Archives de catégorie : Océan

La Réunion : les surfeurs en guerre contre les requins et la réserve marine

C’est une polémique qui a commencé il y a quelques jours et qui n’a cessé d’enfler jusqu’à présent : celle lancée par le sufeur Kelly Slater appelant à un « «serious cull», un abattage sérieux des requins à la Réunion.

« Honnêtement, je ne serai pas populaire en disant cela, mais il y a besoin d’un vrai abattage à la Réunion et cela devrait arriver chaque jour.

Il y a un réel déséquilibre dans l’océan à cet endroit. Si ce type d’attaques était aussi fréquent dans le monde entier, personne ne pourrait profiter de l’océan et des millions personnes mouraient littéralement de cette façon.

Le gouvernement français doit trouver une solution aussi vite que possible. Vingt attaques depuis 2011 ?! »

La Fédération Française de Surf a tenté de couvrir la « star » du surf, en disant que la traduction exacte serait une « régulation sérieuse ». Ce qui est un mensonge, le site du Larousse donnant par exemple :

cull

[kʌl]
noun

1.
[slaughter] massacre m
2.
[animal] animal m à éliminer

Mais cela ne change rien à la question de fond : dans tous les cas, ces gens veulent assassiner des requins, tout cela pour avoir le droit individuel de faire du surf.

Et Kelly Slater a une parole très marquée : il est la « star » du surf, avec onze titres de champion du monde et plus de cinquante victoires sur le circuit d’élite.

Et ce qu’il exprime ici, c’est ni plus ni moins l’opinion de personnes qui considèrent l’océan comme leur objet, comme leur chose, devant se plier à leurs désirs.

Bien sûr, il a tenté de se donner une image pro-Nature ici ou là, mais là on voit la vérité.

C’est tellement vrai que Kelly Slater tient ses propos à la suite de la mort d’un jeune blessé par un requin dans une zone où la baignade est interdite…

Les surfeurs se considèrent tout simplement comme au-dessus de la réalité.

Et ils le font savoir : cinq cocktails molotov ont été jetés dans la nuit de jeudi à vendredi  dans l’enceinte de la réserve marine à la Saline à la Réunion !

Les types attaquent les bâtiments d’une réserve marine !!! Peut-on faire pire comme sale mentalité ?

Jusqu’à l’absurde, d’ailleurs : les murs ont été tagués de deux inscriptions : « crapaud », c’est-à-dire le surnom du surfeur mort, ainsi que « assassins ».

Voilà donc notre époque : les surfeurs, adeptes de l’individualisme le plus anthropocentriste, déclarent la guerre à la Nature…

Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André, la commune de la côte où le jeune surfeur est mort, tient un discours du même esprit :

« Il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c’est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu’ils aillent vivre ailleurs.

Ce maire accepte donc que quelqu’un soit allé surfer alors qu’il y avait des panneaux d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, qui par ailleurs avaient même été sciés quelques jours auparavant…

On devine pourquoi : pour le commerce, pour le tourisme. Et tant pis pour la Nature !

Ce maire critique-t-il pareillement la pratique traditionnelle à la Réunion de pécher les requins avec des chiens comme appâts ?

Ce qui se passe est ici très grave et témoigne d’une opposition toujours plus forte entre les anthropocentristes et les personnes reconnaissant la Nature et voulant la défendre.

Il faudra porter son attention sur la Réunion !

Un blog du Monde consacré au surf a également publié un article à ce sujet, voici quelques commentaires plutôt intéressants, témoignant d’une opinion juste ou bien au contraire, insensée, anti-Nature.

« Ce surfeur a oublié une chose !
Les requins sont chez eux , la mer est leurs domaines.
Nous , nous faisons qu’emprunter,la mer pour nous nourrir.
Alors les surfeurs a deux balles, qui s’amuse dans les zones à requins………… »

« Ex-« vigie requin », donc a priori bien sensibilisé au risque, allant surfer à l’heure du petit déjeuner des requins, en zone interdite, dans les eaux troubles et saumâtres qu’affectionnent les bouledogues, à l’embouchure d’une rivière gonflée par le récent passage de la tempête tropicale Carlos et ignorant volontairement les recommandations des pêcheurs du coin : il mérite de remporter – à titre posthume – les Darwin Awards 2017. Avec en 1er prix ex-aequo la « légende » qui, face à autant de bêtise, propose d’accélérer l’évolution du requin vers le statut d’espèce en danger. »

« Sinon, ce genre de surfeurs à deux balles peuvent aussi respecter les interdictions, qui ne sont pas mises en place à ces endroits sans raison, et le problème disparaîtra de lui-même.

Mais évidemment, s’adapter aux contraintes du monde réel, plutôt que de réclamer que le monde soit adapté à leurs désirs et leurs loisirs, ça passe au-dessus de la tête de ce genre d’individu.

Le monde -y compris la Réunion- regorge de lieux où l’on peut pratiquer le surf dans une relative sécurité. Mais non, c’est cet endroit, celui-là en particulier, qu’ils veulent. Donc on est censé aménager leur bac à sable.
C’est du niveau d’un enfant qui fait un caprice.

Le pseudo-argument de la « régulation » écolo de la population de requins est tout aussi pathétiquement faux-cul. »

Voici enfin deux autres commentaires : le premier affirmant qu’il y aurait davantage d’attaques, le second expliquant qu’il y a simplement davantage de surfeurs…

Hallucinant tous ces posts qui parlent « d’abattoirs qui rejettent des carcasses » le surf le soir….. des commentaires postés par des gens qui n ont jamais mis un pied à La Réunion. 1 seule petite attaque sans gravité dans l ouest jusqu’à en 2011 et ensuite une 8 morts et une demi douzaines d’amputés massacres par e énormes requins bouledogues ( certains font près de 4 mètres), des ados déchiquetés à 5 mètres du bord dans 1 mètre d eau en pleine journée (Sarah 14 ans à saint Paul…..). Lieu de pontes et de reproduction pour boules devant saint Gilles les bains, attaques concentrées sur quelques km de plages. Interdiction préfectorale de consommer le bouledogue en vigueur depuis 12 ans, les pêcheurs ne les pêchent plus car non vendables. Et interdiction de se baigner depuis 5 ans, hormis dans un petit lagon surpeuplé où l’on patauge dans 1 mètre de profondeur. Tout cela à cause de gens qui font du bouledogue le vengeur de la Nature, son bras armé punissant les Humains. Des gens qui préfèrent des poissons aux humains. Aucune compassion pour les victimes, leurs proches. Depuis 2011 : tues Eddy Mathieu Sarah (14 ans) Alexandre (20 ans) Alexandre (26 ans) Stéphane Élio (12 ans) Talon Bishop (20 ans, jeune femme dans 1 m d e profondeur). 6 amputés.

La mémoire collective des attaques de requins à la Réunion est bien pauvre..Faire croire que les requins ont soudain attaqué les surfeur en 2011 relève du mensonge et de l’ignorance.
Fin 90, déjà les requins attaquaient.
V.griraud tué quasiment au même endroit dans exactement les mêmes circonstances, sortie d’une ravine après pluie cyclonique,(bonnes vagues houle du nord, irrésistible…), coupé en deux par un bouledogue, puis ce jeune moreyeur, même époque tué au bord de l’eau dans la baie de St Paul face à la Marianne, Kurko, bras coupé à Etang Salé, attaque à St Pierre au Pic du Diable, un surfeur mordu et relaché, un jeune brésilien champion de yoyo attaqué à Boucan, planche croquée, . Tous surfant dans des zones connues pour la présence agressive des requins. Lors de mes plongées, régulièrement je croisais ces bêtes, présentes en nombre conséquent, notamment en saison de reproduction dans ces zones récifales. Non, les attaques de requin n’ont pas commencé par magie en 2011. Oui elles se sont multipliées comme le nombre de surfeurs présents à l’eau a explosé en 20 ans, passant de quelques dizaines que nous étions à plusieurs centaines. Plus de surfeurs, plus de pollution, moins de poissons, (une bouffonnerie la responsabilité de la réserve, ridicule par sa taille et sa misérable faune),occupation de zones dangereuses connues pour la présence des requins, tant de facteurs déclencheurs de drames déjà annoncés et vécus 20 ans plus tôt.

Des millions de poissons morts au Vietnam

C’est une histoire très dure, une fois de plus, qui est difficile à cerner de par le manque d’informations démocratiques à ce sujet, comme on peut s’en douter.

Ce n’est pas un cas isolé. Depuis mars – les informations sont malheureusement comptées par tonnes de poissons ce qui est indigne – 65 tonnes de poissons morts ont été retrouvées au Cambodge dans les eaux de Kampong Thom, 40 tonnes en Inde dans le district du lac Nalgonda, 70 tonnes en Colombie dans le département de Magdalena, 4000 tonnes au Chili en Araucania.

Les causes n’ont pas été officiellement données et il en va de même pour l’affaire qui secoue le Vietnam depuis un mois.

Depuis la mi-avril, 34,5 tonnes de poissons morts ont été trouvées dans la seule province de Quang Tri, alors que trois autres provinces sont touchées (Hà Tinh, Quang Binh, Thua Thiên-Huê) et qu’on considère que des millions de poissons sont morts alors que leurs corps échouent sur 200 kilomètres de côtes (le Vietnam compte au total 3 000 kilomètres de côtes).

Soyons ici très clairs : ce n’est pas la ferveur écologiste qui a provoqué le scandale, loin de là. Voici, pour comprendre l’arrière-plan, une information du Courrier du Vietnam d’il y a deux jours :

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR), le Vietnam a exporté pour 1,97 milliard de dollars de produits aquatiques ces 4 premiers mois, soit une croissance de 6,2% sur un an.

C’est parce que la très importante industrie de l’aquaculture est touchée, ainsi que la pêche, qu’il y a scandale. Le nationalisme prime d’ailleurs dans la démarche, en raison des propos du responsable d’une aciérie.

Le responsable à Hanoï de la Formosa Hà Tinh Steel Company (FHS) a ainsi déclaré :

« Vous ne pouvez pas tout avoir. (Vous) devez choisir entre les poissons, les crevettes ou une aciérie. Si vous en voulez deux à la fois, je vais vous dire que vous ne pouvez pas, même si vous êtes le Premier ministre »

Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres, avec un slogan nationaliste mis en valeur :

« Je suis Vietnamien et je choisis les poissons »

C’est un excellent exemple de comment le nationalisme représente une logique étroite, incapable d’avoir une vue d’ensemble. La démagogie nationale est là pour masquer les faits : le Vietnam s’industrialise de manière anarchique et la vie aquatique devient esclave de ce développement.

Le nationalisme sert ici de défense à une logique économique destructrice, sous prétexte de « développement ». C’est assez exemplaire…

Le gouvernement vietnamien a, de son côté, au bout de trois semaines d’attente, envoyé plein d’appels à l’aide aux experts internationaux, afin de trouver les causes.

Cependant, dans la province du Quang Binh, dans le district de Bo Trach, il  y a eu des témoins d’un phénomène connu : la « marée rouge ».

C’est le résultat d’une pullulation de microalgues… qui bien entendu doit elle-même résulter de quelque chose de précis.

Espérons qu’on en saura davantage, mais doutons en. Les industriels feront tout pour cacher les causes réelles et les gouvernements, de la même manière, tenteront de ne pas présenter les faits tels qu’ils sont réellement.

La raison est simple : l’écocide continue, pour des motifs d’intérêts économiques. Partant de là, pour que ce processus continue, il ne faut pas que les choses apparaissent pour ce qu’elles sont, de peur d’une opposition complète et intransigeante à l’écocide…

Blocage du sommet de Pau par les militants climat

Voici un compte-rendu de l’initiative visant à nuire au sommet « MCE Deepwater Development qui vient de se tenir à Pau et ayant réuni les grandes compagnies (Total, Shell, Exxon, Repsol, BP etc.) et opérateurs des marchés du pétrole et du gaz en eaux profondes.

Cette initiative a été porté par un rassemblement qu’on peut résumer de cathos de gauche – altermondialiste – pacifistes.

Pari réussi : Blocage du sommet de Pau par les militants climat

Pau, le 07 avril 2016 – Du 4 au 7 avril, plus de 450 activistes déterminés à protéger les océans et le climat ont fortement perturbé le sommet MCEDD sur les forages pétroliers en haute-mer, multipliant les actions de blocage et de désobéissance civile. Des rassemblements citoyens (die in, chaîne humaine, concert) ont réuni largement plus d’un millier de personnes au cours des 3 jours. Ce jeudi 7 avril, les militants sont parvenus à bloquer les entrées du sommet et à organiser un die-in géant devant le Palais Beaumont.

Ce matin, alors que devait se tenir la dernière journée du sommet MCEDD, 150 activistes sont parvenus à bloquer à partir de 7h30 les différentes entrées du Palais Beaumont où devaient se réunir les membres des plus grosses compagnies pétrolières et gazières mondiales. Cubes gonflables, percées spectaculaires des barrages policiers, menottage des militants aux attachés-case des congressistes ou au camion logistique de l’entreprise organisatrice du sommet, occupation des différentes voies d’accès ont contraint plus de 70 congressistes à rester à l’extérieur, tandis que d’autres enjambaient les corps étendus des militants sur la voirie. La journée avait débuté par le blocage symbolique d’un hôtel où dormaient certains congressistes, une sirène mazoutée placée au coeur d’une scène de crime climatique rappelant que les entreprises participant à ce sommet organisent un crime climatique avec préméditation.

A 12h30, près de 500 personnes ont symbolisé un die in géant devant les portes du Palais Beaumont pour représenter les victimes du dérèglement climatique, tandis qu’étaient annoncés les degrés supplémentaires qui menaçaient la planète si aucune mesure n’était mise en oeuvre pour enrayer la trajectoire actuelle. Cette dernière journée d’action marquait l’achèvement de trois jours et trois nuits de mobilisation continuelle lors desquels les militants climat sont parvenus à créer une situation d’anormalité perturbant très fortement la tenue du MCEDD.

Ils répondaient à l’appel lancé par 350.org, Action Non-Violente COP21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, Bizi!, Chrétiens Unis pour la Terre, Emmaüs Lescar-Pau, Friends of the Earth International, Nation Océan et Surfrider Foundation Europe. Objectif : dénoncer la véritable provocation consistant à organiser un tel sommet, moins de 4 mois après la COP21, sans aucune référence à l’impératif climatique et à l’Accord de Paris.

Les multinationales pétrolières et gazières, ainsi que les entreprises spécialisées dans les forages en mer, avaient en effet rendez-vous au Palais Beaumont de Pau, fief de Total, pour faire en sorte que l’exploration et l’exploitation offshore restent « compétitives », comme si les engagements pris à Paris n’avaient jamais existé. En toute connaissance de cause, les promoteurs de ce sommet climatique cherchent à repousser toujours plus loin et toujours plus profond la frontière des combustibles fossiles, en contradiction flagrante avec les objectifs fixés par l’article 2 de l’Accord de Paris visant à contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C.

Pour Malika Peyraut, des Amis de la Terre France, « Le sommet de Pau rassemblait de véritables criminels climatiques, c’est-à-dire des entreprises multinationales comme Total, BP, ou Shell qui sont en train de provoquer un réchauffement climatique très largement supérieur à + 1,5 °C, dont les populations les plus démunies paient déjà un lourd tribut. ». « Ce sommet illustre les limites des engagements volontaires et non contraignants tels que ceux qui sont consignés dans l’Accord de Paris, alors que maintenir le réchauffement climatique bien en dessous des + 2 °C implique de geler la quasi totalité des réserves prouvées d’énergies fossiles », a poursuivi Maxime Combes, d’Attac France. « L’océan est la nouvelle frontière de la ruée vers le gaz et le pétrole, dénonce Olivier Dubuquoy, de Nation Océan. Les forages en haute-mer représentente ainsi 70% des activités de forage de Total ».

Puisque aucune institution n’est chargée de juger et rendre conformes à l’impératif climatique les décisions des acteurs privés, cette responsabilité est de facto transférée à l’opinion publique mondiale. « Nous devons donc prendre nos responsabilités, explique Txetx Etcheverry, du mouvement Bizi!, ce que nous avons fait ici, en organisant des actions de désobéissance civile et des manifestations publiques pour empêcher la tenue de ce sommet et interpeller l’opinion publique ». « Nous, nous tenons l’engagement que nous avons pris le 12 décembre, à la COP21 : faire barrage à la destruction du climat, veiller à ce que les lignes rouges d’un futur juste et durable ne soient jamais franchies. A Pau, nous avons honoré cette promesse »., explique Nicolas Haeringer de 350.org.

Cette mobilisation est une première : ces sommets se déroulent habituellement loin des projecteurs, loin des media de masse, sans publicité et sans mobilisation citoyenne. Une première qui en appelle d’autres. Pour Cécile Marchand, du mouvement Action Non-Violente COP21 « Le message que nous envoyons depuis Pau est clair : ils ne pourront plus se réunir sans que nous les en empêchions ; ils ne pourront plus se lancer dans de nouveaux projets climaticides sans que nous n’intervenions par des actions non-violentes et déterminées pour sortir de l’état d’urgence climatique et engager la transition vers un monde vivable et solidaire ».

Prochaines mobilisations

– Le 21 avril, à Paris, pour bloquer le Oil International Summit

– Du 4 au 16 mai prochain, partout dans le monde, pour les journées d’actions « Breakfree – Libérons-nous des combustibles fossiles » – avec, notamment, des actions de blocage d’une mine de charbon en Allemagne, du 13 au 16 mai.

– À l’automne, pour de nombreuses actions de blocages d’infrastructures liées aux combustibles fissiles et une journée de mobilisation contre l’EPR de Flamanville.

Plateforme #STOPMCEDD

( Alternatiba, Amis de la Terre, ANV-COP21, Attac, Bizi !, Chrétiens Unis pour la Terre, Friends of the Earth International, Nation Océan, Surfrider Foundation Europe, Village Emmaus Lescar-Pau, 350.org )

Rapport du WWF sur la Méditerranée

Le WWF a publié un rapport au sujet de la mer Méditerranée, intitulé « Croissance bleue : La Méditerranée face au défi du bon état écologique », dont la longue synthèse est disponible au format PDF ici.

Ce qui est constaté est en quelque sorte résumé par le WWF de la manière suivante :

« Tous les secteurs traditionnels de l’économie maritime tels que le transport, le tourisme, l’aquaculture ou bien d’autres, se développent de manière exponentielle et devraient poursuivre leur croissance au cours des 20 prochaines années, à l’exception de la pêche professionnelle.

Cette évolution crée une compétition grandissante entre secteurs pour une superficie et des ressources marines limitées. Il en résulte de nouveaux impacts sur des écosystèmes déjà sous pression. Le bassin méditerranéen ne peut plus attendre ! Il est désormais urgent d’élaborer une planification intégrée de l’économie maritime sur le long terme. »

Voici par exemple quelques données concernant le gaz et le pétrole :

« Les contrats d’exploration couvrent ainsi actuellement pas moins de 23 % de la surface de la Méditerranée, pourcentage auquel s’ajoutent les zones ouvertes par les gouvernements à l’exploration et l’exploitation potentielles d’hydrocarbures (zones ouvertes) ou donnant lieu au lancement d’appels d’offres (blocs en cours d’adjudication), qui représentent 21 % de sa superficie).

La production pétrolière en mer pourrait progresser de 60 % entre 2010 et 2020 dans la région méditerranéenne, passant de 0,7 Mbj à 1,12 Mbj.

La production gazière en mer, elle, pourrait être multipliée par cinq entre 2010 et 2030, passant de 55 Mtep/an à 250 Mtep/an à l’échelle de la Méditerranée. »

L’exploitation animale est également en expansion. Rappelons que le WWF n’y est pas du tout opposé, appelant seulement à une exploitation animale « durable ». Voici ce qui est expliqué pour l’aquaculture, un phénomène grandissant à grande vitesse, qu’on sous-estime malheureusement alors que c’est quelque chose de très important à saisir et à combattre :

« Depuis la décennie 1970, le secteur aquacole se développe vigoureusement dans les pays bordant la Méditerranée, avec un taux de croissance de 70 % entre 1997 et 2007.

Sa croissance devrait se poursuivre, dans un contexte marqué par le déclin des stocks sauvages et la progression de la demande de produits de la mer pour la consommation humaine. Selon les prévisions, les pays méditerranéens dont l’aquaculture est encore peu développée vont exploiter leur potentiel de croissance dans les années qui viennent.

Dans les pays où l’activité est déjà bien implantée, comme les États membres de l’UE, son essor va s’appuyer sur des techniques de production respectueuses de l’environnement.

Résultat, l’aquaculture méditerranéenne pourrait plus que doubler de taille d’ici 2030 en termes de production et de valeur. Bien que ce mouvement soit appelé à créer de nouveaux emplois, il ne sera toutefois pas sans défis pour l’environnement. (…)

L’aquaculture pèse dorénavant pour plus de 50 % de la production halieutique en région méditerranéenne. Sur le total, les deux tiers de la production aquacole proviennent de la pisciculture (dont l’élevage du thon rouge), tandis que la conchyliculture (élevage de mollusques) en représente un tiers.

La production aquacole en eaux marines et saumâtres s’élève à 1,2 million de tonnes par an, soit 3 % de la production mondiale réalisée dans ces milieux, et près de 75 % de la production aquacole totale de la Méditerranée (qui inclut la production en eaux douces).

Si, traditionnellement, l’aquaculture méditerranéenne s’est spécialisée dans la conchyliculture, qui comptait pour 62 % de la production totale en 1992, la part de la pisciculture s’est nettement accrue depuis, passant de 37 % à cette date à 53 % en 2001.

La production aquacole de la région méditerranéenne est concentrée à 95 % dans six pays : Égypte, Grèce, Italie, Espagne, France et Turquie. (…)

Durant les 40 dernières années, le taux de croissance annuel du secteur aquacole a systématiquement dépassé 8 %, en faisant passer la production de 540 000 tonnes en 1990 à 1 400 000 tonnes à 2010. »

Voici ce que le WWF constate au sujet de la pêche :

« La mer Méditerranée se caractérise par la richesse de sa biodiversité et l’absence de grandes pêcheries abritant une seule et même espèce, le thon rouge étant une exception. Aujourd’hui, sur les 73 000 navires de pêche y exerçant leur activité, les petits navires artisanaux sont de loin majoritaires, puisqu’ils représentent 80 % de l’ensemble des navires. (…)

À la fin du siècle dernier, les pressions halieutiques se sont fortement accentuées dans la mer Méditerranée, conséquence du passage d’une activité essentiellement artisanale et côtière à une exploitation intensive.

Depuis les années 1990, la région enregistre un déclin des prises sous l’effet de la surexploitation des stocks, alors que la demande de produits de la mer évolue en sens inverse. »

Comme on le voit, l’aquaculture prend, en mer Méditerranée, la place de la pêche. La pêche artisanale relevant du pillage cède le pas à une industrie hyper développée digne des usines… Le petit capitalisme a abouti au grand et asservit l’océan.

Le Préfet de PACA accorde à ALTEO « un véritable permis de polluer et de tuer la vie marine »

Encore une fois au sujet du parc national des Calanques et de l’autorisation à polluer massivement, voici le point de vue de Sea Sheperd Marseille.

#‎BouesRouges‬ : Le Préfet de PACA accorde à ALTEO « un véritable permis de polluer et de tuer la vie marine »

Le préfet de PACA, Monsieur Stéphane BOUILLON, a signé le lundi 28 décembre 2015 un arrêté autorisant la société ALTEO à « continuer à exploiter à compter du 1er janvier 2016 ses usines sur le site de Gardanne et autorisant, pour une durée de six ans, le rejet dans la mer d’effluents aqueux dépassant les limites réglementaires ».

Depuis plus de cinquante ans, l’usine d’alumine ALTEO de Gardanne rejette des « boues rouges » dans la Méditerranée.

Ce ne sont pas moins de 20 millions de tonnes chargées en métaux lourds toxiques pour l’environnement qui sont ainsi déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne.

En dépit des différentes règlementations en vigueur, certains continuer à nier les conséquences tragiques de ces rejets sur l’environnement.

Pourtant, les dégâts causés par ALTEO par le dépôt de boues rouges sont catastrophiques. Les experts estiment qu’il faudra plus de 50 ans à la faune marine pour espérer un retour à la normal.

Le dépôt chargé d’Aluminium, Arsenic, Cadmium, Cuivre, Mercure, Plomb ou autre Vanamium se retrouve à 2 300 mètres de profondeur et s’étend jusqu’à 65 Km des côtes.

L’épaisseur du dépôt polluant est de 50 cm à 25 Km du point de rejet, et 10 cm à 60 Km. Dans sa partie épaisse, le dépôt recouvrirait 2 400 Km.

Le fait pour une usine de déverser des effluents toxiques (boues rouges ou effluents liquides) sur une parcelle de domaine public maritime naturel devrait être considéré en vertu de la loi littoral de 1986 comme illégal.

En outre, le classement Natura 2000 avec 140 espèces terrestres animales et végétales protégées, 60 espèces marines patrimoniales et 14 habitats d’intérêt communautaire considérés comme rares et fragiles par l’Europe et la création récente du Parc National des Calanques n’ont à notre sens fait qu’amplifier cette illégalité.

Ainsi, le caractère particulier de la zone où se situent les rejets (Natura2000 et Parc national), l’absence de mission de service public, le caractère non temporaire de l’occupation du domaine maritime naturel et surtout les résultats de l’enquête scientifique auraient dû conduire à une non renouvellement de l’autorisation de polluer la méditerranée !

Autoriser ALTEO à poursuite ses rejets en mer constitue « un véritable permis de polluer et de tuer la vie marine », comme l’a justement souligné le Pr Henri AUGIER, président d’Union Calanques Littoral et porte-parole des associations et collectif unis, appuyé par Gérard CARRODANO, premier prud’homme de La Ciotat et porte-parole des pêcheurs locaux.

Les dégâts causés par ALTEO par le dépôt de boues rouges et à présent d’effluents liquides sont catastrophiques !

Les effluents toxiques dans les eaux du Parc national des calanques

Hier nous parlions du possible changement de mentalité suite à la COP 21 chez les gens conscients (100 tonnes de neige « de production » par hélicoptère à Sainte-Foy-Tarentaise). On ne peut plus faire comme avant et désormais ce qui est non écologiste apparaît comme anti-écologiste.

En voici un nouvel exemple, avec le « coup de gueule » de la chanteuse Nolwenn Leroy, qui reprend précisément ce mode d’argumentation.

Voici un extrait de l’article du Nouvel Observateur, mis en lien par la chanteuse.

A partir du 1er janvier, l’usine d’alumine de Gardane va pouvoir continuer à rejeter ses effluents toxiques dans les eaux du Parc national des calanques. 270 mètres cube déversés chaque heure, au grand dam de protecteurs de la Méditerranée comme le pêcheur Gérard Carrodano.

Propriété depuis 2012 du fonds d’investissement américain HIG, l’ancien site Péchiney de l’usine Alteo avait, contre toute attente, obtenu l’aval du Parc national pour poursuivre ses rejets.

Un choix qualifié d' »équilibré » par Didier Réault, président du conseil d’administration du Parc qui a précisé que l’avis favorable est assorti de réserves et qu’il pourra faire pression afin de contraindre l’industriel à une pratique plus vertueuse.

L’industriel assure de son côté qu’il se conforme déjà au respect des normes environnementales et ne rejette les fameuses boues rouges tant décriée mais de l’eau filtrée grâce à un dispositif en partie financé par l’Agence de l’eau.

Seulement voilà, pour les associations environnementales impliquées dans ce long combat, l’eau déversée est chargée de métaux lourds, du mercure, de l’arsenic, du plomb…

Y a-t-il donc un changement d’attitude qui serait en cours? L’échec de la COP 21 ne change rien au fait que, pour de nombreuses personnes, la situation est considérée comme grave. Le plus grand problème est malheureusement que la jeunesse est totalement passive à ce niveau.

Mais un glissement de terrain culturel est possible et après tout absolument logique. Les choses ne peuvent pas rester en l’état. L’argument comme quoi après la COP 21, il y a des choses inacceptables, est sans doute le reflet d’une vraie lame de fond.

Tout un travail reste par contre à faire avec l’écologie, il faut que celle-ci se synthétise, se structure, saisisse le véganisme…

La COP 21 et l’océan

Après avoir regardé les forêts dans l’accord de la COP 21, regardons ce qu’il en est de l’océan. On sait tous et toutes que la Terre est souvent surnommée la « planète bleue », de par l’importance de l’océan, qui recouvre 71,1 % de sa surface.

On s’imagine bien que le réchauffement climatique a un impact sur l’océan, qu’il existe de toutes manières dans un certain rapport à l’océan. Bref, on ne peut pas contourner cette question.

Il en va pourtant tout autrement : l’accord de la COP 21 n’en parle pas. Il ne mentionne qu’une fois le mot, comme en passant :

« Notant qu’il importe de veiller à l’intégrité de tous les écosystèmes, y compris les océans, et à la protection de la biodiversité, reconnue par certaines cultures comme la Terre nourricière, et notant l’importance pour certaines de la notion de « justice climatique », dans l’action menée face aux changements climatiques »

On notera d’ailleurs, c’est une anecdote, mais elle est significative, que la version anglaise du document, qui sert de base, n’utilise pas l’expression de « Terre nourricière ». En anglais, il y a marqué « Mother Earth ».

L’expression « certaines cultures » désigne des cultures amérindiennes, qui comme on le sait, emploient cette expression, tant en Amérique du Nord que du Sud. Cette mauvaise traduction révèle bien la mentalité des personnes ayant traduit !

Pour en revenir à l’océan, il est transformé en « les océans » et n’est mentionné qu’en passant, en tant qu’écosystème.

Cela signifie que les océans sont précisément de la même manière que les forêts dont nous parlions hier. L’océan est découpé en zones ayant comme fonction, si l’on veut, de stocks, d’entrepôts, voire de réfrigérateurs.

Comme hier, demandons nous ce que cela a comme conséquence. Ne serait-ce pas idéaliste de voir l’océan comme un grand tout, comme un ensemble qu’on ne peut pas découper ?

Absolument pas, puisqu’on sait qu’il y a le processus d’acidification de l’océan. Citons ici un document, relativement clair et tout à fait institutionnel, puisqu’il est de l’Institut océanographique qui est une fondation montée par le prince de Monaco.

« La totalité du CO2 que nous produisons tous les jours ne reste pas dans l’atmosphère. Environ un quart du CO2 émis est absorbé par nos océans.

Sans les océans, la quantité de CO2 dans l’atmosphère, et donc le réchauffement, seraient encore plus importants. On a donc de la chance d’avoir des mers et des océans ! [sic!]

Les chercheurs ont longtemps pensé que cette absorption du CO2 serait sans conséquence importante pour les océans et pour les organismes qui y vivent.

Mais ils se sont rendu compte, il y a une quinzaine d’années, que la dissolution du CO2 dans l’eau de mer entraîne des changements chimiques : une diminution du pH (mesure de l’acidité d’un liquide) et de la quantité d’ions carbonates (CO3 2– ) qui sont l’une des briques nécessaires aux plantes et animaux marins pour fabriquer leurs squelettes, coquilles et autres structures calcaires.

Vous connaissez certainement déjà des aliments acides, par exemple le citron ou le vinaigre.

Il se trouve que le CO2 est un gaz acide. Il est présent dans toute boisson gazeuse ; les petites bulles dans le soda sont des bulles de CO2.

Lorsque le CO2 est absorbé dans l’eau de mer, il se dissout et provoque une acidification. Attention, cela ne va pas dire que les océans deviendront acides (nous allons toujours pouvoir nous baigner !) [sic!], mais la chimie des océans change un petit peu (on va vers une acidité plus importante).

L’acidité d’un liquide est déterminée par sa concentration en ions H+ (protons). Ce n’est pas très pratique de parler de la concentration en protons car les valeurs sont très faibles. Pour simplifier, on utilise l’échelle de pH, qui va de 0 à 14.

Plus le pH est faible, plus l’acidité du liquide est importante. On dit qu’un liquide à pH 7 est neutre, celui avec un pH inférieur à 7 acide, et celui avec un pH supérieur basique. C

ette échelle de mesure est un peu particulière, comme l’échelle de Richter utilisée pour mesurer les tremblements de terre : un liquide de pH 6 est 10 fois plus acide qu’un liquide de pH 7, 100 fois plus acide qu’un liquide de pH 8 et 1 000 fois plus acide qu’un liquide de pH 9 !

Pourquoi ce phénomène s’appelle-t-il l’acidification des océans ? puisque les océans ne deviendront jamais acides ? L’acidification fait référence à un processus : la diminution du pH (augmentation des ions H+ et de l’acidité).

Le mot « acidification » fait référence à l’abaissement du pH de n’importe quel point de départ vers tout point final sur l’échelle de pH. On peut comparer cette terminologie avec celle que l’on utilise pour la température : si la température de l’air passe de –20 °C à –10 °C, il fait toujours froid, mais nous parlons de « réchauffement ».

L’acidité des océans a augmenté de 30 % en 250 ans (baisse de pH de 8,2 à 8,1), soit depuis le début du développement industriel. Des simulations ont montré que, au rythme des émissions actuelles, l’acidité des eaux de surface de l’océan pourrait tripler d’ici la fin du siècle.

Cette absorption du CO2 se produit à une vitesse 100 fois plus rapide que ce qui s’est produit naturellement au cours des 300 derniers millions d’années ! Impacts sur les organismes marins

Lorsque le CO2 se dissout dans l’eau de mer, cela entraîne donc une augmentation de protons (ions H+ ) mais aussi la diminution de certaines molécules, les ions carbonates (CO3 2– ), nécessaires à de nombreux organismes marins pour fabriquer leur squelette ou coquille calcaire (coraux, moules, huîtres…).

Ces plantes et animaux auront donc de plus en plus mal à fabriquer ces structures calcaires. Leurs squelettes et coquilles sont aussi menacés de dissolution. En effet, au-dessus d’un certain seuil d’acidité, l’eau de mer devient corrosive vis-à-vis du calcaire, la matière dont les squelettes et coquilles sont fabriqués. »

L’impact sur les poissons est également significatif ; l’acidification de l’océan est la boîte de Pandore de l’écocide, en quelque sorte.

On peut donc voir que l’acidification de l’océan est dûe au réchauffement climatique et que la COP 21 n’en parle pas, pas plus que de l’océan d’ailleurs en général.

On peut être certain que, vu du futur, cela paraîtra comme totalement insensé !

Autour d’une promotion du cirque par Super U

Voici trois informations différentes qui, si on les relie, témoignent bien du rapport actuel que l’humanité a avec l’océan.

Il y a ainsi eu l’échouage, hier matin, sur la plage de Calais, de dix petites baleines à dents. Quatre ont pu être remises à l’eau par les pompiers, mais une est décédée par la suite. Ces échouages sont comme on le sait de plus en plus nombreux ; on accuse souvent le matériel militaire sous-marin.

En tout cas, le fait est que rien n’est fait sur ce plan. Ce n’est pas comme Marineland, pour qui les orques sont un moyen de faire des bénéfices. On sait qu’il y a eu en raison des intempéries de très nombreux dégâts au parc.

Voilà pourtant ce qu’on apprend grâce à Back to the sea, agir contre les delphinariums :

C’est avec effroi que nous apprenons que Wikie, mère de Moana (IA avec Ulises) et Keijo ( inceste avec son défunt demi-frère Valentin), donnera naissance, au courant de l’hiver 2016, à un nouveau bébé suite à une insémination réalisée au cours de l’été 2015 avec la semence de Tilikum !

#Marineland, lançant à tout va qu’il n’a rien à voir avec #SeaWorld, nous prouve une fois de plus qu’il ment honteusement ! De plus cette insémination est arrivée juste après la mort de Freya !

Il fallait évidemment se douter que Wikie, seule femelle viable pour la reproduction à Marineland, servirait de « vache à lait » pour maintenir à flot leur groupe d’orques et ainsi assurer l’avenir et la pérennité du parc.

Aux yeux de SeaWorld, Wikie est une femelle dans laquelle il faut investir, elle fait partie de la première génération née captive, est très féconde et surtout bonne mère. Elle est donc très prisée !

Il est aussi tragique de constater que #Tilikum, qui est tout de même à l’origine du film Blackfish, soit encore utilisé comme donneur de sperme et ce malgré le fait qu’il soit dépressif et accessoirement, devenu dangereux par ses longues années de captivité ….

Avec les intempéries survenues le 3 octobre dernier, Wikie, déjà enceinte de 3 mois environ était, aux dernières nouvelles, isolée dans un bassin à l’écart de ses enfants et de son frère.

C’est donc certainement pour cette raison qu’elle est mal en point et/ou tout simplement en surveillance accrue pour éviter la fausse couche, à moins que cela ne se soit déjà produit ….
Si cette information est vraie, nous serons fixés dans quelques temps …

Cette information nous vient d’un ancien employé ayant travaillé à Marineland, Loro Parque et au SeaWorld de San Diego.

Dernier exemple, donné par le collectif C’est assez : une campagne visant les enfants menée par Super U et valorisant le cirque, avec les animaux captifs.

Ce qui est frappant, c’est la « mise en valeur » du dauphin. C’est un éloge des delphinariums.

Voici l’appel du collectif, ainsi que les images qui vont avec.

!!! MOBILISONS-NOUS !!!

Une militante nous a averti de cet immonde concours dessin pour enfants organisé par les magasins Super U .

Le principe ? Faire un dessin illustrant un animal « fêtant Noël au cirque », le ramener en magasin et recevoir un cadeau en échange.

Vache, girafe et même dauphin sautant dans un cerceau sont proposés… autant vous dire que nous sommes écoeurés du thème de ce jeu.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour manifester votre mécontentement :

– appeler le service clients : 09 69 36 69 36 ( appel non surtaxé ).
– envoyer un mail à l’attention de Mr Serge PAPIN, PDG de Système U à contact_magasinsu@systeme-u.fr
– et si vos enfants veulent participer, qu’ils le fassent mais avec des animaux libres émoticône smile
A vos téléphones, claviers, feutres ! !



Ces trois situations n’ont rien à voir, et pourtant elles sont liées. Pour l’humanité, l’océan est un ennemi, ses habitants des choses à utiliser. C’est inacceptable.

Le documentaire « Blackfish »

« Blackfish » est un documentaire américain de 2013, partant d’un « fait divers » pour montrer l’impact dévastateur de la captivité sur les orques. Le succès de ce documentaire a été très grand : en plus d’un véritable succès d’estime, il a mis sur la table la question des « delphinariums » en général.

Voici une présentation par Arte et plus bas le documentaire lui-même.

Février 2010. Au cours d’un spectacle au parc d’attractions aquatique Seaworld, en Floride, Tilikum, une orque de six tonnes, attaque mortellement Dawn Brancheau, une dresseuse confirmée, sous les yeux des spectateurs. Attribuant l’accident à une négligence de la victime, le parc classe très vite l’affaire et l’orque, source de gros revenus, reprend les spectacles un an après. Pourtant, Tilikum n’en était pas à sa première agression…

Capturée à l’âge de 2 ans dans les eaux islandaises en 1983, cette orque mâle de sept mètres de long a passé le plus clair de sa vie en captivité. Elle a d’abord été dressée au Canada avant d’être rachetée par le Seaworld d’Orlando en 1992. Avant ce jour fatidique où elle s’est ruée sur la dresseuse, Tilikum était déjà impliquée dans l’attaque meurtrière de deux personnes…

Mêlant des archives exceptionnelles (filmées pendant les entraînements, les représentations mais aussi les attaques) et des entretiens avec les entraîneurs et des experts, ce film, sélectionné au Festival de Sundance 2013, relate les faits tout en enquêtant sur le comportement altéré des orques en captivité.

BLACKFISH_Film_Poster

« 25 000 pneus hors des mers »

Voici une vidéo très intéressante, qui vient d’être mise en ligne par l’agence des aires marines protégées.

Son titre dit tout (mais d’une manière trompeuse): « 25 000 pneus hors des mers », car c’est le nombre de pneus présents au fond de l’eau du site Natura 2000 de la baie et du cap d’Antibes et des îles Lérins dans les Alpes-Maritimes, au large de Vallauris Golfe-Juan.

2 570 pneus ont été enlevés seulement jusqu’ici, le titre est vraiment erroné. Car bien entendu ce n’est pas une priorité pour l’Etat. Cela a coûté à peu près 200 000 euros jusqu’ici, hors de question naturellement, vues les préoccupations dominantes, d’allonger le reste…

Une preuve qu’il faut absolument tout changer, car le désastre est d’ampleur : les pneus forment au large des côtes françaises des masses de pas moins de 90 000 m3!

Or si les experts ont considéré au début des années 1980 que les faunes et flores marines apprécieraient le « cadeau », ces pneus ont été bien sûr totalement évités, l’inverse n’étant pas vrai car les pneus se désolidarisant sont allés massacrer la flore, libérant d’ailleurs hydrocarbures et métaux lourds…

Les enlever est un devoir : la Terre d’abord!

Cela est vrai de manière universelle, puisqu’on retrouve le même problème, de même dimension, au large des côtes espagnoles, portugaises, italiennes, américaines, et surtout japonaises (le chiffre est de 20 millions de m3!).

Voici comment l’agence des aires marines protégées a présenté l’opération.

Les acteurs locaux ont constaté que les récifs artificiels en pneumatiques ne répondent plus à l’objectif de soutien à la pêche professionnelle fixé initialement, et qu’ils constituent une menace pour l’équilibre naturel de certains habitats marins (fonds vaso-sableux, rocheux et herbiers de posidonie).

Les travaux maritimes s’effectuent du 4 au 13 mai 2015, de manière à limiter les contraintes du plan d’eau et des usagers.

Une équipe de 6 à 8 plongeurs est mobilisée pour intervenir durant 5 jours sur des fonds marins compris entre 25 m et 35 m.

Chaque plongeur enfilera les pneumatiques dans un filin à l’image d’une perle, et constituera des « colliers » de 10 à 30 pneumatiques.

Chaque collier sera levé à l’aide d’un parachute, puis d’une grue afin d’être stocké dans des bennes à bord du navire. Les bennes seront déchargées une fois au cours des travaux maritimes puis à la fin.

Ils seront ensuite pris en charge pour leur traitement et valorisation à terre.


25 000 pneus hors des mers par Aires-marines-protegees

Cousteau et « Le monde du silence »

Le fameux commandant Cousteau, personnalité préférée des gens vivant en France pendant longtemps, n’avait rien d’un défenseur de Gaïa…

Voilà le constat, juste mais étrange, effectué en 5 minutes dans une vidéo visible ici (Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse) par Gérard Mordillat, un romancier et journaliste très engagé à gauche.

C’est juste, parce qu’on voit dans le grand classique du genre qu’est « Le monde du silence » – qu’on peut voir ici en ligne – les humains se comporter comme des barbares, dans la droite ligne de Descartes et Claude Bernard : ils pratiquent un « naturalisme », un culte de l’expérimentation fondamentalement opposée à la vie.

Cousteau assume ainsi le « vandalisme » de jeter des pains de dynamite dans l’eau pour comptabiliser les poissons…

Mais il est étrange de dénoncer sans parler du fait que Cousteau vivait en 1967 et que la conscience humaine était alors terriblement retardée, ce à quoi il faut opposer la prise de conscience justement avec des mouvements comme notamment Earth first!, l’ALF, l’ELF, etc. etc.

Voici la présentation de la chronique: on y voit bien que ce qui compte ce n’est pas tant de critiquer le présent que de se moquer du passé…

Il a fallu 60 ans pour que Gérard Mordillat trouve un moment pour voir le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Académicien, couvert d’honneur, communicant avisé, défenseur de la planète, le commandant Cousteau fut longtemps la personnalité préférée des Français. En 1956, son premier film (réalisé avec Louis Malle) obtenait la Palme d’or à Cannes. Des millions de spectateurs ravis allaient découvrir la mer et ses mystères. Certes la conscience écologique s’est développée dans les années soixante, mais en voyant ce film personne n’avait rien vu ?

Tout cela révèle un problème: on a droit à une critique écologiste qui s’imagine suffisante en se fondant sur les insuffisances du passé, sans être soi-même à la hauteur…

Critiquer Cousteau est bien sûr nécessaire, mais sa naïveté et son désir de faire carrière en promouvant l’océan à sa manière dépendent d’un contexte historique. L’oublier est trop facile…

De nombreux médias ont repris l’information, comme Le Monde, ou encore Slate dont voici un extrait.

L’explorateur à bonnet rouge décédé en 1997, qui fut longtemps la personnalité préférée des Français, a accédé à la notoriété avec Le Monde du silence, documentaire de Louis Malle couronné par la Palme d’or à Canne en 1956 et l’Oscar du meilleur film documentaire, qui met en scène le voyage du Commandant et de son équipe à bord de la Calypso pour un voyage d’exploration sous-marine.

Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, lui a consacré une chronique filmée dans l’émission web de Là-bas si j’y suis du 23 juin (renaissance sur internet de l’émission de Daniel Mermet programmée auparavant sur France Inter).

Le chroniqueur dit avoir vu «Un film naïvement dégueulasse, c’est une horreur, c’est répugnant, c’est quelque chose d’insupportable».

En fait, même si on pensait avoir en tête les images du film, ce qu’il nous en raconte et les extraits qui sont présentés nous font prendre conscience de l’immense fossé qui nous sépare de cette génération d’explorateur. «Dans Le Monde du silence, il s’agit très clairement […] de faire chier les poissons et toute la faune sous-marine», s’amuse Gérard Mordillat.

Un plongeur s’accroche à une tortue jusqu’à manquer de la noyer en lui faisant perdre son souffle.

«Alors plus tard on verra la même bande d’abrutis satisfaits faire du rodéo sur des tortues terrestres et obliger ces pauvres bêtes à supporter leur poids insupportable».

Plus tard, on voit l’équipe dynamiter un récif de corail: bilan, un millier de poissons morts. «C’est un acte de vandalisme, doit admettre Cousteau en voix off, mais c’est la seule méthode qui permette de faire le recensement de toutes les espèces vivantes».

Ensuite le bateau heurte un cachalot, qui va mourir plus loin: s’ensuit un émouvant cortège funèbre d’un banc de cachalots, «ce qui nous vaut quelques commentaires magnifiques, des belles images…» Et il y a encore pire: un bébé cachalot est cette fois lacéré par les pales d’hélice… et achevé au fusil alors que les requins le dévorent. Puis, la joyeuse bande massacre des requins au poignard, à coup de pelle, au harpon «comme les pires viandards qui aujourd’hui massacrent les requins pour leurs ailerons et les rejettent à la mer plein de sang, agonisants…»

«Comment on n’a pas vu ça à la sortie du film», se demande enfin le chroniqueur, qui y voit un prologue à la destruction massive de l’écosystème marin.

Mélenchon : « la mer est l’avenir de la France »

Voici une tribune, publiée dans le Figaro, qui représente encore une fois l’expression de ces tendances capitalistes qui comptent partir à l’assaut de l’océan!

Celles-ci se renforcent de plus en plus (voir par exemple La Marine nationale aimerait renforcer l’exploitation animale maritime ou encore L’océan, un « capital environnemental » ?!).

C’est ni plus ni moins qu’un appel à une nouvelle fuite en avant, toujours plus destructrice… Quel symbole d’ailleurs de voir Mélenchon, qui se veut tellement de gauche (selon lui), s’exprimer dans le journal « typique » du capitalisme français…

Jean-Luc Mélenchon : la mer est l’avenir de la France

FIGAROVOX/TRIBUNE – Jean-Luc Mélenchon et Younous Omarjee rappellent le rôle majeur que peut jouer la France dans l’économie maritime. Ils invitent à élaborer une véritable stratégie pour développer toutes les potentialités que recèlent ses mers et océans.
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Réunionnais, Younous Omarjee est député européen de l’Union pour les Outremer.

Ancien ministre délégué à l’Enseignement professionnel et député européen, Jean-Luc Mélenchon a été coprésident du Parti de Gauche jusqu’en août 2014.

Un monde touche a sa fin. Mais qui prépare le suivant? Les grands gouvernements du monde sont incapables de faire face. L’épuisement dangereux du modèle économique productiviste dominant et les violences de la géopolitique actuelle les submergent.

Ils mettent nos démocraties en panne à la remorque d’objectifs absurdes. Nous pouvons penser le futur tout autrement. Les solutions du passé ne suffisent plus. Nous devons tout réinterroger et réinvestir des champs nouveaux.

Chaque pays est singulier. La France pas moins que les autres. Elle peut beaucoup apporter à l’humanité tout entière. Pour cela, faut-il cependant pour le comprendre avec justesse, prendre conscience de ce que son pays est, et ne pas oublier ce qui fait sa force. La France est maritime. Et nous avons cessé depuis trop longtemps de nous comprendre comme un acteur maritime majeur.

Rougissons de voir la médiocrité de nos politiques, de nos ambitions et de la faiblesse consternante de nos investissements dans ce domaine. Ils sont dérisoires à côté de celui que notre pays consent sur l’autre frontière du futur qu’est l’aérospatial.

Pourtant la mer est le meilleur point d’appui dont nous disposons pour sortir des crises en cours. Avec 11 millions de km2 de surface maritime, la France est le deuxième géant maritime mondial, presque à égalité avec les États-Unis.

En additionnant ses territoires maritime et terrestre, la France est le 6e plus grand pays de la planète, devant la Chine et l’Inde, alors que sa superficie terrestre seule la ramène au 41ème rang mondial. Sa superficie maritime est aussi supérieure à la superficie terrestre de l’Europe entière. Nous avons de l’or bleu entre les mains. Le rêve français du futur est salé.

Et pourtant! Que connaissons-nous de ce vaste espace? 3%? 5%? Autant dire/ rien. Nous n’en maitrisons ni la géographie précise, ni la topographie, ni le vivant, ni les capacités. Qu’en tirons-nous?

Pas plus que ce que nous en savons. Le rôle passé et présent de la mer fait que la cartographie, la navigation et l’ingénierie navale sont aujourd’hui les sciences les plus abouties que nous maitrisons. Hélas nous ne connaissons que les fonds côtiers et la surface des mers. Le reste demeure inconnu. Si aujourd’hui certains poussent l’exploration, ce n’est qu’en vue d’y trouver des énergies fossiles, loin de la nécessaire transition énergétique.

Les mers et les océans sont les enjeux du 21ème siècle pour ouvrir une nouvelle page de l’histoire humaine. La géopolitique commande la politique. La mer n’échappe pas à la règle. Hier pour le contrôle du canal de Suez, demain pour l’accès aux nouvelles routes maritimes du Nord, l’accueil des maxi-cargos qu’elles laisseront passer, le contrôle des zones de pêches… L’indépendance de la France ne peut se penser hors de ce cadre.

Mais les mers et les océans ont aussi la capacité de servir un bien plus vaste idéal que les seules visées géopolitiques héritées des empires, et qui ont souvent fait fi de toute considération humaine et écologique. La préservation de la biosphère, et donc la survie de l’humanité, passe par les océans. On ne réduira pas massivement les émissions de gaz à effet de serre sans l’apport des énergies marines renouvelables.

Les dix milliards d’êtres humains de 2050 n’accèderont pas à l’alimentation sans les ressources de la mer et, au-delà, de l’aquaculture au sens large. Il en va de même pour l’accès à l’eau potable, pour la recherche médicale etc. Les financiers l’ont bien compris. Ils ont déjà commencé à exploiter les océans. Allons-nous leur abandonner ce bien public mondial et nos eaux territoriales? Ou bien allons-nous agir et utiliser cette action en mer pour repenser notre action dans un but écologique et social, y compris à terre? Voila le défi!

La France peut impulser ce changement. À partir de ses côtes métropolitaines, évidemment. Mais surtout, en redécouvrant sa place dans les océans et celle de ses îles, en prenant conscience de l’immensité que les îles confèrent à la France, et en nous replaçant, avec la force de tous nos Outre-mer, au centre d’une nouvelle révolution de la civilisation humaine. C’est une chance pour donner à notre pays un cap, à notre jeunesse un horizon d’engagement et d’enthousiasme créateur. C’est le moyen de peser sur l’avenir de la planète, et de faire vivre nos principes universels.

Le déplacement de Manuel Valls à la Réunion et à Mayotte est une nouvelle occasion manquée d’affirmer cette ambition pour la mer. L’égalité réelle pour les outres-mers ne sera qu’une promesse verbale de plus tant que les potentialités de la mer resteront oubliées: développement endogène, autonomie énergétique, progrès humain pour les populations.

Nous appelons à la construction d’une stratégie horizontale couvrant tous les aspects économiques, sociaux et environnementaux qui peuvent naître des mers et océans. Nous appelons à faire de cette grande ambition maritime une ambition de la France pour l’Europe, en s’inspirant de la vision et de l’intelligence qu’eut à son époque François Mitterrand en créant le programme Eureka.

La France se mutile en refusant sa vocation en mer. L’heure des îles, des côtes et des océans a pourtant sonné. Cessons de déprimer! Prenons confiance en nous-mêmes, tournons le dos aux psalmodiant du déclinisme! Le goût du futur est salé comme l’eau de mer.

Au nom du surf : les requins chassés en pleine réserve naturelle

Une honte, un crime. On peut lire dans le Figaro que :

« Le gouvernement a donné vendredi son feu vert à la pêche de requins tigres et bouledogues jusque dans la réserve naturelle marine de La Réunion. »

Et on parle de réserve naturelle ? En réalité, il n’y a pas de réserve naturelle qui tienne pour les folies égoïstes d’une humanité combattant la Nature coûte que coûte, tout cela au nom d’un mode de vie destructeur, fondé sur la consommation et l’ego.

En l’occurrence, les meurtres d’êtres vivants sont faits au nom du surf, et c’est sans doute ici une preuve pour sa condamnation historique. Dans 200 ans, on considérera le surf et le golfe comme des crimes contre la Nature, dont l’idéologie va totalement de pair avec les egos surdimensionnés propres au capitalisme et à son anthropocentrisme.

Bien sûr, la mort de quelqu’un est toujours quelque chose de triste. Toutefois, cela ne doit pas être prétexte à masquer que l’individualisme et l’anthropocentrisme sont radicalement meurtriers. On va voir que la Fédération Française de Surf utilise directement la mort de ce jeune d’une manière ignoble moralement.

Alors, utilisons la logique, rien que la logique et les faits, pour y voir clair. Dans l’article du Figaro du 13 avril 2015, on lit l’information suivante :

C’était un jeune espoir du surf. Elio, un adolescent de 13 ans, est mort dimanche matin à la Réunion après avoir été happé par un requin. Peu après 9 heures, un requin lui a arraché les membres et une partie de l’abdomen. L’adolescent se trouvait dans une zone interdite aux activités nautiques aux Aigrettes, sur la côte ouest de l’île.

Il y surfait avec six autres membres du pôle espoir de la Ligue de surf de la Réunion. Les pompiers n’ont pu que constater son décès malgré leur arrivée quasi immédiate et l’intervention des occupants d’un bateau qui avait ramené le jeune homme très vite sur le rivage.

On lit bien, dans l’article parlant d’un décès forcément déplorable, que cela s’est déroulé dans « une zone interdite aux activités nautiques ».

On lit par ailleurs dans le même article :

« C’est la seizième attaque depuis 2011, la septième mortelle. La dernière remontait au 14 février. Une baigneuse de 22 ans avait été attrapée par un requin à 5 mètres du rivage à Pont Mulla, Étang-Salé, là encore dans une zone interdite en raison de sa dangerosité. »

Là encore, il est parlé de « zone interdite »…

Seulement, la raison pour laquelle ces interdictions ne sont pas suivies, le même article l’explique ainsi :

« Mi-février, juste avant la précédente attaque mortelle, le préfet Sorain avait reconduit jusqu’au 15 février 2016 l’arrêté interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées.

Cette décision «d’interdire la mer», selon une expression souvent utilisée avec agacement par bon nombre de Réunionnais, avait été prise par la préfecture en juillet 2013 après la mort d’une jeune fille de 15 ans tuée par un requin à cinq mètres du rivage à Saint-Paul. »

En clair : c’est interdit, mais l’individualisme veut qu’on rejette cette interdiction, au nom du principe que la mer appartient aux humains.

Et l’État abandonne ses propres lois afin de satisfaire l’ego et le business. La palme ici de l’expression de cette horreur tient à la Fédération Française de Surf, qui n’hésite pas à justifier la présence de l’enfant en disant que « Un enfant de 13 ans, quand on lui interdit quelque chose, il a plutôt tendance à essayer de le faire en cachette », alors qu’il était avec d’autres jeunes et qu’on peut parfaitement penser qu’ils avaient l’accord des adultes, dont la responsabilité est ici patente, mais évidemment occultée…

Communiqué de la Fédération Française de Surf

Suite à l’attaque de requin du 12 avril 2015, dont a été victime le jeune Elio Canestri, 13 ans, membre du Pôle espoirs de surf de La Réunion, et après la visite dans le département de Jean-Luc Arassus, président de la Fédération Française de Surf, le président et le bureau directeur de la Fédération Française de Surf communiquent.

En préambule, la FFS espère que l’intelligence collective humaine pourra trouver une solution à ce problème. À la condition sine qua non qu’il n’y ait pas de transgression et d’analyse perverse de la situation.

Les requins à La Réunion

50% des attaques mortelles de requins en 2015 sont concentrées sur… 30 km de plage à La Réunion.

Il s’agit de la 16e attaque de requins à La Réunion depuis 2011. La 7e mortelle (5 surfeurs et 2 baigneurs) pour trois ayant causé de graves mutilations. C’est la deuxième attaque mortelle cette année. Il y a deux mois, le 14 février, une jeune femme de 20 ans avait été mortellement attaquée par un requin tigre alors qu’elle se baignait à quelques mètres du rivage à l’Etang-Salé. La dernière attaque sur un surfeur avant celle d’Elio remontait au 22 juillet 2014, sur le spot de Saint-Leu. Un surfeur de 51 ans avait été mordu au mollet et au poignet droit.

Toutes ces attaques sont concentrées sur une bande de 30 km sur la Côte Ouest de La Réunion, pourtant épargnée jusqu’à 2011. Cinq sont à imputer au requin bouledogue, deux au tigre.

Les deux espèces impliquées dans ces attaques sont le requin bouledogue et le requin tigre. Deux espèces qui ne sont pas menacées et ne sont pas protégées.

En quatre ans, les attaques de requins ont eu de lourdes répercussions sur la pratique du surf à La Réunion. Le nombre de licenciés est passé de 1600 en 2011, date de l’augmentation brutale des attaques, à 400 aujourd’hui.

L’attaque du 12 avril 2015

Le jeune Elio Canestri (13 ans) a été attaqué alors qu’il surfait avec six amis sur le spot des Aigrettes situé à 50 mètres du bord, à 500 mètres de la plage la plus populaire de La Réunion, Boucan Canot.

Il a été attaqué une heure et demi après le début de la session.

Il a été attaqué après avoir pris une vague, dans une situation où il était seul et isolé du groupe. Une procédure d’attaque classique du requin.

La FFS trouve inacceptable le fait que l’on puisse considérer Elio responsable de cet accident. La situation d’interdiction ne génère pas de la sécurité, bien au contraire.

Un enfant de 13 ans, quand on lui interdit quelque chose, il a plutôt tendance à essayer de le faire en cachette.

Seule la pédagogie et la connaissance du milieu permettront une prévention efficace.

La présence anormalement élevée de requins dans les eaux réunionnaises

Selon une étude des scientifiques de La Réunion remise le 13 mai 2013 au Préfet de La Réunion, il y a « un déséquilibre, une densité anormale de requins, une agressivité, une côte ouest infestée, des spécimens de taille importante »; Cette étude faisait déjà été d’un « déséquilibre de l’écosystème marin au large de la Côte Ouest ».

Quand on parle requin à La Réunion, on parle ici d’un prédateur hors norme, furtif. On sait de manière empirique que, depuis une dizaine d’années, le nombre de requins bouledogues s’est intensifié. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas un nombre en augmentation peut-être exponentielle.

La vente de requin bouledogue et de requin tigre est interdite au prétexte que leur chair contiendrait une toxine (Ciguatera). Depuis 1999 et cette interdiction, aucun cas d’intoxication n’a été relevé à La Réunion alors que la population locale continue d’en consommer.

La recherche scientifique à La Réunion

La FFS continue à être favorable au programme de recherche sur les requins mené par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), tout en lui demandant de procéder à un effort dans la gestion du gain de temps.

La gestion du facteur temps et de l’efficience des procédés de collecte d’informations (fiabilité des balises, fiabilité des marquages) doivent être améliorés.

La FFS et les surfeurs réunionnais, participent à ces améliorations.

La FFS demande également à ce que tous les procédés innovants (électromagnétiques, etc…) soient réellement testés.

L’interdiction des activités nautiques et de baignades à La Réunion

La FFS rappelle que la Réunion est la seule île au monde où la baignade et le surf sont interdits en raison de « la présence anormalement élevée de requins particulièrement agressifs », selon les spécialistes de ces poissons.

Aujourd’hui, l’interdiction de baignade est justifiée parce que les moyens de sécurisation commencent à intervenir. Cela met du temps à se mettre en place. La FFS a demandé à ce que ce temps soit réduit.

Les surfeurs sont citoyens et respectent une certaine interdiction. Ils sont très prudents. Il y a un problème de territoire, cela passe par des barrières, par la pêche.

La FFS demande aux pratiquants de respecter l’interdiction de surfer.

La pêche d’un requin tigre le 19 avril

Le président de la Fédération Française de Surf est allé à la pêche avec un compétiteur de pêche au gros, samedi dernier à l’Ile de La Réunion. Ancien élu de la Ligue réunionnaise de surf et père d’un surfeur, champion de France et membre des équipes de France. Comme le font des centaines de milliers de professionnels et de touristes tous les jours de par le monde.

Le président de la Fédération Française de Surf a participé à la capture d’un requin tigre de 400 kilos. Cette espèce n’est pas menacée, ni protégée.

Cette pêche sportive est autorisée.

Rappelons que la pêche traditionnelle existe depuis 40.000 ans et n’a jamais menacé la survie d’une espèce de poisson. Contrairement à la pêche industrielle de requins que la FFS condamne.

Cette pêche artisanale est inscrite dans le patrimoine culturel réunionnais.

Témoignage du président de la FFS : « Ce n’était pas une expédition punitive. Ce serait mal connaître la redoutable capacité de prédateur d’un requin que de prétendre, à l’avance, d’aller le pêcher à la demande. Nous avons sorti un prédateur de 4 mètres et 400 kilos de l’eau. L’émotion provoquée par cette pêche ne risquait pas de m’émouvoir au regard de la semaine vécue. »

Suite à la pêche de ce poisson, dont rappelons-le l’espèce n’est pas protégée, le président Jean-Luc Arassus a reçu des menaces physiques.

La FFS indique que suite à cette pêche du 19 avril, l’Etat a procédé à la pêche de 6 requins tigres de 2m50 à +4 mètres dans le cadre du dispositif Cap Requins. Deux autres requins tigres avaient été pêchés par l’Etat peu avant.

La pêche régulière et ciblée reste une condition incontournable à la reconquête du territoire abandonné aux requins durant les 15 dernières années.

L’impact économique de la crise requins à La Réunion

La FFS rappelle qu’avant la série d’attaques qui a débuté en février 2011, La Réunion comptait 17 écoles de surf. Il n’en existe plus qu’une seule qui donne des cours de Stand Up Paddle dans le lagon de l’Hermitage.

La situation est catastrophique pour l’ensemble des activités économiques de La Réunion, sérieusement impactée par la crise requin : tourisme, restauration, hôtellerie, activités nautiques, plongée, etc…

25.000 touristes en moins en 2012.

30.000 touristes en moins en 2013. Pas encore de chiffres pour 2014 mais des estimations portant entre -10 et -18% par rapport à 2013.

Les critiques envers la FFS

La FFS n’a pas attendu ces évènements pour être solidaire de la protection de toutes les espèces menacées.

La FFS proposera aux autres nations comme l’Afrique du Sud, qui pêche 600 requins par an sur 40 km de filets maillants, de collaborer à l’amélioration de tous les procédés.

En France, où l’on pêche 25 tonnes de requins par jour, ces polémiques retardent la mise en place des mesures ciblées, visant la réinstallation des activités sur les 30 km de la Côte ouest de La Réunion.

La FFS rappelle qu’elle défend le monde marin et les sites naturels. On ne peut pas l’accuser de vouloir nuire à la nature.

La FFS rappelle que les surfeurs de La Réunion ont participé à la rédaction d’un arrêté préfectoral visant à protéger le requin de récif, dont le rôle environnemental est réel comparé aux bouledogues et aux tigres. Quant certains s’activent sur les réseaux sociaux, les surfeurs de la Réunion réalisent de vraies actions environnementales.

La FFS tient à souligner qu’elle ne cautionnera jamais le massacre de requins. Elle regrette qu’un amalgame soit délibérément fait par des personnages mal intentionnés entre la pêche industrielle qui prélève à des fins commerciales plus de 20.000 tonnes de requins chaque année en France et la prise de quelques spécimens par des pêcheurs traditionnels réunionnais.

La FFS fait savoir qu’une reprise normale de la pêche artisanale de requins à La Réunion représenterait 1/1.000.000 de la pêche artisanale dans le monde.

La FFS est solidaire des surfeurs et des associations d’usagers de la mer, qui luttent pour un retour à la normale à La Réunion. Au prétexte de la sauvegarde de certaines espèces de requins, qui ne sont pas rappelons-le protégées, La Réunion ne peut devenir un sanctuaire de requins bouledogues, lesquels ont ruiné l’écosystème originel. Il en va de la vie de ses habitants, de ses enfants.

La FFS ne peut plus tolérer que la sauvegarde des usagers de la mer soit bafouée par des propos déplacés.

La FFS ne peut plus tolérer que la mémoire des surfeurs morts et des surfeurs mutilés soit bafouée par des propos injurieux.

La gestion requins chez les voisins de La Réunion

Après deux attaques mortelles en 2011, le gouvernement des Seychelles a obligé les petits pêcheurs à reprendre la pêche côtière aux requins et à relancer la consommation. Depuis 2011, les Seychelles ont instauré une filière de pêche aux squales artisanale et durable, soumise à quotas, réajustés chaque année selon que les prises augmentent ou diminuent.

La consommation de requins bouledogue et tigre n’est pas interdite à l’île Maurice, distante de 200 km, ni à Mayotte, département français, situé à 300 km de Madagascar où sévirait la toxine Ciguatera.

L’Afrique du Sud pêche 600 requins par an et dispose de 40 km de filets maillants sur ces côtes, installés au large des plages publiques. Ce dispositif a été installé voici plus de 60 ans.

La gestion requin et le surf international

La FFS rappelle que le mercredi 5 mars 2014, un grand requin blanc de 3m50 a été capturé puis tué car il rodait autour de Snapper Rocks (Gold Coast, Australie), site du Quiksilver Pro et du Roxy Pro. Selon l’Australien Jeff Krause, en charge du programme de contrôle des requins : « Le fait d’avoir tué l’animal était nécessaire car il se trouvait à une trop faible distance du site de la compétition. »

L’avenir du surf à La Réunion

La FFS assure qu’elle se battra pour que le Pôle Espoir continue à fonctionner à La Réunion. La Réunion représente 50% des effectifs des équipes de France de surf.

Le surf a de l’avenir à la Réunion. Il est inconcevable d’arrêter l’activité. C’est un atout économique pour l’île, il faut trouver des solutions à cette crise requins.

A son retour de La Réunion, le président de la FFS a rencontré des représentants de l’Etat à Paris ce lundi 20 février. Il existe une forte probabilité d’une aide substantielle pour permettre des stages en métropole, ou à l’étranger, pour les surfeurs du Pôle Espoir de La Réunion.

Les menaces de l’ONG Sea Sheperd

Cette ONG a été fondée et présidée par l’animaliste Paul Watson. Lequel a été renvoyé de Greenpeace pour ses agissements contre productifs. Il est actuellement recherché par plusieurs Etats et réside en France où il a reçu l’asile politique.

C’est donc depuis la France que l’ONG est désormais active et qu’elle a fait de la crise requins de La Réunion son nouvel axe de propagande.

Cette ONG est omniprésente sur la scène médiatique.

Sur son site, elle assure protéger la biodiversité marine partout dans le monde. Installée au début de la crise requins à La Réunion, où la vie marine est un enjeu, elle ne s’est jamais senti concernée par la surpêche industrielle, la pêche illégale, le trafic d’espèces, les prises accessoires de cétacés, de requins, de tortues, la pollution, la quasi disparition des requins de récifs, les grands travaux d’aménagement, etc…

La seule position de cette ONG est d’assurer sa promotion, vendre une image, mener une vendetta contre ceux qu’ils ont désigné « connards de surfeurs ».

Depuis quelques jours, les membres actifs de cette ONG mènent une campagne de dénigration envers la FFS sur les réseaux sociaux, les boites mails, les partenaires de la FFS.

Des insultes ont été proférées par des gens qui placent la vie d’un poisson avant celle d’un humain.

Cette ONG n’a aucun comité scientifique ou technique composé de gens de mer permettant d’assurer la diffusion d’informations vérifiées.

Cette ONG est également en guerre contre : Europe Ecologie Les Verts, la Fédération française d’études et de Sports Sous-Marins (FFESM), le Comité Régional d’Etudes et de Sports Sous-Marins de la Réunion (CRESSM).

Ils ont quitté cette ONG :

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada

Hubert Reeves, astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-canadien

Steven Guilbeault, écologiste canadien

Murray Bookchin, philosophe américain de l’écologie sociale

François-Xavier Pelletier, Ethno-cétologue, réalisateur, photographe et écrivain français

Florentine Leloup, ancienne présidente de Shark Angels France et maintenant de Shark Citizen, dénonce les agissements néfastes de cette ONG.

Plusieurs demandes ont été faites auprès du gouvernement français pour qu’il reconsidère l’asile politique offerte au leader de l’ONG.

Les demandes qui ont été faites par la Fédération à l’Etat

La FFS a demandé à l’Etat un effort de pêche ciblée par les experts.

La FFS a demandé la reprise du dispositif des vigies requins renforcées au plus vite.

La FFS a demandé l’installation le plus rapidement possible de barrières physiques sur les plages.

La FFS se félicite des mesures qui ont été prise par les différentes communes de l’ouest, notamment la commune de Saint-Paul où la dernière attaque mortelle a eu lieu. Des filets doivent être installés d’ici septembre sur les plages de la commune. Ces filets, dits de « nouvelle génération », longs de 700 mètres, installés du fond à la surface de l’eau, et qui contrairement aux filets maillant australiens, n’ont pas de prise et ne capturent pas toutes sortes de poissons.

La FFS a demandé que le filet proposé par monsieur Patrick Florès, élu de la Ville de St Paul, vienne en avion de Bretagne pour être assemblé à La Réunion et gagner deux mois de délais.

Verbatim

Philippe Mespoulhé, docteur en biologie marine et installé à La Réunion : « Certains spécimens identifiés et sédentarisés de plus de 3 mètres, qui représentent une menace évidente pour les usagers, devraient être prélevés. Au nom de la survie des océans, il faut certes accepter la présence des requins – qui ne sont ni cruels ni sanguinaires – pour conserver l’équilibre général du milieu. Mais une réflexion s’impose : la régulation d’une population d’animaux qui pose problème doit rester envisageable. »

Bernard Séret, chercheur à l’IRD : «  La réserve n’est pas la cause des attaques. On ne peut pas avoir un parc d’attractions aquatiques et une réserve au même endroit. Il faudra faire un choix. »

Bertrand Baillif, pêcheur professionnel à La Réunion : « On a tellement protéger le requin qu’aujourd’hui, il y a une surpopulation de requins. On sait qu’il y a une surpêche au large qui rabat les requins sur nos côtes. En pêche de nuit, on perd 30% de notre pêche à cause du requin. »

Jérémy Florès, n.1 français et originaire de La Réunion : « De génération en génération, il y avait toujours des pêcheurs. Puis des écologistes venus d’ailleurs sont arrivés et ils ont arrêté la pêche dans un rayon de 10 kilomètres où toutes les attaques de requin surviennent actuellement. »

On a ici une machine de guerre contre la Nature, malgré la prétention de la Fédération française de surf qui dit qu’on ne peut « l’accuser de vouloir nuire à la nature ». Nous, on ne va pas se gêner de l’accuser. Entre les requins et les surfeurs, il faut choisir les requins… la Terre d’abord ! L’océan n’appartient pas à des humains en mal de promotion de leur ego sur la base culturelle des entreprises et de leur anthropocentrisme !

Il y avait d’ailleurs 14 écoles de surf à la Réunion, il n’y en a plus qu’une ; les licenciés sont passés de 1600 à 400. La fin est inévitable.

Dans un article de Bfmtv business, on lit cela :

Nous ne voulons pas que tout s’arrête », martèle Anne-Gaëlle Hoarau, plusieurs fois championne de France et d’Europe, avant de montrer l’océan: « On ne peut pas l’admettre lorsqu’on a ça devant soi ».

Eh bien si, justement, en voyant « ça » devant soi, on cesse son égoïsme, son individualisme, aussi simplement que cela.

Accélération de l’élévation du niveau de la mer

Voici l’éditorial du « site alternatif » sur la conférence de l’ONU sur le climat qui va se dérouler à la fin de cette année, et surtout un article qui traite de l’accélération de l’élévation du niveau de la mer. Il y a de nouvelles études montrant, en effet, que celle-ci n’a pas été suffisamment pris en compte, voire au sérieux.

Une raison de plus de se focaliser sur la défense de la planète!

Accélération de l’élévation du niveau de la mer

Jusqu’ici l’élévation du niveau de la mer sur la période 1900 à 1990 était estimée à 1,6 – 1,9 mm par an. A partir de 1993, les mesures deviennent beaucoup plus précises notamment grâce aux satellites et l’élévation du niveau de la mer est depuis de 3,2 mm ± 0,7mm par an.

Le problème pour la première période était qu’avec cette valeur, il n’était pas possible d’expliquer d’où proviendrait toute cette quantité d’eau supplémentaire : les calculs n’arrivaient qu’à une élévation de 0,5 mm en moins.

Une étude récente, publiée le 14 janvier dans le magazine Nature, a trouvé à l’aide de nouvelles méthodes statistiques que l’élévation pour cette période (1901-1990) ne serait que de 1,2 mm ± 0,2 mm par an.

Mesurer le niveau de la mer est une chose très complexe, comme le rappelle Carling Hay, un des auteurs de l’étude. En effet, s’il existe des données produites par des marégraphes (instruments permettant une mesure à un endroit donné sur une durée déterminée), en activité depuis des siècles pour certains, utiliser ces données pour mesurer efficacement l’élévation du niveau de la mer dans le temps comporte de nombreux problèmes.

Premièrement, la plupart se trouvent à des latitudes moyennes dans l’hémisphère nord, sur des sites côtiers, ils ne sont donc pas très bien répartis. Ensuite, différents facteurs viennent perturber les mesures comme le mouvement des plaques tectoniques (ce qui modifie le niveau des marégraphes), les prélèvements d’eau, le mouvement des océans, etc.

Cette nouvelle estimation s’appuie sur un autre projet visant à établir une sorte d’empreintes digitales du niveau de la mer. L’idée générale est que lorsque les calottes glaciaires fondent, les effets sur le niveau de la mer sont variables d’une calotte glaciaire à une autre et il est possible de déterminer d’où provient un changement de niveau.

« Cette variation du niveau de la mer est le résultat, en partie, de la taille de la calotte glaciaire, qui est si massive qu’elle attire l’eau à elle, créant ses propres marées.

Bien qu’une fonte des glaciers puisse déverser des millions de litres dans l’océan, cela réduit en même temps le volume de la calotte glaciaire, réduisant cet effet de marée. » (Jerry Mitrovica, de l’Université Harvard dans Harvard Gazette)

Chaque calotte glaciaire a ainsi un motif qui lui est propre, c’est ce motif qui constitue cette « empreinte digitale ». A partir d’un ensemble d’observations, l’étude a cherché à retrouver le poids de chaque calotte glaciaire dans l’élévation globale du niveau de la mer.

« Nous devons tenir compte des signaux de l’âge de glace, et nous devons comprendre comment les modèles de circulation océanique sont modifiés et comment l’expansion thermique contribue à la fois aux motifs régionaux et à la moyenne mondiale.

Nous essayons pour tous ces signaux d’utiliser nos simulations et nos méthodes statistiques, et ensuite de regarder ce qu’il reste et de voir si cela correspond aux modèles auxquels nous nous attendons pour chaque calotte glacière. » (Carling Hay, de l’Université Harvard dans Harvard Gazette)

Avec cette méthode les chercheurs ont donc trouvé une augmentation de 1,2 mm ± 0,2 mm par an, ce qui coïncide avec les valeurs trouvées par calculs auparavant. L’élévation du niveau de la mer pour la période 1900-1990 semble donc avoir été surestimé. Si les résultats de l’étude sont confirmés par des pairs, alors cela signifierait que le rythme de l’augmentation du niveau de la mer depuis 1993 est bien plus rapide que ce nous pensions.

Édito du 4 février 2015

À peine l’année débutée, la conférence Paris Climat 2015 – COP21 se trouve déjà au cœur de l’actualité.

Après avoir appris la semaine dernière que l’engagement de François Hollande à supprimer les subventions pour les pays utilisant des centrales à charbon risquait de passer à la trappe, c’est au tour du Business and Climate Summit d’être controversé, avec notamment la présence dans son organisation d’Areva, ou encore de Total.

Ce sommet, initié par l’ONU, rassemblera en mai des dirigeants d’entreprise, afin de soumettre des solutions pour le climat lors de la COP21. L’objectif est (selon l’intitulé d’une des séances plénières du sommet) d’ « intégrer le climat dans l’économie mondiale » et bien évidemment pas d’adapter l’économie au climat, aux besoins de la planète.

Ce n’est sûrement pas la pression des monopoles, soumis aux intérêts économiques à court terme, qui mèneront la conférence Paris 2015 à être un succès. Au contraire, il n’y a qu’un vaste mouvement populaire et démocratique qui puisse faire espérer une issue positive à cette COP.

Notons également le lancement, en début de semaine, par France Info du label « #maplanète »qui doit récompenser et mettre en avant « des actions, idées et événements » en vue de la Conférence Paris Climat. Sans savoir exactement quelles genres d’initiatives seront primées on peut toutefois regretter le nom de ce label : « ma planète ».

Nous considérons que loin d’un anthropocentrisme individualiste nous avons besoin d’une vision différente de la planète, d’une vision globale où l’espèce humaine n’est plus ni au centre ni au dessus du reste, mais une partie d’un tout. Avec néanmoins une responsabilité particulière conférée par des millions d’années d’évolution.

Ainsi, être la ministre de l’écologie du pays organisateur de la COP21 et autoriser le braconnage des oies comme l’a fait Ségolène Royale est une aberration, une honte.
La planète n’appartient ni à un individu, ni à l’espèce humaine.

Profondeur du forage offshore et absence d’identifiant unique des navires de pêche

Voici deux autres informations fournies par le rapport de la « Commission Océan Mondial ».

La première information est quelque chose dont il faut prendre conscience: les progrès technologiques ont largement modifié le rapport de l’humanité à l’océan.

Ainsi, non seulement les bateaux de pêche sont bien plus perfectionnés, relevant d’entreprises gigantesques, mais le forage en mer lui-même a totalement changé.

Le problème est que l’humanité n’a aucun recul par rapport à cela; c’est juste vu comme un « mieux ». Or, il faut étudier quel est l’impact des activités humaines, et cela avant d’agir tant qu’à faire!

En l’occurrence donc, on voit que le forage offshore a des capacités n’ayant rien à voir avec il y a 30-40 ans. On atteignait 300 mètres de fond en 1975, 1500 mètres en 1986 et on dépasse déjà 2000 mètres, le record étant à 3165 mètres.

Cette progression dans la capacité des forages dépendant des très grandes entreprises, on peut se douter qu’elles voudront toujours davantage agir.

Une autre information concerne les navires de pêche de grande taille. Ici le document parle de pêche légitime et de pêche illégitime; à nos yeux cela n’a aucun sens.

Par contre, ce qui est terrifiant, c’est que sur 185 600 navires, « moins de 15% ont un numéro identifiant unique ».

C’est totalement fou parce que cela montre bien que c’est le chaos. Il s’agit d’un marché libre, où n’importe qui peut investir dans la bataille économique et faire comme bon lui semble. Il n’y aucune vue d’ensemble, aucune surveillance, sans parler de gestion!

Mais il est vrai qu’il ne peut pas en être autrement, puisqu’une humanité divisée ne peut par défintion pas agir ensemble. On voit ici comment pour protéger la planète, il faut une humanité qui ne se disperse pas, qui ne se divise pas selon des critères nationaux.

En fait, l’océan pose inévitablement une humanité unie, et si l’humanité n’est pas unie, elle ne peut pas comprendre l’océan…

Il faut en gros, malheureusement, attendre des catastrophes comme celle de la plate-forme Ixtoc-1, ou du Deep Water Horizon, ou encore Fukushima pour que l’humanité s’aperçoive qu’il y a des entreprises aux moyens colossaux qui se lancent dans des projets sans surveillance véritable, en prenant des risques…

Or, ce n’est tout simplement pas tenable, ce n’est pas acceptable!

La Marine nationale aimerait renforcer l’exploitation animale maritime…

Voici un article très important publié hier comme « tribune » par Le Figaro: « Et si la clé pour la reprise économique se trouvait sous l’océan? ». L’article est présenté comme écrit par :

« Vincent Hélin est le président du Forum Hippocampe, cercle de réflexion et de débats économiques et stratégiques. »

De quoi s’agit-il? Eh bien ce « Forum Hippocampe » organise des dîners très select, réunissant la crème de la crème de l’armée et des industriels, et l’homme clef est justement le Vincent Hélin en question, qui a moins de 30 ans.

Il a fait une licence d’histoire à la Sorbonne, un Master 1 et 2 de relations européennes et lobbying à l’Institut Catholique de Paris, un stage de fin d’études au sein du cabinet de M. Patrick Ollier (alors ministre chargé des relations avec le Parlement), puis collaborateur auprès d’un député européen français. Au cours de ce parcours, il a fondé « Mer et Université », association à l’origine de dizaines et de dizaines d’événements rapprochant des étudiants très « propres » (HEC, Sciences Po, Paris IV Sorbonne, Paris II Assas…) de responsables industriels et militaires.

Car cela ne rigole pas, l’association a été soutenue très rapidement, « miraculeusement », par de nombreuses figures de l’armée… Comme l’amiral Alain Oudot de Dainville, l’amiral François Dupont, l’amiral Alain Coldefy par ailleurs ancien Major général des Armées, l’amiral Olvier Lajous, l’amiral Olivier de Rostolan…

Et comme ces gens sont liés de-ci de-là à de nombreuses grandes entreprises, l’association a été soutenu par des titans de l’industrie, comme DNCS (les arsenaux navals français historiques), MBDA (leader européen des missiles et de leurs systèmes), Dassault, Thales, ODAS (regroupement de l’Etat et d’entreprises pour mieux commercialiser de l’armement de haute technologie), EADS…

A quoi il faut ajouter des parlementaires, comme Jean Lemière, Patricia Adam, Philippe Juvin, Marguerite Lamour, Bernard Caseneuve, Nicolas Dhuicq, Hervé Mariton…

Bref, c’est le lobby de la Marine nationale et des entreprises qui vont avec. Et forcément ce regroupement aimerait renforcer l’exploitation animale maritime, car cela ajouterait de l’importance à leur propre rôle…

«Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée», dit Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu. Dans la situation économique et sociale difficile que nous vivons, restaurer la puissance de l’Etat en mer pourrait représenter une partie de la solution.

Un ministre pour la mer

Penser la mer, son développement, son économie. Telles peuvent être les missions d’un ministre d’Etat, ministre de la Mer et de l’Economie maritime. Ministre d’Etat, il a le poids politique nécessaire pour peser dans les négociations avec la majorité parlementaire et dans les arbitrages budgétaires.

Chargé du développement de l’économie maritime dans sa globalité, il oriente les priorités pour maintenir puis créer des emplois partout sur le littoral. Ministre de la Mer, il co-assure la tutelle du Secrétariat général de la mer et participe à la réflexion sur le futur de la Marine nationale, dont il peut abonder le budget.

Un Livret Mer pour financer l’économie maritime

Créer un Livret Mer, sur le modèle du Livret de Développement Durable, c’est orienter l’épargne des Français vers la mer. La somme des dépôts est utilisée pour soutenir et rénover l’économie maritime: concevoir et produire en série de bateaux de pêche et de navires à passagers plus respectueux de l’environnement et au coût d’exploitation moindre, favoriser par des prêts à taux 0 leur achat par les professionnels de la mer, moderniser les filières ostréicole et conchycole, recherche océanographique… A plus long terme, c’est l’ensemble du patrimoine maritime qui peut être soutenu: aquariums, fortifications, vieux gréements, navires transformés en musées…

Une Marine plus puissante, pour porter la voix de l’Etat sur mer

En l’espace de deux Livres blanc, la marine nationale a dû renoncer à la construction de huit frégates, un pétrolier-ravitailleur, un bâtiment de projection et de commandement et un porte-avions, tandis que les programmes cruciaux en cours de réalisation, frégates et sous-marins, sont étalés.

Ces renoncements ne peuvent être acceptés plus avant. La construction, dès à présent, d’un bâtiment de projection et de commandement qui pourrait reprendre le nom de Richelieu, le lancement d’un programme de corvettes, sur la base de la Gowind de DCNS, qui s’accorde avec un cadre budgétaire contraint et la réalisation des trois pétrolier-ravitailleurs de nouvelle génération sont de nature à éloigner le spectre d’un déclassement naval potentiellement irréversible tout en sauvegardant les emplois à St-Nazaire, Brest, Lorient et Toulon.

Un ministre d’Etat pour l’incarner, un Livret Mer pour la financer, une Marine plus puissante pour la protéger, tels sont les piliers d’une restauration de la puissance de l’Etat en mer que nous appelons de nos vœux, pour permettre à notre pays de surmonter la crise qu’il traverse.

L’avenir de la France et de l’Europe se joue à la surface scintillante des mers, dans les profondeurs et sur le fond de l’océan. Nos amis britanniques l’ont compris, eux qui, malgré une quasi-austérité, viennent de baptiser le plus grand porte-aéronefs d’Europe tandis que le président de la République, M. Hollande, préside sans rougir à une revue navale qui marque le recueillement de la marine française. Qu’attendons-nous?

Une baleine sauvée des filets de pêche…

C’est une vidéo particulièrement émouvante qui a été mise en ligne il y a quelques jours, et qui connaît un très grand succès, avec un million de vues en quatre jours.

On peut y avoir des gens aidant une baleine empêtrée dans des filets, et impossible de ne pas voir comment l’engagement s’exprime dans l’activité de ces personnes s’affairant pour libérer la baleine.

On est forcément empli d’émotions. Malheureusement, cette vidéo, qui a quelques années, a été mise en ligne sur youtube par « best videos » avec le titre racoleur de « un homme découvre une baleine et alors qu’il s’approche d’elle, il va faire une découverte choquante ».

La démarche est ainsi racoleuse, comme celle de la revue Entrevue qui accorde plusieurs pages au transport de singes pour les laboratoires par Air France. Il faut d’ailleurs savoir ici que bien souvent les revues racoleuses pour hommes – comme Entrevue ou encore Newlook, etc. – traitent de sujets comme la brutalité à l’encontre des animaux.

Pour dénoncer, il est vrai, néanmoins cela reste sur le plan de l’anecdote. On peut apprécier d’autant plus qu’à la fin de la vidéo où la baleine est aidée, il y a à la fin un appel à s’engager.

Et cela souligne à quel point l’océan est le grand oublié de la cause de la libération animale. Il est en effet difficile d’avoir des images, des reportages sur l’océan, et au quotidien on ne pense pas forcément à l’océan, à moins d’habiter à côté, et même là ce n’est pas forcément « parlant ».

Il y a clairement ici toute une culture à refaire : l’humanité anthropocentrique a oublié que « sa » planète, c’est en réalité la planète bleue…

Les problèmes de l’océan, et quelles solutions?

L’un des aspects les plus intéressants de ce que raconte sur l’océan la « Commission Océan Mondial » consiste en la question planétaire. En fait, quand on s’intéresse un tant soit peu à l’écologie, on voit bien que le principe des frontières étatiques ne compte pas pour la vie sur la planète.

Chaque jour, des animaux traversent des frontières, la pollution elle non plus ne s’arrête pas aux frontières, etc. Comme de toutes manières tout est relié – la vie est un phénomène unifié sur Terre – alors évidemment les problèmes provoqués par les humains ne peuvent être résolus qu’à l’échelle mondiale.

Voici un tableau accordant justement beaucoup d’inspiration sur ce thème. Le premier point parle de la « demande croissante en ressources ». Mais est-il difficile de voir que l’humanité, étant divisée, pratique un gâchis général? Doit-on continuer à gâcher, juste pour maintenir le principe des divisions nationales?

Le second point parle des « avancées technologiques ». Est-il difficile, encore une fois, de ne pas voir ici que celles-ci profitent à ceux qui ont les moyens de se les procurer, et donc logiquement les grandes entreprises qui visent le profit, aux dépens de la planète?

De la même manière, peut-on lutter contre le changement climatique sans obtenir une dimension mondiale? Absolument pas, bien entendu.

Le paradoxe est que le tableau propose une méthode et une solution erronée. Il parle de « stocks de poisson », montrant que l’approche reste la même qui a amené à la catastrophe. C’est la même méthode anthropocentriste d’aborder la vie.

Quant à la solution, elle est absurde. Il est parlé de « gouvernance insuffisante de la haute mer ». Mais par définition une humanité divisée et une logique de profit empêche toute « gouvernance ».

La seule « gouvernance » qui puisse exister réellement, c’est celle de l’humanité obéissant en pratique à la Nature, à sa vie et ses transformations…

L’océan en train d’être assassiné: quelques données

Voici donc les informations fournies par le rapport de la « Commision Océan Mondial ». Rappelons ici qu’il s’agit de quelque chose d’on ne peut plus institutionnel. C’est pratiquement un rapport mondial officiel que pourrait faire l’ONU, sauf que là c’est directement orienté business, pour maintenir viable l’exploitation animale concernant l’océan.

Voici un premier tableau qui fait froid dans le dos. Si en 1950 la haute mer échappait à l’exploitation animale, ce n’est majoritairement plus le cas…

Concernant les animaux formant une cible à cette exploitation, le chiffre est effarant. Plus personne ou presque n’échappe à la destruction.

Le schéma suivant est important. Il souligne que la pêche n’a plus rien d’artisanal: c’est une industrie moderne. Et donc, ayant connu un processus de concentration très avancée.

Voici enfin un tableau comparant la valeur économique de la pêche, en million de dollars, et celle des subventions à la pêche (pour les pays de l’UE le chiffre est complet, pour les autres seules les subventions à la pêche des thons est concernée).

On peut voir que les subventions forment une quantité essentielle à l’existence de la pêche. L’exploitation animale a réussi à se faire directement soutenir par la société elle-même.

Il ne s’agit pas que de reprocher cela de manière économique. Il s’agit aussi de voir que c’est un engrenage. La destruction de la vie dans l’océan est soutenu économiquement, et donc cela fait appel d’air pour les entreprises!

L’idée de la « Commission Océan Mondial » est de bloquer cela, afin de maintenir viable l’océan comme « ressource » alimentaire. C’est ici se voiler la face sur les conditions concrètes ayant permis à l’exploitation animale de s’imposer. On ne peut « réformer » un tel phénomène, on ne peut que le renverser.

Encore faut-il pour cela ne pas avoir été contaminé par l’idéologie de l’exploitation animale…

La pêche ne se maintiendrait pas sans subventions

La « Global Ocean Commission » (« Commission Océan Mondial » en français) est un organisme international né l’année dernière, sur une base on ne peut plus institutionnelle : parmi ses membres on trouve le président de l’Organisation Mondiale du Commerce, le directeur de la Banque mondiale, un ancien premier ministre canadien, un ancien ministre espagnol de l’environnement, etc.

Son objectif est de faire en sorte que l’on puisse continuer l’exploitation animale liée à l’océan. Ce n’est pas le nôtre, évidemment, néanmoins il y a dans ce rapport beaucoup d’informations quant à la situation dramatique de l’océan, à voir chacun en détail.

Pour commencer, voici le grand paradoxe de ce que réclame la Commission en question. Pour elle la situation est clairement catastrophique, et le seul moyen de freiner cela est de cesser les subventions.

En effet, l’exploitation animale liée à l’océan ne tiendrait pas sans les subventions… La Commission dit ainsi :

« La somme des subventions à la pêche s’élève au total à 35 milliards de dollars par an. Sans elles, de nombreuses pêcheries en haute mer ne seraient probablement pas rentables. Avec les deux tiers des stocks de poissons en haute mer, soit surexploités, soit même épuisés, il est démontré que les subventions aggravent la surpêche et par conséquent la dégradation de l’environnement marin.

Les économistes ont classifié les subventions sous les catégories de « nuisibles » et « avantageuses » pour l’environnement. Dans la catégorie « nuisibles », les plus importantes sont celles destinées aux carburants, à la construction des vaisseaux, et celles destinées à maintenir les prix de marché. Sans subventions aux carburants, le chalutage de fond, extrêmement nuisible à l’environnement, serait sûrement suspendu.

De nombreux gouvernements, en plus de scientifiques et économistes, soutiennent la réforme des subventions comme une option pour en finir avec la surpêche et pour préserver la biodiversité des fonds marins. Les subventions « nuisibles » pourraient être plutôt utilisées pour soutenir la préservation de l’environnement des zones côtières et l’emploi.

Mais, même avec les engagements et initiatives répétés de la communauté internationale, comme le processus au sein de l’Organisation mondiale du commerce, les subventions nuisibles persistent, en partie dû à l’influence des groupes de pressions. »

Groupes de pression? Le Nouvel Observateur avait justement, il y a un an, rendu public un rapport de la Cour des comptes concernant la pêche de 2000 à 2009. C’est accablant. Dans un système totalement opaque, l’argent coule à flots.

On lit entre autres dans le rapport, qui n’a jamais été rendu public, et pour cause :

« On constate en premier lieu que le total des concours au secteur de la pêche et de l’aquaculture et des concours à la protection sociale des marins pêcheurs et des aquaculteurs s’élève à 824,4 M€ en 2007 et 1 016,9 M€ en 2008. Le montant des aides a ainsi dépassé la barre symbolique du milliard. Dans la mesure où cette récapitulation n’inclut pas les aides des collectivités territoriales, le total des aides publiques avait probablement franchi ce seuil auparavant. Il est quasiment égal au chiffre d’affaires total de la pêche (1 182 M€ en 2007), il est vrai hors l’aquaculture (542 M€) qui reçoit une partie de ces aides. »

« Il est frappant de constater que les aides publiques [en, Bretagne, soit 40 % de la pêche] représentent en 2008 plus de 2,5 fois cet excédent brut d’exploitation et plus de 4 fois le résultat net des entreprises. En l’absence des aides , ces deux soldes et la capacité d’autofinancement seraient négatifs, et les entreprises non viables. »

« Les aides à la pêche recouvrent non seulement l’activité de pêche proprement dite, mais aussi son environnement, qu’il s’agisse des ports, des criées, du mareyage, de la recherche ou de l’enseignement.

Elles ne concernent toutes les régions, toutes les pêcheries, toutes les tailles de navires, tous les moments du cycle de vie d’une entreprise. Quasiment tous les postes du compte de résultat d’une entreprise de pêche connaissent, à des degrés divers, l’influence d’une aide. »

« Il n’est quasiment pas d’acteur du secteur qui ne soient concerné par une aide : entreprises de pêche, d’aquaculture ou de mareyage, collectivités, syndicats et organismes professionnels de toute nature, un tableau des paiements effectués au 31 décembre 2008 au titre de l’IFOP fait apparaître environ 10 000 bénéficiaires différents, pour des montants de fonds européens allant de 291,63 € à 2 610 969,04 €. »

Tout cela est très clair ! Pas étonnant que le rapport ait été escamoté…

Les chiffres du plastique dans l’océan

Revenons sur le rapport sur la pollution de l’océan par le plastique, ce qui vaut de nombreuses analyses et remarques. Précisons ici tout de suite un point essentiel.

Tout d’abord, la source des médias pour les articles sur la présence du plastique dans l’océan tient en un article publié par le PNAS, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, c’est-à-dire les actes de l’Académie américaine des sciences.

On y retrouve le compte-rendu d’une recherche effectuée par des scientifiques espagnols en 2010, pour un voyage de 61 000 kilomètres de deux bateaux avec 250 scientifiques, récoltant 3000 échantillons sur 141 sites.

Voici un graphique présentant le résultat de ces recherches concernant la concentration en plastique qui a été trouvé. Les zones en gris sont les fameux vortex, ces continents de plastique.

L’article publié hier (venant de RFI) était le plus intéressant, car fait par des gens ayant lu l’article en question, alors que la plupart des autres piochaient, voire prenaient ce qui les arrange… Comme par exemple Le Figaro, dont l’article intitulé « Moins de plastique que prévu dans les océans » est un monument de propagande anti-écologiste.

Le fait principal n’est en effet pas qu’on ait découvert moins de plastique que prévu dans l’océan. Le fait principal est le suivant : où est donc le plastique qui devrait être là ? Car comme on a le même nombre de plastique que dans les années 1980, où est donc le reste produit depuis ?

Le rapport des scientifiques a donc deux aspects : d’un côté, 88 % de l’océan connaît la présence de plastique, de l’autre la concentration en plastique n’a pas changé, ce qui est impossible et ce qui pose la question de savoir où est ce plastique.

Le problème a parfaitement été compris de la manière suivante par Le nouvel observateur, qui présente la chose ainsi:

« Les océans sont une vraie poubelle. Les déchets, principalement ceux en matière plastique, s’y accumulent dans des vortex (ou gyres) au point de former un septième, voire un huitième continents.

Le fait que ces déchets plastiques s’accumulent de manière spectaculaire et captent l’attention des médias et des associations de protection de l’environnement pourrait pourtant masquer une autre réalité, peut-être encore plus inquiétante.

En effet, malgré les quantités hallucinantes qui s’agglomèrent en surface, on est loin du compte si l’on se base sur la quantité produite (et jetée) depuis l’introduction des matières plastiques dans les années cinquante (…).

La principale, étonnante, conclusion est de réaliser que les déchets connus ne représentent « que » quelques dizaines de milliers de tonnes, soit « beaucoup moins qu’on pouvait attendre ».

Vraiment beaucoup moins : dans les années 70, l’académie des Sciences américaines estimait à 45.000 tonnes de plastiques par an le flux de déchets déversés dans les océans du monde, ce qui équivalait à l’époque à 0,1% de la production globale de ces matières.

Depuis, la production a été multipliée par 5. Selon l’équipe espagnole, on devrait aujourd’hui retrouver cent fois plus de déchets qu’il n’y en a. »

La fin de l’article reprend ici directement le document du PNAS. Le rapport des scientifiques est explicite à ce sujet : l’académie américaine des sciences considérait dans les années 1970 que 0,1 % de la production de plastique terminait dans l’océan, soit 45 000 tonnes par an. Or, la production a quintuplé, on en est désormais à 265 millions de tonnes par an environ.

Cependant, il n’est pas simplement dit dans le document que l’équipe considère qu’on devrait en retrouver cent fois plus: il s’agit en fait de l’estimation théorique la plus « conservatrice » qui le dit!

Les faits sont donc absolument dramatiques pour l’océan. On assiste peut-être ici à un moment clef de l’histoire de notre planète: l’océan est en train d’être attaqué à très grande échelle, de manière continue, et on le sait.

A côté du réchauffement climatique, c’est une seconde preuve de la nécessité de la libération de la Terre.

En ce qui concerne le plastique « disparu », il existe trois hypothèses principales :

– le « biofouling », c’est-à-dire que le plastique est arrivé au fond de l’océan et a été recouvert par des animaux ;

– le passage du plastique dans l’alimentation des êtres vivants sous-marins ;

– la décomposition avancée du plastique, formant des particules si petites qu’elles ne sont plus visibles ni analysables pour l’instant.

C’est cette dernière hypothèse qui a en fait provoqué la panique et la publication de tous les articles. La grande peur est que ce plastique décomposé se diffuse dans le monde entier et soit utilisé, en quelque sorte, comme moyen de transport par des microbes, mais avec également un impact sur l’océan en raison du processus de décomposition des additifs, des pigments, etc.

L’humanité s’inquiète donc, encore et toujours, uniquement d’elle-même, sans aucune considération pour la vie comme phénomène planétaire. Sans reconnaissance de Gaïa, la science humaine est condamnée à errer…

Jusqu’à 88% de la surface des océans touchée par des microparticules de plastique

Les médias ont publié des informations concernant des analyses de la pollution de l’océan par le plastique. Tous les articles n’avaient pas la même approche, ainsi Le figaro osait un article relativisant le phénomène et intitulé pas moins que « Moins de plastique que prévu dans les océans« .

Avant de revenir sur cette question, voici une présentation très sérieuse faite par RFI.

Jusqu’à 88% de la surface des océans serait touchée par des microparticules de plastique, révèle une étude publiée lundi aux Etats-Unis. Mais la destination finale de ces minuscules déchets n’est toujours pas connue.

Rares sont les zones épargnées. Les résidus plastiques de notre consommation toujours plus importante de sacs, d’emballages alimentaires, d’ustensiles ou encore de jouets n’épargneraient que 10% de nos mers et océans.

En une année, chaque être humain rejette en moyenne 35 kilos de polyéthylène et de polypropylène, des polymères issus de la pétrochimie. Seule une partie est recyclée. L’autre entame alors un long voyage dans la nature pouvant durer 1 000 ans, le temps qu’il faut au plastique pour se désintégrer.

Produit sur terre, le plastique se retrouve dans les zones les plus reculées des océans. Il est d’abord acheminé des villes vers les littoraux, essentiellement par les égouts et les cours d’eau. Puis des littoraux vers le centre des océans par cinq gigantesques courants océaniques naturels.

L’océan Pacifique Nord est le plus touché, retenant environ 35% des déchets plastiques de notre planète. Un phénomène qui s’explique par la taille du courant qui l’alimente ainsi que par la concentration humaine sur ses côtes asiatiques : les plus peuplées au monde.

Une quantité de particules étonnamment stable

L’étude réalisée par 400 chercheurs du monde entier et publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) lundi dernier, part d’un étrange constat.

Alors que la production de plastique n’a cessé de croître depuis les années 1980, la quantité de microparticules retrouvée à la surface des océans, elle, n’augmente que très faiblement. La destination finale de nos déchets plastiques ne serait donc pas la surface des mers mais un autre endroit, encore inconnu.

Grâce au prélèvement de près de 200 000 échantillons d’eau, de plancton, de particules atmosphériques et de gaz à la surface mais aussi jusqu’à 6 000 mètres de profondeur, les scientifiques ont tenté de comprendre où finissait le plastique.

Plus de 300 endroits dans les océans Pacifique, Atlantique et Indien ont été testés depuis 2010. Puis des protocoles de calculs modélisant les données récoltées ont permis de les extrapoler sur de plus larges échelles.

Le plastique ne se volatilise pas

Quand on pense au plastique dans les océans, l’image d’une bouteille jaunie dérivant sans fin nous vient rapidement à l’esprit. Mais ce n’est que le début du voyage. Bringuebalés par les courants océaniques, les morceaux de plastique sont réduits en très petits fragments par les radiations solaires qui provoquent leur photodégradation ou encore par le mouvement de la houle.

C’est lorsqu’ils deviennent inférieurs à quelques millimètres que l’on commence à perdre leur trace. L’étude ne fait que proposer plusieurs explications possibles.

Parmi elles, l’hypothèse d’une décomposition plus rapide que le rythme auquel le plastique est déversé chaque jour dans les mers du globe. Pour l’expliquer, les scientifiques soulignent le rôle des populations bactériennes vivant dans les océans.

Elles finiraient de décomposer les particules en minuscules résidus qui deviendraient aussi denses que l’eau et se mettraient à s’enfoncer lentement sous la surface. La densité des océans augmentant avec la profondeur, ces résidus microscopiques se stabiliseraient à un niveau ou leur densité égalerait celle du milieu alentour. Mais ils disparaîtraient en tout cas de la surface.

La chaîne alimentaire contaminée

Une autre hypothèse pour expliquer pourquoi la quantité de plastique à la surface des océans n’augmente pas du tout au même rythme que celui de sa production est celle de l’ingestion par les animaux marins. L’analyse des estomacs des poissons épipélagiques (vivant au-dessous de 250 mètres de profondeur) révèle un taux de matières plastiques compris entre 1 et 35%. La plupart des résidus retrouvés mesurent entre 0.5 et 5mm.

Mais les plus touchés par ces ingestions indésirables sont les poissons mésopélagiques (qui eux vivent entre 100 et 500 mètres de profondeur). En remontant près de la surface pour se nourrir de zooplancton, ils absorbent des quantités de plastique proches de celles présentes sur le plan d’eau.

Une partie de ce plastique serait alors dégradé par ces poissons et tomberait sur le plancher océanique sous forme d’excréments, polluant alors le fond des mers. L’autre partie de ces poissons contaminés serait à son tour ingérée par des mammifères plus gros. Péchés par l’homme, ils se retrouveraient parfois dans nos assiettes puis dans nos organismes.

Des données encore manquantes

Malgré ces hypothèses, l’étude n’apporte pas pour l’instant de véritable étaiement scientifique. Utilisé depuis les années 1950, le plastique est devenu le matériau le plus répandu dans notre quotidien et les scientifiques estiment que son développement a encore de beaux jours devant lui.

Mal connue à cause de son gigantisme et de son développement récent, la pollution au plastique dans les océans ne fait pas encore l’objet de données précises. L’étude estime qu’entre 7 000 et 35 000 tonnes infesteraient nos mers et océans. Un poids impressionnant quand on sait qu’une bouteille d’eau vide pèse 30 grammes.

Savoir où finit le cycle du plastique dans la nature est essentiel pour traiter efficacement la pollution que génère la décomposition de ses composants pétrochimiques.

D’autres études seront nécessaires. Une note d’espoir tout de même : un étudiant néerlandais a mis au point un système permettant de purger les océans de ces déchets avec une consommation énergique très faible. Une étude de faisabilité a validé son concept il y a quelques jours. La plateforme pilote pourrait voir le jour d’ici à 2018.

Les films « Sauvez Willy » et « Orca »

L’orque épaulard est un animal particulièrement connu et apprécié. On le trouve gracieux et sa force est imposante ; il a frappé l’imagination. Le revers de la médaille est bien entendu sa captivité, comme à Marineland, où il y en a actuellement pas moins de six.

Pensons également à Kshamenk, capturé « accidentellement » en Patagonie alors qu’il avait 5 ans, et qui est toujours en captivité alors qu’il a 26 ans, vivant dans une sorte de petite piscine à l’eau très sale, en Argentine…

Deux films fabuleux sont par contre en faveur des orques, ce sont d’ailleurs deux « classiques ». Si tout le monde connaît le fameux « Sauvez Willy », « Orca » est également incontournable, bien que plus dur.

« Sauvez Willy » est un film incontournable. Il se veut d’ailleurs profondément social. Un jeune garçon, perturbé après avoir été abandonné par sa mère, fugue souvent de chez ses parents d’adoption, et est condamné à nettoyer les graffitis qu’il a lui-même fait dans un centre aquatique.

Il sympathise alors avec l’orque. Les « propriétaires » de l’orque organisent alors un spectacle, et on a une scène vraiment littéralement bouleversante, où l’on voit l’orque déboussolée par la foule de gamins tapant du pied et hurlant, exigeant par caprice – qu’on leur a enseigné – de voir l’orque obéir.

Finalement après l’échec du spectacle, le « propriétaire » décide de tuer l’orque pour toucher l’assurance. Mais le jeune garçon et un amérindien – on reconnaît ici la position politique du film – organisent la libération de l’orque, qui rejoint finalement l’océan.

Voici la chanson faisant partie de la bande originale du film, sortie en 1993. On n’est guère étonné de retrouver Michael Jackson.

Il faut noter aussi que le film a permis de mobiliser et de financer l’achat de l’orque Keiko, enfermée au Mexique, et son transfert aux Etats-Unis puis sa libération au large de la Norvège.

Orca, sorti en 1977, n’a rien à voir dans la forme, et dans le fond c’est un très beau film. En apparence c’est une sorte de film d’horreur, avec une orque tueuse.

En réalité, c’est une dénonciation de la pêche visant à capturer des animaux pour les remettre aux parcs aquatiques. Et l’orque en quête de vengeance vise un pêcheur qui a capturé et tué sa compagne, provoquant la mort du bébé qu’elle portait.

Voici la scène où le bébé meurt. Elle est en italien dans l’extrait, mais ce n’est pas important. Les effets spéciaux sont mal faits, également, mais là n’est pas la question.

C’est une scène historique du cinéma mondial, une pièce à conviction, un témoin à charge, incontournable et implacable.

La scène est extrêmement brutale et marquante; elle est littéralement terrifiante. On lit la mort se refléter dans les yeux de l’assassin. On devine le rapport à la réalité, son caractère quotidien, on comprend ce que cela reflète dans le rapport de l’humanité à la planète.

Dans le film, car c’est un film romancé, le parallèle avec la souffrance comprise et ressentie par l’être humain est souligné de manière ininterrompue et cohérente; de la même manière, on retrouve bien sûr un amérindien dénonçant la position meurtrière contre la Nature…

Le film a reçu un très mauvais accueil, étant considéré comme un sous « Dents de la mer » qui plus est mal fait. Mais la force de son scénario, de ses principes, fait que c’est devenu un film culte.

Côté basque et des Landes: alerte oiseaux marins échoués !

La Côte Basque et des Landes connaît une succession d’arrivées d’oiseaux marins épuisés sur les plages. Voici l’appel d’une association locale à participer au soutien.

ALERTE OISEAUX MARINS ÉCHOUÉS!

L’association Hegalaldia, centre départemental pour la sauvegarde de la faune sauvage basé à Ustaritz (64) a lancé ce matin un appel à ses nombreux bénévoles ; En effet, des dizaines, voire des centaines d’oiseaux marins sont retrouvés sur les plages de la Côte Basque et des Landes, affaiblis… dénutris… pour certains mazoutés… et pour d’autres morts… La plupart sont des guillemots de Troïl et des macareux.

En 15 jours l’association a déjà accueilli 85 oiseaux marins ! Les tempêtes successives sont la cause principale d’accueil. Celle d’hier a été celle de trop…

La situation semble être tout aussi catastrophique sur l’ensemble de la Côte Atlantique. En effet, la Bretagne vient de fermer plusieurs de ses plages à cause d’une pollution massive et des centaines d’oiseaux arrivent sur les différents centres de sauvegarde.

L’échouage concerne donc toute la Côte !

Si vous trouvez un oiseau affaibli, vous pouvez vous aussi participer à son sauvetage : attrapez l’oiseau avec une serviette, mettez le dans un carton, si possible au chaud (avec une bouillotte ou une bouteille d’eau chaude) et contactez le centre de sauvegarde le plus proche de chez vous.

HEGALALDIA centralise tous les appels pour l’Aquitaine. Vous pouvez les joindre 7 jours sur 7 au 05 59 43 08 51 ou au 06 76 83 13 31. Ils vous indiqueront vers quel centre de soins vous tourner.

Pour les autres régions, vous pouvez aller sur le site de l’UFCS.

Voici également leur communiqué suite aux opérations d’il y a deux jours.

Petit bilan de la journée de hier. Nous vous le devons, car votre soutien est vraiment très important pour nous ! Le téléphone a sonné sans cesse …

Journée finie à 21h30. Plus tôt que les journées précédentes, non pas parce que nous avons accueillis moins d’oiseaux que lundi, car au contraire, les chiffres ont encore augmenté. Mais c’est grâce à tous les bénévoles encore plus nombreux qui se sont mobilisés aujourd’hui.

Alors encore une fois, merci à vous tous !

106 oiseaux marins accueillis hier. Le soir il nous reste sur la structure 131 Guillemots de Troïl, 20 Macareux moines, 2 Fous de Bassan, 2 Pingouins tordas, 1 Mouette mélanocéphaleet 1 Mouette rieuse : soit 157 oiseaux marins (mais n’oublions pas que nous avons aussi des rapaces et autres espèces d’oiseaux et des mammifères…).

En plus des 4 salariés de l’association, une équipe fidèle de plus d’une quinzaine de bénévoles était présente sur le site pour assurer le soin aux animaux et la logistique.

De nombreux vétérinaires ou organismes nous ont appelés et ont servi de point de ralliement pour « stocker » les oiseaux avant leur transfert vers Hegalaldia.

De nombreux particuliers nous ont aussi amené directement les oiseaux et certains plusieurs fois dans la journée…
Montage de la tente par des benevole d’Hegalaldia La tente devant le batiment d’Hegalaldia De la nourriture offert par des particuliers pour aider l’association Hegalaldia

Beaucoup d’autres, suite à notre appel du matin nous ont amené serviettes, bouillottes, journaux… et même pain, fromage, gâteaux, boissons, pizzas, … pour que les équipes sur place puissent s’alimenter !

Nos locaux étant trop petits pour tout ce monde, un sympathisant de l’association nous a amené une tente de manière à ce que nous puissions installer une antenne annexe, et un bénévole nous a prêté un chauffage à gaz afin de chauffer cette tente.

Merci aux dames Molina et Madame Pujol, qui sont venues chercher de nombreuses serviettes pour en laver, et en sécher.

Certains bénévoles sont arrivés le soir après leur travail pour venir nous aider …

Nous ne pouvons pas citer toutes ces personnes au grand coeur, mais sachez que ce grand mouvement de solidarité fait vraiment chaud au cœur !

Merci encore à vous tous ! Grâce à vos partages facebook, à vos actions et à votre soutien, nous arrivons à faire beaucoup !