Archives pour la catégorie véganisme

WolfXDown – Stray from the path

Voici les paroles d’une chanson de WolfXDown, un groupe allemand vegan straight edge.

go with the flow – that’s what we’re taught
and like blind sheep we believe what we’re told
heading towards one direction
a misguided youth without connection
I choose a way off the beaten track
a herder has never been a sheep’s best friend
aller avec le courant – c’est ce que nous avons appris
et comme des moutons aveugles nous croyons ce que nous a dit
nous dirigeant dans une direction
une jeunesse malavisée sans connexion
Je choisis d’une manière hors des sentiers battus
un éleveur n’a jamais été le meilleur ami du mouton

blind leading the blind – obeying by tradition
veer away, all you need is volition
I’m not the only one –
there is more of my kind
I am a renegade
fighting to survive
I’m not the only one –
there is more of my kind
stray from the path
leave the mass behind
aveugle conduisant des aveugles – obéissant par tradition
dévier, tout ce dont vous avez besoin est la volonté
Je ne suis pas tout seul -
il y en a plus de mon genre
Je suis un renégat
luttant pour survivre
Je ne suis pas tout seul -
il y en a plus de mon genre
s’écarter du chemin
laisser la masse derrière

we’re lost – we miss the forest for the trees
that’s why we’re pleased with living life on our knees
there’s no right way in this labyrinth
stray from the path
nous sommes perdus – nous oublions la forêt pour les arbres
c’est pourquoi nous sommes heureux de vivre la vie à genoux
il n’y a pas de voie juste dans ce labyrinthe
s’écarter du chemin

stray from the path — escape prescribed conformity
stray from the path – break the uniformity
stray from the path – get out of control
stray from the path – we’re here, you’re not alone!
s’écarter du chemin – échapper à la conformité prescrite
s’écarter du chemin – casser l’uniformité
s’écarter du chemin – devenir hors de contrôle
s’écarter du chemin – nous sommes ici, vous n’êtes pas seul!

La cause animale comme vecteur de l’ultra-libéralisme?

C’est une menace très importante sur la cause animale, qui était déjà présentée dans un vieil article d’un peu moins de dix ans, intitulé Véganisme utopique et véganisme scientifique. Il y a des gens qui, pour renouveler l’ultra-libéralisme, s’appuient sur les animaux.

Des animaux reconnus juridiquement, cela fait plus d’individualisme, moins de catégories d’ordre générale, comme notamment bien sûr… les classes sociales.

C’est cela qui explique l’avalanche de théoriciens du droit auquel on a droit depuis quelques années en France. C’est un mélange de carriérisme et d’ultra-libéralisme sa cachant derrières les animaux. Il y a même un ouvrage qui vient de sortir, intitulé « Bêtes humaines » (??), avec des textes de gens prônant l’abolitionnisme (comme Francione), avec une préface de… Michel Onfray.

Michel Onfray peut ainsi se présenter comme un défenseur des animaux, ce qui est un scandale absolu, et il peut donc le faire grâce à des gens expliquant qu’il ne faut aucun compromis… Ce qu’il ne faut pas faire pour être mainstream, institutionnel, etc.!

Voici un exemple d’ailleurs plus que cocasse. Il s’agit d’une tribune, publiée dans Libération, dont l’auteur se veut démocratique, citant Rosa Luxembourg, prônant le droit des minorités, etc.

Or, voici son CV, qu’on peut considérer comme un classique ultra-libéral, allant de la fac de droit d’Assas à la meilleure école de commerce HEC:

Philippe Reigné

Agrégé des facultés de droit, professeur titulaire du CNAM

Domaines d’intervention
Droit des sociétés, droit boursier, droit des financements et des sûretés, règlement des différends, gestion patrimoniale et fiscalité.

Languages
Anglais Français
Présentation

Après sept ans passés auprès du cabinet d’avocats Archibald (membre du réseau Arthur Andersen puis du réseau Ernst & Young), concomitamment avec ses activités d’enseignement et de recherche, Philippe Reigné intervient en qualité de consultant dans les dossiers complexes de cessions et d’acquisitions de sociétés, de droit boursier et de financement.

Il est en outre spécialiste des problématiques de règlement des différends et fait partie de l’Association française d’arbitrage et du Comité français d’arbitrage.

Membre de la Commission nationale des professions libérales, Philippe Reigné facilite l’approche inter-professionnelle du Cabinet par sa connaissance approfondie des professions connexes du notariat et de l’expertise-comptable.
Philippe Reigné supervise la doctrine interne, la veille juridique et le knowledge management du Cabinet.

Formation

Université Panthéon-Assas : Docteur en droit (1993)
CAPA (1989)
DECF (1988)
HEC (1986)

Et voici donc la tribune de ce spécialiste (et partisan) du capitalisme, masquant son ultra-libéralisme derrière l’esprit de réforme juridique, au « service » des animaux:

Nous sommes tous des animaux sensibles

«Savez-vous que j’ai souvent l’impression de ne pas être vraiment un être humain, mais un oiseau ou un autre animal qui a pris forme humaine ?» On peut lire cette étonnante confession dans l’une des Lettres de prison écrites par Rosa Luxemburg (1).

La célèbre théoricienne et militante internationaliste poursuit : «A vous, je peux bien le dire ; vous n’allez pas me soupçonner aussitôt de trahir le socialisme. Vous le savez, j’espère mourir malgré tout à mon poste, dans un combat de rue ou un pénitencier. Mais, en mon for intérieur, je suis plus près de mes mésanges charbonnières que des « camarades ».»

On aurait tort de refuser toute portée politique à ces déclarations en y voyant la marque d’une sensibilité exacerbée. Dans la même lettre, quelques lignes plus haut, Rosa Luxemburg déplore la disparition des «oiseaux chanteurs» d’Allemagne en l’attribuant à l’extension de la «culture rationnelle […] qui détruit peu à peu les endroits où ils nichent».

Elle établit alors une comparaison avec les «Peaux-Rouges en Amérique du Nord», remarquant qu’«eux aussi sont peu à peu chassés de leur territoire par l’homme civilisé et sont condamnés à une mort silencieuse et cruelle». Avec plus d’un demi-siècle d’avance sur ses contemporains, Rosa Luxemburg ébauche ce qui, chez les partisans du mouvement de libération animale, deviendra la double analogie espèce, sexe, race.

Il faut attendre l’année 1970 pour que le psychologue britannique Richard Ryder, défenseur de la cause animale – soulignant que le mot «espèce», comme le mot «race», n’a pas de définition précise -, critique l’illogisme de notre position morale à l’égard des animaux ; il crée, à cette occasion, le terme de «spécisme», qui désigne «le préjugé qui consiste à accorder davantage de considération morale au représentant d’une espèce (souvent la nôtre mais pas toujours) pour le seul motif de l’appartenance à cette espèce (2)». Toutefois, alors que Richard Ryder se fonde sur les travaux de Darwin pour affirmer qu’il n’existe pas de différence essentielle entre les êtres humains et les autres animaux justifiant le spécisme, Rosa Luxemburg paraît bien prendre appui sur une expérience identitaire personnelle, empruntant ainsi une voie beaucoup plus originale.

Les personnes qui, bien qu’elles aient conscience d’avoir un corps humain, s’identifient à un ou plusieurs animaux non humains, sont fréquemment appelées «personnes animales» ; elles perçoivent des sensations qui les rapprochent de l’animal dont leur identité porte l’empreinte. Comme tous les phénomènes identitaires, de telles sensations varient d’un être à l’autre.

L’exemple des personnes animales révèle que l’identité d’espèce d’une personne n’est pas nécessairement totalement humaine. Elle se rapproche, par sa complexité, de l’identité de genre. Cette dernière expression recouvre «l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps […] l’habillement, le discours et les manières de se conduire (3)».

Or, de même que la catégorie raciale et la catégorie de sexe sont le produit de rapports sociaux de domination qui leur préexistent et qu’elles légitimisent en les naturalisant, de même la catégorie d’espèce est le produit des relations de domination que les êtres humains exercent sur les autres animaux et dont elle interdit la contestation au nom de la Nature (4). Ces rapports de domination peuvent cependant être remis en cause par des identités qui leur sont irréductibles, voire qui les dépassent.

Ainsi, est-il possible de refuser les catégories du genre en se définissant comme un être humain non genré. Pareillement, peut-on rejeter les catégories du spécisme en se définissant comme un être vivant et sensible. Le législateur vient même de donner à ce rejet un appui inattendu.

La loi du 16 février 2015 insère dans le code civil un nouvel article 515-14 qui proclame : «Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens.»L’intention du législateur était de «donne[r] une définition juridique de l’animal, être vivant et doué de sensibilité, et [de] soumet[tre] expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l’accent sur les lois spéciales qui les protègent (5)».

Le résultat n’est pas exactement celui annoncé. Les êtres humains sont aussi des êtres vivants et sensibles ; le droit ne les considère cependant pas comme des animaux, faute de les soumettre au régime des biens.

L’article 515-14 ne pose pas une définition des animaux non humains, qui serait trop large, mais introduit dans le code civil la catégorie des êtres vivants et sensibles, commune aux animaux et aux êtres humains. Voulant définir les animaux, le législateur n’a pas su les distinguer d’avec les êtres humains ; il a donc conçu une métacatégorie qui les réunit. Aussi, si les animaux ne sont plus des biens, c’est parce qu’ils ont pris place, à côté des êtres humains, dans la catégorie juridique des êtres vivants et sensibles.

La situation des animaux évoque celle des esclaves gouvernés par le code noir de 1680 ; ces derniers étaient des êtres humains, puisqu’ils devaient être baptisés (art. 2), mais ils étaient déclarés meubles et soumis au régime des biens (art. 44). De même, les animaux sont des êtres vivants et sensibles, mais ils sont soumis au régime des biens, à la différence des êtres humains.

Refuser son identité d’espèce en se définissant comme un être vivant et sensible est un moyen de lutter contre le spécisme et de favoriser l’avènement d’une société démocratique multi-espèces, telle que celle proposée par Sue Donaldson et Will Kymlicka dans Zoopolis (6).

Ainsi, en consacrant la catégorie des êtres vivants et sensibles, le législateur a facilité, sans y prendre garde, l’apparition d’un trouble dans le spécisme.

(1) In «Lettres de prison» de Rosa Luxemburg, éditions Bélibaste, 1969. (2) «L’Ethique animale», par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, PUF, 2008. (3) Principes de Jogjakarta, mars 2007. (4) Voir Yves Bonnardel, De l’appropriation… à l’idée de Nature, les Cahiers antispécistes, numéro 11, 1994. (5) Cécile Untermaier, JO, débat Assemblée nationale du 15 avril 2014. (6) «Zoopolis. A Political Theory of Animal Rights», par Sue Donaldson et Will Kymlicka, Oxford, 2011.
Philippe REIGNÉ Professeur du Conservatoire national des arts et métiers

On aurait tort de prendre cela pour une anecdote. L’utilisation de la question animale par l’extrême-droite est un fait, mais l’instrumentalisation a lieu aussi par des courants ultra-libéraux.

Les animaux ne sont pas appréciés en soi, ils sont utilisés idéologiquement pour prôner la paix sociale, la négation de l’existence des classes sociales au nom d’une vision purement individuelle des choses, etc. Cela naturellement les gens le ressentent bien et cela ne rend pas sympathique la cause animale, dont l’instrumentalisation n’est pas forcément comprise, mais clairement vue de par le type de démarches, le type de revendications, etc.

La cause animale, ici, ce n’est pas la bataille pour la reconnaissance de Gaïa, de la Nature, d’une seule humanité unifiée: c’est le prétexte à l’idéologie ultra-libérale d’individus totalement atomisés.

« Oui, mais j’en mange moins, et de meilleure qualité »

Voici une interview (faite par Libération) de plus illustrant la schizophrénie de ces gens prétendant défendre les animaux et n’assumant pas le véganisme.

On sent qu’il y a un blocage, une frontière: tout est vu, les faits sont présentés, rien que le titre utilisé est parlant… et pourtant… le saut au véganisme n’est pas fait. Car c’est un saut, et c’est cela que le « réformisme » ne comprend pas.

Il y a ici des enjeux culturels et économiques, les choses ne se résument pas à une simple réflexion individuelle.

A ces enjeux s’ajoute le rapport à la Nature, aux animaux en tant qu’êtres vivants.

Cet aspect là est totalement oublié la plupart du temps, alors que c’est le fondement de toute la démarche d’un véganisme authentique!

«Les bêtes sont encore vivantes au moment où on les tronçonne»

INTERVIEW
Anne de Loisy, journaliste, est l’auteure d’une enquête sur la filière de la viande.

La journaliste Anne de Loisy avait enquêté en 2012 sur les abattoirs pour l’émission Envoyé spécial. Elle en a tiré Bon appétit ! Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette (1), un livre très documenté paru fin février sur la filière de la barbaque, des éleveurs à nos assiettes.

Est-ce difficile d’enquêter sur la filière de la viande ?

C’est très compliqué parce que c’est hyper opaque. Les industriels refusent les interviews et interdisent les tournages dans les abattoirs. Le problème de la viande, c’est que c’est une industrie qui est dirigée par trois personnes : les groupes Bigard, Terrena, et SVA Jean Rozé. Du coup, rien ne sort.

Comment avez-vous eu accès aux abattoirs ?

J’ai d’abord demandé les autorisations officielles, qui m’ont été refusées. J’ai fini par y avoir accès grâce à des intermédiaires, notamment l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA). Je suis entrée avec le directeur, qui m’a présentée comme l’une de ses assistantes.

Lors de votre enquête, qu’est-ce qui vous a le plus choquée ?

Je ne me rendais pas compte à quel point l’industrialisation de la viande était en marche. A tous les niveaux. Les élevages de 40 000 volailles, de milliers de cochons, de centaines de bovins… On est loin des images de vaches dans les prés qu’on vend au consommateur. Mais le plus impressionnant, c’est l’industrialisation de l’abattage. Faire passer un animal de vie à trépas, c’est forcément un peu gore.

Mais l’industrialisation de cette étape-là est extrêmement violente : les bêtes sont abattues à une telle cadence qu’elles sont encore vivantes au moment où on les tronçonne. En plus, ce sont des conditions extrêmement compliquées pour les ouvriers des abattoirs, qui travaillent dans le froid, le sang, les odeurs…

D’où vient la viande que l’on trouve dans nos assiettes ?

Dans la restauration collective, 70% des bovins et 87% de la volaille sont importés. Alors qu’on a des éleveurs qui crèvent de faim, et que la profession compte entre un et deux suicides par jour. Quand les gens chargés de nourrir une société se suicident à tour de bras, c’est qu’il y a un souci quelque part !

Le paradoxe, c’est que nos belles races à viande sont exportées et qu’on récupère des vaches laitières moins chères, de mauvaise qualité. C’est toute l’aberration du système : les industriels nous expliquent qu’on a une viande bas de gamme parce que le consommateur veut une viande bon marché, alors que les prix ont augmenté de 40% entre 1995 et 2010 pour le consommateur, mais n’ont pas changé pour l’éleveur. Ces deux bouts de la chaîne sont les grands perdants.

Vous expliquez qu’il n’y a pas assez de vétérinaires dans les abattoirs…

Les grands abattoirs ont choisi l’autocontrôle. Ça ne fonctionne pas, parce qu’ils se retrouvent juges et parties. Les bouchers disent qu’ils ont de plus en plus de carcasses qui arrivent avec des abcès. Eux les enlèvent, mais après, tout ce qui part en industriel… C’est parfois mixé ! On n’arrivera pas à améliorer le système tant qu’on ne mettra pas plus de vétérinaires pour contrôler les différentes étapes de l’abattage.

Qu’est-ce que l’abattage rituel ?

C’est un abattage, halal ou casher, fait par des personnes habilitées. Pour les juifs, ce sont des chokhet, pour les musulmans, ce sont des personnes qui possèdent une carte de sacrificateur, remise par trois mosquées en France. Dans les deux cas, ils tranchent complètement la gorge, et sont obligés de couper tous les canaux, dont l’œsophage et la trachée.

Abattage rituel ne signifie pas qu’il est forcément sans étourdissement préalable. De plus en plus de musulmans considèrent qu’un abattage avec étourdissement est halal si la bête est tournée vers La Mecque et si le nom d’Allah est prononcé par le sacrificateur.

Pourquoi certains abattoirs généralisent-ils l’abattage rituel ?

Plutôt que de nettoyer la chaîne entre chaque type d’abattage, et donc stopper la production, les industriels préfèrent tout faire en rituel, en se disant que les consommateurs n’ont pas besoin de savoir.

Parvenez-vous encore à manger de la viande ?

Oui, mais j’en mange moins, et de meilleure qualité. Et en circuit plus direct, ce qui permet de savoir comment les bêtes ont été élevées et abattues, tout en faisant mieux vivre les éleveurs. Le circuit court, c’est ce qui peut nous sauver, et sauver la filière.

Vous dédicacez ce livre «aux femmes et aux hommes qui travaillent dans la filière viande pour satisfaire nos pulsions carnivores». Les coupables, c’est nous ?

Manger de la viande n’est pas un problème en soi. Mais si les gens prennent conscience de la réalité, ils seront peut-être moins enclins à jeter la vieille tranche de jambon au fond du frigo. Le plus problématique, c’est la viande transformée, qui contient énormément de conservateurs, d’additifs, d’antibiotiques.

C’est complètement aberrant dans un pays qui vante partout sa gastronomie et qui nous sert des produits qu’on n’a vraiment pas envie de manger. Mais, au final, c’est quand même le consommateur qui achète. Son pouvoir d’achat, c’est un bulletin de vote.

(1) Presses de la Cité, 468 pp., 19,50 €.

Maitre Gims, Swagg Man et Dan Bilzerian

Tout est une question de culture, et dans la bataille, il faut que les lignes de démarcation soient très claires.

Prenons par exemple Maître Gims, qui est membre du groupe de rap Sexion d’Assaut. Comme bon nombre de gens dans le rap et le hip hop, il fait un fétiche de l’attitude viriliste et consommatrice, provocatrice et profondément réactionnaire.

Cela participe à un plan commercial de publicité, mais cela reflète aussi ni plus ni moins la culture beauf, même si évidemment à ses propres yeux, il ne fait que « profiter » du système, selon le principe « thug life ».

Il y a dix jours, dans un acte gratuit participant à sa démarche, Maître Gims a donc lancé une vidéo provocation intitulée « Message à tous les végétariens, je veux comprendre expliquez moi! »

Il n’y a bien sûr pas à discuter : de part l’idéologie qu’il véhicule, il n’y a qu’à interdire de paroles. Et c’est assez exemplaire que Peta ait fait une « réponse ». Même si bien entendu Peta prétextera qu’elle ne s’adresse pas à lui mais aux gens intéressés par la polémique, mais cela reste totalement stérile et absurde, c’est vraiment courir derrière l’impossible, comme d’autres le font derrière les parlementaires.

Lettre adressée par Peta France à Maître Gims
Cher Maitre Gims,
Vous vous demandez haut et fort pourquoi de plus en plus de gens deviennent végétariens. Vous avez eu raison de poser la question, nous sommes ravis d’y répondre !
Tout d’abord parce que les animaux sont des êtres sensibles, tout comme nous, qui ressentent la joie, la peur, la douleur et ne demandent qu’à vivre. L’alimentation des végétaliens ne nécessite pas que l’on parque des millions d’animaux dans les hangars des élevages industriels, qu’on les mutile, qu’on les prive de vie sociale ou d’accès l’extérieur puis qu’on les conduise à l’abattoir et qu’on les égorge alors qu’ils sont souvent encore conscients.
Cela tombe bien, puisque la cuisine végétale est délicieuse, diversifiée, colorée et goûteuse. Moins grasse, plus riche en vitamines et en fibres, l’alimentation végétale permet de vivre plus longtemps, en moyenne 9,5 ans en plus pour les hommes. Elle est aussi meilleure pour la santé car elle réduit les risques de maladies cardiaques de 32 % et permet de se sentir mieux dans son corps. La consommation de viande est d’ailleurs associée aux plus grandes maladies de civilisation qui touchent l’Occident de plein fouet : les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2, l’obésité et certains types de cancers.
Si vous ajoutez à cela le fait que selon un rapport de l’ONU paru en 2010, un changement mondial vers un régime végétalien est vital pour prévenir les pires effets du changement climatique  , l’agriculture animale étant un facteur majeur des émissions de gaz à effet de serre – et sauver le monde de la famine et de la pénurie de carburant, je crois que vous comprendrez facilement pourquoi des millions de gens, y compris Russell Simmons, Jay Z et Beyonce et Jennifer Lopez sont devenus végétaliens.
Il y a beaucoup de raisons de devenir végan, et aucune de ne pas le devenir ! Alors que diriez-vous d’essayer, vous aussi, de devenir végan pendant un mois ?
Je compte sur votre réponse.
Bien à vous,
Cyril Ernst
PETA France

Une telle lettre est une insulte à la morale et à la culture. C’est vraiment baisser les bras devant les attitudes provocatrices prônant la barbarie, le cynisme, la « vie facile » fondée sur les pires principes du capitalisme.

Internet pullule d’ailleurs en ce moment de gens comme Maître Gims. En France, il y a Swagg Man, qui a des tatouages sur le visage et se prend en photographie avec énormément d’argent, des objets de luxe, comme des centaines de lunettes de soleil de luxe vintage, etc.



Là on a la position à l’opposé de Maître Gims, puisque Swagg Man a tenu le premier mars des propos « sympathiques » si l’on ose dire envers les animaux. Y a-t-il pour autant lieu de se réjouir ? Faut-il y voir un quelconque intérêt ? Si l’on a aucun mode de vie à proposer peut-être, mais quand on a compris le sens de la bataille morale, on ne tolère pas la décadence de ce genre!

Ni l’un ni l’autre ne participent à la solution, ils relèvent tous les deux du problème : celle d’une société dénaturée, qui met en valeur la superficialité, la fuite en avant pour se sentir vivre.

Impossible d’ailleurs de ne pas citer le « modèle » en quelque sorte du genre qu’est Dan Bilzerian. Là on est dans la posture du jeune millionnaire posant avec des armes, des femmes dénudées, beaucoup d’argent, avec pas moins de 6,7 millions d’utilisateurs sur Instagram.



Dan Bilzerian présente lui aussi « ses » animaux de manière répétée, comme « trophées », et pour se donner une image un peu « affectueuse »…


Et il précise bien que le phoque qui a été une fois amené dans sa piscine a été transporté par des spécialistes, aucun mal ne lui a été fait…


Tout cela est pathétique et criminel, cela doit cesser, impérativement. Ce style de vie est à proscrire, il est à bannir.

C’est cela, le sens de la morale vegan straight edge.

« La production mondiale de viande devrait s’intensifier »

Paris Match est allé au Salon de l’agriculture rencontrer les gens faisant le traditionnel petit rassemblement protestataire en faveur de la « cause animale ».

Y participait par exemple le « Collectif Oui à l’Étourdissement Dans les Abattoirs ». Rien que le nom montre l’ignominie de gens qui, prétendant défendre les animaux, jouent le rôle de supplétif moral de l’exploitation animale.

Tous ces discours sur l’exploitation « humaine » sont hypocrites et ignobles, et il faut bien saisir qu’on va en avoir de plus en plus. Nous montrions la situation avec le lait il y a quelques jours : l’intensification de l’exploitation est un fait inévitable dans la société actuelle.

Or, cela rentre en contradiction avec la prétention de certains d’aller graduellement au véganisme. La conséquence en est une sorte de « replacement » stratégique dans… justement on ne sait pas trop quoi.

Voici les points de vue d’abord de Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, et ensuite de Brigitte Gothière, porte-parole de L214, tels que Paris Match les a retranscrit.

« Le Salon de l’agriculture est une vitrine trompeuse. Derrière l’image bucolique, il y a l’univers carcéral, les maltraitances liées à l’élevage et l’abattage.

Alors que le statut de l’animal a été modifié dans le code civil, reconnaissant son caractère d’être sensible -ce qui n’est pas une révolution mais une simple harmonisation des textes-, jamais il n’y a eu en France autant de projets de fermes usines intensives.

L’impact est désastreux en termes économique, environnemental et de bien-être animal.

Stéphane Le Foll s’est d’abord posé en victime du projet de la « ferme » des 1 000 vaches, devenu aujourd’hui réalité, en prétendant que ce type d’élevage ne répond pas à la politique qu’il souhaite défendre. Pourtant, depuis son arrivée au ministère de l’Agriculture, tout a été fait pour simplifier les procédures d’extension des élevages intensifs.

Le 17 février, Stéphane Le Foll a annoncé de nouvelles mesures visant à encourager l’extension des élevages de volailles qui pourront passer de 30 000 à 40 000 animaux sans procédure administrative, après un simple enregistrement.

Le ministre précise même qu’« en dessous de 30 000, aucune démarche ne sera à effectuer. » C’est une politique suicidaire, irresponsable ! »

« De nombreuses enquêtes filmées dans les élevages français rendent compte de conditions de détention des bêtes incompatibles avec la satisfaction de leurs besoins et souvent non conformes à la législation en vigueur.

Notre volonté est aussi d’expliquer aux visiteurs qu’une vie sans consommation de viande est un bénéfice pour le bien être animal, notre santé et l’environnement ».

Et voici comment Paris-Match conclut juste après son article :

Malgré l’alerte, les estimations annoncent que la production mondiale de viande devrait s’intensifier, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050. Les industriels n’ont pas fini de s’engraisser…

Qui a raison sur l’évolution actuelle ? La Fondation Brigitte Bardot et L214 ? Ou Paris Match ?

Evidemment Paris Match, qui donne de simples chiffres. Par contre, la Fondation Brigitte Bardot et L214 servent à masquer le drame actuel, à camoufler l’ampleur du désastre, à nier les faits.

La situation empire, chaque jour qui passe l’exploitation animale gagne du terrain, la Nature recule. A ce rythme est-il nécessaire d’expliquer à quoi va ressembler le monde dans 40 ans ?

Il ne s’agit là même pas de différence de stratégie, il s’agit simplement de regarder les faits en face.

Rien que l’évolution du lait en France dans les dix prochaines années est terrifiant. Et malgré cela, il y en a pour expliquer qu’on va vers une meilleure situation pour les animaux ?

Ce n’est même plus une erreur ou une illusion : même Paris Match constate que c’est totalement déconnecté.

« Le lait est-il bon pour la santé ? »: une tentative critique

Le secteur laitier de l’exploitation animale a décidé de mettre en avant un nouveau logo, « Lait collecté et conditionné en France ». C’est une initiative lancée par Syndilait (réunissant les producteurs de lait sous forme liquide), avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait).

De nombreux médias ont relayé cette information, soulignant les « dangers » pour cette « filière » – 67 000 élevages avec en moyenne 53 vaches -, alors que la production a reculé de près de 3%, que les importations augmentent, etc.

L’un des articles les plus étranges, peut-être le plus marquant historiquement, est celui du quotidien Le Monde.

Pour la première fois, en effet, on a une tentative ouverte, et institutionnelle, d’ouvrir la porte à une critique de lait. C’est quelque chose de tout à fait nouveau, et dans 25 ans, on considérera qu’il y a eu ici un déclic, un changement culturel, le début de quelque chose.

Les limites de l’exercice sont bien sûrs patents, avec surtout la fameuse sortie à la française: restons mesurés, on évitera les soucis, etc. Mais quand on connaît le poids de l’industrie du lait en France, cet article est quelque chose exprimant une véritable lame de fond de critique du lait, cela tranche avec l’hégémonie complète et absolue de ce secteur de l’exploitation animale jusqu’ici.

Le lait est-il bon pour la santé ?

Les ventes de lait en France ont baissé de presque 3 % en 2014 en volume, selon Syndilait, syndicat des fabricants de lait. En dix ans, elles ont reculé de 10 %.

La faute en est à la désaffection des Français pour le petit déjeuner et pour la cuisine à base de lait, mais aussi aux « courants antilait », selon le président du syndicat, Giampaolo Schiratti. Alors que le ministère de la santé recommande de consommer trois produits laitiers par jour, le breuvage blanc est parfois accusé de causer des troubles de la digestion, voire des pathologies. Le lait de vache, le plus couramment consommé en France, est-il bénéfique pour la santé ?

La France et le lait, une longue histoire d’amour (et d’argent)

En 1954, Pierre Mendès France instaurait la distribution de lait dans les écoles pour enrayer la dénutrition chez les élèves. Elle permet de contrer les carences alimentaires constatées sur les enfants dans la France de l’après-guerre. La « galactothérapie » (le soin par le lait) s’appuie sur de solides arguments : le lait est une source de protéines et de vitamines (notamment B1, B2 et A si les vaches consomment suffisamment de fourrage vert).

Il est aussi riche en calcium, qui contribue à la solidité des os et des dents, la transmission des messages nerveux et la régulation des battements du cœur.

« Le calcium et les nutriments du lait sont nécessaires à la croissance de l’enfant et au bon équilibre alimentaire de l’adulte », affirme Giampaolo Schiratti, qui est aussi directeur général de Candia. Pourtant, les vertus du lait sont régulièrement remises en question. En 2007, Thierry Souccar a fait grand bruit avec son livre Lait, mensonges et propagande. Le journaliste scientifique et éditeur remet en question les bienfaits des produits laitiers pour nos os.

« J’ai été ostracisé par les nutritionnistes qui travaillent avec l’industrie laitière », estime-t-il. Le sujet est délicat pour ces industriels, dont le chiffre d’affaires annuel avoisine les 27 milliards d’euros. Les géants de l’agroalimentaire comme Danone n’ont aucun intérêt à voir les vertus des laitages remises en question.

« On a dit que j’étais antilait, poursuit Thierry Souccar, c’est une caricature. En réalité, je questionne la recommandation de « 3 laitages par jour » préconisés par le ministère de la santé. »

Boire du lait est indispensable pour nos os
FAUX

L’adage veut que boire du lait renforce nos os, car il contient du calcium. En cas de carence alimentaire, nous puisons ce minéral dans nos réserves osseuses. Il est donc très important d’en absorber suffisamment pendant les vingt premières années de notre vie, afin de constituer un solide capital osseux. Ensuite, un apport suffisant en calcium permet de ralentir le vieillissement de nos os.

1 litre de lait = 1 200 mg de calcium
1 litre d’eau minérale = 100 à 600 mg de calcium

1 yaourt nature (125 g) = 130 mg de calcium
100 g de brocoli = 50 mg de calcium

L’autre adage veut que le lait protège contre l’ostéoporose, cette maladie « des os poreux » qui peut entraîner des fractures, principalement chez les femmes. Pour être épargnées, elles doivent non seulement consommer du calcium, mais aussi assurer leurs apports en vitamines D et K et faire suffisamment d’exercice physique. Cette maladie osseuse est également liée à des facteurs génétiques et hormonaux.

Le manque de laitages n’est donc pas la cause de l’ostéoporose. D’ailleurs, outre les laitages, il existe d’autres aliments riches en calcium, comme le chou ou les fruits secs. Si le Programme national nutrition santé préconise la consommation de produits laitiers pour ingérer au moins 700 à 800 mg de calcium par jour, c’est parce que la majorité des apports en calcium des Européens est issue du lait.

Reste que « la quantité adéquate de calcium qui doit composer notre régime alimentaire n’a pas encore été déterminée », selon le département nutrition de l’école de santé publique de l’université Harvard. En Inde, au Japon ou au Pérou, la prise de calcium journalière moyenne est de 300 mg par jour seulement.

Pourtant, les fractures y sont moins courantes qu’en Europe. Pas de quoi tirer des conclusions hâtives : des facteurs autres que le calcium peuvent expliquer cette résistance aux fractures, comme l’activité physique ou l’exposition au soleil (qui permet de synthétiser de la vitamine D).

En 2014, une étude a toutefois montré qu’une forte consommation de lait pendant l’adolescence ne se traduisait pas par une baisse du nombre de fracture de la hanche. Elle pourrait même… causer des fractures, selon des chercheurs suédois, qui appellent malgré tout à traiter leurs résultats avec prudence.

« Il est possible d’avoir une alimentation équilibrée sans laitages », concède Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national des professionnels du lait (Cniel), « si on est professeur de nutrition ! Parce que c’est assez compliqué. Et à condition d’avoir les moyens financiers de remplacer les apports nutritionnels du lait par d’autres produits. »

Boire du lait contribue au développement de cancers
ÇA DÉPEND

« Un cancer sur deux est lié à de mauvaises habitudes alimentaires », selon Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier. En ce qui concerne le lait, l’une des sources d’inquiétude est la présence de « facteurs de croissance ».

Par définition, le lait de vache est destiné aux petits veaux, qui gagnent une centaine de kilos en quelques mois. Il contient des molécules produites par la vache, qui favorisent la multiplication cellulaire – les « facteurs de croissance ». Ces molécules pourraient avoir un impact délétère sur les adultes.

L’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire sur le sujet ne permet pas de trancher, car il ne se penche pas sur toutes les substances contenues dans le lait. Certaines d’entre elles pourraient avoir un effet bénéfique sur les cellules cancéreuses (par exemple les bactéries, sur la tumeur du colon), d’autres, comme les facteurs de croissance, pourraient être nocives (notamment pour le cancer colorectal, de la prostate ou du sein).

L’addition entre effet négatif et effet positif des laitages reste incertaine. L’Organisation mondiale de la santé pointe par exemple du doigt les études selon lesquelles le lait pourrait protéger contre le cancer du colon et le cancer de la vessie.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si une forte consommation de lait et de calcium peut augmenter le risque de développer un cancer des ovaires pour les femmes, et de la prostate pour les hommes, selon l’école de santé publique de Harvard. Le panel du rapport de l’Institut américain de la recherche sur le cancer estime quant à lui que les régimes riches en calcium sont l’une des causes probables du cancer de la prostate.

Pour Henri Joyeux, il est évident que les laitages peuvent causer des cancers, même si « tout dépend de la localisation cancéreuse et de la susceptibilité génétique de chacun, à laquelle il faut associer le tabac, les hormones et perturbateurs endocriniens, la pollution et le stress ».

Il met en cause notamment « le surpoids dû à la consommation excessive de produits laitiers (beurre, yaourts, fromages, crèmes, lait) » responsable de la formation de tissu gras, qui est cancérigène lorsqu’il est en excès.

Les laitages favorisent le diabète
ÇA DÉPEND

Le diabète de type 1 est dû à la destruction de cellules du pancréas spécialisées dans la production d’insuline, qui permet de diminuer la concentration de glucose dans le sang. Un dysfonctionnement du système immunitaire, lié à des facteurs génétiques et environnementaux, est en cause. Parmi eux, plusieurs sont à l’étude : les virus, la modification de la flore intestinale ou le régime alimentaire, y compris la consommation de produits laitiers.

La Finlande est l’un des pays européens où l’on consomme le plus de lait (126 litres de lait par an et par personne en 2011). C’est aussi le pays où les cas d’enfants diabétiques de type 1 sont les plus nombreux. De quoi alerter les scientifiques. Mais rien ne prouve que la prévalence du diabète dans ce pays est liée au lait. D’ailleurs, d’autres hypothèses vont bon train, comme l’excès d’hygiène, qui affaiblirait le système immunitaire des Finlandais.

Au contraire, pour Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, « la consommation de lait diminue fortement les risques de diabète », même s’il concède que « le mécanisme d’action n’a pas été établi ». Le professeur Lecerf est également membre du comité scientifique de l’observatoire des habitudes alimentaires créé par les professionnels de l’industrie laitière. Il affirme n’avoir « aucun intérêt personnel » dans l’industrie du lait et exercer pour eux bénévolement.

La consommation de lait peut causer des maladies cardiovasculaires
ÇA DÉPEND

Pour prévenir les maladies cardiovasculaires, l’Agence nationale de sécurité sanitaire recommande de limiter les acides gras saturés à 10 % de nos apports énergétiques. Une consommation excessive de ces graisses pourrait favoriser l’excès de cholestérol et les maladies cardiovasculaires. Or près de 70 % des graisses contenues dans le lait sont saturées. Dans 100 ml de lait demi-écrémé par exemple, on trouve 1,5 g de matières grasses, dont environ 0,9 g d’acides gras saturés.

Pourtant, selon Jean-Michel Lecerf, « les études montrent une diminution du risque de développer une maladie cardio-vasculaire pour les consommateurs de laitages. De manière générale, ils ont un effet bénéfique sur le poids. » « Je peux moi aussi vous donner des études qui disent l’exact contraire », rétorque l’auteur de Lait, mensonges et propagande Thierry Souccar, pour qui « il est peu probable que les produits laitiers protègent contre le syndrome métabolique » (embonpoint, hypertension, forte glycémie, fort taux de « mauvais » cholestérol).

« Certains acides gras spécifiques du lait peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé, d’autres pourraient avoir des effets négatifs », explique Yves Chilliard, directeur de recherche en nutrition animale à l’Institut national des recherches agronomiques. L

es chercheurs de l’institut ont montré que l’alimentation du bétail avait une influence sur le profil des acides gras du lait. En modifiant le régime des vaches, on pourrait par exemple obtenir un lait riche en oméga-3. « Faut-il changer l’équilibre des matières grasses du lait ? », s’interroge Yves Chilliard. « Pas sûr que ce soit souhaitable. De toute façon, l’important n’est pas là : il faut limiter nos apports en calories et en matières grasses, quelles qu’elles soient. »

Dans cette logique, certains laitages sont exclus de la catégorie des produits laitiers – à consommer trois fois par jour – du Programme national de nutrition. C’est le cas du beurre, classé parmi les matières grasses, ou des desserts à base de lait, comme le flan.

Le lait cause douleurs, diarrhées et ballonnements
SEULEMENT CHEZ LES INTOLÉRANTS AU LACTOSE

Nous ne sommes pas tous capables de digérer le lait. Certaines ethnies, notamment en Europe du Nord, sont plus tolérantes au lactose, ce sucre présent dans le lait. Au contraire, environ 90 % des Asiatiques sont intolérants.

La capacité à digérer ce sucre résulte d’une mutation intervenue récemment dans l’histoire de l’humanité, avec la naissance de l’agriculture. Notre tolérance au lactose est à son maximum au début de la vie, puis décroît avec l’âge. Deux à cinq Français sur dix ont des difficultés à digérer le lait.

Résultat : ils souffrent de diarrhées, ballonnements ou maux de ventre. Selon un avis de l’Autorité européenne des sécurité des aliments, ils peuvent malgré tout tolérer une prise de 12 g de lactose (soit 250 ml de lait) sans montrer de symptômes, et des quantités supérieures si la consommation de produits laitiers est répartie dans la journée.

Les intolérants qui ne veulent pas renoncer aux laitages peuvent s’essayer au lait délactosé, aux yaourts et à certains types de fromages, dont le lactose est déjà en partie « digéré ».

Boire du lait, mais pas trop

Les produits laitiers ne sont pas essentiels à un régime alimentaire équilibré. S’ils sont une importante source de calcium, ils ne sont pas la seule. Il existe aussi des aliments riches en protéines (viande, œufs, poisson, légumineuses) ou en vitamines contenues dans les laitages.

Une consommation de lait trop élevée est soupçonnée de favoriser certaines pathologies. L’Autorité européenne de sécurité alimentaire recommande de se limiter à 2,5 g de calcium par jour (l’équivalent d’un peu plus de 2 litres de lait), que ce soit par le biais de l’alimentation, des boissons ou de compléments alimentaires. Pour ce qui est des laitages en particulier, le professeur Walter Willett, responsable du département de nutrition de l’école de santé publique à Harvard, conseille d’en consommer un à deux par jour au maximum, pour ceux qui le souhaitent.

Pour simplifier, Yves Chilliard rappelle un conseil de grand-mère : « Il faut manger un peu de tout. Et ne pas se resservir. »

Scandale autour de la « fondation d’aide aux animaux »

C’est un article à proprement parler hallucinant qu’a publié le Canard enchaîné. On savait que le monde des associations non véganes s’occupant des animaux connaissait malheureusement des tendances à l’égoïsme, au carriérisme, etc.

C’est inévitable là où ne règne pas la morale la plus stricte et une non opacité, une surveillance démocratique complète.

Mais ici, ce qu’on lit ne peut que laisser ébahi, et doit mettre dans une rage folle!

Earth Crisis : Ultramilitance, Born from pain, Fortress

Voici les paroles de trois autres chansons d’Earth Crisis, dont le très grand classique « Ultramilitance ».

Ultramilitance

Legal channels have been exhausted. Uncruel alternatives rejected.
Awareness created and ignored. Direct action is the last recourse.
Ultramilitance. Ultramilitants.
Les voies légales ont été épuisées. Les alternatives non cruelles rejetées.
La sensibilisation créée et ignorée. L’action directe est le dernier recours.
Ultramilitance. Ultramilitants.

Salvation of innocents. Intensified resistance.
Flooded by sabotage disabled whaling ships sink beneath the waves.
Strikes against roving murderers. Through destruction, innocents persist.
A rainforest seen as nothing more than an area on a map
to be stripped of resources for corporate profit.
Le salut des innocents. La résistance intensifiée.
Inondés par sabotage, des baleiniers rendus inopérants coulent sous les vagues.
Les coups contre les meurtriers itinérants. Grâce à la destruction, les innocents persistent.
Une forêt tropicale considérée comme rien de plus qu’un secteur sur un plan,
pour être dépouillée de ses ressources pour les bénéfices des sociétés.

The indigenous cultures and animals are displaced or destroyed
unless bulldozers are disabled to prevent access.
Ultramilitance. Ultramilitants. Salvation of innocents. Intensified resistance.
Les cultures indigènes et les animaux sont déplacés ou détruits
à moins que les bulldozers ne soient désactivés afin d’empêcher l’accès.
Ultramilitance. Ultramilitants. Le salut des innocents. La résistance intensifiée.

Forth from cages into the darkness. Minks liberated by masked rescuers.
Laws designed to protect oppressors correctly regarded as worthless.
Hors des cages dans l’obscurité. Les visons libérés par des sauveteurs masqués.
Les lois destinées à protéger les oppresseurs étant correctement considérées comme sans valeur.

Now this war has two sides…
Ultramilitance.
Ultramilitants. Salvation of innocents.
Intensified resistance. Wreck!
Maintenant cette guerre a deux protagonistes…
Ultramilitance.
Ultramilitants. Le salut des innocents.
La résistance intensifiée. Sabote !

Born From Pain

Strength. Born from pain. Beyond that of my flesh.
Betrayed, robbed and beaten, but not defeated.
Through my search for allies, I have found myself.
Force. Née de la douleur. Au-delà de celle de ma chair.
Trahi, volé et battu, mais pas vaincu.
Grâce à ma recherche d’alliés, je me suis trouvé moi-même.

Persistence is the answer to regain all that was taken.
Hatred drives me onwards
across to desolation of dying dreams and failure,
to find I am my own salvation.
From the experience of injustice, from the
horror that I have witnessed comes the knowledge that freedom must be won.
La persistance est la réponse pour retrouver tout ce qui a été pris.
La haine me pousse à partir
à travers à la désolation des rêves mourant et de l’échec,
afin de trouver que je suis mon propre salut.
De l’expérience de l’injustice, de
l’horreur que j’ai vu, vient la connaissance que la liberté doit être gagnée.

Strangled by frustration, no longer will I be my victim.
My patience is waning, now all it takes is one spark to set me off.
I have to try to find some peace and hold that peace inside before it gets to late.
Étranglé par la frustration, je ne serai plus ma victime.
Ma patience décline, maintenant tout ce qu’il faut, c’est une étincelle pour me mettre hors tension.
Je dois essayer de trouver un peu de paix et maintenir la paix à l’intérieur avant qu’il ne soit trop tard.

Emancipate my mind. Breathing life into my visions,
forcing them into reality.
From paradise into the inferno, into paradise, into paradise.
Émanciper mon esprit. Donner vie à mes visions,
les forçant à aller dans la réalité.
Du paradis à l’enfer, au paradis, au paradis.


La chanson est à 29:46.

Fortress

Encircled. Sodom’s children on every side.
Feeding their selfishness with no regard for the pain that their
actions bring. Forked tongues spill promises
of release through submission through carnal thoughts.
Encerclé. Les enfants de Sodome de tous côtés.
Nourrissant leur égoïsme sans aucun égard pour la douleur que leurs
actions apportent. Les langues fourchues débordent de promesses
de délivrance par la soumission à travers les pensées charnelles.

Their greed or a drug induced deadened state.
Pain awaits the fools who fall prey to the lies.
Time melts their false idols into pools of worthless lead.
Exhume myself from the wreckage to drag my body free.
Leur avidité ou une drogue induit un état mort.
La douleur attend les imbéciles qui sont la proie des mensonges.
Le temps fond leurs fausses idoles dans des piscines de plomb sans valeur.
M’exhumer moi-même de l’épave pour faire glisser mon corps libre.

Crawling through the ashes as their profane creation collapses in upon itself.
Unscatched. I have not partaken.
The X symbolizes my lifetime commitment to live free from their poisons.
I’ve built myself to last.
Ramper dans les cendres alors que leur création profane s’effondre sur lui-même.
Sans blessures. Je n’ai pas participé.
Le X symbolise mon engagement, à vie, à vivre à l’abri de leurs poisons.
Je me suis construit pour durer.

Fortress. Time melts their false idols into pools of worthless lead.
Encircled. Sodom’s children on every side.
Feeding their selfishness
with no regard for the pain that their actions bring.
Forteresse. Le temps fond leurs fausses idoles dans des piscines de plomb sans valeur.
Encerclé. Les enfants de Sodome de tous côtés.
Nourrissant leur égoïsme
sans aucun égard pour la douleur que leurs actions apportent.

Statut juridique : « pour les animaux, plus rien ne sera comme avant »?

L’assemblée nationale a réétudié le projet de loi sur la modernisation et la simplification du droit. Il y a quelques jours, le passage décrivant les animaux comme des « êtres vivants doués de sensibilité » avait été rejeté par le Sénat (voir Amendement sur la sensibilité animale: une escroquerie juridique de plus). Voici l’amendement proposé et adopté.

AMENDEMENT
présenté par M. MOHAMED SOILIHI, rapporteur
ARTICLE 1ER BIS
Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement supprime l’article 1er bis qui prévoit une reconnaissance de la spécificité des animaux dans le code civil.
Introduit en première lecture à l’Assemblée nationale par l’adoption d’un amendement en séance publique, cet article est dépourvu de lien, même indirect, avec les dispositions du projet de loi initial. L’article 1er bis est, à ce titre, contraire à l’article 45 de la Constitution.
Sur le fond ensuite, la notion d’« êtres vivants doués de sensibilité » est ici purement symbolique et n’a pas de portée normative.
Enfin, si le code civil devait évoluer pour prévoir un nouveau statut de l’animal, cela ne pourrait se faire sans une réflexion globale sur le droit des biens. Or, une telle réflexion n’a pu être menée au détour de ce texte, le Sénat examinant pour la première fois, en nouvelle lecture, cette disposition.

Voici la position d’une sénatrice EELV à ce sujet, qui résume la position générale du réformisme : il faut combattre certaines choses (seulement) et la loi est censée modifier les mentalités.

Mme Esther Benbassa. –
Je regrette la suppression de l’article premier bis relatif au statut de l’animal, en espérant que cette question sera reprise pour que change le regard de la société sur l’animal et que cessent certaines pratiques cruelles. (M. André Gattolin approuve)

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi et a par contre, contre l’avis du Sénat, remis l’article 1 bis qui consiste à dire, que les animaux sont des « êtres vivants doués de sensibilité ». Le Code civil dit ainsi désormais la même chose que le Code pénal et le Code rural.

Très concrètement, cela veut dire que c’est un choix gouvernemental, car normalement il y a un jeu de « navette » entre l’assemblée et le sénat, qui doivent se mettre d’accord. Seul le gouvernement peut stopper ce principe et exiger que l’assemblée ait le dernier mot (c’est valable pour tout sauf pour les modifications de la constitution).
C’est donc ce qui a été fait et c’est quelque chose de notable ; c’est véritablement un choix politique. A l’assemblée, tout le monde a voté par ailleurs pour le projet de loi, sauf l’UMP.

Il y a ici quelque chose de surprenant, très clairement, car normalement le statu quo prévaut, même s’il y avait une anomalie entre la définition du Code civil par rapport aux Codes pénal et rural.

Il y a donc lieu de réfléchir à ce changement : est-il purement cosmétique ou est-il le signe d’un « glissement » juridique ?

Voici la position de la Fondation 30 millions d’amis, que nous ne partageons pas. Selon elle, « plus rien ne sera comme avant », un verrou a sauté, c’est un « tournant historique », etc. C’est une vision totalement mécaniste et institutionnelle, profondément naïve sur ce que sont les juges.

Statut juridique : les animaux reconnus définitivement comme des êtres sensibles dans le Code civil

Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi modernisant enfin le statut juridique de l’animal en reconnaissant sa nature d’être vivant et sensible. Cette modification historique du Code civil est l’aboutissement de 10 ans de réflexions et de dix mois de débats parlementaires, portés par la Fondation 30 Millions d’Amis. Pour les animaux, plus rien ne sera comme avant.

Ce mercredi 28 janvier 2015, l’Assemblée nationale a voté en lecture définitive le projet de loi relatif à la modernisation du droit. L’animal est désormais reconnu comme un « être vivant doué de sensibilité » dans le Code civil (nouvel article 515-14) et n’est plus considéré comme un bien meuble (article 528). Ainsi, il n’est plus défini par sa valeur marchande et patrimoniale mais par sa valeur intrinsèque.

Ce tournant historique met fin à plus de 200 ans d’une vision archaïque de l’animal dans le Code civil et prend enfin en compte l’état des connaissances scientifiques et l’éthique de notre société du 21ème siècle. Cette reconnaissance participe de la modernisation de notre droit : le Code civil est enfin harmonisé avec le Code rural et le Code pénal.

« Enfin ! Les animaux sont reconnus comme des êtres vivants et sensibles dans le Code civil. Ce tournant historique place la France à la tête des nations les plus avancées en matière de droit civil, car elle définit l’animal positivement, pour lui-même, et non pas en creux, comme l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche notamment, qui le considèrent juste comme n’étant pas une chose. Nous pouvons être fiers de cette réforme de progrès et d’humanisme, remportée après des dizaines d’années de lutte et près d’un an de débats au Parlement », témoigne Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Pour les animaux, plus rien ne sera comme avant

En inscrivant la sensibilité de l’animal dans le Code civil, pilier du droit français, cette réforme va toucher la société dans son ensemble et faire évoluer les mentalités en faveur d’une meilleure prise en compte du bien-être animal. Cette réforme ne va pas tout changer du jour au lendemain mais, du jour au lendemain, va pouvoir tout rendre possible en déverrouillant le débat juridique.

Le Code civil allant désormais dans le même sens que le Code rural et le Code pénal, cela permettra une meilleure application du droit existant.

En effet, la cohérence juridique entre les Codes permettra aux juges d’être plus audacieux et plus efficaces quant à l’application des règles protectrices des animaux. Par ailleurs, la réforme va permettre de créer un gisement de synergies entre le droit civil et le droit pénal, ou le droit rural, qui au cas par cas et petit à petit, bouleversera l’ensemble du droit animalier.

« Le principal verrou a sauté ! Cette avancée majeure crée les conditions favorables à l’amélioration de la condition animale » souligne Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Pour Christiane Taubira, ministre de la Justice, « c’est un acte qui a son poids, sa signification et surtout ses conséquences ».

Jean Glavany, député : « J’ai écouté la société civile, en particulier la Fondation 30 Millions d’Amis, qui nous mettait en demeure de corriger une anomalie du Code civil. »
Une réforme portée par la Fondation 30 Millions d’Amis

La réforme du statut juridique de l’animal est l’aboutissement d’années de réflexions et de débats auxquels la Fondation 30 Millions d’Amis a contribué. Alors que ce sujet n’avait jamais été mis à l’ordre du jour du Parlement, la Fondation 30 Millions d’Amis a réussi à sensibiliser le Gouvernement et le Parlement pour en faire – aujourd’hui – un sujet de réforme.

« Après des années de réflexion, un nouvel élan sur cette question a été donné par la publication du Manifeste des 24 intellectuels à l’initiative de la Fondation 30 Millions d’Amis en octobre 2013, et notre pétition qui a recueilli près de 800 000 signataires en quelques mois. Sur le fond, cette réforme est l’aboutissement d’un long travail avec des experts du droit pour valider la solidité juridique du texte, et d’un dialogue nourri avec les pouvoirs publics pour améliorer sa rédaction » explique Reha Hutin.

Earth Crisis : Inherit The Wasteland / Forced March

Voici les paroles de deux chansons d’Earth Crisis, qui comme toujours nous semblent vraiment recherchées et pertinentes. Toutes ces paroles forment une véritable culture, dans laquelle nous nous reconnaissons.

C’est le vrai vegan straight edge,  en lutte pour la libération de la Terre, contre l’individualisme et le libéralisme par rapport à Gaïa!

Inherit The Wasteland (Hériter le désert)

Destroyed in the hands of the deranged.
Mankind’s will has been imposed upon the earth as though we
were alone and if our actions had no consequences.
Détruit dans les mains du dérangé.
La volonté de l’humanité a été imposée sur la terre comme si nous
étions seuls et comme si nos actions n’avaient aucune conséquence.

Man crushes all that bars the way on this path to annihilation.
Taking for themselves while the other inhabitant’s
lives are given no consideration.
L’Homme écrase tout ce qui barre la route sur ce chemin à l’anéantissement.
Prenant pour eux-mêmes tandis que les vies des autres habitants
sont données sans contrepartie.

Inherit the wasteland! Spilled oil contaminates the sea.
Inherit the wasteland! Poisons fill the atmosphere.
Hériter le désert! Le pétrole déversé contamine la mer.
Hériter le désert! Les poisons remplissent l’atmosphère.

Inherit the wasteland! Toxins infect the ground. Inherit the
wasteland! Deforestation scars the earth.
The rainforests burn. Countless animals die.
Hériter le désert! Les toxines infectent le sol. Hériter le
désert ! La déforestation défigure la terre.
Les forêts brûlent. D’innombrables animaux meurent.

We must regain control or there will
be nothing left to save. The harmony of nature,
twisted into discordance. Left to die in the aftermath of their destructive
sightlessness. Time is running, time is running,
time is running … Time is running out.
Nous devons reprendre le contrôle ou il n’y aura
plus rien à sauver. L’harmonie de la nature,
tordue en discordance. Laissée pour morte à la suite de leur destructrice
cécité. Le temps défile, le temps défile,
le temps défile… Le temps est compté.

La chanson « Forced March » est au tout début de l’album, sorti en 1995. La chanson « Inherit the Wasteland » est à 20:03.

Forced March (Marche forcée)

Humanity devours itself alive.
Forced march down this path of sorrow to an end that doesn’t justify. Hands
chained, running driven upon those that fall they tread.
Conditioned by a warped value system to not look back, just push
ahead. Lives of excess, lust and material greed.
L’humanité se dévore vivante.
Une marche forcée sur cette voie de la douleur pour une fin qui ne se justifie pas.
Les mains
enchaînées, une course conduite en marchant sur ceux qui tombent.
Conditionnés par un système de valeurs déformé à ne pas regarder en arrière, à seulement pousser
en avant. Des vies d’excès, la luxure et l’avidité matérielle.

A slave to their own desires, apathetic to those in need. Devoid of love no
peace inside. Blinded by their manic greed.
Thoughts consumed with the thoughts of the worthless.
This is their reality.
Esclave à leurs propres désirs, apathique à ceux dans le besoin. Dépourvus d’amour pas
de paix à l’intérieur. Aveuglés par leur avidité maniaque.
Les pensées consommées avec les pensées des sans-valeur.
C’est leur réalité.

Devoid of love no peace inside. Blinded by their manic greed.
Thoughts consumed with the thoughts of the worthless.
This is their reality.
Dépourvus d’amour pas de paix à l’intérieur. Aveuglés par leur avidité maniaque.
Les pensées consommées avec les pensées des sans-valeur.
C’est leur réalité.

I have to free myself from all this madness in my struggle to survive.
As time progresses time reveals the
answers. At last I break through the surface and come to life.
Minds filled with turmoil, nothing pacifies. Forced march down
this path of sorrow to an end that doesn’t justify.
Je dois me libérer de toute cette folie dans ma lutte pour survivre.
Comme le temps passe le temps révèle les
réponses. Enfin je parviens à la surface et viens à la vie.
Les esprits remplis de crise, rien n’apaise. Une marche forcée sur
cette voie de la douleur pour une fin qui ne se justifie pas.

Hands chained, running driven upon those that fall they tread.
Conditioned by a warped value system to not look back, just push ahead.
Lives of excess, lust and material greed. A slave to
their own desires, apathetic to those in need.
Les mains enchaînées, une course conduite en marchant sur ceux qui tombent.
Conditionnés par un système de valeurs déformé à ne pas regarder en arrière, à seulement pousser
en avant.
Des vies d’excès, la luxure et l’avidité matérielle. Esclave à
leurs propres désirs, apathique à ceux dans le besoin.

Devoid of love no peace inside. Blinded by their manic greed. Thoughts
consumed with the thoughts of the worthless.
This is their reality.
Dépourvus d’amour pas de paix à l’intérieur. Aveuglés par leur avidité maniaque. Les pensées consommées avec les pensées des sans-valeur.
C’est leur réalité.

Le véganisme ne s’imposera pas par en haut

Aimer les animaux, c’est ouvrir ses sens à la Nature, et le véganisme n’est pas la fin d’un processus, mais bien le départ d’une nouvelle approche de la vie.

Malheureusement, l’esprit de capitulation par rapport aux exigences du véganisme est si fort en France que prédomine l’approche menteuse et hypocrite de réformes censées aboutir à quelque chose on ne sait pas trop quand, mais en tout cas dans longtemps.

Les changements administratifs résoudraient tous les problèmes. Pourtant, ces derniers jours témoignent du caractère fondamentalement erroné de la méthode consistant à tenter de faire passer des « réformes » par en haut.

Le seul résultat est la diffusion d’illusions ; dans le concret, cela ne change rien, ou bien les apparences seulement. Prenons par exemple l’amendement Glavany, adopté par l’Assemblée nationale le 15 avril 2014, qui était censé accordé un « statut juridique » aux animaux.

Cela a été considéré comme un triomphe par l’ensemble des réformistes, et parfois présenté comme une sorte de révolution intellectuelle. Or, le sénat vient simplement de le supprimer, aussi simplement que cela.

Pour mémoire, lorsqu’une loi doit passer, elle fait la navette assemblée nationale > sénat > assemblée nationale, et donc l’amendement pourra théoriquement encore passer. Mais déjà que le contenu ne disait pratiquement rien, si en plus le sénat le « retoque », il y a peu de chances, et en tout cas cela casse toute une « dynamique » dont, finalement, personne n’aura rien vu.

Un autre fait concerne la vivisection. Officiellement, l’Union Européenne est censée suivre la direction 3 R – réduction, raffinement, remplacement. En clair, la vivisection est censée être réduite au « strict minimum », selon bien entendu des critères aussi opposés aux animaux que par ailleurs imprécis.

Or, on est en train de s’apercevoir qu’un arrêté préfectoral a autorisé « l’élevage » de primates de Niederhausbergen dans le Bas-Rhin de passer de 800 à 1 600 animaux. Aussi simplement que cela.

C’est dire la tendance actuelle ; en France, la vivisection n’est pas menacée, elle est tout à fait intégrée à l’idéologie dominante. En France, on torture des ouistitis, des macaques…

Regardons encore un autre fait, et citons ici le site de Nantes NALO :

L’association L214 avait fais un petit buzz il y a quelques temps en publiant des images tournées entre autre au sein de l’usine vendéenne Ernest Soulard, qui produit du foie gras donc. Les images sont effectivement insoutenables.

En se basant sur ces images, l’association a porté plainte contre l’entreprise pour «actes de cruauté». Le procès avait lieu la semaine dernière à la Roche-sur-Yon. Sans grande surprise, le procureur de la République a requit la relaxe pour l’entreprise. Il a élégamment requis 10 000€ d’amende… contre L214 ! (pour dégradations)

Que d’énergie gâchée, encore une fois. Comment peut-on se faire d’illusions sur le droit et penser qu’il suffirait de trouver des failles pour changer la réalité des faits ?

Tout le monde sait bien que le droit ne reflète jamais qu’un rapport de force : s’il y a une grande pression populaire ou bien un activisme très large exerçant une pression flagrante, alors là le droit se négocie, n’importe quelle grève le prouve.

Ce n’est pas une question d’avocat ou de faille juridique, c’est une question de rapport de force. Ainsi, l’idée de changer les mentalités par les institutions n’a aucun sens, puisque ces institutions ne sont pas neutres, mais dépendantes et tributaires de forces sociales.

Prenons par exemple l’arrêté préfectoral : c’est le préfet qui décide, comme bon lui semble. Il n’est pas élu. Ce qu’il décide, il le décide selon des critères d’efficacité et d’ordre public. Pareillement, le sénat est élu mais d’une telle manière qu’il est uniquement composé de notables, puisque les sénateurs sont élus par les élus.

N’importe qui observant cela se doute bien que là il n’y a que des situations de blocage de tout qui pourrait provoquer des « soucis » aux institutions… Enfin, pour ce qui concerne le procès de la Roche-sur-Yon, il est évident que ce n’est pas un tribunal local qui va se lancer dans une grande opération de rébellion contre l’ordre public et ses « traditions »…

Il n’y a franchement rien de démocratique à espérer passer par les institutions, et finalement on comprend pourquoi les réformistes usent et abusent d’images glauques et d’approches « spectaculaires » (comme le marquage au fer rouge de « 269 »).

Il ne s’agit pas de convaincre un maximum de gens pour que leur point de vue change et qu’ils se confrontent à l’exploitation animale à tous les animaux. Il s’agit, dans une mentalité très religieuse, d’exiger que le système s’auto-réforme, par en haut, en passant par-dessus la tête des gens.

L’approche des réformistes c’est de dire : changeons le menu de la cantine ici, faisons une loi sur le bien-être animal là-bas, vendons ici des produits « simili-carnés », utilisons là-bas des personnalités notamment du show-biz.

C’est la recherche perpétuelle d’un « truc » pour prétendre faire avancer les choses, sans jamais reconnaître la vérité en face, une vérité très simple : à l’échelle planétaire, l’exploitation animale est en croissance exponentielle.

« Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes »

LTD a attiré 450 000 visiteurs uniques l’année dernière, mais a une ligne de conduite extrêmement claire : la cause avant tout. Il n’y aura pas de publicité sur LTD, ni de personnes se mettant en avant afin de profiter d’une quelconque aura permettant une éventuelle corruption, etc. Il s’agit d’être strict et inébranlable, et d’affirmer : pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

Parmi les deux écueils qui menacent, il y a bien sûr les multiples délires « ultras » de gens se moquant des animaux mais les prenant en otage afin de former une idéologie soi-disant ultra radicale et libératrice, etc. Ce qui intéresse ces gens ce n’est surtout pas le contenu, mais seulement la forme.

Mais il y a aussi les universitaires qui ont un plan de carrière bien défini et tentent de transformer la question animale en discours incompréhensible et parfaitement imbriqué dans les institutions. On a ici des gens, le plus souvent non végans évidemment, qui prétendent arriver avec un discours sérieux et construit, alors qu’ils aident l’exploitation animale à se moderniser.

On a ainsi quelqu’un comme Enrique Utria qui prône un véganisme institutionnel (historiquement c’est l’option de l’association Droit des Animaux après avoir donc siphonné et gaspillé plein d’énergies militantes). On a aussi les sociologues Sébastien Mouret et Jérôme Michalon, qui organisent à partir du 12 janvier à Paris des séminaires pour aider à ce que la question animale soit uniquement analysée par les « élites » au moyen de discours incompréhensibles (et sans fondements), afin bien entendu de torpiller la libération animale.
Voici le programme du séminaire, qui vise surtout à ce qu’il y ait en France une section des « animal studies » dans l’esprit des « gender studies » aux Etats-Unis, afin de permettre à des bobos pseudos-progressistes de faire carrière en proposant des perspectives « radicales » totalement fictives.

Séminaire « Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes »

1. Responsables scientifiques

–   Sébastien Mouret (Sociologue, INRA, UMR Innovation, Montpellier SupAgro)
– Jérôme Michalon (Sociologue, Environnement, Ville, Sociétés (UMR 5600)/Centre Max Weber (UMR 5283)) Contacts : mouret_s@hotmail.com ; jerome.michalon@gmail.com
Entités organisatrices : Association « Imaginaires et Pratiques des Relations » AnthropoZoologiques » IPRAZ et le groupe de recherche Animal’s Lab. Partenaires : Fondation Adrienne & Pierre Sommer et l’Observatoire CNIEL des Habitudes Alimentaires.

2. Enjeux et objectifs du séminaire

Comment vivre ensemble entre humains et animaux ? La question de savoir comment changer nos rapports aux animaux de manière à ce que ceux-ci ne soient plus  seulement considérés comme de simples moyens mais aussi comme des fins, suscite un intérêt croissant tant de la part de la communauté scientifique, que du grand public.

Les réponses à cette question éthique et politique peuvent se formuler au travers d’un travail empirique d’exploration et de compréhension des relations que les humains entretiennent avec des animaux, afin de rendre compte de leur histoire, leur diversité et leur complexité. Si celles-ci sont marquées par la violence, l’indifférence, le mépris et l’abandon, elles sont aussi faites de plaisir, d’épanouissement, d’amour, de confiance, de respect et d’intelligence pour les humains comme pour les animaux. En ce sens, elles représentent donc une ressource pour penser les modalités d’un monde commun entre humains et animaux, et clarifier les conditions qui rendent possible ou empêchent son existence.

Longtemps appréciée pour son « exotisme », l’étude des relations entre humains et animaux fait aujourd’hui place à un intérêt sérieux et fécond de la part de sociologues. Leurs travaux se sont appuyés, entre autres, sur le renouvellement de la division ontologique classique personnes/objets par celle d’humains/non humains, initié par la sociologie pragmatiste. Ces recherches contribuent au développement, en France, d’un champ de recherches en sciences humaines et sociales encore balbutiant, à la différence de ce que les Anglo-saxons nomment Animal Studies, dont les recherches sont structurées sous la forme d’une communauté pluridisciplinaire où le souci éthique vis-à-vis de l’animal occupe une place centrale.

Il nous semble aujourd’hui nécessaire et important, d’une part, d’éclairer le peu d’intérêt porté par la sociologie à la présence d’animaux dans la vie sociale des humains et, d’autre part, de proposer de nouvelles distinctions théoriques et nouveaux outils conceptuels et méthodologiques permettant de saisir le sens et l’importance de la socialité entre humains et animaux. Sur ces deux points, la notion « d’animaux de compagnie » appelle une attention particulière.

Le séminaire aura un double objectif : (1) dresser un état des lieux des recherches sociologiques et historiques autour de l’animal de compagnie, mais également autour de la notion même d’animal de compagnie ; (2) déplier les perspectives que nous offrent différents travaux sur les relations entre humains et animaux pour mieux penser le terme de « compagnie », voire le redéfinir.
2.1  Qu’est ce qu’un « animal de compagnie » ?

Une partie de ce séminaire sera consacrée à la recension et à l’analyse des travaux ayant traité de « l’animal de compagnie » en sociologie et en anthropologie. Il s’agira de voir quels propos ont été tenus sur la relation de compagnie entre les humains et les animaux, mais aussi et surtout de préciser les contours qui ont été retenus par les chercheurs pour définir cette relation « de compagnie ». Quelles espèces animales ont été désignées sous le vocable « de compagnie » ? A quels groupes sociaux a-t-on associé la relation de compagnie ? La notion « animal de compagnie » en elle-même fera l’objet d’une généalogie : à partir de quelle période ce terme est-il utilisé ?

Par qui ? Dans quels espaces linguistiques ? Est-ce que les sens qu’il revêt dans différentes langues sont équivalents ? Il faudra donc prendre en compte l’instabilité de la notion au niveau diachronique et au niveau synchronique : par exemple, pourquoi l’ « animal de compagnie » est-il préféré à l’ « animal familier » ? Outre ce travail sur les catégories, il sera question d’évoquer les postures de recherche qui ont été mobilisés pour appréhender l’objet « animal de compagnie ». Si, de prime abord, les approches critiques et/ou normatives semblent avoir dominé le champ, notamment dans le monde francophone, nous nous attacherons à identifier d’autres perspectives, peut être plus compréhensives. D’autre part, les méthodologies mises en œuvre pour appréhender la relation de compagnie seront examinées.

Dans ce premier axe, on cherchera ainsi à examiner de manière rétrospective la relation de compagnie : qu’est-ce qui a fait que cette relation a été identifiée, délimitée et souvent désignée comme un problème, le symptôme d’une certaine décadence du monde occidental ? Mais l’approche sera également prospective dans la mesure où on tentera de proposer d’autres terminologies, permettant de rendre mieux compte de certains enjeux de la relation de compagnie, occultées par les perspectives critiques.

2.2 Au-delà de la compagnie : vers les « espèces compagnes » ?

Le second axe de ce séminaire part de la proposition formulée par Donna Haraway dans son Manifeste des espèces de compagnie quant à la manière d’appréhender les relations anthropozoologiques dans nos sociétés contemporaines, et de répondre aux enjeux ontologiques, éthiques et politiques qui les traversent : comprendre la genèse, la transformation, la complexité et la richesse de ces relations sous la figure – et la catégorie – d’« espèce de compagnie ».

Ce traité de biosocialité et de biopouvoir nous invite à voir et penser les relations entre humains et animaux, comme une longue histoire biosociale de relations de compagnonnage. Pour Haraway, il est possible de déceler du « compagnonnage », plus que de la « compagnie », dans presque toutes les relations à l’animal, à condition d’y prêter attention.

Toutefois, il ne s’agit pas dans ce séminaire, et par les communications qui y seront présentées, de proclamer l’adoption ipso facto de cette proposition issue de la philosophie, et d’envisager de suite, sans examen et discussion préalables, la mobilisation dans une réflexion sociologique. Au contraire, ce séminaire a pour visée principale d’apprécier la valeur heuristique de la figure « d’espèces compagnes », dans une réflexion prenant à la fois comme unité d’analyse les relations, ainsi que les êtres qui en sont les principaux objets, à savoir les animaux et les humains. Autrement dit, il s’agit ici de mettre en évidence la fécondité et la portée de cette proposition sur le plan de l’analyse sociologique, tout en soulignant les difficultés que soulèvent sa traduction et sa déclinaison dans ce champ disciplinaire, et les impasses auxquelles son usage peut conduire.

Pour démarrer cette discussion, et définir les principales orientations de ce séminaire, il nous semble que la notion « d’espèces compagnes » opère bien plus qu’un redécoupage, voire une refonte des catégories courantes qui sont mobilisées pour classifier les espèces animales présentes dans la vie sociale des humains : les animaux « sauvages », « d’élevage », « de compagnie », « d’expérimentation » etc. Les « espèces de compagnie » peuvent être vues comme des formes particulières « naturecultures », autrement dit d’intrication et d’entrelacs de la « nature » et de la « culture ».

Fondée sur un refus du partage entre les catégories de « nature » et de «  culture », « l’espèce de compagnie » désigne et regroupe à la fois de multiples modalités d’association entre humains et animaux, qu’il convient de clarifier à travers différentes dimensions d’analyse : la coévolution, la cohabitation et la socialité interspécifique. Ces trois dimensions appellent selon nous à une attention particulière, car elles permettent d’interroger la pensée sociologique sur ses rapports avec la biologie et l’éthologie ; sa réflexion sur la morale ; et ses façons de définir et de reconnaître un lien social véritable. En ce sens, elle permet de clarifier comment la sociologie peut saisir la présence d’espèces animales dans la vie sociale des humains, et donc s’ouvrir plus largement à la « question animale » et pour peser dans ce débat.
3. Programmation du séminaire 2015

Le séminaire se déroulera sous la forme de séances mensuelles au cours de l’année universitaire 2015. Au cours de chaque séance, les communications des intervenants seront mises en discussion. Le séminaire suit une approche pluridisciplinaire. La plupart des intervenants choisis développent des approches scientifiques des relations entre humains et animaux qui se situent à la frontière entre sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie) et sciences de la vie (biologie, éthologie).

Programme
– 12 Janvier 2015 : Introduction à la catégorie « animal de compagnie »
Intervenants : J.P. Digard (Anthropologue / CNRS) et J. Porcher (Sociologue / INRA)
14 h – 17 h Lieu : Salle Chopin/Debussy – CNIEL – 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

– 27 Février 2015 : Accompagner les humains : un travail de soin des animaux
Intervenants : J. Michalon (Sociologue / Centre Max Weber) et C. Mondémé (Linguiste / GEMASS)
14 h – 17 h Lieu : AgroParisTech, 16 rue Claude Bernard – Paris

– 13 Mars 2015 : L’animal de travail : un animal de compagnie ?
Intervenants : E. Baratay (Historien / Université de Lyon) et N. Lainé (Anthropologue / LESC)
14 h – 17 h Lieu : Salle Chopin/Debussy – CNIEL – 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

– 10 Avril 2015 : L’animal de compagnie : entre nature et culture
Intervenants : D. Guillo (Sociologue / CNRS) et M. Kreutzer (Éthologue / Université Paris 10)
14 h – 17 h Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

– 22 Mai 2015 : Soins vétérinaires et « pathologies » de la compagnie
Intervenants : P. Fritsch (Sociologue) et T. Bedossa (Vétérinaire)
14 h – 17 h Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

– 19 Juin 2015 : L’agression et compagnie : une antinomie ?
Intervenants : S. Mouret (Sociologue / INRA) et Christophe Blanchard (Sociologue/Université Paris XIII) 14 h – 17 h.
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

Marie-Claire fait l’apologie du véganisme… c’est qu’il y a un problème…

Pour la nouvelle année, rien de tel que de rappeler un phénomène marquant ces dernières années en France : le hold up sur le mot vegan. Le terme de « vegan » signifie normalement le refus de tout produit d’origine animale, mais toujours dans un certain esprit militant.

Cette dimension morale et complète a disparu. De l’effondrement de « Droit des animaux » à l’émergence de L214, en passant par la propagande incessante des médias bobos, hype, etc., il y a une même logique de fond : vider au terme « vegan » tout son contenu, en faire une sorte d’idéal plus ou  vmoins inatteignable et en tout cas tout à fait relatif.

Désormais le terme de « vegan » désigne surtout une sorte de pratique autour de laquelle on tourne, sur laquelle on s’attarde, mais pour des thèmes comme la santé, l’écologie, la mode, la perte de poids, etc., et en ayant en tête que le véganisme, un peu comme une ascèse orientale, serait pratiquement impossible à part pour une petite minorité.

Les animaux ont disparu en tant que réalité sensible, tout comme le projet de véganisme à l’échelle de la société ; voici un article de cette semaine de Marie-Claire, tout à fait dans ce ton là. L’article est ici pour les personnes désireuses de voir les affligeantes photos de « stars ».

Le régime vegan, on s’y met ou pas ?

Supprimer les viandes et les produits laitiers de votre assiette pour passer au régime vegan, bonne ou mauvaise idée ? Pour toutes celles qui aimeraient se lancer, voici 5 conseils pour oser se mettre au végétalisme.

Il fut un temps, dans un passé pas si lointain, où dire à quelqu’un que vous suiviez un régime vegan, c’était comme s’entendre dire qu’une ancienne (et adorable) enfant star était montée sur scène en sous-vêtements en latex et avec un doigt en mousse géant, pour se trémousser lascivement. Oh, mais…

En ce temps-là, « être vegan » (ou végane) était synonyme d’avoir un « mode de vie sain » ou d’être difficile – gustativement parlant, tout dépend de votre point de vue.

Ce n’est plus le cas. Grâce à l’engouement des stars pour ce régime, qui en ont vanté les bienfaits et grâce à une meilleure disponibilité de nourriture végane, ce régime sans viande et sans produits laitiers est devenu presque banal. Le moment est venu de peser le pour et le contre. Allez-vous renoncer aux cheese-burgers et au chocolat et vous mettre à manger des végétaux ?

Vous pourriez ressembler à Beyoncé

Le végétalisme doit sa popularité à des stars comme Beyoncé et Jay-Z, qui ont pris le train en marche. L’an dernier, Jay-Z a suivi un régime vegan pendant un mois et sa femme Beyoncé l’avait soutenu en supprimant elle aussi la viande et les produits laitiers de son alimentation. Pourtant, alors qu’ils célébraient la fin de leurs habitudes alimentaires autour d’un repas de Noël composé de homard, Beyoncé semblait déjà vénérer le régime vegan.

Quiconque l’a vue se déhancher aux Grammy Awards avec rien d’autre qu’une paire de collants et un sourire sera d’accord pour dire qu’elle était resplendissante. Pour avoir la même silhouette que Beyoncé, commencer par adopter un mode de vie vegan pourrait être une bonne idée.

C’est bon pour la santé

Bill Clinton a lui aussi renoncé à la viande. Mais ses raisons de suivre un régime à base de plantes sont plus liées à sa santé qu’à ce à quoi sa cambrure pourrait bien ressembler sur scène. Ayant souffert de maladie cardiaque, l’ex-Président a décidé de devenir vegan après que de récentes études aient révélé que ce type de régime pouvait aider à guérir – ou à prévenir – les maladies cardiaques. Un régime végétalien peut aussi faire diminuer la pression sanguine, diminuer le taux de cholestérol et empêcher le diabète. Rien que ça !

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

Surveiller sa santé est une priorité, mais préserver la planète, et les animaux qui y vivent, est aussi un devoir. Le scandale récent de la viande de cheval a suffi à de nombreuses personnes pour renoncer aux produits à base de viande, mais le problème est loin d’être résolu.

Des tests ont récemment montré qu’un tiers de la nourriture n’était pas correctement étiquetée. The Guardian a expliqué que le boeuf comportait du porc et que la mozzarella n’était composée de fromage qu’à moitié. Si vous voulez vraiment savoir ce que contient votre assiette, le meilleur moyen est peut-être de n’y mettre que des légumes !

Ca peut être délicieux

Imaginer un repas vegan savoureux, cela peut paraître difficile, surtout si vous n’en avez jamais mangé un ! Du tofu et du houmous avec des chips, cela peut vite devenir votre repas quotidien si vous vous laissez aller. Vous allez vite en avoir assez. Mais de nombreux restaurants vegans font leur apparition. Sur le site vegan-france, vous pourrez facilement repérer un restaurant à la carte savoureuse et végane! Être vegan ne veut pas forcément dire se contenter d’un verre d’eau et d’une poignée de noix quand vous sortez, il suffit de vous occuper vous-même de réserver le restaurant !

Allez-y progressivement

Si vous adorez les sandwichs au bacon et les plateaux de fromage, vous allez avoir du mal à vous sevrer. Mais vous n’avez pas à le faire brutalement, diminuez progressivement l’apport en viande. Natalie Portman a longtemps été végétalienne mais a recommencé à manger des produits laitiers pendant sa grossesse. Ecoutez votre corps et donnez-lui ce qu’il désire (sauf s’il s’agit d’une tablette entière de chocolat tous les soirs, bien sûr !)

Source : marieclaire.co.uk
Par marieclaire.fr

Il y a là un effet de mode, qui passera, bien entendu. Un tel « véganisme » ne peut pas se prolonger, c’est juste une démarche propre à des bobos qui s’ennuient et donnent un semblant de sens à leur vie à travers différentes hypes. La prochaine, on peut s’en douter, consistera en l’alimentation de type « paléo », ou bien encore le sans gluten en mode irrationnel.

Raison de plus de rester strict concernant les exigences qu’il faut avoir pour les animaux, et raison de plus de maintenir le cap de l’information et du débat culturel pour ne pas perdre le fil face à tous ces opportunismes, face à ces bobos, ces gens de la mode, ces petits entrepreneurs en quête de marchés captifs, etc. etc.
La libération animale, c’est une morale… qui n’est pas à négocier !

« Sinceridade… Honestidade… CONVICÇÃO!!! »

Voici les paroles de 2 chansons du groupe « Children of Gaia » (« Enfants de Gaïa »), un groupe de musique brésilien des années 2000.

Vidas Inocentes Entregues à servidão
Manipuladas por almas sanguinárias
Fazem da vida o ciclo da morte
Nuvens negras dspejam ódio sobre a terra
Des vies innocentes livrées à la servitude
Manipulées par des âmes sanguinaires
Faisant de la vie le cycle de la mort
Des nuages noirs versent la haine sur la terre

Flores derramam pétalas ressecadas
O sangue brota, oceanos definham
Des fleurs déversent des pétales desséchées
Le sang coule, les océans déclinent

De olhos abertos
O egocentrismo perpetua entre nós
Foi quebrada
Les yeux ouverts
L’égocentrisme perpétué entre nous
A été brisé

Segue agora o caminho da destruição
Foi quebrada a corrente da vida
O Império do mal lança suas garras contra nós
Criação contra o criador
Maintenant le chemin de la destruction
A été brisé par le courant de la vie
L’empire du mal lance ses griffes contre nous
Création contre le créateur

Surge o momento da revanche
A esperança une nossas mãos
Pérfidos plocramarão piedade a Gaia
Gaia
Traída por seus próprios filhos
Vient le moment de la vengeance
Une espérance rejoint nos mains
Les perfides implorent pitié à Gaïa
Gaïa
Trahi par ses propres fils

Convicção – Conviction

Rejeitando seus venenos
Caminho de cabeça erguida
Sem propagar esta idéia
de autodestruição.
Rejetant leurs poisons
Chemin de la tête haute
Sans propager cette idée
de l’auto-destruction.

Sóbrio torno-me mais consciente
Consciente, torno-me mais forte
Para poder lutar contra
corporações que manipulam o vício de forma lucrativa.
Sobre je suis plus conscient
Conscient je deviens plus fort
Pour pouvoir lutter contre
les grandes entreprises qui manipulent le vice de manière lucrative

Sinceridade… Honestidade… CONVICÇÃO!!!
STRAIGHT EDGE
STRAIGHT EDGE
Sincérité… Honnêteté… CONVICTION !!!
STRAIGHT EDGE
STRAIGHT EDGE

Minha convicção nasce como chave de esperança
Sem medo nem comoções
Rejeite a idéia imposta de conformismo
Aqui nos revelamos guerreiros em um inferno social
Onde a alienação acaba roubando sua liberdade
Ma conviction est née comme clef de l’espoir
Sans peur ou troubles
Rejeter l’idée de conformité imposée
Ici, nous nous révélons guerriers dans un enfer social
Lorsque l’aliénation vient de voler sa liberté

Earth Crisis : Stand by / Wither

Voici les textes de deux chansons d’Earth Crisis, avec une consacrée au véganisme, l’autre au straight edge. La première consiste en l’affirmation de la libération animale, sans compromis, tandis que la seconde cherche à décrire l’impact de la prise d’héroïne et le combat (difficile) contre sa tyrannie.


La chanson est à 5:40.

Stand By (Se tenir là)

There will be no compromise, no more negotiating.
If you refuse to change, then you’re guilty and must be destroyed.
Thoughts of superiority, your supremist crimes must end.
You’re a demon with blood on your hands, your death will bring their freedom.
Il n’y aura pas de compromis.
Si tu refuses de changer, alors tu es coupable et dois être détruit.
Les pensées de supériorité, tes crimes suprémacistes, tout cela doit prendre fin.
Tu es un démon avec du sang sur les mains, ta mort apportera leur liberté.

I can’t stand by and let the innocent die.
By opressing innocent life you’ve lost your rights so now your end is justified.
There will be no compromise, no more negotiating.
If you refuse to change, then you’re guilty and must be destroyed.
Je ne peux pas rester là et laisser l’innocent mourir.
En opprimant la vie innocente tu as perdu tes droits et ainsi désormais ta fin est justifiée.
Il n’y aura pas de compromis, plus de négociations.
Si tu refuses de changer, alors tu es coupable et dois être détruit.

Thoughts of superiority, your supremist crimes must end.
You’re a demon with blood on your hands, your death will bring their freedom.
I can’t stand by and let the innocent die.
By opressing innocent life you’ve lost your rights so now your end is justified.
Les pensées de supériorité, tes crimes suprémacistes, tout cela doit prendre fin.
Tu es un démon avec du sang sur les mains, ta mort apportera leur liberté.
Je ne peux pas rester là et laisser l’innocent mourir.
En opprimant la vie innocente tu as perdu tes droits et ainsi désormais ta fin est justifiée.

Don’t think that you’ve been given a choice.
Your actions serve as your voice.
Your selfishness destroys the earth, so you’ve left us with no other choice.
For the fetus, for the cat, for the cow, for the rat.
For innocent victims we will attack, we will attack, we will attack.
Ne pense pas qu’un choix t’a été donné.
Tes actions servent en tant que ta voix.
Ton égoïsme détruit la planète, alors tu ne nous laisses pas d’autres choix.
Pour le fœtus, pour le chat, pour la vache, pour le rat.
Pour les victimes innocentes, nous attaquerons, nous attaquerons, nous attaquerons.


La chanson est à 9:59.

Wither (Se flétrir)

Near lifeless skin stretched over a prone skeleton.
An image branded for all time within my memory.
Pursuit began seeking pleasure delivered with a price,
through an illusion of instant bliss enticed.
Une peau pratiquement sans vie tendue sur un squelette prostré.
Une image marquée pour toujours dans ma mémoire.
La quête a commencé dans la recherche du plaisir délivré avec un prix,
séduite par une illusion de bonheur instantané.

Toyed with what immediately only overpowered.
Chased the dragon
thinking that it would not turn to devour.
Steel driven into skin. Contamination forced in.
Jaws of death close together. The haze that surges must not win.
Joué de ce qui a immédiatement pris le dessus.
Ayant chassé le dragon [inhaler les vapeurs d’héroïne]
en pensant que cela n’aboutirait pas à être dévoré.
L’acier enfoncé dans la peau. La contamination forcée dans la peau.
Les mâchoires de la mort se serrant. La brume qui surgit ne doit pas gagner.

Wither. Body given to the vortex, awake in a synthetic dream.
Time and meaning fades, life drains far faster than it seems.
Drawn to the brink by thoughts of invincibility
to give into what beckons constantly.
Pulled back across the threshold.
Se flétrir. Le corps abandonné à un tourbillon, éveillé dans un rêve synthétique.
Le temps et la signification s’estompent, la vie s’épuise bien plus vite qu’il ne semble.
Porté au bord du précipice par les pensées d’invincibilité
Amené dans ce qui fait constamment signe.
Tiré vers l’arrière à travers le seuil.

Loved by the ones who helped bring salvation.
The future is in the hands of a once self-made victim.
Steel driven into skin. Contamination forced in.
Jaws of death close together. The haze that surges must not win.
Wither.
Aimé par ceux qui ont aidé à apporter le salut.
L’avenir est dans les mains de celui qui s’est amené lui-même à être une victime.
L’acier enfoncé dans la peau. La contamination forcée dans la peau.
Les mâchoires de la mort se serrant. La brume qui surgit ne doit pas gagner.
Se flétrir.

Earth Crisis – The order that shall be

Nous vivons une époque de terrible destruction, et les cinquante prochaines années vont être marquées par une guerre complète, finale, contre les couleurs bleue et verte de notre planète… A moins que l’on refuse cela.

L’humanité prend le chemin allant de la soumission de la Nature par la destruction à la destruction générale de celle-ci, emportée dans son élan anthropocentriste. Saurons-nous y faire face ?

Voici les paroles de la chanson « The order that shall be » (L’ordre qui sera) du groupe Earth Crisis.

Fuck this hell that man has made, it’s time for it to end.
Nature must endure, until death I will defend.
This fight relentless, an apostle of the order that shall be.
Nature will be left in peace, the animals set free.
Envoyons se faire foutre cet enfer que l’homme a fait, il est temps que ça finisse.
La nature doit endurer, jusqu’à la mort je vais la défendre.
Cette lutte acharnée, un apôtre de l’ordre qui doit être.
La nature sera laissée en paix, les animaux libérés.

The final end of wildlifes’ habitat destruction.
A future for species once pushed towards extinction.
Animal murderers, violators of the innocent must die for their crimes.
Driven by avarice, this world is a fucking nightmare.
Blackened skies, deforestation, poisoned seas.
La fin finale de la destruction de l’habitat de la vie sauvage.
Un avenir pour les espèces une fois poussées vers l’extinction.
Les meurtriers des animaux, les violeurs des innocents doivent mourir pour leurs crimes.
Guidé par l’avarice, ce monde est un putain de cauchemar.
Ciels noircis, la déforestation, les mers empoisonnées.

This civilisation’s price isn’t worth the fee.
Perpetrators of this madness, your right to live is gone.
Your burning bodies shall light the path to a glorious new dawn.
Le prix de cette civilisation ne vaut pas le prix.
Perpétrateurs de cette folie, votre droit de vivre a disparu.
Vos corps brûlant doivent éclairer le chemin à une nouvelle aube glorieuse.

If warnings go unheeded and pleas for mercy are ignored,
our alternative to militant resistance is a half life in a dead world.
Peace cannot exist without justice, they are one in the same.
Perpetrators of this madness, your right to live is gone.
Your burning bodies shall light the path to a glorious new dawn.
Si les avertissements restent lettre morte et les supplications ignorées,
notre alternative à la résistance militante est une demi-vie dans un monde mort.
La paix ne peut exister sans la justice, ils sont une seule et même chose.
Ceux qui perpétuent cette folie, votre droit de vivre a disparu.
Vos corps brûlant doivent éclairer le chemin à une nouvelle aube glorieuse.

Morality dictates / Situation Degenerates (Earth crisis)

Voici les paroles de deux chansons se suivant sur l’album d’Earth Crisis intitulé « Gomorrah’s Season Ends », sorti en 1996. On ne peut qu’être, comme toujours, profondément marqué par leur exigence, leur authenticité, leur caractère juste.

Être vegan straight edge, c’est un point de départ essentiel dans sa vie, pour la vie!

Morality dictates (La moralité dicte)

Crowded against one another, or penned into an artifical environment.
Unbearable loneliness, separated from their fellow creatures contact.
Entassé les uns contre les autres, ou parqués dans un environnement artificiel.
Solitude insupportable, séparés du contact des créatures qui sont leurs congénères.

Individual innocent beings, each cow, sheep, pig, goat or chicken.
Viewed as a product to processed. Raised only to be slaughtered and consumed.
Des êtres innocents individuels, chaque vache, mouton, porc, chèvre ou poulet.
Considéré comme un produit à traiter. Élevé seulement pour être abattu et consommé.

Murdered victims enshrouded with false names that deny their suffering.
Beef, mutton, pork and poultry.
Victimes assassinées enveloppées avec de faux noms qui nient leur souffrance.
Boeuf, mouton, porc et volaille.

Creatures torn and butchered only for the pettiness of the flavour of their decaying flesh.
The carnage of the slaughterhouse is all completely unnecessary for sustenance of techonologically advanced mankind.
Des créatures déchirées et massacrées uniquement pour la mesquinerie de la saveur de leur chair en décomposition.
Le carnage de l’abattoir est tout à fait inutile pour la subsistance de l’humanité technologiquement avancée.

Constantly brainwashed from the beginning to believe the opposite of this truth.
The brutality is inacceptable. I strive to end the exploitation.
Dès le départ subissant constamment le lavage de cerveau pour croire le contraire de cette vérité.
La brutalité est inacceptable. Je m’efforce de mettre fin à l’exploitation.

Morality dictates. Morality dictates. Morality dictates. Morality dictates that I live vegan.
La morale dicte. La morale dicte. La morale dicte. La morale dicte que je vive vegan.


(La chanson est à 22:24)

Situation Degenerates (La situation dégénère)

The situation degenerates. Again alcohol hits the bloodstream.
Overwhelmed by the desire to feed the
desire. Inebriation numbs the brain. Nothing changes, nothing improves.
La situation dégénère. Encore une fois l’alcool frappe le cours du sang.
Accablé par le désir de nourrir le désir.
L’ivresse engourdit le cerveau. Rien ne change, rien ne s’améliore.

Empty bottles and empty days.
The captive is pulled deeper into an aimless maze.
Wasted time passes as the walls of the vice close in.
Des bouteilles vides et des jours vides.
Le captif est tiré plus profondément dans un labyrinthe sans but.
Le temps perdu passe alors que les murs du vice se rapprochent.

Dying internal organs no longer fuction.
Judgement impaired, direction lost.
Trapped in a repeating process.
Wasted time passes as the walls of the vice close in.
Des organes internes mourant ne fonctionnent plus.
Le jugement altéré, la direction perdue.
Piégé dans un processus répétitif.
Le temps perdu passe alors que les murs du vice se rapprochent.

Dying internal organs no longer fuction.
Judgement impaired, direction lost.
Trapped in a repeating process.
The painkiller takes a life. The painkiller takes a life.
The painkiller takes a life. The painkiller takes a life.
Des organes internes mourant ne fonctionnent plus.
Le jugement altéré, la direction perdue.
Piégé dans un processus répétitif.
L’analgésique prend une vie. L’analgésique prend une vie.
L’analgésique prend une vie. L’analgésique prend une vie.

De Femina à la zad du Testet, un même rapport aux animaux

Peut-on faire, en 2014, comme si le véganisme n’existait pas? Bien sûr on peut le faire, de manière abstraite, intellectuellement parlant, si on mène une vie tout ce qu’il y a de plus traditionnel, selon les normes dominantes en France.

Mais dans les faits, on entend tout de même parler du végétalisme, voire des vegans, parce que la question animale, celle de la Nature, est en travail dans la société. La vie elle-même ramène cela au premier plan. Voici un exemple parlant avec un dessin issu de la revue version Femina, totalement conformiste (cliquer pour avoir l’image en un peu plus grand)

La contradiction entre la vie naturelle et le cynisme est ici flagrant, montré jusqu’à l’absurde. La haine à l’encontre des pigeons ne peut qu’aboutir au cynisme le plus complet. Voilà pourquoi la défense des pigeons a tellement d’importance également; ce sont nos premiers amis dans les villes.

En voici un autre exemple, avec ce qu’on retrouve dans le programme de « Sème ta ZAD« , qui se déroule au Testet.


Cela n’a rien de révolutionnaire, bien au contraire. On a là un programme digne des années 1930, dans l’esprit des « pionniers » colonisant l’Amérique.

La planète affronte le réchauffement climatique, les animaux du monde entier attendent que l’humanité cesse sa guerre à la planète, et il faudrait reprendre le mode de vie du moyen-âge en vivant en « solitaire » dans des petites « communautés », en « oubliant » le reste?

C’est inacceptable, et c’est vraiment tenter d’échapper aux exigences de notre époque. Il faut changer le monde, pas moins, et non pas aller se réfugier quelque part en s’imaginant loin de tout, en s’inventant une vie dont les valeurs, au final, sont juste celles de l’ordre dominant, en moins perfectionné, en moins poussé.

Ces deux exemples, témoignant de l’esprit de l’exploitation animale, le montrent bien: que ce soit des gens suivant la mode dans les villes ou se réfugiant dans des « zads », le rapport aux animaux est, au fond, le même…. Et par conséquent, c’est inacceptable : le 21ème siècle doit être celui de la libération animale, de la libération de la Terre!

Jean-Marie Pelt ou les animaux prétextes à l’esprit chrétien

Pour continuer autour de Grothendieck et de tout cet microcosme plus ou moins « réac », voici un exemple très représentatif avec une interview donnée par Jean-Marie Pelt à La dépêche, à l’occasion d’un article sur les « animaux de compagnie ».

Jean-Marie Pelt est une figure connue des médias, qui le présentent comme un écologiste engagé; il a écrit de très nombreux ouvrages, soit autour des plantes (sa spécialité scientifique) qu’autour de « l’écologie » en version non biocentriste. Comme Jacques Ellul ou encore Jean Bastaire, c’est d’ailleurs également et logiquement un fervent chrétien, car si on ne reconnaît pas la Nature, alors il ne reste que Dieu.

Pour cette raison, dans son interview il faut vraiment voir comment le christianisme suinte de ses réponses. Il est très important de repérer cela,  car c’est précisément l’esprit de Notre-Dame-des-Landes, du principe « la terre elle ne ment pas », etc.

Jean-Marie Pelt parle ainsi d’amour en général dans une sorte d’esprit mystique, où les animaux sont prétextes à saluer un esprit communautaire. Il célèbre une vision utilitariste des « animaux de compagnie », appelle « consommer plus de poissons,  il faut se tourner également plus vers la volaille ou le lapin », etc.

Bref, on est comme chez Grothendieck dans une célébration de la communauté idéalisée autour de l’exploitation animale « mesurée », « humaine », etc.

«L’animal apporte une paisible compagnie»

Botaniste-étologue, professeur de biologie, écrivain, et président de l’Institut Européen d’Ecologie, Jean-Marie Pelt est surtout un observateur attentif des grandes mutations de nos sociétés.

En pharmacien et spécialiste des espèces vivantes, il puise dans les leçons que nous donne la nature en permanence des règles pour mieux vivre, mieux se nourrir et mieux protéger les ressources essentielles de la planète. Une manière de faire le lien entre la nature et le monde moderne avec philosophie.

Comment expliquez-vous l’engouement des Français pour les animaux de compagnie ?

Je pense que c’est partiellement lié au fait que la modernité technologique n’améliore pas forcément la qualité des relations humaines qui sont souvent aujourd’hui très dégradées. On communique énormément, mais on communique peu avec l’esprit et le cœur. L’animal de compagnie apporte une paisible compagnie, il est toujours présent pour l’être vivant, il est proche du quotidien.

On évoque plus de 63 millions d’animaux de compagnie en France, est-ce un chiffre que l’on peut mettre en lien avec l’augmentation de la solitude ?

Oui, c’est certain, beaucoup de gens sont seuls et dans ce cas, l’animal constitue une présence vivante. On peut reporter sur lui de l’affection.

N’y a-t-il pas un paradoxe entre la liste des espèces menacées qui s’allonge et ce chiffre de 63 millions ?

Non, je crois que ce n’est pas une contradiction. Les animaux de compagnie sont, c’est sur, très nombreux mais ils sont en général tout à fait bien soignés. Ce sont des animaux, eux, qui sont très protégés.

Retrouve-t-on le concept d’animal de compagnie dans l’histoire ?

Non, on ne l’a pas toujours eu dans l’histoire. Je pense à la Bible, il y a peu d’animaux de compagnie. En revanche, il y a une grande peur des grosses bêtes sauvages comme les rhinocéros ou les crocodiles. Les Hébreux considéraient qu’ils étaient épouvantablement méchants. Il n’y avait pas, à l’époque, d’animaux de compagnie. Le seul, c’est le chien de Tobie, mais c’est tout. Jésus dit qu’il ne faut pas donner le pain des hommes aux petits chiens. Je ne sais pas s’il aimait les petits chiens, mais il en a parlé.

C’est plus un concept du monde moderne ?

Il me semble bien que oui. Mais j’attire beaucoup l’attention sur le fait que les relations humaines dans le monde moderne sont maintenant très «technologisées», et l’animal de compagnie ne l’est pas.

L’animal de compagnie c’est une nature apprivoisée, très proche de nous, avec laquelle on peut échanger. Je me suis d’ailleurs réjoui qu’à l’Assemblée nationale, on ait défini très récemment les animaux comme des êtres sensibles et non plus comme des meubles. Cela dit bien que notre proximité à leur égard s’est beaucoup améliorée, ils sont mieux traités qu’ils ne l’étaient autrefois.

Il y a quelques années vous aviez écrit un livre sur la solidarité des animaux, on a encore à apprendre d’eux ?

Oui, surtout quand on a un animal de compagnie. On a à apprendre quels sont ses modes de comportement, pour répondre positivement à ses sollicitations. Les animaux nous apprennent beaucoup de choses. Chaque espèce a ses comportements-types, instinctuels. Chaque animal a son caractère, tout ça en fait des êtres qui sont finalement très proches de nous.

Et puis on a peut-être aussi à apprendre certains comportements de solidarité comme ceux observés dans une meute, puisqu’on parle énormément du loup. Le loup «alpha» règle sa marche sur la capacité des plus petits à suivre la meute. Il y a des solidarités très fortes dans une meute de loups.

Dans votre livre «Le monde a-t-il un sens», vous parlez d’associativité plutôt que de compétitivité, ça fait penser à la vie en troupeaux des animaux sauvages. On peut en tirer des lignes de conduite pour les humains ?

Oui, par exemple dans un monde qui est dominé par la compétition et l’agressivité, celui dans lequel nous vivons, on ne met pas en scène, dans les films animaliers les solidarités qu’il y a entre les animaux, dans un troupeau. On montre plutôt le méchant lion qui mange la vieille gazelle. On ne montre pas toutes ces relations «amicales», pour reprendre un terme qui était celui du fondateur de l’écologie, Ernst Haeckel en 1866.

En fait, il y a beaucoup de relations entre les animaux, qui sont pour une immense majorité d’entre eux des êtres vivants qui vivent en association. Il y a bien des animaux solitaires comme les tigres en particulier, mais ce sont des cas très rares. L’animal vit en compagnie de ses frères.

Est que vous avez ou avez eu des animaux ?

Oui, j’avais une petite chienne, un Griffon, qui est morte il y a un an dont je suis très privée. Et pas plus tard qu’hier soir nous avons évoqué la succession de la petite Sarah. Mais la petite Sarah était si parfaite à tous égards que nous nous demandons si nous en trouverons une qui sera aussi gentille qu’elle.

Plus globalement, vous êtres très attentif aux ressources de la planète, on est dans le grand débat viande — légumes ?

Les Chinois sont passés, en l’espace d’une génération, de 20 grammes de viande par jour à 50 grammes. C’est considérable pour une population d’1 milliard 300 millions de personnes, ça fait monter en flèche la consommation mondiale de viande. Pour nous, les Français, nous avons un peu baissé, nous tournons à environ 100 kg par an, on était un peu plus haut, il y a une tendance à la baisse ou à la légère stabilisation.

Ceci dit on mange trop de viande, et en particulier trop de viande rouge et on a délaissé, ce qui est assez incroyable, les légumes secs qui contiennent beaucoup de protéines : les fayots et lentilles qu’on mangeait dans les lycées et les casernes apportaient des lots de protéines. cette consommation s’est quasiment effondrée. Donc on a été dans la mauvaise direction. Il faut consommer plus de poissons, il faut se tourner également plus vers la volaille ou le lapin. Nous ne sommes pas sur la bonne longueur d’ondes, nous ne faisons pas ce qu’il faudrait faire.

« Les Israéliens de plus en plus avides de régime végétalien »

Tous les chemins mènent à Rome: tous les chemins mènent au véganisme, pourrait-on dire. Selon les pays, le processus connaîtra des différences culturelles: ainsi, tant qu’en France nous ne triompherons de l’esprit cartésien avec son culte de la « conscience » toute-puissante accompagné du rejet de « l’animal-machine », nous n’arriverons à rien!

Tout est une question de clef, et voici un nouvel article (tiré du Times of Israel), encore une fois passionnant, sur le véganisme en Israël.

Précisons ici quelques points, pour les personnes pouvant être surprises. Tout d’abord, il y a bien entendu la question du génocide qui joue: le rapport entre l’exploitation animale et Auschwitz saute littéralement aux yeux. Ensuite, il y a la question morale.

Le judaïsme, comme l’Islam, est une religion raisonnant en termes de rétribution: le bien appelle le bien, le mal appelle le mal. Même si on n’est pas religieux, il en reste une culture accordant une place centrale aux raisons moraux.

C’est cela qui explique les toutes dernières lignes de l’article: la morale passe avant le menu. Évidemment, pour la France, entre sa tradition du « goût » et son catholicisme autorisant tout du moment qu’on se confesse après, cela ne marche pas comme démarche…

Enfin, il y a la question palestinienne. Et ici le véganisme apparaît à la fois comme un universalisme et comme le mode de vie alternatif échappant au chantage militariste de la société israélienne qui bloque tout ce qui est progressiste.

Rappelons, pour conclure, que justement nous avons parlé souvent dans la section « athéisme » de cet aspect: la religion prétend à l’universalisme, mais c’est une approche erronée que tente l’humanité pour aboutir à l’universalisme. Si on comprend cela on peut alors trouver la clef pour dépasser la religion…

Les Israéliens de plus en plus avides de régime végétalien
Selon les militants, Israël compte quelque 300 000 végétaliens, soit 4 % de la population du pays

La musique battait son plein, l’alcool coulait à flot, les danseurs se trémoussaient et les boulettes de viande khinkali et les brochettes de kababi – mets géorgiens traditionnels – ornaient presque chaque table.

C’était en février. Nana Shrier, propriétaire du bar huppé et restaurant tel avivien Nanouchka, n’avait pas encore vu le bulletin de nouvelles télévisé sur l’élevage industriel qui devait tout changer.

Choquée par la façon dont les animaux sont traités dans la production industrielle de viande et de produits laitiers, Shrier a retiré tous les produits d’origine animale du menu – du fromage aux œufs en passant par le poulet et le steak. Le restaurant était devenu entièrement végétalien.

Ce n’était pas une initiative facile. Désirant conserver le caractère géorgien du restaurant, Shrier a dû faire preuve de créativité, trouver des substituts de viande et essayer de nouveaux plats. Elle a également remarqué que les clients commandaient de l’alcool moins fort quand ils ne mangeaient pas de viande. Mais rien de tout cela ne comptait à ses yeux.

« Nous avons compris qu’il n’y a pas de prix à payer pour créer des produits d’origine animale, les voir, les vendre, les produire ou les acheter », dit-elle. « L’ambiance est agréable, mais j’aurais payé n’importe quel prix. J’aurais même perdu la moitié de mon entreprise pour cela. »

Selon le groupe militant Vegan-Friendly, Shrier compte parmi les quelque 300 000 végétaliens en Israël. Avec près de 4 % de la population du pays, les militants affirment qu’Israël a la population végétalienne la plus élevée par habitant au monde. Et la tendance semble croître.

Une enquête menée en janvier a révélé que 8 % des Israéliens sont végétariens et près de 5 % végétaliens. Il y a quatre ans, selon le Bureau central des statistiques israélien, seulement 2,6 % des Israéliens étaient végétariens ou végétaliens.

Quelque 7 000 Israéliens ont accepté le « Défi 22″ d’être végétalien pendant 22 jours depuis l’initiative lancée en mai par le groupe de défense des animaux Anonymous (aucun lien avec le collectif de hackers).

Environ 250 restaurants israéliens sont maintenant certifiés « végétaliens » par le groupe du même nom, ce qui signifie qu’au moins un quart de leurs plats ne contiennent pas de produits d’origine animale.

Israël figure également souvent sur les listes de la plupart des pays « vegan-friendly » du monde, grâce en partie au fait que les mets nationaux comme le falafel et le houmous ne contiennent pas de produits d’origine animale. Et le 13 octobre, le deuxième festival végétalien annuel de Tel Aviv a attiré plus de 10 000 participants. Nourriture, artisanat et musique ont réuni le plus grand monde, selon les organisateurs.

« La composition de la communauté est le plus grand changement », déclare Omri Paz, fondateur de Vegan-friendly, qui a organisé le festival. « Dans le passé, peut-être les végétaliens étaient-ils plus spirituels, ou perçus par la société comme un peu marginaux, étranges. Un grand nombre de nouveaux végétaliens font partie du mainstream – des avocats végétaliens, des enseignants végétaliens. Tout le monde peut être végétalien. »

Même Domino’s Pizza avait un stand de pizzas végétaliennes – les premières commercialisées en Israël. Ido Fridman, vice-président du marketing de Domino Israël, a déclaré que la société a vendu environ 300 000 pizzas végétaliennes depuis leur lancement année dernière.

L’essor végétalien en Israël intervient à un moment de prise de conscience de la protection des animaux dans les élevages industriels.

Une conférence sous-titrée en hébreu sur le « véganisme » a recueilli près d’un million de vues sur YouTube dans un pays de seulement 8 millions de personnes.

Un cinquième du pays a suivi un militant végétalien dans la dernière saison de la version israélienne de l’émission de télé-réalité « Big Brother ». Et une émission d’enquête populaire comprenait six épisodes sur le mauvais traitement des animaux dans les industries animales et laitières israéliennes.

Le végétalisme israélien a pris racine dans les milieux libéraux laïcs, mais les Israéliens religieux se joignent également au mouvement. Beaucoup font remarquer qu’Adam et Eve étaient végétariens dans le jardin d’Eden.

Yehuda Shein, le président de Behemla, une organisation religieuse qui dénonce la cruauté envers les animaux, n’est pas découragé par la coutume religieuse de manger de la viande le Shabbat et les jours fériés.

« Il n’y a pas d’injonction de manger de la viande », avance Shein. « Les gens font leurs propres adaptations. Ils arrêtent de manger de la viande, ils font autre chose. Mais notre objectif est de transmettre l’information au public. »

Le véganisme n’est pas un phénomène nouveau en Israël. Les Hébreux africains s’abstiennent de consommer des produits d’origine animale depuis des décennies. Mais tandis que les militants applaudissent la récente prise de conscience végétalienne, les vétérans craignent qu’il s’agisse d’une mode passagère.

Arie Rave, qui a ouvert le restaurant végétalien Bouddha Burgers à Tel Aviv il y a huit ans et s’apprête à lancer sa sixième franchise, affirme qu’il espère que les nouveaux adhérents resteront sérieux.

« Les gens ne deviennent pas végétaliens en un jour », observe Rave, dont les restaurants sont remplis d’affiches vantant les avantages moraux, médicaux et écologiques du végétalisme.

« Ce n’est pas en une journée ou une conversation. Ce n’est pas en un simple menu. C’est une idéologie. »

Linha de frente: Alerta

VEAN a pris l’excellente initiative de fournir le texte de la chanson « classique » du groupe brésilien Linha de frente: Alerta !

Linha de Frente – Alerta from Mamoru Yamamoto on Vimeo.

Combatendo frente a frente o inimigo
Usando todas forças para vencer
Je combats l’ennemi face à face
Utilisant toutes mes forces pour vaincre

O alastramento,degeneração,moralidade
O atentado ao pudor desenfreado
Contre la division, la décadence de la morale
Contre la tendance à l’agression sexuelle

Das ruinas ergue-se a fortaleza
Seguindo alerta
Criterioso
Frente a frente com o inimigo
La forteresse est en ruine
S’ensuit l’alerte
Opportune
Le face à face avec l’ennemi

Em lutas árduas
Pela busca reformatória
Da ética
Das ruinas erguem-se mais fortalezas
Dans de pénibles luttes
à la recherche pour une révolution
Morale
Monte sur les ruines des forteresses

Coragem, bravura
Contra
Os declinios morais
Atravésda mãos
Armadas ou não
Através da linguagem da educação

E esperança
Courage, courage
Contre
Le déclin moral
Par les mains
Armées ou non
A travers le langage de l’éducation
Foi
Et espoir

Purifica sua mente
Fortalece sua alma
Educa sua índole
Purifica sua mente
Purifie ton esprit
Renforce ta conscience
Éduque ta personnalité
Purifie ton esprit

Matendo-se livre do ciclo da ignorância
Com as mãos limpas do sangue inocente
Os gritos ecoam de todos os lados
En vue de te libérer du cycle de l’ignorance
Sans le sang des innocents sur les mains
Les cris font écho de tous les côtés

Ecoam os gritos
Vegan straight edge
Toi aussi fais écho de ces cris :
Vegan straight edge

Le véganisme en Israel

Voici un article (venant de l’AFP) de présentation détaillée quant à l’importance du véganisme en Israël. L’influence de la culture européenne se fait ici profondément sentir de par les gens ayant dû fuir, et il y a bien entendu la question de la Shoah, qui aboutit à un esprit universaliste de refus des génocides. Tout cela ne va pas sans contradictions, évidemment.

Israël, terre promise des végétaliens

En Israël, pays aux innombrables croyances, le nouveau culte du végétalisme, version radicale du végétarisme, draine de plus en plus de fidèles au point d’être reconnu par l’armée.

Les végétaliens (ou vegans en anglais), non seulement ne mangent pas de viande, mais, à la différence des végétariens, rejettent le lait, les oeufs, le miel et tous les aliments provenant du règne animal. Beaucoup d’entre eux en font autant un mode d’alimentation qu’un mode de vie et refusent de se vêtir de cuir et d’utiliser des cosmétiques testés sur des animaux.

Or «4% des Israéliens se déclarent vegans, c’est le pays le plus végétalien au monde», affirme Omri Paz, organisateur du festival Vegan Fest.

Cette grand-messe végétalienne a attiré 15 000 personnes le 13 octobre à Tel-Aviv parmi les stands de hot-dogs à base de petit pois, de chawarmas de tofu, et de goulashs de seitan, un substitut de viande à base de protéine de blé.

Le stand le plus visité est celui de Domino’s Pizza. Le géant américain de la pizza à domicile a lancé en 2013 en Israël sa première version mondiale de pizza gratinée au fromage de soja et dit en avoir vendu 300 000 depuis.

Big Brother végétalien

C’est à Tel-Aviv l’avant-gardiste que le végétalisme suscite le plus de vocations. L’un de ses plus célèbres restaurants, le Nanushka, un bistrot bobo connu pour ses grillades arrosées à la vodka dans une ambiance festive a soudainement annoncé sa conversion en février et a complètement remanié sa carte.

Au même moment, la militante végétalienne Tal Gilboa, candidate à la très populaire version israélienne de l’émission de téléréalité Big Brother, transformait l’émission en tribune quotidienne pour la défense des droits des animaux. Le public l’a déclarée vainqueur.

Même l’armée, miroir de la société israélienne devant lequel passe toute la jeunesse masculine et féminine du pays, propose désormais à ses soldats des bottes sans cuir et leur offre un petit pécule pour acheter des aliments de substitution.

Facebook regorge de groupes dédiés à la communauté vegan israélienne. Celle-ci se décline en sous-groupes, comme les «Vegays» pour les homosexuels végétaliens, les «adolescents végétaliens», qui militent pour des menus adaptés à la cantine.

Israël semblait prédisposé au succès du végétalisme. Fruits et légumes prennent une place importante dans les assiettes. Certains des produits les plus caractéristiques pouvaient passer pour végétaliens avant l’heure, comme le houmous ou le falafel. Le code alimentaire juif de la cacheroute incite à cuisiner avec des produits de substitution.

«Shoah des animaux»

Et puis la société est réceptive aux phénomènes communautaires.

C’est sur Facebook que se sont rencontrées Adi, Ofir, Tamar et Ofek, quatre souriantes adolescentes qui se sont donné rendez-vous sur la pelouse du Vegan Fest, arborant sur leurs T-shirts des slogans comme «viande = meurtre» ou «le tofu lui ne crie pas de douleur».

«Mes parents ont mis trois ans à comprendre que ce n’était pas une lubie et à finir par accepter que je ne vienne plus par principe aux traditionnels barbecues familiaux», raconte Tamar, 16 ans, qui explique avoir été ralliée à la cause en voyant une vidéo du gourou végétalien, Gary Yourofsky, qui compare la consommation de viande à l’Holocauste.

«En tant qu’Israélienne, je ne peux pas fermer les yeux, je ne veux pas faire comme tous ceux qui disaient pendant la Shoah qu’ils ne savaient pas», lance l’adolescente.

En Israël, la référence à une «Shoah des animaux» touche une corde très sensible, mais «c’est justement dans cette provocation que réside son pouvoir de conviction si important chez nous», analyse Rafi Grosglik, sociologue de l’alimentation à l’université de Tel-Aviv.

Au fer rouge pour la cause

«Il est aussi intéressant de remarquer qu’en Israël, les vegans sont souvent en rupture avec la culture végétalienne hippie ou hindouiste et se réfèrent plutôt à une rhétorique de la force qui privilégie l’activisme violent», ajoute le chercheur.

En 2012, un groupuscule d’activistes végétaliens radicaux baptisé «Life269» – le numéro tatoué dans l’oreille d’un veau qu’ils avaient sauvé de l’abattoir dans une ferme d’Israël – sortait de l’ombre avec fracas.

Sur la place Rabin de Tel-Aviv, à demi nus, ils avaient organisé sous le regard horrifié des passants une séance de tatouage au chalumeau et au fer rouge de ce numéro à même leur peau.

Depuis, ils ont multiplié les actions coup de poing, allant jusqu’à placer au petit matin des têtes de moutons sanguinolentes dans une fontaine publique de la ville ou libérer en pleine nuit des troupeaux de vaches de fermes industrielles.

Les vidéos de ces actions commandos ont été un succès sur internet. Leurs auteurs ont fait plusieurs jours de garde à vue. Ils ont aussi fait des émules. Aujourd’hui, le mouvement Life269 existe dans une quarantaine de pays.