• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

L’éthique Bishnoï à l’égard du monde végétal et animal

Comme le rappelle l’article ci-dessous, nous avons déjà parlé des Bishnoïs. Cette tribu indienne partage sa vie avec les animaux. Ces membres végétariens ne sont pas vegan bien que leur vie tourne autour des animaux : les mères allaitant leur nouveau-né peuvent allaiter aussi un jeune faon ou tout autre bébé orphelin, les Bishnoïs ne font pas de feu la nuit afin de ne pas brûler d’insectes.

Parmi les 29 règles dictées par leur gurû Jamboji (ou Jambeshwar) figure un mode de vie basé sur des principes écologiques, le respect pour tous les animaux et la protection des antilopes en particulier.

L’antilope ci-dessus (antilope cervicapra) est vénérée par les Bishnoïs car elle serait la réincarnation de leur gurû Jambeshwar. Pour la protéger, ils et elles sont prêts à sacrifier leur vie (tout comme pour éviter qu’on ne coupe un arbre).

Chaque jour des centaines de paons, pigeons et gazelles se voient offrir du millet. Des réservoirs d’eau ont été construits pour étancher leur soif et les animaux malades sont soignés et alimentés à la main.

Le festival de Gadhimai: massacres de 500 000 animaux en quelques jours

Le festival hindou de Gadhimai vient d’avoir lieu au Népal. Il s’agit d’une « tradition » à la fois étrange et barbare, sur lequel il y a sérieusement matière à réflexion.

Dans les faits, le festival consiste en des massacres de masse: entre à peu près 500 000 animaux se font tués de manière artisanale et à la chaîne, en quelques jours. Une vidéo propose des photos ici (il y a une petite vidéo là, et deux longues vidéos plus anciennes ici et ).

Après les massacres, la viande, les os et les peaux des animaux sacrifiés sont vendus à des entreprises de transformation et de tannerie en Inde et au Népal.

Ce festival, qui se tient à  environ 160 km au sud de la capitale népalaise Katmandou, a lieu tous les 5 ans, et a rassemblé cette fois 5 millions de personnes, venues en grande partie du nord de l’Inde, pays voisin. La région du festival est en effet liée culturellement aux Etats du nord de l’Inde, par l’intermédiaire de la population parlant le bhojpuri (soit entre 30 et 70 millions de personnes en Inde).

Cela donne un alibi culturel à ce festival, le gouvernement népalais expliquant par exemple qu’il ne peut pas « interférer dans des traditions populaires vieilles de plusieurs centaines d’années », ce qui ne l’a pas empêché d’enjoindre les éleveurs à vendre en masse des boucs et des chèvres, craignant une pénurie pour le festival.

On notera également la présentation du festival sur wikipédia en français, qui au sujet du déroulement des massacres constate uniquement:

A déplorer

Le décès de trois très jeunes enfants de pèlerins venus observer la fête de Gadhimai sont morts à cause du grand froid[6]. Six personnes sont mortes après avoir bu de l’alcool frelaté[3].

A l’inverse de cette position justifiant les massacres, on remarquera aussi la pseudo campagne lancée par la Fondation Brigitte Bardot, avec une lettre type à envoyer à l’ambassade du Népal.

On peut y lire par exemple

Ce « festival » entache l’image de paix qui émane de votre merveilleux pays et pour cette raison je me refuse à visiter le Népal tant que de telles traditions perdurent.

Ce qui est assez cocasse quand on sait que le Népal est un pays féodal traversé depuis une quinzaine d’années par une guerre civile, la chute du roi, une grande instabilité politique, etc.

Mais regardons justement les faits: d’où vient ce festival?

Ce festival n’est pas du tout « traditionnel », il est même totalement récent. C’est ce qui explique qu’il soit hindou mais se déroule en massacrant des animaux.

Normalement en effet, depuis la période du Bouddha et de Mahavira (fondateur du jaïnisme) qui se développaient comme religions populaires concurrentes, l’hindouisme prône plus ou moins le végétarisme.

De plus, Gadhimai est une déesse: pourquoi y aurait-il des massacres, formes typiquement patriarcales et guerrières, pour une déesse?

L’hindouisme connaissait justement les sacrifices dans sa forme antérieure, le védisme, qui était la religion des envahisseurs « aryens ». Mais comment expliquer ce retour en arrière?

Eh bien il provient de la domination d’un seigneur féodal, Bhagwan Chaudhary. Emprisonné au 18ème siècle au fort de Makwanpur, il se mit dans la tête que ses problèmes seraient résolus s’il faisait un sacrifice à Gandhimai.

A sa sortie il alla voir un sorcier, et un descendant de ce dernier commença à diffuser cette pratique, qui se généralisa de manière superstitieuse.

Un parallèle peut être fait avec les sacrifices se maintenant dans certaines régions de l’Inde, notamment à la périphérie comme le Bengale ou encore l’Assam (voir des photos difficiles ici), à l’occasion de la célébration de la déesse Durga. De tels sacrifices pour Durga ont également lieu au Népal pour la fête de Dashain.

Il n’y a donc rien de traditionnel dans ce sacrifice, qui n’a pas non plus de lien avec Gadhimai. Cette dernière a été, comme Durga, récupérée par la religion des envahisseurs, et intégrée dans son système religieux.

Cela peut se voir très clairement dans les conceptions religieuses des aborigènes de l’Inde de la partie sud de l’Inde, où la compassion pour les animaux part du respect pour la déesse-mère. Au nord il ne reste quasiment plus de telles structures, exceptées surtout les Bishnoïs (voir notre article ici).

Pour les personnes intéressées par cette problématique, il y a justement un topic « Communisme primitif et matriarcat » sur le forum antifasciste (et si ce topic est compliqué, il est toujours intéressant de le lire et cela sans mauvaise conscience écologiste, puisque « Le serveur hébergeant le forum fonctionne à l’énergie solaire; tout ce qui est lui est relié tourne aux énergies renouvelables (énergie solaire, éoliennes, etc.) et toute production de Co2 est compensée. »).

Critique de Gary Francione par Steven Best (et proposition d’un abolitionnisme radical pratiquant les alliances à l’extrême-gauche)

Nous n’aimons pas les discours universitaires, élitistes, le plus souvent juridiques ou philosophiques de type incompréhensible, illisibles, etc. Le droit et la philosophie sont des formes de pensée typiquement « bourges » et nous ne voyons aucun intérêt à perdre son temps à cela, à moins bien sûr de vouloir faire carrière…

Ce n’est pas propre à la France, aux USA on a le même phénomène, dont voici un exemple assez « bizarre »: Steven Best est un activiste américain, qui tente de mettre en avant ses idées de manière « formelle », par exemple avec un site où il se présente comme un universitaire, un philosophe, raconte qu’il a écrit des bouquins, met sa photo, etc.

Il utilise également des termes universitaires comme par exemple « post-modernisme » bref sa démarche est tout le contraire de la nôtre, qui considérons qu’il faut mettre en avant Gaïa et les animaux.

Mais, et c’est un phénomène propre aux USA, Steven Best met en avant des positions « radicales. »

Son dernier document a un titre assez éloquent: « Manifesto for Radical Abolitionism: Total Liberation By Any Means Necessary » (Manifeste pour un abolitionnisme radical: la libération totale par tous les moyens nécessaires).

Le document est disponible en anglais notamment ici. Pour les non anglophones, voici un petit résumé de sa critique, qui est un texte à charge contre le philosophe Gary Francione, qu’il accuse d’être devenu la principale figure du réformisme pour les animaux, ayant en quelque sorte pris la place qu’avait PeTA auparavant.

Pour les personnes intéressées par Francione, il y a ici une interview que nous avons fait de lui en août 2005. Et en France, la pensée de Francione est mise en avant par l’association Vegan.fr.

L’idée de base de Best est la suivante:

« Nous ne pouvons stopper la guerre spéciste et des entreprises contre les animaux non humains et la planète avec seulement des blogs, des tracts, des tables de presse et des livres de recette de cuisine.

Le capitalisme est destructeur de manière inhérente, et le changement ne viendra jamais seulement par l’éducation et la persuasion, ni sans un mouvement plus puissant que les agents et les institutions d’une destruction omnicide [génocide, écocide…]. »

Ce qui signifie en clair que Best reproche à Francione son pacifisme et son refus d’assumer la libération de la Terre; la figure de Francione lui est insupportable en raison du refus catégorique et absolu de celui-ci de reconnaître la moindre valeur aux actions violentes.

Poussant le raisonnement jusqu’au bout, Best va jusqu’à accuser Francione d’être une sorte de nouveau gourou (pour les personnes lisant directement en anglais, il est à remarquer qu’il utilise le terme de « Franciombes » pour désigner ceux voyant justement Francione comme une sorte de « gourou »), gourou promettant des résultats fabuleux pour le véganisme, sans avoir aucune preuve pour cela.

La ligne de Francione se résume, selon Best, à un simple « go vegan » qui n’aurait finalement de la valeur que pour les bourgeois blancs des USA, au lieu de focaliser son attention sur les « peuples de couleur, les familles ouvrières, les pauvres, ou la Chine et l’Inde. »

Best explique ainsi:

« Francione renforce par là les lamentables stigmates élitistes, de classes sociales et racistes allant avec les activistes pour les animaux non humains depuis le début de la « protection des animaux » au début du 19ème siècle, et il maintient l’isolement du véganisme et des droits des animaux des mouvements progressistes et du courant social principal.

Incapable d’articuler une théorie structurelle de l’oppression, de l’exploitation, et de l’hégémonie idéologique, et empêtré dans les dualismes occidentaux et la construction de fausses oppositions comme entre production et consommation, individu et société, et psychologie et institutions, Francione disculpe la machinerie globale et logique du capitalisme, faisant en sorte que le poids entier du blâme et de la responsabilité repose sur les consommateurs individuels. »

Best voit donc Francione comme une sorte de libéral, un libéral progressiste, mais un libéral quand même. Les partisans de Francione sont considérés comme déconnectés de la réalité sociale, au point de ne pas voir qu’avec l’évolution actuelle, pour une personne devenant vegan, des milliers d’autres découvrent la viande dans les pays comme l’Inde ou l’Afrique du Sud.

Best propose donc la ligne suivante pour les personnes véganes:

« Nous appuyons la forme d’abolition qui:

(1) défend l’utilisation de tactiques d’action direct de grande pression, notamment les raids illégaux, les sauvetages et les attaques dans des buts de sabotage;

(2) voit le capitalisme comme étant de manière inhérente un système irrationnel, exploiteur et destructeur, et qui voit l’Etat comme un outil corrompu dont la fonction est de promouvoir les intérêts économiques et militaires du système de domination des grandes entreprises et qui fait de son agenda la répression de l’opposition;

(3) qui a une compréhension large et critique de comment les différentes formes d’oppression sont reliées entre elles, voyant comme des projets inséparables la libération de l’animal humain, la libération de l’animal non humain et la libération de la Terre;

et ainsi

(4) qui fait la promotion de politiques d’alliance anti-capitaliste avec d’autres mouvements de droits, pour la justice et la libération, qui partagent le même but de démanteler tous les systèmes de domination hiérarchique et de reconstruction des sociétés par des processus décentralisés et démocratiques. »

C’est très certainement une proposition intéressante, et la seule praticable, car la seule réaliste. Il en va de la construction d’une nouvelle identité, d’une nouvelle culture, rien à voir avec les projets réformistes comme ceux en France de PeTA et de Droits Des Animaux.

Communiqué de l’ALF Chili

Voici la version française d’un communiqué de l’ALF du Chili, que nous publions car il est assez représentatif des idées de l’important mouvement dans ce pays, qui associe donc évidemment libération animale et de libération de la Terre comme c’est désormais la règle, mais également primitivisme et anarchisme (de type insurrectionaliste).

La version originale en espagnol est disponible ici (avec également une traduction en anglais). On notera également et par contre qu’au niveau de la syntaxe, comme sur LTD, tout au long du texte chilien le masculin ne l’emporte jamais sur le féminin.

Pour ajouter une remarque tout de même, on pourra aisément voir que, si La Terre d’abord met l’accent sur l’exploitation (l’oppression en étant selon nous issue), l’ALF du Chili part elle du point de vue inverse (et voit l’exploitation comme découlant de l’oppression).

« Dans la nuit du 22 décembre, nous avons décidé de rompre avec la réalité imposée et nous sommes allés à l’un des endroits les plus fréquentés de la capitale, Vitacura, se situe là-bas l’un des nombreux business existant par la souffrance et la mort de milliers d’animaux.

Cette fois nous avons rendu visite à une cible situé au numéro 1146 de l’avenue Americo Vespucio [NDLR: à Santiago], MaxMara, un centre d’extermination multinational dédié à la vente de corps morts comme vêtement, utilisant les peaux comme une ressource pour faire des profits par millions.

En tant qu’opposantEs à toute forme de domination, l’idée de les attaquer nous a complètement captivé; notre conviction n’a pas laissé de place au doute; nous ne voulons pas que la vie passe par le profit; nous saboterons leurs vies et leur manière de se soutenir eux-mêmes.

Les animaux ont toujours été considérés comme des marchandises utilisées pour le profit des gens; les industries alimentaires, les laboratoires expérimentaux, les entreprises du textile et l’industrie du loisir sont la preuve de cela.

Nous haïssons ces sentiments de supériorité et c’est pourquoi c’est avec rage et plein de peinture rouge que nous avons recouvert de peinture la façade de MaxMara; la peinture représentait l’énorme masse de sang qui a été fait coulé par ce meurtrier motivé par la mode, l’avidité et l’opulence, se moquant que derrière cela il y a des milliers d’animaux qui passent leurs vies entières dans des cages, avec des lésions ouvertes, dormant dans leurs propres excréments, et tués dans des chambres à gaz, électrocutés ou battus à mort lorsqu’ils ont atteint un âge déterminé.

C’est quelque chose de bien connu de la part de ceux qui soutiennent cette chaîne de la mort, qu’ils soient vendeurs ou consommateurs.

Il y a quelques jours, nous avons également de nouveau rendu visite à l’entreprise CueroBat, qui était toujours recouvert de peinture, mais le slogan « fourrure = meurtre » avait été enlevé donc nous  y sommes retournés pour l’écrire de nouveau, mais cette fois en plus grand et à un endroit plus visible.

La passivité transforme les critiques dures en complices du génocide qui est vécu chaque jour, qui est présent où que nous soyons. Mettre des œillères et ne pas participer à des actions est une partie du problème. Avoir un certain type de diète et accepter certaines idées bornées, fait que les gens deviennent de simples consommateurs.

Il y a des centaines de manière d’agir et il y a des centaines de cibles auxquelles se confronter et malgré cela il y en a qui ne font que se réjouir lorsque d’autres font des actions, en purs spectateurs de la lutte.

Nous avons pensé chacune de nos actions à partir du principe qu’elles reflètent notre opposition au pouvoir, et nous avons trouvé que ces actions correspondent à nos sentiments, comme le résultat de la voie visant à directement se confronter à tout ce qui nous oppresse, la voie que nous avons décidé de suivre, conscientEs de combien nous avons à perdre mais aussi de combien peut être réalisé, mais seulement si nous agissons.

Nous sommes heureux et heureuses de voir que la tranquillité de leur vie a été ébranlée, comme cela vient d’arriver et comme cela continuera à arriver, en se moquant de leur sécurité et de leur pathétique bien-être qui sera constamment attaqué. Il est temps de réaliser qu’ils ne peuvent plus se reposer tranquillement et qu’il y en a prêt à menacer l’autorité où que celle-ci se trouve.

La nuit n’a pas été choisie au hasard: le 22 septembre nous nous souvenons du compagnon Mauricio Morales, qui est mort il y a seulement six mois alors qu’il menait une action, une attaque qui défiait le pouvoir. Mauricio a transformé chacune de ses idées en attaques concrètes et bien ciblées, rejetant le mode de vie imposé et choisissant sa propre voie.

L’action a été également menée en tant que composante de la semaine internationale d’agitation et de pression en solidarité avec les prisonniers gardés en otages par l’Etat chilien, parce que nous comprenons que le spécisme est une des nombreuses conséquences du pouvoir, et que nous désirons tout autant l’abolition de toutes les prisons qui enferment tous ceux et toutes celles qui osent rompre le moule et mener des actions contre tout ce qui reflète la domination. Solidarité avec tous ceux et toutes celles qui sont enferméEs par l’autorité.

Contre toutes les formes de domination!
Pour la libération humaine, animale et de la Terre, maintenant!
Front de Libération Animale »

Quand la torture d’un animal « de compagnie » engendre la solidarité pour retrouver le responsable

Ces derniers temps circulaient sur le net une vidéo d’un Lituanien hilare, jetant un chien d’un pont (cette barbarie trouve son origine dans un pari comme quoi le chien pourrait voler si il était jeté du pont). Du haut du pont, la caméra filme alors le chien blessé, qui gémit en contrebas. Les images sont si choquantes, que plusieurs sites ont interdit la séquence.

Cet acte de cruauté a engendré une chasse à l’homme virtuelle pour retrouver le tortionnaire. Des pirates informatiques ont alors découvert l’adresse, le mail et le profil Facebook du jeune homme.

La police locale s’est emparée du dossier et grâce aux internautes, l’auteur fût identifié et il s’est rendu. Il devrait être inculpé de cruauté envers les animaux.

Quant au chien, nommé Pepper, il n’a malheureusement pas survécu à ses trop nombreuses blessures, malgré les soins qui lui ont été apportés…

Alors, quand on y réfléchit bien et qu’on voit la grande mobilisation, on voit bien que la majorité des gens aime les animaux. Il faut donc que chacun et chacune se mette à réfléchir intelligemment et individuellement en dehors de tous ces arguments de lobbyistes de la viande, des produits laitiers ou encore des produits testés (de manière soit disant indispensable).

Si les gens comprenaient enfin que les animaux sont nos égaux et que l’on a pas le droit de les exploiter, les animaux seraient enfin libérés des chaînes qui les entravent et les laissent dans une misère affective depuis si longtemps.

Cette solidarité envers ce chien devrait amener la population à se demander pourquoi certains animaux sont adorés et défendus avec force vigueur et pourquoi d’autres sont uniquement considérés comme des « marchandises », que l’on pourrait exploiter à outrance.

Vaccination et propagande

Le combat au sein des institutions est perdu d’avance, il faut bien comprendre cela, et bien saisir l’énorme campagne qui est en train d’être menée avec la vaccination « volontaire ». Celle-ci s’accompagne en effet d’un battage médiatique énorme, de pressions diverses et variées (notamment au sein des institutions médicales).

Et le mot d’ordre est clair: l’utilisation des animaux est mis en avant par les institutions comme une chose « utile » tout comme les tests sur les animaux.

Prenons par exemple le questionnaire médical (ici au format PDF), que toute personne voulant se vacciner doit remplir. On peut y lire:

Avez-vous une allergie aux protéines de l’œuf ou de poulet, à l’ovalbumlne ou à certains médicaments ?

C’est on ne peut plus clair. Cela veut dire que chaque personne qui se fait vacciner intègre, plus ou moins directement, le fait que des animaux sont utilisés. Bien sûr tout le monde ne va pas y penser en lisant. Mais justement c’est là que tout se joue: il n’y a pas besoin de convaincre de ce qui est déjà une norme!

Il s’agit juste de maintenir l’hégémonie. Pour s’en convaincre d’ailleurs, il suffit de lire le document d’information sur les vaccins, dont voici le principal extrait.

Toutefois, rappelez-vous bien d’une chose en le lisant: ce document est fourni à toutes les personnes dans les lycées, et dans notre raisonnement ce sont principalement les jeunes qui vont assumer la libération animale et la libération de la Terre, les personnes plus âgées étant souvent coincées dans leurs habitudes et ayant du problème à acquérir une conscience correcte de la dimension révolutionnaire qui existe.

Les institutions savent très bien ce qu’elles font!

Voici donc l’extrait:

Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine.

On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.

Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.

Dans le dernier passage, c’est de vivisection dont on parle, mais bien entendu cela est dit à mots couverts. Les institutions ont des experts sachant manier les mots et bien manipuler!

Et comme on le voit donc, à tous les niveaux il y a un discours à prétention scientifique, se voulant incontournable, où les animaux sont des esclaves. C’est une démonstration très claire du caractère illusoire des réformistes s’imaginant qu’au sein de cette société, il serait possible que les animaux aient des « droits. »

Par définition, dans notre société, le droit est fondé sur l’exploitation, la loi du profit. Pourquoi? Parce que la loi est le reflet des rapports de force qui existent dans cette société, dans notre société façonnée par le capitalisme. Conséquence logique: tant que l’exploitation existera en tant que réalité, les animaux subiront la tyrannie!

C’est dans cette perspective que doit s’engager notre activisme pour la libération animale et la libération de la Terre!

Des questions, des réponses

Qu’est-ce que La Terre d’abord?

LTD est un journal en ligne qui relève et critique les info du quotidien, mais qui compose également des articles en faveur de la libération animale et de la libération de la Terre. Le but étant de faire changer les mentalités afin de libérer Gaïa et tous les animaux.

Qu’entendez-vous par Gaïa?

Par Gaïa, nous voulons dire la Terre, ou plutôt notre « mère » la Terre. Les minéraux, les végétaux, les animaux, toutes les formes de vie sont reliées, et ne peuvent pas exister les unes sans les autres. Quand nous disons que Gaïa doit être libérée, nous voulons dire que l’existence des minéraux, des végétaux et des animaux a une valeur en soi; il n’y a pas de place pour la destruction.

Pourquoi avez-vous fait LTD?

LTD se veut être un site novateur qui associe logiquement la libération de la Terre et celle des animaux. Il s’agit de mettre des points de vue en avant, de produire de la culture, de donner naissance à des initiatives.

Il s’agit également de redéfinir la notion de véganisme qui est de plus plus bâclée par des individus opportunistes, qui profitent des progrès de la barbarie pour justifier des attitudes libérales.

Nous revendiquons une vie au service des animaux (comme l’adoption d’animaux en refuge), car nous estimons qu’être végan c’est bien plus qu’appliquer certains principes de base. Nous sommes pour un véganisme radical, cohérent, sans compromis.

Par ailleurs, il est primordial de comprendre que l’écologie radicale et le véganisme radical vont de paire et prétendre ou ignorer le contraire est sans valeur et inutile, voilà pourquoi nous informons sur la vie sensible du monde végétal.

Par écologie radicale nous entendons ainsi la prise de conscience de l’existence de Gaïa en tant que biosphère, c’est-à-dire en tant qu’espace où se déroule la vie, en tant que planète abritant la vie.

Il va de soi, donc, qu’une telle perspective s’oppose radicalement à l’écologie-bobo-à la mode : nous voulons la libération de la Terre et non pas une « réduction » des nuisances que nous lui infligeons.

Vous mettez en avant le mode de vie straight edge. Pouvez-vous préciser votre pensée?

On ne peut pas saluer l’existence de Gaïa et chercher en même temps la fuite dans les drogues, la destruction de soi-même. Notre démarche est positive, productrice et productive; elle va à l’encontre du mythe du poète maudit du 19ème siècle, qui serait drogué et tourmenté et donc créatif.

Il faut également remarquer que les drogues sont une composante essentielle de la société, tant dans la production (liées aux mafias, aux Etats, etc.) que par la consommation (volonté de se rendre « plus fort » ou au contraire de se défoncer, etc.). Et ile ne faut pas oublier que l’on ne peut pas être végan et consommer des produits issus de la vivisection tels que les cigarettes et l’alcool.

Être straight edge, c’est refuser les vains échappatoires, c’est refuser les illusions, les fuites en avant, c’est être réaliste et comprendre le sens de la vie, par rapport à Gaïa.

De quelle manière voulez-vous que les gens changent en France?

Disons tout de suite que si nous luttons pour un changement de mentalité, un changement culturel, nous n’adoptons pas pour autant une attitude passive attendant que « les gens changent d’eux même » et où le site nous servirait juste à nous donner bonne conscience…

Nous pensons que La Terre D’abord doit être un média utilisé au maximum pour diffuser des points de vue et des compte-rendus de pratiques, qui ont aujourd’hui un sens éminemment révolutionnaires.

On dit beaucoup que le mot « révolution » n’a plus de sens, qu’il est galvaudé. Pourtant, il est évident qu’assumer la libération animale et la libération de la Terre, c’est immédiatement avoir une démarche révolutionnaire dans notre société.

Nous voulons que s’ouvre cette voie, et que tout soit bouleversé dans un sens positif.

Quelle est votre opinion au sujet de la situation des animaux aujourd’hui?

Les animaux sont toujours aussi exploités, martyrisés et considérés comme des marchandises, et donc jetables. Les crises économique et climatique actuelles n’arrangent rien à la situation car les animaux sont d’autant plus abandonnés et maltraités, devenant des souffre-douleur ou bien des moyens de locomotion vantés dans les magasines « écolo » en remplacement des engins consommateurs de pétrole.

La situation de notre planète n’est pas vraiment plus enviable, l’existence de Gaïa étant littéralement ignorée et la vie sensible des végétaux étant d’autant plus ridiculisée, même chez les végans.

Notre responsabilité est donc très grande.

Que pensez-vous des théoriciens du droit d’un côté, de l’ALF et de l’ELF de l’autre?

Nous ne nous intéressons pas aux théoriciens du droit, même si certains (comme Francione) mettent en avant des choses intéressantes. Nous ne pensons pas qu’ils soient réalistes. Ils sont totalement liés aux institutions, en l’occurrence universitaires. Ils espèrent que les choses changeront d’elles-mêmes, ils pensent comme Gandhi que les gens exploitant les animaux vont devenir « raisonnables. »

Nous parlons par contre de l’ALF et de l’ELF, déjà parce que leurs documents sont bien plu compréhensibles et lisibles, et que leur démarche n’est pas élitiste. Il n’y a pas de mise en avant de personnalités, d’egos, etc. Il y a une sensibilité qui nous parle, contrairement aux textes juridiques abstraits et aux associations où un individu se met en avant, que ce soit comme théoricien ou porte-parole. C’est une question de culture et de mentalité. Après, il s’agit de mouvements clandestins pratiquant des actes illégaux, et en tant que journal légal nous ne pouvons avoir de point de vue à ce sujet.

Comment imaginez-vous le monde du futur ?

Pour en parler, il faut forcément penser à deux œuvres de littérature du 19ème siècle qui ont abordé cette question: Cent ans après ou L’an 2000 d’Edward Bellamy, et Les nouvelles de nulle part, de William Morris.
Ces livres sont liés au mouvement ouvrier du 19ème siècle, dont l’objectif était notamment que les villes et les campagnes cessent de se confronter de manière destructrice.

Nous pensons pareillement que dans le futur, l’architecture ne sera pas « urbaine » mais à la croisée des chemins entre les villes et les campagnes, permettant à la nature d’être présente partout. La vie sauvage occupera la planète, les humains occupant des îlots civilisés vivant en harmonie.

Les êtres humains planifieront leurs activités selon leurs besoins, mais aussi selon ceux de Gaïa, car toute l’humanité se verra comme une composante de celle-ci. Sans doute même que l’humanité devra assumer des responsabilités par rapport à Gaïa, non seulement pour réparer ses lourdes erreurs (ayant causé destruction et pollution), mais également par rapport à la sauvegarde de l’existence de Gaïa dans l’univers (menace de météorites, etc.).

Primitivisme, ou bien libération animale et libération de la Terre?

Un bon ami vegan (et straight edge) nous a demandé ce que nous pensions des posts de « blanc marron » que l’on peut retrouver sur le livre d’or. A vrai dire, nous pensons que ses questions et remarques sont très intéressantes, et se fondent sur une expérience certaine.

Après, nous ne sommes pas des primitivistes, et justement, voici quelques remarques de « blanc marron » qui montrent parfaitement que nous avons raison de critiquer les primitivistes.

Nous avions par exemple fait la critique comme quoi les primitivistes n’assumaient pas le veganisme. Eh bien justement, si « blanc marron » parle « d’antispécisme », il n’est pas vegan… Ni même végétarien d’ailleurs… Voici ce qu’il raconte en commentaire sur un site anarchiste:

Takpi, antispéciste donc ne faisant pas comme les racistes des différences entre végétaux et animaux, et donc mangeant de tout. Mais boycottant tout ce qui vient des camps de concentration de l’agriculture industrielle, qu’il s’agisse des immenses monocultures ou des hangars des élevages modernes.

« Blanc Marron » est-il cannibale pour autant? En tout cas il n’aime pas les vegans, même s’il se la joue sympathique et ouvert sur le livre d’or. Voici d’ailleurs la suite de son commentaire:

Manger est d’abord un acte social , prendre plaisir à être avec des gens pour partager un repas. Pour moi, plus important de savoir avec qui je mange que de savoir « diététiquement » ce qui est au fond de l’assiette. Donc invité quelque part, j’accepterai d’emblée tout ce qui m’est offert, et ne choquerai jamais cette bienveillante hospitalité par un « Oh! désolé ! je suis XXX (au choix n’importe quel nom d’une secte alimentaire), et je ne mange JAMAIS de ceci ou de cela »

Il faut faire bombance, bien ripailler, être paillard à l’occasion et bien boire ! Surtout s’adonner à tous les plaisirs.

Les pisse-froids ne sont pas des révolutionnaires. Ceux qui suivent religieusement des préceptes n’ont rien à voir avec notre impolitesse effrontée défiant toutes les autorités : Ni dieu ni maîtres !

On retrouve ici une mentalité bien française, bien libérale, et bien une preuve que les principes anarchistes sont individualistes sont on ne peut plus éloignés des responsabilités que supposent la libération animale et la libération de la Terre.

On trouve bien entendu d’autres posts de cette personne, car primitiviste peut-être, mais internet bien sûr, et ce qu’on peut lire sur La Terre d’abord est édifiant d’incohérences, d’erreurs, de prétention et d’arrogance.  En voici un, consistant encore en un commentaire d’article sur un site anarchiste:

sous le titre

peste noire

tout un ensemble de textes liés aux anarchistes insurrectionalistes et primitivistes du Chili, parus suite au décès accidentel de Mauri, en allant poser la bombe contre une école de matons :

voir

http://infokiosques.net/spip.php?article723

les meilleurs textes sont signés « Libération totale par la destruction de la civilisation », tous traduits en français !

voir le site http://laterredabord.fr qui semble beaucoup apprécier leur radicalisme explosif : plus de 90 attentats depuis 2004.

Ce site n’est pas la traduction des Earth First des USA mais un site de vegan liés à la musique straight edge, des post punks anti drogue et alcool qui admirent l’activisme des militants de ALF, et, « dans une moindre mesure »(sic) de ELF …

Ils se pensent révolutionnaires mais limitent leurs actions à la « libération animale », oubliant totalement les végétaux !

Sans jamais signer, ils se permettent des critiques bizarres d’Arne Naess, de Ted Kaczinsky et des primitivistes…français, seulement parce qu’ils ont lu un article sur Non Fides !

Ces remarques sont du même acabit que celle sur le livre d’or où il explique que nous nous affirmons « liés à l’ALF ». C’est non seulement faux – l’ALF n’étant relié à rien ni personne, et étant une structure illégale pratiquant des actions clandestines, de manière centralisée. Personne ne peut s’approprier l’ALF.

Mais c’est dangereux et irresponsable.

Le reste est à l’avenant: il relève du n’importe quoi. Affirmer que nous n’avons rien à voir avec Earth First des USA et que nous oublions les végétaux… Là on voit parfaitement que cette personne est larguée et prend ses rêves pour des réalités.

Elle ne peut pas admettre un fait clair: aujourd’hui, dans les années 2000, aux USA (voire dans toute l’Amérique), la libération animale va de pair avec la libération de la Terre.

Etant opposé au véganisme, cette personne invente donc que nous ne serions pas pour la libération de la Terre, mais simplement des « posts punks » faisant des critiques « bizarres ». Alors que nos critiques sont très claires, et nos projets très différents du sien.

Voici justement le sien de projet, comme on peut le lire ici:

Bon, si Sarkozy passe, on prend le maquis, on se barre en Guyane, pour créer des milieux libres, anars, cachés dans les coins sans chercheurs d’or, sans pollution !

Apparemment cela n’est pas encore fait, quoique nous ne doutons absolument pas de sa capacité à le faire (puisqu’il l’a déjà fait), tout comme sa vaste connaissance de ces questions ne saurait être remis en cause (voir ici). Mais est-ce un projet de société sérieux?

Non ce n’est pas un projet sérieux, c’est un projet romantique, anti-social, individualiste, qui ne s’accorde aucune responsabilité.

Pour conclure, pour faire honneur au caractère anarchiste de sa critique, faisons ici une citation de Karl Marx. Cette citation (tirée de l’Introduction à la critique de l’économie politique) est longue et compliquée il est vrai, mais est une critique certainement juste du fondement des robinsonnades.

Les robinsonnades s’imaginent en effet que les individus étaient libres dans le passé, ce qui est faux: l’individu n’existe que depuis récemment, depuis l’avènement du capitalisme et de son idéologie qu’est le libéralisme.

Mais le capitalisme victorieux s’imagine rétablir l’ordre normal des choses: il idéalise alors le passé. Les robinsonnades sont donc aujourd’hui une sorte de rêve de petit capitaliste voulant pouvoir avoir la chance de tout recommencer à zéro (donc sans avoir à affronter dès le départ la concurrence des grosses boîtes du type Microsoft Coca Cola Orange Lafarge etc.)

« L’objet de cette étude est tout d’abord la production matérielle. Des individus produi­sant en société – donc une production d’individus socialement déterminée, tel est naturelle­ment le point de départ. Le chasseur et le pêcheur individuels et isolés, par lesquels commen­cent Smith et Ricardo, font partie des plates fictions du XVIII° siècle. Robinsonades qui n’expriment nullement, comme se l’imaginent certains historiens de la civilisation, une simple réaction contre des excès de raffinement et un retour à un état de nature mal compris. De même, le contrat social de Rousseau qui, entre des sujets indépendants par nature, établit des relations et des liens au moyen d’un pacte, ne repose pas davantage sur un tel naturalisme.

Ce n’est qu’apparence, apparence d’ordre purement esthétique dans les petites et grandes robinso­nades. Il s’agit, en réalité, d’une anticipation de la « société bourgeoise » qui se préparait depuis le XVI° siècle et qui, au XVIII° marchait à pas de géant vers sa maturité. Dans cette société où règne la libre concurrence, l’individu apparaît détaché des liens naturels, etc., qui font de lui à des époques historiques antérieures un élément d’un conglomérat humain déterminé et délimité.

Pour les prophètes du XVIII° siècle, – Smith et Ricardo se situent encore complètement sur leurs positions, – cet individu du XVIII° siècle –  produit, d’une part, de la décomposition des formes de société féodales, d’autre part, des forces de production nouvelles qui se sont développées depuis le XVI° siècle – apparaît comme un idéal qui aurait existé dans le passé. Ils voient en lui non un aboutissement historique, mais le point de départ de l’histoire, parce qu’ils considèrent cet individu comme quelque chose de naturel, conforme à leur conception de la nature humaine, non comme un produit de l’histoire, mais comme une donnée de la nature. Cette illusion a été jusqu’à maintenant partagée par toute époque nou­velle.

Plus on remonte dans le cours de l’histoire, plus l’individu – et par suite l’individu produc­teur, lui aussi, – apparaît dans un état de dépendance, membre d’un ensemble plus grand : cet état se manifeste tout d’abord de façon tout à fait naturelle dans la famille et dans la famille élargie jusqu’à former la tribu; puis dans les différentes formes de communautés, issues de l’opposition et de la fusion des tribus. Ce n’est qu’au XVIII° siècle, dans la « société bourgeoise », que les différentes formes de l’ensemble social se présentent à l’individu com­me un simple moyen de réaliser ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure. »

Incendie dans une animalerie de fac: « aucune victime » (sic)

Un incendie accidentel a eu lieu ce samedi à la faculté de médecine. Le compte-rendu des médias est absolument édifiant et ô combien révélateur des valeurs dominantes. Voici l’article du Populaire, avec en gras les passages importants:

Incendie à la fac de médecine

D’importants moyens ont été déployés, hier, à la faculté de médecine de Limoges, pour lutter contre un incendie qui a détruit l’animalerie. Aucune victime, mais le préjudice scientifique est énorme.

Le feu s’est déclaré dans un local proche de l’animalerie de la faculté de médecine, vers 15 h 30. « Nous étions en pleine session de la “Formation médicale continue du Limousin”, explique le Dr Gérard Terrier. Nous avons entendu la sirène d’alarme, nous sommes sortis. Personne n’a été touché. »

En revanche, les animaux de laboratoire n’ont pas survécu à l’incendie. Pour de nombreux services du centre hospitalier, cette perte est irréparable : les études qui étaient menées grâce à eux duraient depuis des mois, voire des années. Et ces travaux sont désormais réduits en cendres.

Prévenus rapidement, les sapeurs-pompiers de Limoges ont déployé un important dispositif. La proximité du centre hospitalier universitaire et de ses milliers de malades, de visiteurs et de soignants, rendait indispensable de telles précautions.

Heureusement, personne n’a eu besoin d’être évacué. Le feu ne s’est pas propagé aux autres bâtiments et a rapidement été circonscrit par les pompiers.

Une enquête devra désormais être menée pour déterminer les causes d’un sinistre sans conséquences humaines mais aux conséquences scientifiques très importantes.

Exactement dans le même genre, voici l’article de France 3 Limousin:

Limoges: lourd préjudice à la fac de médecine

l’animalerie a été entièrement détruite par un sinistre dont l’origine est peut-être électrique

La faculté de médecine de Limoges fait face à une perte conséquente sur le plan scientifique et pédagogique, après cet incendie qui s’est déclaré samedi 21 novembre, à proximité de l’animalerie.

Des milliers de souris-dont des animaux transgéniques qui représentent des années de recherche- ont péri dans les flammes.

Le plancher d’une des salles, qui accueille les doctorants, a été fragilisé.

Tous les cours ont été annulés lundi 23 novembre pour permettre de sécuriser les lieux. Mardi les cours reprennent, sauf pour les étudiants de médecine en première et deuxième année et pour les étudiants de pharmacie en première année.

Ces exemples sont très parlant, et il faut absolument avoir le niveau pour être capable de repérer et de comprendre l’énorme signification de telles phrases.

Ces phrases ne relèvent pas de la technologie, mais de l’idéologie; le fait que les milliers d’animaux morts de manière horrible dans un lieu déjà horrible ne soient pas considérés comme des « victimes » provient en effet de la conception dominante comme quoi les humains ont le droit d’utiliser les animaux comme des marchandises, comme bon leur semble donc.

Etre vegan c’est donc comprendre cette idéologie et la combattre, et pas seulement vivre de manière vegan de manière isolée. C’est un engagement non pas à être « pur », mais pour les animaux qu’il faut libérer!

C’est le principe de la libération animale!

Et pour rapprocher cela de la question du primitivisme, qui rejette le principe de technologie, il faut bien voir que la vivisection ne s’appuie pas sur la technologie en tant que principe, c’est au contraire une technologie précise, une méthode barbare (et non scientifique par ailleurs) dont les fondements reposent dans l’exploitation animale, et uniquement là dedans.

Le jour où l’exploitation animale disparaîtra, la vivisection disparaîtra. La technique n’est qu’un outil; la vivisection n’a pas « débordé » les chercheurs: elle est directement issue de leur vision du monde.

Et comme les chercheurs sont au service des dominants ne pensant qu’au profit, ils ont les moyens d’appliquer leur vision du monde… qui relève de la barbarie!

On peut noter aussi que dans cet exemple précis de l’incendie, le primitivisme mettrait l’accent sur la barbarie du lieu, au lieu considérer que l’aspect principal ce sont les animaux. La raison en est que la personne primitiviste est avant tout orientée par rapport à ses propres désirs de libération. Le primitivisme met l’accent sur la liberté individuelle.

Nous pensons au contraire qu’il faut mettre l’accent sur notre responsabilité collective, en tant qu’êtres humains, vis-à-vis de Gaïa et tous les êtres vivants; alors seulement la liberté aura un sens, fondé sur une nouvelle culture, une nouvelle éthique, notre sens des responsabilités!

Mother Sarah et Mother Earth

Mother Sarah est un manga, paru en français chez Delcourt en 11 épisodes entre 1996 et 2004, dont le scénario est d’un intérêt certain pour nous qui sommes pour la libération de la Terre. Il faut d’ailleurs noter au passage que ce scénario a été élaboré par Katsuhiro Otomo, qui est également à l’origine du très grand classique manga qu’est Akira.

On retrouve d’ailleurs la même dimension apocalyptique, et on devine aisément à quel point les explosions nucléaires de Nagazaki et Hiroshima ont traumatisé les gens au Japon, et amené l’affirmation du besoin d’un monde sans destruction.

Mother Sarah est l’histoire d’une mère à la recherche de ses enfants qu’elle a perdu. Cette quête se déroule sur la planète Terre, qui a été martyrisé par un conflit nucléaire. Les humains ont été pour cette raison obligé de se réfugier dans des bâtiments spatiaux et au début du manga, les terriens ne sont installés que depuis assez récemment.

Là où le scénario prend une première tournure incroyable, c’est avec les deux factions se faisant la guerre sur Terre, une guerre déjà commencée dans les bases spatiales.

En effet, un scientifique avait, au bout de sept ans dans l’espace, proposé de jeter une nouvelle bombe nucléaire sur la Terre, dans le but de modifier l’axe terrestre. L’hémisphère nord, qui est irradié, serait alors pris dans les glaces, tandis que les déserts de l’hémisphère sud deviendraient habitables.

Deux factions se font alors la guerre: « Epoque » et « Mother Earth ». Les partisans d’Epoque ont pris ce nom car ils sont favorables à la bombe, et espérent ainsi rentrer dans une nouvelle ére. A l’opposé, les partisans de la Terre-Mère (Mother Earth) refusent catégoriquement cette nouvelle attaque contre la Terre.

Au bout de trois ans de conflit marqué par l’envoi de la bombe nucléaire, la grande majorité des terriens des bases spatiales reviennent sur Terre, où la guerre reprend entre les factions.

Le scénario se concentre alors sur une présentation des hommes comme barbares et guerriers, alors que les femmes sont elles orientées vers le pacifisme, tout en étant continuellement victimes des hommes. Les soldats sont présentés comme brutaux et systématiquement violeurs, tentant d’assassiner des innocents dès qu’ils le peuvent.

Mother Sarah est la seule femme combattante, et malheureusement la très grande majorité du manga consiste en des scènes de bataille où Sarah affronte des ennemis, retrouvant par moments ses enfants. Elle se voit ainsi confrontée surtout aux partisans d’Epoque, mais aussi parfois à ceux de Mother Earth, cette faction ayant décadé et s’étant transformée en une armée équivalente à l’autre sur le plan moral. Les deux armées finissent d’ailleurs par projeter de s’allier.

Le scénario fait alors intervenir une nouvelle faction, venue de l’espace à partir des bases spatiales restantes. Cette faction consiste en la Mother Earth originelle. On a ainsi un parallèle entre la quête de Sarah en tant que mère avec la quête pour notre mère la Terre. Tout le scénario se fonde sur cette double quête.

Les terriens venus de l’espace interviennent car ils ont réussi à recréer une semence devant permettre à l’humanité de survivre de nouveau. Ils ont mis toute leur énergie non pas dans la guerre, mais dans la science et la culture, dans la célébration des végétaux. Ils sont d’ailleurs dirigés par des sortes de « sages », qui tentent de guider les derniers habitants des bases vers un horizon nouveau, ce qui n’est pas sans erreurs non démocratiques qui sont clairement montrées: encore une fois les hommes pêchent par orgueil et autorité.

Les semences ayant besoin de beaucoup d’apport nutritionnel, les terriens des bases spatiales ont décidé de les implanter, se sacrifiant pour que les semences puissent réussir à être fertilisé sur la Terre. La quête de la Terre-Mère signifie donc un sacrifice, une identité totalement tournée vers elle, sur la base d’un altruisme absolu.

L’oeuvre finit sur la destruction du vaisseau de la Mother Earth originelle par des soldats d’Epoque, la Mother Earth militaire étant elle plus ou moins paralysée par le poids de la valeur morale de la Mother Earth originelle. Mais la fertilisation a réussi, et l’une des dernières images consiste en une famille unie, et on notera qu’il s’agit d’une famille musulmane, l’oeuvre assumant souvent d’ailleurs une orientation humaniste et universaliste.

Mother Sarah n’est pas forcément un excellent manga sur le plan de l’action, qui est uniquement tournée vers Sarah et très décalée par rapport à l’énorme questionnement qui se profile derrière. Et absolument jamais la question des animaux n’est abordée; il n’y a sur Terre que des êtres humains, voire que des hommes d’ailleurs, tellement les femmes sont présentées comme passives ou seulement capables d’initiatives pacifistes de type religieuse – mystique.

On ne voit pas non plus très bien si le manga est une dénonciation pessimiste d’une catastrophe inévitable, ou bien un appel à saisir le rapport essentiel à la Terre-mère. C’est donc à nous de faire notre choix, de prendre nos responsabilités!

Les catastrophes en série

Le procès de Total concernant l’explosion de l’usine AZF en 2001 à Toulouse et qui causa de 31 morts, a il y a quelques jours consterné tout le monde avec sa décision honteuse et scandaleuse de relaxe.

Pendant le procès, les experts judiciaires, relayés par le parquet, ont soutenu que la catastrophe était due au déversement accidentel par une benne de quelques kilos d’une substance chlorée sur un tas de 300 tonnes de nitrate d’ammonium stocké dans un hangar qui a explosé.

Fort heureusement, la décision du parquet de Toulouse de faire appel de la relaxe générale prononcée jeudi lors du procès de l’explosion de l’usine AZF a été saluée vendredi 20 novembre par les parties civiles, les syndicats et le monde politique, ulcérés par le jugement du tribunal correctionnel.

Il faut dire, c’est tellement énorme que personne ne peut accepter cela. Même la page wikipédia parle d’une double explosion, la première ayant lieu dans une usine de la Société nationale des poudres et des explosifs située non loin (et produisant notamment les carburants des fusées et missiles!).

Mais de fait ce type de catastrophes nucléaires a toujours existé dans le cadre de la course au profit, comme le montre l’explosion qui a eu lieu en Inde à Bhopal (état du Madhya Pradesh) survenue la nuit du 3 décembre 1984. L’explosion d’une usine de pesticides a dégagé 40 tonnes d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville, tuant entre 16 000 et 30 000 personnes, dont 8 000 la première nuit. Aujourd’hui encore la pollution provoquée par l’explosion continue d’empoisonner (on peut voir des photos ici).

Et tout comme pour l’impunité de Total pour AZF, le PDG de l’usine de l’époque, Warren Anderson, est accusé d’homicides pour cette catastrophe et déclaré fugitif par le chef judiciaire de Bhopal le 1er février 1992 pour ne pas s’être présenté à la Cour lors d’un procès. Il vivrait actuellement paisiblement à Long Island dans l’état de New York.

Tout fonctionne en cercle fermé; tout ce qui concerne l’énergie est surveillé, contrôlé, inaccessible à tout souci démocratique. On nous a menti pour Tchernobyl prétextant que le nuage radioactif s’était arrêté juste aux frontières de la France, et on continue de mentir afin de vendre le nucléaire destructeur de la Nature.

Par ailleurs, samedi aux Etats-Unis, à la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie, une fuite radioactive s’est produite, sans causer de dommages sur les personnes travaillant dedans à ce moment.

Cette centrale fit déjà parler d’elle en faisant la « une » des journaux du monde entier en 1979, le coeur du réacteur ayant en partie fondu! L’accident à Three Mile Island devint synonyme des dangers de l’énergie atomique et contribua à freiner la progression de ce secteur industriel aux Etats-Unis.

Au moins les Etats-Unis tirent leçon de leurs erreurs et des dangers du nucléaire, contrairement à la France de Sarkozy qui affirme de manière irresponsable la primauté du nucléaire !

Refusons ces bombes à retardement destructrices de toutes formes de vie !

A propos de quelques commentaires

De multiples questions nous ont été posé sur le Livre d’or. Encore une fois, tout cela demande du temps car nous voulons mettre à disposition de nos lecteurs et lectrices le maximum d’articles et d’explications claires, afin que chacunE puisse se faire son opinion. Bien entendu, un article sur le roman du « Gang de la Clé à mollette » (un grand classique américain de l’écologie radicale) est en préparation, comme bien d’autres. Ce n’est qu’un début! Mais on peut déjà répondre ici à quelques points soulignés.

Une première personne nous demande:

Bonjour,
j’aimerais savoir quelles sont vos positions par rapport à l’avortement s’il vous plait, en effet, je suis curieuse de savoir ce que les grands défenseurs de TOUTES les vies pensent de ça…

Le ton de la question est révélateur: la personne s’imagine nous « piéger. » La question est tournée pour que soit nous disions que nous sommes favorables à l’avortement et alors nous serions (soi-disant) en contradiction avec la défense de toute vie, soit que nous affirmions être contre, et alors nous serions des réactionnaires.

C’est évidemment une incompréhension totale de la réalité. Déjà, parce que bien entendu que nous sommes favorables au droit à l’avortement, la question ne se pose même pas, le féminisme est une composante essentielle du véganisme. On peut même dire que le véganisme est lui-même une composante essentielle du féminisme.

Ensuite, parce que l’avortement n’est pas un acte « banal » comme le sous-entend la question. Dans un monde idéal, il n’y a pas besoin d’avorter, et comme nous ne vivons pas dans un monde idéal, rien n’est plus absurde que d’opposer la défense de toute vie avec le fait que les femmes ont à mener de grandes batailles pour leurs droits.

Pourquoi? Parce que rien n’est plus absurde que d’opposer féminisme et véganisme! L’un ne va pas sans l’autre!

Une autre personne fait la remarque suivante:

Bonjour,

Je viens de découvrir votre site dans une discussion sur un site anar. Il y a des choses intéressantes et pas mal de liens à explorer. Ca fait toujours plaisir de découvrir d’autres « guerriers de l’arc-en-ciel ».

Autrement je partage tout à fait les questionnements de blanc marron (ce n’est pas un hasard, nous sommes assez proches idéologiquement) et je suis plutôt déçu par votre réponse concernant l’incompatibilité en gaïa et la civilisation. L’argumentation « vous utilisez un ordinateur pour critiquer la civilisation » n’est pas digne de la qualité générale du site. Certains ont essayé de lutter contre la civilisation avec des massues, ça ne marche pas.

Je crois que vous devriez un peu plus étudier la problématique de la technologie.

Salutations

Il est vrai que c’est facile, toutefois cela n’en est pas moins vrai: rien n’est plus moderne et plus civilisé que la critique anti-civilisation. Nous profitons des ordinateurs, mais aussi des hôpitaux, des écoles, des bibliothèques, de la musique, etc.

Alors évidemment beaucoup de choses sont à faire et à refaire. Mais balancer tout par dessus bord, cela n’a pas de sens, à moins de faire comme comme Theodore Kaczynski et d’aller habiter dans une hutte dans la forêt.

De plus, ce pessimisme mène à des chemins douteux. Sur le site mis en lien de la part de l’auteur de la critique – http://anarchieverte.ch40s.net/ – on retrouve justement comme lecture le document de Theodore Kaczynski, dont nous avons parlé ici (avec une critique bien entendue). Problème: Theodore Kaczynski est contre le progrès, contre le féminisme, d’ailleurs contre le véganisme, etc. Le mettre en avant sans critique est étrange.

Pire, et même très grave, inacceptable même, le site présente un manifeste qui a été écrit par « Hans Cany », un nazi se présentant comme un « national-anarchiste » et se mettant en scène comme un punk batcave.

La revue antifasciste Réflexes fait sa bio de la manière suivante:

Ancien militant de la Jeunesse Communiste passé à l’Alliance Ouvrière Anarchiste (1990-1994). Ce petit groupe anarchiste individualiste affichait un soutien très clair au courant négationniste et à Robert Faurisson au nom de l’athéisme, l’extermination des juifs d’Europe étant assimilée à une nouvelle religion. Par la suite H. Cany rejoindra la mouvance NR et écologiste radicale en 1994, Nouvelle Résistance défendant alors une politique de « front uni contre le système ».

Il restera proche d’Unité Radicale en signant en 1997 le Manifeste des 31 pour exiger l’unité des nationalistes-révolutionnaires [« Jeune Résistance » n°6, mai 1997] puis l’Appel de la Coordination de janvier 2001 pour l’unité du mouvement national. La fin d’Unité Radicale en 2002 le verra se réorienter sur la promotion du « national-anarchisme » ou « nationalisme libertaire » qu’il définit dans Rébellion n°6 (mai-juin 2004). Il prend alors la défense du régime communiste vietnamien. Il est également l’animateur du forum WARDANCE et collaborateur occasionel de la revue néo-païenne Message du Groupe Druidique des Gaules.

Bref, critiquer la civilisation peut être intéressant, mais si c’est pour se retrouver avec des pessimistes, des misanthropes, des nazis, dont le « quasi vegan » Hans Cany qui veut que tous les Français aient les yeux bleus… bonjour l’angoisse.

Nous sommes pour la libération animale et la libération de la Terre, certainement pas pour « une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales » (sic)!

Il y a en fait même franchement lieu de douter de la sincérité de ce site « anarchie vert », dont ni le style ni le contenu ne correspondent aux vrais anarchistes verts dont nous parlions tout récemment avec le site chilien Liberacion Total (rappelons que le style insurrectionnel est proche de celui mis en avant en France par Non Fides).

Cela ressemble donc bien plus à un entrisme de ce Hans Cany pour faire passer son « national-anarchisme » maquillé en « anarchie verte ».

[AJOUT: ce qui semble bien le cas, puisque sur ce site, on trouve le « manifeste » signé… « Hans Cany / Anarchie verte »! Ce qui confirme bien que ce site « anarchie verte » n’a rien d’anarchiste, et qu’il s’agit en réalité d’une opération fasciste d’infiltration – manipulation. Le site « anarchie verte » semble en effet en apparence ne pas connaître Hans Cany, et seul un commentaire anonyme et élogieux le présente comme un grand activiste…]

Enfin, un dernier commentaire nous dit (entre autres):

Les autochtones amazoniens m’ont appris une chose : tout est admirable dans la nature, les plantes comme les animaux. Ils disent toujours « nos soeurs les plantes, et nos frères les animaux », mais dans votre site, on parle toujours de libération animale, jamais de libération végétale ! Comme si vous faisiez de la discrimination au sein du Vivant ! Mais tout est respectable dans le Vivant. Il ne faut pas être raciste (certains disent « spécistes »)et mépriser nos soeurs les plantes !
Qu’en pensez-vous ?

Nous sommes bien entendu d’accord pour considérer que les végétaux doivent se voir reconnaître des droits, mais c’est ce que nous voulons dire quand nous parlons de la libération de la Terre.

C’est un problème important d’ailleurs: aujourd’hui la majorité des vegans se cantonne dans les « droits des animaux », sans voir que les végétaux en ont aussi, et d’ailleurs que sans les végétaux, il n’y a plus de vie animale.

Il y a un énorme mépris envers les végétaux. Cela aussi il faut le changer!

« PLANETE TERRE » ou la fabuleuse découverte de la Terre et de ses habitantes

Super-production de la BBC, « Planète Terre » a nécessité 5 ans de tournage dans 62 pays différents. Cette incroyable série de documentaires contient les chapitres suivants :

1 * D’un pôle à l’autre
2 * Les montagnes
3 * Les eaux vives
4 * Les mondes souterrains
5 * Les déserts
6 * Les régions glacières
7 * Les grandes plaines
8 * La jungle
9 * A la surface des mers
10 * Les saisons en forêt
11 * Les fonds marins

Contrairement à ce qu’annonce le verso de la jaquette «  Un magnifique voyage autour de la planète qui met l’accent sur la menace environnementale, avec en exemple la situation critique des ours polaires (…) », la critique de la destruction actuelle de la planète reste très discrète et bien superficielle.

En effet l’épisode « Les régions glacières » souligne le sort dramatique des ours qui n’arrivent plus à se nourrir à cause du réchauffement climatique, mais c’est bien le seul passage où le réchauffement climatique est mis en avant, mais certainement pas critiqué !

« Planète Terre » est bien justement un des rares documentaires environnementaux/animaliers à ne pas mettre en avant le réchauffement climatique et à ne pas dire et redire qu’il est dû aux activités humaines.

Bien que ces reportages soient de véritables odes à notre planète et à ses habitantEs – et ce avec l’aide des technologies les plus modernes, les images sont époustouflantes et les techniques récentes utilisées pour ces reportages nous montrent régulièrement une accélèration du cycle des saisons, voyant ainsi, des fleuraisons entières se produire en quelques secondes – ils ne restent que des portraits fort intéressants et instructifs de notre planète et non pas un manifeste pour sauver notre planète !

Le but est l’émerveillement d’un côté et non pas une dénonciation de la planète terre qui se meurt par notre faute. D’ailleurs certains propos sont parfois malvenus : il est par exemple parlé de « précieux fardeau » en parlant des poussins qui sont couvés et portés par les pères manchots jusqu’à l’éclosion.

Ou bien certains pillages ne sont pas critiqués, comme le pillage des nids des oiseaux swiflet de Bornéo. Ces oiseaux mettent 30 minutes à construire un nid avec leur salive et le narrateur, décrivant comment ces nids sont volés, montre même à demi-mot sa fascination pour les gens qui prélèvent ces nids dans des conditions relativement périlleuses.

Cependant, cette série de documentaires nous fait découvrir des êtres extrêmement rares comme le léopard de l’Amour (reste seulement 40 individus dans le monde !), le guépard des neiges, le pika, le lémurien volant ou des êtres méconnus vivants dans les eaux des grottes comme les salamandres du Texas. Certains comportements rares sont aussi illustrés, comme une scène de cannibalisme chez des chimpanzés ou bien encore des otaries à fourrure chassant des manchots.

De l’autre côté, ces reportages nous permettent aisément de comprendre le cycle de la vie sur la Terre, indispensable grâce au soleil et à l’eau. Ainsi, l’herbe éléphant (aussi haute qu’un éléphant) prospère si bien grâce à ces 2 éléments réunis et associés.

Dans les forêts tropicales, dès qu’un arbre meurt (et tombe), il laisse place au sol au soleil favorisant donc une végétation luxuriante. Grâce au soleil qui nourrit ainsi le sol, les graines tombées depuis plusieurs jours peuvent alors éclore.

Autre exemple, dans les déserts, même une infime quantité d’eau permet le développement d’herbes en une semaine et l’éclosion de graines enfouies dans le sable depuis des dizaines d’années. L’eau source de vie est nettement mis en avant.

Par ailleurs « Planète Terre » nous instruit aussi sur le fait que l’évolution n’a rien laissé au hasard et que tout a été « calculé », que ce soit pour les animaux mais aussi pour les végétaux. Pour illustrer ce point important, indispensable pour comprendre la nature de Gaïa, l’évolution a doté les (oiseaux) paradisiers mâles d’une robe aux couleurs très vives et leurs parades de séduction sont très élaborées afin de satisfaire les femelles qui sont extrêmement exigeantes.

Autre exemple avec les kangourous, qui, se mettant à l’ombre pour supporter les températures brûlantes d’Australie, s’enduisent les avant-bras de salive pour créer une évaporation rafraîchissante. Enfin, dans l’endroit le plus sec au monde, le désert d’Atacama au Chili où selon certains endroits il n’a pas plu depuis environ 50 ans, la vie animale et végétale ont leur place dans ce lieu inhospitalier grâce à un courant marin froid parallèle à la terre. Ainsi l’eau froide rafraîchit l’air créant des nappes de brouillard, le vent apporte le brouillard dans les terres ce qui permet donc aux cactus, aux guanaco et autres êtres vivants de trouver l’eau nécessaire à leur survie.

Comme quoi, même dans des lieux où la vie semble impossible, la Nature a tout prévu pour que la biodiversité y trouve un moyen de vie. Et les reportages mettent de manière très intéressante ce point important en avant.

Face à des images si époustouflantes, on pourrait s’attendre à un discours qui soit à la hauteur de la beauté de la Nature. Malheureusement le texte manque cruellement de poésie. C’est donc très différent du lyrisme incroyable de Pierre Arditi quand il narre « Chroniques de l’Afrique sauvage », « Chroniques de la jungle perdue », « Chroniques du dernier continent », « Chroniques de l’Amérique sauvage » et « Chroniques de l’Amazonie sauvage ».

Ici a droit à un discours souvent plat et décevant (bien que hautement instructif) mais ce qui déçoit le plus dans cette série de reportages consacrés à Gaïa, c’est le manque total et honteux de critique face à la destruction de celle-ci. C’est dommage qu’en voyant d’aussi incroyables images, le discours soit autant décalé et ne prône pas un engagement immédiat pour sauver notre Terre et les tous êtres qui y vivent.

Rejeter la civilisation ou en vouloir une nouvelle?

Sur le livre d’or, une personne nous a formulé une très intéressante critique, concernant l’article « Les primitivistes contre la mégamachine. » La voici:

pas trouvé sur votre site d’explications sur l’origine du mot « vegan » !
Pourquoi dîtes-vous à propos de certains de vos reproches aux primitivistes qu’on a besoin du progrès et de la technologie pour être vegan, et qu’il aurait été difficile d’être vegan au 19e siècle ?
Il me semble que si on est pour la défense des animaux, on est ausi pour la défense du milieu naturel sauvage qui permet aux animaux de vivre libre.Or la société industrielle détruit les milieux naturels. Donc je trouve logique que les primitivistes soient des anarchistes anti société industrielle, et en remontant à la cause de la cause, anti-civilisation, car la « civis » (cité, civilisation) est contre la vie sauvage.
Si vous êtes pour la religion du progrès, vous êtes pour la civilisation, et donc vous êtes un danger pour les animaux, ce qui est paradoxal car je vous sais honnêtement défenseurs farouches des animaux ! Personnellement je suis pour la sylvilisation, car « sylva » est étymologiquement à l’origine à la fois de « forêt » (sylve) et de « sauvage »Je suis contre la ville, la vie civilisée, et tout travail à l’usine, et je ne vois pas pourquoi vouc êtes pour certaines productions du monde industriel.Car alors vous défendez le mode de vie qui va avec ces usines qui produisent ces objets dont vous ne voulez pas vous passer, donc vous défendez le monde industriel qui détruit Gaia, fait reculer chaque jour la vie sauvage, et donc met en danger des espèces animales.
Votre critique du primitivisme me semble pleine de contradictions.
Pourriez-vous être plus précis. Merci

En ce qui concerne le premier point, le terme de « vegan » a été trouvé en 1944 par Donald Watson, le fondateur de la Vegan Society en Angleterre. Le mot « Vegan » est en fait le début et la fin du mot « vegetarian ». Si l’on est un vrai végétarien, alors on est vegan!

Pour le reste des points abordés, sans doute faut-il de nombreux documents et articles, mais nous tenons à remercier pour cette critique, très ferme et pourtant très « polie. » Ceci dit du moment qu’il s’agit d’une critique constructive, il n’y pas lieu de se formaliser devant des mots ou une formulation.

Mais il est déjà possible de souligner quelques points. La grande question est la suivante: la civilisation est-elle forcément opposée à Gaïa?

Nous ne le pensons pas, pour deux raisons suivantes: tout d’abord, sur le plan théorique, si les humains sont issus de Gaïa, alors pourquoi seraient-ils plus mauvais qu’une autre vie animale ou végétale? Ne pourrait-on pas penser que les humains ont un rôle positif à jouer, au service de Gaïa?

Ensuite, il y a de nombreux exemples de civilisation où celle-ci n’était pas en conflit avec Gaïa. Le bouddhisme et le jaïnisme historiques, par exemple, montrent qu’une autre voie est possible, si l’humanité assume un choix correct.

Mais surtout, il serait absurde de critiquer la « civilisation » alors que notre point de vue en est issu. Les primitivistes n’ont commencé à exister qu’à la fin du 20ème siècle, ils sont eux-mêmes un produit de la civilisation.

D’ailleurs, et ce n’est pas une critique mais un constat: la critique nous est faite sur un livre d’or sur internet, elle a été écrite sur un ordinateur, la réponse sera visible sur le net, etc.

Est-ce une bonne chose? Oui cela peut l’être, car le monde industriel n’est uniquement ce que nous en faisons. Ce qui est vrai c’est que la technique doit être catégoriquement subordonnée aux valeurs.

Et justement, nous mettons en valeur, comme projet de civilisation nouvelle, la libération animale et la libération de la Terre. Nous sommes le produit de la société actuelle, alors assumons le futur, plutôt que d’avoir une nostalgie pour un passé cruel et conflictuel.

Il faut être progressiste. La question de dépasser l’opposition entre les villes et les campagnes datent déjà de la fin du 19ème siècle; Marx et Engels en parlaient déjà, et rappelons-nous du chef d’oeuvre qu’est News from Nowhere, de William Morris, qui décrit justement une civilisation en symbiose avec la nature, notamment les forêts. Nous en reparlerons.

Mais avant la civilisation, c’était la barbarie, et d’ailleurs nous en sommes en train d’y retourner… Alors justement assumons un nouveau projet, de nouvelles valeurs, une nouvelle civilisation!

L’ours de Berne voit déjà « son parc » agressé

Dans une critique qui nous a été faite tout récemment (voir ici), la question de la ville a été posée, ce qui est très juste. Dans quelle mesure l’existence des villes est-elle en conflit avec les campagnes, avec la nature? Ce conflit peut-il être dépassé (nous le pensons), ou bien les primitivistes ont-ils raison de considérer que le principe même d’une civilisation est antagonique avec la nature?

C’est une question très importante; sans nul doute elle sera l’une des questions centrales des personnes en révolte ces dix prochaines années.

Pour apporter une pièce au dossier (une de plus, et c’est bien entendu un début seulement), voici un exemple flagrant d’une politique qui échoue.

La ville de Berne a depuis longtemps comme symbole un ours, en raison de l’assassinat d’un ours tué par son fondateur (ours se disant « Bär » en allemand). Puisque nous avons des lecteurs anarchistes (en l’occurrence l’auteur de la critique dont il est parlé plus haut), rappelons que la grande figure de l’anarchisme qu’est le russe Bakounine a vécu à Berne, où il est d’ailleurs enterré (l’un de ses ouvrages s’intitule d’ailleurs « Les ours de berne et l’ours de st petersbourg »).

Après avoir longtemps maintenu en captivité des ours de manière lamentable, dans une fosse aux ours (au sol en béton, comme on peut l’apprendre sur le site du nouveau parc), la ville a décidé de faire les choses de manière meilleure et a vu les choses relativement en grand, avec un park aux ours de 6 000 mètres carrés.

Le site du parc est très bien fait et on peut voir de nombreuses photos des 2 ours  – qui sont actuellement séparés (naviguer dans les colonnes en haut puis à droite). On pourra trouver toute une série de photos historiques (affligeantes) ici.

Le park aux ours est lui bien fait aussi, mais surtout pour les touristes; on y trouve ainsi:

Sentier des visiteurs à travers le parc
Bassin fluvial pour les ours
Diverses grottes pour les ours
Jumelles, points panoramiques
Caméras infrarouges et webcam dans les grottes
Moniteurs informatifs pour les visiteurs sur le site
Tour audio et téléphone portable
iPhone App
Musée et boutique dans l’ancienne Fosse aux Ours
Visites guidées
Éclairage nocturne du site

Seulement voilà, le park ne vient pas d’ouvrir (le 22 octobre soit il y a un mois) que déjà… l’ours se fait tirer dessus au pistolet! Non vous ne rêvez pas. Ce samedi un déséquilibré de 25 ans est rentré dans l’enclos, ou bien tombé, cela n’est pas encore clair, la police s’est alors ramenée et a tiré sur un ours. Bien entendu, rien n’avait été prévu, et c’est donc avec des balles que l’on a tiré sur le pauvre ours, qui ne faisait que défendre son territoire.

Et alors que les Suisses se veulent si bien organisés, dans la soirée on ne savait toujours pas quel était l’état du pauvre ours… ni d’ailleurs de la personne déséquilibrée (qui a été blessé par l’ours); dans les deux cas, tout cela est bien triste et catastrophique.

C’est bien la preuve que ce park à ours est une fassade touristique, qu’au fond il n’y a pas grand chose de prévu. On est passé d’une fosse aux ours absolument barbare (et en droite ligne de la féodalité!) à une espèce de modernité faisant plus penser à une cage dorée qu’autre chose.

Quand on pense qu’on « accorde » à l’ours un terrain, pour lui tirer dessus à coup de pistolet un mois après…

Fausse écologie, vraies publicités

A l’heure où la protection de l’environnement et l’écologie sont de très bons arguments de vente, si l’on surveille cette hypocrisie au quotidien, on se rend bien vite compte que cela n’est que du marketing.

On peut le voir notamment au flot de publicités déversées dans les boites au lettre, qui devient un véritable fléau. L’image ci-dessous illustre parfaitement ce phénomène : en une seule fois, on a ici près de 2 kilos de publicités qui sont arrivées dans une boîte aux lettres !

Certains dépliants sont encore plus grands que le format journal; quant à la publicité de Carrefour, elle est un véritable catalogue de 186 pages !!!

Dans ce dernier cas, se la jouant sur la vague du bio et de l’écologie, ils prétextent ce gâchis affreux de papier en mettant en avant au dos de leur pub que « Carrefour adhère à Ecofolio et participe au financement du recyclages des imprimés papier. »

Une bonne aubaine pour utiliser un maximum de papier de manière… « responsable. »

Comme quoi l’engagement pour l’écologie a ses limites et dès qu’il faut préserver notre Terre en réduisant, par exemple, l’utilisation de papier, les capitalistes pros du business se moquent bien vite de ce gâchis.

Par ailleurs, si l’on commande ne serait-ce qu’une seule fois des vêtements ou du matériel via les catalogues de VPC les plus connus, on croule très vite sous les publicités, les promotions exceptionnelles qui nous sont exclusivement réservées…

Les géants de la VPC tels que La redoute, Les 3 suisses (ou avant Quelle, qui a fait faillite) envoient ainsi constamment des tonnes de publicités. Certains catalogues étant même envoyés plusieurs fois, sous des formes différentes, avec par exemple de faux « nouveaux » minis-catalogues supplémentaires (comme un petit catalogue de La redoute consacré uniquement aux vêtements de sport).

Alors c’est bien beau de mettre en avant les énergies renouvelables ou les vêtements bio, mais il serait grand temps que la logique s’applique à tous les domaines et que cette lutte pour l’écologie ne soit plus superficielle et mensongère!

Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, par la Nature

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, Poésies

La Fondation 30 millions d’amis part en guerre contre l’ALF

La Fondation 30 millions d’amis part en guerre contre l’ALF. C’est logique: la Fondation 30 millions d’amis est une institution, elle fait partie du paysage, elle ne veut pas la libération animale. Partant de là, profitant de sa situation, elle attaque et dénonce, montrant son vrai visage.

Voici les propos de Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis:

« Malheureusement, des droits trop facilement bafoués, des injustices trop souvent perpétrées donnent naissance à toutes les formes d’intégrisme. Ainsi, certains mouvements de protection animale se radicalisent et l’on voit poindre de nouveaux « ayatollahs » qui menacent d’empoisonner, de tuer au nom des animaux et de l’environnement. »

Selon la présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, « on ne peut que dénoncer ce terrorisme-là, comme tous les autres d’ailleurs. Ce n’est pas par la violence que l’on obtiendra une quelconque justice pour nos amis. Non, c’est par notre ténacité, notre obstination et par l’union de nos volontés que nous ferons aboutir les causes qui nous tiennent à cœur ».

Voilà bien des propos scandaleux et honteux de la part d’une personne qui n’est même pas vegan, et qui n’a en rien les mêmes valeurs que l’ALF, violence ou pas violence! Des propos qui viennent d’ailleurs d’un communiqué de la Fondation 30 millions d’amis intitulé… « Fourrure – Une organisation « terroriste » revendique la libération des visons. »

La Fondation 30 millions d’amis avait d’ailleurs critiqué cette action de libération… Alors que même Brigitte Bardot l’avait salué! C’est dire tout de même…

Voici bien la fumisterie de tout cela. La Fondation 30 millions d’amis critique alors que ses valeurs ne sont pas vegans, et que son objectif n’est pas la libération animale. On voit très bien qui elle sert: le status quo. Elle ne veut pas que les choses changent!

On notera d’ailleurs que le communiqué de la Fondation 30 millions d’amis parle d’un « site français de l’ALF », reprenant les informations des services de presse (il s’agit a priori du site http://alf-france.over-blog.org/). Or, tout cela n’a aucun sens, car l’ALF n’a pas de site, bien évidemment!

Il n’y a qu’une exception: l’existence de porte-paroles aux USA. L’un de ceux-ci a répondu à des questions à ce sujet sur ce site. Voici ses réponses, à titre informatif:

Pourquoi le cas des visons est-il important pour l’ALF?
« Chaque cas d’animal emprisonné, oppressé et tué en vue du seul profit de l’homme compte aux yeux de ceux qui sont préoccupés par le droit des animaux à vivre dans la nature, comme ils le font depuis des millions d’années. »

Ces visons d’Amérique se retrouvent dans un environnement qu’ils ne connaissent pas, et peuvent en mourir, alors, quel intérêt de les libérer?
« Certains vont peut-être mourir, mais entre les mains des hommes, tous vont souffrir et mourir d’une manière accablante au nom du profit. »

Certains disent que les visons d’Amérique peuvent représenter une menace pour les visons d’Europe qui sont en voie d’extinction. Leur libération est-il vraiment un acte en faveur de la nature?
« Qui est responsable de la captivité des visons d’Amérique en Europe? Ce n’est ni la faute des visons, ni celle de leurs libérateurs. »

L’éleveur des visons dit qu’une fois remis en cage, ils se battent jusqu’à la mort, sont très stressés et dans un très mauvais état. Est-ce vraiment ce que veut l’ALF?
« L’éleveur veut tuer ces animaux et les dépecer pour vendre leur fourure et se faire de l’argent. Pourquoi supporter ce comportement aberrant et cruel? Les animaux méritent d’être libres. Si l’éleveur accorde tant d’importance à la santé mentale de ses bêtes, peut-être devrait-il arrêter de les mettre dans tes petites cages, et de les tuer au moment où ils vont lui rapporter le plus d’argent. »