• Etude sur le potentiel planétaire de l’aquaculture

Peut-on avoir deux mères?

Qu’est-ce qu’une mère? La définition obéit-elle à la Nature, ou faut-il dépasser celle-ci, en rejeter les fondements et parvenir à une définition « culturelle » – en partant alors du principe que Nature et culture s’opposent?

mere1Pour aborder la question, prenons un exemple pratique, avec le coupe d’Europe de football des équipes féminines qui s’est achevée dimanche dernier. Il s’agit d’athlètes de haut niveau, que rien ne distingue des hommes dans ce sport, à part un niveau technique encore faible en comparaison, mais elles courent autant, font autant de duels, l’agressivité sur le terrain y est peut-être même plus marquée, etc.

Or, qui dit sport de haut niveau amène la question de savoir comment combiner cela avec le fait d’être enceinte, d’avoir des enfants. Il y a le risque potentiel de perdre le fil ou d’interrompre une carrière à succès, de se « disperser », ce qui est bien sûr impardonnable aux yeux d’une société fondée sur la compétition. C’est la même problématique que dans les entreprises.

La joueuse de tennis belge Kim Clijsters est ainsi connue pour avoir été numéro un, fait une pause « bébé » en 2009, pour revenir avec succès ensuite. La joueuse de beach volley Kerri Walsh a trois médailles d’or et trois titres de championnes du monde, elle en aurait eu bien davantage sans trois « pauses bébé ».

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Le regrettent-elles? Sans doute pas, sinon elles ne l’auraient pas fait. Elles connaissaient forcément la pression existant à ce niveau. La question revient toujours sur la table, car la pression de l’esprit de compétition, de concurrence, d’accumulation de prestige et de gains, tout cela a ses exigences.

Parmi les femmes qui jouent la coupe d’Europe de football, très peu sont les femmes qui ont eu une maternité suivie d’une reprise : les islandaises Málfridur Sigurdadottir (trois enfants), Harpa Thorsteindottir (qui a eu son second enfant en février), Sif Atladottir (un enfant), l’Autrichienne Jasmin Pfeiler.

Le porte-parole officiel des 368 femmes membres des 16 équipes de la coupe d’Europe de football n’était même pas au courant. Il s’est vu poser la question de savoir s’il y avait des mères parmi les joueuses et sa réponse fut simple et même répétée deux fois, alors que pourtant elle est donc fausse : « No mothers. No mothers. »

mère 4Mais les corrections qui lui ont été faites dépassent ce à quoi on pouvait s’attendre, et c’est là que la question de la définition de ce qu’est une mère intervient.

L’équipe anglaise a en effet tout de suite remis en cause ces propos, la joueuse Casey Stoney étant « mère de deux enfants ». Mais le terme est-il le bon? Car c’est sa compagne Megan Harris qui a mis au monde les deux enfants en question.

Est-elle la mère, ou la compagne d’une mère?

L’équipe suédoise précisa également qu’il y avait de son côté deux « mères », sans plus de précisions. Mais là encore, le terme est une association d’idées seulement, puisque que si on regarde de quoi il en retourne, c’est Sabine, la compagne maritale de Hedvig Linthal, qui a eu un enfant, tout comme la compagne de Lisa Dahlqvist, Jessica Danielsson.

Le statut de mère est ici réduit à une formulation juridique simplement : femme ayant la responsabilité d’un enfant.

Il semble bien que cette définition tende à l’emporter. Ainsi, l’équipe hollandaise a félicité une de ses joueuses de la manière suivante en avril :

« Nous avons une mère dans notre équipe. La petite amie de Sherida Spitse a donné naissance à un bébé cette année. »

Il y a naturellement un souci ici, car il y a bien un père. Quels sont ses droits et devoirs, et dans quelle mesure l’enfant a-t-il accès à ses informations?

Mais il y a aussi cette question qu’il faut poser ici : qu’est-ce qu’une mère? D’un point de vue naturel, il s’agit d’une femme ayant porté un enfant qui est le sien. Il y a un lien affectif naturel, de par le fait que la vie donne la vie, qu’on porte un être vivant qui est le sien.

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Les partisans des mères porteuses disent ici qu’on peut faire en sorte qu’un femme porte
un enfant qui, sur le plan de l’ADN, n’est pas le sien. Que par conséquent on peut être mère sans porter l’enfant.

Mais dira-t-on alors que le footballeur Cristiano Ronaldo a été la mère de ses enfants, portée par mères porteuses? Car celles-ci, contre un gros chèque, ont disparu. Et qui est d’ailleurs la mère de ces enfants?

Est-il possible, comme lui, d’être simplement « père »? C’est bien sûr possible, puisqu’il le fait, mais ne faut-il pas considérer cela comme totalement fou?

Un père, mais aucune mère, comme si celle-ci n’avait jamais existé?

Mais donc, qu’est-ce qu’une mère? Certains diront : c’est celle qui s’occupe d’un enfant, qui en a la responsabilité. Mais pour autant, une femme adoptant un enfant en est-elle la mère? Une femme s’occupant d’un jeune enfant qui n’est pas le sien, par exemple lors d’un remariage, est-elle la mère?

Peut-on remplacer une mère, la changer par une autre, aussi simplement que cela? Une personne n’ayant jamais connu sa mère n’aurait-il aucun rapport avec elle?

mère 7Les exemples sont infinis et pour faire bref et ne pas se perdre dans le propos, voyons simplement qu’il n’y a que deux possibilités.

Soit on dit que la définition de père et de mère n’existe pas en soi, ne consistant qu’en une seule réalité : la responsabilité juridique d’un mineur. Père, mère sont alors des termes recouvrant simplement un statut juridique, celui au sens de « parent » comme tuteur légal.

Soit on dit que la définition de père et de mère correspond à la réalité naturelle de la procréation. Dans la Nature, il faut un homme et une femme pour avoir deux enfants, c’est la seule réalité et tout le reste n’est que contournement technique de cette réalité.

Dans le premier cas, il peut y avoir une mère comme deux mères, ce qui compte étant la responsabilité juridique et non pas le lien naturel (physiologique, affectif, etc.). Il ne peut y avoir aussi qu’une mère toute seule, qu’un père tout seul, deux pères, deux mères.

Dans l’autre cas, ce n’est pas possible. Même dans le cas de deux femmes vivant ensemble, il n’est pas possible de les appeler toutes les deux mères, car la réalité du rapport à l’enfant n’est pas le même. Ni du rapport tout court menant à cet enfant, puisqu’il faut forcément un père pour aboutir à la procréation.

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Encore faut-il pour cela reconnaître la Nature et ne pas considérer que ce qui compte, c’est le choix individuel d’une conscience abstraite vivant hors de la Nature.

On voit aisément comment une telle problématique est porteuse de choix historiques pour l’Humanité. Les religieux l’ont très bien compris et mènent des campagnes tambour battant, cherchant à détourner le respect de la Nature en quête mystique.

Les partisans de l’ultra-libéralisme l’ont très bien saisi aussi, expliquant que leur démarche de refus de la Nature permet de gagner de nouveaux droits… Comme celui du « droit à l’enfant ». Un droit qui peut passer par le droit de ne pas porter cet enfant, comme avec les mères porteuses.

Un tel panorama est terrible, car il amène forcément les partisans de la Nature à être pris entre le marteau des religieux et l’enclume des « modernes ». Les véritables athées, qui ne reconnaissent que la Nature, doivent affronter les religieux comme les existentialistes qui trouvent un sens à leur vie uniquement dans l’individualisme.

mère 6Tant les religieux et les existentialistes seront par conséquent forcément anti-écologistes, car le seul moyen d’être écologiste, c’est de reconnaître la Terre comme mère, comme lieu abritant la vie et la protégeant de par sa nature d’ensemble où tout est lié.

Les uns parleront par contre de Dieu, les autres de leur petit moi et de leurs « choix ». Jamais ils ne se sentiront liés à la défense d’un animal à l’autre bout de la planète, ou même d’une plante en bas de chez eux!

Les uns voient la mère comme celle qui est soumise au père, les autres abandonnent la notion de mère et de père. Dans tous les cas, la réalité naturelle leur échappera, car ils refuseront toujours de reconnaître les faits – au profit d’un « Dieu », au profit d’un « choix personnel ».

Culture : Memento mori (Hunters will be hunted)

Le groupe « Culture »

La Floride a connu une importante vague musicale de metalcore dans les années 1990, en particulier la ville de Miami, où la scène a été relativement importante, dans un climat de violence propre à la brutalité des grandes métropoles, en particulier aux États-Unis.

La culture vegan straight edge y a été significative, avec notamment le groupe ayant justement pris le nom de « Culture ». Il a eu une certaine influence, certains musiciens faisant une carrière musicale.

Le single « Deforestation »

Le groupe a sorti plusieurs albums, mais la chanson « memento mori » présente sur le single « Deforestation » sorti en 1996 a marqué les esprits. Nous la présentons ici, avec la musique et les paroles, ainsi que la reprise qui vient d’en être faite par le groupe xElegyx, également de Floride.

« Memento mori » signifie en latin «  souviens-toi que tu vas mourir ». Cette expression désigne tout un genre de peintures et de poèmes qui appellent à reconnaître la « vanité » de la vie.

Seule compterait la vie éternelle et donc il faut se tourner vers la religion, en abandonnant ses préoccupations « terrestres ».

La chanson renverse la perspective, puisqu’on retrouve le thème très classique dans la culture vegan straight edge des années 1990, celui de la rétribution. La violence des chasseurs doit être rétribué : « œil pour œil, dent pour dent » ; pour instaurer la justice, il faut écraser les oppresseurs en renversant la violence qu’ils assument contre les animaux.

Voici les paroles de « Memento mori », avec la musique de Culture, puis du groupe xElegyx. Suit la chanson « Hunters will be hunted », qui reprend les paroles clefs de la chanson, par le groupe Heaven Shall Burn.

Ce groupe, qui a eu un succès important, est constitué de vegans, tout en ayant certains musiciens invités uniquement végétariens, pratiquement tous sont également straight edge. Cependant, il ne s’est pas défini stricto sensu comme un groupe relevant de la démarche « vegan straight edge », comme par exemple Culture ou xElegyx.

Hunters will be hunted
Blood spilled for blood
In my mind
Your end is justified
Les chasseurs vont être chassés
Le sang répandu pour le sang
Dans mon esprit
Votre fin est justifiée

No exceptions
No acceptance
No forgiveness
Your merciless sport
Pas d’exceptions
Pas d’acceptation
Pas de pardon
Ton sport sans pitié

Blood spilled for blood
Your blood for their blood
Blood spilled for blood
In the name of recreation
Le sang répandu pour le sang
Ton sang pour leur sang
Le sang répandu pour le sang
Au nom du loisir

I deny
I deny it
Je refuse
Je le refuse

I’ve heard it said
That life is a series
Of trade-offs
J’ai entendu dire
Que la vie est une série
De compensation

Your life for theirs
Seems only fair
Your life for theirs
Seems only fair
Ta vie pour la leur
Cela semble tout à fait juste
Le sang répandu pour le sang

Blood spilled for blood
Le sang répandu pour le sang

Voici l’excellente reprise par xElegyx ; il s’agit de la seconde chanson dans le lecteur.

Voici la chanson du groupe Heaven Shall Burn « Hunters will be hunted », dont les paroles du début disent donc :

This is the end of all endurance
No mercy for assassins
Violence against violence
And hunters will be hunted
Until the slaughter ceased to be
C’est la fin du fait d’endurer
Pas de pitié pour les assassins
La violence contre la violence
Et les chasseurs seront chassés
Jusqu’à ce que le massacre ait cessé

L’architecture vue par les pigeons, par Basile Plumagile

Basile Plumagile est un pigeon qui voyage et décrit des constructions humaines marquantes.

Il raconte ainsi le Taj Mahal, la tour Eiffel, le Colisée à Rome, la Maison sur la cascade de Frank Lloyd Wright, Beaubourg à Paris, des bâtiments publics de Brasilia, l’opéra de Sydney, la Sagrada Familia de Barcelone, la muraille de Chine…

L’auteur réel, l’américaine Stella Gurney, est allé jusqu’au bout de son raisonnement : c’est justement Basile Plumagile qui est l’auteur officiel de cet ouvrage destiné aux enfants autour de sept ans.

L’oiseau se présente même comme envoyé officiellement par la maison d’éditions Phaidon pour son enquête et réaliser l’ouvrage (qui coûte 19,95 euros).

Tout l’esprit de l’oeuvre rejoint cette excellente mise en perspective, Basile expliquant de manière fort sympathique que les pigeons sont des « animaux intelligents et doux » et qu’il va justement le montrer en donnant aux hommes un petit cours d’architecture.

L’approche est ouvertement engagée et dans sa présentation, Basile Plumagile raconte même :

« J’espère te transmettre, au fil de notre périple, ma passion pour les monuments, et que tu saches qu’il y a plus à découvrir sur les pigeons que tu n’aurais pu l’imaginer, beaucoup plus… »

Voilà une démarche excellente et on a donc Basile qui survole au fur et à mesure des bâtiments, les présentant de manière détailléeà chaque fois, le tout avec des dessins bien amenés de la japonaise Natsko Seki.

Voici un exemple, avec le « Patchwork aux merveilles », nom que Basile donne à la cathédrale de Canterbury.

« Ce matin, je me suis envolé, ailes déployées, pour la côte sud-est de l’Angleterre.

Malgré ma tristesse de quitter ma chère Elsa et mes amis, j’avais hâte d’entamer mon voyage. Et quoi de plus beau pour commencer que la cathédrale de Canterbury ?

Tout l’intérêt d’une cathédrale, vois-tu, est de faire en sorte que les visiteurs soient émerveillés par la gloire des cieux, et effrayés par les horreurs de l’enfer.

Une cathédrale est en fait une immense machine médiévale à effets spéciaux, un peu comme lorsque la scène la plus incroyable d’un film en 3D te cloue à ton fauteuil, sauf qu’il s’agit ici de pierre et de vitraux.

J’ai aperçu de loin les hautes flèches ornementées de l’imposante cathédrale. En m’approchant au-dessus de la ville, profitant d’une brise aux senteurs marines, alors que le soleil se réfléchissait sur les immenses vitraux, un frisson d’impatience m’a traversé.

Commencée en 597, la cathédrale a été de nombreuses fois reconstruite et agrandie au fil des siècles et dans de nombreux styles différents.

L’archevêque de la cathédrale est le chef de l’Église d’Angleterre. Pendant des centaines d’années, ce statut a représenté un pouvoir équivalent à celui du roi.

Chaque nouvel archevêque a voulu ainsi laisser sa propre empreinte sur l’édifice pour marquer son territoire, un peu comme les chiens font leurs besoins sur les lampadaires, mais de façon bien plus élégante.

Des centaines de touristes se pressent toujours dans la cathédrale. En sautillant, j’ai réussi à franchir les anciennes portes en bois de l’entrée avant de me cacher sous un banc.

Ouah ! Impressionnant ! Je peux te dire que les effets spéciaux fonctionnent ! Il y a tant de belles choses à voir que je ne savais plus où regarder…

Dans la crypte, je me suis retrouvé face à un monstre hideux. Heureusement, ce n’était qu’une statue très réaliste, façonnée par des tailleurs de pierre du Moyen Âge pour que les croyants aient peur de l’enfer.

Quand j’ai vu un énorme lutrin (un pupitre pour poser les livres) de bronze en forme d’aigle prêt à s’envoler, mon sang n’a fait qu’un tour.

Épuisé par tant d’émotions, je suis sorti, chancelant, pour me reposer sur la tombe d’une certaine Mme Spurgeon. Cette cathédrale est d’une beauté à couper le souffle, et de combien d’édifices peut-on dire cela ? »

Comme on le voit, Basile donne son avis et il n’hésite pas à constater que de prime abord, il a trouvé Beaubourg et ses tuyauteries bien affreux…

Mais il apprécie l’endroit, pour une raison pratique montrant la subtilité pro-pigeons de l’auteur :

« Sur la place, les passants et les pigeons peuvent s’asseoir ou se promener alors que le reste du quartier est très construit. »

Dans l’image suivante, qui montre la Sagrada Familia de Barcelone, on voit les oiseaux qui sont posés sur le bâtiment de manière symbolique, en train de discuter avec Basile : une belle manière de défendre les pigeons et leur droit à vivre en ville.

Lorsque Basile est au Colisée, il n’oublie pas de mentionner les animaux massacrés :

« Fascinant !

Mais je suis partagé.

D’un côté j’admire la taille colossale du Colisée et sa beauté. (….)

Mais de l’autre, je n’arrive pas à croire ce qui s’y passait !

Rou !

Pendant cinq siècles, des spectateurs se sont réjouis en regardant des gens s’entre-tuer et des hommes mettre en pièces des lions, des tigres et des éléphants. »

On notera que d’une certaine manière, l’ouvrage est une allusion à la belle fable des deux pigeons, car après avoir voyagé il s’empresse de retourner chez sa compagne Elsa, tout comme le pigeon de la fable retourne chez sa compagne après s’être imaginé qu’il avait besoin de davantage de choses à voir…

La conclusion est, par ailleurs, admirable. La voici, elle est très belle et rien qu’elle mérite la large promotion de l’ouvrage.

« Si tu ne devais retenir qu’une chose, sache que l’architecture est faite pour toi, que les édifices sont faits pour que tu les utilises et les admires, et que ce que tu en penses est important.

Bien sûr, ce que tu penses des pigeons est tout aussi important. J’espère que ton opinion aura changé depuis notre première rencontre.

La prochaine fois que tu vois un pigeon, fais-lui un petit clin d’oeil : il te répondra sûrement d’un petit hochement de tête.

Je ne porte pas toujours mon chapeau, tu sais… »

C’est donc un très bel ouvrage, indéniablement à conseiller, à acheter, à offrir!




Norouz, le nouvel an persan

Le 21 juin, c’est l’arrivée du printemps et dans l’aire culturelle persane, cela est fêté de manière grandiose.

C’est une fête très ancienne (autour de trois mille ans), qui date bien entendu d’avant le triomphe du monothéisme.

L’origine du mot employé, Norouz, vient d’ailleurs d’une très vieille langue, l’avestique, les racines étant modifiées pour donner « no », « nouveau », et « rouz », le jour.

L’UNESCO a placé en 2006 cette fête sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. En voici la présentation, qui souligne la célébration de la Nature, du renouveau de la vie.

Le Novruz, ou Nowrouz, Nooruz, Navruz, Nauroz, Nevruz, marque le nouvel an et le début du printemps dans une zone géographique très étendue, comprenant, entre autres, l’Azerbaïdjan, l’Inde, l’Iran, le Kirghizistan, le Pakistan, la Turquie et l’Ouzbékistan.

Il est fêté chaque 21 mars, date calculée et fixée à l’origine en fonction des études astronomiques.

Le Novruz est associé à des traditions locales diverses, par exemple l’évocation de Jamshid, roi mythologique d’Iran, à des nombreux récits et légendes.

Les rites qui l’accompagnent dépendent des lieux, depuis les sauts par-dessus les feux et les ruisseaux en Iran jusqu’aux marches sur la corde raide, le dépôt de bougies allumées à la porte de la maison, en passant par des jeux traditionnels, tels que des courses de chevaux ou la lutte traditionnelle pratiqués au Kirghizistan.

Chants et danses sont presque partout la règle, ainsi que des repas semi-sacrés familiaux ou publics.

Les enfants sont les premiers bénéficiaires des festivités et participent à nombre d’activités comme la décoration d’œufs durs.

Les femmes jouent un rôle central dans l’organisation et le déroulement du Novruz, ainsi que dans la transmission des traditions.

Le Novruz promeut des valeurs de paix, de solidarité entre les générations et au sein des familles, de réconciliation et de bon voisinage, contribuant à la diversité culturelle et à l’amitié entre les peuples et les différentes communautés

Ce dernier point est très important, car le Novruz est une fête concernant tout son entourage, comme l’UNESCO le souligne. Il y a une portée universelle, dans un rapport avec la Nature qui est assumé.

Une importante tradition propre à cette période veut que les individus se rassemblent autour d’une table, décorée d’objets qui symbolisent la pureté, la clarté, la vie et la richesse, pour partager un repas avec leurs proches.

Les participants portent à cette occasion de nouveaux vêtements et rendent visite à leurs parents, notamment à ceux qui sont âgés, et à leurs voisins.

Des cadeaux, surtout destinés aux enfants, sont échangés ; il s’agit généralement d’objets fabriqués par des artisans.

Le nawrouz inclut également des spectacles de musique et de danse donnés dans la rue, des rituels publics faisant intervenir l’eau et le feu, des sports traditionnels et la fabrication d’objets artisanaux.

La fête dure douze jours et la tradition veut que le 13ème, on aille pique-niquer ; c’est le sizdah, « passer le treizième jour à l’extérieur ». Les jeunes filles célibataires font même des noeuds dans le gazon, pour espérer être marié dans l’année.

On l’a compris, le printemps c’est le retour de la vie, de la fertilité. Aller pique-niquer collectivement, c’est un retour à la Nature, la végétation étant particulièrement valorisée dans la culture persane, historiquement pas du tout tourné vers les animaux par contre.

Voici la liste des éléments utilisés désormais pour cette fête en Iran, présentée par la revue de Téhéran, et qui tournent justement autour de la fertilité. Même la religion a dû céder devant la force de cette fête célébrant la vie…

La tradition principale de Norouz est la disposition des haft sin. Il s’agit de sept éléments dont le nom commence par la lettre « s » ou sin de l’alphabet persan.

On les dispose sur une nappe sur la table et ils y restent jusqu’au 13e jour après le nouvel an.

Le plus souvent, on décore la table avec d’autres objets tels que des œufs colorés (symbole de fertilité), des bougies (bonheur), des poissons rouges (vie), ainsi qu’avec le Coran, le Divân de Hâfez ou le Shâhnâmeh et un miroir.

Voici quelques objets avec lesquels les Iraniens décorent leur table de haft sin :

sabzeh – germe de blé ou lentille poussant dans un plat (symbole de la renaissance)

sir – ail (symbole de la médecine)

samanou – crème très sucrée faite avec des germes de blé (symbole de l’abondance)

senjed – fruit séché du jujubier (symbole de l’amour)

somâq – baies de sumac (symbole de la couleur du lever du soleil et santé)

sib – pomme (symbole de la beauté et bonne santé)

serkeh – vinaigre (symbole de l’âge et la patience)

sonbol – jacinthe (symbole de l’arrivée du printemps)

sekkeh – pièces de monnaie (symbole de la prospérité et de la fortune)

Voici une représentation idéalisée sur un mode conservateur de cette fête, dans une lecture moins festive. On peut y voir toutefois les éléments décrits pour le haft sin.

Voici une petite présentation en vidéo résumant le principe du norouz.

On notera également que la veille du dernier mercredi avant la fête de Norouz, il y a une fête appelée « Chaharshanbe suri », où les gens sautent au-dessus de feux improvisés.

Voici la présentation par le site Persiennes, afin de saisir le principe :

L’Iran connait les derniers jours de l’an 1394 du calendrier perse, et ce soir, le dernier mardi soir précédant Norooz (le nouvel an perse) c’est « Chaharshanbe suri  » ou, la Fête du Feu.

Un soir où l’Iran brille, dans la joie. Des feux sont allumés sur les places des villes, des feux d’artifice éclatent ça et là.

Le feu symbolisant l’espérance, un bonheur qui irradie la nouvelle année.

Un feu qu’on défie, en sautant au dessus de brasiers et en récitant la phrase traditionnelle : « Zardie man az to, Sorkhie to az man » signifiant « je te donne ma couleur jaune, tu me donnes ta couleur rouge ».

Confier ainsi sa pâleur, sa fatigue et prendre toute la bonne énergie du feu qui crépite, pour une nouvelle année pleine de force.

C’est une fête populaire avec des pétards, des feux d’artifice, des sucreries qui sont données : l’Adjilé Moshkel Gosha (un mélange de noisettes, de noix de cajou, de noix, de pistaches, de raisins secs et de mûres blanches séchées). Il y a de grandes variations selon les régions, avec d’autres traditions s’y ajoutant.

Concluons justement avec une histoire, pas du tout végane malheureusement malgré son culte de la vie, qui est une version kurde d’une légende persane, racontée notamment dans le fameux Livre des Rois de Ferdowsi.

Ici Zahak devient Dehak et Kaveh devient Kawa, mais la particularité surtout est que cette histoire est précisément ce qui est célébrée dans l’équivalent kurde du Norouz, le Newroz.

Il y a bien longtemps, entre les deux grands fleuves du Tigre et de l’Euphrate, était une terre appelée Mésopotamie.

Au-dessus d’une petite ville dans la montagnes de Zagros, était un énorme château de pierre avec des grandes tourelles et de hauts murs foncés.

A l’intérieur de ce château, vivait un roi cruel nommé Dehak. Ses armées terrorisaient toutes les personnes vivant sur ses terres.

Tous les rois précédents avaient été bons et avaient encouragé le peuple à irriguer la terre et à maintenir leurs champs fertiles.

C’est pendant le règne du roi appelé Djamshid que les choses ont commencé à changer. De part ses actions, il a perdu la faveur de son peuple. Un esprit du mal appelé Ahriman, saisi cette chance, choisi Dehak pour succéder au trône et tue Djamshid.

Le mauvais esprit, déguisé en cuisinier, alimentait Dehak avec le sang et la chair des animaux. Un jour Dehak l’a complimenté sur ses plats de viande . Il l’a remercié et a demandé de lui embrasser ses épaules. Ce que Dehak accepta.

A ce moment là, deux serpents noirs géants sont apparus sur ses épaules. Dehak fut terrifié et a tout essayé pour s’en débarrasser. Lorsqu’il les coupaient, ils réapparaissaient aussitôt.

Ahriman (le mal) déguisé en tant que médecin et a indiqué à Dehak qu’il ne pourrait jamais se débarrasser des serpents ; et que, quand ils auront faim, ils devraient être nourris de cerveaux de jeunes garçons et filles.

Depuis ce jour noir, tous les jours, deux enfants étaient choisis parmi les villes et les villages autour du château. Leurs cerveaux ont été placés aux portes de château et placés dans un grand seau en bois et donnés au serpents.

Depuis ce jour, le soleil a refusé de briller. Les récoltes, les arbres et les fleurs se sont défraîchis. Les pastèques géantes qui s’étaient développées là pendant des siècles se sont décomposées. Les paons et les perdrix qui avaient l’habitude de se pavaner autour des arbres géants de grenades étaient partis.

Près de ce château, vivait un forgeron. Son nom était Kawa. Dehak avait déjà pris 16 de leurs 17 enfants.

Un jour l’ordre est venu du château que la dernière fille de Kawa devait être tuée et son cerveau apporté à la porte de château dès le jour suivant.

Kawa a réfléchi toute la nuit comment sauver sa dernière fille des serpents de Dehak.

Il a eu une idée… Le matin suivant il est monté sur son cheval, tirant lentement le chariot avec les deux seaux en métal pour les emmener jusqu’au château.

La porte du château s’ouvrit, et deux gardes ont pris les seaux et les ont ramenés dans le château. Les cerveaux ont été donnés aux deux serpents affamés.

Quand Kawa est revenu à la maison il a trouvé son épouse se mettre à genoux devant un feu de bois et pleurait. Il s’est mis également à genoux et a doucement soulevé son grand manteau de velours. Sous ce manteau, y avait leur fille.

Au lieu de sacrifier sa propre fille, Kawa avait sacrifié un mouton et avait mis le cerveau du mouton dans le seau en bois. Et personne n’avait rien remarqué.

Bientôt, tous les citadins ont entendu parler de ce stratagème.

Ainsi, à chaque fois que Dehak exigeait un sacrifice d’enfant, ils ont tous fait la même chose. Ainsi, des centaines d’enfants ont été sauvés.

Ils se sont tous réfugiés dans la montagne de Zagros, là où personne ne pourrait les retrouver. Ils ont appris comment survivre avec leurs propres moyens. Ils ont appris comment monter les chevaux sauvages, comment chasser, pêcher, chanter et danser.

Kawa leur a également appris à se battre pour un jour en finir avec ce roi tyran. Le temps s’est écoulé, et l’armée de Kawa était prête à commencer leur marche vers le château. Ils ont rapidement maîtrisé les hommes de Dehak et kawa a coupé la tête de ce méchant roi.

Il est alors monté tout en haut de la montagne, a allumé un grand feu pour dire aux habitants de la Mésopotamie qu’ils étaient libres.

Sur ce, des centaines de feux ont été allumées pour faire circuler le message. Les flammes se sont élevées haut dans le ciel. L’obscurité avait disparue.

Les fleurs ont lentement commencé à s’ouvrir. Les pastèques ont se sont développées, comme elles l’avaient fait pendant des siècles auparavant. Les aigles sont revenus et ont volé parmi les crêtes de la montagne.

Les feux ont brûlé de plus en plus haut. Le peuple a chanté et dansé au son des tambours en cercle autour des ces feux. Maintenant ils étaient libres.

Interview de xREIGNx à l’occasion de leur demo

A l’occasion de la sortie de leur demo, voici une interview du groupe américain xREIGNx de San Diego, qui pratique une musique résolument dans l’esprit de la scène vegan straight edge des années 1990.

Accompagnant cette interview, nous présentons les paroles des chansons de la demo, avec leurs traductions.

1.Peux-tu présenter le groupe, comment il s’est fondé comme projet et quel est son identité ?

Matt A est au chant, Matt L joue de la basse, Justin est le batteur et Rex est le guitariste. Chacun d’entre nous voulait depuis longtemps être dans un groupe de musique vegan straight edge militant ; en fait, c’était le seul projet dans lequel nous étions tous prêt à nous investir.

Nous sommes tous xVx depuis des années. Certains d’entre nous se sont rapprochés de l’idée d’un groupe pendant plusieurs années, mais n’ont jamais mis l’énergie pour réaliser cela.

Maintenant que c’est réel, cela m’a personnellement ouvert les yeux sur la nouvelle génération vegan straight edge, qui est mondiale. C’est rafraîchissant à voir.

J’espère que cela continuera jusqu’à constituer un élan. Peut-être que des jeunes écoutant du hardcore standard peuvent être introduits au véganisme et au straight edge, puis espérons-le aller plus loin et commencer à remettre en cause les institutions.

Si cela ne se produit pas, nous espérons au moins avoir fait une contribution positive à la lignée hardcore vegan straight edge.

2. Votre choix musical est vraiment portée sur le punk hardcore, avec l’objectif clair d’exprimer une certaine attitude rebelle à contre-courant. Quelles sont vos sources d’inspiration, pour la musique et les paroles ?

Nous sommes massivement influencés par la scène locale en Californie du sud. L’époque du label New Eden Records : Tears of Gaia, Purified in Blood, 7 Generations (demo) était très bien ; Excessive Force, Adamantium.

Nous avons grandi en allant au Che Cafe à San Diego [un lieu alternatif de réunions et de concerts, sans alcool], pour voir des groupes comme Find him and kill him, Over my dead body et Tamora. Nueva Etica est un de nos favoris, ils détruisent tout et représente bien l’Amérique du Sud. Purification, Undying, Day of suffering… Tous les grands groupes xVx.

3. Parle nous du symbole Θ que vous avez choisi, comme beaucoup de gens vegan straight edge. Comment le comprenez-vous ?

C’est le symbole de l’écologie. Il a été dessiné dans les années 1960 et a été utilisé par de nombreuses organisations environnementalistes (y compris des groupes hardcore vegan).

Évidemment, l’un des arguments pour le véganisme est son impact environnemental bien moins grand que celui des fermes-usines conventionnelles.

Le symbole de l’écologie a été utilisé pour représenter l’Ordre Naturel / la Loi Naturelle.

La philosophie de l’écologie profonde reconnaît la valeur intrinsèque à toute vie et souligne la coexistence vis-à-vis de l’exploitation.

La libération de la Terre, la libération animale, la libération humaine, tout cela doit commencer avec ce principe comme noyau.

4. Comment voyez-vous la situation actuelle dans le monde pour le mouvement vegan straight edge ?

Nous ne sommes pas certains de pouvoir évaluer cela de manière adéquate, mais à mon avis il y a l’espoir que la communauté xVx à travers le monde grandira et ne se limitera pas à des thèmes politiques précis.

Il s’agit de s’étendre et de coopérer avec d’autres mouvements et communautés. Et vu comment le véganisme commercial largement s’est largement répandu ces quinze dernières années, espérons que les gens resteront dans la course et auront moins d’excuses pour capituler.

5. En France, beaucoup de gens ont été choqués par la décision de Donald Trump de rejeter les accords de Paris sur le climat. Quelle est la situation des gens conscients aux États-Unis ?

Les surprises de Trump ne viennent pas comme des surprises, c’est tout son mode opératoire en fait. Les Etats-Unis ont connu une grande polarisation de par son élection.

C’est une honte que les blancs de la classe ouvrière ont été – de nouveau – trompés, en croyant que les hommes blancs riches se préoccupent tout, en présentent des boucs-émissaires.

Il semble qu’une série d’événements similaires se soient déroulés au Royaume-Uni, juste en ce moment. Personnellement je ne m’occupe pas vraiment de la politique en général ou de la politique du pays en-dehors d’un cycle électoral. Les élections au niveau de l’État et les municipales semblent plus concrètes, le changement, s’il y en a, a plus de chances d’être vu ou ressenti.

Voici les paroles des chansons de la demo, dans leur ordre sur celle-ci.

Voici les paroles de la chanson « Upper Echelon« , « Échelon supérieur ».

Life reduced to resource
Bled dry for capital
La vie réduite à une ressource
Saignée pour le capital

Week after week. check to check.
never gaining ground. we create.
They dictate,
and we’re extorted for their fucking privilege
Semaine après semaine. Echec apès échec.
Ne gagnant jamais de terrain. Nous créons.
Ils dictent,
et nous sommes extorqué pour leur saleté de privilège

Socialize the burden while concentrating wealth
Power won’t be granted
Power must be seized
Socialiser le fardeau pendant que se concentre la richesse
Le pouvoir ne sera pas accordé
Le pouvoir doit être saisi

The enemy won’t capitulate to ever meet our needs
Speaking truth to power never changed a thing
Les ennemis ne se résoudront jamais à répondre à nos besoins
Dire la vérité au pouvoir n’a jamais rien changé

For those who dare to organize
They’ll “make the economy scream”
Power won’t be granted
Power must be seized
Pour ceux qui osent s’organiser
Ils vont faire « hurler l’économie »
[« make the economy scream » est le titre d’un documentaire sur le rôle de Nixon et de la CIA dans le coup d’Etat de Pinochet au Chili]
Le pouvoir ne sera pas accordé
Le pouvoir doit être saisi

Speaking truth to the enemy won’t change a thing
They take relentlessly until there’s nothing left
Pummel unrepentant abusers into the ground
Dire la vérité à l’ennemi n’a jamais rien changé
Ils accaparent implacablement jusqu’à ce qu’il ne reste rien
Frapper les agresseurs impénitent à terre.

Voici les paroles de la chanson « Complicit« , « Complice ».

When the excuse of ignorance has run its course
You can comfort yourself with the affirmation:
“that’s just the way the world is”
if not by your hands then by those of another.
So why waste the effort?
Lorsque l’excuse de l’ignorance a fait son temps
Vous pouvez vous réconfortez en vous disant :
« C’est comme ça que le monde marche »
Si ce n’est de vos mains alors de celles d’un autre
Alors pourquoi faire des efforts inutiles ?

Complacent means complicit
La complaisance signifie la complicité

Idle hands still assist in the wringing of necks
Unmoving feet still weigh heavy on the backs of the oppressed
Your own passive acceptance reinforces the notion that this cruelty is
An unfortunate necessity
Les mains paresseuses prêtent secours au tordage de cous
Les pieds immobiles pèsent lourd sur le dos des opprimés
Votre propre acceptation passive renforce l’idée que cette cruauté est
Une malheureuse nécessité

And so bloodshed continues
Factories remain rooted
Torture and slaughter, unchallenged
Et ainsi l’effusion de sang se poursuit
Les usines continuent à être soutenu
La torture et le massacre, incontestés

Complacent means complicit
La complaisance signifie la complicité

Spectator. Consumer. Killer
Spectateur. Consommateur. Tueur.

Voici les paroles de la chanson « No absolution« , « Pas de pardon ».

You’re no keeper of peace, but a protector of cutthroat suppression
Belligerant arm of the law
An enemy lurking in plain sight
You’re no savior, but a terrorist with a lust for control and domination
Tu n’es pas un gardien de la paix, mais un protecteur d’assassinats
Le bras belligérant de la loi
Un ennemi qui se cache à vue
Tu n’est pas un sauveur, mais un terroriste avec un désir pour le contrôle et la domination

Predicated on a falsehood of protection
Cultivating subservience through violence and fear
Fuck you, motherfucker
Fondé sur un mensonge de protection
Cultivant l’asservissement par la violence et la peur
Je t’emmerde, ordure

Power-hungry, gun-wielding fascist
Obedient servant one directive away from brutality
Fasciste brandissant une arme, assoiffé de pouvoir
Serviteur docile toujours prêt à la brutalité

Demanding of respect and admiration
You’ve earned nothing but contempt
I reject your lie. i reject your power
Recherchant le respect et l’admiration
Tu ne mérite rien d’autre que le mépris
Je rejette ton mensonge. Je rejette ton pouvoir.

I long for the day your dominion crumbles
A day of retribution for those you’ve made to suffer
J’attends impatiemment le jour où ta domination s’écroulera
Un jour de réctribution pour ceux que tu as fait souffrir

No sympathy
No understanding
No absolution for a single one of you
Pas de sympathie
Pas de compréhension
Pas de pardon pour un seul d’entre vous

Voici les paroles de la chanson « Proclamation » .

I refuse to surrender to comfort and docile conformity
Je refuse de me soumettre au confort et à la conformité docile

Social engineering. normalized violence.
profits prioritized over personal and collective well-being.
L’ingénierie sociale. La violence normalisée.
Les profits prioritaires sur le bien-être personnel et collectif.

It’s more than a personal choice
or some pious notion of purity
This is my uncompromising stance
An adamant opposition to your tradition of enslavement
C’est davantage qu’un choix personnel
ou qu’une notion pieuse de pureté
C’est mon point de vue intransigeant
Une opposition inflexible à votre tradition d’asservissement

I deny you validation.
I deny you my life
Je vous dénie toute validité.
Je vous dénie ma vie.

I don’t want escape.
i don’t want pacification.
i want to burn your whole fucking world down.
burn it down
Je ne veux pas m’échapper.
Je ne veux pas de pacification.
Je veux brûler jusqu’aux fondations votre horrible monde.
Le brûler jusqu’aux fondations.

Straight edge
Straight edge

To you it’s a joke.
you wait for the day i fall
and give in to the misery and consumption
that suffocates life
Pour toi c’est une plaisanterie
tu attends le jour où je tombe
Et où je plonge dans la détresse et la consommation
qui fait suffoquer la vie

But i could never sell out
that which means so much to me
I will never break
Mais je ne pourrai jamais trahir
ce qui signifie tellement pour moi
Je ne capitulerai jamais

I will never break
We will never break
Je ne capitulerai jamais
Nous ne capitulerons jamais

xReignx : Proclamation

Voici les paroles d’un groupe américain de San Diego, xReignx. La chanson s’intitule « Proclamation » et formule le refus de capituler, de maintenir le cap de la morale vegan straight edge.

Il s’agit ici de la quatrième chanson.

I refuse to surrender to comfort and docile conformity
Je refuse de me soumettre au confort et à la conformité docile

Social engineering. normalized violence.
profits prioritized over personal and collective well-being.
L’ingénierie sociale. La violence normalisée.
Les profits prioritaires sur le bien-être personnel et collectif.

It’s more than a personal choice
or some pious notion of purity
This is my uncompromising stance
An adamant opposition to your tradition of enslavement
C’est davantage qu’un choix personnel
ou qu’une notion pieuse de pureté

C’est mon point de vue intransigeant
Une opposition inflexible à votre tradition d’asservissement

I deny you validation.
I deny you my life
Je vous dénie toute validité.
Je vous dénie ma vie.

I don’t want escape.
i don’t want pacification.
i want to burn your whole fucking world down.
burn it down
Je ne veux pas m’échapper.
Je ne veux pas de pacification.
Je veux brûler jusqu’aux fondations votre horrible monde.
Le brûler jusqu’aux fondations.

Straight edge
Straight edge

To you it’s a joke.
you wait for the day i fall
and give in to the misery and consumption
that suffocates life
Pour toi c’est une plaisanterie
tu attends le jour où je tombe
Et où je plonge dans la détresse et la consommation
qui fait suffoquer la vie

But i could never sell out
that which means so much to me
I will never break
Mais je ne pourrai jamais trahir
ce qui signifie tellement pour moi
Je ne capitulerai jamais

I will never break
We will never break
Je ne capitulerai jamais
Nous ne capitulerons jamais

Des élections législatives sans lisibilité du côté écologiste

Les élections législatives se sont déroulées hier et il est arrivé une chose assez étrange : nous avons reçu de très nombreux mails à ce sujet.

Des gens, des journalistes, des institutions mêmes, nous ont pris pour tel ou tel parti politique se revendiquant de l’écologie.

Tel électeur dit avoir voté mais attend plus, telle électrice demande pourquoi il n’y avait pas de bulletin dans l’enveloppe qu’elle a reçu, telle autre s’étonne de l’absence de candidat.

Tel journaliste d’une grande chaîne de télévision demande une photo de tel candidat, telle chambre de commerce et d’industrie propose d’envoyer une plaquette à tous les candidats, tel quotidien régional de grande importance demande les coordonnées de tel candidat (il y a plusieurs cas).

Il y a même eu une société s’occupant, selon ce qu’elle dit, de la mise sous enveloppe des circulaires et bulletins de vote pour les élections législatives….

Le fait de recevoir des mails étranges n’est pas nouveau : LTD est très lu et de ce fait, il y a aussi beaucoup de gens lisant de travers. Cela est même allé jusqu’à quelqu’un proposant de rejoindre un collectif « écologiste » du Front National : en fait, il y a un article qui critiquait ce collectif, et la personne a mal lu… ne l’a pas vraiment lu… C’est difficile à dire.

Mais apparemment il en va de même pour les journalistes. En fait, c’est aussi un problème de lisibilité, beaucoup de gens ne percevant pas trop ce qu’est LTD. Un courant d’idées, un groupe, des gens en réseaux, un média donnant un point de vue quotidien, un activisme culturel, un centre de références pour des gens « vénérant » la Nature ?

C’est sans nul doute un peu de tout cela et cela pose problème à des gens habitués à une perspective très utilitaire, que ce soit avec des associations (où les dirigeants aiment particulièrement à se mettre en avant, même si c’est une coquille vide parfois) ou des petits partis politiques.

Si d’ailleurs ceux-ci se présentent, c’est pour une raison simple : s’il y a des candidats ayant obtenu chacun au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions, cela donne alors 1,42 euros par voix obtenue chaque année d’ici les prochaines élections.

Francetvinfo cite ici un spécialiste de la question soulignant ce qui en découle :

« Pour René Dosière, spécialiste du financement des partis, ces détournements sont « faciles ». « Dans ma circonscription – 70 000 électeurs et 40% d’abstention en général – 1% ça fait 420 voix. Si vous avez un nom correct, que vous mettez en avant la nature, la protection des animaux, etc, 400 voix ce n’est pas compliqué à obtenir », estime-t-il sur franceinfo, dénonçant une porte ouverte à « la tricherie et à l’escroquerie vis à vis des fonds publics ». »

Or, c’est évidemment impossible à prouver. N’importe qui peut se cacher derrière une sincérité apparente…

Après, on est libre de trouver certaines approches ridicules et peu sérieuses. Quand une candidate, comme le raconte la Montagne, investit 13 euros dans sa campagne électorale, c’est vraiment qu’elle sert de faire-valoir et ne compte avoir aucune influence…

Cette candidate creusoise de 48 ans ne fait pas partie  des « notables ».  Et pour cause : la candidate de l’Alliance écologique indépendante est actuellement demandeuse d’emploi : « J’ai dû cesser mon activité de commerçante en produits bio. J’étais en auto-entreprise et j’ai fini avec un bilan négatif. Je me retrouve avec des dettes et au RSA », explique  cette habitante de Saint-Saint-Sébastien.

Cécile Pinault  espère se reconvertir et  va suivre des formations, mais sa situation  matériellement précaire ne lui fait pas renoncer à la défense de ses idées. Installée en Creuse depuis 2010, elle a connu à Nice  Jean-Marc Governatori,  qui a su la convaincre. Ce chef d’entreprise niçois  a lancé plusieurs micro-partis et alliances, principalement d’inspiration écologique, depuis 1997 :  les résultats électoraux de ces formations sont restés confidentiels lors des différentes échéances électorales nationales ( sauf lors des dernières élections régionales en PACA).  Cela dit, l’ Alliance écologique indépendante se maintient sur la durée.

Cécile Pinault était déjà suppléante pour ce parti en Creuse en 2012 : avec le titulaire, Felix Crespo, ils avaient glané 363 voix ( 0,6%).

Avec un certain fatalisme teinté  d’humour , la candidate annonce qu’elle a investi davantage cette année dans la campagne  : « En 2012, j’avais collé mes affiches sur les panneaux électoraux avec un rouleau d’adhésif, cette fois-ci, j’ai acheté un pinceau et de la colle » Ses frais de campagne ne sont pas trop durs à chiffrer : « 8 euros pour la colle, 5 euros pour le pinceau ».

Cette candidate super sobre et qui applique en quelque sorte les principes de la  « décroissance »  à la politique ne va pas se ruiner non plus en carburant : « L’alliance écologique indépendante ne m’a envoyé qu’une quinzaine d’affiches. Je les ai collées sur ma commune, Saint-Sébastien, à la Souterraine, Dun-le-Palestel et Guéret ».

Ou bien, lorsque le « parti animaliste » utilise un chat sur son affiche, on voit bien qu’il s’agit de jouer sur les émotions, de manière éminemment grossière… Le minou est sympa, allez on vote pour lui: telle est la réaction attendue.

C’est le problème avec l’écologie et la défense des animaux. Il y a eaucoup d’émotion, aucune perspective sociale, énormément de sincérité, mais des éléments hyper-carriéristes…

Et comme la situation est dramatique, il y a beaucoup de tension, de nervosité, et il est facile pour les hyper-carriéristes de s’imposer en présentant apporter des solutions, une perspective, etc.

De plus, tout le monde aime la Nature et les animaux : c’est l’avantage et le désavantage, et pour l’instant c’est ce dernier aspect qui l’emporte, car cela bloque la bataille du contenu.

Et cela dessert la cause, car sans changement de fond en comble, les animaux resteront forcément victimes de l’exploitation animale, la Nature sera forcément victime de la course au profit…

Ce qu’il faut, c’est une morale stricte, une culture entièrement tournée vers la Nature, un engagement à toutes épreuves.

Taxi Driver et sa vision des bas-fonds la nuit

Le film « Taxi Driver » est un film de Martin Scorsese, sorti en 1976, qui a comme particularité d’être très dérangeant. Palme d’or du Festival de Cannes, il présente la vie de Travis Bickle (joué par Robert de Niro), un conducteur de taxi roulant la nuit à New York.

Révolté par le crime régnant dans les bas-fonds, tout en cherchant un sens à sa vie, il dresse un panorama apocalyptique d’une vie quotidienne contaminée par des choses ignobles et tente d’arracher une jeune fille de 12 ans à la prostitution.

Le film est très célèbre et en France le film « La haine » reprend directement l’un des passages, celui où devant le miroir un protagoniste s’entraîne à réagir violemment (« C’est à moi que tu parles? Non mais c’est à moi que tu parles? »).

Mais il y a un autre passage tout aussi célèbre, où le conducteur de taxi roule et regarde les gens dans les bas-fonds. Voici les paroles, la traduction et l’extrait du film, avec son atmosphère étouffante.

Les paroles :

All the animals come out at night – whores, skunk pussies, buggers, queens, fairies, dopers, junkies, sick, venal.

Someday a real rain will come and wash all this scum off the streets.

La traduction :

Il y a toute une faune qui sort la nuit : putes, chattes en chaleur, enculés, folles, pédés, pourvoyeurs, camés, le vice, la vénalité.

Un jour viendra où une vraie pluie lavera les rues de toute cette racaille.

L’extrait :

Lorsque Earth Crisis sort sa première demo en 1993, ce passage est directement repris dans l’introduction de la chanson « Firestorm », qui appelle à reprendre de manière violente la rue face aux mafias, par une « tempête de feu ».

Vu en France alors, cela pouvait sembler très lointain et typiquement américain, avec comme on le sait les gangs occupant de vrais territoires, gangrenant la société, etc.

Mais la France n’a pas échappé à l’américanisation de la société, non pas au sens culturel, mais au sens de l’effondrement des acquis sociaux et le règne toujours plus grand de la débrouille qui s’ensuit.

Peut-on changer les choses si des pans entiers de la société échappent aux choix sociaux, culturels ou politiques ? Qu’on pense à l’Italie où la mafia a bloqué le sud dans son développement et dont les crimes contaminent toujours plus le reste du pays, depuis que dans les années 1960 la mafia est devenue une structure moderne, une vraie place-forte financière.

Un ouvrage vient d’ailleurs de sortir :  «l’Empire de l’or rouge : Enquête mondiale sur la tomate d’industrie», de Jean-Baptiste Malet.

On y apprend comment la mafia contrôle l’industrie de la tomate, important massivement des tomates (y compris non franîches) pour remaquiller le tout en produits « made in Italy », pour un chiffre d’affaires annuels de plus de 15 milliards d’euros…

On peut bien sûr romancer les bas-fonds et s’imaginer que les gens vivant dans la marginalité liée au crime sont « libres », parce qu’ils sont amoraux. Mais la morale n’est pas réductible à un choix individuel, elle est une valeur indiscutable, universelle.

Ce serait une erreur de croire qu’on peut changer le monde sans se confronter à des comportements criminels, à l’éloge de la vénalité, de la débrouille individuelle, du mépris des autres…

Bien sûr, cela veut dire défendre une utopie et non pas sombrer dans une aventure existentielle comme le protagoniste de Taxi Driver.

Mais que se passe-t-il si on n’est pas à la hauteur? Eh bien les fachos arrivent comme des « justiciers »…

« La Nature, cette force suprême, continue son oeuvre créatrice et réparatrice… »

Puisque nous parlions de Diderot hier, plongeons une nouvelle fois dans le passé.

Nous sommes à l’été 1897 et dans la revue « L’État Naturel et la part du prolétaire dans la civilisation », le militant « naturien » Émile Gravelle publie un long article, dont voici la fin.

Il s’agit d’une tentative de voir différemment le rapport entre l’humanité et la Nature…

La prostitution n’existe pas à l’Etat Naturel

La femme ayant, de même que l’homme, la jouissance complète des biens de la terre, possède donc la même indépendance matérielle et n’obéit qu’ à ses impulsions.

Sitôt nubile, elle subit la loi toute naturelle d’attraction, et si elle se livre à l’homme, ce n’est que sous la poussée des désirs qui incitent à l’acte de génération.

La cause principale de la prostitution dans les pays civilisés, c’est-à-dire en progrès, c’est la misère, le dénuement absolu des choses impérieusement nécessaires comme la nourriture et l’abri.

Elle se produit parfois aussi, mais le cas est moins fréquent, par convoitise des choses de luxe créées artificiellement, telles que toilettes, parures, dignités sociales (!), dont la valeur fictive consiste en leur rareté ( ce qui implique que ne pouvant être mises à la disposition de tous, elles détermineront toujours le sentiment de l’envie).

Toujours hypocrite et menteuse, la Société civilisée (bizarre réunion d’associés, les uns gavés, les autres indigents), la Société, ne voulant point se reconnaître coupable envers la catégorie des prostituées par misère, leur impute des penchants à la luxure, et, complaisamment, les a dénommées : folles de leurs corps ou filles de joie.

Filles de joie, les malheureuses ! Allez leur demander quelles sont les joies du trafic qu’elles opèrent, elles vous répondront que la première est de ne plus sentir la faim.

Mais à l’état naturel, la misère n’existant pas, la prostitution ne peut avoir lieu de ce chef. On a cité dans les relations de voyages aux pays non-civilisés l’exemple de femmes indigènes se livrant aux visiteurs pour la possession d’objets inconnus : rubans, bijoux, colliers de verroterie.

Si cela est exact, c’est la meilleure démonstration de l’influence corruptrice de l’artificiel, et ces femmes ne se fussent pas prostituées pour l’acquisition de choses naturelles, en ayant suffisamment et gratuitement à leur disposition.

L’Humanité recherche le bonheur c’est-à-dire l’Harmonie.

L’être humain si parfaitement constitué et si bien satisfait dans ses besoins par la prodigalité de la terre exempt de soucis matériels, n’a d’aspirations que vers la joie.

Et il peut la désirer avec l’assurance de la posséder et de la ressentir constamment s’il ne s’écarte du milieu favorable ou la Nature l’a placé.

Il peut maintenant constater ce qu’il lui en coûte d’avoir voulu corriger l’oeuvre de sa Productrice et par le seul déboisement du sol, d’avoir compromis l’ordre établi par de longs siècles de formation.

Ayant déréglé le régime de l’air et des eaux, il revoit le chaos initial, l’eau se mélange de nouveau à la terre par l’inondation fréquente et l’éboulement des montagnes ; son être, son corps, déplacé de sa situation normale, quoiqu’encore animé de fluide vital, se décompose, et sa chair tuméfiée et suintante expulse, reconstituées, les substances minérales originelles.

Mais le mal n’est pas irréparable, car la Nature, cette force suprême, continue son oeuvre créatrice et réparatrice ; et la terre reprendrait vite son merveilleux si l’homme voulait bien reconnaître sa présomption et cesser de contrarier l’allure régulière de sa production.

L’Harmonie pour l’Humanité réside en la Nature.

Elle apparaît partout cette harmonie ; dans la division des continents et des mers, dans la disposition topographique du sol, dans les hautes montagnes dont les glaciers, ces réservoirs naturels, alimentent d’eau en été les plus grands fleuves ; dans les collines et les vallons donnant côte à côte et dans la même région des productions différentes ; dans les arbres géants qui sont la protection de l’abondance du sol et êtres qui en jouissent.

Elle apparaît dans la diversité des formes, des couleurs, des parfums et des sons et dans la disposition des organes de notre corps qui nous permettent de les percevoir.

Elle est bien la condition de la vie humaine. Que dans la faune et la flore, le fort dévore ou écrase le faible, qu’importe, si le résultat est au bénéfice de l’homme.

Ce n’est pas l’instant de faire du sentiment, à l’égard des plantes et des animaux ; ayons-en d’abord pour nous-mêmes. Qu’il suffise de constater que nous, êtres privilégiés, n’avons nullement besoin de dévorer notre semblable pour vivre et qu’il est possible d’atteindre un résultat heureux : la suppression de nos souffrances.

« Nous suivons le pur instinct de la nature »

Le véganisme ne doit pas être le point d’arrivée, mais le point de départ ; la misanthropie n’a aucun sens et ne fait qu’utiliser les animaux pour développer un discours pessimiste et fataliste, une protestation vaine et symbolique.

Il faut au contraire partir du fait que l’humanité est bonne, qu’il faut donc l’aider à bien s’orienter. Voici justement un extrait du grand classique de Diderot, le Supplément au voyage de Bougainville.

Les méfaits des valeurs erronées de la civilisation sont dénoncés par Diderot à travers la bouche d’un vieux Tahitien…

Il s’agit de vivre suivant la Nature, de ne pas courir derrière des absurdités ; le Tahitien rejette ceux qui veulent le corrompre lui et les siens : « Va dans ta contrée t’agiter, te tourmenter tant que tu voudras ; laisse-nous reposer : ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques »…

« Au départ deBougainville, lorsque les habitants accouraient en foule sur le rivage, s’attachaient à ses vêtements, serraient ses camarades entre leurs bras, etpleuraient, ce vieillard s’avança d’un air sévère, et dit :

« Pleurez, malheureux Taïtiens ! pleurez ; mais que ce soit de l’arrivée, etnon du départ de ces hommes ambitieux et méchants : un jour, vous lesconnaîtrez mieux.

Un jour, ils reviendront, le morceau de bois que vous voyezattaché à la ceinture de celui-ci, dans une main, et le fer qui pend au côté decelui-là, dans l’autre, vous enchaîner, vous égorger, ou vous assujettir à leurs extravagances et à leurs vices ; un jour vous servirez sous eux, aussi corrompus, aussi vils, aussi malheureux qu’eux.

Mais je me console ; je touche à la fin de ma carrière ; et la calamité que je vous annonce, je ne laverrai point.

Taïtiens ! mes amis ! vous auriez un moyen d’échapper à un funeste avenir ; mais j’aimerais mieux mourir que de vous en donner leconseil. Qu’ils s’éloignent, et qu’ils vivent. »

Puis s’adressant à Bougainville, il ajouta : « Et toi, chef des brigands quit’obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive : nous sommesinnocents, nous sommes heureux ; et tu ne peux que nuire à notre bonheur.

Nous suivons le pur instinct de la nature ; et tu as tenté d’effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous ; et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien.

Nos filles et nos femmes nous sont communes ; tu as partagé ce privilège avec nous ; et tu es venu allumer en elles desfureurs inconnues.

Elles sont devenues folles dans tes bras ; tu es devenu féroce entre les leurs. Elles ont commencé à se haïr ; vous vous êtes égorgéspour elles ; et elles nous sont revenues teintes de votre sang. Nous sommeslibres ; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage.

Tu n’es ni un dieu, ni un démon : qui es-tu donc, pour faire desesclaves ? Orou ! toi qui entends la langue de ces hommes-Là, dis-nous àtous, comme tu me l’as dit à moi, ce qu’ils ont écrit sur cette lame de métal : Ce pays est à nous.

Ce pays est à toi ! et pourquoi ? parce que tu y as mis lepied ? Si un Taïtien débarquait un jour sur vos côtes, et qu’il gravât sur une devos pierres ou sur l’écorce d’un de vos arbres : Ce pays appartient auxhabitants de Taïti, qu’en penserais-tu ?

Tu es le plus fort ! Et qu’est-ce que cela fait ? Lorsqu’on t’a enlevé une des méprisables bagatelles dont tonbâtiment est rempli, tu t’es récrié, tu t’es vengé ; et dans le même instant tu asprojeté au fond de ton cœur le vol de toute une contrée !

Tu n’es pas esclave : tu souffrirais la mort plutôt que de l’être, et tu veux nous asservir ! Tu croisdonc que le Taïtien ne sait pas défendre sa liberté et mourir ?

Celui dont tuveux t’emparer comme de la brute, le Taïtien est ton frère. Vous êtes deuxenfants de la nature ; quel droit as-tu sur lui qu’il n’ait pas sur toi ?

Tu es venu ; nous sommes-nous jetés sur ta personne ? avons-nous pillé tonvaisseau ? t’avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis ? t’avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux ? Nous avons respecté notre image en toi.

Laisse-nous nos mœurs, elles sont plus sages et plus honnêtes que les tiennes. Nous ne voulons point troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières. Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons.

Sommes-nous dignes de mépris parce que nous n’avons pas su nous faire des besoins superflus ? Lorsque nous avons faim, nous avons de quoi manger ; lorsque nous avons froid, nous avons de quoi nous vêtir. Tu es entré dans nos cabanes, qu’y manque-t-il, à ton avis ?

Poursuis jusqu’où tu voudras ce que tu appelles commodités de la vie ; mais permets à des êtres sensés de s’arrêter, lorsqu’ils n’auraient à obtenir, de la continuité de leurs pénibles efforts, que des biens imaginaires.

Si tu nous persuades de franchir l’étroite limite du besoin, quand finirons-nous de travailler ? Quand jouirons-nous ? Nous avons rendu la somme de nos fatigues annuelles et journalières, la moindre qu’il était possible, parce que rien ne nous paraît préférable au repos.

Va dans ta contrée t’agiter, te tourmenter tant que tu voudras ; laisse-nous reposer : ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques.

Regarde ces hommes ; vois comme ils sont droits, sains et robustes Regarde ces femmes ; vois comme elles sont droites, saines, fraîches et belles.

Prends cet arc, c’est le mien ; appelle à ton aide un, deux, trois, quatre de tes camarades, et tâchez de le tendre. Je le tends moi seul ; je laboure la terre ; je grimpe la montagne ; je perce la forêt ; je parcours une lieue de la plaine en moins d’une heure.

Tes jeunes compagnons ont eu peine à me suivre, et j’ai quatre-vingt-dix ans passés. Malheur à cette île ! malheur aux Taïtiens présents, et à tous les Taïtiens à venir, du jour où tu nous as visités !

Nous ne connaissions qu’une maladie, celle à laquelle l’homme, l’animal et la plante ont été condamnés, la vieillesse, et tu nous en as apporté une autre ; tu as infecté notre sang. »

xDestroy Babylonx – Destroy Babylon

Voici une chanson « classique » de la culture vegan straight edge. xDestroy Babylonx signe ici en 2008 une chanson éponyme qui tente de synthétiser la profondeur de l’engagement total qu’implique l’approche vegan straight edge.

Il n’y aura pas de compromis, pas de corruption : l’engagement dans la bataille est complet et implique chaque fibre de son être.

La bataille pour la Nature grandit chaque jour et la tempête de la libération animale est inévitable. Toutes les infâmies seront balayées!

The French Revolution — what was it based on?
The landless against the landlord.
What was it for? Land.
How did they get it? Bloodshed.
La révolution française – quel était son fondement ?
Les sans-terres contre les propriétaires terriens.
Quel était son but ? La terre.
Comment l’ont-ils obtenu ? Par l’effusion de sang.

Was no love lost; was no compromise; was no negotiation.
Pas d’amour dispersé, pas de compromis, pas de négociation.

I’m telling you, you don’t know what a revolution is.
‘Cause when you find out what it is,
you’ll get back in the alley; you’ll get out of the way.
Je vous le dit, vous ne savez pas ce qu’est une révolution.
Parce que quand vous comprenez ce que c’est,
vous vous rangez, vous vous effacez.

The Russian Revolution — what was it based on?
Land. The landless against the landlord.
La révolution russe – quel était son fondement ?
Les sans-terres contre les propriétaires terriens.

How did they bring it about? Bloodshed.
Comment l’ont-ils réalisé ? Par l’effusion de sang.

You haven’t got a revolution that doesn’t involve bloodshed.
And you’re afraid to bleed.
Vous n’avez pas de révolution qui n’implique pas l’effusion de sang.
Et vous avez peur de saigner (Discours de Malcolm X)

War.
Fuck your compromise
with a half life of indulgence
Fuck your shaking hands
dripping blood and disgrace
La guerre.
Allez-vous faire foutre avec votre compromis
avec une demi-vie de complaisance
Allez-vous faire foutre avec votre serrage de mains
d’où coulent le sang et la disgrâce

Peace is the inspiration of my struggle
Though war is the only state of mind I know
La paix est l’inspiration de ma lutte
Bien que la guerre soit le seul état d’esprit que je connaisse

Every image of exploitation
Every image of exploitation is my war
Toute image d’exploitation
Toute image d’exploitation est ma guerre

I want to step onto a higher level of consciousness
and declare open war
against those who still rape Mother Nature
Je veux faire un saut à un plus haut niveau de conscience
et déclare une guerre ouverte
contre ceux qui continuent de violer Mère Nature

Use your third eye and do believe
those towers of filth can be destroyed one more time.
Utilise ton troisième œil et croit vraiment
ces tours d’ordures peuvent être détruites une fois de plus.

Read and educate yourself, embrace arms
as talk has failed us to bring their liberation.
Lis et éduque toi, saisis les armes
comme la discussion a échoué a amené leur libération.

This is what we used to scream out loud
Now you believe in violence
Well I do too,
yours is against Nature
Mine is against you
C’est ce que nous avons crié fort
Maintenant tu crois en la violence
Eh bien moi aussi,
la tienne est contre la Nature
La mienne est contre toi

Direct action is the only weapon we have
to accomplish our goals.
L’action directe est la seule arme que nous avons
pour accomplir nos objectifs.

I still swear allegiance to self, human, Earth and animal liberation
That’s why I want to destroy
That’s why I want to destroy Babylon
Destroy Babylon, now.
Je jure toujours allégeance à la libération de moi-même, la libération humaine, la libération de la Terre, la libération animales
C’est pourquoi je veux détruire
C’est pourquoi je veux détruire Babylone
Détruire Babylone, maintenant.

Interview du groupe xELEGYx

Nous avons traduit plusieurs chansons du groupe de musique américain XELEGYx. Voici une interview!

1. Peux-tu te présenter, ainsi que le groupe ?

xELEGYx est composé de moi-même (Sven) à la guitare, d’un second guitariste, Burke, du batteur Mikey, du bassiste Cejas et de Kass au chant. Nous sommes un groupe vegan sxe du Sud de la Floride.

2. La culture vegan straight edge est présente dans différents types de musique. Mais en un certain sens, il y a eu une certaine tendance, passant d’une approche militante liée au hardcore (Vegan Reich, Earth Crisis) à une musique plus élaborée, plus sombre et avec une sorte de description poétique-apocalyptique de la réalité.

Comment définirez-vous la musique que vous faites ?

La musique que nous faisons est, sur le plan des paroles, plutôt condamnatoire. Nous sentons qu’il y a lieu d’être plus que bouleversé que content quant à la question de l’environnement et des droits des animaux.

Mais nous essayons également d’incorporer beaucoup d’harmonie et de mélodie également, parce qu’il y a beaucoup de choses qui peuvent être articulés musicalement, à l’inverse de pester dans son coin.

3. Pourquoi avez-vous choisi xELEGYx comme nom de groupe ?

Nous avons choisi le nom parce que nous voulions que notre musique soit une sorte d’élégie pour les morts, avec tellement d’animaux non-humains mourant chaque jour en raison des idées reçues de suprématie humaine.

Nous sommes également des grands fans du groupe Day of Suffering, « elegy » est le nom d’une de leurs chansons. Nous ne sommes pas appelés comme cela directement en rapport avec ça, mais nous pensons que c’est sympa d’avoir un lien et de leur rendre hommage, même si c’est une chanson avec laquelle nous ne sommes pas d’accord sur le plan des paroles.

[Day of suffering est un groupe de musique vegan straight edge de la fin des années 1990, l’album The Eternal Jihad ayant une influence certaine sur le mouvement. La chanson « elegy » aborde la question de l’avortement.]

4. Dans certaines chansons, vous mettez des éléments de l’extérieur (la série Westworld pour la citation de Shakespeare, le discours de Severn Cullis-Suzuki de 1992). Pourquoi ce choix ?

Nous apprécions le sample de west world parce que la série a été vraiment très bien et nous étions enthousiastes à son sujet quand nous apportions les dernières touches à notre demo.

Nous avons considéré que cela ferait un bon sample, parce que c’était une version vraiment moderne de quelqu’un citant Shakespeare et nous pensions que c’était une bonne synthèse de quelque chose de classique et de quelque chose de moderne, ce que nous visons musicalement.

Nous avons aimé le discours de Severn Cullis-Suzuki en raison du fait qu’elle a directement parlé des changements qu’elle a vu se dérouler dans le monde où elle vivait et de sa sincérité avec laquelle elle a imploré les gens auxquels elle s’adressait (les Nations-Unies), afin qu’ils s’occupent des changements indéniables qui se déroulaient autour d’eux, au sujet duquel les gens ferment fréquemment les yeux.

5. Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Nous avons beaucoup d’inspirations différentes, de nombreux endroits, mais musicalement nous mentionnerions Undying, Congress, Caliban, Prayer for cleansing, Arkangel, Day of suffiering, xDestroy Babylonx, et quelques autres.

Notre chanteuse écrit toutes les paroles elle-même. Nous lui avons précisément demandé de rejoindre le groupe, parce que de tous nos amis vegan straight edge (qui sont nombreux en Floride du sud), elle est la plus passionnée et la plus vocale au sujet du véganisme et son dégoût de la culture des drogues.

Elle prend vraiment son temps pour écrire, parce qu’elle est une sorte de perfectionniste, donc typiquement les paroles sont écrites par elle seule dans la semaine ou un peu plus après que la chanson soit finie sur le plan instrumental.

6. Comment voyez-vous la situation de la culture vegan straight edge ?

Le straight edge n’est jamais allé nul part, mais récemment nous avons noté que beaucoup plus de groupes parlaient du véganisme et c’est un sentiment vraiment bon que d’avoir des gens se préoccupant et parlant de thèmes importants qui sont trop longtemps passés à l’arrière-plan du hardcore.

Nous pouvons simplement espérer que cela s’étendra davantage dans le futur. Il y a beaucoup de raisons d’être enthousiastes pour les végans sur le plan de l’alimentation, c’est accessible maintenant comme jamais. Il n’y a vraiment rien qui bloque l’accès au véganisme pour personne, au moins au minimum pour essayer.

xelegyx : elegy

Voici les paroles d’une chanson du groupe américain xElegyx, titré « Elegy » et résumant en quelque sorte l’approche culturelle choisie.

Les paroles sont exceptionnelles et nous espérons que cela motivera particulièrement pour aller de l’avant, tant pour être inspiré que pour fournir l’inspiration!

Il s’agit de la troisième chanson dans le lecteur ci-dessous.

[Extrait du discours de Severn Cullis-Suzuki, âgé de douze ans, au nom de l’Environmental Children’s Organisation lors du dernier jour du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.]

« I am here to speak for all generations to come.
I am here to speak on behalf of the starving children around the world whose cries go unheard.
I am here to speak for the countless animals dying across this planet because they have nowhere left to go. »
« Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir.
Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés de partout dans le monde, dont les cris ne sont pas entendus.
Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent parce qu’ils n’ont pas d’autre endroit où aller. »

« You don’t know how to fix the holes in our ozone layer.
You don’t know how to bring back an animal now extinct.
And you can’t bring back forests that once grew where there is now desert.
If you don’t know how to fix it, please stop breaking it! »
« Vous ne savez pas comment réparer la couche d’ozone
Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints
et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant des déserts.

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça,
S’il vous plaît, arrêtez la casse ! »

Mother
Defaced for the sake of your children spoiled by your forgiveness
This requiem will be heard
Mère
Effacée pour les intérêts de tes enfants gâtés par ton sens du pardon
Ce requiem sera entendu

Gracious bounty
Undeserving of you
For my repentance
I will emancipate you
Gracieuse bienfaisance
Ils ne méritent pas de toi
Pour ma repentance
Je vais t’émanciper

Mother
Slave no longer bound by human avarice
human avarice
Mère
Plus longtemps esclave emprisonné par l’avarice humaine
L’avarice humaine

But with our selfish improvidence humanity dirties our world, destroying this source of all life.
If we humans suffer for our actions
then maybe we’ll get what we deserve.
Mais avec notre imprévoyance égoïste l’humanité salit le monde, Détruisant cette source de toute la vie.
Si nous humains souffrons de nos actions,
Alors peut-être que nous aurons alors ce que nous méritons.

Unnecessary luxuries
have rendered my Mother defenseless
Unable to cleanse the leeches from Her back
I will take up the mantle
Des luxes non nécessaires
Ont rendu ma Mère sans défense

Incapable de nettoyer les sangsues de Son dos
Je vais assumer cette responsabilité

We are creating a world
in which innocent animals suffer as a result of our actions,
and that is something that I can’t forgive.
The foolish acts of our fellow humans,
the seas we have blighted, nature itself,
I will return everything to its unspoiled beginnings.
Nous créons un monde
Où souffrent des animaux innocents, comme résultat de nos actions, et c’est quelque chose que je ne peux pas oublier.
Les actes fous de nos compagnons humains,
les mers que nous avons ravagées, la nature elle-même,
je vais faire en sorte que tout retourne à ses commencements intacts.

Brigitte Bardot : « Si Macron passe, les animaux trépassent! »

Marine Le Pen, dont nous présentions hier l’hypocrisie concernant l’écologie, peut se frotter les mains.

Elle qui veut qu’on vote pour elle, elle peut profiter des anarchistes antispécistes qui font campagne contre Emmanuel Macron, ce qui est anecdotique, mais surtout de Brigitte Bardot.

C’est une alliée de poids dans la bataille électorale et cela n’a aucune originalité, puisqu’on connaît bien les opinions de Brigitte Bardot. Cependant, cette fois il y a davantage de subtilité, puisqu’elle ne défend pas Marine Le Pen, mais dénonce Emmanuel Macron.

Cela revient au même, mais la méthode « indirecte » a fait ses preuves…

Il est vrai qu’Emmanuel Macron s’est sacrément lâché dans le genre (voir Emmanuel Macron : » je continuerai à manger l’agneau des Pyrénées » ainsi que Emmanuel Macron et l’éleveur « qui pleure quand un animal meurt »  et Emmanuel Macron veut développer le « tourisme cynégétique »).

Sauf qu’il ne fait qu’appuyer des choses qui sont portées par le Front National à la base : le culte du terroir, la soumission aux traditions passéistes, le soutien unilatéral aux éleveurs, etc.

Si l’on a des principes et qu’on regarde concrètement, Marine Le Pen n’est en rien favorable au véganisme…

Alors faire inversement d’Emmanuel Macron le grand ennemi des animaux, comme dans son communiqué, c’est plus que « forcé » comme tentative de surfer sur la « bonne image » que tente de s’approprier Marine Le Pen depuis quelques mois sur le plan de la question du rapport aux animaux…

Voici donc le message de Brigitte Bardot.

 

Quel lyrisme!

« Si Macron passe, les animaux trépassent! »

Et que dire devant les propos suivants :

« Le mépris qu’il affiche devant la souffrance animale résume son manque total d’empathie que prouve la froideur de son regard bleu acier. »

C’est là une dramatisation irrationnelle, comme malheureusement on les connaît si bien dans la protection animale en général.

Entre les photos chocs des uns, les rassemblements où des gens tiennent des animaux morts dans les mains (comme L214), les brûlures au fer rouge de l’association 269, on est sacrément servi.

Et le résultat est un décalage complet par rapport à la réalité de l’exploitation animale, des postures moralistes individuelles faisant office de témoignage, un infantilisme sur le plan des idées dont tentent de profiter les pires démagogues.

xelegyx : Crimson dawn

Voici les paroles d’une nouvelle chanson du groupe américain xelegyx, dont nous avons déjà parlé : « Crimson dawn » (Aube cramoisie).

– He said : « These Violent Delights Have Violent Ends »
– Does it means anything to you ?
– No, I don’t think so.
– Il a dit : « Ces plaisirs violents ont des fins violentes » [Shakespeare, Roméo et Juliette]
– Cela te dit quelque chose ?
– Non, je ne crois pas.

Skin dripping with the crimson of the innocent
The last flutter of air escapes as the light dims in the eyes of our brethren
Viewed as nothing more than a replaceable possession
Born into a world of suffering solely to please self appointed gods
La peau goutte avec le cramoisi de l’innocent
Le dernier flottement de l’air s’échappe lorsque la lumière diminue aux yeux de nos frères
Vus comme rien de plus qu’une possession remplaçable
Né dans un monde de souffrance uniquement pour satisfaire des dieux auto-nommés

Lessons of sharing taught to children
Over the corpses of our Mothers offspring
Des leçons de partage enseignées aux enfants
Sur les cadavres de la progéniture de notre mère

Greed shadowing the malicious acts of our parasitic species
Whispered lies to remain ignorant to the massacre in our wake
La cupidité qui masque les actes malveillants de notre espèce parasite
Des mensonges chuchotés pour rester ignorants du massacre dans notre sillage

Obedience in exchange for acceptance
An unmerited hierarchy a self righteous claim to a dying world
Only to be cherished for the body that they can give
Sacrifice purely for the appetite of man
Obéissance en échange de l’acceptation
Une hiérarchie imméritée une prétention auto justifiée à l’égard d’un monde agonisant
Seulement chéris pour le corps qu’ils peuvent donner
Le sacrifice purement pour l’appétit de l’homme

Given no claim on the life they have been granted
we are the ones that make them suffer
Tongues salivate for the taste of murder
No longer will I sit in silence in the wake of the animal holocaust
Ne donnant aucune créance à la vie qu’ils ont reçu,
nous sommes ceux qui les font souffrir
Les langues salivent pour le goût du meurtre
Plus jamais je ne resterai assis en silence dans le sillage de l’holocauste animal

Les « merguez » de Whirlpool : « 1 euro, c’est ultra compétitif »

Les médias ont longuement parlé hier de la visite d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool d’Amiens, qui doit être délocalisé.

A priori, rien qui ne concerne directement les animaux, mais il y a un petit détail très révélateur : la présence de « merguez ».

Cette saucisse fait en effet partie du « patrimoine » historique des manifestations syndicales, aux côtés du pastis ou de la bière.

Et donc il ne faut pas s’étonner que Marine Le Pen fasse les scores qu’elle fait avec une telle tradition beauf. Celle-ci a d’ailleurs pu faire son show, jouant à « être populo », comme le raconte l’Usine nouvelle :

« Elle est resté là 35 minutes avec les employés et les ouvriers, le temps de prendre un verre et des merguez dans un sandwich »

De manière significative, on retrouve dans une même apologie du sandwich un autre représentant de la « gauche » beauf, François Ruffin, rédacteur en chef du journal amiennois très connu dans la région, Fakir.

Celui-ci a également réalisé Merci Patron !, qui traite des délocalisations, et il sera candidat du mouvement de Jean-Luc Mélenchon aux prochaines élections.

Alors qu’il est en Picardie, il évite soigneusement de parler de la chasse, thème pourtant forcément clivant et qu’il faut forcément refuser quand on se prétend opposé aux « réacs »…

Seulement voilà, c’est la culture beauf qui prédomine et on n’échappe pas aux merguez.

Nous sommes en 2017, l’exploitation animale est en expansion à l’échelle mondiale, les pauvres sont toujours plus gros avec l’alimentation qu’on leur impose, et on a pourtant encore la culture « merguez » chez les ouvriers !

Voici ce qu’on apprend par 20 minutes :

« Avec les ouvriers, François Ruffin attend de pied ferme Macron

Selon un journaliste de RTL, le réalisateur de Merci Patron regrette : « Aller bouffer une merguez sur le parking avec les Whirlpool c’est pas un truc qu’il a eu l’occasion de faire. C’est dommage qu’il rate ce moment.

C’est moins difficile d’aller à la chambre de commerce que dans une usine qui ferme. J’ai l’impression de voir un pingouin qui découvre le sable du désert. » »

Pire encore, voici ce qu’on apprend dans L’Obs (l’ex Nouvel Observateur) :

« 14h30 sur le parking de l’usine. Emmanuel Macron n’est pas encore là. Mais c’est déjà le grand barnum. A l’entrée, le réalisateur François Ruffin est venu manger sa merguez « comme tous les jours », s’amuse-t-il. « 1 euro, c’est ultra compétitif »… »

Et c’est là qu’on comprend tout. François Ruffin prétend combattre les délocalisations, mais est très content de manger des « merguez » à un euro, tous les jours !

Alors qu’évidemment, cette « merguez », pour être à ce prix là, signifie une terrible souffrance animale, à quoi s’ajoutent les terribles cadences des gens travaillant dans l’abattoir, environnement aliénant s’il en est…

Il est pourtant évident qu’on ne peut pas dénoncer les délocalisations d’un côté, et saluer des « merguez » à un euro de l’autre !

Mais c’est que le seul horizon intellectuel et culturel, sans parler de morale, reste encore celui de la beauferie…

Et après on s’étonne que tout va mal !

Des élections qui ne sont pas à la hauteur des exigences de notre époque

Avec Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête du premier tour des présidentielles, c’en est totalement fini de l’écologie dans ces élections. On en a quasiment pas parlé, d’ailleurs, mais Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont prétendu la représenter.

Beaucoup de gens, notamment chez les jeunes, y ont cru à ce niveau, même si cela n’allait pas bien loin. Par exemple, lors de son passage il y a quelques jours chez Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, Jean-Luc Mélenchon s’est totalement dégonflé quant à sa proposition d’un repas végétalien dans les cantines… (voir ici à 20:40).

Hier encore, après sa défaite (et sa quatrième place), il a évidemment parlé de la nécessité de l’écologie, mais que propose-t-il ? Simplement de vagues réformes, sur cinquante ans… et sans brusquer les mentalités.

Alors qu’on vit une époque qui est un tournant et qui demande au contraire d’être à la hauteur !

Alors, il y a bien sûr le fait que Marine Le Pen prétend se tourner vers les animaux, mais c’est simplement pour avoir une bonne image puisqu’il n’y a aucun contenu. Elle tient beaucoup à son image sur ce plan par contre ; annulée au dernier moment, sa dernière initiative du premier tour devait être même la visite d’un refuge.

Mais elle est proche des chasseurs et elle ne fait que jouer sur la corde sensible, cherchant à tout prix à éviter d’aborder la question du contenu.

Dans tous les cas, la France est sous l’hégémonie des beaufs, dont Emmanuel Macron fait d’ailleurs partie, et il ne s’en cache pas.

Tout est donc vide, dramatiquement vide, alors que la défense de la Nature devrait être une préoccupation constante et générale. La seule question posée par tous est de savoir comment renforcer la France, comment avoir des entreprises plus compétitives, comment faire en sorte que les riches ne partent pas ailleurs, etc. etc.

C’est la contradiction profonde et complète entre l’esprit de concurrence économique et le besoin d’une perspective unifiée à l’échelle mondiale pour sauver la Nature.

On ne peut plus raisonner à petite échelle, et cela ne veut pas dire que s’il faut refuser le nationalisme de Marine Le Pen, il faille apprécier l’Europe des profits dont rêve Emmanuel Macron.

Il s’agit de raisonner à l’échelle planétaire, en reconnaissant la vie à l’échelle de celle-ci. Cela veut dire admettre l’existence de la Nature, chose qu’en France on ne fait toujours pas.

L’anthropocentrisme prédomine totalement, on oppose culture et nature, on pense que l’être humain est qualitativement différent des animaux, qu’il n’est « plus » un animal.

La Nature est alors une ennemie, les animaux sauvages considérés comme des intrus. En France, on peut par exemple organiser impunément une battue aux pigeons avec des chasseurs tirant dans tous les sens en pleine ville, comme à Villeréal.

Le changement ne viendra pas donc pas d’autre chose que l’affirmation d’une nouvelle culture. Il ne suffit pas de dire que telle chose est mauvaise, tel acte immoral, il faut proposer une démarche générale, touchant tous les aspects de la vie.

Car une personne devenant végane qui n’aime pas les animaux ne le restera pas longtemps, ratant la dimension essentielle qu’il faut porter : l’harmonie avec la Nature.

xelegyx : Solitary Resolution

XelegyX est un petit bijou musical tout récent du sud de la Floride ; voici les paroles et la musique de la chanson « Solitary Resolution » (Résolution solitaire).

On a ici le prolongement de toute la culture musicale vegan straight edge underground ayant cherché à exprimer la dimension tourmentée et la nécessité de l’engagement.

Cela donne une rencontre très sombre entre metalcore et death metal, avec un texte le plus souvent tourné vers un certain esprit assez apocalyptique réclamant l’établissement de la justice.

Lack of conviction you know what must be done
Yet you stand in defiance for the sake of your comfort
Un manque de conviction tu sais ce qui doit être fait
Mais tu te bloques dans ta défiance pour souci de ton confort

You’ve looked into the eyes of the oppressed and you’ve closed them
Domesticated by lies you adopt the traits of those who’ve come before
Tu as regardé dans les yeux de l’opprimé et tu les as fermés
Domestiqué par les mensonges tu adoptes les traits de ceux venus avant

You would sacrifice accountability
just so you can pretend everything you do is right
Tu sacrifierais ton sens des responsabilités
Juste pour prétendre que tout ce que tu fais est correct

Just so you can sleep better at night
I won’t let you ignore the truth
Juste pour ce que tu dors mieux la nuit
je ne vais pas pour autant te laisser ignorer la vérité

so you can remain bliss keep your eyes shut while mine align
juste pour que tu puisses rester béat, les yeux fermés, quand les miens restent fixés

Polluting my air with an abundance of your ignorance
No effect on me you grieve for your impotence
But not for your contribution to our extinction
Polluant mon air avec l’abondance de ton ignorance
Aucun effet sur moi, tu affliges par ton impuissance
Mais pas par ta contribution à notre extinction

Forced ignorance of the suffering that you inflict
Faced with reproach you continue only to destroy
Selfish claim to a throne built on misconceptions
Topple bodies high you engulf the world in ruin
L’ignorance forcée de la souffrance que tu infliges
Face aux reproches tu continues seulement à détruire
Revendiquant égoïstement un trône fondé sur des conceptions fausses
Des corps renversés, tu engloutis le monde dans la ruine

This brand I bear
A vow of absolution
Branded by my convictions
Vegan Straight Edge
Cette marque que je porte
Un vœu d’absolution
Marqué par mes convictions
Vegan Straight Edge

L’Association Végétarienne de France et sa campagne Veggie2017 anti-vegan

Nous avons toujours eu une position absolument stricte sur le végétarisme : c’est une pratique totalement dépassée et les personnes la mettant en avant sont des personnes au mieux sous-informées, au pire des alliés objectifs de l’exploitation animale.

L’Association Végétarienne de France (AVF) vient rappeler pourquoi cela est vrai. Elle a lancé une campagne veggie2017, afin de promouvoir, en apparence, un changement de situation.

Le mot d’ordre est le suivant :

#Veggie2017 pour montrer aux candidats que la question de la transition alimentaire vers un modèle végétal est un sujet capital !

En réalité, c’est une campagne typique de ce genre d’associations : racoleuse à fond, pour gagner des contacts et des adhérents.

La contradiction est de notre point vue flagrante par ailleurs : le modèle végétal, c’est le véganisme, certainement pas le végétarisme !

L’AVF a eu les réponses de Philippe Poutou et de Jean-Luc Mélenchon. Et qu’y apprend-t-on ? Que Philippe Poutou serait favorable au véganisme ! Quelle blague ! C’est bien entendu totalement faux. Et pourtant voici ce que dit l’AVF à son sujet :

Il partage notre constat sur la nécessité de réduire globalement la consommation de viande, se dit favorable au développement du végétarisme et du véganisme, et soutient globalement notre démarche.

Qu’il est terrible d’en arriver à déformer la réalité à ce point là !  L’AVF ment de manière honteuse. Rien dans la réponse de Philippe Poutou à l’AVF ne peut laisser penser cela.

Alors pourquoi un mensonge aussi grossier ? Eh bien l’AVF est obligée de mentir, parce que sinon cela montrerait que sa propre existence est absurde. A l’ère du véganisme, le végétarisme est absurde et ne pourrait avoir qu’un sens que comme pseudo-transition…

D’où la déformation de ce que dit Philippe Poutou, qui de son côté explique seulement qu’il faut moins de « viande », pas qu’il faut aller vers le véganisme…

Citons un passage où il résume sa vision des choses, pour que tout soit clair à ce niveau :

« Des actions de formation du personnel soignant doivent être
menées pour leur permettre d’appréhender la diététique et l’alimentation autrement que par le prisme de l’équilibre alimentaire qui ne veut rien dire dans le cadre d’une agriculture mitée par la chimie et les habitudes alimentaires contaminées par une surcharge de protéines animale. »

Il y a une « surcharge de protéines animales », cela s’arrête là.

Voici un autre exemple, avec la réponse de Jean-Luc Mélenchon à l’AVF. Nous expliquions hier que Jean-Luc Mélenchon est pour développer massivement l’aquaculture : naturellement, l’AVF n’en parle pas.

Dans sa réponse à l’AVF sur une « alimentation plus végétale », les choses sont flagrantes : Jean-Luc Mélenchon ne parle pas des animaux, sa réponse est totalement anthopocentriste… Et donc à l’opposé du véganisme. Mais l’AVF peut subtilement mettre cela en avant comme quoi cela va dans le bon sens…

Mesure 10 Organiser une vaste campagne de santé publique en faveur d’une alimentation plus végétale

Oui. Un grand plan de santé publique sera mis en place. De manière générale, nous agirons au niveau des maladies chroniques liées à l’alimentation (lutte contre l’obésité et contre les abus de l’industrie agroalimentaire, lutte contre la résistance microbienne liée à l’agriculture productiviste…).

Un des axes de notre programme de santé consiste à mener une véritable politique de prévention : il s’agit d’abord de lutter drastiquement contre l’obésité et la malbouffe en interdisant à l’industrie agro-alimentaire d’abuser du sel, du sucre et des graisses.

Un plan cancer sera intégré à ce grand plan de santé publique. La lutte
contre les maladies liées à l’alimentation passe aussi par une meilleure prévention, qui se fait autant au niveau de l’école par un renforcement de la médecine scolaire et de l’éducation à la santé, qu’au niveau plus global d’une diminution des inégalités sociales.

Nous voulons notamment que l’éducation des enfants au goût puisse jouer un rôle plus important dans le but de diminuer l’habitude systématique des protéines carnées.

 

 

Marine Le Pen aime à la fois les chasseurs et les amis des animaux

Voici des images proposées par Marine Le Pen dans le cadre de la campagne présidentielle. C’est intéressant, parce que c’est très révélateur.

Le principe est simple : il y a une catégorie de personnes et une inscription en soutien à la candidate du Front National.

Il va de soi qu’il y a une image destinée aux gens cherchant à protéger les animaux.

Mais, chose absurde, on retrouve également toute une série d’images liées à des activités entièrement opposées aux animaux…

Comme on le voit ici très bien, c’est totalement racoleur, sans aucun souci de cohérence.

C’est de la démagogie pure et simple et Marine Le Pen ne fait même pas l’effort d’être un tant soit peu logique dans sa propagande.

Elle cherche simplement à faire boule de neige. Il est vrai aussi que les personnes amies des animaux, vers qui elle a déjà mené de nombreuses opérations de séduction, tombent très aisément dans n’importe quel panneau.

Il suffit de raconter un peu n’importe quoi en prétendant être en faveur des animaux pour que cela marche !

On le voit bien avec Jean-Luc Mélenchon en ce moment, qui met le paquet à ce niveau, mais c’est vrai en général. Le magazine en ligne Vegactu a même fait récemment l’éloge de l’Arabie Saoudite sous prétexte qu’un prince se serait tourné vers le véganisme…

Marine Le Pen fait quand même très fort : où est-elle allée chercher les écaillers ?

Un écailler est quelqu’un qui ouvre des huîtres pour les vendre. C’est une activité tout ce qu’il y a de plus terrible d’ailleurs : on fait en sorte que des gens puissent manger un être encore vivant en sectionnant un de ses muscles, en restant dehors à attendre que les riches passent pour venir acheter ce qui relève de leur culture…

Vraiment un sale métier, rempli d’obséquiosité, dans la dépendance complète par rapport aux riches. Précisément ce que souhaite Marine Le Pen, sans nul doute !

Active slaughter – Labour lied, Barry died

Nous parlions récemment du groupe de musique anglais Active slaughter, à l’origine de compilations de soutien au mouvement de la libération animale.

En plus de leur chanson Smash HLS, celle écrite sur Barry Horne est un classique du genre, juste après son décès, au début des années 2000.

Barry was giving 18 years by a government full of shit
The judge said he’s a danger to us all, you are the danger you worthless prick
Barry un gouvernement plein de merde lui a donné 18 ans
Le juge a dit qu’il était un danger pour nous tous, c’est toi le danger tête de noeud

Laying in the prison cell, thinking what to do next
He can’t give up, he won’t give up. You know he’s gonna do his best.
He’s gonna expose the lies, expose the fraud of labours pre election pledge.
Placé en prison, se demandant désormais quoi faire
Il ne peut pas abandonner, il n’abandonnera pas. On sait qu’il fera de son mieux.
Il va montrer les mensonges, prouver la trahison de la promesse pré-electorale des socialistes.

They said they would hold a royal commission,
on this barbaric evil worthless vivisection.
Did they keep their pledge? did they fuck.
So Barry was gonna try his luck.
Ils ont dit qu’ils tiendraient une commission royale
au sujet de ce mal barbare et sans intérêt qu’est la vivisection.
Ont-ils tenu leur promesse? Pas un instant
Alors Barry a tenté de faire différent.

Labour lied, Barry died
He’s still with us and by our side.
We won’t give up, we won’t give in.
In the end we shall win
Les socialistes ont menti, Barry est mort.
Il est toujours avec nous à nos côtés
Nous n’abandonnerons pas plus que nous ne capitulerons
A la fin nous vaincrons.

A hunger strike for 35 days & the government agreed to talk.
A light was seen, but then it went out.
Typical of labour to talk not walk
Hunger strike back on, this time for 46 days
again he got nowhere, just more issues to be raised
Une grève de la faim de 35 jours & le gouvernement accepta de discuter.
On voyait une lumière, mais elle a disparu.
Typique des socialistes de parler mais de ne rien faire

La grève de la faim reprit, cette fois pour 46 jours

He knows he’s got our support and praise
Another hunger strike followed this,
this time he won’t be treated like piss.
A strike until the end this time is best
to force labour to hounour their pre election pledge
Encore une fois pour rien, juste quelques thèmes mis en avant de plus
Il sait qu’il a notre soutien et nos encouragements
Une nouvelle grève de la faim s’ensuivit
Cette fois on le ne traitera pas comme de la merde.
Une grève jusqu’à la fin cette fois c’est le meilleur
pour forcer les socialistes à honorer leur promesse électorale.

Another 60 Days went on but nothing got done
apart from the ALF around the land liberating and having their fun
The media kicked him down, went in for the kill
said he was bluffing, wouldn’t go through with it.
Encore 60 jours mais rien n’est fait
si ce n’est l’ALF partout dans le pays qui libère et ne cesse d’agir à sa guise
Les médias l’ont rabaissé, s’y mirent pour qu’il meurt
dirent qu’il bluffait, qu’il n’irait pas au bout.

I hope they sold a few papers and got their thrill
In the end Barry died in prison
Now there’s going to be complete anarchism.
We won’t forget Barry Horne
WE WILL LIBERATE WE HAVE SWORN
J’espère qu’ils ont vendu quelques journaux et ont eu leur plaisir
A la fin Barry est mort en prison.
Maintenant cela sera désormais l’anarchisme complet.
Nous n’oublierons pas Barry Horne.
Nous LIBERERONS, NOUS L’AVONS PROMIS.

« Direct Action Animal Rights », « Direct Action – Arkangel »

Voici en mp3 la mythique compilation de musique punk « Direct Action – Arkangel ». Elle a été produite en 2005 par le groupe de musique anglais Active Slaughter, particulièrement engagé dans la cause et jamais avare d’initiatives.

C’est d’ailleurs la suite directe d’une autre compilation, datant de 2001, intitulée « Direct Action Animal Rights », que nous proposons également en mp3.

La compilation de 2001 a été réalisée en soutien à SHAC – la campagne contre les laboratoires Huntingdon Life Sciences -, ainsi qu’à la Hunt Saboteurs Association, une structure de sabotage de la chasse.

La compilation de 2005 a été quant à elle réalisée en soutien à l’Animal Liberation Front Supporters Group (Groupes de soutien de l’ALF), SHAC, le Vegan Prisoner Support Group (Groupe de soutien aux prisonniers vegans), la revue Arkangel, la Hunt Saboteurs Association, la campagne SPEAK contre la vivisection dans les universités d’Oxford et de Cambridge.

Les bénéfices des deux compilations, sorties à respectivement 600 et 1000 exemplaires, allaient naturellement entièrement à ces structures de libération animale.

Il s’agit d’initiatives engagées, les chansons sont toutes d’orientation militantes, au sens bien entendu d’un militantisme qui n’est pas celui d’une participation aux institutions…

On est ici dans le mouvement pour la libération animale, au sens strict. L’iconographie, les photos et les explications dans les livrets des Cds étaient bien entendu aussi très claires à ce sujet.

« Direct Action Animal Rights » – l’album en mp3

« Direct Action – Arkangel » – l’album en mp3

Le torero dans Carmen de Bizet

Carmen est un opéra très connu ; datant de 1875, c’est en fait un opéra-comique, de Georges Bizet, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d’après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée.

C’est l’un des opéras les plus joués au monde et, outre sa vision résolument kitsch de l’Espagne, on y trouve la promotion éhontée de la corrida.

L’histoire est la suivante : Carmen charme le soldat Don José, afin de pouvoir s’enfuir de prison.

Celui-ci devient alors l’amant de Carmen, mais voit un concurrent arriver : le torero Escamillo.  Alors, Don José finit par tuer Carmen pour l’empêcher de partir avec le torero.

Voici les paroles traitant du torero, avec en vidéo (avec les paroles) le fameux passage sur « l’oeil noir qui te regarde ».

La scène est interrompue par un chœur chanté dans la coulisse.
CHŒUR
Vivat ! vivat le torero !
Vivat ! vivat Escamillo ! Jamais homme intrépide
N’a, par un coup plus beau,
D’une main plus rapide,
Terrassé le taureau !
Vivat ! vivat le torero !
Vivat ! vivat Escamillo !…

LE LIEUTENANT.
Qu’est-ce que c’est que ça ?

MERCÉDÈS.
Une promenade aux flambeaux…

MORALÈS.
Et qui promène-t-on ?

FRASQUITA.
Je le reconnais… C’est Escamillo… un torero qui s’est fait remarquer aux dernières courses de Grenade et qui promet d’égaler la gloire de Montès et de Pepe Illo…

MORALÈS.
Pardieu, il faut le faire venir… nous boirons en son honneur !

LE LIEUTENANT.
C’est cela !… je vais l’inviter… (Il va à la fenêtre.) Monsieur le torero… voulez-vous nous faire l’amitié de monter ici ? vous y trouverez des gens qui aiment fort tous ceux qui, comme vous, ont de l’adresse et du courage…(Quittant la fenêtre.) Il vient…

PASTIA, suppliant.
Messieurs les officiers, je vous avait dit…

LE LIEUTENANT.
Ayez la bonté de nous laisser tranquille, maître Lillas Pastia, et faites-nous apporter de quoi boire…

REPRISE DU CHŒUR
Vivat ! vivat le torero !
Vivat ! vivat Escamillo !
Paraît Escamillo.

Scène II
Les Mêmes, ESCAMILLO.

LE LIEUTENANT.
Ces dames et nous, vous remercions d’avoir accepté notre invitation… Nous n’avons pas voulu vous laisser passer sans boire avec vous au grand art de la tauromachie.

ESCAMILLO.
Messieurs les officiers, je vous remercie.

I
Votre toast… je peux vous le rendre,
Señors, car avec les soldats
Les toreros peuvent s’entendre :
Pour plaisir ils ont les combats !…
Le cirque est plein, c’est jour de fête,
Le cirque est plein du haut en bas.
Les spectateurs perdant la tête
S’interpellent à grands fracas :
Apostrophes, cris et tapage
Poussés jusques à la fureur,
Car c’est la fête du courage.
C’est la fête des gens de cœur…Toréador, en garde !
Et songe en combattant
Qu’un œil noir te regarde
Et que l’amour t’attend.
TOUT LE MONDE.
Toréador, en garde !Etc.
Entre les deux couplets, Carmen remplit le verre d’Escamillo.

Tout d’un coup l’on fait silence ;
Plus de cris ! que se passe-t-il ?
C’est l’instant, le taureau s’élance
En bondissant hors du toril…
Il entre, il frappe, un cheval roule
En entraînant un picador :
« Bravo, toro !… » hurle la foule,
Le taureau va, vient, frappe encor…
En secouant ses banderilles,
Il court : le cirque est plein de sang ;
On se sauve, on franchit les grilles…
Allons ! c’est ton tour maintenant.Toréador, en garde !
Et songe en combattant
Qu’un œil noir te regarde
Et que l’amour t’attend.

TOUT LE MONDE.
Toréador, en garde !Etc.
On boit, on échange des poignées de main avec le toréador.

Voici un passage musicalement très connu : celui de « la quadrille des toreros ».

On entend de grands cris au dehors, des fanfares, etc., etc. C’est l’arrivée de la cuadrilla.

CHŒUR
Les voici ! voici la quadrille,
La quadrille des toreros !
Sur les lances, le soleil brille ;
En l’air, toques et sombreros !
Les voici ! voici la quadrille,
La quadrille des toreros !
Défilé de la cuadrilla. ­— Pendant ce défilé, le chœur chante le morceau suivant :
Entrée des alguazils.
Voici, débouchant sur la place,
Voici d’abord, marchant au pas,
L’alguazil à vilaine face…
À bas ! à bas ! à bas ! à bas !
Entrée des chulos et des banderillos.
Et puis saluons au passage,
Saluons les hardis chulos !
Bravo ! vivat ! gloire au courage !…
Voici les banderilleros !
Voyez quel air de crânerie,
Quels regards et de quel éclat
Étincelle la broderie
De leur costume de combat !
Entrée des picadors.
Une autre quadrille s’avance :
Les picadors… comme ils sont beaux !
Comme ils vont du fer de leur lance
Harceler le flanc des taureaux !
Paraît enfin Escamillo, ayant près de lui Carmen radieuse et dans un costume éclatant.
Puis l’espada, la fine lame,
Celui qui vient terminer tout,
Qui paraît à la fin du drame
Et qui frappe le dernier coup…
Bravo ! bravo ! Escamillo !
Escamillo, bravo !

Voici le passage final concernant le torero, annonçant sa « victoire » sur le taureau. Dans la vidéo (qui est sous-titrée), le passage est à 6:20, juste après que Carmen se refuse à Don José, juste avant que celui-ci ne tue celle-là.

CHŒUR ET FANFARES, dans le cirque.
Vivat ! la course est belle ;
Sur le sable sanglant
Le taureau qu’on harcèle
S’élance en bondissant…
Vivat ! bravo ! victoire !
Frappé juste en plein cœur,
Le taureau tombe ! gloire
Au torero vainqueur !
Victoire ! victoire !

Pendant ce chœur, silence de Carmen et de José : tous deux écoutent… En entendant les cris de : « Victoire, victoire ! » Carmen a laissé échapper un : « Ah ! » d’orgueil et de joie… José ne la perd pas de vue… Le chœur terminé, Carmen fait un pas vers le cirque.

Carmen est un bon exemple d’exotisme de pacotille et de divertissement s’appuyant sur une image d’Épinal. Dire que cela dure encore…

Conflict : This is the A.L.F.

Si aujourd’hui quand on pense au punk on a surtout en tête les « punks à chiens » et leur nihilisme, il a existé dans les années 80 en Grande-Bretagne une importante scène anarcho-punk, un peu comme les Béruriers Noirs en France, mais dans une perspective plus underground, bien moins foklorique.

L’un des groupes de musique phare fut « Conflict », dont voici les paroles ici d’une chanson classique : « This is the ALF » (Voilà ce qu’est l’ALF).

What does Direct Action Mean?
Que signifie l’action directe ?

It means that you are no longer prepared to sit back and allow terrible,  cruel things to happen. The cameraman in Ethiopia took direct action,  he filmed the worst disaster that has ever happened to human beings. He  realised it was too enormous a problem to handle himself – so he took the  films home in the hope other people would help. They did.
Cela signifie que tu ne vas pas continuer à rester tranquillement assis et permettre qu’arrivent des choses cruelles, terribles. Le cameraman en Éthiopie a mené une action directe, il a filmé le plus terrible désastre qui soit arrivé à des êtres humains. Il a compris que c’était un problème bien trop énorme pour le résoudre tout seul – aussi il a ramené ce qu’il a filmé chez lui dans l’espoir que d’autres viennent aider. Ils l’ont fait.

Are you prepared to sit back any longer? Direct action in animal rights means causing economic damage to those who abuse and make profits from exploitation.  START!
Es-tu préparé à continuer à rester tranquillement assis encore longtemps ? L’action directe dans le domaine des droits des animaux signifie causer des dommages économiques à ceux qui maltraitent et font des profits de l’exploitation. COMMENCE !

It’s possible to do things alone, slash tyres, glue up locks, butchers,
burger bars, the furriers, smash windows, bankrupt the lot. Throw paint over shops and houses. Paint stripper works great on cars. Chewing gum sticks well to fur coats. A seized engine just won’t start, sand in the petrol tank means that delivery’s going nowhere.
Il est possible de faire des choses seules, de crever des pneus, de mettre de la colle dans les serrures des boucheries, des restaurants de burgers, des fourreurs, briser des vitres, mettre en faillite le tout. De jeter de la peinture sur les magasins et les maisons. Les décapeurs marchent très bien sur les voitures. Les chewing-gums collent très bien aux fourrures. Un engin saboté ne démarrera simplement pas, du sable dans le réservoir signifie que la livraison n’arrivera nulle part.

When the new death shop opens up make sure you’re the first person to be there. If the circus comes to town remember what goes up must come down. Stop contributing to the abuse yourself – don’t eat meat, don’t buy leather. Buy non-animal tested make up, herbal soap and shampoo’s better.
Quand le nouveau magasin de mort ouvre ses portes, fais en sorte d’être la première personne à être là. Si le cirque vient en ville, rappelle toi ce qui doit tomber. Cesse de contribuer toi-même à la maltraitance – ne mange pas de viande, n’achète pas de cuir. Achète du maquillage non testé sur les animaux, du savon végétal et du shampoing naturel.

Try and form a group of people that you know that you can trust and plan ambitious direct action, sometimes risky but a must. Only when you have animal liberation will we obtain human freedom, when the last vivisectionist’s blade is snapped. It will be that one step nearer to peace. Direct action in the animal movement is sussed and strong, and our final goal is not far off.
Essaie et forme un groupe de gens que tu connais et en qui tu peux avoir confiance et prévois une action directe ambitieuse, parfois risquée mais une nécessité. C’est seulement quand il y a la libération animale que nous obtiendrons la libération humaine, quand la lame du dernier vivisecteur sera brisée. Cela sera un pas de plus qui rapproche de la paix. L’action directe dans le mouvement des animaux lancée et forte, et notre but final n’est plus loin.

Animal lovers, vandals, hooligans, cranks; recognise the labels? They say we don’t care about human beings. We say all sentient beings, animal or human have the right to live, free from pain, torture and suffering. They say because we are human and speak the same, we matter more. Is our pain and suffering any greater or lesser than that of animals? Human v. animal rights is as much a prejudice as black v. white or the nazis versus the jews an affront to our freedom.
Amoureux des animaux, vandales, hooligans, hurluberlus, tu reconnais ces désignations ? Ils disent que nous nous moquons des êtres humains. Nous disons que tous les êtres sentients, animaux ou humains, ont le droit de vivre, libre de toute douleur, torture et souffrance. Ils disent que parce que nous sommes humains et que nous parlons pareillement, nous avons davantage de valeur. Est-ce que notre douleur et notre souffrance sont plus ou moins importantes que celles des animaux ? Les droits humains face aux droits des animaux est autant un préjugé que sont un affront à notre liberté les noirs face aux blancs ou les nazis face aux Juifs.

Vivisection is a violation of human beings, the same as it is for animals. We have a chemical world built on a pile of drugs to thanks for their experiments. Drugs are designed for profit, manufactured to suppress symptoms. Human freedom, animal rights. It’s one struggle, one fight. When animal abuse is stopped then human abuse will soon stop also, an attitude of mind. « An eye for an eye leaves the whole world blind ». Start by protecting the weak, the defenceless, animals, the sick, the disabled. Compassion and emotion are our most important safety values. If we lose them, then ‘we lose’ the vitality of life itself. Emotional? Hooligans? Cranks?.…
La vivisection est une violation des êtres humains, c’est la même chose pour les animaux. Nous avons un monde chimique construit sur une pile de médicaments et drogues suite à leurs expérimentations. Les médicaments sont fais pour le profit, produits de manière industrielle pour supprimer des symptômes. La liberté humaine, les droits des animaux. C’est une lutte, un combat. Quand la maltraitance faite aux animaux est stoppée, alors la maltraitance faite aux humains stoppera bientôt également, c’est une question d’état d’esprit. « Oeil pour œil et le monde entier sera aveugle ». Commence par protéger le faible, le sans défense, les animaux, le malade, l’handicapé. La compassion et l’émotion sont nos valeurs de sûreté les plus importantes. Si nous les perdons, alors « nous perdons » la vitalité de la vie elle-même. Émotionnel ? Des hooligans ? Des hurluberlus ?

Earth Crisis : The wrath of sanity

Puisque nous parlions hier de l’expérimentation sur les animaux (en l’occurrence au Canada), impossible de ne pas parler de la chanson classique d’Earth Crisis,  qui exprime le point de vue vegan straight edge né dans les années 1990.

Les paroles font bien entendu allusion aux grandes vagues d’opération de l’ALF amenant la libération d’animaux arrachés aux laboratoires, appelant à en développer la logique toujours plus loin.

Night of justice, knight of justice.
Liberations crusades begun.
Your laws will have no meaning past the setting of the sun.
Nuit de la justice, chevalier de la justice.
Les croisades des libérations ont commencé.
Vos lois n’auront aucune signification une fois le soleil passé.

Demons feeding off of the innocents pain.
Generations of oppression –
one generation will break this chain.
Les démons se nourrissent de la souffrance des innocents.
Des générations d’oppression
– une génération brisera cette chaîne.

Emancipation from the hands of the deranged.
Vengeance for the dead,
freedom for the enslaved.
L’émancipation des mains des détraqués.
La vengeance pour les morts,
la liberté pour les esclaves.

From love comes this hatred.
Feel the rage, antagonist of the helpless.
Tormented inside a cage.
De l’amour vient cette haine.
Sens cette rage, antagoniste des sans défense.
Tourmentés dans une cage.

I refuse to turn my back, I refuse to shut my eyes.
Steadfast against the deluge of evil of man’s devise.
The quest for their freedom won’t cease until it’s won.
Je refuse de tourner le dos, je refuse de fermer mes yeux.
Inaltérable contre le déluge du mal de l’invention de l’homme.
La quête pour leur liberté ne cessera pas jusqu’à la victoire.

Reconcile your sins or your blood will have to run.
You have no respect for life. Violence you can understand.
Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Renonce à tes péchés ou ton sang aura à couler.
Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence que tu peux comprendre.
Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

You have no respect for life. Violence you can understand. Your turn to feel the pain. Retribution, from my hand!
Tu n’as pas de respect pour la vie. La violence que tu peux comprendre.
Ton tour de sentir la douleur. La rétribution, de ma main!

A bullet for every demon.
Only your blood can cleanse you of your sin.
Your actions proved that you value profit over others lifes.
Une balle pour chaque démon.
Il n’y a que ton sang qui peut te nettoyer de ton péché.
Tes actions ont prouvé que tu valorises le profit fait au dépens de la vie d’autres.

Images of your mutilated victims as I line you in my sight.
The wrath of sanity unleashed.
Justice on Judgement Night.
Les images de tes victimes mutilées alors que je t’aligne.
La fureur de l’équilibre mental déchaînée.
La justice dans la nuit de la justice.

Béruriers Noirs – Les bûcherons

Les Béruriers Noirs sont un groupe punk très connu en France, de par le succès qu’ils ont eu. Voici les paroles d’une chanson de 1983, qui témoigne d’une réflexion accompagnée d’une dénonciation concernant la forêt et les abattoirs.

La chanson, d’esprit expérimental et datant du tout début des « bérus », alors qu’ils fréquentaient les squatts autonomes, cherche à exprimer la « continuité » de l’esprit du massacre, la logique de la destruction.

 

Les bûcherons sont entrés dans la forêt
Les bûcherons sont de plus en plus laids
Avec leurs barbes longues de 4 mètres
Et leurs haches qui fendent les chênes
Leurs chaussures écrasent les plantes
Et dans les arbres détruits ils dansent
A grands coups de tronçonneuse
Ils atrophient la nature pieuse

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Mais il est arrivé qu’un jour il n’y avait plus d’arbres
Tout n’était que tristesse et désordre
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Il n’y avait plus rien à abattre
Dans un village perdu près des marais noirs
Les bûcherons sont entrés
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Dans ce village perdu il y avait un abattoir
Les bûcherons ont prêté leurs mains, leur force, leur courage
Pour abattre les boeufs, les veaux et les porcs,
Pour en faire de la viande
C’est ainsi que les bûcherons reprirent courage,
En tronçonnant les bêtes…

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids

Il est arrivé qu’un jour dans ce village perdu
Il n’y avait plus de bêtes pour faire de la viande
Les bûcherons ont beaucoup souffert ce jour-là
Ils sont partis voir les gens de ce village éloigné
Avec leurs bottes aux pieds et le matériel usé

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas de coups de sabre
N’arrêteront leur marche

Les bûcherons sont entrés dans la chambre de ma mère
Dans la chambre de mon frère
Ils hachèrent mon père jusqu’à l’aube
Puis ils partirent vers une autre forêt
Et si un jour vous rencontrez un bûcheron
Rappellez-vous qu’ils ont massacré mes enfants,
Qu’ils sont assoiffés de sang
Qu’ils cachent derrière leurs barbes de futurs horribles carnages,
Futurs horribles carnages, futurs horribles carnages

Ils marchent sur la forêt
Il sont de plus en plus laids
Même pas les coups de sabre
N’arrêteront leur marche