Archives de catégorie : refuges

Aisne : un bébé renard a besoin de soutien

Voici encore un exemple de la capacité de la presse régionale – quand elle n’est pas au service de l’idéologie dominante – à constater ce qui se passe réellement, à pointer des doigts des questions essentielles.

Car cette mésaventure contée par le Courrier Picard – un animal sauvage trouvé, mais aucune structure n’existe et l’Etat veut le tuer – se produit quotidiennement, par de très nombreuses personnes.

Combien? Nul ne le sait, c’est cela qui est fou. Et tout dépend ici d’une poignée de gens combatifs, qui ne lâchent pas, dans les refuges, d’individus (comme ici) qui font un choix et qui l’assument, sans abandonner l’être en détresse!

Aisne : elles se mobilisent pour sauver un bébé renard de l’euthanasie [c’est un abus de langage extrêmement courant : en réalité, il ne s’agit nullement d’une « euthanasie », mais d’une mise à mort]

Dans le sud de l’Aisne, l’animal, espèce nuisible, devait être euthanasié. Deux jeunes femmes se sont mobilisées.

Lucie et Magali (ce sont des prénoms d’emprunt, les jeunes femmes craignent de voir les demandes d’aide se multiplier et de plus recueillir des animaux sauvages est illégal et amendable) travaillent toutes les deux dans le secteur des animaux domestiques.

Elles ne s’attendaient pas à se trouver devant tant de difficultés quand elles ont accepté de s’occuper d’un petit animal sauvage trouvé sur les bords de la route. «  La petite bête a été trouvée pendant la nuit de lundi à mardi 18 avril sur une route près d’Essises.

Elle ressemblait à un chiot. C’est en regardant sur internet que nous avons compris que c’était un renardeau. la couleur noire et le bout de queue blanc sont caractéristiques  », raconte Lucie. Biberons de lait pour animaux, bouillotte, Lucie et Magali vont s’occuper de la petite bête toute la journée puis la nuit pour la maintenir en vie.
Mais que faire d’un bébé renard ?

Lucie et Magali vont entamer un marathon téléphonique.

Pas moins de dix interlocuteurs.

Tout d’abord auprès d’une connaissance, garde forestier. Il les renvoie vers la fédération du centre de sauvegarde sauvage.

Mais là, un répondeur est au bout du fil. Elles appellent ensuite la communauté de communes de Château-Thierry qui les renvoie vers la sous-préfecture puis vers les services vétérinaires et la Direction départementale de protection des populations (DDPP).

Cette fois-ci, on leur demande leurs coordonnées, on leur signifie que le renard est classé espèce nuisible, qu’il faut l’euthanasier et qu’on les recontactera. «  Nous nous sommes attachées à cette petite renarde, nous ne pouvions accepter cette fin  »

Alors les deux jeunes femmes vont contacter la fondation « 30 millions d’amis » et puis aussi Picardie Nature et la presse pour essayer de sauver la petite bête.

Une course contre la montre : le lieutenant de louveterie du secteur a été mandaté par la préfecture. l’homme assermenté appelle : il passera jeudi à 19 heures prendre en charge l’animal.

Effectivement, à l’heure dite le lieutenant de louveterie, un corps fondé en 812 par Charlemagne, sonne à la porte.

Des tractations commencent. Peur de la réaction des associations ou du public, l’homme promet : le petit renard sera emmené à Hirson au centre de sauvegarde de la faune sauvage et des oiseaux.

Il emmène la petite renarde. Vendredi, Magali a le responsable du centre au téléphone. Il confirme avoir réceptionné la petite renarde.

Est-elle sauvée ou est-ce simplement un sursis ?

De notre côté, nos appels au centre se sont, pour l’instant, heurtés à un répondeur.

Le refuge Volée de piafs rouvre et demande du soutien

Nous avions relayé l’appel au soutien du refuge Volée de piafs, obligé de fermer ses portes : il a désormais réouvert, mais seulement temporairement, en attendant un soutien en assurant la pérennité.

Voici leur communiqué.

Reprise des accueils à partir du 26 mars 2017

Le Conseil d’Administration de Volée de piafs s’est réuni aujourd’hui et a voté la reprise des accueils d’animaux à partir du 26 mars 2017.

Les subventions accordées par la Région Bretagne, le département du Morbihan, la DREAL de Bretagne, notre député Philippe Noguès, ainsi que le très fort soutien de votre part, le public, nous permettent de reprendre notre mission, au moins pour 2017.

En effet, comme nous l’avons expliqué précédemment [voir ci-dessous], la Région et le département nous ont accordé des aides d’urgence qui ne sont pas renouvelables, le financement des centres de soins n’entrant pas dans leurs attributions.

Ces subventions vont nous permettre d’embaucher le personnel nécessaire, mais nous ne savons pas si ce personnel pourra être conservé en 2018 si nous n’avons pas de subventions. Notre grande crainte est de nous retrouver dans un an au point de départ.

Nous sommes reconnaissants à nos collectivités, qu’elles le sachent, pour l’effort consenti cette année, mais inquiets pour l’avenir.

Grâce à la solidarité du grand public, nous avons gagné 166 nouveaux adhérents et 103 donateurs, sans compter les 648 participants à la cagnotte Leetchi. Grâce à votre élan, des dizaines (des centaines ?) de courriers sont arrivés dans les boites de nos collectivités et ont enfin suscité un intérêt de leur part.

Bienvenue à nos nouveaux membres ! Nous espérons que vous continuerez à nous soutenir et à nous accompagner durant ces prochaines années. Plus nos adhérents et nos donateurs sont nombreux, moins nous sommes dépendants des aides publiques.

Les dons, adhésions et contributions à la cagnotte Leetchi représentent 44500 € !

Un immense merci à vous tous, à Gaëlle pour la cagnotte et à ceux qui en ont eu l’idée également, merci pour vos pétitions, vos messages glissés dans les enveloppes d’adhésion et que nous conservons pour les relire les jours de chagrin, merci aux associations amies pour leur soutien amical et financier : la SPA, C’est Assez, L 214, la LPO 35 et le sanctuaire des hérissons, aux Fondations Brigitte Bardot et 30 Millions d’Amis qui ont spontanément proposé leur aide (déjà accordée dans le passé) et que nous solliciterons à nouveau.

Merci aux particuliers qui ont accepté de garder les animaux en détresse et de s’en occuper durant ces dernières semaines. Merci aux vétérinaires qui ont pris les animaux en charge et en particulier aux nôtres qui sont formidables.

Voici le second document, expliquant le caractère temporaire des aides reçues.

Compte-rendu de l’assemblée génerale – Mars 2017

Lors de cette journée, nous avions annoncé l’arrêt des accueils et les difficultés, principalement financières, auxquelles nous étions confrontées. Depuis, les pouvoirs publics nous ont reçus.

Le mercredi 15 mars dernier, une table ronde était organisée à la Sous-préfecture de Lorient avec les représentants des diverses collectivités territoriales et des représentants de nos administrations de tutelle.

Autour de la table présidée par M P-E Portheret, secrétaire général de la préfecture, étaient présents deux représentants de la Région, une représentante du Conseil Départemental, un représentant de Lorient Agglo, notre interlocuteur principal auprès de la DREAL de Bretagne, deux représentants de la DDPP, notre administration de tutelle et Madame Patricia Kerjouan, Maire de notre commune.

Concernant le soutien de ces collectivités en 2017, le département du Morbihan a voté pour Volée de piafs une aide d’urgencede 12000 €, La direction régional de l’environnement (DREAL) nous soutient à la même hauteur (c’était déjà le cas en 2016) et le Conseil Régional Bretagne doit faire voter lundi 21 mars une subvention de 15000 €.

Par ailleurs, ce dernier nous accorde son aide pour la création d’un emploi associatif (soutien financier réparti sur 3 ans pour la création d’un CDI).

Nous les remercions très sincèrement pour cet effort.
Notre communauté d’agglo affirme avoir voté un accord de principe pour nous soutenir …

Quant à notre commune, Languidic, nous savons qu’elle nous aide déjà dans la mesure de ses possibilités et en particulier en nous mettant à disposition depuis deux ans un grand emplacement au camping municipal durant les mois d’été, ce qui nous permet d’accueillir de très nombreux bénévoles et stagiaires.

Conclusion pour 2017 : grâce à vos dons, vos adhésions, grâce à votre générosité sur Leetchi et les aides qui viennent de nous être accordées par ces collectivités, l’année en cours est sauvée.

Malheureusement, pour les années suivantes, les choses se gâtent.

Comme nous l’avons dit et maintes fois écrit, notre principal souci est la pérennité du centre et en particulier celle des postes salariés que nous avons à présent les moyens de créer et sans lesquels nous ne pouvons poursuivre notre mission.

Lors de la réunion du 15 mars, les personnes présentes nous ont réaffirmé que le financement des centres de soins n’est pas de la compétence de la Région, ni du département et qu’il n’existe aucune ligne budgétaire à ce titre. Les aides accordées cette année ne le sont que de manière exceptionnelle afin de sauver le centre de soins. Il semble que le financement des centres soit du ressort de l’Etat, sauf que ce dernier s’y refuse depuis toujours.

Notre contrôleuse de la Direction départementale de la protection des population (DDPP), qui nous suit depuis 10 ans, a fait remarquer à l’assistance, texte de loi à l’appui, qu’il est strictement interdit à tout particulier de détenir un animal sauvage fût-il blessé ou en détresse et qu’il doit obligatoirement l’acheminer vers un centre de soins agréé. Encore faut-il qu’un tel centre existe et comment fait-il s’il n’est du ressort de personne de le financer ?

Les centres de soins sont reconnus par l’Etat, leur réglementation est très stricte, ils sont contrôlés par des organismes d’Etat (DDPP et ONCFS) mais il n’existe aucune ligne budgétaire nulle part pour eux. Ils ne doivent donc compter que sur vous, le public, sur les Fondations et le mécénat d’entreprise quand il y en a.  Les représentants présents du Département et de la Région se sont engagés à interpeller eux-mêmes Ségolène Royal à ce sujet.

Nous avons donc peu de choses auxquelles nous raccrocher pour 2018 et les années suivantes. Devons-nous embaucher le personnel envisagé au risque de devoir licencier tout le monde dans un an ? Devons-nous reprendre notre activité et nous retrouver dans la même situation l’année prochaine ?

Avouons que nous sommes ressortis de cette réunion le moral en berne.

Notre CA va se réunir très prochainement afin de faire le point et de décider ce qu’il convient de faire à présent.

Dans quelques jours nous vous communiquerons le bilan de ces 45 jours de solidarité et de générosité dons vous avez fait preuve [il s’agit du document publié plus haut].

En attendant ce sont les animaux qui trinquent, qui restent sur le bord de la route ou sont euthanasiés par les vétérinaires.

Que faire, que dire, si ce n’est notre désarroi.

Le youtubeur Norman et l’adoption d’un chat à la SPA

La nouvelle vidéo du youtubeur Norman traite d’un sujet très important : l’adoption d’un animal à la SPA.

Or, quand on a des millions de gens qui regardent ses vidéos, on a une responsabilité sociale. Norman réfute tout engagement politique, suivant une ligne commerciale maximum.

On pourrait penser que pour l’adoption, il va faire un effort… Mais non, même pas. Ce qui fait qu’on a une vidéo où Norman se met en scène, cherchant à renforcer sa bonne image avec une opération de charity business.

On ne voit que lui, il ne dit pas un seul mot en faveur de l’adoption, il pratique un humour ignoble expliquant qu’on peut « piquer le chat » s’il n’est pas content des jouets achetés pour lui…

Mais le plus simple est de se forger un avis en la regardant.

D’autres informations viennent renforcer cette impression inévitable. Sur Facebook, Norman avait posté une demande pour avoir un chat le 31 janvier. Pas de SPA en vue, il est même parlé de vente…

L’animal est ici présentée comme un simple objet, un « animal de compagnie ». Rien de plus classique… Mais venant de la part de quelqu’un qui a un énorme écho social, cela relève de la facilité la plus complète.

Trois semaines auparavant, il annonçait par ailleurs le décès de son chat. Là encore c’est problématique, car cela donne vraiment l’impression chez les gens suivant Norman que le chat va être « remplacé ».

Il avait une vidéo à ce sujet, « avoir un chat », en 2013.

Et il avait produit un mug avec une allusion à la vidéo, le chat disant « je n’ai pas de cerveau », s’excusant de ne pas réveiller Norman à l’heure qu’il faut.

Il y a des choses douteuses, critiquables, d’autres plutôt bien vues, mais tout cela ne vole vraiment pas très haut. C’est d’un simplisme outrancier, d’ailleurs volontairement choisi par Norman.

Mais dans tous les cas, le fait qu’il n’y ait pas un seul mot sur la SPA est scandaleux.

On pourra dire : il met en avant la SPA, c’est très bien. Sauf que la SPA n’est pas un service public, que les refuges sont au bord de l’effondrement, tenant à l’abnégation de quelques uns.

Toucher des millions de personnes et prétendre avoir un regard « réel » sur les choses comme le fait Norman exige un minimum d’étude sur ce quoi on parle.

Ou alors on est dans la célébration de soi-même surtout et là Norman ne peut nullement échapper à cette critique.

Lettre type pour aider le refuge Volée de piafs

La méthode n’est  pas suffisante en soi,  mais cela fait partie des possibilités d’une vaste campagne : voici un courrier à envoyer aux élus pour soutenir le refuge Volée de piafs du Morbihan, menacé de fermeture pour raisons financières.

Une version en PDF, prête à imprimer, existe également à télécharger.

Mme M. ………………
A l’attention de …………………………………….
……………………………………………….
……………………………………………….

Objet: Non à la fermeture imminente du centre de sauvegarde de la faune sauvage Volée de piafs

Madame, Monsieur,
Je sollicite aujourd’hui votre attention sur la situation alarmante et urgente du centre de soins de la faune sauvage Volée de piafs menacé par une fermeture imminente.

Créé en 2007 et basé à Languidic (56), il est l’un des plus gros centres français. Il répond à l’urgence de soins pour les animaux en détresse de notre faune sauvage, pour la plupart victimes des activités humaines.

Il joue également un rôle capital de vigilance sanitaire en recueillant des données sur l’évolution des maladies, des zoonoses et du parasitisme.

En 10 ans d’existence, les accueils ont été multipliés par 12. Au total ce sont 13 350 animaux qui ont bénéficié d’une prise en charge depuis 2007. L’association a ainsi répondu à un besoin très fort.

Nous, citoyens sommes de plus en plus vigilants quant à la sauvegarde de la faune : Volée de piafs compte plus de 600 adhérents et donateurs et de nombreux bénévoles œuvrent au quotidien pour faire vivre le centre de soins. Sa disparition va laisser un très grand vide et serait une catastrophe pour tous les animaux en détresse.

L’association perdure uniquement grâce aux efforts démesurés des bénévoles et aux dons des adhérents. Depuis 2007, elle n’a de cesse de solliciter des soutiens financiers auprès des collectivités locales et territoriales afin que l’activité qu’elle effectue soit subventionnée.

Elle a trouvé porte close lorsqu’elle a sollicité l’aide du Conseil Régional, de la Communauté de Commune ou de l’association
des maires du Morbihan, aboutissant ainsi à une fatalité que Volée de piafs redoutait depuis plusieurs années : la fermeture du centre de soins !

Et pourtant si chaque collectivité territoriale contribuait financièrement au fonctionnement de Volée de piafs, le centre de soins ne serait pas dans l’obligation de fermer ses portes.

Nous sommes indignés par le manque de soutien des acteurs publics et leur totale indifférence quant à la faune sauvage. Nous vous demandons aujourd’hui de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour sauver Volée de Piafs et garantir les activités sur le long terme de ce centre de soins indispensable pour la biodiversité de la Région.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de mes sentiments respectueux.
Mme, M ……………………………………..

A qui envoyer ce courrier ?

Au maire de votre commune

M. Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne
283 avenue Gén Georges Patton CS 21101 35711 Rennes cedex 7

M. Norbert Métairie, Président de Lorient Agglomération
Maison de l’Agglomération, Esplanade du Péristyle, Quai du Péristyle, 56100 Lorient

M. François Goulard, Président du Conseil Départemental du Morbihan
Hôtel du Département 2 rue de Saint-Tropez CS 82400 56009 Vannes cedex

L’association « Volée de piafs » appelle à la rescousse pour ne pas fermer

L’association « Volée de piafs« , basée à à Languidic, dans le Morbihan, s’occupe des animaux sauvages, mais depuis hier, elle n’est plus en mesure de le faire, risquant même de fermer en mars.

Comme on s’en doute, c’est encore une question de moyens et il y a donc un appel à la rescousse pour sauver ce grand centre qui s’est occupé de 3030 animaux l’année dernière (des goélands, des hérissons, des chouettes, des écureuils, des chevreuils, des loutres, des chauves-souris, des phoques, des veaux marins…).

On peut faire des dons, en sachant qu’il manque 70 000 euros et nous rappelons ici qu’il s’agit d’un problème central pour tous les refuges.

150 personnes se sont rassemblées à Lorient pour appeler à soutenir l’association, dont voici ici le communiqué au sujet de la fermeture.

Nous faisons face à un très grand bouleversement: l’obligation de fermer le centre de soins.

A compter du 11 février 2017, aucun oiseau ou mammifère en détresse ne pourra être accueilli au centre pour y être soigné.

Vers qui vous tournerez-vous alors quand vous trouverez en animal en détresse ? La réponse est : nous n’en savons rien !

Tout ce que nous savons aujourd’hui, c’est qu’il est impossible de continuer ce travail de titan sans y laisser des plumes.

Pour rappel, Didier et Marie, fondateurs du centre en 2007, se sont voués corps et âme à cette entreprise devenue titanesque au fil des années et y ont investi toutes leurs économies personnelles. Aujourd’hui, nous sommes épuisés, physiquement ET moralement.

Imaginez-vous : 1 seul et unique capacitaire soins BÉNÉVOLE (qui a par ailleurs un métier d’artisan) qui gère au quotidien sans prendre un jour de congé et ceci depuis 10 ans, à la fois l’arrivée des nouveaux pensionnaires, mais aussi les équipes changeantes de bénévoles et de services civiques qui sont là pour aider.

Nous remercions d’ailleurs toutes ces personnes qui ont à chaque fois pris leur tâche au sérieux et sans qui des centaines d’animaux n’auraient pas survécu.

Epuisés aussi moralement. Pendant 10 ans, nous avons lutté pour trouver des subventions, des bénévoles réguliers, des financements pour assurer les frais de fonctionnement du centre et salarier des personnes en contrat aidé.

Nous avons sollicité l’aide d’élus, en vain. M. Métairie, Président de notre communauté de communes a même refusé de nous recevoir en rendez-vous alors que de 40 % des animaux accueillis proviennent de ce périmètre.

C’est vous, les donateurs et adhérents (+ 600 à ce jour), les sympathisants, les bénévoles qui nous ont le plus aidés !

Nous tenons néanmoins à souligner le soutien de notre député M. Philippe Noguès depuis le début de son mandat et encore à présent en cette période très difficile et celui des communes de Languidic, Plouharnel, Erdeven, Carnac, Etel, Plouhinec et Pluméliau durant ces 3 dernières années.

Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour qu’il n’y ait plus de tempêtes en Bretagne qui affaibliraient les animaux, plus de marées noires, plus de dégazages intempestifs en mer, plus de chouettes imprudentes qui viennent nicher dans les cheminées, plus de voitures pour choquer les oiseaux intrépides, plus de psychopathes pour les maltraiter, plus de phoques désorientés, plus de vitres transparentes, plus de chats croqueurs d’oiseaux (plus de 10 % des accueils)…

Il y a un dicton qui dit : personne n’est irremplaçable, et pourtant on a beau faire le tour de la question, il s’avère qu’il n’existe aujourd’hui en région Bretagne AUCUNE structure capable d’accueillir, de soigner et de réhabiliter tous les animaux qui ont été confiés à l’association Volée de piafs ces 10 dernières années, soit 13350 animaux.

Le succès de Volée de piafs est incontestable. Les citoyens sensibles à la préservation de l’environnement et en particulier à la souffrance de la faune sauvage et des animaux en général ont prouvé que l’existence des centres de soins de la faune sauvage comme le nôtre est indispensable.

Vous êtes indignés par cette fermeture? Vous voulez nous soutenir?

Faites le savoir: Envoyer un courrier à vos élus, au Conseil Régional de Bretagne, au Conseil Départemental 56, à Lorient Agglomération – Courrier type à télécharger:  « Télécharger Courrier à envoyer aux élus.pdf« 

Il faut soutenir l’association, et toutes les associations, faire en sorte que la Nature soit reconnue, car là l’un des problèmes essentiels est en l’occurrence celui-ci : l’humanité prétend vivre en-dehors de la Nature, sans aucune responsabilité.

Les refuges pour la vie sauvage, pour les animaux sauvages vivant dans les villes comme les oiseaux, doivent être soutenus le plus largement possible !

Polémique stérile et egotrip : Rémi Gaillard, la SPA de Montpellier, la SPA de Paris

Quand on soutient un refuge, on se doit d’être discipliné et de mettre son ego de côté. Le refuge a une histoire, les gens un savoir-faire.

Si on n’est pas d’accord, on en parle en interne, de manière posée. Si, enfin, cela ne nous plaît pas, on part faire mieux, en restant constructif.

C’est une loi élémentaire du travail en refuge, que tout le monde de ce milieu connaît (et applique… plus ou moins).

Rémi Gaillard ne nous avait déjà pas convaincu, c’est le moins qu’on puisse dire (Les 86 heures de Rémi Gaillard dans une cage de la SPA de Montpellier), mais là son outrancière polémique avec la SPA de Montpellier est honteuse et participe à une décrédibilisation des refuges.

« Règlement de comptes entre Rémi Gaillard et la SPA de Montpellier » titre par exemple l’article du Figaro.fr (qui est en pratique le premier site d’information sur le net).

Nous publions ici la position de la SPA de Montpellier et la réponse de Rémi Gaillard. La question n’est pas de savoir si ce dernier a tort dans la polémique : à partir du moment où il lance cette polémique, il a tort.

De plus, il n’est lui-même pas un refuge à lui tout seul et dans sa réponse il flatte son ego de se voir décerner un prix par PeTA (cette association participant de ce fait elle-même honteusement à la polémique). C’est lamentable !

Et à ce cinéma s’ajoute la SPA de Paris, qui en profite pour en rajouter une couche en expliquant que la SPA de Montpellier ne serait pas une vraie SPA… Sans expliquer qu’il y a deux réseaux de SPA (dites de Paris et de Lyon, cette dernière étant une confédération de 260 refuges).

Une attitude vraiment ignoble de la part de la SPA de Paris qui tente de torpiller un « concurrent » par un coup bas…

Toutes ces querelles d’egos, en dehors de tout contenu moral strict – la libération animale sans compromis – est pathétique et contre-productive.

Voici la position de la SPA de Montpellier.

LA SPA DE MONTPELLIER MÉDITERRANÉE MÉTROPOLE S’EXPRIME APRÈS L’ACTION DE RÉMI GAILLARD.

Le 11 novembre 2016, Rémi Gaillard s’enfermait dans une cage, sollicitant du public des dons en désignant la SPA comme bénéficiaire, ne s’autorisant à sortir que pour un montant minimum de 50.000€ (réévalué par lui-même à 150.000€) ou lorsque les 300 chiens présents seraient adoptés. Toute liberté lui a été laissée par la SPA, acteur et partenaire dans l’organisation matérielle de l’événement.

Durant ces jours d’enfermement volontaire, 19 chiens et 38 chats ont été adoptés. Les dons versés directement au compte de la SPA ont été de 37.744€ et sur le site www.leetchi.com de 154.005€. Aucune nouvelle du sponsor Bravoloto, qui devait reverser à la SPA 0.01€ par grille téléchargée.

Le bénéficiaire initial (la SPA) a été requalifié après la fin de l’opération en « association désignée par Rémi Gaillard », pratique qui ne pourra qu’interpeller ceux qui pensaient aider la SPA.
Sans concertation avec la SPA, le 17 novembre 2016, Rémi Gaillard rencontre le Président de la Métropole et le Vice-président en charge de la protection animale pour leur exposer un projet dont la SPA n’avait aucune connaissance : la construction de grands espaces où les chiens évolueraient en
meute.

La SPA œuvre quotidiennement pour la protection animale au sens large :
– maltraitance y compris des animaux d’élevage,
– contrôle démographique des populations animales,
– lutte contre les abandons et promotion de l’adoption,
– médicalisation des animaux des personnes démunies, protection de la faune sauvage,
Les champs d’action sont vastes !

Sans opposition dogmatique mais découvrant fortuitement ce projet « espaces de liberté », la SPA tente d’engager une discussion avec son concepteur : Il est de la responsabilité du Conseil
d’administration d’étudier la mise en œuvre et d’évaluer les conséquences :

– Sur le plan financier : la somme récoltée ne représenterait qu’une petite partie des fonds nécessaires ; c’est la métropole et donc le contribuable, qui devrait en assumer la plus grande partie
– Sur le plan des coûts d’entretien et de gestion pour lesquels aucune étude n’existe
– Sur le plan de l’intérêt des animaux : au plan éthologique, les chiens vivant en meute entrent en compétition hiérarchique avec agressions entraînant souvent des morsures. Le risque de
désocialisation vis à vis de l’homme est réel, et peut rendre problématique l’adoption qui reste, rappelons-le, notre but 1er.
– Sur le plan sanitaire car la surveillance individuelle deviendrait illusoire

Enfin, améliorer le confort des animaux (isolation des box, chauffage pour les animaux à risques : jeunes, vieux, malades) n’est en rien incompatible avec les « espaces de libertés »
Et qu’en est-il des chats, totalement exclus de ce projet???

Autant de questions qu’un Conseil d’administration responsable se devait d’aborder, notamment au cours d’une réunion en présence de Rémi Gaillard qui n’entend ni les avis du personnel ni des bénévoles, se bornant d’exiger la démission du Conseil d’administration, d’invectiver le Président en termes peu avenants.

Comportement qui a choqué l’assistance par son agressivité et le refus de soumettre à la discussion son projet pour lequel il exige maintenant de disposer de l’argent versé par les donateurs au profit de la SPA pour financer sa propre association avec menaces si la SPA ne s’exécute pas :

Extrait du mail de Rémi Gaillard le 19 décembre 2016
« … c’est sous réserve que je ne dévoile rien à la presse, à mes fans et surtout aux donateurs…. j’ai proposé une dernière solution à la Métropole qui est séduite ( ?? ) …La SPA s’engage à reverser
l’intégralité de la cagnotte à une association que je vais créer… Les espaces de liberté et les bureaux de l’association seraient à Villeneuve-lès-Maguelone également, mais ça n’aura rien à voir avec la SPA. En contrepartie, je ne révèle rien, je la ferme. Vous continuez de faire votre vie et je m’en fous… »

Discours qui pourrait relever de faits réprimés par la section II du Code pénal en ses articles 312-10, 312-11 et 312-12.
Soutenue par ses salariés et ses bénévoles, respectueuse du droit et animée par l’honnêteté, la SPA, ne craint aucune mystérieuse révélation et ne cédera pas à des manœuvres d’intimidation relevant du chantage.

La SPA affectera les sommes collectées grâce à la générosité de nombreux donateurs qui ont mis leur confiance dans l’association, à des projets réfléchis et raisonnés pour l’amélioration de la condition des pensionnaires du refuge (chiens ET chats), qui ne compromettent ni leur avenir, ni leurs chances d’adoption et pour le soutien d’autres associations de protection animale et de refuges, souvent en situation difficile voire précaire.

Cette politique est génératrice de résultats tant au regard de la dynamique des adoptions (près de 1800 animaux adoptés en 2016) qu’au regard du taux d’euthanasies qui n’a jamais été aussi bas : 1.61% de chiens en fourrière, 3.09% au refuge ! (chiffre cumulé des chiens malades sans espoir de survie et des chiens dangereux à l’adoption impossible).

La générosité n’a pas besoin d’événements tapageurs pour s’exprimer, tel le legs récent de cette vieille dame qui s’est éteinte , sans bruit. « Tel donne à pleines mains qui n’oblige personne : la
façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne ». Pierre Corneille
Il est regrettable que cette belle action qui a mis en lumière notre SPA et la cause animale en général s’achève de cette façon. Quoiqu’il en soit, la SPA continuera son action avec détermination
et constance.

Merci de votre soutien à tous, de votre générosité et de votre présence à nos côtés depuis et pour de nombreuses années.

La réponse de Rémi Gaillard :

La SPA de Montpellier vient de s’exprimer suite à mon action en cage.
Mon projet pour utiliser l’argent récolté avec vous, ne les a pas vraiment convaincus : marqué par mon expérience, j’ai proposé que les 200.000€ servent avant tout à créer des espaces ouverts pour les animaux.
Je trouve dommage pour tous les animaux et pour toutes les associations qui les défendent d’en arriver là, mais je dois répondre au communiqué de presse de ce refuge.

La SPA : « Le 11 novembre 2016, Rémi Gaillard s’enfermait dans une cage, sollicitant du public des dons en désignant la SPA comme bénéficiaire, ne s’autorisant à sortir que pour un montant minimum de 50.000€ (réévalué par lui-même à 150.000€) ou lorsque les 300 chiens présents seraient adoptés. Toute liberté lui a été laissée par la SPA, acteur et partenaire dans l’organisation matérielle de l’événement. »

Rémi Gaillard : « L’opération a été très médiatisée et je crois que tout le monde se souvient de mes engagements. Moi, je ne considère pas les donateurs comme des distributeurs automatiques de billets et je veux me porter caution pour eux. Durant mon enfermement, j’ai constaté d’importants dysfonctionnements au sein de ce refuge. Depuis ma sortie, je n’ai plus confiance et je préfère le dire.

Concernant l’organisation, je tiens à préciser que c’est le partenaire BRAVOLOTO qui a intégralement produit l’événement. »

La SPA : « Durant ces jours d’enfermement volontaire, 19 chiens et 38 chats ont été adoptés. Les dons versés directement au compte de la SPA ont été de 37.744€ et sur le site leetchi de 154.005€. Aucune nouvelle du sponsor Bravoloto, qui devait reverser à la SPA 0.01€ par grille téléchargée. »

Rémi Gaillard : « BRAVOLOTO a récolté via son application 20.000€ environ, ce qui arrondie la cagnotte à 210.000€. La directrice de la SPA a le numéro de téléphone des gérants, je l’invite à les contacter si elle est inquiète. J’en profite pour rappeler que c’est ce même sponsor qui m’a permis d’offrir 10.000€ à la SPA de Montpellier au mois d’octobre dans une vidéo qui a fait le buzz. »

La SPA : « Le bénéficiaire initial (la SPA) a été requalifié après la fin de l’opération en « association désignée par Rémi Gaillard », pratique qui ne pourra qu’interpeller ceux qui pensaient aider la SPA. »

Rémi Gaillard : « Le bénéficiaire initial, la SPA, a appuyé l’idée du Vice-président en charge de la protection animale, après ma sortie : « Rémi Gaillard doit avoir un rôle de décision dans l’utilisation de la somme récoltée. » Il se trouve que depuis ma sortie, c’est très compliqué de défendre des projets qui sont uniquement destinés à améliorer la vie des animaux du refuge. »

La SPA : « Sans concertation avec la SPA, le 17 novembre 2016, Rémi Gaillard rencontre le Président de la Métropole et le Vice-président en charge de la protection animale pour leur exposer un projet dont la SPA n’avait aucune connaissance : la construction de grands espaces où les chiens évolueraient en meute. »

Rémi Gaillard : « Avant que je sorte de la cage, la directrice de la SPA a déclaré à la presse qu’elle voulait utiliser la cagnotte pour installer des chauffages dans les boxes. J’ai trouvé l’idée largement insuffisante : améliorer des prisons, c’est les légitimiser, c’est entretenir une souffrance insupportable. Après 85 heures, enfermé comme un chien abandonné, je sais que le plus dur, c’est la privation de liberté.

Lors d’un rendez-vous informel, j’ai donc exposé au Maire de Montpellier et au Vice-président en charge de la protection animale un projet novateur : faire de Montpellier un exemple national pour le bien-être animal. J’ai proposé, notamment, de libérer les animaux qui sont dans l’attente d’une famille, en créant des espaces de liberté. La Métropole a proposé de mettre les terrains autour du refuge gratuitement.
La fondation Brigitte Bardot m’a m’expliqué « qu’il existe des alternatives aux barreaux ». Ils m’invitent à visiter le refuge de la Mare Auzou en Normandie, qui semble à la hauteur de ce que tous les animaux méritent (Lien vidéo en commentaire).
Je suis le parrain des animaux de la SPA de Montpellier. Et simplement je souhaite le meilleur pour eux. Je ne suis pas le parrain des dirigeants de la SPA… »

La SPA : « Sans opposition dogmatique mais découvrant fortuitement ce projet « espaces de liberté », la SPA tente d’engager une discussion avec son concepteur : Il est de la responsabilité du Conseil d’administration d’étudier la mise en œuvre et d’évaluer les conséquences. »

Rémi Gaillard : « J’ai rencontré le directeur de la SPA pour lui exposer mon idée. Sa réaction dont l’intérêt m’a semblé uniquement politique m’a déçue. Le refuge est basé sur un territoire appartement à la Métropole et ça pose des problèmes : j’ai un SMS de la directrice qui dit qu’elle espère un gros legs pour racheter les terrains. Ce qui est important pour moi, c’est la liberté des animaux et non sa liberté à elle.
Le président de la SPA m’a exposé des projets qui, selon moi, pourraient d’abord servir ses intérêts. J’ai donc bien compris que mon projet n’était pas une priorité. »

La SPA : « Sur le plan financier : la somme récoltée ne représenterait qu’une petite partie des fonds. »

Rémi Gaillard : « Le président de la SPA a dit à France 3 que j’étais « un idéaliste » et que « 200.000€, ce n’est pas une grosse somme dès qu’il s’agit de construction ». Si la SPA de Montpellier minimise la somme récoltée, je suis d’accord pour travailler avec des personnes de confiance et relever ce défi : Prouver qu’avec 200.000€, de la volonté et des idées, on peut concrétiser beaucoup de projets. »

La SPA : « Autant de questions qu’un Conseil d’administration responsable se devait d’aborder, notamment au cours d’une réunion en présence de Rémi Gaillard qui n’entend ni les avis du personnel ni des bénévoles, se bornant d’exiger la démission du Conseil d’administration, d’invectiver le Président en termes peu avenants. Comportement qui a choqué l’assistance par son agressivité et le refus de soumettre à la discussion son projet pour lequel il exige maintenant de disposer de l’argent versé par les donateurs au profit de la SPA pour financer sa propre association avec menaces si la SPA ne s’exécute pas. »

Rémi Gaillard : « J’ai en ma possession un enregistrement audio d’une réunion qui s’est déroulée le 13 décembre 2016. J’ai proposé au Président et à la directrice du refuge un vote démocratique projet contre projet, à bulletins secrets, pour que les bénévoles et les salariés puissent s’exprimer. J’ai également proposé que les donateurs puissent suivre concrètement l’avancée de l’opération. Tout cela a été refusé.
Contrairement à ce que la SPA laisse entendre, la direction n’est pas vraiment enchantée à l’idée de créer des espaces de liberté. Voici un court extrait d’un enregistrement audio qui laisse perplexe : (Lien en commentaire) »

La SPA : « Extrait du mail de Rémi Gaillard le 19 décembre 2016 « … c’est sous réserve que je ne dévoile rien à la presse, à mes fans et surtout aux donateurs…. j’ai proposé une dernière solution à la Métropole qui est séduite ( ?? ) …La SPA s’engage à reverser l’intégralité de la cagnotte à une association que je vais créer… Les espaces de liberté et les bureaux de l’association seraient à Villeneuve-lès-Maguelone également, mais ça n’aura rien à voir avec la SPA. En contrepartie, je ne révèle rien, je la ferme. Vous continuez de faire votre vie et je m’en fous… » Discours qui pourrait relever de faits réprimés par la section II du Code pénal en ses articles 312-10, 312-11 et 312-12. »

Rémi Gaillard : « La SPA dévoile l’extrait d’un mail que j’ai écrit, clairement sorti du contexte et je suis disposé à livrer l’intégralité des échanges, ça ne me pose aucun problème. C’est un peu chiant à lire en entier, mais les gens pourront se faire leur propre idée. Dans mes mails, y a aussi des pièces jointes comme un article de presse de 2014 : La SPA (de Montpellier) protectrice de ses dirigeants. En fait, j’ai découvert d’autres faits troublants sur la gestion de ce refuge. »

La SPA : « Soutenue par ses salariés et ses bénévoles, respectueuse du droit et animée par l’honnêteté, la SPA , ne craint aucune mystérieuse révélation et ne cédera pas à des manœuvres d’intimidation relevant du chantage. »

Rémi Gaillard : « Comme je l’ai dit, j’ai proposé aux salariés et aux bénévoles de s’exprimer à bulletins secrets. En terme d’honnêteté, il est difficile de faire mieux. Par ailleurs, j’ai appris que plusieurs bénévoles ont été radiés de la SPA. Ils m’ont fait parvenir un dossier que je suis en train d’étudier. »

La SPA : « La SPA affectera les sommes collectées grâce à la générosité de nombreux donateurs qui ont mis leur confiance dans l’association, à des projets réfléchis et raisonnés pour l’amélioration de la condition des pensionnaires du refuge (chiens ET chats), qui ne compromettent ni leur avenir, ni leurs chances d’adoption et pour le soutien d’autres associations de protection animale et de refuges, souvent en situation difficile voire précaire. »

Rémi Gaillard : « Je rectifie : redistribuer la somme récoltée à des petits refuges est une proposition que j’ai suggéré car personne n’étaient d’accord. Proposition qui a d’ailleurs été appréciée par le président lui même, qui n’a pas attendu pour me faire parvenir par mail une liste d’associations de la région. Etonnamment, l’une d’elles à la même adresse que le siège social de sa propre clinique vétérinaire. Une autre est gérée par un membre du CA de la SPA de Montpellier.
Et j’ai des doutes, sur au moins une autre proposition. »

La SPA : « Cette politique est génératrice de résultats tant au regard de la dynamique des adoptions (près de 1800 animaux adoptés en 2016) qu’au regard du taux d’euthanasies qui n’a jamais été aussi bas : 1.61% de chiens en fourrière, 3.09% au refuge ! (chiffre cumulé des chiens malades sans espoir de survie et des chiens dangereux à l’adoption impossible). »

Rémi Gaillard : « Je suis ravi si 2016 est une année exceptionnelle pour les adoptions. Je pense avoir participé activement à ça, puisque je m’engage régulièrement pour sauver les animaux du refuge. Mais j’aimerai que ceux qui n’ont pas la chance de trouver une famille rapidement, puissent avoir une vie descente. Actuellement, c’est seulement une ou deux balades par semaine. »

La SPA : « La générosité n’a pas besoin d’événements tapageurs pour s’exprimer, tel le legs récent de cette vieille dame qui s’est éteinte, sans bruit. « Tel donne à pleines mains qui n’oblige personne : la façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne ». Pierre Corneille »

Rémi Gaillard : « Est-ce que cette vielle dame était au courant de ce qui se passe à la SPA de Montpellier ? On ne le saura jamais… Donc je ne parlerai pas à sa place. Que son don honore sa mémoire. »

La SPA : « Il est regrettable que cette belle action qui a mis en lumière notre SPA et la cause animale en général s’achève de cette façon. Quoiqu’il en soit, la SPA continuera son action avec détermination et constance. »

Rémi Gaillard : « Excusez moi de douter de l’action et de la détermination de la SPA de Montpellier. Une chose est sûre, mon seul intérêt c’est le bien être des animaux et je suis tout aussi déterminé à me battre pour eux. »

PS : Je profite de l’occasion pour remercier PETA, plus grande organisation au monde œuvrant pour les droits des animaux, qui vient de me décerner le titre de la personnalité 2016 de PETA.
Merci, je vais pouvoir me la « peta ».

Rémi Gaillard

Voici la position pathétique de la SPA de Paris, qui joue sur l’ambiguité en n’expliquant pas qu’il y a un autre réseau SPA, apportant ainsi la suspicion sur la SPA de Montpellier…

FLASH INFORMATION – RÉMI GAILLARD ET LE REFUGE DE MONTPELLIER

L’action de Rémi Gaillard, contre l’abandon des animaux domestiques que nous avons soutenue en son temps, ne s’est pas déroulée dans un des refuges de la Société Protectrice des Animaux (la SPA).

La confusion est liée au fait que ce refuge utilise le nom de la SPA, bien que ne faisant pas partie de son réseau. La SPA n’est donc en aucune façon mêlée à la polémique en cours entre ce refuge de Montpellier et Rémi Gaillard.

Les 400 millions de Monique Piffaut n’iront pas aux animaux

C’était une bonne nouvelle que la revue économique « Challenges » a diffusé hier : une femme richissime avait légué sa fortune à une fondation pour animaux…

Avec une condition particulière : s’occuper de Gaétan, « troisième du nom », son chien, un caniche nain.

Il s’agit de Monique Piffaut, présidente et unique actionnaire de la holding Financière Turenne Lafayette, dont le chiffre d’affaires chaque année est de 1 milliard d’euros.

Monique Piffaut étant la 166e fortune de France, possédant d’ailleurs de nombreux immeubles à Paris, cela voulait dire qu’environ 400 millions d’euros iraient à une fondation pour animaux !

Le paradoxe qu’on aurait pu avoir alors, c’est que ce groupe,  qui a 21 sites industriels, c’est notamment William Saurin, Madrange, Garbit… Bref tout sauf du végétalien.

« Challenges » remarque d’ailleurs :

Symbole de sa stratégie d’acquisition d’une taille critique pour répondre aux besoins de la grande distribution, en 2010, elle avait injecté plus de 20 millions d’euros dans une usine de fabrication de jambons de 20.000 mètres carrés à Goussainville (Val-d’Oise).

La plus grande d’Europe!

Une fabrique dernier cri permettant de « sortir » des millions de tranches de jambons sous blister à la chaîne, s’apparentant plus à l’usine de Tricatel dans l’Aile ou la Cuisse, qu’à un haut lieu de la charcuterie traditionnelle.

La propriétaire de la plus grande usine à « jambons » d’Europe aurait laissé sa fortune aux animaux…

Seulement voilà, ce genre de choses n’existe que dans les films américains.

FranceTVinfos et d’autres médias ont répercuté la correction :

Sauf que Monique Piffaut n’a jamais évoqué cette idée. Ni auprès de ses proches, ni devant ses 3 200 collaborateurs.

Son souhait était en fait de léguer son patrimoine à une fondation de protection de l’enfance, qui est en cours de constitution.

« Celle-ci sera dirigée par des personnalités du monde économique reconnues pour leur expertise et par des personnes de confiance, proches de Madame Piffaut, qui ont contribué à ses côtés au développement du Groupe, indique le communiqué de la holding. Leur mission est de poursuivre son œuvre par le biais de cette fondation. »

La holding est d’ailleurs furieuse de cette publicité « négative », comme si il était inconcevable que ce soit une fondation pour animaux qui reçoive les millions…

Mais on l’a compris, chez les richissimes on reste dans l’entre-soi, puisque ce sont des « personnalités du monde économique » qui pourront pratiquer leur charity-business en restant dans les clous de l’idéologie dominante !

Il y avait pourtant un fond réel derrière cette erreur. LCI a découvert pourquoi le rédacteur de l’article de Challenges s’est trompé :

Pour le savoir, nous avons contacté le journaliste de Challenges à l’origine de l’article, partagé et repris en masse. Très humblement, il reconnaît d’emblée : « Je plaide coupable, l’erreur vient de moi. »

Et détaille pour LCI : « Spécialisé dans l’agro-alimentaire, il se trouve que je connaissais cette dame. A une époque, on échangeait par téléphone et on déjeunait quelques fois ensemble. Un jour, je lui ai posé la question de son héritage.

Quand elle ne serait plus là, à qui donnerait-elle sa fortune ? Elle m’a alors répondu qu’elle pensait léguer son héritage à une fondation qui s’occupe des animaux.

Elle parlait beaucoup de son chien Gaëtan, qu’elle avait toujours avec elle. Vendredi, quand j’ai reçu le communiqué de presse de la marque et que j’ai lu que son héritage serait transmis à ‘une fondation’, sans autre précision, j’ai fait le raccourci à tort. »

C’est un bon exemple. Les bons sentiments ne suffisent pas dans un monde encadré selon des valeurs bien déterminées. On ne contourne pas l’exploitation animale : on peut la refuser, mais on ne peut la contourner.

[dept 35] Urgence 100 rats mâles de laboratoire à réserver pour le 30 novembre

Voici une annonce pour un sauvetage pour cent rats ayant servi dans des laboratoires et qui sont promis à la mort si on ne les adopte pas. Le contact est celui de l’incontournable forum RESCUE.

Lieu : 35 – Ille-et-Vilaine
Grosse urgence pour 100 rats mâles albinos à sauver de l’euthanasie [le terme est absolument impropre, il s’agit d’une mise à mort]. Ils sont en laboratoire et ce dernier vide le stock.
Les rats sont manipulables (car manipulés quotidiennement par les étudiants), gentils, non mordeurs. L’association Bêtes de Scène en a déjà sorti cette année, il n’y a eu aucun problème de comportement.

Nous recherchons donc des adoptants, des associations, des covoitureurs pouvant aider!
Adoptables dans toute la France, mais covoits à prendre en charge.

Pour l’adoption: adoption sous contrat associatif, don libre.

Date de réservation le 30 novembre. Date de sortie le 5 décembre.

C’est bien entendu une information qu’il faut diffuser massivement !

Il y a, en effet, une pénurie d’adoptants en général, notamment pour les animaux qui sortent des laboratoires, encore plus pour les rats mâles, et d’autant plus s’ils sont déjà âgés.

Il existe une certaine tendance de fond, par ailleurs, ces derniers temps, à la « sortie » de rats de laboratoire, soit de manière semi-officielle, soit de manière officielle (avec autorisation administrative, enregistrement administratif des adoptants, etc.).

Le problème, c’est que cela s’accompagne de plus en plus d’une tendance à « accepter » le principe de vivisection, tout au moins de ne pas le critiquer, au nom du bien-être animal.

C’est le principe de « réhabilitation », relevant de la « protection des animaux utilisés à des fins scientifiques » définie par la loi, avec trois conditions, à savoir que :

-l’état de santé de l’animal, certifié par un vétérinaire, le permette ;

– il n’existe aucun danger pour la santé publique, la santé animale et l’environnement ;

– des mesures appropriées aient été prises pour préserver son bien-être.

Ce principe de « réhabilitation » s’inscrit pleinement dans la démarche réformiste du « bien-être animal », où les activistes pro-animaux devraient entièrement s’inscrire dans les institutions.

L’association « White Rabbit » se pose ainsi directement en opposition à l’ALF :

« Limiter les initiatives personnelles isolées, illégales et risquées.

En effet, l’implication émotionnelle combinée à l’ignorance, peuvent mener à des comportements illégaux, contreproductifs et risqués (au niveaux sanitaire et écologique), comme la sortie ponctuelle, par des scientifiques ou des activistes, d’animaux qui ne répondent pas aux trois conditions cumulatives posées par la loi. »

Les militants historiques de l’ALF seraient-ils vraiment des gens combinant « implication émotionnelle » et comportements « risqués » ?

N’importe qui connaît l’histoire de la libération animale sait à l’inverse comment les actions demandent une grande froideur de raisonnement et un vrai travail de fond quant aux conséquences de ses actes.

Quant aux scientifiques qui trahissent et font sortir « en douce » des animaux, sont-ils des irresponsables à dénoncer ou ont-ils rejoint la cause de la libération animale, au moins un tant soit peu ?

Mais on connaît la manière avec laquelle les personnes rejetant la libération animale font passer ses partisans pour des gens dangereux, irresponsables, etc.

Cela ne veut bien entendu pas dire qu’il faille rejeter la bataille pour les adoptions, notamment des animaux de laboratoire. Opposer la libération animale à ces adoptions n’a strictement aucun sens, il faut la mauvaise foi réformiste pour le faire.

Car le but est d’être une partie de la solution, pas du problème. Et par conséquent, il faut savoir ne pas devenir dépendant des institutions et être amené à accepter la vivisection.

Cette situation, ce genre de dilemme, de problématique, souligne la nécessité qu’il y a d’avoir un mouvement pour faire en sorte que les actes aillent toujours dans le bon sens. Mais ce mouvement ne saurait être réformiste : il ne peut qu’être révolutionnaire. On ne transige pas sur la morale.

L’association Giapa de Coulommiers a besoin de soutien

Encore une fois, c’est un exemple de la valeur de la presse locale par rapport à la presse nationale dans la quête de la vérité de terrain. Il s’agit ici de la présentation de l’association Giapa de Coulommiers par Le pays briard.

L’auteur de l’article – consistant en une sorte de reportage concret, « à l’ancienne », c’est-à-dire associant enquête de terrain et point de vue engagé – se présente ainsi : « Journaliste misanthrope aimant les chiens pour leur fidélité, les chats pour leur indépendance et les vaches pour leur lait ».

Coulommiers
[Animaux en danger] Giapa veut sauver davantagede chiens et chats

Fondée à Coulommiers il y a un an et demi, l’association Giapa doit faire face à une tâche gigantesque. Les chiens et les chats en danger de mort sont toujours aussi nombreux les sauver demande de l’argent et beaucoup de bonnes volontés…

Créé le 10 février 2015 à Coulommiers, le Giapa (pour Groupe Intervention Actif Protection Animale) est présidé depuis l’origine par le Columérien Philippe Toutenelle et il est particulièrement actif, en effet. Depuis la fondation, pas moins de 400 animaux ont été pris en charge par le Giapa dont 150 ont déjà pu être adoptés.

« Il s’agit de chiens et de chats qui ont été abandonnés, saisis parce que maltraités ou mal nourris ou mal logés ou tout simplement trouvés errants. Bref, ce sont des animaux qui étaient en détresse », explique le président fondateur.

100 chiens et chats en garde
Actuellement, l’association gère quelque 100 chiens et chats placés sous sa responsabilité.

« Rien que cet été, nous avons sauvé une cinquantaine de chiens et de chats en Seine-et-Marne, dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis. Nous avons également recueillis des chiens dans un camp de roms où l’on pratiquait l’élevage sauvage pour fournir des chiens de rue à Paris. Nous aurions pu faire encore beaucoup plus, mais nous avons manqué de fonds, de bénévoles et, surtout, de familles d’accueil » ajoute Philippe Toutenelle.

« Ne pas revivre le traumatisme de l’abandon »

L’association dispose déjà d’une quarantaine de familles d’accueil pour les chiens et les chats qu’elle recueille, mais c’est très loin d’être suffisant.

Le président du Giapa nous dit pourquoi : « Les familles d’accueil ne peuvent prendre beaucoup d’animaux, parfois, elles ne peuvent en prendre qu’un en raison de son caractère ou de la place dont elle dispose. De plus, et c’est très bien, les familles d’accueil se transforment souvent en adoptants. C’est très bien pour le chien ou le chat ainsi sauvé qui n’a pas à vivre une nouvelle fois le traumatisme de l’abandon, mais cela limite nos possibilités d’accueil. Ces familles ne peuvent souvent plus, en effet, accueillir d’autres animaux »

Soutenir l’action du groupe de sauvetage

Les besoins dont donc criants et urgents. Le Giapa aimerait être davantage soutenu par tous ceux pour qui la souffrance animale est intolérable. Et chacun, selon ses moyens, peut faire quelque chose.

Si vous disposez de place, vous pouvez demander à devenir famille d’accueil et sinon, vous pouvez toujours faire un petits dons. Le Giapa intervient sur un large secteur et les déplacements ne sont pas gratuits… Il faut aussi subvenir aux besoins, alimentaires et vétérinaires, des animaux sauvés d’une détresse certaine voire d’une mort imminente.

Et l’action du Giapa porte ses fruits. C’est une grande satisfaction quand des petits être innocents sont rendus à une vie normale d’animaux de compagnie. Ainsi en est-il pour les 14 petits chihuahuas saisis le 14 mars dernier à Servons et confiés pour moitié aux associations Giapa et Lamart (cette dernière s’étant portée partie civile contre les responsables de l’élevage).

« Lors de l’audience au tribunal de Melun, lundi, l’affaire a été mise en délibéré au 14 novembre, mais le procureur a réclamé la saisie des chiens et la propriétaire a reconnu que « la qualité de vie des chiens n’était pas optimale »… », raconte encore Philippe Toutenelle qui espère bien pouvoir replace dans de bonnes familles les petits chiens qui vont maintenant bien mieux.

Grande marche à Bordeaux le 17 [en fait désormais le 24] septembre 2016!

[Attention, l’initiative aura désormais lieu le 24 septembre en fait!]

Dans le cadre de la grande crise des abandons de cet été 2016, une initiative a lieu à Bordeaux, qu’il s’agit bien entendu impérativement de soutenir.

La page Facebook de cet événement se trouve ici, le site internet de l’association à l’initiative de cela se trouve là. Voici le texte de l’appel:

Mes très chers ami(e)s,…

Trop, c’est trop… Il est temps que tout cela cesse.

Les abandons n’ont eu eu de cesse d’augmenter cet été encore.
+20% par rapport à l’an dernier.

Nous avons donc décidés de réagir et de mettre en place un stand d’information et de dénonciation sur les Abandons au coeur de Bordeaux en sensibilisant également sur la nécessité de faire stériliser ses Animaux de Compagnie, le samedi 17 septembre 2016 place saint projet à bordeaux de 10h30 à 18h.

Les 3 grandes Associations Nationales ont dors et déjà annoncées leur partenariat avec nous. Il s’agit de la Fondation Brigitte Bardot, de la fondation 30 millions d’amis et de la SPA Nationale.

Nous espérons que d’autres associations plus ou moins locales suivront cet exemple

Dès 15h, une grande marche Unitaire partira de la Place Saint Projet et se baladera dans les rues de la Ville.

Nous invitons tous nos sympathisants, propriétaires de chiens de se joindre à nous avec leurs compagnons à 4 pattes pour dénoncer les Abandons Lâches et monstrueux que Subissent encore trop de « Sans Voix ».

Aidez nous à former cette chaîne de coeur.

Voici ce que l’association constatait le 1er août…

L’association bordelaise Vénus croule sous les appels depuis le mois de Juin

Depuis le début de l’été, les associations de défense des animaux comme Vénus, créée à Bordeaux en 2007, enregistrent une explosion du nombre d’abandons.

Le portable de Laurent Blanchard-Talou n’a jamais autant sonné que cet été. Ce Bordelais, engagé depuis presque 10 ans maintenant en faveur de la cause animale à Bordeaux, par le biais de l’assocIation Vénous, soutenue par la Fondation Bardot se dit d’ailleurs scandalisé.

Si nous devions accepter tous les animaux pour lesquels on nous appelle, on en serait actuellement à une vingtaine par jour, c’est totalement inconcevable!

Pas assez de stérilisation ni de répression

Parmi les raisons qu’il avance, l’irresponsabilité des propriétaires d’animaux, qui bien souvent n’imaginent pas le coût d’un animal domestique. Par ailleurs, beaucoup de propriétaires ne prennent pas le soin de stériliser leurs animaux, notamment les chats, qui prolifèrent ensuite très rapidement.

Et puis le responsable en colère dénonce aussi une législation bien trop laxiste à ses yeux. Actuellement, le délit de maltraitance sur animal est passible d’une amende maximale de 750 euros, mais elle n’est quasiment jamais prononcée.

Il y a 2 ans en Gironde, un chasseur qui ne donnait presque pas à manger à ses chiens a écopé de 10 euros d’amende par animal !

L’association diffuse de nombreux appels à l’adoption, comme celui pour cette chatte en Gironde… Aidez les refuges, aidez les animaux!

Été 2016 : une terrible vague d’abandons

Voici le titre d’une dépêche AFP diffusée hier dans de nombreux médias :

Le nombre d’animaux abandonnés pendant l’été a augmenté de près de 25 %

Nous avons dit plusieurs fois ces dernières semaines que cet été était catastrophique et que les refuges étaient au bord du crash.

Toutefois, ce chiffre n’est nullement valable scientifiquement parlant. Comme déjà dit également, les journalistes ou plutôt les personnes rédigeant des notes AFP n’y connaissent rien et considèrent que la SPA réunit tous les refuges de France…

Alors que c’est tout sauf vrai, et que lorsqu’il est parlé de SPA, c’est en fait de celle de Paris. Voici comment les chiffres sont donc présentés par les médias :

Le nombre d’animaux abandonnés au cours de l’été a augmenté de 24 % cette année, a annoncé lundi 29 septembre la Société protectrice des animaux (SPA).

Il a été de 4 006 entre le 1er juin et le 15 août 2016, contre 3 218 durant la même période l’an dernier.

Les chiens ont été les plus concernés avec 1 577 abandons cet été, contre 1 198 l’été dernier (+31 %). La SPA a également recueilli 2 320 chats, contre 1 921 en 2015 (+ 20 %).

Ces chiffres ne sont destinés qu’aux médias : il n’y a rien sur le site de la SPA, quant à son Facebook et son Tweeter, les derniers communiqués datent du 15 juin…

C’est tout sauf démocratique et transparent. Ce n’est pas comme cela qu’on avancera dans le sens d’une information claire et largement diffusée…

Cela, alors que la SPA a annoncé que ses refuges étaient saturés… le 4 août 2016. Cela fait pratiquement un mois : qu’a fait la SPA, comment s’en est-elle sortie ? Mystère !

Ajoutons à cela que les médias déforment parfois les informations à leur sauce, afin d’ajouter un petit « plus » par rapport au communiqué de l’AFP. « Sale été pour les bêtes » dit par exemple 20 minutes, mais voici ici la version de Libération, avec des commentaires ignobles :

Animaux abandonnés : +24% cet été

Les gens sont des chiens.Apparemment, il n’est toujours pas clair pour tout le monde qu’adopter un animal est une responsabilité… La SPA annonce avoir accueilli 4 006 animaux abandonnés entre le 1er juin et le 15 août, soit 24% de plus que l’an dernier à la même période, relate BFM TV. Dans le détail, 1 577 chiens, 2 320 chats et 106 NAC (nouveaux animaux de compagnie) ont été délaissés.

Rappelons-le, donc : oui c’est galère de partir en vacances avec un berger allemand. Une chose à laquelle il faut réfléchir avant d’en prendre un.

Les gens « sont des chiens », un berger allemand est une « galère » : lire des choses pareilles est écœurant, mais guère étonnant de donneurs de leçons bobos.

Saura-t-on jamais combien d’animaux ont été abandonnés en 2016 ? Ce qu’ils sont devenus, alors que, rappelons le, les refuges sont rarement « no kill »…

Là est la chose terrible qui s’ajoute à tout cela : les animaux abandonnés sont, pour certains, combien?, dans le couloir de la mort…

L’association OISO a besoin d’aide !

A nos yeux, l’année 2016 doit être considérée comme celle d’un tournant pour les refuges, en particulier cet été. La situation générale est catastrophique et on est au bord du crash. Il s’en faut peu pour que, bientôt, trouver un animal ne pourra plus être réellement suivi.

Cela tranche totalement avec le triomphalisme vegan bobo et le discours d’associations connues qui justement tentent de surfer sur une sorte de visibilité conquérante.

Nous ne saurions assez souligner l’importance de la situation et faisons ici un appel de soutien à l’association OISO.

Comme on le devine, elle s’occupe des oiseaux blessés, y compris des pigeons, pour le Nord – Pas-de-Calais et le nord de la Picardie. Le centre de soin se situe à Inxent.

Il faut par contre savoir que si un  oiseau handicapé est apporté au centre OISO, il sera euthanasié car « inrelâchable ».

Or, tout cela coûte cher, très cher. Il faut savoir que pour ces structures concernant les oiseaux, il s’agit nécessairement de refuges relativement organisés. Il y a les soins, l’alimentation à donner, les locaux à laver, les déplacements souvent pour aller chercher les animaux… Le tout à un rythme effréné…

Sans compter l’étude nécessaire, le temps d’avoir une pratique rodée, car on ne s’improvise pas soigneur ou soigneuse, sans compter que les oiseaux demandent des soins bien spécifiques.

En l’occurrence, il y a cinq salariés, dont deux à temps partiel et deux en service civique. L’association, pour cette raison, est au bord de la faillite. Surtout que, dans le contexte dont nous parlons, les animaux dont il faut s’occuper sont toujours plus nombreux, avec une croissance exponentielle…

L’association, qui a ouvert en 2006, avait accueilli 324 animaux en 2012, là nous sommes en août pour l’année 2016 et il y en a déjà eu 825…

Nous en avions parlé, le problème que plus une association est connue, plus on lui confie des animaux, et plus on lui confie des animaux et plus elle est connue, sans pour autant que les soutiens existent…

Il faut ici noter que le centre de soins Picardie Nature, qui avait notamment une annexe pour les phoques, a d’ailleurs été obligé de fermer, torpillé par le manque de soutien, l’impossibilité de trouver des locaux notamment en raison du Conseil départemental…

L’association Oiso, donc, est en redressement judiciaire, naviguant de six mois en six mois. La région donne 40 000 euros, sauf qu’elle décidera en octobre si elle donne quelque chose… pour 2016.

Il faut donc récolter 40 000 euros d’ici la fin de l’année ! Nous encourageons à diffuser le lien de la page de la cagnotte et bien entendu à soutenir financièrement l’association.

Et il faut avoir conscience de cela : près de chez soi, il y a des animaux en détresse. Près de chez soi, il y a des refuges qui ont besoin d’aide pour tenir. La situation est catastrophique et on va vers un point de rupture.

Dans l’ordre des choses, il faudrait que l’État prenne les choses en main de manière centralisée, en ajoutant des moyens massifs, en aidant les initiatives et l’organisation. Cela n’arrivera pas dans le contexte actuel !

Would You React : les abandons d’animaux

Même si les vacances se terminent, cette vidéo est et restera d’actualité. Cette vidéo, qui est une expérience sociale, concerne l’abandon des animaux, lors des départs en vacances.

L’expérience est réalisée plusieurs fois, 5 en tout, et est filmée en caméra cachée. Un couple de parents avec leur fille simule l’abandon de leur chien sur une aire d’autoroute, lors de leur départ en vacances. La mère impuissante se plie à la décision du mari, et la petite fille ne cesse de pleurer en refusant que le chien soit abandonné. La famille dépose le supposé chien, qui est dans un carton, au pied d’une poubelle. Les pleurs de chien viennent en fait d’un haut parleur caché dans le carton. Les 3 protagonistes de la vidéo sont des comédiens.

La vidéo montre bien l’étonnement des riverains, mais aussi parfois leur passivité ou leur impuissance face à ce genre de situation. Heureusement que lors de chaque essai une personne a réagi en faveur de ce chien lâchement abandonné. Et même le réflexe de noter la plaque d’immatriculation de la voiture des personnes qui abandonnent est acquis chez certaines personnes, ce qui est une bonne chose.

Cette expérience se déroule en Belgique, où plus de 60 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année. En France, les abandons ont été plus nombreux cette année. Dans la vidéo, le raisonnement de l’homme était qu’ils partaient en vacances, que les animaux n’étaient pas autorisés, et que de ce fait la présence du chien l’empêchait de partir en vacances et qu’il n’allait pas s’embêter avec cet animal trop encombrant.

Les propos de ce comédien reflètent malheureusement la vision consumériste qu’ont beaucoup de personnes envers les animaux, à savoir, qu’il y aura un autre animal après lui, en remplacement. On dégage un être vivant comme on dégage un objet qui ne convient plus et on en rachète un autre. Sans se soucier bien évidemment du bien-être de l’animal, de ses peurs et de ses désirs.

Étant donné que les animaux ne sont pas acceptés dans de nombreux endroits publics (et touristiques), même si, il est vrai, il est parfois difficile d’organiser des vacances lorsque l’on vit avec des animaux, il existe diverses solutions quand on veut bien se donner la peine : gardes en familles ou entre amis ou entre voisins, pensions, annonces multiples de « pet-sitters » sur les forums animaliers et dans les cabinets vétérinaires.

Quand on veut on peut, si l’on ne peut prendre avec soi son animal ou ses animaux, une petite recherche de solutions n’est franchement pas difficile, et c’est la moindre des choses pour l’animal que l’on a choisi de prendre en charge.

Would You React a pour but de sensibiliser via des caméras cachées les citoyens et citoyennes aux injustices et/ou incivilités et a, ainsi apporter plus de solidarité dans la vie quotidienne. La vidéo du chien abandonné est la 21ème de ce groupe, les autres sujets étaient, entre autres, les remarques misogynes, le harcèlement scolaire, l’homophobie, l’agression d’une personne SDF.

Explosion des abandons en Gironde

Le petit extrait ci-dessous est tiré de la presse régionale.
Est très intéressant de par un aspect terrible dont nous avons déjà parlé.

Il ne s’agit pas seulement de la terrifiante vague d’abandons qui se déroule cette année et qui contraste avec un certain triomphalisme se voulant vegan et témoignant seulement se son existentialisme individualiste.

Il ne s’agit pas non plus du fait que la presse régionale aborde de manière régulière ce thème, alors que la presse nationale ne s’y intéresse jamais.

Ici, ce qui compte en particulier est que la personne refuse de nommer son association. La raison est que selon elle la médiatisation de celle-ci va l’amener à être surchargée.

C’est là en fait une attitude tout à fait classique des gens des associations et malheureusement il semble qu’ils aient raison. La mentalité passive et consommatrice est tellement énorme que dès qu’il y a une opportunité de déléguer, de confier, de se dédouaner de toute responsabilité, l’initiative est prise.

Les associations qui disposent alors d’une certaine surface de publicité deviennent alors des cibles pour des comportements intolérables, les gens abandonnant massivement…

« Je suis démoralisée et totalement impuissante », voilà la première réaction d’une bénévole d’une association de protection des animaux quand on lui parle des abandons. Cette femme refuse même de donner son nom et celle de son association car elle affirme « que plus on parle de nous, plus les gens viennent nous voir ».

Il s’agit ici d’une problématique d’une importance capitale. D’un côté le fait d’être connu permet d’engranger du soutien, mais si ce soutien n’est pas à la hauteur, alors cela ne compense pas les effets terriblement négatifs.

Car le problème des refuges ce n’est pas les animaux, mais une société composée d’individualistes réduisant leur vision du monde à la consommation, ayant une lecture entièrement pragmatique du monde…

Nous en avions déjà parlé également en tout cas : les refuges vont à la rupture et on risque de faire face bientôt à une terrible crise en ce domaine…

« Cet hôpital a au moins le mérite d’exister »

Voici une constatation intéressante faite par quelqu’un qui est allé en Inde du Nord afin d’observer des oiseaux.

On retrouve en effet les sentiments contradictoires ressentis par de nombreuses personnes en découvrant les refuges.

Il y a en face du fort rouge [à Delhi], « the charity birds hospital » un hôpital pour les oiseaux blessés ou malades, dans des bâtiments exigus et mal entretenus. Les volières sont petites et surpeuplés, il fait chaud et l’air est irrespirable. Beaucoup de perruches et de pigeons attendent une hypothétique guérison, dans un piètre état, je ressors de là, le cœur un peu retourné. Les moyens manquent c’est évident, mais cet hôpital a au moins le mérite d’exister.

On a là deux impressions typiques et contradictoires. Tout d’abord, il y a le ressenti, l’émotion, l’empathie pour les animaux qui souffrent. C’est là une impression active.

Ensuite, il y a la protestation contre les conditions si dures, voire sordides. C’est là une impression passive.

Or, c’est un grand problème que cette seconde impression. Elle se rattache à toute une manière passive et consommatrice de voir les choses. Les gens sont habitués à la loi de l’offre et de la demande, considérant que le capitalisme satisfait les besoins par des propositions commerciales.

Lorsque les choses sortent du cadre, les gens pensent pour autant que comme eux demandent quelque chose, alors leur attente doit être satisfaite.

Ils ne voient pas que les animaux sont des victimes complètes et qu’il n’y a nul bénéfice commercial ou économique à les aider. Ils s’imaginent passivement que comme il y a une demande, alors comme par miracle la société de consommation va leur proposer ce qu’il faut.

Cette attitude existe malheureusement aussi du côté des personnes agissant dans les refuges. A un moment donné, face aux difficultés, les gens craquent parfois psychologiquement et s’imaginent qu’il y a une sorte de complot interne pour que les choses marchent si mal.

Là aussi, il y a une situation de passivité qui se profile. Une véritable attitude constructive serait de dire : ce pauvre refuge en Inde, je m’en vais aller le soutenir, ou bien :  ce pauvre refuge à côté de chez moi a besoin de mes initiatives en sa faveur.

Mais la passivité triomphe, dans l’attente d’une société de consommation qui, en réalité, ne trouve aucun intérêt aux refuges, à part par exemple des entreprises pour se donner une bonne image, comme celles parfois de nourriture pour animaux (bien qu’il faut noter aussi qu’on y trouve aussi de vrais amis des animaux oeuvrant en ce sens).

Il faut que ce genre de mentalité cesse : il faut savoir prendre parti dans le bon sens, ne pas se cantonner dans la critique comme quoi il faudrait que soit mieux fait, mais participer pour l’amélioration générale!

Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

Voici un document présentant une réflexion très approfondie sur le meurtre des animaux abandonnés dans les refuges. Il est écrit par Michel Fize, un sociologue et chercheur au CNRS, également membre de la direction du Mouvement des progressistes (issu d’une scission du PCF).

Il a été initialement publié sur le Huffington post et est lié à une pétition demandant de modifier la loi autorisant la mise à mort d’un animal « de compagnie » dont le « propriétaire » n’a pas été trouvé dans les huit jours ouvrés de son arrivée à la fourrière ou au refuge, ou si une association de protection animale ne le prend pas en charge.

Sans vouloir préjuger de la valeur du document, notons que la pétition n’a que peu de sens : ce sont les refuges qui décident s’ils pratiquent une politique « no kill » ou pas,et non pas la loi.

Quant aux fourrières, leur capacité dépend de choix absolument politiques, notamment des maires. Travailler l’aspect juridique reste abstrait par rapport à la question des moyens et des rapports de force.

Pour qu’il y ait vraiment des refuges de ce nom, pour que l’abandon devienne un crime réellement puni et en même tempe rarissime, il faut un mouvement fort pour l’imposer!

Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

Commençons par l’abandon. Il y en a de plusieurs sortes. Il y a naturellement l’abandon le plus spectaculaire qui est aussi le plus lâche: l’abandon anonyme de l’animal en pleine forêt (attaché ou non à un arbre) ou sur quelque aire d’autoroute (l’animal est débarqué de la voiture qui repart aussitôt sous l’œil ahuri ou terrifié de la bête, laquelle hurle souvent de douleur devant cette épouvantable situation).

Autre forme d’abandon anonyme, l’animal accroché de nuit, à l’abri des regards, à quelque porte de refuge, geste malgré tout comportant un petit zeste de morale puisqu’il sauve de la mort, au moins pour un temps, l’animal en question: l’on pourrait parler ici, si l’acte en soi n’était pas aussi honteux, d’abandon « sécurisé ». C’est ainsi que mon chien labrador Will a été retrouvé un beau matin par les employés d’un refuge de l’Essonne.

A côté de l’abandon anonyme, existe ce qu’il faut bien appeler le « pseudo » ou « quasi » abandon, car vécu comme tel par l’animal. C’est l’abandon qui fleurit sur internet sur les sites de petites annonces.

Voici les raisons les plus fréquemment avancées par les « abandonneurs »: départ à l’étranger; maladie grave ou invalidante; arrivée d’un bébé au foyer; allergie d’un enfant ou d’un autre membre de la famille aux poils de chien ou de chat; mésentente avec un autre animal; agressivité (au moins supposée) envers des enfants en bas âge; déménagement du propriétaire de l’animal dans un logement plus petit (et/ou sans jardin); insuffisance (supposée) de temps, par suite par d’une soudaine sur-occupation professionnelle qui empêcherait de s’occuper aussi bien de l’animal qu’auparavant; séparation conjugale…

Bien entendu, au sens propre du terme, les propriétaires, en donnant ou en vendant parfois leur animal, ne commettent pas un abandon. Ce qui est plus grave, c’est qu’ils n’ont pas du tout conscience du mal (qui peut être irréparable) dont ils se rendent coupable envers leur animal, ou, ce qui est plus dramatique, n’en ont vraiment cure.

Il faut à cet instant, sans détour, poser la question: celui qui a apporté, parfois depuis de très nombreuses années, un confort de vie à la bête, lui a donné l’amour et l’amitié ainsi que la sécurité a-t-il le droit de s’en séparer pour les raisons invoquées plus haut, même si certaines de prime abord peuvent apparaître « compréhensibles » -et elles le sont quelquefois (maître devenu invalide)?

Cette question vaut également pour tous ces maîtres qui, à visage découvert cette fois, viennent abandonner leur animal dans un refuge, sous le regard stupéfait et affolé de celui-ci qui voit son compagnon s’éloigner de son regard et de sa vie.

Pour Konrad Lorenz, le célèbre éthologue autrichien, les raisons invoquées de séparation d’avec un animal sont – sans distinction des raisons – tout simplement pitoyables. « Cela me stupéfie, écrit-il, que tant de gens, qui semblent par ailleurs avoir du sens moral, n’éprouvent aucune honte à tenir ces discours. Les droits de l’animal sont ainsi niés, non seulement par la loi, mais par l’insensibilité de beaucoup de gens… La fidélité d’un chien, conclue l’éthologue, est un don précieux, qui entraîne une responsabilité morale non moins contraignante que l’amitié d’un être humain. »

Le problème, me semble-t-il, vient de la méconnaissance chez beaucoup de « propriétaires » d’animaux des véritables besoins des chiens en particulier. Il faut savoir par exemple qu’un animal souffrira moins d’une réduction d’espace que d’une privation soudaine d’amour, qu’il souffrira moins d’une réduction du nombre de ses balades quotidiennes, ou de leur durée, que de la disparition physique de son « maître ».

Deuxième grande forme de maltraitance, une maltraitance irréversible, définitive: l’euthanasie. La mise à mort est une décision de « particuliers » ou, répétons-le, d’institutions en charge, paradoxalement, de la protection animale.

Si naturellement chacun s’accorde à reconnaître le droit pour un médecin-vétérinaire, sollicité par un particulier ou un refuge animalier, d’abréger les souffrances d’un animal atteint d’une maladie incurable ou frappé d’une vieillesse invalidante, peut-on admettre l’exécution, souvent arbitraire, d’animaux jeunes et/ou en bonne santé ?

Or de tels actes, appelés parfois « euthanasies de confort », se commettent quotidiennement dans le secret d’officines vétérinaires ou le « non-dit » de refuges et fourrières, souvent bondés il est vrai (mais saurait-on voir là une excuse?).

Selon les sources, 100.000 euthanasies de chiens et de chats seraient chaque année, pratiquées en France, soit 10. 000 par mois et donc plus de 300 par jour. Disons le clairement: la mort donnée sans raison légitime, c’est-à-dire médicalement constatée, à un animal, qu’il soit de compagnie ou d’élevage, n’est qu’une infamie qui engage notre responsabilité morale et notre dignité d’homme. De quel droit en effet faisons-nous preuve d’une telle violence envers les animaux? En les tuant (de façon horrible souvent), nous devenons tout simplement des meurtriers, en les faisant souffrir les pires bourreaux qui soient.

Dernière forme de maltraitance: la maltraitance institutionnelle. Celle des refuges et des fourrières pourtant censés protéger les animaux. Cette maltraitance peut être le résultat de contraintes matérielles (ce qui, encore une fois, n’excuse rien). Ainsi, hélas, certains animaux sont-ils encore trop souvent enfermés dans d’étroites cages métalliques, n’en sortant qu’exceptionnellement pour de courtes promenades, ce qui autorise ici à parler de véritable incarcération.

Il faut savoir que de surcroît cette détention peut être de longue durée. Quelque 300 chiens et chats seraient enfermés depuis au moins 5 ans, parfois depuis 12 ou 13 ans dans ces conditions éprouvantes.

D’autres, parce qu’ils sont trop vieux ou n’ont pas la bonne couleur (la couleur noire reste rejetée par les adoptants), ou n’appartiennent pas à la bonne race, peuvent passer leur vie entière en refuge. Mais, et le fait est ici plus grave encore, il arrive que la maltraitance institutionnelle soit choisie, que des animaux soient par exemple sciemment « punis » parce qu’ils ont fait des « bêtises » (ils ont souillés leur cage par exemple), que d’autres soient « mis à mort » parce qu’ils ne plaisent pas à tel ou tel responsable de refuge.

Ainsi, dans une région et un refuge de France que nous ne nommerons pas, parce qu’une enquête est en cours, les molosses sont-ils systématiquement promis à la mort et des chatons délibérément affamés.

Résumons. La cruauté envers les animaux d’élevage ou de compagnie, tous animaux domestiques, est une ignominie, une barbarie. Comment les hommes peuvent-ils encore se targuer d’humanisme et de sensibilité quand, sans scrupules, ils torturent et tuent quotidiennement d’autres êtres vivants? Alors ne faut-il pas faire cesser au plus vite ces « crimes contre l’animalité »?

SOS de plusieurs refuges à l’occasion de l’été

Comme on le sait, il y a chaque été des pics d’abandon. Voici un appel de la Fondation 30 millions d’amis pour certains de ses refuges.

Daisy, Batman, Fripon, Maki, Lovely, Isabella, Hadès ou encore Marjo… ces petits chatons sont dans des refuges et attendent une famille d’adoption.

En effet, à cette période de l’année, de nombreuses chattes sont abandonnées pleines ou avec de jeunes chatons. Les refuges ont donc lancé un SOS à la Fondation 30 Millions d’Amis pour faire adopter au plus vite ces matous afin qu’ils grandissent dans la chaleur d’un foyer aimant !

Des places ainsi libérées dans les refuges qui permettront d’autres laissés-pour-compte de la saison estivale.

Si vous avez envie de connaître la joie d’adopter un chaton, c’est le moment de vous rendre dans les refuges soutenus par la Fondation 30 Millions d’Amis !

APPEL À L’AIDE

Les 250 refuges soutenus par la Fondation 30 Millions d’Amis recueillent régulièrement des portées de chatons. Plusieurs d’entre eux, notamment le refuge de la Tuilerie (77), les Chats du Quercy (82), Ker Kaz’h – le village des chats (56), l’Ecole du Chat de Quiberon (56), leRegroupement des Chats Perdus à Yerres (91), les Chats Libres de Colomiers (31) ou encorePatacha (14), doivent absolument faire adopter ces petites boules de poils.

N’hésitez pas à visiter ces centres et les refuges proches de chez vous pour rencontrer directement leurs petits pensionnaires. N’oubliez pas, les plus âgés aussi ont droit à leur chance : ne passez pas sans les voir !

Vegan, on t’attend au refuge!

Mobie, Vespa et Scooter ont été trouvés par la gendarmerie dans les sacoches d’un scooter d’un SDF par une température hivervanle très basse. Terrorisés et affamés. La gendarmerie nous les a confiés. Scooter est celui qui a le plus de mal à prendre confiance. Encore très craintif, il faut plus de temps pour le caresser. Malformation ou accident, il a un léger handicap à une patte arrière. Scooter est un chat [senior] à qui il faudra donner du temps et de l’amour.

Les chats se trouvent en Essonne et le refuge a besoin de bénévoles :
– Pour donner un peu d’affection aux chats et chatons, les distraire, jouer avec eux …
– Pour leur donner à manger, changer les litières, les soigner, les brosser …
– Pour les emmener en promenade … ou chez le vétérinaire …
– Pour entretenir la chatterie, bricoler, réparer …

Animaux abandonnés lors des déménagements au Canada

Voici un communiqué de la SPCA canadienne, qui fournit beaucoup d’informations sur la situation très difficile qui existe au Canada sur le plan des logements par rapport à la vie avec un animal. Le communiqué est utile, car il fournit également beaucoup de liens, qui sauront être utiles pour les personnes concernées!

Trois fois plus d’animaux abandonnés pendant la période des déménagements

Montréal, 29 juin 2016 – Chaque été, des milliers de Québécoises et Québécois sont contraints de prendre une décision déchirante, soit celle de se défaire de leur animal de compagnie, qu’ils considèrent pourtant comme un membre de la famille, afin de se procurer un logement locatif à un prix abordable. En effet, alors qu’un foyer québécois sur deux possède un animal de compagnie, seulement 4.2 % des propriétaires acceptent des locataires avec chien. Cette restriction touche surtout les familles à faible revenu en raison de leur choix de logement plus limité.

Confronté à un problème semblable, le gouvernement de l’Ontario a réagi en adoptant, dans les années 1990, une loi invalidant toute clause interdisant la possession d’animaux dans les logements locatifs. De manière semblable, la France et la Belgique ont jugé que les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels sont déraisonnables, abusives et contraires à l’ordre public ; ces clauses ont été déclarées nulles et sans effet.

La SPCA de Montréal croit qu’il est temps que le Québec suive ces exemples. Les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels ont des effets dévastateurs, non seulement pour les familles qui se retrouvent dans l’incapacité de garder leurs animaux de compagnie, mais pour les animaux eux-mêmes. « Nous nous trouvons présentement en plein dans ce que nous appelons la “période des déménagements”, à savoir les semaines qui précèdent et qui suivent le 1er juillet », explique Me Alanna Devine, Directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal.

« Au cours de cette période, le nombre d’animaux recueillis à la SPCA de Montréal triple, passant de 600 à 1 600 animaux par mois. Nous savons qu’une part importante de ces abandons est attribuable au fait que des familles sont incapables de trouver un logement locatif abordable qui accepte les animaux ».

En mars 2015, nous avons lancé une pétition provinciale parrainée par la députée Manon Massé visant à invalider les clauses interdisant les animaux dans les baux résidentiels. Malgré un appui massif de la population avec plus de 22 000 signatures recueillies en trois mois, le gouvernement provincial a refusé d’agir. En dépit de ce dénouement décevant, la SPCA de Montréal continuera à travailler sans relâche pour faire des clauses anti-animal une chose du passé.

Entre temps, nous mettons à disposition des outils pour aider le public à trouver un logement qui accepte les animaux, ainsi que des conseils sur comment faire face à un propriétaire ou un syndicat de copropriétaires problématique.

– Consultez nos conseils pour faciliter votre recherche d’un logement qui permet les animaux en cliquant ici.

Visitez le site web Appartmap afin de trouver un logement qui accepte des animaux dans votre secteur.

Cliquez ici  pour des informations concernant vos droits et vos obligations, ainsi que pour des conseils sur comment faire face à votre propriétaire.

Téléchargez une lettre modèle à envoyer à votre propriétaire en cliquant ici, ou à votre syndicat de copropriétaires encliquant ici.

– Pour des informations additionnelles au sujet des clauses interdisant la possession d’animaux dans les baux résidentiels, consultez notre foire aux questions (FAQ) en cliquant ici.

– Pour exprimer votre soutien au droit de posséder des animaux dans un logement résidentiel locatif et pour obtenir un changement législatif sur cette question, nous vous encourageons à communiquer avec Martin Coiteux, Ministre des Affaires municipales et Occupation du territoire à ministre@mamot.gouv.qc.ca. Pour un modèle de lettre à envoyer à M. Coiteux, cliquez ici.

– Pour plus d’informations, veuillez visiter www.spca.com/gardonslesfamillesunies

2016 et l’augmentation du nombre d’abandons

Beaucoup de médias ont parlé des refuges hier, en raison du nombre croissant d’abandons. Cela s’appuie surtout en fait sur les chiffres donnés par la SPA de Paris. Cela fait qu’on a appris, par exemple sur Telestar, que :

Le premier semestre 2016 (janvier à mai) n’a pas été florissant, puisque les abandons directs réalisés en refuge ont bondi de 27%.

6619 animaux ont été abandonnés contre 5207 en 2015 sur la même période. Si les chiens sont les plus touchés, 3194 ont été recueilli, les chats ne sont pas en reste avec 3013 félins reçus.

Or, ces chiffres sont absolument faux. En effet, ils ne prennent en compte que les chiffres des structures dépendant de la SPA de Paris. Comme les journalistes ne cherchent pas plus loin, ils s’imaginent que la SPA est nationale, que tous les refuges dépendent d’elle, etc.

Ce n’est pas du tout le cas. Ce qui fait qu’on a aucunement les chiffres à l’échelle nationale. C’est là un problème essentiel, fondamental. Il faudrait avoir une vue d’ensemble.

Mais le problème est que cette situation est elle-même le fruit de la situation générale, totalement chaotique, où chaque refuge fait avec les moyens du bord, tournant grâce à l’abnégation d’individus.

Là, on devrait pouvoir se dire : puisque le véganisme est « à la mode », les refuges devraient disposer de beaucoup plus de soutiens.

Voici par exemple le petit reportage de BFMTV, « La folie vegan s’empare de la France ».

Malgré cette « mode », il n’y a pourtant pas d’engouement pour les refuges. Il y a une certaine mobilisation en leur faveur, mais on peut constater qu’elle est tout d’abord indépendante de la tendance « vegan », ensuite qu’elle ne fait que courir derrière une situation qui empire.

La tendance au véganisme n’est d’ailleurs elle-même que le fruit d’une tendance qui empire. Il est assez affligeant de voir des gens se targuer d’avoir pratiquement inventé le véganisme, alors que cette pratique date de manière bien structurée du tout début des années 1990 !

Au lieu de dire : nous avons 25 ans de retard, il faut rattraper ce que l’humanité aurait du faire depuis longtemps, on a droit à des gens très satisfaits d’eux-mêmes.

Le décalage est vraiment total quand on voit la situation des refuges ou la condition animale en général. Mais surtout, on peut se demander ce qui va se passer quand tous ces gens vont s’apercevoir que les choses ne progresseront pas comme elles le pensent.

Lors de la vague de véganisme au début des années 1990, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Suède, en Allemagne, beaucoup de gens sont devenus vegans… Bien peu le sont restés.

Le contexte était différent, c’est vrai. Cependant, malgré les facilités matérielles, il faut toute une culture en arrière-plan et pour l’instant le véganisme est parti pour être une forme de centre-ville, totalement éloigné de l’ensemble de la population.

Et comme les refuges ne sont justement pas dans les centres-villes, mais sont portées par des gens venant tout droit du peuple, le contraste est saisissant…

Un vrai véganisme ne peut avoir de sens qu’en s’orientant par rapport aux refuges, en ancrant sa démarche dans le rapport concret aux animaux, au soutien concret.

Nouveau scandale à la SPA

Bien loin du véganisme d’escapade, nous considérons que les refuges sont au coeur de la compassion, de la bienveillance envers les animaux.

Aider les animaux dans les refuges est un devoir impératif, une composante de l’identité de toute personne ayant compris le sens de la libération animale, sa signification universelle.

A ce titre, il faut porter son attention sur les problèmes des grandes structures de refuges, dont on sait à quel point les dirigeants sont rapidement contaminés, corrompus par les valeurs dominantes, et ce d’autant plus qu’ils ne comprennent pas le véganisme, la libération animale.

La SPA (de Paris) est ainsi de nouveau dans une tourmente judiciaire, et comme d’habitude dans ces cas là, c’est très violent.

Tout est parti d’un article littéralement dévastateur du Parisien, dont voici quelques extraits.

Si les faits sont avérés, c’est une catastrophe de plus.

Après deux rapports très critiques de la Cour des comptes dans les années 2000, puis la nomination entre 2009 et 2012 d’une administratrice provisoire chargée de redresser la barre, on aurait pu penser la SPA (Société protectrice des animaux) aujourd’hui entièrement focalisée sur sa mission : améliorer « le sort de tous les animaux ». Las, l’heure n’est semble-t-il pas à la sérénité.

Selon nos informations, plusieurs adhérents de la SPA ont porté plainte contre X, en mars 2016, pour « usurpation de titre, escroquerie et abus de confiance, corruption active et passive, et prise illégale d’intérêt ».

Dans leur ligne de mire : les honoraires accordés à l’ancienne administratrice judiciaire (plus d’un million d’euros en trois ans et demi), « qui peuvent paraître exorbitants », souligne l’avocat des plaignants, William Bourdon ; la modification des statuts ayant permis l’élection en juin 2013 de la présentatrice Natacha Harry ; ou encore le fait que cette dernière se revendique « docteur vétérinaire », à tort, selon eux.

« Toute la lumière doit être faite sur la gestion de la SPA », résume M e Bourdon. En avril, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour les faits dénoncés dans cette plainte. Une enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

S’il n’y avait que cela… Il y a six mois, l’association Vaspa (les Vrais amis de la SPA) a de son côté porté une nouvelle fois devant la justice une vieille affaire d’évaporation de legs dans laquelle la SPA aurait potentiellement perdu 20 millions d’euros entre 2004 et 2008.

Enfin — hasard de calendrier ? —, même la Cour des comptes s’y met : depuis plusieurs mois, les magistrats épluchent les comptes 2011-2014. Ils auraient notamment tiqué sur le nombre élevé de marchés conclus sans appels d’offres.

La présidente Natacha Harry est visée dans un article à part, et à charges.

En 2012,quand elle se lance dans la course à la présidence de la SPA, Natacha Harry, chroniqueuse de « Télématin » et productrice d’émissions, sur Equidia notamment, se présente notamment comme vétérinaire — la même année, elle a même déposé la marque Docteur H à l’Institut national de la propriété intellectuelle.

Le souci, c’est qu’elle ne serait pas docteur vétérinaire, affirment les plaignants, pour qui il y a usurpation de titre. Si Natacha Harry a bien étudié quatre ans à Maisons-Alfort, elle n’aurait jamais soutenu sa thèse et ne serait donc pas diplômée — elle n’est par ailleurs pas inscrite à l’Ordre national des vétérinaires. Sollicitée, Natacha Harry dément en bloc (voir les réponses de la SPA ci-dessous). L’école de Maisons-Alfort, elle, a refusé de nous apporter une réponse.

Il y a une ligne de son CV, en revanche, que Natacha Harry, qui n’a pas souhaité nous recevoir malgré nos demandes répétées, passe sous silence lorsqu’elle se présente aux élections : depuis 2011, elle est « ambassadrice » de la marque Pedigree, qui dépend du groupe Mars — sollicitée, la SPA nous assure que cette collaboration s’est juste étalée « de 2011 à 2014 », tandis que le porte-parole de Mars, lui, évoque un contrat achevé « fin 2015 ».

Pourtant, sur le site Pedigree.com, les vidéos de Natacha Harry vantant les produits de la marque peuvent encore être visionnés. « Si Mars y a gagné ou y gagne une formidable caution morale, la SPA, elle, qu’a-t-elle gagné ? », interroge Alain Lambert, un adhérent qui a réclamé en 2014 la démission de Natacha Harry.

Jamais, en tout cas, les liens entre la SPA et une autre filiale du groupe Mars, Royal Canin, n’ont paru aussi forts : partenariats dans les grandes surfaces, association de logos, kits Royal Canin remis aux adoptants dans les refuges, etc.

Depuis fin 2015, le comité d’entreprise de la SPA a signé un accord préférentiel : les salariés bénéficient de prix cassés sur les croquettes.

Et gare à ceux qui iraient voir ailleurs, comme cette salariée de Seine-Maritime l’a appris à ses dépens en présentant sa note de frais. « Nous avons des fournisseurs référencés. Vous devez acheter la nourriture Royal Canin et non au Carrefour », lui rappelle la directrice comptable dans un mail.

Aujourd’hui, deux des neuf administrateurs de la SPA — dont Natacha Harry — sont (ou ont été) rémunérés par Mars. Et en 2015, selon nos informations, la SPA aurait acheté pour plus de 1 million d’euros de produits Royal Canin, sans mise en concurrence.

Moult dépenses, d’ailleurs, sont encore réalisées sans appel d’offres : en 2015, selon une liste que « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » s’est procurée, un pharmacien aurait ainsi touché 1,5 M€, un chenil 736 000 €, un notaire 160 000 €, une agence de voyages 337 000 €… Au total, au moins 6 M€ auraient été dépensés sans aucune mise en concurrence cette année-là.

Les priorités budgétaires, voilà un autre reproche fait à Natacha Harry. Certes, l’an dernier, le nombre d’adoptions a bondi de 13 %. Mais sa promesse de campagne numéro un — moderniser et sécuriser les refuges — décolle à peine, trois ans plus tard. Ce n’était pourtant pas un luxe.

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), l’historique centre, « les cages sont en extérieur, les chiens dorment dans l’eau ou la neige, et des éléments rouillés menacent de les blesser », témoigne un ancien, forcément anonyme du fait de la clause de confidentialité à vie qu’il a signée.

« Il aurait été plus utile d’améliorer le confort des animaux que de repeindre les halls d’accueil aux couleurs du nouveau logo SPA », abonde Brigitte Piquet-Pellorce.

Sur les 41 M€ d’investissement promis en 2014, seuls 2 M€ ont été dépensés en 2015, dont 1,5 M€ pour acquérir Pervenchères (Basse-Normandie), le premier refuge pour… équidés. En faisant ce choix-là, Natacha Harry, qui produit une émission sur l’élevage des chevaux, s’est inévitablement exposée à de sévères critiques en interne.

Dans le même temps (de 2013 à 2015), le budget marketing a bondi, passant de 2,3 à 3,6 M€ (+ 50 %), tout comme le budget communication (institutionnelle, médias partenaires, portes ouvertes…), passé de 1,2 à 2,2 M€. Pourquoi par exemple convoquer le congrès annuel au château de Chantilly, début 2015 ?

Plusieurs dépenses, critiquent par ailleurs ses détracteurs, visent à mettre Natacha Harry en avant. Selon nos informations, l’animatrice a eu, ou aurait encore, un contrat avec N Consulting (3 500 € par mois) notamment pour des trainings presse. Elle aurait également réalisé un travail sur son image avec la société Image 7 d’Anne Méaux, facturé à prix d’or (8 400 € par mois pendant au moins un an) « Image 7 est là en sous-marin, en interne peu de gens le savent », témoigne une salariée bien informée.

22 millions d’euros manquent à l’appel, selon Le Parisien.

A la SPA, les legs constituent le nerf de la guerre. En 2015, la manne a dépassé 30 M€, soit 56 % des recettes. Mais une vieille histoire rebondit aujourd’hui. En 2008, la présidente de l’époque, Caroline Lanty, avait porté plainte pour abus de confiance après avoir été alertée sur ce qui constituerait de fortes irrégularités dans la gestion des legs : dix-huit SCI, gérées par une même personne, achetaient à petits prix les biens de la SPA pour les revendre ensuite deux, voire trois fois plus cher…

Ainsi, le legs Varnet, vendu par la SPA 171 000 € en août 2005, avait été revendu par la SCI du Pont-des-Arts 665 000 € six mois plus tard !

Appliqué à la centaine de biens vendus dans des conditions parfois surprenantes, « le manque à gagner pour la SPA pourrait avoisiner 22 M€ », calcule Henri Barbé, le président de l’association Vaspa (les Vrais amis de la SPA). En mars 2011, la justice avait classé l’affaire, jugeant que l’infraction n’était « pas suffisamment caractérisée ».

L’enquête de police menée à l’époque interpelle Henri Barbé. « Comment les enquêteurs ont ils pu accepter l’explication du gérant des SCI selon laquelle il avait sorti 350 000 € en liquide pour financer des voyages, alors qu’on ne pouvait à l’époque payer en liquide au-delà de 3 000 € ? questionne cet ancien professeur d’histoire-géographie. Pourquoi les banques n’ont-elles pas fait un signalement à Tracfin ? »

Vaspa a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour escroquerie et abus de confiance, il convient donc d’attendre ce que fera le juge d’instruction désigné.

La SPA a demandé un droit de réponse au Parisien, que voici.

DROIT DE REPONSE

La SPA souhaite apporter un démenti formel à votre article du 6 juin 2016, intitulé « Tourmente judiciaire en vue à la SPA » qui insinue que la gestion de la SPA serait gravement mise en cause.

Il n’en est rien.

Les faits dont vous faites mention relèvent d’une période ancienne qui remonte à 2004, soit bien avant que l’actuelle direction ne prenne les rênes de l’Association. L’amalgame qui est ainsi fait est de nature à créer une grave confusion dans l’esprit du public et des dommages d’un extrême gravité pour la SPA et les animaux dont elle a la charge.

Vous insinuez également que la Présidente de la SPA se prévaudrait « à tort » du diplôme de vétérinaire mettant ainsi en cause son honnêteté alors que ces faits ont été formellement démentis par la SPA.

Vous laissez enfin entendre que les contrats avec les fournisseurs de l’Association pourraient être entachés d’irrégularités et vous vous faîtes l’écho plus généralement d’une série de critiques gravement attentatoires à l’honneur du Conseil d’administration de la SPA.

Ces propos sont formellement démentis pas les faits et les instances de contrôle de la SPA ainsi que les Tribunaux le démontreront le moment venu.

La SPA ne peut que s’interroger sur la publication de telles accusations à moins d’un mois de la prochaine élection de la Présidente et déplorer une telle instrumentalisation, qui nuit à la mission de défense des animaux de la SPA, en déstabilisant l’Association.

NDLR « Nous maintenons nos informations. La principale plainte dont nous nous faisons l’écho date de mars 2016. Par ailleurs, cette plainte ne met pas en cause le fait que Natacha Harry serait vétérinaire mais qu’elle se revendique « Docteur vétérinaire », ce qu’elle ne serait pas.

Voici d’autres précisions de la SPA au Parisien.

Les réponses de la SPA

Sollicitée, l’association SPA nous a adressé une longue réponse écrite. Extraits.

Une plainte visant Natacha Harry dit qu’elle n’a pas le diplôme de vétérinaire ?
Elle est vétérinaire, diplômée de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort.

A quelle date a-t-elle soutenu sa thèse ? Eu son diplôme ?
La SPA n’a pas répondu sur ce point.

Liens avec le groupe Mars.
Il n’y a aucun conflit d’intérêts. Royal Canin, fournisseur historique de la SPA depuis 2002, a conçu des croquettes spécifiques avec des qualités nutritionnelles adaptées au mode de vie des animaux en refuge. Cette société fait l’objet d’une mise en concurrence régulière.

Natacha Harry fait-elle encore des pubs pour Dentastix (marque Pedigree) ?
Elle était ambassadrice entre 2011 et 2014. Cette activité s’inscrit dans le cadre de ses activités professionnelles et est sans lien avec la SPA.

Combien de refuges ont été rénovés depuis 2013 ?
La SPA a engagé 6,5 M€ pour la rénovation et l’entretien des refuges en 2014 et 2015. Certaines installations ont été laissées à l’abandon pendant des dizaines d’années. Un plan de près de 50 M€ va permettre la rénovation totale ou partielle de près de 25 sites.

Il n’y a plus de sténos pour faire les comptes rendus des CA ? Qui les fait désormais ?
Un PV est rédigé après chaque CA et approuvé par le CA.

Beaucoup de marchés ont été passés sans appel d’offres, pourquoi ?
Tous nos marchés font l’objet d’une mise en concurrence.

Budgets alloués à Image 7 et N Consultaing : montant, durée des contrats et mission ?
Nous ne souhaitons pas rendre publiques ces informations qui font partie de la réussite de nos actions. C’est notre choix.

A quand un comité d’éthique ? Le travail est en cours. Comité de la Charte ?
Nous avons postulé au comité de la Charte (NDLR : qui garantit le « don en confiance ») en juin 2014. (NDLR : le 1er juin, la SPA a annoncé sur son site par un simple communiqué qu’elle adhérait désormais au comité de la Charte.)

Les clauses du contrat d’adoption sont protégées

C’est une nouvelle très importante pour les refuges. Le site officiel de l’administration française, service-public.fr, a diffusé une information absolument vitale au sujet des clauses du contrat d’adoption.

Quand on procède à une adoption, on doit signer un contrat avec des règles. Le problème est qu’il y a un certain flou juridique au sujet de la valeur d’un tel contrat.

On a désormais un argument juridique important – même si en pratique, tout relève d’un certain rapport de force bien souvent – avec la décision de la cour de cassation.

On a un couple qui avait revendu des animaux adoptés et à qui la SPA a demandé qu’elle rende les animaux, selon les clauses du contrat… Le couple a voulu casser la décision de la SPA et a perdu.

Heureusement ! Si ce couple avait gagné, cela aurait anéanti les clauses des contrats d’adoption!

Adoption d’un animal auprès de la SPA : il faut respecter les clauses du contrat

Publié le 09 juin 2016 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre),

La clause des contrats de la SPA interdisant la cession de l’animal sans l’accord écrit de celle-ci n’est pas une clause abusive. C’est ce que vient de juger la Cour de cassation le 1er juin 2016.

La Société protectrice des animaux (SPA) avait conclu, avec un couple, cinq conventions portant donation de cinq chiens, à charge, notamment, de ne pas céder les animaux sans accord écrit de la SPA.

Le couple ayant vendu les chiens sans son accord, la SPA demandait la révocation des donations consenties.

Le couple faisait valoir que la clause des contrats subordonnant la cession de l’animal à l’accord écrit de la donatrice était abusive.

Ce n’est pas l’avis de la Cour de cassation.

Pour celle-ci, cette clause n’est pas abusive.

En effet, lorsqu’elle procède à un don d’animaux, la SPA agit à des fins qui n’entrent pas dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole, de sorte qu’elle n’a pas la qualité de professionnel au sens du code de la consommation.

On rappellera par ailleurs qu’une donation peut être assortie d’une condition, par exemple ne pas vendre le bien donné.

Bien entendu, la plupart du temps il est très difficile de faire en sorte de surveiller que les clauses des contrats soient respectées. Il y a un manque de moyen pour les suivis. Mais cela reste une très bonne nouvelle, d’une importance capitale !

Reste qu’il y a une certaine précarité juridique : on sait ce que le contrat n’est pas, on ne sait pas ce qu’il est… Toutefois, c’est une information très importante, que les gens dans les refuges doivent connaître.

Le docu-réalité canadien « Refuge animal »

Au Canada, la chaîne TVA propose depuis un mois un docu-réalité francophone sur un refuge pour animaux. L’émission est un succès, comme le constate le journal Métro dans l’article suivant.

On remarquera par contre que le journaliste n’a strictement rien compris à la dimension populaire de l’émission, à sa nature fondamentalement révolutionnaire de par ce qui est véhiculé comme esprit de compassion (même s’il faut souligner que le refuge pratique « l’euthanasie », c’est-à-dire en réalité la mise à mort des animaux « en trop »).

Pour lui, le principe de l’émission est simplement « nunuche ».

Constat inquiétant de notre télévision printanière : la télé-réalité Refuge animal, de TVA, est l’un des bons succès de la saison au niveau des cotes d’écoute.

Le projet piloté par Stéphane Fallu à l’animation rassemble plus de 700 000 personnes par semaine, loin devant les nouveautés de Radio-Canada.

Par contre, c’est compréhensible. On suit le quotidien d’un refuge pour animaux abandonnés et le parcours de plusieurs animaux jusqu’à leur adoption par une nouvelle famille. La formule est forcément gagnante : bons sentiments + animaux mal traités = succès.

On se demande même pourquoi une émission comme Refuge animal n’est pas sur la grille depuis plusieurs années déjà.

C’est plaisant à visionner, on s’attache aux petits animaux devant leur nouvelle vie et Fallu fait un travail honnête à l’animation – même si son rôle est plus celui d’un guide dans la vie de ce refuge et des personnes dévouées qui y travaillent.

De la télévision simple, efficace, vite consommée et vite oubliée.

C’est à se demander si ce genre de formule n’est pas le rêve mouillé d’un diffuseur. Un coût de production minimale, un succès très intéressant pour les publicitaires et aucun risque de controverses. Qui peut se fâcher contre un petit chien à l’air piteux?

C’est l’ABC d’un succès télévisuel au Québec. Consensuel, inoffensif et économique.

Chapeau TVA, je suis moi-même tombé dans le piège de visionner quelques épisodes pour savoir si oui ou non les petits chiens présentés trouveraient une nouvelle famille.

Un succès-surprise prévisible, de la «petite télé» de semaine qui meuble bien l’après-souper avant de se mettre quelque chose de plus consistant sous la dent. Ça s’attrape le mardi à 19h30.

Voici une vidéo de présentation de l’émission, sur laquelle on peut trouver des infos sur cette page de TVA, le site du refuge étant ici.

Été 2016 : vers les abandons d’animaux, encore…

Les faits sont les faits et porter son attention sur les refuges est un grand critère pour connaître la situation des animaux.

Or, on ne peut pas vraiment dire qu’on assiste à un engouement massif en leur faveur… A l’indifférence générale s’ajoute celle, pratiquement complète, de la part de la jeunesse…

Quant aux chiffres des abandons, ils empirent et avant l’été, c’est la grande inquiétude. Tous les refuges savent que c’est un pic, avec un peu moins de la moitié des abandons de l’année qui se font à ce moment-là. Qu’on ne parle pas après de problèmes financiers, d’allergie, etc. et de toutes ces excuses lamentables inventées pour tenter de justifier l’injustifiable.

Outre que c’est mensonger, cela fait passer pour des salauds les gens des refuges, qui ne sauraient pas comprendre la misère humaine. Quand une personne a des soucis pour s’occuper de l’animal dont elle s’occupe, elle pourrait s’adresser très aisément à des associations pour l’aider.

Sauf que l’animal reste, dans la conception dominante, une marchandise, une chose vite superflue. On se débarrasse alors de l’être vivant connaissant alors la détresse, avec plus ou moins de mauvaise conscience.

La mauvaise conscience : voilà la vraie réalité des pseudos excuses, de la lâcheté des figures ignobles de notre temps abandonnant des animaux.

Pour voir à quoi peut ressembler un tel abandon plein de mauvaise conscience, voici un exemple de l’année dernière à Mulhouse, où une personne se débarrasse d’animaux en les plaçant dans un refuge avant son ouverture… La lâcheté, le remords, mais dans tous les cas: l’acte condamnable!

Les abandons en 2015 ont connu, dans la mesure où l’on peut disposer de statistiques car celles-ci ne sont malheureusement pas centralisées, une augmentation de 25% par rapport à 2014.

Difficile de savoir réellement, cependant. Voici par exemple la situation d’un refuge à Autun :

Les campagnes de sensibilisation sont restées sans effet et n’ont pas fait diminuer le nombre des abandons d’animaux. Avec 92 abandons (deux chats et 90 chiens), l’année 2015 affiche une hausse de plus de 70 % par rapport à 2014 (20 chats et 34 chiens).

La situation est encore plus préoccupante, selon Jacques Mahon, président de l’association Les Amis des bêtes, au niveau des animaux errants confiés au refuge auprès les huit jours réglementaires de fourrière. 127 chats et 72 chiens sont passés par ce stade, avant cession au refuge pour 157 d’entre eux.

Rappelons encore une fois, par rapport au second paragraphe, que ce sont les associations qui font le travail que la société et l’Etat ne veulent pas assumer… Tout le monde se dédouane, sauf les amis et amies des animaux, en première ligne!

Quant aux lois, que voici pour rappel, on se doute qu’elles ne sont pas appliquées, car inapplicables sans moyens ni volonté…

Article. 521-1 du code pénal : Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non. Est également puni des mêmes peines l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement.

Article. 215-15 alinéa 7 du code rural : Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe le fait de détenir un chien né après le 6 janvier 1999 non identifié par un procédé agréé par le ministre en méconnaissance de l’article L. 212-10 et des dispositions prises pour son application.

Il faut mener la bataille pour les animaux !

La situation des animaux à Fort McMurray

[Si  vous vous êtes retrouvés à fuir Fort McMurray et qu’un animal de votre foyer est toujours là-bas, allez sur cette page remplir le formulaire pour les opérations de sauvetage.

La carte géographique pour fournir les informations quant aux animaux à aider se trouve ici.]

Le facebook d’actualité des sauvetages se trouve ici.]

C’est une nouvelle excellente et la preuve qu’une mobilisation démocratique en faveur des animaux sait triompher quand elle s’en donne les moyens !

Nous avions parlé de la terrible situation provoquée par l’incendie au Canada (Feux de forêt au Canada : des animaux abandonnés). La situation s’est renversée sous l’action populaire !

Voici ce que nous apprend le journal de Montréal : non seulement des équipes sont déjà allées livrer de la nourriture à Fort McMurray, mais il y a également un travail d’équipe pour aller chercher les animaux !

Des volontaires aidés par les services d’urgences ont commencé à identifier, extraire et transporter les animaux qui ont été laissés derrière lors de l’évacuation de la municipalité. Les bêtes vont ensuite être prises en charge par des spécialistes qui vont leur procurer des soins vétérinaires avant de les conduire dans les locaux de la SPCA [Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux] à Edmonton.

«Nous ne savons pas combien d’animaux devront être amenés ici, ni quelle quantité d’aide sera nécessaire dans le secteur d’Edmonton», a indiqué la société sur son site internet.

Une partie importante du travail de la SPCA est de réussir à identifier et retrouver les propriétaires des animaux. L’organisation a demandé à tous les propriétaires de remplir un formulaire disponible en ligne afin de faciliter son travail.

Avant cette opération de sauvetage, la SPCA s’était déjà rendue à Fort McMurray avec des camions remplis de nourriture pour chien, chats et toutes sortes d’espèces animales afin de venir en aide aux animaux abandonnés.

Il faut savoir qu’au milieu de la semaine dernière, il y avait déjà une équipe, la Fort Mac Fire – Pet Rescue, réussissant à ramener 230 animaux, afin de se faire chasser de la zone.

La police – qui est surtout focalisée sur le fait de bloquer la zone pour éviter les pillages et refuse toute activité non institutionnelle – a dû céder et accepter de l’aide associative.

On notera qu’une compagnie aérienne a accepté le transport de passagers animaux, comme le relate Radio Canada :

Des animaux de compagnie ont pu voyager en cabine avec leurs propriétaires dans un avion de la compagnie Canadian North qui évacuait des travailleurs d’un camp au nord de Fort McMurray.

Les 19 chiens, cinq chats et deux tortues se sont tenus dans les couloirs, sur les genoux ou au pied des voyageurs pendant les 53 minutes qu’il fallait pour rejoindre Edmonton depuis le site Albian Sands jeudi dernier.

La soute de l’avion n’avait pas suffisamment de place pour les mettre.

L’agente de bord Wanda Murray dit avoir effectué un décompte de ses 130 humains et des animaux avant le décollage. « Nous avions un Grand Danois, dit-elle. Ils se sont tous bien comportés. »

Un porte-parole de Canadian North, Kelly Lewis, constate qu’il est inhabituel d’avoir tant d’animaux en cabine, mais qu’il n’y avait pas d’autre choix : « Nous n’allions pas laisser les gens abandonner leurs animaux. »

Le brasier qui fait rage à Fort McMurray pourrait atteindre 3000 kilomètres carrés samedi. Il risque même de se propager en Saskatchewan.

La situation est bien sûr terrible encore. Les compte-rendus des gens fournissant leur code d’immeuble avec leur adresse, en décrivant la situation des animaux là-bas (leur nombre, le type de cages, etc.) est terrifiant.

Certains n’hésitent pas à mettre l’information comme quoi les clefs sont dans la boîte aux lettres et qu’il ne faut pas hésiter à forcer la porte au cas où !

La culpabilité est exprimée bien entendu également, même s’il est difficile de savoir pour l’instant encore comment tout cela s’est déroulé.

Il y a beaucoup à réfléchir à ce sujet et déjà une chose simple et évidente : il faut toujours avoir une boîte de transport de disponible chez soi en cas de souci, afin de ne laisser personne derrière !