes ou boire de l’eau, il faut le faire savoir et obtenir la permission de le faire.

- Il est interdit de lire des livres ou des journaux. Vous n’êtes pas autorisés à avoir un stylo ou un papier avec vous à tout moment.

La violence verbale est permanente. Les matons me disaient : « Ce n’est pas nous qui allons te faire du mal. Mais on peut demander à n’importe quel détenu de le faire. » Ils récompenseront ensuite ce même détenu avec une remise de peine. Dans mon cas, ils ont demandé à un prisonnier particulier de me frapper, un jeune criminel violent du Nord-Est de la Chine.

Il a par la suite obtenu une libération conditionnelle, ce qui est encore contraire à la loi, dans laquelle un criminel violent ne peut jamais obtenir de libération conditionnelle, encore moins sans permission du lieu où il a été jugé, c’est-à-dire dans son cas, le Nord-Est de la Chine.

  • Les relations sociales restreintes

Le 5 ou 6 novembre 2007, le personnel pénitentiaire a proposé de négocier avec les membres de ma famille pour une libération conditionnelle, en contrepartie d’un versement d’argent. Ma famille a refusé.

Plus tard, ils ont senti que mon cas était beaucoup plus compliqué, ils n’ont jamais plus fait ce genre de proposition. Concernant les autres détenus, d’après ce que j’ai entendu, la plupart des familles versent dans les 20 000 à 30 000 yuans (2 000 à 3 000 euros) pour obtenir une remise de peine.

Il y avait environ 5 000 prisonniers là où j’étais détenu, et aucun d’entre eux n’était censé échanger ne serait-ce qu’une phrase avec moi. Comme je le disais, deux caméras étaient installées pour me surveiller.

Contrairement à d’autres détenus je n’ai pas eu droit à des visites d’amis ou de camarades de classe entre 2007 et 2010. Je n’ai pas été autorisé à passer d’appels téléphoniques. Cependant, juste avant la date de sortie on m’a accordé un appel, donc j’ai finalement pu le faire une fois.

Les visites des membres de ma famille se déroulaient ainsi :

1) Deux employés doivent enregistrer notre conversation, par écrit et sur cassette.

2) La discussion doit se dérouler seulement en mandarin – aucun dialecte n’est autorisé !

3) En hiver 2008 (peut-être lors de la Fête du Printemps), alors qu’il neigeait beaucoup, ma famille s’est rendue à la prison pour me rendre visite. Ma femme a seulement eu le temps de me dire une phrase (moi, une ou deux), puis le téléphone a été coupé. C’est tout. Ainsi, la visite de trente minutes a duré seulement une ou deux minutes. En réalité ce scénario se produisait très souvent.

  • La souffrance physique

J’ai été plus chanceux que certains, qui ont dû subir des coups de matraques électriques (un coup au moins, parfois quatre), des gaz irritant ou le « banc du tigre ». Si un membre du personnel pénitentiaire nous parle, nous devons nous accroupir, en flagrante violation avec les lois de la RPC. Il n’y a aucune dignité du prisonnier.

  • La confession forcée

Lors de ma détention par le Bureau de la sécurité publique en avril 2007 [après son arrestation], j’ai été emmené dans une pièce spécialement conçue pour la torture et les soi-disants aveux. C’est une chambre avec des parois en caoutchouc pour empêcher que le détenu se suicide.

J’y ai été menacé avec les arguments suivants : « On va simplement mettre quelques kilos d’héroïne à ton domicile, et tu seras condamné » ; « On a des injections spéciales. Tu meurs, et le diagnostic est celui d’une hémorragie cérébrale. Tu veux essayer ? »

Autres détails de la condamnation forcée :

1) des gardes-à-vue de douze heures

2) j’ai été menacé avec des aiguilles

3) j’ai été fouetté avec des bâtons souples (la chemise était couverte de sang, mais chaque fois que je voulais la montrer au tribunal, on me l’a refusé)

4) j’ai été brûlé aux mains par des cigarettes allumées

5) j’ai reçu des coups de pieds au ventre…

  • Le procès

Quand j’ai voulu protester, on m’a dit que tout ce que le Bureau de la sécurité publique avait fait était licite. Ils peuvent faire appel à de faux témoins, et avoir de fausses preuves autant qu’ils veulent. La Cour a tenu un procès à huis clos: deux cent places étaient disponibles mais mes parents ont été interdits de séance. Le procès a duré jusqu’à 21 heures. On s’était « occupé » de mon micro et celui de mon avocat durant tout le procès : ils étaient coupés.

Nous avons exigé la présence du procureur pour un contre-interrogatoire, mais personne ne s’est présenté.

Solidarité avec les vegans emprisonnéEs!

15 avril 2010

Voici une nouvelle liste des prisonnierEs; les adresses postées ici sont mises à jour par rapport aux anciennes versions.

Toutes les personnes de cette liste sont véganes.

Merci de faire tourner cette liste le plus largement possible!

Lewis a été condamné à 3 ans de prison pour avoir libéré 129 lapins.

Lewis Pogson A6454AK,
HMP Lincoln, 106 Greetwell Road,
Lincoln, LN2 4BD, England

Eric a été condamné à 19 années et 7 mois de prison pour avoir (seulement) planifié une action contre des bâtiments de l’office des forêts des USA, ainsi que des installations téléphoniques et électriques.

Eric McDavid,
16209-097, FCI Victorville, Medium II, Federal Correctional Institution,
PO Box 5300, Adelanto,
CA 92301, USA

Grant a été condamné à 12 années de prison pour avoir incendié des 4×4 (« ELF » avait été écrit sur chaque voiture).

Grant Barnes #137563,
San Carlos Correctional Facility,
PO Box 3, Pueblo, CO 81002, USA

Nathan a été condamné à 7 ans et 8 mois de prison pour deux actions de l’ELF et appartenance à l’ALF et l’ELF.

Nathan Block,
#36359-086, FCI Lompoc, Federal Correctional Institution,
3600 Guard Road, Lompoc, CA 93436, USA

Marie a été condamnée à 21 ans et 10 mois de prison pour 11 actions l’ELF et 1 de l’ALF.

Marie Jeanette Mason,
#04672-061, FCI Waseca, Federal Correctional Institution,
PO Box 1731, Waseca, MN 56093, USA

Abraham a été arrêté pour une série d’actions de l’ELF contre des entreprises et des poids lourds.

Abraham López Martínez, du Mexique (pour le contact:cna.mex@gmail.com)

Jonny a été condamné à 12 ans pour menaces sur un éleveur de cochons d’Inde destinés à la vivisection.

Jonny Ablewhite TB4885,
H.M. Prison, Hewell Lane, Redditch,
Worcs B97 6QS, England

Dan a été condamné à 4 années de prison pour menaces contre HLS.

Dan Amos A6987AN,
HMP Guys Marsh, Shaftesbury,
Dorset, SP7 0AH, England.

Gregg a été condamné à 9 années de prison pour conspiration contre HLS.

Gregg Avery TA7450,
HMP Coldingley, Shaftesbury Road,
Bisley, Woking, Surrey GU24 9EX, England

Nat a été condamnée à 9 années de prison pour conspiration contre HLS.

Natasha Avery NR8987,
HMP Send, Ripley Road, Woking,
Surrey, GU23 7LJ, England

Alex est accusé d’une opération de libération dans une ferme de visons.

Alex Hall,
Inmate #2009-06304, Davis County Jail,
800 West State St., Farmington, UT 84025, USA

Kevin a été condamné à 6 ans de prison pour l’organisation de SHAC-USA.

Kevin Kjonaas
#93502-011, FCI Sandstone,
PO Box 1000, Sandstone, MN 55072 USA

Gavin a été condamné à 8 années de prison pour conspiration contre HLS.

Gavin Medd-Hall
WV9475, HMP Coldingley,
Shaftesbury Road, Bisley, Woking,
Surrey GU24 9EX, England

Heather a été condamnée à 11 années de prison pour menaces contre HLS.

Heather Nicholson
A3158AJ, HMP Foston Hall,
Foston, Derby, Derbyshire,
DE65 5DN, England

Kevin est accusé de menaces et de conspiration contre des vivisecteurs de l’UCLA et de différentes entreprises.

Kevin Olliff, #1300931,
TTCF 161 D-Pod, 450 Bauchet St.,
Los Angeles, CA 90012, USA

Jonathan a été condamné à 4 ans et 3 mois de prison pour un incendie d’un abattoir de chevaux ainsi que participation à une conspiration ALF/ELF.

Jonathan Paul, #07167-085,
FCI Phoenix, Federal Correctional Institution,
37910 N 45th Ave.,
Phoenix, AZ 85086, USA

William a été condamné à deux années de prison pour participation à une opération de libération de visons de l’ALF.

William James Viehl,
Inmate #15909-081, FCI Terminal Island,
Po Box 3007, San Pedro, CA 90731, USA

Nicole est accusée de menaces contre HLS.

Nicole Vosper VM9385,
HMP Bronzefield, Woodhthorpe Road,
Ashford, Middx, TW15 3JZ, England

Dan a été condamné à 5 années de prison pour menaces contre HLS.

Dan Wadham, A5705AA,
HMP Camp Hill, Newport, Isle of Wight,
PO30 5PB, England

Kerry a été condamné à 12 années de prison pour menace contre un éleveur de cochons d’Inde destinés à la vivisection.

Kerry Whitburn TB4886,
HMP Lowdham Grange, Lowdham,
Nottingham, NG14 7DA, England

Sarah a été condamnée à deux ans de prison pour avoir un chiot et libéré 100 animaux d’un éleveur (qui fut condamné pour mauvais traitement). Elle attend son procès pour participation à SHAC.

Sarah Whitehead,
VM7684, HMP Bronzefield,
Woodthorpe Road, Ashford, Middx, TW15 3JZ, England

Sergio (ancien prisonnier de l’ALF) a été arrêté pour avoir volé une voiture et pour “conspiration.”

Sergio Maria Stefani,
Carcere San Michele, Via Casale,
50/A, 15122 San Michele (AL), Italia

Alessandro a été arrêté pour avoir volé une voiture et pour “conspiration.”

Alessandro Settepani,
Carcere San Michele, Via Casale, 50/A,
15122 San Michele (AL), Italia

L’activiste Fran a été condamnée à vie pour avoir  en situation d’autodéfense tué quelqu’un pénétrant dans sa maison par effraction.

Fran Thompson,
#1090915, CCC, 3151 Litton Drive,
Chillicuthe, MO 64601, USA

Steve a été condamné (il y a une semaine) à 5 années de prison pour une action du Front de Libération de la Terre.

Murphy, Steve James
0910300841
Central Detention Center
630 East Rialto Ave
San Bernardino, CA 92408 USA

La situation du procès en Autriche (quatrième compte-rendu)

12 avril 2010

Voici le quatrième compte-rendu du procès en Autriche (pour les autres compte-rendus: 1, 2, 3).

Tout d’abord, un premier bilan a été tiré et il est clair pour toutes les personnes ayant observé le procès que la juge est d’une très grande agressivité envers les activistes.

Ce qui finalement n’est pas si étonnant quand on s’aperçoit qu’on la trouve deux fois en photos dans le dernier bulletin de la section de tir de l’association sportive de la police de la ville (voisine de Vienne) où se tient le procès.

Dans le même ordre d’idée, la juge a expliqué que le fait qu’il y ait une croix au mur dans la salle du procès n’avait rien de choquant, que parfois des personnes croyantes prêtaient justement serment sur la croix de dire la vérité et rien que la vérité!

Comme dit dans le dernier compte-rendu, même si ni les activistes ni la juge ne veulent aller directement dans le conflit, les deux cultures antagonistes suintent de plus en plus, avec d’un côté l’Autriche cléricale et réactionnaire des campagnes, et de l’autre les progressistes cherchant à déborder sur la gauche la social-démocratie traditionnellement dominante dans les villes.

Ainsi et inversement, une des personnes passant au procès est arrivée… habillée d’un t-shirt avec sur le devant la photo d’une personne masquée tenant un chien Beagle, avec inscrit « Smash HLS » et au dos le slogan « I support the ALF. »

Ce qui, en plein procès contre l’activisme justement, a le mérite de la clarté, tout comme le fait quelques jours plus tard de coller une affiche « Terreur d’Etat contre la protection animale » sur le bureau du juge, avec des gens dans la salle lançant des slogans contre la répression!

Et, de manière plus anecdotique mais marrante, lors d’une journée de procès on a pu voir se placer au niveau de la fenêtre de la salle différents ballons roses, avec accroché en dessous…. un poster de l’extra-terrestre de la célèbre série télévisée ALF!

Dans cette ambiance très tendue en tout cas, la juge a continué ses multiples remarques et questions, concernant les liens de telle et telle personne. Elle a mentionné les appartements et leurs colocataires, les divers coups de téléphone et emails, le fait que les emails soient cryptés etc.

Les surveillances ont en effet été extrêmement nombreuses…. et absolument tout est pris à charge, dans un grand élan de criminalisation.

Même le fait que des documents de VGT aient été traduit en anglais a été considéré par la juge comme la construction de contact avec les « extrémistes anglais »!

Tout comme a été considéré comme un soutien à des criminels le fait que le responsable de l’association VGT se renseignait par téléphone auprès d’un ami quant au sort de deux personnes arrêtées pour avoir scié des postes de tirs de chasseurs….

Et d’ailleurs, lorsque la juge a interrogé la responsable de la police et de l’enquête, celle-ci a également rappelé que s’était tenue aux Pays-Bas, à Den Haag, au début avril, une conférence d’Europol sur l’extrémisme de type ALF – ARM….

On ne doit donc pas être étonné que, comme nous l’avions prédit, la ligne de défense des responsables de VGT (la principale association concernée) infléchirait de plus en plus.

Ce n’est pas par hasard en tout cas que de nombreuses questions ont été adressés à Harald Balluch, l’un des principaux responsables de VGT, qui a répondu calmement mais fermement, rejetant tout lien avec les actions illégales.

Balluch a, de fait, joué le jeu, et ce jusqu’à ce qui semble une ironie, et une ironie pour le moins étrange.

Lorsque par exemple la juge lui a demandé s’il connaissait les personnes ayant mené telle ou telle action illégale, il a ainsi répondu qu’il pensait qu’il s’agissait sans doute de gens à la périphérie du mouvement, vraisemblablement de gens qui ne savent pas mener d’activité constructive, qui sont un peu perdus et n’ont pas de liens sociaux. C’est ainsi qu’il s’imagine que sont ces gens, a-t-il expliqué.

Même si l’on devine sans doute l’ironie pour jouer le jeu d’une petite distanciation, le simple fait de dire cela est finalement très exactement ce que la juge attend des activistes arrêtéEs…

Et l’ironie est pour le coup plus que douteuse lorsque la juge lui a demandé pourquoi la police n’a pas arrêté plus vite les « criminels. » Balluch a en effet alors répondu que la police avait perdu son temps avec les activistes agissant dans la légalité!

Ce qui ne peut être compris que comme un appel à la répression contre les activistes menant des actions illégales.

Et logiquement, poussant son raisonnement jusqu’au bout, Balluch s’est donc dissocié de plus en plus de la libération animale. Au point que lorsque la juge lui a demandé s’il était contre la vivisection… Il a répondu que oui, mais qu’il n’était pas pour son abolition immédiate, pensant qu’il faut d’abord développer des méthodes alternatives!

Son frère, Martin Balluch (qui est également le théoricien de VGT) a donc également profité des propos de son frère pour souligner qu’il n’a jamais défendu « l’idéologie de l’ALF. »

C’est donc une première « temporisation » qui a eu lieu au procès. Le réformisme « radical » pour la protection animale tente de sauver sa mise, et n’a pas d’autres choix que de s’éloigner toujours davantage de la libération animale.

Brochure à imprimer (sur papier recyclé): Manuel de survie en garde à vue

30 mars 2010

La situation du procès en Autriche (troisième compte-rendu)

30 mars 2010

Onze jours de procès ont eu lieu depuis le compte-rendu de son ouverture (voir ici également sa présentation).

La juge a continué de maintenir la pression, de toutes les manières possibles. Il a été demandé à deux personnes accusées si elles pensaient vraiment que la police mentait et trafiquait les emails enregistrés par elle, afin de les charger.

Une personne a également été accusée d’avoir… participé à une manifestation anti-nazie. Accusation à laquelle s’est rajoutée celle d’avoir brisé les vitres d’un local d’extrême-droite.

La juge a également mentionné une manifestation dans un magasin de fourrure, où une personne aurait résisté à la police, mais comme par hasard la vidéo le « prouvant » a été perdue…

Pareillement, une personne est accusée d’avoir scié des abris de chasseurs alors qu’elle était surveillée 24 heures sur 24 par les services secrets, sauf bien entendu le jour où l’action aurait soi-disant eu lieu!

Et la juge ne laisse rien au hasard: elle mentionne toutes les relations qu’il y a pu avoir entre les activistes et les différents groupes, allant jusqu’à mentionner une enquête faite sur une ferme à fourrure en Finlande!

Il faut savoir que dans un même ordre d’idées, le procureur a expliqué que le titre d’un tract « Jäger töten » signifiait « tuer les chasseurs! » alors qu’en réalité il s’agissait bien entendu de: « Les chasseurs tuent »… (les deux phrases s’écrivant pareil en allemand).

Une des personnes accusées a également été attaqué par la juge pour faire des oeuvres d’art… contenant également des slogans, et même exposant ces oeuvres!

Dans ce grand élan anti-activiste, la juge ne pouvait que rappeler les fondements de l’ordre établi. Passant au discours anti-gauchiste, elle a demandé aux deux personnes accusées si elles pensaient qu’en Autriche la police était nécessaire…

Une des autres personnes accusées (à part les deux questionnées donc) a alors provoqué un scandale en lançant: « oui, pour tuer des enfants de 14 ans! » Ce qui est une allusion à un « fait divers » s’étant déroulé il y a quelques mois, où un policier « pris de peur » a tué dans le dos un jeune s’enfuyant alors qu’il cambriolait un supermarché.

Une telle phrase était en tout cas une attaque directe dans un pays où la police jouit d’une certaine manière d’un grand respect (un peu comme la Suisse) ou en tout cas fait grandement peur.

Une autre personne accusée a fait de même, en refusant de répondre à la première question que lui a posé la juge, tant que la croix présente dans la salle ne serait pas enlevée, vue que la religion et le christianisme participent à la domination sur les animaux!

Dans un pays de culture conservatrice et chrétienne comme l’Autriche, cela était aussi sans nul doute un scandale, tout comme la déclaration d’une des personnes accusées de refuser de répondre à quelque question que ce soit!

La juge n’a dans ce cadre pas cessé de réprimander le public dans la salle à l’audience, et d’expliquer qu’elle n’avait jamais rencontré de tels accusés!

Et sa ligne n’a pas bougé d’un iota: elle a demandé pourquoi les personnes accusées conseillaient d’utiliser des emails cryptés, puis elle a remis en avant l’accusation centrale: le fait que se rejoignent en définitive les actions du type campagnes téléphoniques, manifestations, rassemblements devant les logements et les magasins (voir par exemple la vidéo d’une campagne avec un moment Free Hugs, avec la même attitude et la même musique que dans l’original), action illégales…

Les initiatives des activistes sont agressives, et se rattachent inévitablement à la culture illégale. D’où la question (qui comme nous l’avons dit plane au-dessus du procès): que pensent les personnes accusées de l’ALF?

Car pour la juge, il s’agit de montrer que toutes les structures activistes en faveur de la libération animale ne forment qu’une seule même structure terroriste. Elle est allée jusqu’à mettre en avant que reconnaître les « crimes commis » permettrait un allégement des peines…

Peter Bethune arrêté à Tokyo

13 mars 2010

Nous avions parlé de l’association Sea Shepherd, dont tout récemment un bateau ultra moderne (l’Ady Gil) s’était fait couler par un baleinier.

En fait, quelques jours après, le capitaine de l’Ady Gil a réussi à grimper sur le bateau ayant coulé l’Ady Gil. Voici le compte-rendu à ce sujet de l’association Sea Shepherd, publié il y a quelques jours:

Alors que l’Ady Gil naviguait au ralenti, le Shonan Maru 2 a brusquement et délibérément changé de cap pour éperonner le trimaran à pleine vitesse tandis que l’équipage du navire harpon braquait ses canons à eau et ses armes acoustiques à longue portée sur les membres de Sea Shepherd.

Quelques jours après, les chasseurs japonais ont fait prisonnier Peter Bethune, le Capitaine de l’Ady Gil. Dans l’obscurité la plus totale, Peter Bethune a courageusement abordé le Shonan Maru 2 qui naviguait à quinze nœuds. Dans une manœuvre habile, sans se faire repérer, il a réussi à se défaire des dispositifs anti-abordage du navire japonais.

Pendant plus d’une heure et demie, il est resté immobile, caché sur le pont du baleinier à attendre le lever du soleil afin que notre hélicoptère puisse décoller et filmer son intervention. Au lever du jour, il est allé frapper au poste de commandement afin de présenter au Capitaine japonais un mandat d’arrêt et une facture de la valeur de son navire coulé par cet acte criminel et irresponsable.

Le Capitaine Bethune a été arrêté par l’équipage et fait prisonnier. Il est le premier prisonnier néo-zélandais à être transféré de l’Océan Austral au Japon depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. À notre grande surprise, afin de le ramener au plus vite au Japon, le Shonan Maru 2 a quitté le reste de la flotte baleinière et ainsi abandonné les activités de chasse.

Par ce seul acte courageux, Peter Bethune a donc sauvé des dizaines de baleines. Le Shonan Maru 2 doit arriver au Japon mi-Mars. Sea Shepherd Conservation Society met tout en œuvre afin d’assurer la défense du Capitaine de l’Ady Gil.

Le bateau Shonan Maru 2 est justement arrivé à Tokyo hier. Peter Bethune, 44 ans, a immédiatement été arrêté, alors que l’extrême-droite japonaise manifestait dans le port pour protester contre les campagnes du Sea Shepherd et contre celui qu’elle considère comme un « éco-terroriste. »

Malheureusement, quand on lit justement dans le communiqué du Sea Shepherd l’allusion à la seconde guerre mondiale, on ne doit pas être étonné que l’extrême-droite en profite… Quel intérêt pour la mer et les animaux marins, les végétaux marins, de faire comme s’il y avait d’un côté les bons Néo-zélandais et de l’autre les vilains Japonais?

En tout cas, Peter Bethune doit désormais faire face à un procès pour « piraterie » et risque trois années de prison. Et il faut espérer que ce qui comptera dans sa défense, ce n’est pas la critique d’une partie de l’humanité seulement, mais de toute l’humanité dans la guerre qu’elle fait à la Terre, une guerre qui doit cesser!

La situation du procès en Autriche (deuxième compte-rendu)

11 mars 2010

Le procès contre les activistes en Autriche a donc commencé (voir ici notre article concernant son ouverture) et vise pour l’instant à formuler de manière précise l’accusation. L’objectif est de mettre la pression dès le départ, afin de mettre les personnes accusées « dans les cordes. »

Et dans cet objectif de « casser » la défense, la juge a ainsi refusé aux personnes accusées d’utiliser un ordinateur portable pour consulter les… 200.000 pages d’actes divers et variés formant la matière première du procès. Elle n’a autorisé… qu’à les imprimer!

Les accusations précises ont été fixées très récemment, et il était évident que le début du procès viserait à « inventer » au fur et à mesure une structure illégale qui aurait servi de passerelle entre les réseaux légaux et les organisations illégales comme l’ALF.

Le responsable principal de l’association VGT, Martin Balluch, a ainsi pour l’instant dû témoigner 22 heures depuis le début du procès il y a quelques jours.

La juge l’a questionné de manière très agressive au sujet de ses points de vue, de ses activités, ses connaissances d’individus liés à la libération animale, mais également au sujet des emails qu’il a envoyé. Tout est considéré comme étant à charge.

Martin Balluch a répondu aux questions au fur et à mesure; sa ligne de défense n’est pas de chercher l’affrontement. Elle est de rester sur le terrain juridique et de tenter de faire en sorte que l’accusation se contredise, tout en mettant en avant les droits démocratiques à la « protestation » et la désobéissance civile.

D’un côté la juge et le procureur veulent assimiler la désobéissance civile prônée par Martin Balluch à une anti-chambre de l’ALF, et de l’autre Martin Balluch, lui, essaie de sauver cette ligne de désobéissance civile.

Ainsi, le procureur a mis un moment en avant la question de SHAC et de l’ALF, en citant les noms de différents activistes et en demandant quels étaient les liens de Martin Balluch avec eux.

La ligne de défense de Martin Balluch a été de rejeter toute implication à des projets d’actions illégales, et même à SHAC. Il a mis en avant le fait que l’association VGT pose un programme pragmatique de réformes visant à l’abolition des tests sur les animaux (ce qu’on appelle le « wellfarisme » ou encore la « protection animale », par opposition aux positions soit de l’abolitionnisme soit de la libération animale).

Il a affirmé cependant ne pas avoir prôné la stratégie de l’ALF, mais seulement de réformes poussées par la désobéissance civile. En ce sens, Martin Balluch se dissocie clairement des stratégies de l’ALF et de l’ELF, ce dont il n’a pas le choix puisqu’il prône un réformisme au sein de la société, et non pas une ligne « révolutionnaire. »

Sa position est resté néanmoins précaire, puisqu’il ne pouvait pas non plus nier l’importance de tels mouvements dans la formulation de la cause animale.

Interrogé par exemple au sujet de l’Angleterre où il a manqué de se faire expulser en 1994 en raison de son activisme, il a expliqué que dans ce pays le combat pour les droits des animaux était né dans la classe ouvrière et était encore aujourd’hui porté par elle. Il y a donc bien plus d’actions, et bien moins de discussions académiques ou universitaires qu’en Autriche.

On voit déjà que l’issue du procès se décidera ici: soit Martin Balluch recule davantage, accepte de rejeter clairement et ouvertement l’ALF. Son procès aura une issue plus ou moins « douce », mais sa ligne de la « protection animale » radicalisée sera torpillée.

Soit il refuse la dissociation. Mais il ne resterait alors qu’à transformer le procès en procès politique, seule manière de s’en sortir car il y aurait alors une nouvelle dimension d’ouverte. Et cela il ne le veut pas.

Nous ferons bien entendu des compte-rendus de la suite du procès.

Jonatan Strandberg a besoin de solidarité!

8 mars 2010

Le 14 octobre 2008 les services secrets suédois menaient une opération contre trois maisons dans différentes villes et ont procédé à l’arrestation de Jonatan Strandberg.

Celui-ci, né le 29 avril 1988, a alors été condamné à 15 mois de prison pour trois actions menées au nom du Front de la Libération de la Terre.

Ces actions sont les suivantes: dans la nuit du 20 au 21 avril 2008, l’ELF a saboté une tour de communication du ministère de la défense à Almhult, ainsi qu’une grue de chantier et un camion pour abattre les arbres (au même moment, une autre cellule de l’ELF détruisait une villa de luxe en train d’être construite en pleine forêt).

Jonatan vient de passer deux semaines en isolement carcéral et l’administration pénitentiaire a décidé d’élever le niveau de son statut pour des « raisons de sécurité. » Il passe de la catégorie C à la catégorie B; en Suède, il y a quatre catégories de conditions de détention, de A à D avec A étant les plus difficiles.

Il est donc passé de la prison de Västervik à celle de Hällby, où sa situation sera bien plus difficile, d’autant plus qu’il est diabétique.

Et les raisons de son déplacement sont politiques: Jonathan est un activiste motivé, qui assume ses positions et qui y compris en prison développe ses points de vue. Il participe également au conseil des prisonniers et écrit pour la revue des prisonniers, Kåkbladet.

A cela s’ajoute le fait que lorsqu’entre son arrestation et sa condamnation finale, il a passé 10 mois dehors après les quelques mois de préventive et en a profité pour continuer ses activités politiques.

Jonathan a donc besoin de notre soutien et d’expression de solidarité. Il est possible de lui écrire:

Jonatan Strandberg
KVA Hällby
Box 100
64045 Kvicksund
Suède

Si vous lui envoyez des livres (en anglais) ou des CDs, il faut qu’ils soient neufs, le meilleur étant encore emballés.

Jonathan se définit comme un anarchiste anti-civilisation (il a une alimentation « paléolithique » c’est-à-dire celle des chasseurs – cueilleurs); voici un extrait d’un texte donnant son point de vue:

« L’expansion urbaine est la destruction du monde naturel afin d’étendre les villes conformément au mode de développement et au progrès toujours grandissants. Les villas des classes moyennes, les demeures de luxe et l’industrie sont en train de menacer la vie sauvage et les espèces en voie d’extinction, car cela se passe à l’échelle globale, dans chaque ville de taille grande ou petite, c’est une menace pour la continuation de la vie sur cette planète. Il faut s’y confronter avec une résistance sans compromis! Il faut détruire cela! »

Le procès en Autriche contre les activistes a commencé…

5 mars 2010

Le procès en Autriche des activistes pour la libération animale a commencé. 13 personnes sont concernées, dans ce qui est une répression à l’échelle nationale, dont l’écho existe assez largement dans le pays.

La répression a commencé le 21 mai 2008 avec 23 perquisitions, 10 arrestations débouchant sur trois mois et demi de prison en préventive.

Les personnes ont été accusées d’appartenance à une organisation criminelle, suivant une loi (la loi 278) visant normalement la mafia. A cela s’ajoutaient des accusations d’incendies et de destructions, pour un total de 224 actions (la quasi totalité de ces actions a finalement été enlevé de l’accusation!).

Il y a un mois on a appris que trois personnes de plus étaient concernées par ces accusations.

Le procès vient donc de commencer il y a quelques jours, et il doit durer… quatre mois, avec trois sessions par semaine. L’accusation tient en 300 pages.

120 personnes doivent témoigner à la barre, notamment des exploiteurs d’animaux devant témoigner contre des manifestations et des actions publiques à leur encontre durant ces 15 dernières années.

Il va de soi que par ce procès, la vie privée, sociale et professionnelle des personnes accusées fait face à une pression énorme, sans oublier évidemment les énormes frais d’avocat pour un procès aussi long!

Ce procès a une résonance internationale, et des manifestations et/ou actions de solidarité ont eu lieu en Allemagne (Berlin, Brême, Dortmund, Dresde, Kiel, Magdebourg, Munich), en Suède (Stockholm) et en Finlande (Helsinki), en Hollande (Amsterdam), en Angleterre (Londres), en Pologne (Varsovie), en Espagne et en Catalogne (Madrid, Barcelone), en Suisse (Luzerne).

Au premier jour du procès, un rassemblement avait lieu devant la salle du procès, avec diffusion de musique (notamment « Non je ne regrette rien » d’Edith Piaf choisi évidemment pour son refrain) qu’on pouvait entendre jusque durant le procès.

Notons aussi l’existence comme en Allemagne d’un « ticker »: un compte-rendu régulier (toutes les 2, 3, 5, 10 minutes) sur Indymedia du rassemblement en cours (ce qui permet d’avoir l’information grâce aux téléphones portables par exemple).

Il existe deux sites activistes de solidarité (en allemand): un premier au sujet de la répression ayant mené au procès, le second donne des informations sur le procès lui-même.

Les compte-rendus de chaque session seront également diffusés sur l’une des principales radios autrichiennes, FM4, qui est publique mais est gérée par une équipe orientée vers la musique alternative et le secteur progressiste de la jeunesse.

L’Autriche est en effet marquée d’un côté par une extrême-droite très puissante (surtout dans les zones campagnardes et provinciales) et une scène progressiste urbaine bien organisée, avec une composante végane très structurée.

La principale organisation végane est justement celle visée par la répression: VGT, l’association contre les usines à animaux.

VGT est une organisation très organisée et tournée vers un activisme très fort (présence systématique devant certains magasins, grandes campagnes, etc.), mais sa ligne est celle de la mise en place d’un réformisme en direction du véganisme.

La répression vise le succès du véganisme en Autriche en criminalisant VGT, structure légale, afin de ne laisser aucun espace à la libération animale.

L’exploitation animale craint le mouvement de libération animale, en Autriche comme partout ailleurs.

Car il va de soi qu’il n’y a pas qu’en Autriche qu’une lampe à huile peut être considérée par les policiers comme… un cocktail molotov, afin de servir comme moyen de criminaliser.

Il n’y a pas qu’en Autriche qu’un expert en linguistique peut affirmer que telle ou telle personne est censée avoir écrit un communiqué d’une organisation illégale, en raison de sa manière d’écrire.

Il n’y a pas qu’en Autriche que six personnes peuvent être arrêtées comme membres d’une « organisation criminelle », sans être accusées pour autant d’avoir mené des actions illégales. « L’appartenance » suffit à la condamnation.

Il n’y a pas qu’en Autriche qu’une personne peut être accusée de posséder une scie pour saboter les huttes des chasseurs, alors que cette scie est sur un tas de bois à côté d’une cheminée…

C’est quelque chose dont il faut avoir conscience, tout en ne se laissant pas intimider dans la lutte sans compromis pour la libération animale et la libération de la Terre!

Solidarité !

8 février 2010

Il y a de nombreuses personnes qui sont emprisonnées de par le monde pour avoir participé à des actions en faveur de la libération animale et de la libération de la Terre.

En voici une liste partielle, qui sera mise à jour et élargie.

Que la solidarité s’exprime!

Marie Mason, américaine de 47 ans (et deux enfants), activiste notamment d’Earth first!, a été condamnée en 2009 à 22 années de prison pour avoir mené des actions en 1999 et en 2000 en tant que membre du Front de Libération des Animaux et du Front de Libération de la Terre.

Ces actions ont causé pour 4 millions de $ de dégâts, et ont notamment ciblé l’Université du Michigan et ses recherches sur les OGM, des bâtiments en construction ainsi que des bateaux d’un chasseur de visons.
Il existe deux site de solidarité (en anglais) : freemarie.org et supportmariemason.org.

Marie Mason #04672-061
FCI Waseca
Federal Correctional Institution
P.O. Box 1731
Waseca, MN 56093
USA



William Viehl
, né en 1986, est en prison aux USA, accusé d’avoir participé à deux actions de l’ALF contre une ferme à fourrure. Il a été condamné le 7 février 2010 à deux années de prison.

William James Viehl
Inmate #2009-05735
Davis County Jail
800 West State St.
Farmington
UT 84025
USA

http://www.supportbjandalex.com
http://www.myspace.com/supportbjandalex

Alex Hall, né en 1988, est accusé des mêmes charges que William Viehl.

Alex Jason Hall
Inmate # 2009-06304
Davis County Jail
800W. State St.
Farmingtong, UT 84025
USA

http://www.supportbjandalex.com
http://www.myspace.com/supportbjandalex

Jordan Halliday, un américain de 22 ans, a passé trois et demi en prison pour son activisme; il passe en procès pour son refus de témoigner dans l’enquête sur les défenseurs des animaux en Utah.

http://www.supportjordan.com/

Carrie Feldman et Scott DeMuth, deux activistes d’une vingtaine d’années de Minneapolis aux USA, ont été arrêtés en 2004 pour des actes de « vandalisme » en faveur des animaux. Carrie est toujours en prison, et les deux attendent le procès, étant notamment réprimés pour leur refus de témoigner.

http://davenportgrandjury.wordpress.com

Kevin Olliff est un américain arrêté en avril 2009 et accusé de plusieurs charges (conspiration, menaces…) pour son activisme.

KEVIN OLLIFF, #1300931
TTCF 161 D-POD
450 BAUCHET ST.
LOS ANGELES, CA 90012
USA

http://www.supportkevin.org
http://www.myspace.com/supportlaural

Grant Barnes, arrêté en 2007, a été condamné à 12 années de prison pour avoir incendié des 4×4.

Grant Barnes #137563
San Carlos Correctional Facility
PO Box 3
Pueblo, CO 81002
U.S.A.

http://grantbarnes.wordpress.com

Eric McDavid a été condamné à 19 ans et sept mois de prison pour « conspiration en vue d’abîmer et détruire la propriété au moyen de feu et d’explosifs. » Le projet de cette « conspiration » a été monté par le FBI au moyen d’une infiltrée.

Eric McDavid
16209-097
FCI Victorville Medium II
Federal Correctional Institution
PO Box 5300 Adelanto
CA 92301
USA

http://www.supporteric.org/

Daniel McGowan de New York a été arrêté en 2005 et condamné à sept années de prison pour participation deux actions de l’ELF en 2001.

Daniel McGowan
#63794-053
USP Marion, US Penitentiary
PO Box 1000
Marion, IL 62959
USA

http://www.supportdaniel.org/

Jonathan Paul, qui est vegan depuis 25 ans, a été arrêté en 2007 et condamné à plus de 4 ans de prison pour une action contre un abattoir.

Jonathan Paul
#07167-085
FCI Phoenix
Federal Correctional Institution
37910 N. 45th Ave.
Phoenix, AZ 85086

http://www.supportjonathan.org/

Brianna et Joyanna ont été condamnées pour des actions dans l’Oregon en 2001.

Briana Waters
36432-086
FCI Danbury
Federal Correctional Institution
Route 37, Danbury, CT 06811
USA

Joyanna Zacher
#36360-086, FCI Dublin
Federal Correctional Institution
5701 8th St – Camp Parks- Unit E, Dublin, CA 94568.
USA

Jonny Ablewhite a été arrêté en septembre 2005 et condamné à 12 années de prison pour participation à la « conspiration » contre la ferme de cochons d’Inde Newchurch Guinea Pigs.

Jonny Ablewhite (A5750AH)
HMP Hewell, Hewell Lane, Redditch, Worcs B97 6QS
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/vegandia

Dan Amos a été condamné en janvier 2009 à quatre années de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

Dan Amos (VN7818)
HMP Guys Marsh, Shaftesbury, Dorset SP7 0AH
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/supportdan

Gregg Avery a été arrêté en 2007 pour participation à la campagne de SHAC contre HLS, et condamné à neuf années de prison.

Gregg Avery (TA7450)
HMP Coldingley
Shaftesbury Road
Bisley Woking Surrey
GU24 9EX
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/supportgregg

Natasha Avery a été condamné à neuf années de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

Natasha Avery
A5180AD
HMP Send, Ripley Road, Woking, Surrey GU23 7LJ
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/supportnatasha


Mel Broughton a été arrêté en décembre 2007 et condamné à 10 années de prison pour des actions contre les laboratoires d’expérimentation animale de l’université d’Oxford.

Mel Broughton
A3892AE
HMP Frankland, Brasside, Durham, County Durham DH1 5YD
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/supportmel

Heather Nicholson a été condamnée à 11 années de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

Heather Nicholson
A3158AJ
HMP Foston Hall, Foston, Derby, Derbyshire DE65 5DN
Grande-Bretagne

Lewis Pogson a été condamné le 18 janvier 2010 à trois années de prison pour des actions contre des éleveurs d’animaux destinés à la vivisection.

Lewis Pogson
A6454AK
HMP Lincoln, 106 Greetwell Road, Lincoln, LN2 4BD
Grande-Bretagne

Gavin Medd-Hall a été condamné à 8 années de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

Gavin Medd-Hall
WV9475
HMP Coldingley, Shaftesbury Road, Bisley, Woking, Surrey GU24 9EX
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/supportgavin

Gerrah Selby a été arrêtée en 2009 et condamné à quatre années de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

http://www.myspace.com/supportgerrah

Nicole Vosper a été arrêtée en 2009, en rapport avec la campagne contre HLS. Elle attend son procès.

Nicole Vosper
VM9385
HMP Bronzefield, Woodthorpe Road, Ashford, Middlesex, TW15 3JZ
Grande-Bretagne

http://www.myspace.com/vegannicole

Dan Wadham a été condamné à 4 ans de prison pour participation à la campagne de SHAC contre HLS.

Dan Wadham
A5705AA
HMP Camp Hill, Newport, Isle of Wight PO30 5PB

http://www.myspace.com/supportdanwadham

Kerry Whitburn a été condamné à 12 années de prison pour « conspiration » contre la ferme de cochons d’Inde Newchurch Guinea Pigs.

Kerry Whitburn
TB4886
HMP Lowdham Grange, Lowdham, Nottingham NG14 7DA
Grande-Bretagne

Sarah Whitehead a été condamnée à deux années de prison, notamment pour avoir sauvé un beagle enfermé et battu.

http://www.myspace.com/supportsarah

Sarah Whitehead
VM7684
HMP Bronzefield, Woodthorpe Road, Ashford, Middx. TW15 3JZ
Grande-Bretagne

Solidarité avec Marie Mason !

5 février 2010

Marie Mason est emprisonnée aux USA et elle lance un appel pour que l’on soutienne sa lutte afin d’obtenir de la nourriture végane en prison.

Depuis le début de son emprisonnement, l’administration pénitentiaire lui empêche d’avoir une alimentation végane; Marie Manson souffre donc de sous-nutrition et de carence (elle tombe dans les pommes, a de grandes douleurs aux mains…).

Marie Mason, 47 ans (et deux enfants), activiste notamment d’Earth first!, a été condamnée en 2009 à 22 années de prison pour avoir mené des actions en 1999 et en 2000 en tant que membre du Front de Libération des Animaux et du Front de Libération de la Terre.

Ces actions ont causé pour 4 millions de $ de dégâts, et ont notamment ciblé l’Université du Michigan et ses recherches sur les OGM, des bâtiments en construction ainsi que des bateaux d’un chasseur de visons.

Il existe deux site de solidarité (en anglais) : freemarie.org et supportmariemason.org.

Voici l’adresse de Marie Mason. Attention, si vous lui écrivez vous n’obtiendrez sans doute pas de réponse, l’administration pénitentiaire ayant une liste de 100 personnes précises seulement à qui elle a le droit d’écrire.

Marie Mason #04672-061

FCI Waseca

Federal Correctional Institution

P.O. Box 1731

Waseca, MN 56093

USA

Dans le cadre de la solidarité avec Marie Mason, dans sa lutte pour obtenir une alimentation végane, voici un modèle de lettre à envoyer par Fax à l’administration pénitentiaire (le numéro depuis la France est le 00 1 507 837 4547).

Cette lettre peut également être envoyée par courrier à l’adresse suivante:

Warden English
FCI Waseca
Federal Correctional Institution
PO Box 1731
Waseca, MN 66093
USA

Voici donc le modèle de lettre:

Dear Warden Rios,

I am writing this letter concerning Marie Mason, #04672-061, who has requested the prison provide her with vegan meals to meet her health and dietary needs. I strongly encourage you to grant this request.

Marie has been committed to a vegan diet in accordance with her personal, moral and spiritual beliefs for many years. Like many vegans, she considers her diet to be an essential part of her life and spirituality. While incarcerated at Waseca, Marie has remained committed to a vegan diet, but has been unable to receive proper nutrition. She has been experiencing bouts of dizziness, nose bleeds, fatigue, and severe pain in her hands. All symptoms associated with an inadequate vegan diet.

I fear that unless the prison provides her with an adequate vegan diet, she will remain malnourished and her health may continue to suffer.

Please grant Marie’s request for a vegan diet. Thank you for your consideration in this matter.

Sincerely,

Autriche : la répression continue

1 novembre 2008

Le 30 septembre la police autrichienne a effectué une nouvelle descente chez l’un des 10 ex-prisonniers, ainsi que chez un simple adhérent de VGT (Verein gegen Tierfabriken : Association contre les usines d’animaux).

Et le système judiciaire autrichien vient de confirmer, par une décision de la Cour Suprême, la légalité de la mise en détention provisoire des 10 militants, et le bien-fondé du soupçon de former une organisation criminelle au sens de l’article 278a du code pénal. Voir le message de Martin Balluch reproduit ci-dessous, où il est expliqué que la Cour suprême affirme:

- que les échanges de courriels sur des listes de discussion fermées fournissent l’infrastructure de l’organisation criminelle,

- qu’encrypter des messages électroniques et utiliser des téléphones anonymes indique une intention criminelle,

- que menacer une entreprise par une campagne légale, même de façon polie, alors que des délits ont été commis lors d’autres campagnes contre d’autres entreprises, constitue déjà un recours au chantage,

- que le fait qu’une entreprise cesse de vendre de la fourrure après avoir été démarchée par des groupes de droits des animaux est le signe d’une activité criminelle, car aucune entreprise n’aurait pris une telle décision sans se sentir l’objet d’une intimidation criminelle, c’est-à-dire sans avoir été terrorisée.

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