• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

L’Ansonia latidisca a été retrouvée !

L’Ansonia latidisca a été retrouvée ! Cela faisait 87 ans que des humains n’avaient pas vu cette grenouille colorée, qui n’a d’ailleurs jamais été photographiée.

C’est le cas bien sûr de nombreux animaux ; dans le cas des grenouilles, la salamandre du Turkestan n’a pas été vue depuis 1909, la Rhinella rostrata depuis 1914…

On a donc une photographie de l’Ansonia latidisca, prise dans l’Etat malaisien de Sarawak, dans la chaîne montagneuse de Gunung Penrissen . On n’en saura pas plus, les scientifiques qui l’ont découverte ne voulant pas que des trafiquants viennent s’en emparer.

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Ces scientifiques faisaient partie d’une mission de Conservation International (CI). La recherche se fait sur cinq continents et 21 pays.

Il s’agissait de retrouver les amphibiens « disparus », plus précisément dix (la liste en contient 100). L’Ansonia latidisca a été retrouvée la nuit, perchée sur un arbre à deux mètres de hauteur. Trois grenouilles de ce type ont été découvertes, et la photographie a pu être prise.

Auparavant, on avait juste ce dessin, datant des années 1920.

Le territoire de la grenouille est menacé par la civilisation humaine, qui est en train de détruire son environnement. Il y a ainsi un hôtel avec un grand parcours de golf dans la zone.

Jusqu’à présent, l’expédition a retrouvé seulement quatre grenouilles de la liste des grenouilles disparues. Ce n’est pas très étonnant, car 41% des amphibiens sont menacés d’extinction.

Les grenouilles sont notamment victimes de la chytridiomycose, un champignon provoquant des morts massives, provoquant un rythme d’extinction effroyable, et sans doute permis par les activités humaines (diffusion de la maladie par les animaux de laboratoire, etc.).

La rancoeur de Nicolas Hulot

Nicolas Hulot est un mauvais perdant, mais à ce petit jeu là, c’est toute l’écologie qui trinque. Parce que rien n’est pire que la personnalisation. Bien sûr, des gens peuvent représenter des idées et donc alors parler de ces gens c’est parler des idées qu’ils représentent.

Mais là, on a beau chercher, on ne voit pas de contenu. Ainsi, Nicolas Hulot a accordé une interview à un magazine, « Bretons », qui est sorti hier en kiosques (mais l’interview date… du 10 juillet, soit deux jours avant la victoire d’Eva Joly (dont il se doutait néanmoins bien entendu).

Il se plaint de plein de choses, notamment de ces personnes membres d’EELV:

«conditionnés par la façon traditionnelle de faire de la politique». «Ils aiment les formules, ils aiment les ennemis désignés. Prononcez cinq fois le mot Sarkozy dans un discours: vous provoquez des orgasmes…»

Il faut dire que quand le Canard enchaîné révèle que Hulot continue d’utiliser son appareil électrique l’aidant à avoir des abdominaux, cela ne fait pas très crédible niveau chasse au gaspi…

Mais, surtout, ses plaintes sont personnelles. Il ne se plaint pas comme quoi il aurait des idées différentes, par exemple comme quoi les gens d’EELV n’en ont rien à faire des animaux ou de la Nature, comme quoi il y a urgence, etc.

Non, il exprime simplement de la rancoeur:

A quoi bon me faire la danse du ventre pendant des années pour que je vienne les rejoindre ?

C’est tout le paradoxe de leur attitude, affirme Nicolas Hulot en parlant des cadres de la formation politique.

De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n’ont eu de cesse de me demander de les rejoindre.

Mamère m’a dit que j’étais le seul candidat possible. Et pourtant, il fut le premier à m’envoyer des banderilles à partir du moment où je me suis présenté.

On a ici une complainte tout ce qu’il y a de plus personnel, or dans l’ordre des choses, on devrait parler de contenu: tant Cohn-Bendit que Duflot ou Mamère représentent des points de vue différents sur l’écologie, et d’ailleurs Hulot ne se « plaint » pas du fait qu’une de ces grandes « figures » d’EELV l’ait rejoint: José Bové!

Ce qui casse tout de même la démarche de Hulot de se plaindre, car il a « joué », et il a perdu, voilà tout!

Est-ce que cela veut dire justement que Hulot va abandonner Eva Joly et EELV? Il le laisse planer:

«Si je ne leur apporte pas grand-chose, cela ne sert à rien d’insister. Il vaut mieux que je reprenne une autre forme d’engagement. »

Ce qui montre bien non seulement que toute cette « primaire de l’écologie », a été du n’importe quoi, mais qu’en plus, des gens comme Stéphane Lhomme et les « décroissants », qui ont critiqué Hulot mais jamais Joly, ont aidé à ce que « l’écologie » bobo ait un boulevard….

Alors qu’en plus on va continuer à avoir Hulot dans les pattes!

Tout cela en raison du refus d’avoir du contenu, de donner des définitions, de prétendre servir l’écologie en général, sans avoir aucun critère de vérification.

Mais quand on nie la Nature, l’existence même des animaux, comment justement ne pas vouloir de définitions? Car sinon il ne serait plus possible de masquer son opportunisme et son carriérisme derrière l’urgence qu’il y a: notre planète est train d’être assassinée!

Enquête sur les delphinariums en Europe

Une Enquête sur les delphinariums en Europe a eu lieu (en anglais malheureusement), un rapport a été publié, voici le point de vue de Dauphin Libre, qui présente ce rapport.

*Enquête sur les delphinariums en Europe**

**La captivité des dauphins est inutile, cruelle, et ne protège en rien les espèces menacées !*

*Un nouveau rapport de l’organisation britannique Whales and Dolphins Conservation Society publié en anglais dès juin 2011 en collaboration avec la Born Free Foundation et ENDCAP, révèle que plus de la moitié des pays membres de l’Union Européenne viole les lois destinées à protéger les dauphins et autres cétacés maintenus en captivité.

Il met également l’accent sur le fait que tous les delphinariums européens, et les pays membres qui leur ont donné licence de fonctionner, ne respectent pas les impératifs de la législation européenne relative aux mammifères marins détenus dans leurs bassins.** *

Ce rapport intitulé «*ENQUÊTE 2011 SUR LES ZOOS DE L’UNION EUROPÉENNE :**LES DELPHINARIUMS. Une évaluation de la détention des dauphins et autres cétacés et de dauphins en Union européenne et de la directive 1999/22/CE du Conseil européen, relative à la détention d’animaux sauvages dans un environnement zoologique*” (http://www.wdcs.org/submissions_bin/Eu_Dolphinaria_Report.pdf ) *nous apprend que les 14 états membres de l’Union qui persistent encore à tolérer les spectacles de dauphins captifs, contreviennent en outre à la Directive Européenne sur les Zoos en ne respectant pas les critères relatifs à la préservation de l’espèce, à l’éducation du public et au bien-être animal. *http://eur-lex.europa.eu/LexUriServLexUriServ.do?uri=OJ:L:1999:094:0024:0026:FR:PDF

Ces 14 états à eux seuls accueillent sur leurs territoires pas moins de 34 delphinariums, lesquels exhibent 286 cétacés, orques, bélugas, dauphins et marsouins.

Comme le déclare Cathy Williamson, rédactrice du rapport et spécialiste de la lutte contre la captivité, «*les spectacles de cirque fournis par ces établissements commerciaux hautement lucratifs peuvent sembler charmants mais cachent en fait une toute autre réalité, beaucoup plus sinistre*».

«*Il est particulièrement navrant qu’un tel rapport soit encore nécessaire*.», ajoute en substance Chris Butler Stroud, Président directeur général de la WDCS.

«*Une dizaine d’années s’est déjà écoulée depuis notre entrée dans le 21ème siècle et, alors que la nature particulière des dauphins et autres cétacés (*intelligence supérieure, cultures et modes de communications complexes, conscience de soi, etc*.) est reconnue par un nombre croissant de membres du grand public, de scientifiques et de gouvernements, on aurait espéré que plusieurs des problèmes soulevés dans ce rapport puissent avoir été réglés depuis plusieurs années. *

*Pourtant, en dépit des meilleures intentions des directives européennes, le présent rapport de la WDCS illustre les manquements répétés aux engagements internationaux et à la législation européenne commis par les États membres de l’Union européenne et par les delphinariums qu’ils hébergent.*

*Mais en quoi les delphinariums ne respectent-ils pas leurs obligations envers les cétacés?

Le présent rapport examine différents actes juridiques, en particulier la «directive Zoo» européenne (directive 1999/22/CE du Conseil), et les exigences auxquelles les delphinariums et les États membres sont tenus de répondre. Il apparaît que le principal défaut des delphinariums est que ces derniers sont gérés comme des entreprises commerciales, au sein desquelles les dauphins et les baleines sont réduits à de simples atouts de vente.*

*Ce rapport conclut qu’en dépit des différents paramètres arrêtés par la directive, auxquels les zoos et delphinariums doivent se soumettre, y compris les exigences légales en matière d’éducation du public et de participation à la recherche dont les avantages bénéficient à la conservation des espèces, aucun des delphinariums étudiés ne remplit ses obligations légales ou morales, ni même ne s’en approche.*

*En effet, les auteurs de ce rapport n’ont pas trouvé dans le matériel rendu public par les delphinariums eux mêmes, d’éléments jugés suffisants pour prouver qu’ils étaient des établissements principalement dédiées à la conservation des espèces, mais qu’ils étaient bien plutôt de simples entreprises commerciales.

En outre, les recherches limitées qu’ils mènent n’ont pour but que d’améliorer les conditions de détention des dauphins et autres cétacés, et non de favoriser la conservation des populations sauvages. *

*Mais cela n’est peut-être pas le fruit du hasard. Il est possible que plusieurs des problèmes soulevés ici ne puissent être réglés, du fait que les dauphins et autres cétacés ne sont tout simplement pas faits pour être maintenus en captivité et pour être exhibés. Ils souffrent d’un taux de mortalité plus élevé qu’en milieu naturel, d’un stress accru et sont placés dans des environnements artificiels, qui les privent de l’enrichissement que seuls les océans, les mers et les rivières peuvent leur apporter.*

*Ce rapport constitue une référence indispensable à l’usage de la Commission européenne, des États membres de l’Union européenne et des delphinariums. Je le recommanderais également à tout gouvernement ou entité situé hors de l’Union européenne, qui envisagerait de se livrer à des échanges commerciaux avec des établissements européens, car, à partir de maintenant, personne ne pourra plus prétendre ignorer qu’en ce faisant, il alimentera tout bonnement un simple commerce*.

*Nous exhortons la Commission européenne et les États membres à prendre rapidement en considération les recommandations de ce rapport et de prendre,

dans les plus brefs délais, les mesures nécessaires pour supprimer progressivement ces entreprises commerciales, une bonne fois pour toutes ».

**La traduction française de ce document a été assurée par Chloé Ysoard (association Réseau Cétacés) sous la supervision de la WDCS. **

*

*– *

Yvon Godefroid

Bruxelles

*Dauphins Libres et Dauphins Captifs *

« Manger les animaux sera une obligation légale » ?!

Quand on lit LTD, on sait à quel point nous ne supportons pas les universitaires qui émettent des théories incompréhensibles sur le véganisme.

Pour nous, ces gens sont de simples bourgeois carriéristes, qui sont végétaliens et veulent grimper les échelons universitaires, en se proposant comme intermédiaires aux institutions (et comme garantie face aux « radicaux », c’est-à-dire la libération animale).

Ces universitaires jouent à faire peur à la base du mouvement pour les animaux, afin de paraître indispensables. Une telle démarche est mensongère et anti-démocratique, comme on peut le voir l’article « Manger les animaux sera une obligation légale. »

Cet article a été mis en ligne en ce mois de juillet sur le site de l’Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens et sur le site Web des Cahiers antispécistes.

Oui, on lit bien : il s’agit d’un communiqué « commun » de végétariens et d’antispécistes.

Ce qui est un scandale sur le plan moral et intellectuel, car quand on est anti-spéciste, on est contre toute exploitation. Donc quand on est anti-spéciste, on a pas les mêmes valeurs que les végétariens !

Mais nous sommes en France, pays du « à la carte. » Après tout, la Paris Vegan Day n’est-elle pas soutenue par de nombreuses associations végétariennes ?

Et le Collectif pour la Libération Animale de Montpellier (CLAM 34) n’est-il pas justement… pas du tout pour la libération animale, mais pour quelque chose entre « l’abolitionnisme » et le « welfarisme » (réformisme pour le « bien-être » des animaux) ?

Bref, on a encore là de la construction intellectuelle moralement sans principes, où les termes sont à la carte.

Mais ce n’est pas là l’aspect le plus choquant. Car l’article « Manger les animaux sera une obligation légale » est un énorme outil de propagande, une construction totale qui vise à faire peur.

L’article explique, en affirmant avoir envoyé sa plainte à l’ONU, que :

« Manger les animaux a en France le caractère d’une obligation sociale. Bientôt ce sera aussi, pour une large part de la population, une obligation légale.

En effet, la loi n°2010-874 du 27 juillet 2010 dite «loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche»[1] dispose que:

Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire ainsi que des services de restauration des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, des établissements de santé, des établissements sociaux et médico-sociaux et des établissements pénitentiaires sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu’ils proposent (…).

Ce texte ne précise pas quelles seront ces règles, laissant au gouvernement le soin de les déterminer par des décrets. Ceux-ci sont actuellement (début juillet 2011) encore en préparation, mais leur parution semble imminente et devrait avoir lieu avant la rentrée. On en connaît déjà la teneur, à quelques éventuels détails près: ils reprendront les recommandations édictées en 2007 par le «Groupe d’Étude des Marchés de Restauration Collective et de Nutrition» (GEMRCN), comme l’indiquait la ministre de la santé dans sa réponse à une question du député Yves Cochet portant sur l’organisation de journées végétariennes dans les cantines scolaires[2]:

Il s’agit d’un document de 69 pages[3] approuvé officiellement le 4 mai 2007 en tant que simple recommandation. Il détaille méthodiquement les caractéristiques des repas qui doivent être servis dans l’ensemble de la restauration collective. Il ne mentionne nulle part le végétarisme[4], se contentant de rendre obligatoire la consommation de viande et de poisson.

Les règles édictées se basent principalement sur des séries de 20 repas servis. Chaque série doit comporter en particulier au moins 4 fois du poisson (§ 4.2.1.4.2), 4 fois de la viande (§ 4.2.1.4.3) et 18 fois du fromage et autres produits laitiers (§ 4.2.1.5.1, 4.2.1.5.2 et 4.2.1.5.3).

En général, chaque repas doit comporter un «plat protidique», ce qui signifie une source de protéines animales, et plus précisément de la viande, du poisson ou des œufs[5].

Il n’est pas prévu de dérogation, sauf dans le cas d’un Plan d’Accueil Individualisé (PAI), réservé aux cas médicaux (allergies, diabète…).

Il sera ainsi possible, comme l’indiquait la ministre de la santé dans la citation ci-dessus, d’organiser occasionnellement dans une cantine des repas végétariens – avec œufs et laitages obligatoires – mais il sera impossible pour les personnes y mangeant régulièrement d’être végétariennes, c’est-à-dire de l’être tous les jours. Quant à être végétalien, ce ne sera pas possible ne serait-ce que le temps d’un seul repas. Une cantine qui accepterait un enfant végétarien sans l’obliger à manger la viande serait dans l’illégalité et risquerait des sanctions.

L’obligation carnée pour une large part de la population

Le végétarisme et le végétalisme restent possibles en France pour qui est adulte, jeune, en bonne santé, économiquement indépendant, seul ou en couple avec une autre personne de mêmes convictions, mais sans enfants.

Le végétarisme et le végétalisme restent donc possibles pour une population limitée, pendant une période limitée de la vie. Par contre, les enfants scolarisés et qui n’ont matériellement d’autre solution que de manger à la cantine ne peuvent pas être végétariens, quelles que soient leurs convictions et sentiments à propos de la consommation des animaux. Il en va de même pour les personnes âgées en hospice, pour les personnes incarcérées, pour les personnes hospitalisées…

Certaines formes de restauration collective, comme la restauration d’entreprise ou les repas distribués aux démunis, semblent échapper à la loi, mais il est à craindre que de fait, elles s’aligneront. »

Ce qui est dit ici est faux, et représente la pensée typique d’universitaires libéraux en panique devant le « totalitarisme. » On est en plein fantasme.

En effet, prenons les adultes, qui seront donc dans un cadre universitaire, ou bien dans des établissements sociaux et médico-sociaux. La police sera-t-elle avec un pistolet pour forcer les adultes à manger de la viande ? Bien sûr que non !

Qui plus est, ces établissements ou les restaurants universitaires ne proposent pas de menus végétariens ou végétaliens. Il faut déjà bricoler, la loi ne fait qu’établir quelque chose qui existe déjà.

Pareil en prison. Dans les établissements pénitentiaires, c’est la même situation, ou plutôt c’était… Car justement la loi vient de changer… mais pas du tout pour les raisons évoquées par l’article. Ni dans le sens négatif tel que cela est expliqué.

L’article fantasme sur la toute-puissance de l’industrie de la viande, conformément à l’idéologie anti-spéciste des Cahiers anti-spécistes (« anti-spécisme » réformiste et intellectuel unique au monde par ailleurs, le terme désignant la frange radicale anarchiste).

Or, déjà l’industrie de la viande n’est pas toute puissante. L’article propose un schéma machiavélique organisé autour du Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui relève du fantasme.

 

Pourquoi ? Parce que si les gens ne veulent pas, eh bien tous ces prétendus schémas « machiavéliques » s’effondrent. Il faut vraiment être universitaire pour prendre les gens pour des idiots qui font ce qu’on leur dit de faire.

Bien entendu, l’industrie de la viande fait de la propagande. Mais elle n’est pas toute puissante.  Et surtout parce que ce qui est mis en place ne dépend pas de l’industrie de la viande, mais… d’une circulaire sur la laïcité.

Les décrets dépendent d’une circulaire, elle-même coupée en deux, dont le contenu a été révélé début juillet par Le Figaro.

» DOCUMENT (pdf) – La circulaire sur la laïcité dans les cantines scolaires

» DOCUMENT (pdf) – La circulaire sur la laïcité à l’hôpital

Voici donc ce qu’on peut y lire sur les établissements pénitentiaires :

« En pratique, s’il est parfois délicat pour les établissements pénitentiaires d’offrir une grande diversité alimentaire, l’administration s’efforce néanmoins de proposer un choix entre plusieurs régimes alimentaires permettant de facto une prise en compte des croyances religieuses.

Cela passe également par des aménagements horaires en organisant, par exemple, la distribution d’un repas plus substantiel en fin de journée en période de jeûne.

Pour le reste, les détenus souhaitant se conformer à un régime alimentaire particulièrement contraignant ont la possibilité de le faire en effectuant des achats auprès de la « cantine », ou encore en se coordonnant avec l’aumônier de leur culte sous réserve des autorisations délivrées à ces derniers et des dispositions relatives à la sécurité et au bon ordre des établissements pénitentiaires.  »

Ce qui veut dire qu’on pourra passer en commande en prison, ce qui s’appelle « cantiner », des produits alimentaires que la prison ne propose pas.

Le prix de ces produits est normalement du racket, et on peut se douter également de la non-connaissance des produits végétaliens par les organismes des prisons. Néanmoins, comme on le voit, on ne sera pas obligé de manger de la viande en prison…

Et désormais on pourra même acheter des produits végétaliens. C’est le contraire de ce que dit l’article.

Et dans les hôpitaux ?

La situation ne change pas. Dans les menus végétariens, il est souvent déjà amené du poisson ! Et de toutes manières nous sommes vegans : aucune alimentation fournie par la cantine de l’hôpital n’est possible.

Seule exception : négocier avec la nutritionniste de l’hôpital, mais cela est très difficile et donc on ne peut compter que sur ses amiEs pour se ravitailler.

La situation ne change pas, voici ce que dit la circulaire :

« Certains hôpitaux ont cherché à tenir compte des interdits alimentaires découlant de certaines convictions religieuses. Là où de tels aménagements se sont révélés impossibles, des cantines parallèles ont pu se développer, parfois au mépris des règles sanitaires.

Pourtant, le respect des convictions religieuses et le droit de les exprimer doivent se concilier avec les nécessités relatives à l’hygiène, particulièrement importantes dans le service public hospitalier.

Tout comme dans les établissements pénitentiaires, les patients disposent de la possibilité de se procurer des repas respectant leurs prescriptions alimentaires auprès des cafétérias, ou en se coordonnant avec l’aumônier de leur culte.  »

Pour les vegans, ni aumônier, ni cafétéria ne sont possibles. La situation ne change pas, et donc ne nécessite pas une « plainte » à l’ONU tout à fait symbolique et même grand guignolesque.

Elle nécessite par contre un fort mouvement pour la libération animale.

Si une personne végane à l’hôpital ne peut recevoir de la nourriture végétalienne de l’extérieur parce que l’administration rechignerait pour une raison ou une autre, on y va à trente, on occupe et l’affaire est réglée.

Car tout est affaire de rapport de force.

Et le véganisme ne l’obtiendra pas en France en se vendant au végétarisme (comme avec les Cahiers anti-spécistes) ni aux entreprises et sa loi du marché (le « Paris Vegan Day », initiative totalement économique et mercantile).

Pour résumer : être vegan en France est bien plus difficile que dans de nombreux pays d’Europe.

Cela a amené d’ailleurs la première génération végane, née dans les squatts au début des années 1990, a voir beaucoup des leurs partir en Angleterre.

Mais c’est une bataille de positions et il faut savoir mener une telle guerre, en assumant ses principes. Et nous pouvons gagner, et nous allons gagner, avec de la motivation et de la discipline, et des principes stricts !

Pour finir donc, l’article « Manger les animaux sera une obligation légale » c’est du pipeau. C’est déjà une obligation, car l’exploitation animale fait partie de l’idéologie dominante, et est pratiquée par 99% des gens.

Et comme la loi n’est que le reflet du rapport de force entre la population et l’État… et que la population ne veut pas du véganisme…

Ce qu’il faut donc faire, c’est diffuser le véganisme en masse, et non pas attendre que les universitaires modifient les institutions par en haut, que les entreprises changent d’avis et permettent la naissance d’un « marché captif » pour les vegans.

Ce qu’il faut, c’est une révolution végané pour la libération de la Terre !

Lettres depuis la prison de Silvia, Bill, Costa et Marco

Il y a quelques jours nous parlions du procès en Suisse contre des activistes. Une brochure en ligne est disponible, rassemblant des textes de luttes et leur vision du monde (attention la brochure est en version impression, donc les pages ne sont pas dans l’ordre linéaire).

Une vision du monde au croisement de l’anarchisme, du primitivisme, de l’insurrectionnalisme le plus ouvert (jusqu’aux communistes), parfois de la libération animale… Il n’est pas difficile de voir la dimension sentimentale et l’aspect parfois très pessimiste ou négatif.

 

Voici le texte de présentation de la brochure:

Nous avons ressenti la nécessité de nous lancer dans ce travail de traduction car dans la réalité suisse au delà des murs des prisons, de la censure de l’appareil répressif, nous sommes confronté-e-s à des fortes barrières linguistiques.

Le système carcéral et le monde qui en a besoin veut faire taire les contestataires, nous voulions faire circuler ces lettres pour que Silvia, Billy, Costa et Marco ne soient pas réduit-e-s au silence, que nous partagions qu’une partie ou l’ensemble de leurs idées. Plus que leurs actes, ce sont leurs idées qui font peur à l’État, leur/notre seule présence est considérée comme criminelle ou dangereuse et nous ne voulons pas entrer dans le jeu de la répression.

Face à l’ enfermement, la correspondance est un des moyens les plus importants pour rester actifve-s, pour continuer à participer aux luttes en développant un lien entre dedans et dehors. La solidarité est notre arme !

Février-mars 2011.

 

Aéroport de Notre-dame-des-Landes : initiatives les 27, 30 juillet et le 17 août

Voici l’appel pour les nouvelles initiatives contre le nouvel aéroport nantais.

Vinci continue le sale boulot!

La lutte qui dure depuis plus de 40 ans contre la construction d’un nouvel aéroport et de dessertes routières à Notre-Dame-des-Landes se renforce actuellement de toutes parts.

Pourtant, Vinci (concessionnaire du projet au sein de la société Aéroports du Grand Ouest) ainsi que les pouvoirs publics tentent de faire avancer le projet de force, à grands coups de renforts policiers.

Récemment, des habitant-e-s de la zone réservée à la construction de l’aéroport ont reçu des convocations à des procès d’expulsion le 17 août à Saint-Nazaire.

Premier-e-s visé-e-s : les occupant-e-s « sans droit ni titre », qui squattent des terrains et des maisons pour s’organiser et s’opposer au projet. Ce sera ensuite le tour des locataires et des propriétaires de devoir partir.

Nous refusons ces expulsions ! Cette zone vit et doit continuer à vivre !

Nous refusons qu’elle soit vidée de ses habitant-e-s pour laisser place au désert morbide que serait cet aéroport.

Nous appelons tou-te-s celles et ceux qui voient la nécessité de s’opposer à de tels projets à se retrouver le 27 juillet à 15 h sur les parkings de l’aéroport de Nantes Atlantique (au niveau du dépose minute) pour leur montrer notre détermination à résister ensemble contre leur béton, contre les expulsions et pour continuer à faire parler de cette lutte.

Allons voir ceux qui veulent nous expulser ! Avec banderoles, tracts, café et encas, tentes et transats, colère et détermination…

27 juillet à 15h : tou-te-s à l’aéroport de Nantes Atlantique pour une occupation festive !

Rendez-vous collectif à 15h au niveau du dépose minute ; ou entrez discrètement de votre côté dans l’aéroport.

Rendez-vous covoiturage à 14h30, terminus de la ligne de Tram 3, arrêt Neustrie.

Possibilité de vous garer en bord de route près du rond point d’accès de l’aéroport.

Dates à venir :

30 juillet, à 16h : Assemblée Générale pour s’organiser contre les expulsions aux Planchettes (à 2 km de La Paquelais sur la route de Fay-de-Bretagne, sur la D281)

17 août, à partir de 8h : à l’occasion des procès, rassemblement devant le Tribunal d’Instance de St-Nazaire (54, rue de la Paix).

Les attentats d’Oslo et UNABOMBER

L’auteur du double attentat à Oslo a publié un très long manifeste de 1500 pages, et chose intéressante, on peut constater qu’il avait repris des passages du manifeste d’UNABOMBER.

Nous avons déjà parlé d’UNABOMBER, un mathématicien brillant ayant adopté le point de vue primitiviste, s’étant installé dans une cabane au milieu de la nature et ayant envoyé des lettres piégées pour contrer le développement de la « technologie. »

Si l’auteur de l’attentat d’Oslo n’est pas primitiviste, il partage les points de vue les plus arriérés d’UNABOMBER (mais aussi finalement du primitivisme, en raison de son pessimisme anti-humaniste). Au point qu’il a repris des passages entiers.

Voici ce qu’on lit dans le manifeste d’UNABOMBER :

Une des manifestations les plus répandues de la folie de notre monde est le gauchisme, et donc une discussion sur la psychologie du gauchisme peut servir d’introduction à la discussion sur les problèmes de la société moderne en général.

L’auteur du double attentat à Oslo, Anders Behring Breivik, dit cela dans son manifeste :

Une des manifestations les plus répandues de la folie de notre monde est le multiculturalisme, et donc une discussion sur la psychologie des multiculturalistes peut servir d’introduction à la discussion sur les problèmes de l’Europe de l’Ouest en général.

Le passage qui suit est très similaire aussi. Voici ce qu’on lit dans le manifeste d’UNABOMBER :

7.Mais qu’est-ce que le gauchisme ? Durant la première partie du 20ème siècle, le gauchisme sest pratiquement identifié avec le socialisme. Aujourd’hui, le mouvement est divisé et ce n’est pas clair de savoir qui peut être appelé un gauchiste.

Lorsque nous parlons de gauchistes dans cet article, nous avons à l’esprit principalement les socialistes, les collectivistes, les catégories « politiquement correct », les féministes, les activistes gay et en faveur des handicapés, les activistes pour les droits des animaux et assimilés. Mais pas tout le monde qui est associé à l’un de ces mouvements est un gauchiste.

Ce à quoi nous essayons d’arriver en discutant du gauchisme, ce n’est pas tant un mouvement ou une idéologie qu’une catégorie psychologique, ou plutôt une collection de catégories reliées. Ainsi, ce que nous appelons « gauchisme » émergera plus clairement dans notre discussion sur la psychologie gauchiste.

L’auteur du double attentat à Oslo, Anders Behring Breivik, dit cela dans son manifeste :

Mais qu’est-ce que le multiculturalisme ou le Communisme Culturel ? Le mouvement est divisé et ce n’est pas clair de savoir qui peut être appelé un marxiste culturel.

Lorsque nous parlons de marxistes culturels dans cet article, nous avons à l’esprit principalement les individus qui soutiennent le multiculturalisme : les socialistes, les collectivistes, les catégories « politiquement correct », les activistes les féministes, gay et en faveur des handicapés, les activistes pour les droits des animaux, les environnementalistes, etc.

Mais pas tout le monde qui est associé à l’un de ces mouvements soutient le multiculturalisme. Ce à quoi nous essayons d’arriver en discutant des Marxistes culturels, ce n’est pas tant un mouvement ou une idéologie qu’une catégorie psychologique, ou plutôt une collection de catégories reliées.

Pas difficile de voir que le fond est le même, et que le norvégien en question a directement repris le manifeste d’UNABOMBER. Le norvégien d’extrême-droite ajoute « environnementaliste », ce que UNABOMBER, de son vrai nom Ted Kaczynski (UNABOMBER étant le nom donné par la police et la presse), ne fait pas.

Mais le norvégien a toutes les raisons de le faire, car c’est la même mentalité de facho, de culte du plus fort, etc.

Voici ce qu’écrit encore Kaczynski dans son manifeste :

Les deux tendances psychologiques qui sont à la base du gauchisme moderne, nous l’appelons les « sentiments d’infériorité » et la « sursocialisation. »

Le norvégien écrit lui dans son manifeste :

Les deux tendances psychologiques qui sont à la base des Marxistes culturels, nous l’appelons les « sentiments d’infériorité » et la « sursocialisation. »

C’est du Nietzsche en version moderne, du « survivalisme », une mentalité qu’on retrouve d’ailleurs beaucoup dans le mouvement pour les animaux en France, dégoulinant de pessimisme et de mépris pour la population.

Justement voici encore deux citations en chassé croisé que pourraient parfaitement assumer ceux qui refusent la libération animale au profit d’une politique semi-réformiste semi-raciste.

Kaczynski dit dans son manifeste :

« Il est très connu que l’hostilité est une composante du comportement gauchiste, tout comme la quête du pouvoir. Qui plus est, une large part du comportement gauchiste n’est pas calculé rationnellement pour le bénéfice des gens que les gauchistes prétendent aider.

Par exemple, si quelqu’un croit que la discrimination positive est bonne pour les personnes noires, est-ce que cela a un sens d’exiger la discrimination positive dans des termes hostiles ou dogmatiques ? »

Le norvégien écrit lui dans son manifeste :

« Il est très connu que l’hostilité est une composante du comportement Marxiste culturel, tout comme la quête du pouvoir. Qui plus est, une large part du comportement Marxiste culturel n’est pas calculé rationnellement pour le bénéfice des gens qu’ils prétendent aider.

Par exemple, si quelqu’un croit que la discrimination positive est bonne pour les Musulmans, est-ce que cela a un sens d’exiger la discrimination positive dans des termes hostiles ou dogmatiques ? »

Critiquer, cela serait « être hostile », avoir des définitions fermes, ce serait être « dogmatique. » Ajouté à l’obsession raciste, pas difficile de voir qui défend en France des positions très proches dans le mouvement pour les animaux !

La sénatrice EELV qui se trouvait pauvre…

Au sens strict, une telle information est une perte de temps. Malheureusement, il faut s’en préoccuper aussi, car s’il n’y a pas de critique, l’écologie passera pour un passe-temps de bobo… d’autant plus que c’est un média conservateur, Atlantico, qui a révélé cette histoire.

La sénatrice qui se trouvait pauvre…

CONFIDENTIEL ATLANTICO Avec des revenus supérieurs à 10 000 euros par mois, la sénatrice Europe-Écologie Les Verts, Alima Boumediene-Thiery voudrait convaincre les services de l’Etat que sa situation financière est précaire et contourner les critères sociaux d’admission dans un internat public afin que son fils y soit accepté…

Si, pour François Hollande, on doit être considéré comme riche à 4000 euros par mois, pour la sénatrice Europe-Écologie, Alima Boumediene-Thiery, 10 000 euros par mois ce n’est pas encore assez  !

Cette dame a, en effet, écrit le 26 mai 2011 au ministre de l’Education, Luc Chatel, pour lui demander d’intervenir en faveur de son fils dont la demande de placement en internat dans un collège public sur Paris a été rejetée selon des « critères sociaux ».

« Avis négatif de l’assistante sociale » regrette Alima Boumediene-Thiery dans son courrier où elle s’emploie à expliquer qu’une sénatrice, dans sa situation, a besoin de l’aide de l’Etat pour s’en sortir. « Je reverse chaque mois 1200 euros au parti politique auquel j’appartiens, je paie également un crédit immobilier à hauteur de 1500 euros (…) In fine, je dois vivre avec près de 2000 euros [et ainsi subvenir aux besoins de mon fils et de ma mère, qui est entièremement à ma charge. »]».

En réalité, le salaire net d’un sénateur s’élève à 5400 euros par mois et surtout, Mme Thiery oublie de rappeler qu’elle bénéficie de 6240 euros de frais de mandat non imposables, hors dépenses de taxis prises en charge par le Sénat. Ne reculant devant aucun argument pour convaincre le ministre, elle confie plus loin ne pas être certaine d’être reconduite dans son mandat au mois de septembre et donc de se « retrouver sans revenus ».

Pour mémoire, le salaire moyen en France est légèrement supérieur à 2000 euros nets selon l’INSEE. Quant au salaire median, il est de 1500 euros nets (50% des Français gagnent moins, 50 autres % gagnent plus).

Voilà donc un exemple de ce qu’est la direction d’EELV: des opportunistes ne vivant pas dans l’urgence pour notre planète, mais dans un style bobo de luxe sur le dos de l’écologie…

Verdict du procès en Suisse de Billy, Costa et Silvia

Le procès en Suisse de Costantino Ragusa, Silvia Guerini, Luca « Billy » Bernasconi a donc eu lieu un après leur tentative d’attentat contre le centre de recherches sur les nanotechnologies d’IBM de Rüschliko, près de Zurich (alors en construction).

Immédiatement, les avocats ont protesté contre la mise en isolement depuis plus d’une année. Un avocat a même fait cette précision affreuse :

« Ils ne disposent d’aucun contact avec l’extérieur et n’ont même plus la notion du temps puisque leurs montres leur ont été enlevées. »

C’est dans cette atmosphère que le procès a eu lieu, alors qu’à l’extérieur étaient rassemblées des personnes sympathisantes.

Le procureur fédéral a requis mercredi des peines fermes de 3 ans (pour Silvia), 3 ans et trois mois (pour Billy) et 3 ans et demi (pour Costa). Il a rappelé que les deux hommes sont des récidivistes et a expliqué au sujet des personnes accusées que :

« À proximité de leur but, ils ont été stoppés par la police routière zurichoise qui a découvert leur chargement et les a arrêtés. Il s’agit donc d’un attentat déjoué de justesse mais qui aurait pu avoir de graves conséquences. »

Il expliqué que l’action devait être revendiqué par « Earth Liberation Front (ELF) Switzerland », puisqu’on a retrouvé dans la voiture 31 lettres de revendication siglées ainsi et revendiquant justement l’action.

Les avocats (Marcel Bosonnet, Claude Hentz et Christian Meier de Zurich) ont rejeté cette interprétation et souligné que l’organisation a été organisé par l’Etat italien, la police zurichoise faisant sembler d’exercer un contrôle de routine.

Ils ont demandé l’acquittement, également en raison du fait que l’expert en explosif n’a pas pu formellement prouver que le matériel saisi pouvait réellement causer d’importants dégâts (il s’agissait de 476 grammes d’explosif, du matériel d’allumage, du gaz propane et de l’essence).

Finalement, les trois personnes accusées ont été reconnuEs coupables d’actes préparatoires dans l’exécution d’un incendie intentionnel ainsi que de transport et dissimulation d’explosifs.

Les peines vont de trois ans et quatre mois à trois ans et huit mois.

Des « vaches faciles à vivre® »

La production de « viande » se spécialise toujours plus, afin de satisfaire les exigences de l’exploitation animale.  Voici un exemple de cette spécialisation, avec l’ouverture d’une « station de production de semence porcine. »

Une initiative de « sélection » totalement imbriquée dans un projet d’oppression le plus complet. L’entreprise en question se vante même de faire de

la génétique bovine avec l’objectif de « créer des vaches faciles à vivre® »

L’horreur!

Nous vivons dans un pays où existent « des vaches faciles à vivre® »,  des êtres vivants avec un copyright !

Voici donc l’article parlant de l’ouverture de cette « station » :

Une station de production de semence porcine ouvre à Lanrodec

Spécialisée dans la reproduction d’animaux, bovins, équins et porcins et leader national, Amalis vient d’installer une station de deux cents verrats sur la commune. Ce site ouvrira officiellement avec l’arrivée des animaux en septembre.

Créée en 2009, la société est née de la fusion de plusieurs coopératives. L’atout économique a été souligné par le premier adjoint de la commune, Jean-Pierre Quiltu lors de l’inauguration ce matin : « L’impact de cette installation est une aubaine pour l’économie locale. » Le coût de cette installation qui emploiera une douzaine de personnes, est de 1,7 million d’euros.

Le nom de la société en question n’est pas Amalis, mais Amélis. Et l’article du journal Ouest France fait suite à une invitation à l’inauguration de l’entreprise en question. Car on est là dans le business, dans l’efficacité économique, dans le chiffre.

Et la presse soutient « naturellement » ce qui est bon pour le business…

Voici la plaquette d’invitation :

AMELIS, spécialiste de la reproduction porcine sur le grand Ouest, inaugure son 3ème centre d’insémination à LANRODEC (22 – Côtes d’Armor) le 21 JUILLET.

Ce CIA  qui bénéficie des dernières nouveautés en bio sécurité va  permettre aux éleveurs d’inséminer leurs truies avec des semences saines et exemptes de maladies contagieuses. En effet, grâce à ses 55 ans d’expertise en reproduction, dont 20 ans en production porcine, et son service Recherche et Développement international  et multi espèce, AMELIS accède aux meilleures innovations.

Le centre de LANRODEC, muni de filtres type F8 et F9 qui retiennent à l’extérieur du bâtiment les particules pouvant porter des virus et bactéries, garanti un statut sanitaire de très haut niveau aux verrats présents. Les protocoles sanitaires internes, les contrôles rigoureux et la logistique maitrisée par les équipes AMELIS apportent la sécurité indispensable aux éleveurs professionnels.

Toutes les races des organismes de sélection porcins majeurs seront hébergées dans ce CIA et, tous les modes d’insémination, sont disponibles : L’insémination classique, l’intra utérine, et le Gédis.

La production de semences débutera en NOVEMBRE 2011, pour fournir la BRETAGNE en semences de très haute qualité sanitaire, afin de maximiser la réussite des éleveurs à l’IA.

Comme on le voit, « on arrête pas le progrès. » Sauf que cela n’est pas du progrès… Mais le renforcement de l’exploitation animale!

« L’aéroport ne passera pas »

Voici un communiqué diffusé sur Indymédia Nantes:

L’aéroport ne passera pas

Actions nocturnes chez fit conseil et biotope, sous traitants d’aéroport grand ouest engagé dans la construction de l’aéroport de NDDL

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, Biotope, entreprise chargée d’effectuer des relevés biologiques sur la zone concernée par le projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, et FIT conseil, agence immobilière sous-traitant les procédures de rachat des dernières maisons invendues sur la zone, ont été attaqués. Tags, pneus des voitures de fonction crevés, serrures collées, pour leur montrer notre refus de ce projet.

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’actions se produit, et ce n’est pas la dernière.

Qu’il soit bien clair qu’il en sera de même avec tou-te-s les actuel-le-s et futur-e-s collaborateurices de la machine à urbaniser, broyer, bétonner et expulser, Vinci.
Tou-te-s les motivé-e-s d’ici ou d’ailleurs sont encouragé-e-s à organiser elleux-mêmes des actions contre tou-te-s celleux qui font sans remords du profit avec la misère et la destruction.

Nous ne nous laisserons pas aménager !

Nouveau décret sur les associations et le débat institutionnel sur l’environnement

Si nous ne croyons nullement aux institutions, tel n’est pas le cas d’une myriade d’associations, qui pétries d’illusions tentent de peser sur l’État plutôt que sur la population. Il est pourtant évident que l’Etat fait un tri soigneux, et c’est précisément ce que fait un nouveau décret au sujet de l’environnement.

Ce décret décide de quelles associations ont le droit de parole dans certaines instances institutionnelles, en plaçant la barre très haut en terme de taille. Or, la France n’étant pas l’Allemagne, l’écologie n’a pas de bases solides.

Une association d’utilité publique devra ainsi disposer d’un minimum de 5 000 donateurs… Alors que rien qu’un parti politique aussi « large » que EELV arrive péniblement à 30 000 adhérents.

L’auteur de l’article, très « choqué » par ce décret, est l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage. Si elle parle, c’est justement au nom de ces associations qui misent sur les institutions (elle est la présidente-fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, la CRIIGEN, qui s’occupe notamment de la question des OGM).

Les assos pour l’environnement se font entuber en douce

Les mauvais coups se font généralement le 14 juillet ou le 15 août. C’est encore plus tentant en période de crise majeure, comme actuellement. C’est sans doute pour cette raison que le Journal officiel du 13 juillet publie un nouveau décret concernant les associations.

Celui-ci fixe les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au premier point de l’article R.141-21 du code de l’environnement, concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.

Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents.

Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d’être représentées. De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».

Les assos les plus gênantes pour les lobbies handicapées

Ce texte est liberticide au regard de la liberté d’association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d’experts qui ont fait l’essentiel du travail en termes d’alerte au cours des dernières années.

Mouvement des générations futures – Criirad, Criigen, réseau santé environnement, Inf’OGM, pour n’en citer que quelques-uns – n’auront aux termes de ce texte plus le droit de participer, voire plus le droit d’être agréés puisque c’est l’agrément au titre de l’environnement lui-même qui est touché par ce décret scélérat.

Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d’alerte n’a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c’est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause.

En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.

De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu’elles ne remplissent pas les conditions.

Ainsi le gouvernement s’est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore.

> Référence concernant l’arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au 1° de l’article R. 141-21 du code de l’environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

Jonathan Paul a été libéré

Jonathan Paul a été libéré en ce début juillet. Cet américain, vegan depuis 25 ans, a passé un peu plus de 3 ans en prison et six mois dans une « institution » semi-carcérale en raison de l’incendie d’un abattoir (500 chevaux y étaient assassinés chaque semaine).

L’incendie succédait à une grande campagne des activistes et de la population locale pour le fermer.

A ce titre, sa sentence a été la plus lourde possible car il a refusé de négocier une remise en peine en échange d’informations à la police.

Jonathan Paul a également été accusé d’avoir participé à d’autres actions de l’ALF, notamment des raids de libération dans des laboratoires d’universités à la fin des années 1980. Il est en effet actif depuis lontemps.

Il a ainsi participé à la fondation de Hunt Saboteurs US, organisation dans laquelle il a été actif pendant cinq ans. En 1990, il a enquêté pendant une année sur les fermes produisant de la fourrure.

Il a également racheté une ferme dans le Montana, en se faisant passer pour un éleveur, sauvant 65 visons, 2 lynx du Canada et 2 lynx roux.

En 1995, il a participé à la fondation de l’association « Sea Defense Alliance » afin de stopper la chasse aux requins qui a lieu chaque année au large de Santa Cruz en Californie, ainsi que contre les sonars basse fréquence utilisés pour chercher du pétrole au large (et causant du tort aux animaux).

A partir de 1999 et pendant quatre années, il est actif dans « Ocean Defense International » qui protégeait les baleines sur la côte de Washington, en s’interposant entre celles-ci et les chasseurs (qui étaient de la tribu amérindienne Makah – rappelons ici que nous sommes universalistes et ne considérons pas que la libération animale soit « négociable »).

En 2005, Jonathan Paul conduisait un bus éducatif sur la côte ouest, destiné aux enfants à l’école afin de raconter la situation des baleines et des autres animaux marins menacés.

On notera qu’il a toujours reçu le soutien ouvert (également pour ses actions) de sa sœur, l’actrice Alexandra Paul (qui a joué dans la série « Alerte à Malibu »), qui est elle également très engagée.

Elle a participé à de nombreux sit-ins contre le nucléaire, participé à des manifestations (elle a même passé cinq jours en prison suite à une manifestation contre la guerre en Irak), soutient le démocrate vegan et très engagé Dennis Kucinich (elle-même n’est pas vegan au sens strict, puisqu’elle mange des œufs, seul travers au véganisme de sa part), etc.

Procès en Suisse de Costantino Ragusa, Silvia Guerini, Luca Bernasconi

Demain commence un procès express en Suisse, qui ne durera qu’un jour même peut-être, celui de personnes arrêtées il y a un peu plus d’un an, pour une tentative d’action illégale contre IBM.

Voici l’information que nous avions alors publié (en mai 2010) :

En Suisse, trois personnes ont été arrêté en possession d’une importante quantité d’explosifs et sont accusées d’avoir eu comme objectif un site de nanotechnologies d’IBM en construction à quelques kilomètres de là.

Ce site en construction, d’une valeur de 63 millions d’euros, est situé à Rueschlikon et ouvrira normalement l’année prochaine, il sera alors le plus important centre européen de nanotechnologies et de recherche biologique.

Les personnes arrêtées sont Costantino Ragusa et Silvia Guerini, d’origine italienne, et le suisse Luca Bernasconi. Elles sont véganes et connues pour leur éco-activisme; les médias les présentent comme faisant partie d’une organisation nommée « Il Silvestre. »

Leurs conditions d’emprisonnement ont immédiatement été très dures : isolement carcéral dans différentes prisons, et limitations du courrier à l’envoi et à la réception de trois lettres seulement parr semaine (par la suite cela est passé à deux lettres, de deux pages maximum).

Il y a également eu un moment une grève de la faim des personnes emprisonnées.

Les contacts directs avec les avocats ont également été rendus extrêmement difficiles, officiellement « pour des raisons d’organisations. » Les personnes accusées ne rencontreront leur avocat qu’aujourd’hui, à partir de 14 heures, alors que le procès commence demain matin…

Le procès aura lieu dans une petite salle et la défense n’a pas le droit d’être accompagnée, on l’a compris évidemment afin de passer sous silence ce qui se passe.

Il y a ainsi une large mobilisation en Suisse afin de les soutenir lors de leur jour de procès (le 20 juillet étant férié pour le tribunal), qui se tiendra dans la petite ville de Bellinzone.

Un site de solidarité existe (en italien, il s’agit de la Suisse italophone) :  http://silviabillycostaliberi.tk, des réunions d’informations sont prévues (au sujet de la lutte anti-nucléaire, des nano-technologies ainsi que la solidarité révolutionnaire), ainsi que des tentatives d’être présents au procès.

Il est bien entendu parlé en Suisse d’éco-terrorisme en raison de cette affaire, car la mobilisation en faveur de ces personnes emprisonnées est générale dans ce qu’on peut appeler les mouvances « primitiviste » et « anarcho-insurrectionnaliste. »

Ainsi, les prisonniers en Grèce de la Conspiration des Cellules de Feu ont émis un message de solidarité, alors que différents communiqués d’actions illégales dans le monde font de même (Londres, Madridcomme par exemple l’action de l’ARM en France qui saluait précisément ces personnes).

Voici justement un document d’une des personnes concernées, Siliva Guerini, qui exprime son point de vue, qui combine libération animale, libération de la Terre et primitivisme.

 

Message pour la rencontre de libération animale et de la terre de septembre 2010

Malheureusement je ne peux pas être présente à ces trois journées très importantes de la première rencontre de libération animale et de la Terre, mais avec ma pensée et mon cœur je suis là avec vous.
Je vous envoie ce message et je vous pense avec amour.

Nous sommes continuellement bombardéEs par une multitude de substances toxiques rejetées dans l’air, dans le terrain, dans les fleuves, dans les mers; submergéEs par des nocivités industrielles et technologiques. Biotechnologies et nanotechnologie sont en train de pénétrer dans l’entier tissu de cette société.

IntoxiquéEs, considéréEs des cobayes et des pièces de rechange, violéEs dans la profondeur des nos corps… entre l’aliénation d’un monde de circuits électroniques…

Tous les jours, dans tous les moments, une partie de la forêt amazonienne est détruite définitivement.

Espèces animales et végétales dont on ne connaît pas l’existence sont en train de s’éteindre, pour les fragiles et complexes liens et équilibres du monde naturel ensemble à ces-ci aussi des autres espèces sont destinées à s’éteindre.

Le poids de la destruction d’écosystèmes et de leur biodiversité, de la continuelle déprédation de leurs « ressources » pour le besoin énergétique du système industriel et des bouleversements climatiques est un poids ayant des conséquences si terribles et irréversibles pour la planète toute entière et pour tous les êtres vivants qu’il ne peut plus être considéré une question secondaire.

Ainsi que l’importance des luttes écologistes radicales pour contraster ce système qui se base sur l’avancée du progrès scientifique et technologique.

Les mêmes multinationales qui ont chez nous leurs sièges et centres de recherche et étendent leur pouvoir et leurs projets dans la manière la plus sournoise, dans le sud du monde elles manifestent leur visage de mort.

Pour les agriculteurs dépravés de leurs savoirs et obligés par les multinationales biotech comme Monsanto à planter des semences OGM stériles, pour les dernières tribu restées dans les forêts qui sont en train de disparaître pour laisser espace à des monocultures de soja et pour extraire biocarburants, pour eux il s’agit d’une question du survivance.

Ne pas réagir signifie mourir. Prêts aux armes ils résistent à l’avancée des multinationales et de la civilisation.

Leur résistance est aussi la notre, partie de la même lutte. Les luttes de libération animale et de la Terre font partie du même parcours, elles ne peuvent pas être scindées et considérées séparément.

Tous les êtres vivants sont liés au même fil d’exploitation. C’est le même système, le même paradigme anthropocentrique qui réifie tout être vivant en le réduisant à un pure numéro, à marchandise, à viande de boucherie, à ressource à utiliser, à agrégation d’organes à sectionner, à ensemble de cellules, de gènes et d’atomes à modeler et modifier…

Les nombreux plans d’exploitation et oppression du système sont comme plusieurs dimensions qui se pénètrent et se fusionnent l’une dans l’autre, en formant un filet à mailles serrées de liens et de relations. Éloigner une question spécifique de ce filet signifie perdre le contacte avec la réalité qui nous entoure et ne plus savoir comprendre les évolutions de la domination.

Il faut se demander à quoi on s’oppose, si à la domination dans toutes ses manifestations, quand on conduit des projets spécifiques il faut reconnaître la nécessité de l’union des luttes de libération.

Sans jamais perdre cette tension qui nous amène à être en conflit avec la société toute entière, qui nous empêche de nous contenter, qui nous empêche de nous cacher derrière des mots mais qui les fait devenir pratiques.

« Protester est dire que quelque chose ne nous plaît pas, s’opposer est faire ainsi que ce qui ne nous plaît pas ne va jamais plus arriver. » (Ulrike Meinhof, militant de la RAF).

Nous opposer c’est concrétiser l’ennemi en le rendant bien claire et visible devant nous, c’est concrétiser notre entendre et notre pensée.

Seulement en liant dans un seul front les luttes de libération animale et écologistes radicales nous sauront faire face à la complexité et à la profondeur de la domination, avec une lutte qui va au-delà de la surface pour dégonder à l’origine et dans la totalité toute forme d’exploitation.

Nous pourrons dire que la rue que nous avons entrepris est facile, que nous ne tromperons jamais et que nous réussirons à obtenir beaucoup de victoires.

Nous approcherions plusieurs militants, mais ainsi, sans être prêt-e-s à affronter les premières difficultés, quand elles se présenteront l’entier mouvement pourra couler. Pour l’éviter nous devons être conscients qu’en réalité la rue est longue et tortueuse, pleine d’entraves qui parfois nous semblent insurmontables.

Nous allons faire des fautes, nous allons subir des défaites, certain-e-s vont quitter la lutte et nous devrons s’affronter avec la répression… mais malgré tout cela, malgré le contexte autour de nous nous semble toujours plus désolant et qu’il soit toujours plus difficile de transmettre nos messages dans leur complexité et radicalité, si nous ne sommes pas nous, si ce n’est pas toi à décider de combattre, qui le fera? Si nous ne commençons pas maintenant à lutter, quand? Si nous attendrons, si tu attendras, il sera trop tard…

Face à ce scénario qui nous entoure si nous sommes assailli-e-s par l’impuissance et par le désespoir, nous ne devons par céder à ces sensations, mais les renverser dans la conscience et dans la force. Cette question tourne en tourbillonnant dans la tête: « Qu’est-ce qu’on peut faire? Qu’est-ce que on pourrait jamais réaliser contre tout cela? »

Pour répondre ça suffit simplement de commencer à renverser la route tracée par le système, en arrêtant le cours des événements que les puissants nous veulent faire croire comme inéluctable.

Tou-te-s sont indispensables, aussi seulement un individu peut faire la différence, il peut ouvrir une cage, et un prix trop élevé à payer n’existera jamais pour avoir sauver une vie… Plusieurs individus peuvent devenir un bâton entre les rouages de ce système et ils peuvent l’attaquer dans ses centres vitales.

Si toutes les personnes qui pour la première fois sont à cette rencontre, quand elle sera terminé, s’engageront concrètement et avec continuité, des nouvelles campagnes de lutte pourront naître et des projets déjà existants se renforceront et accroitront.

Ensemble nous pourront développer un mouvement de libération animale et de la Terre fort dans sa radicalité, composé par plusieurs âmes et plusieurs projets spécifiques, mais les tous unis par le même amour, par la même haine, par la même rage, par la même passion et par la même ardente nécessité dans le cœur de combattre contre qui exploite et tue tous les êtres vivants et la Terre, en conflit avec l’entier existant.

Sans peur de se tromper car par les fautes nous apprendrons et nous nous enlèverons plus conscients et forts. Sans peur de la répression car il n’y a pas des cages plus terribles de celles qui enferment million d’animaux.

Car face à une planète mourante il faut apprendre le courage de risquer notre liberté, car les cages les plus grandes ce sont celles que nous nous construisons autour de notre cœur et de notre esprit, faites d’indifférence et de justification pour ne pas agir…

Sous la peau, ce frisson qui nous fait vivre notre vie jusqu’au dernier soupir, qui nous coupe le souffle, avec le cœur battant et les poings toujours fermés. Avec la certitude de combattre avec tous nos efforts jusqu’au fond… Nous élevons les yeux dans la lumière des étoiles et nous conquérons le ciel…

A tous les esprits libres et sauvages qui le restent même si enfermés derrières les barreaux d’une prison ou d’une cage.

Liberté pour Costantino Ragusa, Luca Bernasconi, Marco Camenisch et toutes les prisonnières et tous les prisonniers révolutionnaires.

Silvia Guerini, prison de Bienne-Suisse, juillet 2010.

Element: power to the planet !

A moins d’être une de ces personnes qui broie du noir et qui prend la situation des animaux en otage pour propager son nihilisme, impossible quand on est vegan de ne pas être attiré au moins un minimum par l’esthétique colorée de la marque américaine de skate-board « Element. »

Il y a toujours eu des ponts entre les « scènes » que peuvent représenter les vegans et les skaters, et ce n’est pas pour rien puisqu’il existe un certain esprit en commun, très alternatif et pacifiste. Le problème des skaters est malheureusement leur horizon restreint amenant une naïveté par rapport au capitalisme: Element appuie beaucoup une conscience écologique, mais appartient à la multinationale « Billabong »…

Element a donc une esthétique très écolo, au-delà de ses tee-shirts « Save the planet » ou « Power to the planet », ce dernier slogan ayant même été à l’origine d’une campagne sur ce thème. Une campagne de publicité, car Element veut vendre (et cher, voire très cher on doit même dire!). Mais il y a quand même quelque chose, comme cela sautera aux yeux sur les images qui suivent, comme ces animaux grimpant dans les arbres en raison des inondations pouvant être provoquées par le réchauffement climatique.

Il y a également une association financée par Element – Elemental awareness – qui est notamment active en faveur des parcs naturels, des communautés amérindiennes. « Elemental awareness » signifie « conscience élémentale », « conscience des éléments », Element jouant sur le côté proche de la Nature (revendiquant le mot d’ordre « Conscience by Nature », Conscience par la Nature »).

Bref, tout cela pour dire qu’il y a de belles choses chez Element, et même de très belles, mais qu’il y a plus qu’un arrière-goût commercial (tout n’est pas vegan loin s’en faut d’ailleurs) et que c’est très cher. Et que cela rappelle à quel point la culture américaine / skater peut porter de bonnes choses aussi!

 

23 juillet: mobilisation pour rendre la liberté aux orques et dauphins d’Antibes !

La semaine prochaine aura lieu une mobilisation qui ne peut que toucher au coeur toutes les personnes reconnaissant la réalité animale… Une mobilisation à soutenir naturellement autant que possible!

*Mobilisons-nous tous ensemble pour rendre la liberté aux orques et dauphins d’Antibes !*

Le 23 juillet prochain, la Dolphin Connection sera présente toute la journée dans les villes de Cannes, Nice et Antibes, afin de sensibiliser le plus grand nombre de familles à la cause des cétacés, retenus prisonniers au Marineland d’Antibes.

Nous ne pouvons pas continuer à fermer les yeux sur ce qui se passe derrière ce tourisme « aquatique », sur ce que vivent les cétacés dans les bassins.

Quelle fut  leur histoire avant d’arriver dans un bassin, une capture suite à un massacre organisé, une séparation forcée de leurs  amis ou de leurs parents ? Qu’ont-ils subi durant leur détention, comment sont-ils nés et ont-ils grandi dans un espace vide et clos, eux qui sont faits pour
parcourir chaque jour de vastes distances en plein océan, chasser, pêcher, découvrir, socialiser avec des centaines de leurs semblables ?

Ce qui est sûr, c’est qu’ils passent de la plus totale liberté à la plus totale des soumissions dans un bassin devenu leur prison pour toujours.

Mais pourquoi dès lors font–ils des sauts et des cabrioles ?

En réalité, ce ne sont là que des pitreries forcées qui leur donnent droit à la « récompense » du dresseur, des poissons bourrés de vitamines, de calmants ou d’antidépresseurs.

Car pour se sustenter et tenir le coup, les cétacés captifs n’ont par d’autres issues que de faire le clown. C’est pourquoi, du fait de ces conditions de vie contre-nature qu’on leur inflige, un nombre insensé de cétacés décèdent bien avant l’âge.

N’ayons pas peur de dire que le but ultime des delphinariums n’est ni la pédagogie, ni la préservation d’espèces menacées, ni la recherche mais bien le seul profit, à n’importe quel prix et par tous les moyens.

C’est afin de faire connaître de telles vérités que la Dolphin Connection se mobilisera le 23 juillet prochain.

L’originalité de cette nouvelle association est d’être née en ligne, au départ d’un simple blog. De même que la «Révolution de jasmin» a pu naître des réseaux sociaux dans les pays arabes, la Dolphin Connection entend lancer ici une «Révolution bleue» visant à fédérer, au delà des frontières, l’ensemble des opposants à la captivité des dauphins et à mettre fin de manière définitive à tous les delphinariums de l’Union Européenne.

Ce mouvement s’appuie sur la «Déclaration d’Helsinki» qui réclame le statut de personne à part entière pour tous les cétacés, sur base des plus récentes recherches scientifiques démontrant l’évidence d’une intelligence, d’une conscience de soi, d’une organisation sociale, de cultures et de
langages incroyablement complexes chez ces mammifères marins.

*Pour en savoir plus sur les objectifs de La Dolphin Connection :
http://www.ladolphinconnection.com/la-dolphin-connection/

Pour en savoir plus sur la «vie» en delphinariums :

http://www.ladolphinconnection.com/ce-que-vous-devez-savoir-sur-les-delphinariums

Earth Crisis: Neutralize the threat

Un album d’Earth Crisis est toujours un événement. Pas forcément un événement musical au sens strict, car ce groupe de hardcore était véritablement actif de 1991 à 2001, sortant à l’époque de nombreux albums dont les paroles expriment le point de vue de la libération animale et la libération de la Terre.

Reformé il y a quelques années, il a donc sorti en 2009 un album intitulé « To the death » (nous avions alors notamment interviewé Walter Bond dont une action était le thème d’une chanson, avant sa récente arrestation). Cet album était très métal et le nouveau qui vient de sortir l’est tout autant.

Cependant, si cet album peut être sympathique (sans forcément plus, même si la rage est clairement là!), Earth Crisis est un témoignage d’intégrité dans la culture vegan straight edge, et d’engagement puisqu’il n’a jamais choisi la voie commerciale ni transigé sur ses affirmations. Le thème de l’album est d’ailleurs le principe de l’autodéfense (avec de multiples exemples, dont les black panthers).

Lèse Béton n° 3 et huissiers sur la ZAD

La pression monte sur la ZAD, des huissiers sont passés avec comme objectif de forcer l’expulsion pour le 17 août. Voici le communiqué, ainsi que le lien pour « lèse béton numéro trois« , qui est « le journal des occupant-e-s installé-e-s sur la ZAD en opposition au projet d’aéroport et qui s’adresse principalement aux voisin-e-s des bourgs alentours. »

Des huissiers sont passés sur la ZAD porter une assignation au tribunal de Saint-Nazaire pour le 17 août.

Ce matin, des huissiers du cabinet David, Drouin, Chagneau et Beaufils sont passés dans quelques maisons occupées sur la commune de Notre-Dame-des-Landes. Ils venaient porter aux occupant-e-s une assignation au tribunal d’instance de Saint-Nazaire pour le 17 août à 9 heures en vue d’« ordonner leur expulsion ». Ils sont repartis en dépanneuse.

On donnera plus d’infos et de propositions pour s’organiser ensemble dès qu’on sera plus au clair, notamment sur notre site web http://zad.nadir.org.

Nous ne partirons pas !

Eva Joly, candidate « écologiste » qui se perd dans la savane

C’est depuis l’ultra – bobo local La Bellevilloise de l’est parisien qu’Eva Joly a annoncé sa victoire aux « primaires de l’écologie » (58,16% des voix contre 41,34% à Nicolas Hulot) et tenu un discours truffé d’incohérences démontrant sa nullité écologiste.

Pour résumer simplement : au lieu d’avoir un faux écolo avec Hulot, on aura droit à quelqu’un qui ne l’est même pas pour faire semblant. Eva Joly veut être ministre de la justice du prochain gouvernement dirigé par le Parti Socialiste et ses alliés.

L’écologie ? Ce n’est pas son truc, comme on dit, et d’ailleurs elle a failli tout aussi bien terminer au MODEM (elle en est l’invitée vedette lors du grand meeting pour lancer la campagne des élections européennes en 2008).

Elle n’est arrivée à Europe Écologie que « par en-haut », en étant directement éligible pour les prochaines élections, grâce à l’invitation de Daniel Cohn-Bendit.

Écologiste, donc ? Pas du tout ! Et ses propos tenus après sa victoire hier sont donc très parlants. On y cherchera vainement une référence à l’écologie, à la nature, sans même parler des animaux ! Pour elle, voici ce qu’est l’écologie :

« L’écologie, c’est l’économie au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie. »

Non, cela n’est pas l’écologie. L’écologie, c’est une société humaine au service de Gaïa, dont l’espèce humaine n’est qu’une composante.

Mais voici les grands axes de son discours d’investiture (une vidéo ici), que nous présentons point par point, après l’avoir « savamment décortiqué »:

1.Eva Joly délire sur la savane

2.La « décroissance » version bobo

3.Un esprit « républicain »

4.Stéphane Lhomme, le décroissant qui a fait fonction d’idiot utile

1.Eva Joly délire sur la savane

Dans son discours, il n’y a qu’un petit passage qui parle d’écologie au sens strict. Le voici :

« Nous sommes pour la modération énergétique et la sortie du nucléaire.

Nous devons engager la conversion de l’économie, passer d’une société jetable à une société durable. Nous ne pouvons continuer à enfouir dans nos campagnes des machines à laver et des frigos qui sont fabriqués pour tomber en panne au bout de 3 ans.

Forêt amazonienne qui devient une savane où pousse le soja transgénique qui va être transporté à travers les océans pour nourrir le bétail. La savane africaine qui devient un désert. Ou la pêche industrielle qui anéantit les fonds marins. »

a) Où Eva Joly a-t-elle vu que la savane africaine devient un désert ? Dis comme cela, cette phrase ne veut rien dire du tout !

En effet, la désertification concerne principalement le Sahel, la zone juste en-dessous du Sahara (on parle des pays sub-sahariens). Les pays africains où se trouvent les savanes sont eux-même en dessous des pays sahéliens…

Pays sahéliens qui effectivement affrontent la désertification… Mais pas, au sens strict, « la savane africaine » !

b) Tout aussi incohérent : « Forêt amazonienne qui devient une savane où pousse le soja transgénique. »

Ici, Eva Joly montre encore une fois que son écologie est de pacotille. En effet, elle confond deux phénomènes : tout d’abord la destruction de la forêt amazonienne pour les plantations de soja (qui ne sont nullement des « savanes »).

Et ensuite, le réchauffement climatique, qui risque d’ici une centaine d’années de transformer la forêt tropicale amazonienne en savane, en raison d’une très importante baisse des pluies…

C’est vraiment n’importe quoi!

c) Nous ne savons pas où Eva Joly a vu que des machines à laver étaient accumulées dans des pyramides poubelles dans les campagnes françaises… En Inde, il existe en effet de telles poubelles, mais en France ce n’est pas le cas.

Les campagnes sont même justement de plus en plus rurbanisées : la nature perd du terrain !

Bref, c’est du grand n’importe quoi ! Mais cette mise en avant a une fonction idéologique. Lorsqu’elle parle de « la pêche industrielle qui anéantit les fonds marins », c’est pour justifier sa décroissance version bobo…

2. La « décroissance » version bobo

Voici le passage qui traite de la décroissance :

« Chacun sent bien que le monde change, que l’économie ne fonctionne plus comme avant.

L’économie française produit trois fois plus de richesses matérielles qu’il y a 30 ans. Sommes nous trois fois plus heureux ?

Ce sont des richesses matérielles souvent factices.
Cette richesse supplémentaire est d’abord mal répartie.
Nous sommes arrivés à l’épuisement d’une logique qui maltraite les hommes, une logique qui maltraite la planète.
René Dumont l’affirmait en 1974. Les faits donnent raisons à l’écologie dans tous les domaines : eau, agriculture, énergie, finance, industrie, santé. »

Là est un point très important. Nous à LTD disons que ce qui est produit répond à une logique anti-naturelle et même anti-humaine. Eva Joly ne dit pas cela, elle dit juste que les richesses sont mal réparties…

Ce qui est ici révélateur, c’est que la seule fois où elle parle des animaux, c’est en utilisant le terme de « bétail » : elle n’est pas pour l’abolition de l’exploitation animale. Elle veut seulement « temporiser », aller à un rythme moins rapide.

C’est la décroissance:

« Je représenterai la France de l’écologie. La France qui travaille pour les générations futures. La France qui place l’intérêt général au-dessus de celui des lobbies et du profit immédiat. La France qui change de modèle, qui retrouve le souffle de l’avenir.

L’écologie, c’est l’économie au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie.

La croissance sans fin qui serait le remède à nos maux est une chimère. Non, la croissance n’est pas la réponse au chômage et à la pauvreté. Nous sommes pour la redistribution des richesses.

Nous sommes pour la modération énergétique et la sortie du nucléaire (…).

Il y a la droite libérale et il y a une gauche productiviste.
Les écologistes sont porteurs d’une nouvelle vision du monde. »

La « décroissance » donc, comme idéologie afin d’éviter que les pauvres ne s’énervent trop, voilà ce qu’est l’écologie pour Eva Joly. Rien à voir avec la nature et une remise au vert de la planète…

3.Un esprit « républicain »

Une grande attention est donc portée à la « république » qu’il faudrait moderniser afin de sauver ce qui peut l’être. On a donc droit à un long passage, qui dit la même chose que le futur candidat socialiste à la présidentielle:

« Je représenterai la France qui n’accepte pas les discriminations et les ghettos.
La France du XXIème siècle, dont l’identité n’est pas la nostalgie d’un âge d’or imaginaire, mais un projet ouvert, riche de ses différences.
Je représenterai la France des régions souvent niées dans leurs traditions. La France des accents et des sangs mêlés. La France des banlieues, des chômeurs, et des petits salaires.

Je représenterai la France qui pense que la fraternité est notre bien le plus précieux. La France qui refuse de vivre sous le régime des privilèges. Celle qui désire de toutes ses forces retrouver l’esprit de la République (…).

Oui nous sommes partisans de la sixième république, et fiers de l’être.
Nous défendrons le scrutin proportionnel, le non-cumul des mandats, la parité, le droit de vote des résidents étrangers, et le référendum d’initiative populaire.
Oui nous refusons l’impunité et nous en sommes fiers.
Nous ferons de la France le fer de lance de la lutte contre les paradis fiscaux, qui volent les ressources des citoyens et vident les caisses des États. »

Pas de reconnaissance de Gaïa, d’une question mondiale, planétaire, mais simplement une modernisation des institutions… Bref, le mot « écologie » qui a comme fonction de moderniser la « social-démocratie »!

4.Stéphane Lhomme, le décroissant qui a fait fonction d’idiot utile

Que va-t-il alors advenir de Nicolas Hulot ? Stéphane Lhomme a tout fait pour le torpiller. Il soutient même Eva Joly, dans un grand délire mégalomane, il s’attribue même la victoire de celle-ci, comme il explique dans un communiqué :

« Stéphane Lhomme se félicite que son slogan de campagne, l’écologie de combat, lancé dès le 8 avril (cf http://stephanelhomme.free.fr ) ait été récupéré en cours de campagne par Eva Joly, qui a remonté la pente face à Nicolas Hulot à partir de ce moment là. »

Stéphane Lhomme se révèle bien ici avoir été l’idiot utile. Parce que non seulement il a aidé à ce que la « décroissance » devienne la théorie officielle d’EELV comme on vient de le voir, mais en plus il y aura Hulot, puisque Eva Joly a expliqué hier:

« Je remercie d’abord tous ceux qui m’ont choisie. Mais je remercie aussi tous ceux qui ont voté pour mes trois concurrents, notamment pour Nicolas Hulot. Ma légitimité d’aujourd’hui repose sur un scrutin ouvert aux écologistes venus de tous les horizons (…).

Ce qui nous rapproche est plus important que ce qui nous divise. Je veux rendre hommage ici à Nicolas Hulot qui a quitté un certain confort pour s’engager en politique et défendre l’écologie.

Il a, avec son équipe, un rôle de premier plan dans la mobilisation générale qui commence.

EE-LV est notre maison commune. C’est une maison ouverte et j’affirme avec joie notre unité. »

La boucle est bouclée. Eva Joly n’a pas renversé Hulot, elle le prolonge… Elle est le symbole d’une fausse écologie, qui se moque de la nature, pour qui les animaux n’existent même pas !

Tout le contraire de ce dont nous avons besoin… Gaïa a besoin qu’on la serve de la manière plus humble, la plus moralement correcte, la plus radicalement possible : pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre!

Vegan Reich: This is it!

Voici la traduction d’une chanson de « Vegan Reich », nom provocateur d’un groupe de musique hardcore/metal américain dont l’influence a été énorme dans le mouvement vegan à la fin des années 1980. La chanson s’appelle This is it et on peut l’écouter ici.

Les textes de ce groupe représentent tout l’esprit d’une époque mais aussi une grande radicalité, tout comme une idéologie qui donnera naissance au mouvement Hardline (voir ici une présentation et notre avis à ce sujet).

Pas difficile de voir une certaine dimension infantile – nous sommes à la fin des années 1980, c’est le tout début de la libération animale et il est même parlé de la libération de la Terre…. « pas d’allégeance à aucune nation, à la Terre seule va notre dévotion! »

Mais si l’on dépasse l’infantilisme par un point de vue posé et adulte, et qu’on conserve la radicalité, on a quelque chose de véritablement marquant, faisant d’ailleurs du groupe une référence historique incontournable pour les personnes vegan straight edge.

On peut également écouter ici la chanson « The way it is ».

This Is It (C’est çà)

This is no angry youth anthem singing about teen age rebellion.
Ce n’est pas ici une jeunesse en colère chantant au sujet d’une rébellion de teenager

It’s not the voice of a generation we’re not kids, this is no tantrum.
Ce n’est pas la voix d’une génération nous ne sommes pas des enfants, ce n’est pas un caprice

Nor is it a reaffirmation of the status quo of this nation, no stand for modern civilization and all it’s barbaric traditions.
Ce n’est pas non plus la réaffirmation du status quo de cette nation, pas un soutien à la civilisation moderne et toutes ses traditions barbares.

This is the final solution to mankind’s endless transgression, for earth’s liberation a vegan revolution.
C’est la solution finale à la transgression sans bornes de l’humanité, pour la libération de la Terre : la révolution végane

Beyond the confines and false divisions of alignment with color age or fashion
Au-delà du confinement et les fausses divisions de l’alignement sur la couleur, l’âge ou la mode

no alliance given to any nation to earth alone is our devotion.
pas d’allégeance à aucune nation, à la Terre seule va notre dévotion.

Guided by the purest convictions to harm no innocent life
Guidés par les convictions les plus pures de ne nuire à aucune vie innocente

for our existence self reliant and free of the addictions that lead the weak on a path of destruction.
autonome pour notre existence et libre de toutes les addictions qui conduisent le faible sur la voie de la destruction

We’ve attained perfection in ideology there’s no others of comparison.
Nous avons atteints la perfection en idéologie il n’y a rien en comparaison.

The highest stage in mankind’s evolution without question is Veganism.
Le plus haut degré de l’évolution humaine, sans aucun doute c’est le Véganisme.

And with this higher wisdom we offer you salvation but be warned, if you refuse it you’ll face extermination.
Avec cette plus haute sagesse nous vous offrons d’être sauvés, mais soyez avertis, si vous refusez vous faites face à l’extermination.

Cos it’s no personal decision nor a matter of opinion when the choice you make destroys all life in the ecosystem.
Parce que ce n’est pas une décision personnelle ni une question d’opinion lorsque le choix que vous faites détruit toute vie dans l’écosystème

Your victims have been voiceless so we’ve spoken for them.
Vos victimes ont été sans voix aussi nous parlons pour elles.

Now tired of wasting our breath there will be no more talking.
Maintenant, fatigués de gaspiller notre salive il n’y aura plus de blabla

This is it, no second chances, take heed it’s your last warning.
C’est cela, pas de secondes chances, prenez cela en compte, c’est votre dernier avertissement…

You’d better lock yourself inside because the storm is fucking coming.
Vous feriez bien de vous enfermer, car la tempête est en train d’arriver…

The storm is coming…
La tempête est en train d’arriver…

Ouverture du village autogéré sur la ZAD

Aujourd’hui a lieu l’ouverture « officielle » d’un village autogéré sur la ZAD (zone à défendre) du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Il y a déjà 150 personnes; pour les personnes désireuses d’y aller, voici le plan:

De Nantes rejoindre La Paquelais, puis prendre la route direction Notre Dame des Landes.
Au bout de 500 m, vous tombez sur un petit village qui se nomme la Boissière. Vous êtes tout prêt, il suffit ensuite de continuer encore 100m sur la route vers Notre Dame des Landes et prendre le premier chemin de terre à gauche et vous y êtes !!

Voici le communiqué de l’occupation du terrain, il y a deux jours:

La ZAD, 9 juillet 2011

On est une centaine, on vient d’occuper un terrain pour y faire un village autogéré, pour y dépasser la lutte contre le g8 qui nous a rassemblé au départ en construisant ensemble un moment concret d’alternative et de lutte.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1310244817.jpg

Ça fait longtemps que ça cogite, cette idée de sortir la contestation anti g8 de la pression des contre-sommets, des rendez-vous attendus, des nasses policières et des manifestations plan plan. En préparant un village long, autogéré, en le faisant ici, sur la ZAD, on souhaite élargir cette mobilisation, prendre le temps de la réflexion et de l’échange, lier lutte globale et locale. Notre rage est intacte : notre énergie aussi !

Maintenant on y est : le terrain est occupé, les gens motivés, les structures se montent, l’info se diffuse : on est ici pour y rester, au moins jusqu’à fin juillet !

Ce lieu ouvert se veut un laboratoire d’idées, une zone rebelle, une île pirate, un En dehors du monde pourri ! On a commencé à le monter et il y a de quoi accueillir tout le monde. Espaces médicaux, cuisines et sanitaires pour commencer, un accueil, un mode de fonctionnement horizontal à construire et reconstruire, de quoi manger à prix libre…

C’est pas une colonie de vacances et on crève d’envie de parler politique, de construire des réseaux pour faire vivre l’alternative, pour détruire leur monde, pour raser leurs aéroports. Ça ne veut pas dire qu’on ne sera pas content de voir arriver conteurs et poètes, musiciens et artistes, qu’on n’a pas prévu quelques concerts !

On vient d’ici et d’ailleurs, on prend ce temps parce qu’on pense important de prendre un peu de recul… pour mieux avancer !!!

On a prévu plein de choses, des débats, des ateliers, ça ne se passera sans doute pas comme on a prévu, et c’est tant mieux !!! On compte sur vous pour nous rejoindre… et nous surprendre !

Les infos sur http://www.gzero.info

Et voici le… « programme »:

APPEL À CONVERGENCE DES LUTTES ANTICAPITALISTES LORS D’UN VILLAGE AUTOGERE, DU 11 JUILLET 2011 A LA FIN DU MONDE AUTORITAIRE (AU MOINS!)

A L’OCCASION DE LA TENUE EN FRANCE DU G8 ET DU G20,
APPEL À CONVERGENCE DES LUTTES ANTICAPITALISTES LORS D’UN VILLAGE AUTOGERE DU 9 JUILLET 2011 JUSQU’A LA FIN DU MONDE AUTORITAIRE (AU MOINS!)
La nocivité du capitalisme n’est plus à démontrer. Après des décennies d’analyses politiques et de débats interminables nous savons combien ses effets sont violents, autant à l’égard des peuples que de leur environnement. Les « élites » économiques et politiques se sont arrangées pour instaurer et maintenir un système servant leurs intérêts. La machine est rodée. Elle se renforce et nous ressentons toujours plus la rage et le besoin de nous insurger contre ce monde qui ne nous correspond pas.
Notre lutte contre le capitalisme n’en est pas à ses débuts. Au delà des actions locales et individuelles, ce combat a souvent pris la forme de nombreux rassemblements et campements internationaux contre le G8 et le G20. En parallèle de ces contre-sommets, partout en Europe la pratique des campements thématiques s’est développée : les camps No Border, les Camps Action Climat et aujourd’hui les campements de résistance.
Le constat tiré des contre-sommets nous a montré que la pression du temps et la répression nous gênaient dans la réalisation de nos objectifs. Surtout, nous n’avons pas su nous renouveler et surprendre à nouveau l’ennemi, les contre-sommets se sont institutionnalises et font désormais partie intégrante du spectacle. Depuis quelques temps, la volonté de sortir des schémas de luttes classiques émerge. Il nous faut utiliser des temporalités et des lieux différents que ceux décidés et utilisés par les gouvernements lors des sommets internationaux. Nous souhaitons avant tout sortir de la simple critique et nous concentrer sur la convergence internationale, l’échange et le partage de pratiques pour la solidification de nos réseaux.
C’est pour toutes ces raisons, et après un bilan critique des mobilisations passées, que les participant.es aux réunions de préparation des contre-sommets des G8 et G20 (Dijon, novembre 2010 et Paris, février et avril 2011), réuni.es dans un collectif informel, NoG2011, ont voulu changer les modes d’organisation et faire naître un projet qui soit quelque peu différent des contre-sommets ou des camps habituels.
Le premier temps de cette mobilisation, celui des actions décentralisées contre le G8, s’est déroulé les 26 et 27 mai 2011. Dans près d’une trentaine de villes et 6 pays différents, des actions ont exprimé notre refus de ce monde qu’ils prétendent nous imposer.

Climate camp à Anvers et action contre BASF

Dans la ville flamande d’Anvers se tient en ce moment un Climate camp,un campement avec des ateliers (et une cuisine végane). A cette occasion, la nuit dernière des activistes ont campé sur un terrain de BASF. Voici le communiqué à ce sujet.

Une treizaine d’activistes écologistes passe la nuit de samedi à dimanche dans un campement sur le site de BASF à Anvers. Selon les militants, le géant de chimie est l’une des causes du changement climatique et d’autres problèmes environnementaux.

Les activistes sont arrivés sur place samedi 9 juillet et ont installé quatre tentes.

« BASF se présente sur son site internet comme une société qui excelle dans la durabilité et l’efficacité énergétique. La société affirme qu’elle contribue à trouver des solutions aux défis mondiaux tels que la protection du climat, l’efficacité énergétique, la nutrition et la mobilité. Par conséquent, il a semblé un excellent endroit pour installer notre camp action climat temporairement. Nous sommes ici la seule démarche véritablement verte », a déclaré l’un des activistes.

L’image verte que BASF présente sur son site internet, ne peut pas déguiser le mauvais rôle de l’entreprise.L’entreprise est l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre dans le port. L’industrie chimique consomme aussi beaucoup d’énergie.

En outre, BASF est l’une des forces motrices derrière le développement des organismes génétiquement modifiés. Dans l’essai sur le terrain controversé des pommes de terre génétiquement modifiées à Wetteren sont également développés des pomme de terre BASF. « Nous ne croyons pas que la modification génétique contribuera à résoudre la faim dans le monde, comme les propageurs le disent souvent », disent les militants.

L’action fait partie du Camp d’Action Climat qui a lieu à Anvers à côté du bois Sint-Anna qui est menacé par des grandes infrastructures autoroutières.

C’est déjà la troisième édition. L’année passée le Camp Action Climat était à Liège où des activistes ont bloqué un terminal de l’aéroport cargo de Bierset. En ce moment, des centaines d’activistes se rassemblent à Anvers pour une semaine d’ateliers, de débats et d’actions autour du changement climatique et de la mobilité.

Voici quelques photos du campement, ainsi qu’une action anti-pub menée en ville avec des enfants.

Areva, sponsor de l’athlétisme… et grand champion de la pollution radioactive

Hier, des activistes de Sortir du nucléaire ont tenu un petit rassemblement à l’occasion du meeting d’athlétisme à Paris, qui est sponsorisé par… AREVA. Une manière pour l’État, par l’intermédiaire de la Fédération d’athlétisme, de soutenir AREVA (AREVA appartenant à l’État français, la boucle étant bouclée, le tout au service du nucléaire…).

Areva, sponsor de l’athlétisme… et grand champion de la pollution radioactive

Le Réseau « Sortir du nucléaire » organise une action de protestation lors du meeting Areva du 8 juillet prochain au stade de France, afin de dénoncer le financement de l’athlétisme français par AREVA, grand champion de la pollution radioactive.

La catastrophe nucléaire de Fukushima et la contamination radioactive du Japon continuent. L’un des trois réacteurs accidentés, le réacteur n°3, utilisait du MOX, ce combustible éminemment dangereux à base de plutonium, fourni par… Areva. Pendant ce temps, l’industriel poursuit son partenariat contre-nature avec la Fédération Française d’Athlétisme. Cette année encore, elle finance le meeting AREVA, aux frais du contribuables (ii).

Une image saine et sportive, pour mieux faire oublier le pompier-pyromane qui se cache derrière ?

AREVA justifie ce financement en se targuant de valeurs communes entre l’athlétisme et l’industrie nucléaire : « progrès continu, excellence, […], enthousiasme, énergie ». Une éthique que le leader du nucléaire s’approprie sans scrupule, en parfaite contradiction avec la réalité du nucléaire. AREVA déclare en outre s’attacher à ne financer que des sports non émetteurs de gaz à effet de serre, tels la voile ou l’athlétisme. AREVA en grand champion de la lutte contre le changement climatique ? On n’ose y croire.

En agissant de la sorte, l’industriel profite de manière éhontée de l’image positive du sport et pérennise une campagne de communication douteuse : rappelons qu’AREVA est responsable de contaminations irréversibles de l’homme et de son environnement, contaminations soigneusement passées sous silence. Plus soucieux de sa rentabilité que de santé publique, AREVA cherche à exporter à tout prix (iii) son EPR, alors même que les experts en soulignent les nombreux défauts de sûreté.

Et contrairement à ce qu’AREVA se plaît à clamer, l’industrie nucléaire est extrêmement polluante et freine le développement des vraies solutions qui permettront de lutter efficacement contre le changement climatique (iv). L’entreprise exploite des mines d’uranium au Niger, au Kazakhstan ou sur les terres aborigènes australiennes, et ce au mépris des populations locales et dans des conditions sanitaires insupportables (v). Il est donc bien difficile de trouver des valeurs similaires entre les activités d’AREVA et l’athlétisme.

Areva, l’ami des jeunes…

Areva « déploie des actions spécifiques à destination des jeunes, […] en conviant des jeunes Franciliens issus de quartiers défavorisés au Stade de France ». La démarche est claire et assumée : « renforcer son attractivité auprès d’un public de plus en plus large », en s’achetant pour cela une image sympathique. Pourtant, le nucléaire nuit gravement aux générations futures : 34 000 enfants au Japon vont devoir être équipés de dosimètres afin de mesurer les doses de radioactivité subies quotidiennement (vi) ; du césium a été détecté dans l’urine d’enfants de la préfecture japonaise de Fukushima (vii), et ceux-ci sont désormais tenus d’absorber la même dose de radioactivité que les travailleurs du nucléaire (viii).

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce cette gigantesque opération de désinformation aux frais du contribuable qui entache fortement l’image de l’athlétisme, et presse les dirigeants de la FFA ainsi que le Secours Populaire à rompre tout lien avec AREVA.  P

(i) Le MOX est un mélange de plutonium et d’uranium. Le combustible MOX fabriqué en France contient environ 7 % de plutonium. Il est coupé avec de l’uranium appauvri et non avec de l’uranium de retraitement qui perturberait la réaction de par sa composition. Après utilisation, le MOX contient toujours du plutonium (5 %), et de nouveaux produits de fission (6 %). 5 à 7 fois plus radiotoxique qu’un combustible irradié classique, il dégage une chaleur intense pendant des décennies. Le retraitement du MOX a été essayé, puis autorisé en 2003, mais il n’est pas pratiqué à l’échelle industrielle. Actuellement, le “cycle” s’arrête donc après une seule étape et génère des déchets pires que les précédents. Pour en savoir plus,

(ii) Rappelons que l’Etat français détient 93% d’Areva. Celle-ci est donc tributaire de l’argent des contribuables français.

(iii) EDF a confirmé en juillet un retard de deux ans dans la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. L’entrée en service commercial de ce réacteur n’aura pas lieu avant 2014. Ce retard s’accompagne d’un surcoût d’au moins 2 milliards d’euros. L’EPR français coûtera donc au bas mot 5 milliards, au lieu des 3,3 milliards annoncés initialement. Par ailleurs, l’EPR en construction en Finlande accuse plus de 44 mois de retard pour un surcoût de 3 milliards, soit un doublement du coût prévu au départ. Au total, ce sont donc déjà 5 milliards d’euros de surcoût qui seront à la charge des contribuables français.

(iv) Pour en savoir plus, consulter notre dossier « Face à la menace climatique, l’illusion du nucléaire »

(v) Pour en savoir plus, consulter notre dossier sur les mines d’uranium.

(vi) http://www.20minutes.fr/article/740793/34000-enfants-fukushima-equipes-dosimetre

(vii) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/164674;les-enfants-de-fukushima-contamines-par-les-rejets-radioactifs.html

(viii) Nous avons rassemblé près de 30 000 signatures contre l’exposition des enfants japonais à des doses élevées de radioactivité ; voir la pétition à ce sujet ici : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=petition-japon