• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Biotope reçoit de la visite !

« Repeindre le béton en vert »: voilà ce qu’essaient de faire les entreprises, qui tentent de détourner la pression écologiste. L’action dont voici le communiqué est ainsi vraiment riche d’enseignement. Il est vraiment incroyable (et à la fois pas étonnant du tout, quand on y pense!) que la construction d’un grand aéroport (inutile en plus) profite d’une « expertise écologique » afin de « faire passer la pilule. »

Ce qui est fou, c’est quand on voit que les moyens employés pour l’expertise (on a une petite liste ici de celles de l’entreprise en question) pourraient servir non pas à agrandir le bétonnage, mais bien à le supprimer, au fur et à mesure, afin que la planète redevienne bleue et verte!

Et quelle folie que ces « experts » qui vont constater l’existence de la vie animale et végétale, et accepter leur destruction!

Ce jeudi 28 avril 2011, les bureaux de Biotope situés à Rezé ont, pendant quelques minutes, été envahis par une cinquantaine de personnes.

Biotope est une boite d’études écologiques qui bossent notamment sur des études préalables à la construction de grandes infrastructures et notamment sur le projet d’aéroport de Notre Dames des Landes.

Leur rôle est alors d’inventorier les espèces animales et végétales, les zones humides, éventuellement de rapporter les associations d’espèces remarquables…

Bref, décrire la faune et la flore afin qu’on sache un peu ce qui va être détruit avant que les bulldozers arrivent.

C’est la loi qui veut ça. La boîte propose donc ensuite à son client (ici, Aéroports du Grand ouest, Vinci si vous préférez) des mesures « d’atténuation » ou/et de « compensation ». En d’autres termes comment peut-on détruire gentillement ou comment donner l’impression qu’on fait attention.

Plusieurs fois, sur le terrain à Notre Dames des Landes, les naturalistes de Biotope avaient rencontré des résistances. Voici le ton du message qui leur a été apporté :

« Peut être les mesures compensatoires ou d’atténuation que vous serez en mesure de proposer suffisent à satisfaire votre bonne conscience, suffisent à vous faire oublier que vous travailler sous contrat avec la multinationale du béton, Vinci…

Nous sommes ici pour vous rappeler cette abberrante contradiction. Le bétonnage de 2000 ha de terres sacrifiées sur l’autel du progrès et du profit des actionnaires de Vinci ne sera jamais écologique. Il n’y a pas d’aéroport écologique. On croirait un tel oxymore sorti tout droit de la novlangue de 1984.

Il paraîtraît même a priori superflu de rappeler la contradiction tant les mots semblent parler d’eux-mêmes.

Et pourtant… a grand renforts de communication , on certifie l’édifice comme étant de « Haute qualité environnementale », on annonce la création d’une AMAP pour les salarié-es de l’aéroport, d’une ferme de démonstration et enfin grâce aux études d’impacts on peut parler des solutions d’atténuation ou compensatoires et ainsi, Vinci et les pouvoirs publics parviennent à repeindre le béton en vert, à dissimuler l’évidence.

Biotope et ses salarié-e-s participent aujourd’hui grandement à donner, volontairement ou non, la légitimité écologique à un projet et à ses promoteur-e-s.

Il n’est pas trop tard pour s’opposer à ce que quelques technocrates et politicie-nnes ont décidé pour notre avenir.

Il n’est pas trop tard si quelques rouages prennent leurs responsabilités et refusent de se rendre complices de la catastrophe.

On n’empêche pas un projet de se faire lorsqu’on est sous contrat avec son promoteur, prétendre le contraire est lâche et de mauvaise foi et n’a d’autre objectif que de se cacher à soi même sa propre responsabilité et évite commodément de ne pas en tirer les conséquences : refuser d’obéir, refuser de jouer le jeu d’une étude d’impact d’un projet dont chacun sait qu’il est une absurdité impardonnable d’un point de vue écologique.

Il est peut être agréable de compter les petits oiseaux, les tritons crétés et les reptiles, de se balader dans la forêt ou d’inventorier les zones humides dans un paysage bucolique, seulement voilà, nous ne voulons pas de votre inventaire, nous n’avons pas besoin de votre expertise pour savoir que nous ne nous laisserons pas « aménager notre cadre de vie » quoique que vous puissiez en penser et quoique puisse en décider quelques élites dirigeantes.

Il est naïf d’espérer éveiller une lueur écologiste dans l’esprit de nos dirigeants ou des cadres de Vinci.

Nous ne voulons compter que sur nous mêmes, c’est pourquoi nous nous opposerons à toute avancée vers la réalisation du projet qu’il se cache sous le voile hypocrite de l’étude environnementale ou ou contraire qu’il se montre tel qu’il est, massivement refusé par une population et n’avançant que sous couvert d’une armada de gendarmes. »

On attend toujours à cette heure-ci, l’annonce de démissions chez Biotope…

Semaine contre la civilisation à Montréal

Du 5 au 12 mai 2011 aura lieu une « semaine contre la civilisation avec des réunions d’information et de débats. Voici la présentation de cette initiative:

Il faut abattre le capitalisme. Plusieurs autour de nous, de bien des manières, reconnaissent cet impératif. Nous éprouvons pourtant la nécessité de porter l’attaque au-delà de cette perspective restreinte.

Les générations futures se foutront bien de savoir si nous avons recyclé, si nous avons fait pression sur les dirigeants, si nous avons envisagé des alternatives devant le désastre : du plus plat des réformismes, celui qui nous suggère de consommer responsable-équitable-bio au réformisme plus agressif qui nous enjoint à l’action directe non-violente pour orienter cette civilisation. Ce dont illes auront cure, ce sera de pouvoir boire l’eau, respirer l’air, être nourri-e-s par la terre, offrir un monde habitable à celleux qui les suivront.

La dévastation ne peut plus s’étendre: elle est partout. Mais elle peut encore s’approfondir. C’est pourquoi celles/ceux qui ne veulent pas comprendre, qui s’obstinent à dialoguer avec le pouvoir -même en luttant, qui demandent plus de démocratie, qui ne souhaitent qu’une autre façon de gérer cette civilisation n’obtiendront de nous aucune explication.

Nous nous réunirons autour de ce constat : il faut détruire la civilisation avant qu’elle ne nous détruise. Mais comment ?

Nous ne sommes pas d’accord avec le primitivisme, qui est d’ailleurs de plus en plus anti-végan, se séparant en pratique du principe la « libération de la Terre » qui pour le coup est assumé en Amérique (du nord et du sud) d’une manière de plus en plus associée à la libération animale.

Cette « semaine contre la civilisation » est d’ailleurs organisée par « La mauvaise herbe » , une initiative primitiviste qui n’hésite pas à mettre en avant l’horrible livre « Le mythe végétarien; bouffe, justice et durabilité. »

Cet ouvrage est la bible anti-végan des primitivistes – nous en reparlerons très bientôt. Mais pour résumer, la libération animale est attaquée comme un produit du monde moderne et comme étant liée à l’agriculture qui serait la véritable première cause de la destruction des animaux. Le seul modèle vraiment écologiste serait le retour à une humanité peu nombreuse, pratiquant la chasse et la cueillette.

En tout cas, les questions posées par les primitivistes sont importantes, même si leurs réponses sont purement indiviualistes et consistent en une négation pure et simple de la société.

Voici d’abord le programme de la « semaine contre la civilisation », et un article (tiré de Vert et Noir) reflétant un aspect important de l’inquiétude écologiste face aux destructions en cours.

Jeudi 5 mai 2011, 17h

Le mouvement écologiste peut-il réellement contribuer à une transformation radicale de la société? :

Critique des mouvements écolos dominants d’une perspective anti-civilisationnelle

Conférencier : La Mauvaise Herbe, Lieu : Bar Populaire, 6584 St-Laurent, métro Beaubien

Langue : Français, traduction chuchotée vers l’anglais.

Vendredi 6 mai 2011, 19h

Première montréalaise du documentaire End:Civ, de Franklin Lopez, Suivi d’une discussion avec le réalisateur.

Lieu : L’Alizée, 900 Ontario Est, Langue : Anglais, sous-titré en français, traduction disponible pour la discussion.

Samedi le 7 mai 2011, 19h

Une critique de la science, Conférencier: Denis Rancourt (physicien et anarchiste)

Lieu: 1800 Létourneux, coin La Fontaine, métro Pie-IX, Langue : Français, traduction chuchotée vers l’anglais.

Autres détails : Activist Teacher, le site de Denis Rancourt

Lundi le 9 mai 2011, 19h

Luttes autochtones contre la civilisation occidentale

Conférencier: Clifton Arihwakehte Nicholas, Lieu : 1800 Létourneux, coin La Fontaine, métro Pie-IX

Langue : Anglais, traduction chuchotée vers le français. Autres détails : Garderie disponible

Mardi le 10 mai 2011, 19h

Histoire de l’action directe au Canada, Conférenciere : Ann Hansen, auteure du livre Direct Action, par webcam

Lieu : 1800 Létourneux, coin La Fontaine, métro Pie-IX, Langue : Anglais, traduction chuchotée vers le français.

Autres détails : Garderie disponible

Jeudi le 12 mai 2011, 18h

Au-delà de la civilisation :

Agir pour démanteler la civilisation, Conférencier : atelier collectif

Lieu : 1800 Létourneux, coin La Fontaine, métro Pie-IX

Langue : Français, bilingue, traduction disponible. Autres détails : Bouffe collective et garderie disponible.

Voici donc un article intéressant, présentant bien une question qu’on se pose forcément…

Que faut-il de plus ?

Quelqu’un m’a posé la question: « La destruction en cours de la planète n’est manifestement pas suffisante pour nous pousser à bout. Que faut-il de plus pour que les masses s’unifient derrière une solution efficace ? »

Je me demande sans cesse ce qu’il faut. Jusqu’où devra aller le massacre de la planète ? Devrons-nous souffrir de la faim et suffoquer pour briser le déni ? Nous sommes presque à ce point et le déni est toujours généralisé.

Une partie du problème est que la plupart des gens de notre culture n’ont aucune idée de la façon de vivre en dehors de la production industrielle, sans eau au robinet, sans la nourriture du supermarché. Si le système est la seule source de biens de première nécessité et si les gens ne connaissent aucune autre façon de vivre, alors il continueront de le défendre.

C’est comme le marché de l’emploi. Dans le contexte de cette société, la plupart d’entre nous ne peuvent vivre sans un travail bien qu’il soit l’arène dans laquelle nous sommes exploités. Alors tant que nous n’avons pas compris que ce système doit être abandonné et tant que nous ne pouvons vivre autrement, nous ne pouvons que lui demander de fournir plus de travail.

J’ai vu à la TV quelqu’un montrer des légumes communs (aubergines, tomates, etc.) à des écoliers et aucuns d’eux ne pouvait les identifier. La plupart des adultes des dernières générations ont perdu la capacité de produire de la nourriture, même si nous pouvons toujours l’identifier. Et encore plus grave, la plupart des gens n’ont pas accès à la terre.

Beaucoup de gens disent qu’il faut vivre en communauté, faire de la permaculture, des éco-villages, des jardins communautaires, et ainsi de suite pour montrer un exemple de vie soutenable. Je pense qu’il n’y a pas de mal à faire ces choses mais ce n’est pas ce qu’il faut pour vaincre le système.

Il y a eu plusieurs cultures qui vivaient de manière soutenable sur ce continent (Amérique) et ils ont été tous systématiquement annihilés. Il ne suffit pas de se retirer. Dès que le système voudra ce que vous avez ou demandera votre participation, il détruira violemment tous ceux qui ne coopèreront pas.

Qu’est-ce qu’il faudra faire ? Les mêmes choses qu’il faut pour faire une révolution et extirper toutes les formes d’exploitation et d’oppression.

Il faut dans un premier temps :

  • une large prise de conscience que ce système est en train de tuer la planète et que pour sauver toute vie, y-compris la nôtre, nous devons vaincre et démanteler le système.
  • la reconnaissance de qui est l’ennemi
  • le sentiment qu’il est plus dangereux de laisser aller les choses que de se lever et se battre
  • une vision d’un avenir viable

Ces idées se répandent et nous devons les diffuser encore plus, pour unir le plus de gens possible en un mouvement puissant pour abattre ce système. Nous devons relier la lutte pour la sauvegarde de la planète avec la lutte pour la justice sociale car l’ennemi est le même.

500 chiens sauvés en Chine

L’évolution économique de la Chine, qui a adopté le mode de vie « occidental » depuis les années 1980, a amené une situation terrible pour les animaux. Cela a été prétexte à de très nombreux préjugés en France au sujet d’une prétendue « barbarie » inhérente aux gens en Chine.

Il était pourtant évident qu’en Chine, de la même manière qu’en Amérique latine où l’exploitation animale a explosé depuis une vingtaine d’années, une résistance se construit. Ainsi, le blocage d’un camion avec 500 chiens est devenu un événement national, provoquant de très larges réactions. C’est en quelque sorte même un événement historique, marquant le début d’une nouvelle période en Chine.

Il existe un blog consacré à la Chine et aux combats qui y sont menés (urgence-animaux-de-chine.over-blog.com). On trouve des articles au sujet de ce camion: ici, , et également , avec à chaque fois de nombreuses photos). On peut voir une vidéo de l’intervention ici.

Signe de l’évolution en Chine, voici également un article du Quotidien du Peuple (en ligne), qui est le principal organe de presse officiel en Chine. Si les limites de cet article sautent évidemment aux yeux (tellement il est contradictoire), et s’il s’agit d’une opinion parmi de nombreuses autres dans ce quotidien (et donc pas d’un article « officiel »), il montre en tout cas très bien que la libération animale est une question qui tombe sous le sens sur la planète toute entière!

Pas question donc de faire des compromis. La libération animale est une actualité sans cesse grandissante!

Sauver des chiens… et si le camion avait transporté des cochons ou des tigres ?

On dit que la vérité est parfois odieuse. Une chose est certaine : les êtres humains, car Dame Nature le veut, ont besoin de viande pour se nourrir, ce qui les conduit à chasser et à tuer des animaux qui sont, hélas pour eux, des éléments de notre chaîne alimentaire. Dans un monde qui se pique d’humanité et de manières raffinées, voilà un fait vraiment dur à avaler, si l’on peut dire, pour les vertueux.

La roue de la civilisation ne cessant de tracer son chemin, de plus en plus de personnes se montrent réticentes à manger des êtres vivants jugés dignes d’intérêt, certains se tournant même vers le végétarianisme après avoir répondu à l’appel de plus en plus pressant de leur sens moral. Et dans certains cas même, cette compassion qui vient du fond du coeur est si forte qu’elle les pousse à se livrer à des actions de protection dans des situations les plus inattendues.

Les actions de défenseurs fervents des chiens qui ont ainsi récemment intercepté un camion transportant quelque 400 chiens condamnés à la casserole sur l’autoroute Beijing-Harbin a suscité des débats publics passionnés. Car d’un côté, cet incident était constitutif d’un effort noble visant à sauver la vie de malheureuses créatures vouées à finir sur dans nos assiettes, mais de l’autre côté, cette action était aussi une violation flagrante des règles de la circulation sur autoroute qui aurait pu causer de graves problèmes aux autres véhicules. Je pose donc la question : cette intervention était-elle justifiée ?

Comme pour des arguments similaires, où aucune opinion ne semble suffisamment convaincante pour effacer l’autre et arriver à une conclusion définitive, j’aimerais demander ceci : et si le camion avait transporté des tigres à la place des chiens ? Comment auraient réagi les gens alors ?

Je suis convaincu que dans ce cas la moitié des jugements négatifs auraient disparu… d’abord parce que les tigres sont des animaux protégés par la loi, du fait de leur rôle dans le maintien de l’équilibre écologique. Qui plus est, ils n’ont jamais été des animaux de consommation courante. Et par conséquent, contrecarrer les noirs desseins de trafiquants de tigres n’irait à l’encontre des intérêts de personne et cela serait une excuse toute trouvée à la perturbation de la circulation sur l’autoroute.

Mais les chiens n’ont pas cette chance. S’il y a controverse ici, c’est parce que cet animal figure depuis longtemps au menu de plusieurs cultures, dont la Chine. Et bien que voir tuer des chiens soit une chose obscène, intercepter un camion n’est pas pour autant la meilleure façon d’empêcher que cela arrive. D’abord, nous devons distinguer de quels chiens nous parlons. Les chiens de compagnie sont les « meilleurs amis de l’homme », aussi il est bien sûr répréhensible de vouloir les utiliser à des fins culinaires. Mais alors, quid de ces chiens élevés pour finir sur les tables ? N’est-ce pas hypocrite de notre part de se lever contre l’élevage des chiens à des fins alimentaires et dans le même temps fermer les yeux sur le nombre infini de cochons, de canards et de poulets qui sont tués ?

La racine de ce dilemme est la protection sans distinction des animaux faisant fi de l’instinct humain. Ce serait comme interdire à la minorité Dai de célébrer sa fête annuelle de l’aspersion d’eau sous prétexte de faire des économies d’eau. Car quand on y songe, vouloir imposer aux gens de suivre un régime sans viande parait incongru face aux coutumes sociales et risque fort peu d’avoir des résultats réels.

Deuxièmement, vouloir réellement éradiquer cette pratique exige de promouvoir une culture où les gens se sentent éthiquement obligés de refuser la viande de chien. Demander aux gens de ne plus manger de dinde froide demanderait aussi de l’éducation et des remontrances systématiques. Les défenseurs des droits des animaux doivent appliquer leur passion au changement du mode de consommation moderne et à la maîtrise volontaire par les gens de leurs pulsions alimentaires largement carnivores.

Personnellement, j’espère qu’un jour viendra où les hommes pourront prospérer sans cela ne coûte rien aux animaux. Mais jusqu’à ce que ce jour arrive, je suggère que nous priions avant de manger, comme le font certains occidentaux. Cela pourrait peut-être instiller un certain sens de l’appréciation dans notre nourriture, nous aider à mieux cerner notre culpabilité morale et nous alerter sur ce sacrifice, afin que nous puissions continuer à renoncer petit à petit à la viande.

Au fait, des articles parus ultérieurement ont laissé penser qu’un seul des animaux présents dans le camion était un animal de compagnie volé, et que le chauffeur disposait de tous les certificats de quarantaine valides. Ce qui fait que les sauveteurs devraient peut-être y réfléchir à deux fois avant de passer à l’acte la prochaine fois. Et de toute façon une chose est sûre : cette opération ne fera pas grand chose pour résoudre le problème de la viande de chien.

Les mensonges sur le lait de la Société française de pédiatrie

La Société française de pédiatrie est une institution fondée en 1929 et qui est désormais la vitrine des pédiatres en France. Cette société a diffusé un texte, largement repris par de très nombreux médias sur le net (mais bizarrement pas disponibles sur le site de la société elle-même).

Ce qu’on y lit est édifiant: c’est ni plus ni moins qu’une manipulation psychologique. Non seulement le document de la Société française de pédiatrie défend l’utilisation humaine du lait de vache (ce qui en soi n’est pas forcément étonnant de la part d’une institution), mais en plus – d’une manière véritablement douteuse, il le rapproche du lait maternel pour amener la confusion la plus complète.

Là, on atteint tout de même un degré d’irresponsabilité énorme.

Rappelons que le lait maternel est absolument obligatoire pour les nourrissons, comme aliment unique, jusqu’à l’âge de 6 mois. Et rappelons qu’en France l’allaitement maternel est une pratique faible comparé au reste du monde – voir notre article Blédina et Danone à l’assaut des populations pauvres (et d’origine asiatique) – nous y parlions également de l’intolérance au lactose qui est largement sous-estimé voire ouvertement nié dans le document des pédiatres!

Mais voici le document en question:

Le lait est essentiel à l’enfant…

La Société française de Pédiatrie (SFP) s’inquiète des peurs infondées qui se manifestent à propos de la consommation de lait. Elles circulent actuellement, avec un regain d’activité. Elles sont pourtant dénuées de tout fondement sérieux. Infections à répétition, allergies, eczéma… Ces idées reçues – et fausses !doivent être combattues. Car les conséquences d’une carence en calcium peuvent s’avérer redoutables, voire mortelles, pour les plus petits.

Au palmarès des peurs alimentaires des jeunes parents, le lait figurerait en bonne position ! Il existe certes des intolérances au lait de vache ou au lactose, mais c’est au pédiatre qu’il revient d’en poser le diagnostic. Et ce n’est pas fréquent.

Les enfants « privés » de lait pour de mauvaises raisons voient leur risque de carence en calcium, augmenter. « Ce dernier n’est pas facilement objectivable, et ne se traduit par rien de visible », explique la SFP. « Pourtant l’os de l’enfant se minéralise mal. Et ce n’est que plusieurs années voire plusieurs décennies plus tard, que la catastrophe prendra toute son ampleur : fractures, notamment chez les femmes après la ménopause, mais aussi fractures de fatigue chez le sportif ».

Certains parents, persuadés que le lait est nuisible à la santé de leur enfant, choisissent des substituts totalement inadaptés. Ces derniers sont à base de végétaux : lait d’amande, lait de riz, lait de noisette, lait de soja… Or ces « laits » ne sont pas du lait.

Et ils ne se rapprochent ni de près ni de loin, du lait maternel. « A ce stade de la vie, les carences sont graves voire irrémédiables ». Et la SFP de revenir sur un fait divers récent, dont a été victime un nourrisson dont les parents étaient végétaliens, Celui-ci est décédé, « faute d’avoir reçu les nutriments nécessaires à son développement »., rappelle la Société française de Pédiatrie.

Source : Société française de Pédiatrie, 8 avril 2011

Ce texte est vraiment pervers. Le passage suivant notamment:

ces « laits » ne sont pas du lait. Et ils ne se rapprochent ni de près ni de loin, du lait maternel.

Comme si les gens refusant le lait de vache refusaient également le lait maternel… Car c’est de bien cela qu’il s’agit: montrer les gens qui refusent le lait de vache pour les humains comme des gens refusant également le lait maternel (ce qui est absurde et que personne ne peut logiquement faire).

Il s’agit ici clairement pour la Société française de pédiatrie de gommer la distinction lait maternel / lait de vache, afin de souligner un soit disant passage « naturel » de l’un à l’autre.

Et de faire passer les gens se « méfiant » du lait de vache pour des personnes « irresponsables » se tournant vers le lait végétal (au lieu du lait maternel).

Il ne faut pas être dupe. Le seul lait indispensable pour l’être humain, c’est le lait maternel. Le lait de vache est aussi maternel, d’ailleurs… mais il est destiné aux veaux!

Quant aux laits végétaux, s’ils ne suffisent pas au bébés après six mois dans leur forme « classique », les magasins bios (physiques ou sur internet) disposent de très nombreuses boissons en poudre (par exemple de la marque La Mandorle).

La fausse démonstration de la Société française de pédiatrie est donc clairement de la propagande!

Notons d’ailleurs évidemment la conclusion (sans doute en fait le prétexte à l’article), consistant en le passage odieux sur le « couple végétalien »; il s’agit évidemment là aussi d’une guerre psychologique, puisque la raison de la mort de l’enfant n’est même pas expliquée mais est attribuée, par sous-entendu, au végétalisme (voir un article du quotidien anglais the Guardian à ce sujet).

La Société française de pédiatrie a donc choisi clairement son camp, celui de l’industrie. Il s’agit pour elle de propager le mythe de l’industrie (européenne historiquement) comme quoi le lait de vache serait « naturellement » bon et destiné aux êtres humains.

Ce qui est une conception totalement liée à l’exploitation animale et à la domestication des vaches en Europe.

En France, les institutions ne feront jamais aucun compromis avec le véganisme (à l’opposé d’autres pays où la population est moins dénaturée sur ce plan et exerce une pression plus grande, comme en Angleterre, aux USA, en Allemagne, etc.).

Voilà donc ce qu’on peut constater (sans étonnement en fait) : la Société française de pédiatrie participe à la même entreprise de dénonciation du véganisme que l’on trouve de l’AFP à Actimel. Elle est une institution « neutre », mais son idéologie est en réalité celle des industriels (de l’exploitation animale).

Et il y a un dénominateur commun dans cette démarche dénaturée: la manipulation psychologique, avec à chaque fois les enfants pris en otage! C’est une grande caractéristique des campagnes anti-véganisme, et il faut vraiment avoir conscience de cela.

Déboulonnage de pylônes THT le 23 avril à Raids

Voici un communiqué concernant une action très « originale » ayant eu lieu en Basse-Normandie et montrant bien quil existe en France un esprit de résistance face aux décisions prises « en haut » et se moquant totalement de ceux et celles d’en bas.

Regrettons juste que cet esprit fort juste ne s’étend pas à la défense de notre planète elle-même, car elle aussi, tout comme ses habitants et habitantes, est une victime directe des pratiques destructrices, et pas seulement les humains…

Il y a ainsi une rivière, la taute, qui traverse le village, village qui se situe dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin… (ici le site web du parc, où l’on voit en page d’accueil des vaches exploitées en train de brouter, ainsi qu’un tracteur! Une bien étrange notion d’un parc naturel: bienvenue en France!)

La chasse aux boulons est ouverte !

Une action de Déboulonnage de pylônes THT le 23-04 a eu lieu à Raids (50) proche du chantier de la future ligne THT Cotentin Maine.

Les Boulons ont ensuite été emmené à la manif de Flamanville afin de lancer un appel à démonter la future ligne Très Haute Tension de 150 km de long qui passera par la manche, la mayenne et l’ille et Vilaine

La samedi 23 Avril sur les coups de 13h a eu lieu une action collective de déboulonnage publique de pylônes Très Haute Tension (THT) à Raids en Manche.

Cette action symbolique a été menée à coté du chantier de la future ligne THT Cotentin Maine.

En démontant les fixations des pylônes existants, nous affirmons que le projet d’état en cours est déboulonnable.

Nous démontrons également qu’il est légitime de s’attaquer à l’un des points faible de cette société nucléaire : des tentacules électriques

Parce que la future ligne THT nous est imposé de force, comme l’a toujours été l’énergie nucléaire, nous déclarons ouverte la chasse aux boulons sur tous les pylônes existants et surtout ceux en constructions afin de montrer à RTE et aux nucléocrates d’EDF la fragilité et la vulnérabilité de leurs usines à cancers et de son réseau qui balafre le territoire.

Déboulonnons, libérons les pylônes de leurs câbles mortifères, postons des preuves de nos actions aux pantins des ministères de l’écologie et de l’énergie afin que le gouvernement sente une réelle menace et un rapport de force qui le fera reculer dans sa quête de destruction de l’humanité et qui profite à une poignée d’escrocs qui spéculent sur nos vies.

La domination de l’oligarchie de l’atome et l’aliénation du lobby nucléaire doit cesser.

Toutes et tous à vos clés à molette, tant qu’il le faudra

THT no pasaran !

Liens:: http://pylones.noblogs.org/

 

Le scandale de la fourrière privée du « berger blanc »

Au Québec, à Montréal, a lieu une grande polémique au sujet d’une fourrière, le Berger Blanc. Une manifestation a ainsi eu lieu afin que soit fermée la fourrière (voir une vidéo ici, la vidéo est en six parties les liens sont sur le côté).

Ce mouvement suit un reportage de Radio Canada montrant ce qu’il s’y passe. Voici une présentation de ce qu’on y voit:

Un reportage choc, consternant, bouleversant sur le traitement qui serait infligé à nos animaux domestiques au refuge Le Berger Blanc.

Euthanasie à froid. Chiens qui agonisent après l’injection fatale. Des pratiques qui contreviennent à toutes les normes vétérinaires nord-américaines. Chats considérés morts respirant encore au milieu des carcasses. Chien âgé qui attend son heure au milieu des corps de ses congénères. Animaux morts jetés dans une tranchée de déchets dans un dépotoir plutôt que d’être incinérés. Même les éleveurs d’animaux de boucherie semblent être mieux encadrés dans le traitement de leurs bestiaux.

Ce sont les images consternantes que la caméra cachée d’Enquête a rapportées suite à l’infiltration, pendant quelques semaines, d’un collaborateur de l’émission dans les murs du refuge.

Cette présentation vient de cette page, qui est un blog de Pascale Lévesque. Il ne faut pas s’y tromper: derrière la pseudo critique de la fourrière, se cache une démarche littéralement ordurière. Voici l’introduction à l’article:

Est-ce que tous les chiens vont au Paradis ?

Une petite histoire avant de répondre.

Chaque printemps, c’est pareil. Un couple de pigeons s’acharne à construire son nid dans un coin de mon balcon. Chaque jour, je prends l’amas de branches, habilement tricoté, et je le jette trois étages plus bas avec une certaine tristesse, en pensant au temps et à l’énergie que le pauvre oiseau a mis dans cette construction.

Je le fais parce que je sais comment partager son loyer avec une famille de pigeon est désagréable. D’abord, les bébés sont laids, terriblement laids. Et les adultes chient.

Ils chient comme si leur vie en dépendait. Si bien qu’entre les affreux pigeonneaux et les tas de crottes, c’est parfois confondant. J’ai laissé les œufs éclore une fois, et quand j’ai vu un matin les deux pigeonneaux, devenus gros, un par dessus l’autre et que dans le compte il y avait un mort (celui du dessous) j’ai compris que je n’aurais jamais du.

Voilà pourquoi dimanche dernier, quand la femelle pigeon m’a fait le même coup, j’ai pris son œuf et son nid pour les déporter dans un arbre. Bon, le vent s’est chargé d’en faire une omelette au gazon. La morale ? C’est que ni mon balcon ni la ville ni la planète n’avaient besoin d’un nouveau pigeon et que la meilleure des options, c’était de tuer ça dans l’œuf avant de faire souffrir un être vivant.

Ces propos, qu’on ne saurait qualifier autrement que de « dégueulasse », sont d’un tel esprit liquidateur qu’il est impossible de ne pas penser aux doctrines eugénistes qui pullulaient au début du 20ème siècle.

Et cela est très révélateur, car la situation à Montréal semble vraiment grave. Le Berger blanc est en effet… une entreprise. 30 000 animaux y passent chaque année, l’entreprise ayant un contrat avec la ville.

Cela semble littéralement fou. Et pourtant ce n’est pas étonnant, car le profit tente de s’immiscer partout (et jusque dans le véganisme, en tant que « marché captif » ). En fait, ce genre de situation est dans la logique de l’individualisme qui domine.

Car les refuges n’existent que par un travail formidable de personnes bénévoles et de gens qui, disposant de moyens, contribuent à ce que ces refuges puissent exister… A ceci près que les refuges disposent de bien trop peu de moyens, que les conditions sont parfois catastrophiques. A quoi il faut ajouter les magouilles diverses d’associations (comme la SPA de Paris), magouilles inévitables là où ne domine pas une morale de libération animale la plus stricte.

Voici d’ailleurs le communiqué du Berger blanc, que nous publions en entier car ce message risque de disparaître (comme l’entreprise elle-même devant le scandale, son site ne contient d’ailleurs plus que ce communiqué).

Ce communiqué suinte la culture de l’euthanasie, tout comme le blog dont nous parlions plus haut…

Lettre Ouverte

Les propos qui suivent ne sont aucunement dans le but de minimiser des images répréhensibles mais bien pour vous permettre de comprendre l’envers de la médaille.

L’émission Enquête prône mettre à jour des dévoilements importants qui, par la suite aideront l’opinion publique à évoluer. Pourquoi alors les topos sont-il, d’entrée de jeu, exprimés en généralisant et en laissant prétexter que le montage de ces images a été réalisé sur une base courante?

L’intrus a côtoyé et travaillé plus de deux mois à l’interne, fouillant partout pour trouver des failles. Il a réussi à soudoyer certains employés, allant même jusqu’à leur offrir de la drogue et à affirmer que l’employé fautif en consommait. Il a attendu que la technicienne diplômée qui a effectué les euthanasies des autres animaux quitte le département pour aller rencontrer des clients à la réception pour le harceler, lui disant qu’il pouvait l’aider à terminer les euthanasies, malgré les règlements et interdictions. Pourquoi alors les actes cliniques effectués dans les règles de l’art ne font-ils pas partie intégrante du reportage?

Pourquoi tout ce que l’infiltrateur a appris sur les recherches intensives des animaux, la stérilisation des cages, les bons soins apportés à nos pensionnaires 24 heures par jour, ainsi que travail acharné des employés avec qui il a vécu tout ce temps ne font-ils pas l’objet du reportage?

La crédibilité d’Enquête serait tout autre s’ils n’avaient pas attendu 2 mois avant d’informer la direction de la situation, ce qui aurait démontré leur sérieux et fait en sorte que les actes répréhensibles soient corrigés le plus rapidement possible. Ils n’ont pas cru bon réagir immédiatement car l’intrus était en mesure de confirmer que tous les autres techniciens et vétérinaires n’agissent pas ainsi.

Alors pourquoi ne pas débuter l’enquête à la base soit, qui est cette personne qui un jour a décidé de mettre sur pied une entreprise vouée à sauver les humains des animaux dangereux, et dans quelles circonstances fut-elle créée? Vous auriez alors découvert un homme d’une droiture exemplaire qui a su, par son acharnement et ses convictions, mettre sur pied il y a 25 ans, la seule entreprise vouée à la protection des humains face aux animaux agressif et au contrôle des animaux délaissés et non éduqués.

Il est vrai que ce n’est pas de la faute de ces pauvres bêtes, avec un parcours malheureux et vivant avec des gens insouciants et inconscients, mais il se doit d’y avoir un contrôle, et c’est le mandat clair du Berger Blanc. Notre devise est en effet, morsure = mort sure, car malgré tout l’amour et le dévouement que nous portons à ces compagnons de vie, il est prioritaire à nos yeux de s’assurer de la protection de nos enfants et ainés face aux animaux agressifs.

Nous avons tenté dès le début d’effectuer le moins d’euthanasies possibles en plaçant dans des foyers des animaux habitués à vivre à l’extérieur et en castrant le plus de mâles possibles (étant la seule opération permise à nos vétérinaires hors clinique). Malheureusement ils nous sont revenus bien rapidement, puisque leurs propriétaires ne pouvaient plus endurer les comportements excessifs de ces animaux, jamais habitués à la vie en maison.

Et que dire des portés de chatons recueillis en très bas âge sous les balcons, hébergés et vaccinés, qui décèdent par la suite faute d’anticorps suffisants à leur naissance, et ne pouvant combattre les vaccins. Au fil des ans, tous les vétérinaires qui ont travaillés avec le Berger Blanc ont fait plusieurs tentatives différentes pour en venir à la même conclusion et à notre réalité actuelle. Étant une compagnie de contrôle animal, nous avons le devoir et l’obligation de faire respecter les règlements municipaux et de retirer de la circulation tout animal jugé dangereux.

Il y à 16 ans à notre arrivée à Montréal, les citoyens osaient à peine demander l’euthanasie de leurs animaux, croyant être listé sur une liste noire des mauvais propriétaires. Au fil des années, ils ont compris que nous n’étions pas là pour les juger, mais pour décider avec eux de la meilleure décision à prendre pour le bien-être de leur compagnon, puisqu’ils sont les mieux placer pour nous renseigner adéquatement afin que l’animal soit placé ou non dans une nouvelle famille, avec l’assurance qu’il ne nous reviendra pas par la suite. Les détracteurs n’ont jamais passé une journée à la réception du Berger Blanc, où ils découvriraient la détresse ainsi que la bêtise humaine avec laquelle nous devons composer.

Nous pouvons paraître drastiques dans nos propos, mais ils reflètent la dure réalité à laquelle nous faisons face. Voici ce qu’il adviendra si les informations reçues par le citoyen sont erronées : l’animal fera dans certains cas une dépression ou deviendra agressif parce que mésadapté. Par contre, l’animal bien sélectionné fera un séjour heureux et pourra rapidement se trouver un nouveau foyer.

De là l’importance d’être entouré de professionnels, des personnes ressources sachant analyser ces comportements et prendre des décisions éclairées en fonction du bien-être de l’animal. Jour après jour ce travail est très dur, et surtout émotif, mais ils savent rester des décideurs sensés.

L’animal sélectionné par notre équipe vétérinaire et comportementale est alors vacciné, puis placé à l’adoption. Il y restera le temps nécessaire qu’il faut pour lui trouver un nouveau foyer, sauf si exceptionnellement son comportement ou sa santé défaille au point ou une décision contraire doit être rendue par le vétérinaire. L’animal à l’adoption n’est pas une paire de jeans que l’on rapporte au magasin parce que l’on n’aime plus la couleur une fois chez soi.

Voilà pourquoi notre personnel qualifié est heureux de donner tout conseil après vente afin de s’assurer de l’intégration harmonieuse de l’animal à sa nouvelle famille. Le Berger Blanc a grandi et a appris les rudiments en sachant s’entourer, et en étant à l’écoute des critiques, suppositions et dénigrements de divers regroupements méconnaissant l’entreprise et cherchant à nous détruire en prétextant que nous prenions la place de la SPCA; ils ne semblent toujours pas saisir la différence entre les deux organismes.

Au fil des ans nous avons été victimes de falsification, vol de documents etc. Nous croyions à tort avoir tout vu. Nous affirmons depuis toujours que nous n’avons rien à cacher et que nos portes sont grandes ouvertes. C’est ainsi qu’une personne malveillante en a profité, s’infiltrant pendant 7 semaines, pour n’e dévoiler malheureusement qu’une faute humaine.

Faute émise par un employé faible, dépressif, qui surmontait de gros problèmes personnels tels que le séisme en Haïti qui a frappé plusieurs membres de sa famille, ainsi que l’incendie de son logement dans lequel il a tout perdu. Il était considéré par toute l’équipe comme étant le meilleur assistant concernant la contention, il avait la dextérité, l’approche et surtout la force mentale de s’affairer à ses tâches telles que placer les animaux décédés en chambre froide et désinfecter puis stériliser les espaces.

Plusieurs mois avant cet évènement il nous faisait part qu’il se sentirait plus valorisé s’il pouvait apprendre le fonctionnement des injections, ce que notre équipe vétérinaire lui apprit. Il su rapidement démontrer un professionnalisme dans ces fonctions, qu’il effectuait avec respect et selon les méthodes et directives instaurées. Erreur humaine, nous n’avons pas su lire la détresse qui s’installait graduellement et son changement de comportement.

Le 29 mars, suite au visionnement de certaines scènes, il fut immédiatement rencontré et exclu du droit d’accès au département d’euthanasie. Son langage corporel et sa désinvolture exprimés dans la vidéo nous ont estomaqués et faits craindre le pire. Par humanité nous avons toutefois évité de sauter aux conclusions en ouvrant une enquête interne. Suite aux déclarations de plusieurs employés nous avons pu clarifier la situation. Quelques jours plus tard, il affirmait ne plus pouvoir supporter les regards de ses collègues et avouait se sentir dépressif depuis quelque temps mais était trop orgueilleux pour consulter ou en parler. Il affirma également qu’il aurait du suivre les directives mais qu’il avait voulu démontrer à l’infiltrateur qui affirmait vouloir suivre son cours de technicien animalier, ce dont il était capable en l’absence de la technicienne et du vétérinaire. Il désirait plus que toute chose lui démontrer qu’il n’était pas qu’un « Black ramasseur de merde», comme certains semblaient l’avoir sous entendu.

Alors pourquoi l’émission Enquête a-t-elle refusé de démontrer les deux côtés de la médaille? Pourquoi s’est-elle basé sur des groupes nébuleux dont les auteurs se cachent sous des pseudonymes et qui suppriment tout commentaires divergeant des leurs? Suite à la lecture du site de Spa Canada, nous avons réalisé que toutes les questions de la journaliste étaient basées sur ces écrits et racontars. Pourquoi avoir également refusé la visite des lieux lors de leur passage? Aurait-il été trop lourd de rencontrer des employés heureux d’y travailler et de répondre à leurs questions, de voir les animaux en bon état, de croiser des clients confiants et de contre vérifier leurs informations de base? La promotion du reportage qui laisse présumer que tous les animaux qui transigent aux Berger Blanc sont traités de façon cruelle ne peut alors qu’être interprété que comme sensationnalisme et désinformation.

L’équipe du Berger Blanc est solide et fière de ses accomplissements et nous grandissons dans l’adversité. Nous sommes conscients de nos forces ainsi que de nos faiblesses que nous continuons à corriger et a améliorer grâce à la confiance des citoyens.

-La Direction

Ainsi, en temps de crise, tuer serait légitime. Quand on ne sait pas « quoi faire » d’un animal, l’abandonner serait acceptable et la mort serait un moindre mal.

Tout cela suinte l’idéologie néo-darwiniste la plus sordide, typique de l’extrême-droite. Et c’est bien tout ce qui ressemble à cela qu’il faut rejeter!

La corrida comme « patrimoine culturel » français !?

En décembre 2009, nous avions publié un article intitulé La corrida au patrimoine culturel de l’UNESCO !? Cette fois c’est fait : la France a élevé la tauromachie au statut de « patrimoine culturel immatériel français » par la commission du ministère de la Culture.

Il s’agit évidemment d’un moyen de pression idéologique, d’une valorisation morale. Par ce biais, la corrida reste dans les moeurs, tout comme la vivisection ou l’exploitation animale en général. Une preuve que le véganisme, c’est toute une contre-culture… Et encore faut-il qu’il y ait la libération animale derrière, sinon, impossible de faire face à la pression de la société.

Car c’est une énorme victoire pour la corrida. C’est en effet la prestigieuse UNESCO qui a inventé ce principe honorifique de patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le principe est le suivant :

On entend par patrimoine culturel immatériel les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire que les communautés reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et leur procure un sentiment d’identité et de continuité.

Le ministère de la culture fait donc un grand cadeau à la corrida et à l’exploitation animale en général.

Pourtant, il y a ici évidemment deux problèmes dans la définition de « patrimoine immatériel. » D’abord et évidemment le fait que les corridas ne sont certainement pas immatérielles, mais bien concrètes justement. Ensuite, il y a le fait de se cacher derrière la continuité qui, si elle est vraie, ne justifie rien du tout.

Voici justement le communiqué de l’alliance anti-corrida, qui n’a pas saisi cela.

Le 13 décembre 2009, l’Union des villes taurines françaises (UVTF) annonçait ses démarches visant à inscrire la culture taurine au patrimoine immatériel de l’Organisation des nations unies pour l’éducation (Unesco) prétendant que « la corrida est fondée sur le respect du taureau en tant que patrimoine génétique, et qu’en vivant dans une culture extensive, toutes sortes de bêtes sauvages se trouvent préservées ».

Or, pour être déposée, une telle demande nécessite au préalable l’aval de l’État Français. Le 9 juillet 2010 le directeur de Cabinet du ministre nous affirmait : « À ce jour aucune démarche officielle n’a été entreprise par l’UVTF auprès du ministère en vue d’une candidature » ! Interrogé au téléphone, il nous a confié qu’il n’y avait aucune chance pour que l’aval de l’État français soit accordé à ce projet.

Aujourd’hui, au même titre que la conservation d’objets des musées et des monuments historiques, les crèches vivantes ou la gastronomie française, notre gouvernement est le seul à reconnaître au Patrimoine immatériel français une activité réprimée par le code pénal partout dans l’Hexagone, excepté, par dérogation, dans certaines localités.

Comment notre ministre de la Culture, chargé de rendre accessible au plus grand nombre les oeuvres capitales de notre peuple et de favoriser la création des oeuvres d’art et de l’esprit, peut-il décemment encourager une survivance archaïque qui consiste à donner en spectacle la torture d’un animal ?

Pour les responsables du lobby tauromachique, qui ont senti le vent tourner, il ne s’agit que de redorer le blason d’une tauromachie mal en point, en manque de subventions publiques et de spectateurs… Pour l’Alliance Anticorrida, l’aval de l’État est l’aveu que nos dirigeants n’ont que faire des aspirations et de l’opinion de la majorité des Français ! C’est aussi un aiguillon pour continuer le combat. D’autant que l’Unesco, référence mondiale en matière de culture et d’éducation, qui a pour objet de faire évoluer l’humanité tout entière, ne prendra jamais le risque d’inscrire à son patrimoine une tradition barbare !

Ce communiqué est totalement ridicule, il est totalement servile vis-à-vis du ministère de la culture ou de l’UNESCO, il est d’une naïveté confondante. Car ne pas voir que derrière la corrida il y a l’exploitation animale en général, comme organisation économique, c’est se condamner à ne rien comprendre du rapport de forces.

C’est exactement comme la vivisection : seule la libération animale peut critiquer celle-ci de manière adéquate. Toute le reste est mêlé au système produisant la vivisection.

Car, bien sûr le ministère de la culture dit qu’il reconnaît la tauromachie, « au même titre que la tarte tatin, le fest-noz, la tapisserie d’Aubusson, les parfumeurs de Grasse. » Mais cela n’est qu’apparence.

Si la corrida est reconnue, c’est bien sûr pour casser la libération animale… Exactement dans le même esprit que la « modernisation » de la chasse dont nous parlions il y a peu, et qui soutient une criminalisation massive de la libération animale.

Cela se révèle très bien dans le communqué de Corrida.tv, qui explique :

Cette mesure constitue la reconnaissance, par l’instance compétente, de la dimension culturelle de la tauromachie telle qu’elle se pratique et telle qu’elle est vécue dans notre pays par les professionnels (toreros et éleveurs) et par les amateurs qui composent le monde taurin français.

Elle est la traduction scientifique des dispositions législatives et réglementaires qui légalisent la corrida depuis plusieurs décennies dans les régions taurines « où peut être invoquée une tradition locale ininterrompue », et consacre l’exception culturelle qu’avait déjà reconnue le législateur.

Elle s’inscrit également dans la continuité des travaux et recherches menés dans ce domaine au titre de la connaissance du patrimoine ethnologique.

(…)

Dans son dossier, l’Observatoire a fait valoir que la corrida reflète un aspect significatif de l’histoire et du vécu de chacun des peuples qui l’ont en partage en Europe du sud et en Amérique latine ; qu’elle participe des arts du spectacle vivant, des activités rituelles et festives et constitue en outre le noyau de nombreuses fêtes locales qui, dans nos régions et dans nos villes, ont un grand pouvoir d’animation et d’attraction touristique.

L’Observatoire a fait valoir en outre que la tauromachie suscite, tout au long de l’année, la participation dans notre pays de centaines de milliers de passionnés, souvent membres de clubs taurins, à des manifestations culturelles et à des rencontres, favorisant du même coup la publication de nombreux ouvrages et revues qui lui sont consacrés.

Enfin, l’Observatoire a montré que dans son organisation et son déroulement la corrida est fondée sur la mise en valeur de l’instinct offensif du taureau et sur le respect de cet animal, élevé en liberté sur de vastes étendues qui constituent, en particulier en France, des écosystèmes déterminants pour la préservation de la faune et de la flore sauvages vivant sur ces territoires. Elle contribue par là même à maintenir des traditions et des savoir-faire liés à la campagne et à l’élevage.

Un peu d’écologie, beaucoup de terroir, énormément d’exploitation animale.

Voilà pourquoi l’alliance anti-corrida ne peut qu’être déçue : elle n’a pas perçu les enjeux en arrière-plan.

Belgique: manifestation nationale anti-nucléaire

Contrairement à la France, où l’industrie du nucléaire a réussi à paralyser les initiatives et l’opinion publique, en Belgique le mouvement anti-nucléaire a mis en place une initiative d’envergure nationale, comme contribution au rapport de force.

Rappelons qu’en France, les grands partis sont pro-nucléaire, et la preuve qu’Europe écologie n’est finalement pas si anti-nucléaire que cela, c’est qu’aucune initiative réelle n’a été lancée…

Voici l’appel à cette manifestation qui aura lieu ce dimanche à Bruxelles.

Manifestation Nationale – dimanche 24 avril –

15h00 – Gare du Nord Bruxelles

Stop à l’énergie nucléaire !

La catastrophe nucléaire de Fukushima montre une fois de plus, 25 ans après Tchernobyl, à quels ravages peut mener l’énergie nucléaire. Même sans catastrophe de ce genre, nous sommes les dindons de la farce avec les déchets nucléaires pour lesquels aucune solution n’existe. Aujourd’hui, nous avons besoin d’investissements à grande échelle dans le développement et la diffusion de l’énergie verte et la réduction de notre consommation énergétique globale.

L’énergie nucléaire n’est pas la solution et constitue un véritable obstacle à l’énergie renouvelable.

Les centrales nucléaires sûres sont une illusion !

Depuis les années 50, les accidents nucléaires se sont succédé avec la régularité d’une horloge. Sellafield (UK) en 1957, complexe russe de Majak en 1967, Three Mile Island (USA) en 1979, Tchernobyl en 1986, Tokaimura (Japon) en 1999 sont les plus connus. L’énergie nucléaire sûre est un mythe !

Les déchets radioactifs : dangereux pendant une période pouvant aller jusqu’à 240.000 ans.

Pas d’énergie nucléaire sans déchets nucléaires. Pour ces déchets, aucune solution n’existe. Ils ont été déversés autrefois dans la mer. Aujourd’hui ils sont stockés et conservés. Les déchets restent dangereusement radioactifs pour une période pouvant atteindre 240.000 ans. L’énergie nucléaire place donc les générations futures face à un grave problème.

L’énergie nucléaire : un barrage contre l’énergie verte

Le choix de l’énergie nucléaire constitue souvent une excuse pour ne pas faire avancer le chantier de l’énergie renouvelable. Les centrales nucléaires sont des installations excessivement chères qui doivent rapporter. Nous nous trouvons devant un choix : soit investir dans la restauration des vieilles centrales nucléaires ou dans de nouvelles centrales nucléaires, soit prendre intégralement la voie de l’efficacité énergétique et de l’énergie renouvelable.

Antidémocratiquement et inséparablement en lien avec les armes nucléaires !

L’uranium des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki provenait du Congo belge ! Avec l’uranium enrichi ou le plutonium, le pas vers les armes nucléaires est vite fait. L’énergie nucléaire et les armes nucléaires sont indéfectiblement liées entre elles. C’est pour cette raison que le secteur nucléaire se soustrait de façon inflexible à la démocratie et à la transparence.

NOUS EXIGEONS :

– la sortie pure et simple du nucléaire aussi rapidement que possible et au minimum dans le respect des dispositions légales actuelles

– l’élaboration démocratique d’un plan pour la transition socialement juste et écologiquement responsable vers une économie basée exclusivement sur les renouvelables.

GDF-SUEZ ET ELECTRABEL DOIVENT PAYER

Nous exigeons une taxation maximale de la rente nucléaire, dont les montants doivent servir à la transition vers les renouvelables.

Le muguet ce 1er mai : ni vegan, ni écolo !

Les températures très douces, voire chaudes, qui ont marqué la France ces derniers jours, ont amené le printemps à s’exprimer de manière rapide.

Une des conséquences a été l’éclosion du muguet. Ce qui ne fait pas l’affaire des maraîchers, qui cultivent ce muguet afin qu’il soit vendu pour le 1er mai.

Cette tradition du 1er mai date du début du mouvement ouvrier organisé à grande échelle, au début du 20ème siècle, comme symbole du 1er mai, journée internationale des travailleurs. Par la suite, Pétain a tenté de récupérer cette « tradition », qui a continué après la seconde guerre mondiale.

Jusqu’à récemment d’ailleurs, la vente du muguet était une activité essentielle au Parti Communiste français, en termes de financement. Les commerces ont fait se terminer cette « tradition » au moins en partie. La loi dit théoriquement que :

Cependant, cette vente effectuée par des personnes non munies des autorisations nécessaires fait l’objet, de la part des autorités locales, d’une tolérance admise à titre exceptionnel conformément à une longue tradition.

Mais en pratique cela ne veut rien dire : la chambre syndicale des Fleuristes d’Ile de France avait gagné dans sa plainte contre le Parti Communiste français, au nom du fait que « L’article R. 644-3 du code pénal interdit la vente sur la voie publique sans autorisation. »

En tout cas donc, s’il y a quelques ventes « spontanées », elles n’auront pratiquement pas lieu cette année, car le muguet a déjà éclos, depuis en gros le 20 avril. La Nature n’obéit pas aux injonctions commerciales.

Reste que les industriels ne comptent pas rester passifs et disposent des moyens bien plus grands que les personnes avec des jardins.

Afin donc que le muguet soit en fleurs pour le 1er mai, avec 4-5 clochettes, ils ont utilisé notamment deux choses.

La première, c’est la mise sur les châssis (des sortes de mini-serres en forme de boîte avec un couvercle transparent) de « blanc d’Espagne », en gros de la craie liquide de couleur blanche afin que la lumière se réverbère au maximum.

Sauf que ce blanc d’Espagne a une seconde composante… du lait de vache. Le lait de vache est riche en caséine. Il s’agit d’une protéine qui maintient notamment le lait sous forme liquide. Ici il permet à la craie de devenir peinture.

Le terme de « caséine » vient du latin « caseus », qui signifie « fromage. » Car pour transformer le lait en fromage, il faut agir sur cette protéine, afin que le lait caille.

Pour cela est utilisée la présure obtenue avec le suc gastrique du quatrième estomac de veaux, de chevreaux ou agneaux non sevrés (selon le type de lait).

Une belle preuve ici qu’aucun compromis ne doit être fait avec le végétarisme : les gens qui mangent du fromage sont responsables de la mort d’enfants d’animaux torturés non seulement en les arrachant à leurs mères, mais également physiquement par une absence de sevrage.

C’est la mort de ces bébés animaux qui permet aux végétariens de consommer du lait (destiné justement aux bébés animaux en question).

Aussi fou que cela puisse apparaître, le muguet du 1er mai est donc produit en partie au moyen de l’exploitation animale…

Mais ce n’est pas tout. Les maraîchers ont loué des camions frigorifiques pour récolter, amenant les brins de muguet dans des chambres froides et les mettre dans l’eau. Une folle consommation d’énergie, tout cela pour une démarche totalement dénaturée !

Une belle preuve du caractère de notre société : même le muguet, symbole de changement social, est happée par l’appât du gain, dans une exploitation malsaine de la nature, et au moyen de l’exploitation animale, le tout en contribuant au réchauffement climatique !

Robin se retire du Grenelle des Ondes

L’association Robin des Toits mène un travail important sur un sujet nouveau où évidemment les industriels pratiquent le black out: la communication sans fil. Profitant des avancées technologiques, les grandes sociétés généralisent son utilisation (3G, GSM, UMTS, Wi-Fi, WiMAX…) et bien entenu il ne faut pas compter sur elles pour en mesurer les risques.

Voici deux communiqués de Robin des Toits: le premier au sujet des TGV qui vont disposer du réseau GSM, le second au sujet du Grenelle des ondes (l’ancien nom est plus parlant: « Grenelle des antennes-relais »).

Lettre ouverte de Robin des Toits au président de Synérail SNCF – 15/04/2011

Objet : Réseau GSM-RAIL 280 rue du 8 Mai 1945

Monsieur le Président,

En réponse à l’inquiétude soulevée par des usagers de la SNCF, et depuis le lien mis en ligne sur le site Synerail, l’association nationale Robin des Toits a pris connaissance de votre projet de faisceau GSM le long des voies TGV.

Contrairement aux affirmations d’innocuité sanitaire présentées dans la plaquette de Réseau Ferré de France (RFF), nous nous permettons de lancer l’alerte sur le danger auquel ce projet expose le public. Si louable soit-elle, l’intention d’équiper les trains de réseau GSM nous semble particulièrement sujette à questionnements.

Les valeurs auxquelles vous proposez d’exposer le public (1V/m en moyenne, jusqu’à près de 3V/m), correspondent au même risque que si vous soumettiez leur corps entier au rayonnement maximal d’un iphone en communication, lequel a un effet thermique au-delà de 6 minutes d’exposition, mais sur 3H de trajet, à une vitesse de 300km/h, par pointes considérables lorsqu’on se rapproche de l’antenne.

De plus, vous ignorez le champ auquel le public s’expose naturellement dans les transports en commun à cause des rayonnements des téléphones : parfois plus de 10V/m dans un métro en sous-sol et en mouvement! (Mesures Robin des Toits). De plus, AUCUNE étude n’a été effectuée sur l’impact sur l’effet Doppler des micro-ondes, qui sans nul doute résultera en exposition en un cocktail d’interférences aux conséquences imprévisibles tant sur la santé que sur les technologies.

Vous allez immanquablement perturber durablement l’environnement CEM autour des antennes : maisons, hôpitaux, appareils de précision – les vôtres compris (GPS, radios, onduleurs, appareils de sécurité, thyristors et autres équipements électrotechniques à bord du train notamment) ; de tels seuils d’émissions mettent en danger la santé et la sécurité de tous ceux qui vont vivre ou passer près de ces antennes.

Quant à l’impact sur la santé, nombre de gens rapportent être atteints de syndromes qui les rendent sensibles à des niveaux d’ondes pulsées comprises entre 600MHz et 6GHz, qui comprennent donc les ondes de la téléphonie mobile, dès deux minutes d’exposition à un niveau supérieur à 0,6V/m. Vous êtes-vous préparé à l’éventualité d’avoir à faire face à leur mécontentement, quand ceux-ci se seront rendus compte que de tels niveaux d’exposition leur interdisent purement et simplement de prendre le train?

Nier l’impact évident de la prolifération d’une nouvelle pollution mal comprise et mal maîtrisée ne vous permettra pas de gagner la confiance du public, encore moins en vous appuyant sur la très contestée expertise de l’AFFSET et du Ministère de la Santé , dont les scandales auxquels ils sont liés dans l’affaire, entre autres, du Mediator, démontrent leur attachement à la protection de l’industrie et prouvent qu’ils ne s’engagent pas clairement en faveur d’une nécessaire protection du public.

Demandez-vous si vous servez les intérêts du public ou ceux des vendeurs de matériel téléphonique, dont les intérêts sont financiers, et de très court terme, qui vont vous encourager à installer leur matériel, quitte à ce que vous ne puissiez pas vous en servir par la suite.

Pour l’association nationale Robin des Toits
Emilie Paniagua – Ingénieur Génie Physique, Optoélectronique


Voir également :

Mises en cause de l’expertise officielle sur les dangers de la téléphonie mobile

SYNERAIL_2011_04_15.pdf (127.37 Ko)

Voici le second communiqué:

Robin se retire du Grenelle des Ondes (mais pas du COMOP)

Communiqué de presse – 28/03/2011

Déni de risque, reniement de la loi, le Grenelle des Ondes est dévoyé ; Robin des Toits se retire.

Depuis Mai 2009, Robin des Toits a été invité à participer au processus dit « Grenelle des Ondes » visant à faire dialoguer l’Etat, les opérateurs et les associations.

Robin des Toits s’est investi dans ce processus, participant aux réunions et différents groupes de travail, examinant les documents fournis, formulant des propositions techniques, concrètes et réalisables.

Malheureusement, mis à part la mise en place d’une expérimentation de l’abaissement des seuils d’exposition – COMOP (encore cette expérience est-elle fortement malmenée par les opérateurs qui sont réticents à l’engager), aucun des chantiers n’a concrètement débouché.

La lettre d’alerte sur le blocage du processus en date du 1er Décembre 2010, commune à plusieurs associations, comme les propositions concrètes de Robin des Toits, n’ont pas reçu de réponse.

Il est apparu que l’organisation d’un « dialogue » servait uniquement aux pouvoirs publics de prétexte à ne pas intervenir (« le dialogue est en cours dans le cadre du Grenelle des ondes »), alors que le rapprochement des points de vue entre les opérateurs et les associations a nécessairement ses limites : les opérateurs sont par nature hostiles à tout ce qui peut brider leur activité, et les associations ne peuvent pas souscrire à des évolutions qui mettent en danger la Santé Publique sans information des citoyens.

La concertation, et notamment la dernière réunion du 23 Mars, n’a été que la formalisation d’un discours d’impuissance et d’inaction.
Sur l’abaissement du seuil à 0,6 V/m, comme pour la commercialisation de forfaits « uniquement SMS », ou d’appareils à oreillette intégrée, on ne « peut pas », ne « veut pas », n’ « a pas envie », il n’y a pas de clientèle.

Quant à l’électrosensibilité, on verra plus tard.
Sur la communication, un autosatisfecit général de l’inaudible et incomplète campagne de communication réalisée mi-décembre 2010 par l’INPES.

Et en prime, le reniement inacceptable de la Loi n° 2010-788 du 12/07/2010 :

« Art. L. 5231-3. – Toute publicité, quel qu’en soit le moyen ou le support, ayant pour but direct de promouvoir la vente, la mise à disposition, l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants de moins de quatorze ans est interdite.

« Art. L. 5231-4. – La distribution à titre onéreux ou gratuit d’objets contenant un équipement radioélectrique dont l’usage est spécifiquement dédié aux enfants de moins de six ans peut être interdite par arrêté du ministre chargé de la santé, afin de limiter l’exposition excessive des enfants. »

« Art. L. 511-5. – Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite. »

qui ne serait, soi-disant, même plus applicable au regard des obligations communautaires. C’est un prétexte pour renier les engagements du Grenelle, et comment croire que le Conseil d’Etat ne s’en soit pas rendu compte ?

Il est inconcevable pour Robin des Toits que le Gouvernement revienne sur une Loi protégeant la Santé Publique qu’il a lui-même fait voter.

L’Etat doit prendre ses responsabilités. Il se refuse à le faire, dans l’unique souci de ne pas froisser les opérateurs.

Robin des Toits ne veut pas cautionner un processus de reniement qui sert de prétexte à l’inaction.
A l’exception du COMOP (expérimentation de l’abaissement du seuil), Robin des Toits se retire, à regret mais avec détermination, du dispositif du Grenelle des Ondes, et reprend sa stratégie sur le terrain comme sur le plan judiciaire.

3 Pièces jointes:

– Lettre ouverte à Jean-François GIRARD, Président du Groupe de
Suivi Radiofréquences, Santé, Environnement
– Lettre ouverte à Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l’Ecologie,
du Développement durable, des TRansports et du Logement
– Lettre ouverte à Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi
et de la Santé

JF_GIRARD_2011_03_28.pdf (124.05 Ko)
N_KOSCIUSKO_MORIZET_2011_03_28.pdf (124.74 Ko)
X_BERTRAND_2011_03_28.pdf (124.17 Ko)

Vers une criminalisation massive de la libération animale en France

Nous l’évoquons de plus en plus souvent, la répression contre les activistes et militants pour l’écologie ou les animaux se fait de plus en plus forte. Comme en témoigne l’année de prison pour l’homme qui a détruit un cabanon de chasse.

Cela va évidemment en s’intensifiant, avec la chasse qui est en passe d’être modernisée, avec également un appel à la criminalisation massive de la libération animale.

Quand nous disons « criminalisation » ce n’est pas une figure de style : les auteurs d’actes illégaux au nom de la libération animale sont censés être considérés non pas comme ayant commis des « délits », mais des « crimes » (l’auteur d’un crime est jugé en cour d’assises et est au moins condamné à dix ans de prison).

Voici ainsi ici une proposition de loi de modernisation du droit de chasse, daté du 15 mars 2011, afin que les chasseurs puissent tranquillement mettre en oeuvre leur « mission d’intérêt général » !

Cette proposition de loi a été faite par un sénateur, Pierre Martin qui est sénateur UMP de la Somme et président du « groupe chasse et pêche » au Sénat. On reconnaît ici la dimension faussement populaire de la culture du « terroir », très forte dans la Somme justement.

Et dans cette logique, les assassins deviennent des « éducateurs au développement durable »!

La proposition de modernisation commence ainsi par un :

Mesdames, Messieurs,

Cette proposition de loi de modernisation du droit de la chasse a pour fil conducteur une gestion plus efficace de la biodiversité.

Là est le coup de propagande : présenter le développement des droits des chasseurs comme de l’écologie ! Mais avant de présenter cette « modernisation » de la chasse, parlons tout de suite d’un article qui n’a rien à voir en fait avec la chasse ni avec la proposition de loi, mais constitue un appel à la criminalisation de la libération animale.

Il s’agit en effet d’un appel à ce que les structures anti-déliquance à étudier au plus près les actions illégales et à les réprimer de la manière la plus ferme qui soit.

Voici l’article en question.

Article 8 – Observatoire national de la délinquance et défense de la « cause animale »

Depuis quelques années, on constate un accroissement du nombre d’exactions commises par des ultras de la « cause animale ». Ces exactions sont fort diverses (dégradation de magasins de fourrure, de cirque, « libération » de visons d’élevage, vandalisme contre des boucheries hippophagiques ou des élevages…).

Une des actions les plus fréquentes dans ce registre consiste à perturber le déroulement des chasses à courre : entre janvier 2007 et mars 2009, 18 opérations de sabotage ont été recensées.

Une solution a été trouvée pour qualifier juridiquement cette forme d’obstruction.

Celle du décret visant à sanctionner « les actes délibérés et concertés d’obstruction à une activité en relation avec la chasse ». Un projet de décret a donc été soumis par le Gouvernement au Conseil d’État qui lui a réservé un avis favorable en juillet 2009.

Depuis cette date et malgré des engagements répétés du Gouvernement depuis le vote de la loi du 31 décembre 2008, le texte tarde à être publié. Selon le sénateur Ladislas PONIATOWSKI, dans une question écrite posée à M. le Premier ministre (J.O. Sénat, 10 décembre 2009, Question écrite n° 11255) : « Ce projet de décret a été soumis au Conseil d’État et il n’y manque plus que la signature du ministre compétent sans cesse reportée. Ce retard est inexplicable et constitue un sujet d’inquiétude non seulement pour le monde de la chasse tout entier, au-delà de la vénerie, mais également pour toutes les autres activités victimes des exactions des extrémistes de la cause animale. Certains estiment que ce retard revient, pour partie, à cautionner cette violence, ce qui ne serait guère admissible dans un État de droit. Il lui demande donc de faire respecter la parole du Gouvernement en publiant le décret créant une contravention pour obstruction à un acte de chasse. »

La question des exactions commises par les activistes de la cause animale est devenue d’une importance justifiant que l’Observatoire national de la délinquance (O.N.D.) s’y intéresse et les repère statistiquement.

Cet observatoire, qui constitue un service de l’I.N.H.E.S. (Institut national des hautes études de sécurité), est un remarquable outil de mesure et d’analyse de toutes les formes de délinquance en France.

Dans son dernier rapport, il a notamment publié une première étude sur les « éléments de connaissance des infractions au droit de l’environnement » qui apporte des informations particulièrement pertinentes en matière de chasse.

L’I.N.H.E.S. étant un établissement public, il ne peut recevoir d’injonction du Parlement par voie législative. L’objet de cet article est donc de demander au Gouvernement de faire rapport au Parlement sur la possibilité pour l’O.N.D. de suivre spécifiquement les crimes et délits commis par les activistes de la cause animale et revendiqués comme tels, en collationnant de manière régulière les statistiques et les études sur ce phénomène inquiétant.

Nous avons souligné en gras les passages importants, qui signifient en fait que si légalement le gouvernement ne peut pas intervenir dans la justice (tout au moins officiellement et en raison de la séparation des trois pouvoirs)… Il faut mettre la pression au maximum afin que les actes illégaux menés au nom de la libération animale soient criminalisés le plus possible, c’est-à-dire que les activistes soient considérés non pas comme ayant commis des « délits », mais bien des « crimes. »

C’est ici une évolution véritablement impressionnante, et bien la preuve de la terreur que suscitent chez tous ces gens la libération animale et la libération de la Terre.

Car en pratique, cet appel à la criminalisation se trouve dans une proposition de « modernisation » de la chasse, qui est censée être désormais considérée comme… écologiste.

Le sénateur rappelle justement que :

La loi confère aux fédérations départementales de chasseurs (F.D.C.) des missions étendues mais précises. Elles « participent à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental, à la protection et à la gestion de la faune sauvage ainsi que de ses habitat. »

Les chasseurs seraient donc les « sauveurs » de la nature sauvage, qui sans eux seraient détruite. On nage en plein délire, en pleine construction idéologique.

Cette construction idéologique a un fondement simple : aux yeux des chasseurs, Gaïa n’existe pas. Ici finalement, les chasseurs sont en accord même avec des personnes favorables aux animaux mais rejetant l’existence de Gaïa.

Dans la vision anthropocentriste en effet, la planète est déréglée, et nécessite l’intervention humaine. Sans l’être humain, les animaux pulluleraient, tout se déréglerait, etc. etc. C’est bien entendu totalement faux. Par définition, Gaïa est un véritable système maintenant de nombreux équilibres, afin de favoriser la vie.

Les chasseurs devant se rendre « indispensables », ils nient cela. Voici ce que dit le projet de loi :

Article 3 – Reconnaissance du rôle de la chasse comme instrument efficace de gestion de la biodiversité

Le code de l’environnement dispose que : « Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent à la gestion équilibrée des écosystèmes ».

Cette rédaction est datée et incomplète ; plutôt que de gestion équilibrée des écosystèmes », il convient aujourd’hui d’écrire dans la loi que la chasse est un instrument efficace de gestion de la biodiversité, pour les espèces chassables comme pour les autres.

Qu’il s’agisse de platières pour les bécassines, de mares de huttes pour l’avifaune, des jachères faunistiques pour la petite faune sauvage ou encore de la plantation de haies, les chasseurs apportent une contribution éminente à la préservation de la biodiversité en France. En cette année 2010, « année de la biodiversité », il convient de le reconnaître dans la loi. Ce sera une incitation pour tous les chasseurs à faire plus et mieux encore.

Déjà, selon une étude du CSA commanditée par la F.N.C. (Fédération nationale des chasseurs), un chasseur sur deux en France participe à des actions bénévoles sur le terrain pour aménager, restaurer et préserver les habitats, à raison de 4 jours par chasseur et par an. Au total, cela représente 2,3 millions de jours de travail en faveur des habitats, l’équivalent de 11 000 emplois.

Ici donc, les chasseurs sont de gentils hommes, utiles et serviables.

Par conséquent, il faudrait les « chouchouter. » Le coût du permis de chasse est censé être réduit fin d’inciter les jeunes chasseurs à aller tuer plus vite car « On constate en effet une certaine « évaporation » de personnes qui réussissent l’examen et ne valident pas leur permis »…

Et bien évidemment, seraient à saluer les interventions dans les écoles afin d’éduquer les jeunes hommes « dans le bon sens » :

Près des deux tiers des fédérations [fédérations départementales de chasseurs] interviennent également auprès d’établissements scolaires à la demande des chefs d’établissement ou en application d’une convention avec l’inspecteur d’académie départementale pour présenter les caractéristiques de la faune sauvage et de ses habitats.

Cette intervention en matière d’éducation au développement durable concerne près d’un tiers des salariés des fédérations et mobilise de nombreux bénévoles.

Près des deux tiers des fédérations interviennent également auprès d’établissements scolaires à la demande des chefs d’établissement ou en application d’une convention avec l’inspecteur d’académie départementale pour présenter les caractéristiques de la faune sauvage et de ses habitats.

Cette intervention en matière d’éducation au développement durable concerne près d’un tiers des salariés des fédérations et mobilise de nombreux bénévoles.

C’est donc une entreprise très subtile qu’on a ici, et qui montre qu’écologie radicale et libération animale vont bien ensemble… et que les exploiteurs des animaux et les assassins de la planète le savent très bien !

Un an après la marée noire sur les côtes de Louisiane et son écocide

LTD a largement parlé de la marée noire en Louisiane ; les vies végétales et animales ont subi une agression d’une ampleur terrible, malheureusement symbolique de ce que la Nature subit en ce début de 21ème siècle (à la fin de cet article on trouvera une liste des articles consacrés à cette catastrophe, et rappelons encore une fois le site actualisé au quotidien sur la catastrophe de Fukushima).

Il a malheureusement été très révélateur que la catastrophe en Louisiane n’a éveillé aucun intérêt de la part des associations et organisations pro-animales en France, ou alors un intérêt très succinct. Elles n’ont pas compris la réalité de notre planète, ou bien considèrent les animaux purement abstraitement, ou bien les deux, en tout cas il y a un problème.

Pourtant, rien que l’ampleur de la situation aux États-Unis laisse à réfléchir. Souvenons-nous de la mobilisation humaine : 52.000 personnes ont participé à la lutte contre la marée noire (et plus de 130.000 personnes ont déposé des demandes d’indemnisation auprès de BP, alors que 415 au moins ont des problèmes d’irritation de la gorge et des yeux ou des infections respiratoires).

C’est un grand chiffre ! Et rappelons que selon BP, 26% du pétrole reste encore dans l’océan (alors que selon BP toujours, 16% se sont « dilués naturellement », 8% ont été dilués au moyen de dispersants, 5% ont été brûlés, 25% se seraient « évaporés », 20% ont été récupérés).

Et il y a les chiffres, qui d’eux-mêmes dénoncent le silence et le caractère faux d’avoir une vision passive du véganisme. Le bilan une année après est édifiant, tout autant que les photographies étaient alors littéralement terrifiantes.

Au moins 7650 dauphins ont été tués par la marée noire et les dispersants utilisés. Cela n’est qu’une estimation, car il est impossible d’avoir des chiffres exacts : parce qu’il n’y a pas de réelles études avec de grands moyens, parce que jamais le gouvernement américain ne donnera les informations qu’il possède.

D’ailleurs le gouvernement a arrêté de publier les chiffres, on en reste à une version gouvernementale où il est parlé de 1146 tortues de mer, de 128 dauphins et baleines, de 8209 oiseaux (de 102 espèces différentes). Ces chiffres doivent malheureusement être largement multipliés.

Selon les scientifiques, les chiffres sont tout autres.

Ce sont plus de 6000 tortues de mer qui ont été tuées, toutes les tortues du golfe sont d’ailleurs encore menacées.

26.000 mammifères marins ont été assassinés par la marée noire.

Plus de 82.000 oiseaux sont morts.

La marée noire dans le Golfe du Mexique a été un écocide !

Il faut assumer la défense des animaux, des végétaux : pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

Liste des articles consacrés à la marée noire dans le golfe du Mexique:

Golfe du Mexique: Gaïa encore une fois attaquée! (30 avril 2010)

La situation empire au Golfe du Mexique (2 mai 2010)

La catastrophe du Golfe de Mexique dépasse déjà celle de l’Exxon Valdez ! (3 mai 2010)

BP dépollue aussi son image (9 mai 2010)

Echec et mensonges au sujet du Deepwater Horizon (10 mai 2010)

Crise annoncée dans le Golfe du Mexique (15 mai 2010)

Gigantesques nappes de pétrole sous-marines dans le Golfe du Mexique (17 mai 2010)

Les côtes de Floride menacées par la marée noire (19 mai 2010)

L’enfer s’installe en Louisiane et dans le Golfe du Mexique (22 mai 2010)

« Est-ce que je pense qu’ils savent exactement ce qu’ils font? Pas totalement » (24 mai 2010)

La marée noire durera sans doute jusqu’en août! (31 mai 2010)

Golfe du Mexique: déjà l’enfer, et demain l’option atomique?! (5 juin 2010)

La situation dans le Golfe du Mexique… (10 juin 2010)

Terribles et catastrophiques nouvelles du Golfe du Mexique, et positions de Dennis Kucinich (24 juin 2010)

Golfe du Mexique : une fuite remet en cause le dôme de confinement, alors que 27.000 puits colmatés forment une nouvelle menace (20 juillet 2010)

Marée noire en Chine, photos truquées de BP, photos terribles du Golfe du Mexique… (24 juillet 2010)

Colmatage du puits dans le Golfe du Mexique, alors qu’un rarissime saola est assassiné : tout un symbole de la guerre contre Gaïa (20 septembre 2010)

Dijon: un an de subversion potagère !

Le Pot’Col’Le (Potager Collectif des Lentillères) existe depuis un an. Voici une présentation de cette initiative; sur cette page on trouvera un calendrier de leurs initiatives.

Un an de subversion potagère !

Le 26 mars au matin, les rues du centre ville et les halles du marché couvert de Dijon sont envahies par une soixantaine de personnes armées de binettes, pioches, faux et d’une sono electro.

Les slogans fusent : « des topinambours, pas des carrefours », « des pâtissons, pas des prisons », « des rutabagas, pas des caméras », « des tomates séchées, pas des eco-quartiers ». Les maraîchers semblent apprécier et les chalands encouragent. Un ancien reluque malicieusement une fourche et remarque « Avec ça, il faut faire la révolution ».

Un an après l’occupation des terres de la rue Philippe Guignard le potager rentre en lutte contre la volonté de la Mairie de passer les récoltes au tractopelle et d’enfouir l’humus sous le béton. La bataille s’annonce rude : un paquet d’oseille à gagner pour l’industrie du BTP face aux initiatives autonomes et gratuites d’habitant-e-s de la ville.

Les rouleaux compresseurs mégalos de la municipalité face aux résistances de quartier. Des projets d’urbanisme « vert » aseptisés et sécuritaires, face à des espaces d’échanges émancipés du contrôle institutionnel. La dépendance destructive à l’agro-industrie face à l’auto-production collective…

Pour la blague, Dijonscope nous apprend que quand il s’agit d’étendre les jardins privés d’un artiste connu et cossu, le Maire n’hésite pas cette fois à chausser ses bottes pour lui obtenir des terrains, même quand il était prévu d’y construire des logements sociaux.

En attendant les jacqueries à venir, le potager a fêté le retour du printemps par la mise en terre de centaines de jeunes plants, des discussions autour de la situation du potager et de l’urbanisme, d’ateliers pour les enfants, concerts folks, barbecues et un bal tonitruant.

Le Pot’Col’Le résiste à Dijon !

Le Pot’Co’Le (comme Potager Collectif des Lentillères) est né en mars 2010, d’une manifestation, fourche en main, qui a abouti à l’occupation et audéfrichage, par 200 personnes, de terres maraîchères laissées à l’abandon depuis des années rue Philippe Guignard, en plein Dijon. Il fête son premier anniversaire : un an de rencontres entre jardinier-e-s en herbe, pros de la binette, voisin-e-s enthousiastes ou habitant-e-s d’autres quartiers.

Un an pour passer de la critique de l’agro-industrie à la production de succulents légumes. Une année sillonnée par des luttes : contre l’expulsion de la Villa, la maison qui servait d’espace d’organisation au potager, pour participer à des réseaux paysans ou soutenir l’opposition à la Loppsi 2.

En ce printemps 2011, le compte à rebours pour la survie du jardin collectif est amorcé : la mairie vient en effet de lancer les hostilités en publiant l’appel d’offre pour la reconversion du quartier des « Anciens Abattoirs ». En contradiction totale avec les préconisations « vertes » du PLU, le projet actuel prévoit de bétonner les 6 hectares subsistants de terres maraîchères..

Nous appelons aujourd’hui à une résistance collective pour développer les luttes potagères et nous autonomiser de l’agro-industrie, mais aussi pour une ville où l’espace ne soit pas entièrement aseptisé et livré aux intérêts marchands …même en vert. Nous pensons que si la Mairie, n’est pas a l’écoute des initiatives prises par des habitant-e-s de la ville, il faut se donner les moyens de lui faire entendre et d’empêcher les bulldozers de venir tout ravager.

Sous l’vert, y’a du béton !

Le paradoxe est fâcheux : la Mairie veut faire de Dijon une ville écolo d’excellence et ne construire plus que des « eco-quartiers », adhère avec fracas au réseau « terre en villes » pour la préservation de l’agriculture paysanne intra ou péri-urbaine, dit vouloir que les amaps se développent et ajouter des potagers à son Eco-Plan Local d’Urbanisme.

Elle s’apprête dans le même temps à bétonner les derniers hectares de précieuses terres maraîchères disponibles en ville, alors que s’y développent déjà des jardins partagés…et ce pour y installer un eco-quartier.

Notre but n’est sans doute pas de nous opposer à des logements accessibles à Dijon. Cependant pourquoi s’attaquer à ces terres plutôt que de privilégier d’autres espaces déjà bétonnés et abandonnés, ou d’investir les 5000 logements laissés vides sur l’agglomération ?

Il n’est pas anodin que malgré toute la propagande eco, il y ait toujours de la place pour de nouveaux supermarchés, une extension d’aéroport ou un commissariat, une super structure subventionnée de type Zénith, ou des niches d’entreprise, mais pas pour des potagers.

En fait d’urbanisme eco, on se retrouve avec des quartiers repeints en verts, mais aux habitats aseptisés dans une logique individualiste, majoritairement durs d’accès pour les pauvres, et conformes à une vision sécuritaire où l’espace doit être « transparent » et contrôlable.

L’écologie y est prétexte à faire tourner l’industrie et le btp, qui voient les normes environnementales comme un nouveau marché juteux pour continuer à raser sans cesse, reconstruire, vendre de nouveaux gadgets…et polluer plus durablement.

Des vélos contre plus de pubs, de l’énergie solaire contre plus d’extraction minière, du recyclage pour plus d’emballage ou de nouveaux habitats entourés de plus de caméras… Loin de remettre en cause la croissance industrielle et l’exploitation, l’écologie appropriée par les décideurs sert surtout d’image de marque pour des projets de villes mégalo.

On y replante quelques arbres, mais le bien être s’y mesure toujours avant tout à la compétitivité économique et à l’attractivité pour les entrepreneurs et les plus aisé-e-s. On y gomme les problématiques sociales et les responsabilités politiques, en nous faisant croire que changer le monde tiendrait à des « eco-gestes » individuels et citoyens.

Ce potager, ce qui y pousse et ce qui s’y crée, participe à affirmer une autre idée de la ville. Nous voulons, pour notre part, défendre les trop rares espaces d’où émergent des initiatives qui ne soient pas encadrés par les institutions et formatés dans leur intérêt, où chaque mètre carré n’est pas rentabilisé par les marchands de toute sorte…

Nous voulons développer des territoires urbains fait de pratiques collectives et de réappropriation des savoirs, d’échanges nourris et de rencontres fortuites, des zones d’ébullition, de jeux et de contre-pouvoirs. Une ville où « la solidarité » et les « liens de quartiers » ne soient pas des concepts marketings, mais des moyens de ne plus se laisser écraser et atomiser par tout ceux qui tiennent à notre docilité.

Pourquoi cultiver face à l’agro-industrie ?

Dans sa course au rendement, le modèle agricole dominant, basé sur une logique industrielle et productiviste, requiert un usage massif de pétrole, de pesticides, d’engrais, d’emballages plastiques, le transport des aliments sur des milliers de kilomètres. Il contribue à l’épuisement des sols et des cours d’eau, à la désagrégation des liens sociaux dans des campagnes dévitalisés, mais aussi, à échelle plus large, à l’exploitation et au maintien dans la misère de millions de sans-papiers et sans-terres en Europe et dans le monde.

Son développement à l’échelle mondiale n’a fait qu’aggraver les inégalités sociales, la destruction de la biosphère et livrer le vivant, des champs jusqu’aux semences et engrais, aux tenants de l’agro-industrie mondiale et à leurs trusts.

Partout dans le monde, des millions de paysan-ne-s se battent pour garder un contrôle sur leurs ressources, pouvoir nourrir les leurs et ne pas finir dans des bidonvilles. En Europe, les politiques alimentaires ont presque réussi à faire disparaître totalement la « paysannerie » en faisant en sorte qu’il soit presque impossible pour les petits agriculteur-trice-s de vivre du travail de la terre et pour les jeunes de s’installer comme paysan. Elles ont rendu la plupart d’entre nous complètement dépendant-e-s, coupé-e-s de tout savoir-faire, espaces et pratiques connectées à la production de notre alimentation.

Autour de Dijon, des maraîcher-e-s, paysan-ne-s et des associations regroupant des citadins ou des ruraux, dénoncent et défient la domination de l’agriculture productiviste. Des initiatives variées mettent l’accent sur les divers freins institutionnels et politiques à l’installation que rencontrent notamment des projets paysans, pour lesquels l’accès au foncier demeure souvent problématique. Dans le même temps des centaines de familles dijonnaises qui voudraient rejoindre des amaps restent en liste d’attente.

En plus du soutien aux projets agricoles à contre-courant, les potagers coopératifs à proximité ou au sein des villes sont parmi les moyens possibles pour défricher les bases d’une agriculture, locale et directe… Ces expériences questionnent les modes de productions et le cloisonnement producteurs consommateurs. Elles fertilisent des liens sur la base d’une terre partagée, habitée et travaillée.

Elles permettent de briser en acte le brevetage et la commercialisation systématique du vivant. Elles démontrent que le refus de la nourriture industrielle ne se vend pas sous plastique et hors de prix dans un rayon de supermarché ! Nous cultivons parce que c’est bon, mais aussi parce que sortir l’alimentation des mains de l’agro-industrie est à la charnière de tout projet social émancipateur.

Le Potager comment ça marche ?

Il est possible de venir jardiner au Potager Collectif des Lentillères tous les jours. Des rendez-vous plus formels sont proposés un samedi ou dimanche deux fois par mois (1), pour des chantiers collectifs, un repas sur le principe de l’auberge espmble et les récoltes sont partagées.

Le Pot’Col’Le s’organise avec quelques assemblées, des tableaux et panneaux, beaucoup de bonne volonté et pas trop de formalisation bureaucratique. On cherche à produire, mais aussi à apprendre et expérimenter.

Cependant, si vous préférez faire votre propre jardin, pas mal de terres situées autour du Pot’Col’Le sont disponibles. Libre a vous de les investir ! Et nous serons heureux d’avoir des voisin-e-s à aider dans leurs opérations de jardinage.

+ d’infos : http://lentilleres.potager.org/

Natalie Portman, un véganisme de façade

A LTD, nous l’avons souligné plusieurs fois, nous sommes contre la personnalisation (nous l’avons dit, nous le répétons: « Aucune personne de LTD ne fera de carrière « universitaire » ou ne publiera d’ouvrages « individuels » concernant tout ce qui touche à LTD de près ou de loin »). Malheureusement, la personnalisation est un phénomène courant dans le mouvement pour les animaux (au sens très large).

Dès qu’une personne est végane (ou végétarienne), elle est mise en avant, sur un piédestal, sans aucun sens critique. La tendance est tellement forte que même quelqu’un de non vegan peut être mis en avant dès qu’il est considéré qu’il va « dans la tendance », comme avec Brigitte Bardot, qui peut être mis en avant comme une grande protectrice des animaux, alors qu’évidemment une morale demande une cohérence personnelle et qu’elle devrait être vegane, ce qu’elle n’est pas.

Mais le libéralisme et la fainéantise sont de rigueur dans les couches aisées de la société. Le véganisme ou le végétalisme, voire le végétarisme, sont considérés comme des outils promotionnels temporaires à rapidement jeter par dessus bord une fois l’effet populaire obtenu.

L’association PeTA a ainsi mis en avant des mannequins refusant la fourrure, qui par la suite en ont reporté (nous en avions parlé ici). Il y a également Pamela Anderson, qui fait semblant d’être vegan (voir Avec Peta, Pamela Anderson est vegan sans l’être?!).

Et il y a maintenant Natalie Portman. Elle était vegan depuis octobre 2009, mais elle est enceinte et ne veut plus être vegane. Voici son explication :

« Je suis à nouveau végétarienne depuis que je suis enceinte, parce que j’avais envie de certaines choses. J‘ai écouté mon corps, et j‘ai mangé des œufs et des produits laitiers, et des choses comme ça. Je sais qu’il y a des femmes qui restent végétaliennes pendant qu‘elles sont enceintes, mais je pense qu’il faut faire très attention, surveiller son taux de fer et de vitamine B12, et les augmenter si on en manque. »

Les propos retranscrits sont en fait incomplets. Car son explication, c’est en fait surtout cela :

« If you’re not eating eggs, then you can’t have, like, cookies and pastries and things you would get from bakeries which can become a problem when that’s all you want to eat. »

Ce qui donne :

« Si on ne mange pas d’oeufs, alors on ne peut pas avoir des choses comme les cookies et les pâtisseries et les choses que l’on peut trouver dans les boulangeries, ce qui peut devenir un problème lorsque c’est tout ce qu’on veut manger. »

Cela est naturellement totalement ridicule. Natalie Portman est quelqu’un dont la carrière est marquée par de grands succès cinématographiques, elle a par exemple reçu l’oscar de la meilleure actrice il y a quelques semaines. Elle pourrait largement se payer un pâtissier personnel !

Sans compter qu’elle est une New Yorkaise depuis longtemps, et à New York trouver des produits vegans ne relève pas d’une difficulté quelconque…

En réalité, le véganisme n’est pas acceptable par des gens riches et donc sans principes. Pourquoi être vegan quand on peut vivre « pleinement » sans se « priver » ? Portman veut vivre sans se poser de questions, comme tout le monde. Elle prend sa grossesse comme prétexte pour « sauver la face » (tout en torpillant le véganisme au passage).

D’ailleurs, n’est-elle pas l’égérie du parfum « Miss Dior Chérie » ? Elle expliquait auparavant que :

« Je n’ai aucun problème avec le fait de gagner de l’argent, mais je ne pourrais pas faire quelque chose auquel je ne crois pas. Je ne pourrais pas faire de campagne de pub pour du maquillage par exemple. »

Mais il faut croire que, au-delà de l’appât du gain, le fait de poser nue pour un produit « prestigieux » comme celui de Christian Dior permette de faire sauter les dernières barrières morales.

Portman le savait très bien, car elle a alors demandé à Dior de lui faire… des chaussures véganes, histoire d’avoir la « conscience tranquille », au moins temporairement face à ses contradictions. Car bien sûr tout le reste de la production de Dior n’est pas végan, très loin de là, et bien entendu le parfum est testé sur les animaux…

Animaux qu’en fait, Portman ne connaît pas. Son véganisme est d’ailleurs né à partir du livre de Jonathan Safran Foer. Il s’agit de ce véganisme typiquement abstrait, pétri de moralisme et de « prise de conscience » – ce qui n’est pas si mal, mais terriblement limité.

Car la société étant ce qu’elle est, on peut céder à la pression avec ce genre de moralisme. Ce qu’on ne peut pas si on aime réellement les animaux, si on reconnaît leur existence non pas abstraitement, mais concrètement. Et l’écologie est un bon critère pour vérifier cela : quand on aime les animaux, on veut préserver leurs habitats.

Tel n’est pas le cas de Portman, ni de tous les gens qui se sont accrochés à leur véganisme comme étant un moyen « de faire avancer les choses. » Car il faut arrêter de rêver ! La libération animale remet tellement de choses en question, que sa victoire ne passera pas par les institutions ni Hollywood !

Center parcs dans les Chambaran : autopsie d’une catastrophe annoncée

Voici un aperçu de la situation dans les Chambaran, situation qui exige toujours une forte mobilisation. On remarquera à quel point le chantage à l’emploi est employé pour mobiliser les gens dans la destruction de la nature…

Bloqué par un recours déposé devant le tribunal administratif de notre association, le projet de Center Parcs de Roybon n’en reste pas moins vanté à tout-va dans les médias par, entre autres, le Conseil Général.

Des chiffres prometteurs sortent régulièrement de la bouche des élus pro Center Parcs.

Nous interrogeant sur ce projet, nous recherchons la véracité de ces propos dans les faits… et force est de constater que beaucoup de ces chiffres sont soit des exagérations, soit de la pure imagination, soit de la manipulation pour essayer de séduire le plus large panel de personnes jugées crédules pour gober n’importe quoi.

1500 emplois pendant 2 ans ! Voilà qui est dit et promis par Mr VALLINI. On trouve aussi ce chiffre dans le rapport annuel de Pierre & Vacances mais beaucoup plus nuancé ( jusqu’à 1500 emplois mobilisés ) .. La nuance est de taille … On peut mobiliser 10000 personnes pendant une journée et prétendre avoir créé de l’emploi pour 10000 personnes … bref. En réalité, si on analyse ce qui a déja été fait, pour le Center Parcs de l’ailette en Picardie par exemple, les chiffres sont tout autres. Enfin tout dépend comment on souhaite les lire. Le center Parcs de l’ailette donc, d’après nos sources, a nécessité 420 000 heures de travail pour 875 cottages …si on transpose ces chiffres pour 1021 cottages à Roybon, cela ferait 420000/875*1021 = 490 000 heures … En ramenant ces heures sur 24 mois ( soit la durée du chantier ) , cela fait 20500 heures par mois… avec un travail mensuel à 35 heures ( soit 140 h/mois par ouvrier ), cela fait 145 ouvriers par mois !!! Soit un rapport de 1 à 10 entre la réalité et ce qui est annoncé aujourd’hui.

La question suivante a été posé à Mr BREMOND ( PDG du Promoteur Pierre & Vacances qui dirige ce projet), par un journaliste : Est-ce que les entreprises locales seront consultées pour ce chantier ? La réponse a été : Non sauf si elles se regroupent. Comprenne qui voudra.

Passons maintenant à la motivation principale du Conseil Général : les 697 emplois créés par l’exploitation du centre. En y regardant de plus près, on voit qu’il y a 349 personnes à temps partiels, 348 à temps pleins … ce qui correspond à réellement à 468 temps pleins. Donc cela signifie que 349 personnes vont se partager l’équivalent de 120 emplois au SMIC ( essentiellement du nettoyage ) soit autour 300 euros par mois pour chacune d’elles.

Or quand on crée des emplois de 300 euros par mois .. crée t’on véritablement de l’emploi ??? ou plutôt de la misère sociale ? La question est posée.

Quand on s’interroge sur les conditions de travail, on découvre que les 330 personnes affectées au nettoyage du Center Parcs de Picardie travaillent pour un prestataire ( une filiale du groupe DECA ) très connue des prud’hommes pour des requalifications de contrat travail en CDI. Ces conditions de travail, où le droit social n’est respecté qu’à condition d’aller devant les tribunaux, créent évidemment des tensions. Seraient-ce les mêmes qui ont provoqué le turn-over de 30% du personnel du Center Parcs de Moselle en seulement 6 mois ?!!

Center Parcs, est une société du groupe Pierre & Vacances. Au vu des difficultés que rencontre le groupe, il a été décidé de fusionner Pierre & Vacances et Center Parcs afin de regrouper les activités communes et donc supprimer des postes dans le but de réduire les coûts d’exploitation …. Combien d’emplois disparaîtront suite à cette fusion ? Des pistes sont données dans le rapport annuel du groupe mais combien d’emplois sur le site de Roybon seraient concernés ? mystère …

La prestation de services se généralise dans les centres et la restauration par exemple est passée récemment chez le n° 3 européen ELIOR. La prestation de service semble donc l’avenir du groupe … c’est pratique, cela permet de déléguer les problèmes sociaux aux autres … et d’avoir du personnel très modulable.

Les Center Parcs n’ont pas une bonne réputation au niveau social et Mr VALLINI l’a lui même reconnu lors d’une de ses allocutions.

Pour nous, au vu de ces éléments, le chantage à l’emploi fait sur ce dossier est inadmissible. On parle d’emploi à tout va, pour jouer sur la corde sensible de ceux qui en ont besoin, sans mesurer réellement ce qu’il y a derrière. Et tout cela pour masquer le désastre écologique et le gouffre financier de ce projet.

Le désastre écologique, nous l’avons abordé dans un article il y a quelques temps … Et depuis, nous ne sommes plus à une contradiction près entre :
– la préfecture, représentante de l’Etat, qui autorise au mois de juillet le défrichement de 91.42 hectare d’une forêt qui contient 17 espèces protégées alors qu’aucune dérogation de destruction d’espèce protégée n’a été accordée.

– et Mr VALLINI, devenu VRP du Center Parcs, qui a pourtant signé le SDAGE ( Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux ), document qui reprend pourtant la thèse de Mr de la VAISSIERE qui dit en substance que le site des Chambaran est extrèmement sensible par rapport à la nappe phréatique qui est juste dessous et que donc, c’est une zone à protéger en priorité : Il faut donc en limiter les aménagements existants et que les intrants des agriculteurs doivent être surveillés de très près.

Pour ce qui est du grouffre financier, venons en aux faits :

Mr BREMOND, 73ans, est aujourd’hui bien introduit dans le monde politique. Il sait convaincre pour faire voter au parlement, via Mr Bouvard, député de savoie, des lois extrèmement favorables à son activité …

Alors, que permettent donc ces lois ? La dernière en date, nommée justement loi Bouvard-Censi permet à un particulier achetant un bien à destination du tourisme, du 3ième age de bénéficier dans certaines conditions, de largesses telles que la récupération de TVA, possibilité d’amortir le bien sur sa feuille d’impôt, d’exonération totale d’impôt sur les loyers, d’exonération de taxe foncière pendant au moins 2 ans, etc …

En clair, pour un cottage vendu 300 000 euros par Pierre & Vacances, l’investisseur récupère immédiatement un peu plus de 49 000 euros de TVA et jusqu’à 25% du montant du bien en réduction d’impôts (75 000) soit 124 000 euros !!!

Ce qui veut dire que nous contribuables, si tous les cottages se vendent, allons payer la coquette somme de 124 millions d’euros … plus 30 millions demandés par Pierre & Vacances aux collectivités ( 15 millions du Conseil Général, 7 millions de la région, 8 millions d’euros empruntés par la communauté de commune du pays de Chambaran )… Et ce n’est qu’un début …

On pourrait aussi ajouter le bradage de 203 hectares constructibles, à 30 centimes d’euros sachant que nous avons vu des terrains constructibles sur la même zone récemment négociés à 80 euros/m2.

Les élus se gardent bien de donner un bilan détaillé du pont d’or qui est fait à cette entreprise privée cotée en bourse. Et pourtant cela nous concerne tous.

Le choix technique retenu pour l’assainissement de tout le secteur du sud grésivaudan a été fait pour faciliter l’implantation de ce Center Parcs … où les eaux usées partiront du centre dans un pipeline vers saint sauveur avec des pompes de relevage et des collecteurs dans des villages pour justifier une telle dépense …dont le coût de départ avoisine pour l’instant les 17 millions d’euros ( le Conseil Général participe pour l’instant à hauteur de 2,5 millions d’euros )…

Du gigantisme … mégalomanie … Ce système d’assainissement, il faudra ensuite l’entretenir malgré les glissements de terrain et pannes sur les pompes … On est en train d’enchainer toute une collectivité un à système « novateur » qui risque bien de virer avec la facture, à la catastrophe pour les contribuables …

Bref tout cela pour un center parcs qui va sauver l’Isère et Roybon !

Revenons à Pierre & Vacances : Chaque bien est vendu sur une base 5000 euros/m2 sur un terrain constructible acheté 0,80 euro/m2 … On imagine, pour rester poli, que le promoteur est très très loin de perdre de l’argent.

A condition qu’il soit extrèmement moyen dans l’optimisation de ses coùts de construction (ce qui est peu probable pour un professionnel ), si on part sur une base de 2500 euros/m2 … il réalise une plus-value moyenne de 150 000 euros par cottage.. Si le promoteur arrive à vendre le programme entier, il touchera 150000*1021 = 153 Millions d’euros .. de quoi bien renflouer une société qui est loin de bien se porter. Son dernier bilan en témoigne.

On comprend dès lors l’archanement et la tenacité de ces sociétés dont le but unique est de réaliser une pure opération financière …

Venons-en aux chiffres du groupe : Bénéfice net de Pierre et Vacances ( groupe propriétaire de Center Parcs ) en sur 2009-2010 : 7,3 millions d’euros en chute de 83 % par rapport l’année précédente.

L’analyse du résultat de cette année est très parlant. Le résultat opérationnel ( c’est à dire juste avant les impôts et intérêts financiers ) est 27 millions d’euros et il se décompose ainsi : Locations vendues par Pierre & Vacances Tourisme Europe : Perte de 23.4 millions d’euros L’exploitation ( locations + activités sur place ) des 18 center parcs : 26.6 millions d’euros … La promotion immobilière ( dont la vente de cottages Center Parcs ) : + 23.8 millions d’euros

Conclusion sur ces chiffres : sans la promotion immobilière, le groupe ne gagne pas d’argent ou très très peu comparé au chiffre d’affaires (1,4 milliard d’euros !).

On s’aperçoit également qu’un center parcs rapporte un bénéfice moyen 1,5 millions d’euros ( 26,6 M€/18 centres ) grâce à une optimisation notamment du coût social dont on a évoqué plus haut les conséquences… alors que la collectivité, pour la création du Center Parcs de Roybon, aura probablement dépensé au bas mot entre 150 et 200 millions d’euros en induisant tous les coûts collatéraux … (routes à agrandir et à entretenir par tous temps, l’adduction d’eau, l’assainissement, etc … )

Nous posons donc cette question à nos élus décideurs, est ce bien raisonnable pour obtenir en grande majorité des emplois misère sans avenir, d’hypothèquer à ce point nos finances collectives, notre eau (sources, nappes, zones humides), et de confier la gestion de cette énorme quantité de forêt à une entreprise cotée en bourse, déja mal en point, que l’on peut qualifier de colosse au pied d’argile car elle survit uniquement grâce à des lois complaisantes votées par ses amitiés politiques ?

Et quel avenir d’exploitation pour ce nouveau Center Parcs où les habitants des grandes villes aux alentours ont l’habitude de profiter gratuitement de la nature ? Les clients se raréfient avec la crise, le parc de locations est gigantesque et Pierre & Vacances doit faire face à des dépenses de publicité très conséquentes dans les grands médias pour remplir ses centres.

Une entreprise qui base son exploitation sur une croissance infinie dans un mode fini, va forcément dans le mur …La crise le rappelle brutalement à ces messieurs très entreprenants mais la leçon ne semble pas encore retenue. Après tout, ce ne serait pas le premier complexe touristique à avoir suscité tant d’espoir, ou tant d’argent public y aura été consacré par des élus obnibulés par le faire-valoir, et aujourd’hui habité par les fantômes … sauf que les créances elles, environnementales et financières, resteront bel et bien dues et nos enfants devront les rembourser au prix fort.

En conclusion, si ces informations vous choquent, et que vous souhaitez prendre votre avenir en mains en refusant de confier la gestion de votre région, de votre environnement à des financiers, nous vous invitons à nous rejoindre dans ce combat qui se joue aujourd’hui en justice.

Stéphane PERON Président de Pour les Chambaran Sans Center Parcs.

http://www.pcscp.org

Ni Hulot le bobo, ni CPNT et son terroir : pour une utopie écologiste !

La candidature de Hulot a au moins un mérite : celle de faire tomber beaucoup de masques.

Ainsi, la Fondation Nicolas Hulot devient la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH). Et le vice-président devient président. Il s’agit de Pierre Siquier. Un écologiste ? Pas vraiment, il s’agit d’un « expert » en entreprises.

Il a dirigé TBWA\Corporate (une composante de l’agence de publicité TBWA) et est président de Ligaris, une agence de communication (33 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Parmi les clients de Ligaris : AREVA, Vinci Construction, Vinci Energie, TOTAL, EDF, GDF Suez, EADS Astrium… la SNCF, la Poste, différents ministères, Crédit Agricole, BNP Paribas, etc., etc.

Pierre Siquier est bénévole à l’ex-fondation Hulot, mais évidemment son statut dans la fondation lui permet de mettre en avant un « business vert. » L’écologie est prétexte à la stratégie commerciale.

Dans un autre registre, on voit que l’écologie peut également être un prétexte à une démarche ultra-conservatrice. C’est le cas de « l’Alliance Ecologiste Indépendante », regroupant le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waetcher et France en Action de Jean-Marc Governatori.

Génération Ecologie en faisait partie, jusqu’à ce que Governatori ait annoncé en novembre dernier, sans concertation, la mise en avant de Bardot pour les présidentielles. Nous avions parlé de cette candidature possible de Bardot (Bardot candidate à la présidentielle : une initiative régressive), ainsi évidemment que de l’influence de l’ancien businessman Governatori sur la frange conservatrice (voire bien pire!) du mouvement en faveur des animaux (notamment par l’intermédiaire de Végétariens magazine).

Cette « Alliance Ecologiste Indépendante » espérait amener Hulot en son giron, le 4 avril dernier, elle disait ainsi :

Suite aux choix des Verts de faire leurs primaires en juin, Nicolas Hulot aurait déclaré (via un SMS) que ce serait donc sans lui; certains de ses proches parlant de la possibilité de se présenter sans l’appui des Verts

Si Nicolas Hulot va dans ce sens, l’Alliance Ecologiste Indépendante et ses 100 comités départementaux  le soutiendront sans exigence pour le second tour sauf à soutenir le mieux-disant écologique.

Pour Jean Marc Governatori, secrétaire national, « L’écologie politique ne doit pas être avec la gauche ou avec la droite mais devant eux. Nicolas Hulot a un positionnement hors clivages qui doit permettre de réunir tous les écologistes et bien au-delà. »

La candidature de Hulot ne faisant aucun doute tout comme le rapprochement avec EELV, 10 jours après la ligne a changé à 180° et on en revient aux fondamentaux. Jean-Marc Governatori a expliqué au JDD.fr que « Si Nicolas Hulot s’engage dans un parti de gauche, on ne le soutiendra pas ! »

Prônant une ligne ni gauche ni droite (mais pro petites entreprises et « national »), il a alors expliqué qu’il cherchait un candidat « connu du plus grand monde, d’ampleur médiatique et capable de mieux porter les couleurs de notre projet que [lui]. » « Nous avons deux pistes sérieuses mais je ne peux pas vous le dire. Vous le saurez au plus tard en septembre 2011. » Lorsqu’on lui demande s’il s’agit de Brigitte bardot, il dit : « Elle reste une option possible. »

Y a-t-il là une critique constructive de Hulot ? Pas du tout, bien plutôt le cinéma continue avec Bardot !

Finalement, l’une des remarques les plus intéressantes vient de gens disant le contraire de nous, mais constatant le même « problème » : l’écologie ne peut pas, par principe, être simplement un phénomène bobo visant à réformer le capitalisme.

De notre point de vue, cela veut dire démanteler les villes et modifier les zones rurbaines (ce que nous disions hier). Tel n’est pas le point de vue bien sûr de Chasse – Pêche – Nature – Traditions (CPNT).

Mais CPNT s’adresse de manière intelligente à une population qui devrait être aux premières loges de l’écologie. Les rurbains profitent en partie d’un lien avec la nature, mais voient bien comment l’urbanisme anarchique massacre la nature, à coups d’autoroutes, de grandes avenues, etc.

Et ils ont tout intérêt au démantèlement des villes, qui captent les activités culturelles (notamment Paris, qui asphyxie la culture en France, en la transformant en divertissement pour riches).

CPNT ne veut par contre pas changer les choses dans un sens écologiste, loin de là. Ce qui compte pour CPNT c’est la tradition du terroir, l’exploitation animale ininterrompue, etc. Il y a donc une critique intelligente de Hulot et de ses illusions bobos, mais une critique dans un sens inverse de nous quant au sens de sa démarche…

Voici le document.

Les carences de monsieur Hulot…

A l’issue d’un suspense insoutenable digne du tirage d’Euromillions, voilà que le télécologiste Nicolas HULOT annonce sa candidature à l’élection présidentielle.
Les Français peuvent donc dormir tranquilles, il y aura donc bien un candidat des donneurs de leçons et des « yaka, fokon ».

Signe de l’irrespect pour la France des terroirs et de ses 15 millions d’habitants, le gourou de la boboécologie annonce sa candidature en… banlieue parisienne. Monsieur Hulot sait-il qu’il y a une France derrière la couronne parisienne, une France qui vit les deux pieds dans la nature ?

Pourtant les ruraux seront les premiers confrontés aux grands oukases écolos portés comme la Sainte parole par cet écolo cathodique, adepte du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Car avant de porter un programme écologiste, s’il parvient à amadouer ses nouveaux amis écologistes de gauche et à les rallier à sa vision luxueuse et lucrative de la vie naturelle, Monsieur HULOT devra expliquer aux Français ses incohérences et ses paradoxes, ses positions antisociales et restrictives pour la ruralité.

Nicolas HULOT n’est-il pas chèrement sponsorisé dans ses activités écologiques et médiatiques lucratives par des groupes chimiques fortement pollueurs ? Lui qui est soutenu dans ses activités médiatiques par EDF et ses centrales alors qu’avec ses amis Verts, il militera contre le nucléaire ?

Défenseur de la nature libre et protégée quand il fait des émissions au bilan carbone exorbitant et consommatrices des moyens de transports aériens que lui et ses amis verts condamnent ? Se déclarant de gauche quand il soutient la taxe carbone sur les véhicules alors que c’est doublement pénalisant pour les ruraux qui n’ont que ce moyen de transport pour se déplacer et vivre ? Ce n’est plus le syndrome du Titanic, c’est Janus au double visage !

« La maison brûle, et pendant ce temps-là on regarde ailleurs »…Monsieur Hulot faire son show ! Quant à l’incendie, les pompiers n’ont plus d’eau pour l’éteindre, car le modèle écologique de Monsieur HULOT impose avant tout des restrictions… de consommation !

Selon CPNT, pour éviter cette écologie punitive et restrictive méprisante pour l’Homme et ses activités, la ruralité a vraiment besoin d’être représentée et défendue dans cette élection présidentielle 2012.

Le titre – Les carences de monsieur Hulot…- est pratiquement génial. Il s’agit d’une allusion au film « Les vacances de monsieur Hulot », film populaire (pour les générations un peu âgées) qui montre de manière humoristique quelqu’un désireux de vivre tranquillement ses vacances à la plage, sans complications.

CPNT joue avec ce besoin de bonheur et avec la question sociale, les rurbains étant dans une situation précaire par rapport aux villes, centres de richesses et de pouvoir.

Hulot a donc joué un rôle peut-être utile, s’il permet de mettre dos à dos tant son écologie version bobo, que le culte du terroir version facho. On pourrait alors faire vivre une utopie, celle qui affirme que la Terre doit redevenir bleue et verte !

Nicolas Hulot : candidat pour une « mutation écologique » visant à sauver le capitalisme

Lors de sa déclaration faite à Sevran où il a expliqué qu’il était candidat à la présidentielle de 2012, Nicolas Hulot a lu son texte. C’est très révélateur. Car lorsqu’on a quelque chose à dire, on y croit, on le vit, et on ne pratique pas la langue de bois, en regardant un texte totalement fabriqué.

Car là, Hulot a embrayé directement sur les fins de mois difficiles, les pertes de repère, les difficultés économiques… Expliqué qu’il espérait tout de la jeunesse, notamment de banlieue…

Quelque chose dont il n’a jamais parlé, et pour cause : c’est un présentateur télé totalement conformiste, et avec TF1 il gagne 33 000 euros par mois, à quoi il faut ajouter les royalties sur les produits dérivés Ushuaïa (700 000 euros environ en 2006, derniers chiffres disponibles).

Pourquoi ce changement ? Par carriérisme. La preuve en est que s’il a parlé de « social », il n’a rien dit sur le nucléaire. Un mois après la catastrophe de Fukushima, il fallait le faire ! Rappelons ici que le Grenelle de l’environnement, lancé par Hulot, n’abordait pas non plus la question du nucléaire…

Hulot ici fait allégeance, comme tous les principaux partis politiques du FN au PCF, à l’industrie du nucléaire.

Autre preuve de carriérisme : l’enfumage complet d’Europe écologie – les Verts (EELV). Hulot a en effet très clairement annoncé qu’il était candidat à la présidentielle. Il a expliqué il est vrai qu’il se sentait le plus proche des gens d’EELV, mais pour expliquer qu’il espérait avoir leur soutien ainsi que celui de tous les écologistes en général.

Il n’a donc jamais expliqué qu’il était candidat aux « primaires » d’EELV (même s’il l’est également, comme on peut le voir sur le site 2012hulot.fr). EELV doit donc plier et céder aux caprices de monsieur Hulot…

Et finalement, Hulot va jouer un rôle historique positif. Pas à court terme, bien entendu, car là il est à l’apogée d’une tendance forte depuis quelques mois : la saturation complète autour d’une « écologie » non définie et dont tout le monde se revendique. Hulot va finir de dégoûter de l’écologie.

Mais Hulot va faire tomber le masque de cette fausse écologie. Car Hulot a un programme clair. C’est celui de la mutation écologique, visant à empêcher l’épuisement des ressources naturelles de plomber la société et son fonctionnement, son économie et ses acquis sociaux.

Hulot veut donc l’écologie pour sauver le capitalisme. Nous avons critiqué l’ultra-gauche pour qui l’écologie était fondamentalement un complot capitaliste, ce qui est totalement absurde. Mais là la critique est valable pour Hulot.

Ce que propose Hulot, la « transition vers la société nouvelle écologique et sociale », n’a aucun contenu à part aider les petites entreprises, prendre en compte les exigences des consommateurs, préserver l’énergie à grande échelle, rendre la fiscalité plus efficace, soutenir l’innovation, rendre ainsi son « éclat » à la France, etc.

C’est pour cela que Hulot a longuement salué Stéphane Gatignon, maire de Sevran, ville de banlieue parisienne où Hulot a pris la parole. Nous avons déjà expliqué en quoi ce maire, ancien membre du Parti Communiste français, a choisi EELV par pur carriérisme (notons d’ailleurs qu’il veut relancer l’économie en autorisant le cannabis et en créant 100 000 emplois sous la forme de petits commerçants de drogue!).

Et c’est pour cela que cette « transition écologique et sociale » n’aborde jamais la question des animaux, bien évidemment. Ce qui n’empêche pas Hulot de se vanter de connaître la nature…

Face à toutes ces postures, soulignons ce qui à nos yeux devrait être au coeur d’une démarche écologiste authentique :

1. Les écosystèmes doivent se voir reconnaître une valeur en soi, aucune destruction ne doit plus être tolérée.

Les villes et les zones rurbaines, dans leur forme actuelle, doivent être démantelées et réorganisées afin de ne pas agresser la Nature.

L’humanité doit reculer et redonner de l’espace à la vie sauvage, la planète doit redevenir bleue et verte.

2. Il doit être mis un terme à l’exploitation animale, sous quelque forme que ce soit.

Il faut se débarrasser de l’idéologie dénaturée d’une humanité anthropocentriste refusant de reconnaître la beauté de la Nature et la primauté de la vie.

La culture dominante doit considérer l’humanité comme une composante de Gaïa, composante consciente et à son service.

Pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

« La décroissance » n’aime pas les animaux ni les « cobayes »

La décroissance n’a jamais parlé des animaux, ni même de la nature en fait. Ce journal intéressant (dont nous avons parlé ici) défend une écologie sans compromis, mais orientée seulement vers une sorte de sobriété surtout fondée sur l’artisanat.

Cette vision restreinte ne laisse pas de place pour les animaux, mais est-il possible de ne pas en parler au 21ème siècle? Non, bien entendu, et on a droit à un premier article abordant la question, dans le numéro d’avril 2011.

Évidemment le rapport constructif aux animaux ne s’improvise pas, et encore moins quand on est dans un esprit écolo à la française, c’est-à-dire rétif à remettre en cause la tradition française de considérer les animaux comme des « machines. »

Notons d’ailleurs que dans cet esprit français au possible, l’article assume lui-même d’être une provocation !

Voici l’article en question, écrit par Jacques Testart, biologiste français qui, après voir été chercheur à l’INRA (spécialité : reproduction des mammifères domestiques), est à l’origine du premier bébé éprouvette français né en 1982.

Animaux et cobayes

La chronique de Jacques Testart

C’est une chronique pour prendre des coups (mais sans rien gagner, comme d’hab !). A mes risques et périls, je vais donc vous parler de l’utilisation de l’animal en recherche. J’ai souvent entendu la critique d’écolos pas forcément décroissants : « Pourquoi faire souffrir les animaux ? ».

Critique peu pertinente, car l’animal expérimental est désormais très protégé. Mais le débat ne s’arrête pas là…

Si la souffrance imposée aux animaux est devenue exceptionnelle, leur sacrifice est encore trop souvent inutile et pour des expériences sans intérêt réel. Rappelons cependant qu’aujourd’hui, l’État exige une formation spécifique pour la recherche sur l’animal.

Un chirurgien, par exemple, n’a pas le droit d’opérer une souris. Les autorités contrôlent les conditions d’élevage et d’expérimentation, délivrent des agréments, demandent un bilan annuel de ces activités et incitent fortement à économiser les vies animales.

Autre critique, plus savante : « On peut s’en passer grâce au modèle cellulaire in vitro ». Là où ce modèle de culture de cellules est suffisant, tant mieux ! Mais comment ne pas avoir recours aussi, en complément, à un organisme entier quand il s’agit de tester un somnifère ou un anticancéreux, quand il s’agit d’évaluer la viabilité d’un embryon dans différentes situations?

On devrait plutôt se méfier de la propension croissante des médecins à intervenir directement sur l’humain car ils y trouvent beaucoup d’avantages. C’est notamment plus gratifiant, moins cher et vite commercialisable.

Un dernier argument des « anti-vivisection » (terme qui ne s’applique pas aux recherches dont j’ai connaissance) consiste à réfuter l’intérêt de toute recherche : « On s’en fout ! On n’en a pas besoin ! ».

Ce discours s’accompagne-t-il du refus d’assistance médicale quand ces puristes souffrent du sida, d’une jambe fracturée ou d’une coronaire bouchée ? Je ne pense pas que la société de décroissance elle-même doive se passer de recherche, par exemple pour mieux assister les plus démunis ou pour lutter contre les nouvelles épidémies qui nous guettent.

La compassion pour l’animal qui nous est proche est évidemment plus forte. Le mammifère attendrit plus que la grenouille, alors que la mouche drosophile que les chercheurs sacrifient par millions suscite l’indifférence générale.

Le chercheur, lui-même, est mal à l’aise quand son cobaye est un animal domestique (chat ou chien, par exemple) ou sauvage (singe, bien sûr, mais aussi campagnol ou lézard). Il l’est beaucoup moins face à une de ces bêtes, souvent blanches aux yeux rouges (souris, rat, lapin), qui n’existent que pour alimenter la paillasse des laboratoires.

Ces cobayes-là sont nés dans l’animalerie au sein de lignées sélectionnées pour la recherche, consanguines pour éviter la diversité qui altère les résultats, souvent transgéniques afin de fournir un modèle expérimental pour chaque pathologie. Leur identité semble n’être que signalétique et elles mourraient d’être libérées tant elles sont aliénées à la chaleur, aux granulés, au confinement protecteur…

Tout se passe comme si ces créatures de la machine scientifique avaient échappé à leur espèce, comme si elles n’étaient plus de la nature car trop loin du monde sauvage. Alors, l’empathie faiblit pour ces artéfacts de « vraies bêtes » qui ne semblent appartenir au règne animal que par leur fonctionnalité.

Voilà qui interroge la signification du respect de la vie, comme avec ces animaux qu’on élève dans le but de les manger ou face à certains êtres humains qui naissent gravement handicapés. La réponse du philosophe antispéciste américain Peter Singer est de favoriser le recours aux handicapés mentaux plutôt qu’aux singes dans l’expérimentation…

Face à un tel mépris de l’humanité, on s’interroge : que serait la fraternité dans un monde d’hommes « augmentés », à coups de gènes ou de prothèses, ces hommes de fabrique que nous promettent les transhumanistes ?

Précisons tout de suite que la mise en avant par le texte du « philosophe antispéciste américain Peter Singer » est ici une provocation ridicule.

vivisecrUne provocation, car il va de soi qu’il s’agit ici de présenter ceux et celles critiquant la vivisection comme des monstres, des nazis, qui voudraient remplacer les animaux dans les laboratoires par des personnes handicapées !

Une provocation de type ridicule, car Singer, qui n’est d’ailleurs nullement une référence absolue (voire une référence tout court) chez les personnes véganes, n’a pas proposé une telle barbarie.

Il a, de manière tortueuse, expliqué que les vivisecteurs justifient les tests par leurs résultats pour des médicaments importants, et pour les « mettre dans les cordes », il a expliqué que cette « justification » se révélait pour ce qu’elle était, si à la place des animaux, les tests étaient pratiqués sur des humains du même niveau d’intelligence (en admettant que cela puise être un critère).

Il s’agissait pour Singer de montrer le caractère barbare de la vivisection. Rien à voir avec ce qu’affirme Jacques Testart, qui d’ailleurs ment de manière effrontée. Il affirme en effet que :

la souffrance imposée aux animaux est devenue exceptionnelle

Cela est totalement faux. Donnons ici quelques chiffres :

– 1 animal est victime de la vivisection toutes les 12 secondes en France

– 1 animal est victime de la vivisection toutes les 3 secondes en Europe

– 25 animaux (minimum) sont victimes de la vivisection chaque seconde dans le monde.

Ces chiffres montrent que la vivisection n’est en rien « exceptionnelle. » Absolument tout ce qui est production de masse est testé sur les animaux, depuis l’encre des stylos jusqu’au shampoing, voire même le thé !

Si nous sommes végans, c’est justement parce que nous « slalomons » dans les produits, afin d’éviter ceux qui sont testés (peu nombreux en comparaison, mais il y en a : voir une liste ici).

De plus, avec le programme REACH, le nombre de tests sur les animaux va exploser (sans doute 54 millions d’animaux sur 10 ans). Jacques Testart ne peut pas ne pas savoir cela !

Mais apparemment, Jacques Testart se voile la face, comme lorsqu’il affirme que :

Le chercheur, lui-même, est mal à l’aise quand son cobaye est un animal domestique

non seulement il s’agit d’une mise en avant d’une soit disant « morale » chez les vivisecteurs, mais de plus cela est faux. Les libérations de beagles dont nous avons parlé récemment (en Italie, en Catalogne, en Suède) montrent très bien que les animaux non-humains sont tous considérés avec le même regard barbare.

Jacques Testart serait d’ailleurs bien étonné de savoir que des gens prennent des animaux libérés en adoption. Quand il dit au sujet des cobayes nés en animalerie, de manière programmée :

Leur identité semble n’être que signalétique et elles mourraient d’être libérées tant elles sont aliénées à la chaleur, aux granulés, au confinement protecteur…

non seulement, il nie la sensibilité de ces animaux (et ses propres responsabilités), mais il ne « percute » même pas qu’il faut être à leur service, leur donner une vie meilleure !

Jacques Testart fait semblant de poser la question de la vie, mais ses limites sont évidentes : il n’arrive pas à voir en ces animaux autre chose que des « artefacts » qui seraient « sortis » de la nature. Il sépare abstraitement « animaux » et « cobayes. »

Belle preuve que son refus de voir la réalité en face est le produit d’une perspective totalement dénaturée ! Et un moyen de conserver ses privilèges. Au début de son article, Jacques Testart expliquait que son article n’amènerait aucun gain.

En réalité, ce n’est pas le cas, il a bien quelque chose à gagner: le maintien de l’exploitation animale, la mauvaise foi par rapport à la souffrance. Son article, qui se voudrait intelligent et critique, n’est que le reflet de toute une logique d’exploitation et d’oppression!