• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Action contre Vinci et en solidarité avec les défenseurs de Khimki

Voici le communiqué d’une action menée dans la banlieue parisienne (on peut voir une vidéo ici):

Action contre Vinci et en solidarité avec les défenseurs de Khimki

Le 26 août 2010, le président russe Medvedev cédait aux pressions et interrompait le chantier de l’autoroute entre Moscou et Saint Petersbourg, qui prévoyait de dévaster des centaines d’hectares de la forêt de Khimki. Les activistes locaux ont alors senti le goût de la victoire, qui leur a été volée quelques mois plus tard, lorsque le président, comme toujours influencé par l’oligarchie corrompue, a décidé de reprendre les travaux de l’autoroute.

La lutte pour la forêt de Khimki, contre le projet d’autoroute et contre la corruption qui gangrène la société russe a donc repris de plus belle, se poursuivant jusqu’à aujourd’hui avec une ardeur admirable. Mais cette lutte rencontre une opposition farouche et souvent violente des autorités, des forces de police, de la sécurité privée du chantier et des fascistes…

L’entreprise Vinci, chargée de mener à bien le projet contre une manne de 1,5 milliard d’euros pour le seul tronçon qui défigure Khimki, est directement impliquée dans cette nouvelle tentative de la part des autorités russes d’écraser la population et de lui imposer encore une fois des décisions iniques.

L’entreprise Vinci, à force de déposer ses merdes tout autour du monde, et particulièrement là où les droits et libertés de la population sont baffoués, doit s’attendre à ce que notre colère grandissante se dirige un peu plus chaque jour contre elle.

Les projets en béton armé de Vinci, sponsorisés et financés par le capitalisme, doivent rencontrer, partout où ils cherchent à sortir de terre, notre rage sans concession.

C’est donc en solidarité avec les copains et copines russes que nous sommes allés, dans la nuit du 26 août, coller sous les fenêtres du siège de Vinci, à Rueil-Malmaison, un petit message à son attention :

FORET DE KHIMKI, AEROPORT DE NANTES  VINCI DEGAGE !

En vidéo

Des relais de la lutte contre Vinci en France

Le chantier grandit, notre détermination aussi!

Voici un communiqué traduisant lui-même un communiqué italien d’il y a quelques jours: la résistance contre le TAV continue, et cet appel montre que loin de n’avoir aucun sens, il  a plein de luttes qui portent sur des choses concrètes, sur le monde comme nous voulons le vivre.

S’opposer au bétonnage, voilà quelque chose de très constructif pour soi-même et la planète… « Que vous veniez pour deux jours, une semaine ou un mois, sachez qu’ici tout est utile (matériel de construction, matériel médical, denrées alimentaires, matériel d’escalade, ou autre, selon vos envies et vos affaires superflues). »

Le chantier grandit, notre détermination aussi!

Loin de vouloir résumer vingt ans de lutte NO TAV ! [à lire par exemple : « 20 ans de luttes contre le TAV en Italie » ; « Carnets du NO TAV ! Insurrezione Alta Velocità » ; « Des infos du No-TAV (nord de l’Italie) »), voici des nouvelles fraîches du Val Susa.

26 août : il faut tenir la Baita !

Malgré les résistances multiples dans le Val Susa, le chantier s’agrandit de jour en jour. Bien que nous perdions du terrain (extension du chantier), le camp de la Baita, au plus près du chantier, reste plus que jamais stratégiquement important. Le chantier en lui-même n’a pas commencé, mais la militarisation de la zone s’accentue (nouvelles arrivées de matériel blindé, vols d’hélicoptères, harcèlements quotidiens – plus de six cents flics en continu avec une relève toutes les six heures).

Malgré le risque constant d’expulsion, la vie du camp de la Baita continue et toute forme de présence est la bienvenue (ravitaillement, cuisine, construction et défense de barricades, tours de garde, activités diverses qui nous permettent d’échanger autour de nos pratiques dans une ambiance festive).

Cette lutte est l’occasion de rassembler les habitants de la vallée, les individus de 7 à 77 ans, de toute l’Italie et d’ailleurs, alliant tous les modes opératoires de la pétition à l’affrontement direct.

Que vous veniez pour deux jours, une semaine ou un mois, sachez qu’ici tout est utile (matériel de construction, matériel médical, denrées alimentaires, matériel d’escalade, ou autre, selon vos envies et vos affaires superflues). Que ce soit à Giaglione, poste plus calme, ou au campement de la Baita, le risque de gazage est quotidien, le matériel prévu à cet effet est donc nécessaire.

Au-delà de ce sombre constat, cet appel est une invitation à venir prendre part à une résistance joyeuse.

Des francophones du Val de Susa

Non, on ne peut pas « adopter » en animalerie !

Sur certains forums consacrés aux animaux, il n’est pas rare de lire «…j’ai acheté [un rongeur, par exemple] à l’animalerie. Oui, je sais c’est pas bien…».

Un « oui je sais c’est pas bien » comme pour se dédouaner de l’énorme bêtise faite bien consciencieusement.

Il est très fréquent de lire aussi que des personnes ont «ADOPTÉ » en animalerie. Rappelons tout de même que dans le commerce, on VEND des OBJETS contre une somme d’argent. Rappelons qu’un animal est un ÊTRE VIVANT et qu’une vie ne devrait pas s’acheter en MAGASIN. Les animaux ne devraient pas être des marchandises avec un prix défini, qu’on peut se procurer comme bon nous semble, à l’instant T choisi, sur un coup de tête éventuel.

Il y a des refuges dans toutes les villes (si il n’y a pas de refuges au plus prêt, les co-voiturages existent). Ces refuges sont saturés. Les forums animaliers recensent chaque jour plusieurs nouvelles annonces d’adoption.

Chaque jour ce sont des dizaines et des dizaines d’animaux en attente d’adoption que décrivent les annonces. Consulter ces annonces tous les jours est un cauchemar tellement il y a des animaux à adopter.

Partout. Tout le temps. Et toujours plus.

Parmi les causes, citons les déménagements, les problèmes de santé plus ou moins graves dont les allergies plus ou moins subites aux poils/à l’urine d’un animal, l’arrivée d’un bébé, les ruptures familiales, les pertes d’emploi, vouloir faire une « portée » à sa femelle chatte etc etc.

Les raisons de se débarrasser de son animal sont tristement nombreuses. Et quand on est passionné par tel animal et qu’on participe à un forum dédié à l’animal en question, on voit quotidiennement ces annonces d’abandon.

Malgré toutes ces vies à sauver et à aider à placer dans de bonnes familles, les discours de ce genre : « Ouai, j’ai beau savoir que prendre des rats dans ce genre de situation c’est pas du sauvetage, je sais pas si je résisterais… Parceque pour eux, ça fait une différence, même si des salopards s’engraisse derrière tout ça, ce qu’il ne faut pas cautionner, j’en ai bien pris conscience… Devant ces petites vies, je raisonne plus trop » sont encore beaucoup trop nombreux !

Outre le fait qu’il faut refuser l’animal-marchandise, derrière un animal ACHETÉ en animalerie, ce sont 10 autres qui arriveront derrière pour le remplacer. A la fin de l’article, nous mettons quelques images d’une exploitation de rongeurs qui « fournit » les animaleries.

Vendre des animaux est un business, et en animalerie, on n’ADOPTE PAS, on ne fait encore moins de « SAUVETAGE » mais on ACHÈTE et on PARTICIPE à ce commerce d’êtres vivants.

Car oui, aussi fou que ça paraisse, lire que des personnes ont fait un « SAUVETAGE » dans une animalerie en ACHETANT un animal n’est pas rare.

Parmi les raisons invoquées, pour le cas des rongeurs, il y a le fait de savoir qu’ils termineront dans le ventre d’un serpent, car invendus.

Par ailleurs, les conditions de vie déplorables des animaleries (mâles et femelles non séparés, et donc des femelles achetées enceintes et donc encore des animaux en plus à placer), litière non adaptée rendant les animaux malades, animaux issus de trafics de pays étrangers, aucun épanouissement ni jeu, pas d’abri pour s’isoler/se cacher, animaux très malades et jamais manipulés…) poussent les personnes les plus sensibles à acheter ces animaux afin de les sauver de cet enfer.

Et au premier abord, le raisonnement de ces personnes est juste et normal, mais il faut savoir ce qu’il se cache derrière et assumer que ce n’est ni une adoption, ni un sauvetage. Même si la volonté de vouloir sauver cet animal était sincère, les conséquences de cet achat seront terribles pour les futurs animaux mis en vente.

De ce fait, ce cercle infernal ne peut jamais s’arrêter car, en effet c’est le principe de l’offre et de la demande : si il n’y a plus d’achats d’animaux, ils ne se retrouveront plus en vente dans les commerces.

Il faut que les commerces ferment, il faut que les sauvetages se généralisent!

Le but des sauvetages est de sauver des vies et d’offrir un foyer chaleureux aux êtres qui ont souffert.

Ils se font généralement grâce à la participation de particuliers, qui sauvent les animaux de l’enfer dans lequel ils vivent afin de leur offrir une meilleure vie.

Le seul et unique but des animaleries est par contre le commerce. Faire de l’argent uniquement.

Il est temps d’avoir une nouvelle mentalité, de créer une culture végane ouverte aux animaux. Une culture qui mette en avant et vante l’adoption d’animaux, une culture qui refuse que les animaux soient victimes du système actuel où toue vie est marchandise et toute vie s’achète!

L’ouragan Irène

L’ouragan Irène a rappelé encore une fois que Gaïa n’était pas un grand caillou, et les informations sur le blocage de la « trépidante » ville de New York le montrent bien. L’humanité ne peut pas vivre de manière « indépendante » de la nature.

Voici une photo d’Irène prise depuis l’espace.

Irène était au départ une tempête tropicale, elle-même issue d’une onde tropicale. Essayons de présenter la chose de manière compréhensible : à l’Équateur, le soleil est au plus haut à midi sur la planète et l’air y est particulièrement réchauffé.

Il se dilate alors, grimpe en altitude, se refroidit et se condense pour former des nuages. Il fait en effet -67°C à 14,5 km du sol.

La zone à l’Équateur est ainsi très marquée, c’est elle que dans la marine on appelle historiquement le « pot au noir » en raison du mauvais temps. Voici une carte où l’on voit très bien le phénomène en comparaison avec les autres zones géographiques.

De l’espace, on voit facilement la zone, en raison de ses nuages.

Voici une carte montrant la planète et cette zone, appelée « Zone de convergence intertropicale. »

Le mouvement ascendant est appelé cyclonique ; le phénomène inverse c’est l’anti-cyclone. Voici un schéma pour avoir le principe visuellement ; de la même manière que le mouvement ascendant amène du « mauvais temps », l’anti-cyclone amène du beau temps.

Voici encore un exemple, en Europe cette fois : à l’est il fait beau, mais à l’ouest on voit bien ce qu’est un mouvement cyclonique.

Le phénomène est donc particulièrement marqué sur la « Zone de convergence intertropicale » : voici encore un schéma pour montrer comment les vents s’y rencontrent.

Il suffit alors, sans rentrer dans les détails, que la pression de l’air soit plus faible à un endroit et cela forme une dépression qui se combine à l’océan, à condition que la température de la mer soit supérieure à 26 °C sur une profondeur d’au moins 50 mètres là où il y a dépression.

Car les cyclones, appelés ouragans en Amérique du Nord et typhons dans le Pacifique, ne se forment qu’au dessus de l’océan : au-dessus de la terre ils perdent leur puissance (ils peuvent la regagner s’ils repassent au-dessus de l’océan).

Et Irène alors ? Eh bien Irène est une onde tropicale partie d’Afrique, qui a gagné en puissance pour devenir une tempête tropicale, et enfin un ouragan à l’approche des Caraïbes.

Il existe évidemment une échelle, appelée échelle de Saffir-Simpson, pour mesurer les ouragans. Sur une échelle de 6, Irène est allée jusqu’au niveau 3, en orange sur la carte ci-dessous.

Comme on le voit, Irène s’est affaiblie à l’approche des Etats-Unis. Mais le risque était important : un ouragan de catégorie 3 déracine les arbres dans une zone jusqu’à 15 kilomètres à l’intérieur des côtes.

Et évidemment, la ville de New York est au bord de la mer. Voici une carte officielle montrant les zones à risques, risquant les inondations et les coups de l’ouragan.

65 millions de personnes aux Etats-Unis étaient même concernées par l’ouragan. Les gens ont dû se barricader, et évidemment les magasins ont été pris d’assaut.

Finalement, il n’y aura eu « que » des pluies torrentielles et 50.000 foyers privés d’électricité à New York, alors que le chiffre est de 900.000 foyers en Caroline du Nord et en Virginie.

Voici une photographie prise à New York, où l’on voit un chien qui doit pratiquement nager pour avancer.

Auparavant, ce sont les grandes Antilles qui ont été touchées, avec plus de 800 000 foyers privés d’électricité et 120 000 d’eau potable. Après les États-Unis, Irène s’en va au Canada, où 100 000 foyers sont déjà privés d’électricité.

Au total, on compte 20 personnes humaines tuées: on l’aura compris, l’ouragan cause surtout des dégâts matériels, notamment dans les Caraïbes en raison de la pauvreté, de la précarité des installations humaines.

Voici deux images montrant l’importance d’Irène.

Voici Irène au-dessus des USA.

Pour finir, voici deux très intéressantes cartes. Voici déjà la hauteur d’Irène, qui va jusqu’à 18 kilomètres de haut.

Et voici la température : plus on grimpe, plus il fait froid.

Un phénomène comme Irène a été utilisé par les médias pour faire du sensationnalisme, or cela masque surtout le fait que de tels phénomènes aussi importants sur notre planète sont largement inconnus ou en tout cas incompréhensibles par la grande majorité des gens.

Ce qu’on a ici c’est surtout des experts (et encore les sciences de la Terre sont encore peu avancées, ayant bien moins de moyens que l’armement, et les scientifiques sont très arriérés avec leur conception comme quoi la Terre est un caillou, étant incapables de considérer Gaïa comme un tout).

C’est la preuve d’une contradiction énorme entre l’humanité et la planète, et une telle contradiction n’a pas sa place !

Un fleuve souterrrain, sous l’Amazone

Les découvertes concernant Gaïa sont de plus en plus nombreuses, et tellement en contradiction avec les destructions !

Ainsi au Brésil, l’un des lieux où la destruction de la nature s’accélère le plus, on a découvert un nouveau fleuve, souterrain, à 4 kilomètres de profondeur.

Ce fleuve coule d’ouest en est, suivant le cours de l’Amazone mais en étant bien plus large : il fait entre 200 et 400 km de large, quand l’Amazone fait entre 1 et 100 km de large.

Par contre, il s’écoule quasiment verticalement sur deux kilomètres, pour ensuite suivre un cours presque à l’horizontal, ce qui fait qu’il a un débit vraiment lent comparé à l’Amazone : si ce dernier fleuve a un débit de 0,1 à 5 mètres par seconde (pour 133,000m3 d’eau!) le fleuve souterrain a lui un débit d’entre 10 à 100 mètres par an (ce qui fait un débit d’environ un millimètre par heure!).

Le fleuve souterrain a été découvert suite à l’étude de 241 puits forés par l’entreprise Petrobras dans les années 1970 et 1980, afin de trouver du pétrole.

Elizabeth Tavares Pimentel et Valiya Hamza, de l’institut brésilien de Géophysique, ont alors fait des calculs notamment en utilisant la température de l’eau (le fleuve a pris le nom de « Rio Hamza » en raison de son « découvreur »).

Toujours à propos de l’Amazone, il y a quelques jours Google a commencé à topographier le fleuve selon le même procédé que « Google Street View. » Un bateau suit le fleuve et photographie, comme s’il s’agissait d’une rue géante et maritime menant aux habitations, aux écoles, etc.

Le projet a été proposé par fondation  Amazonas Sustainable Foundation, dont le président Virgilio Viana a expliqué :

« Nous voulons que le monde voie que l’Amazone n’est pas qu’un endroit avec des plantes et des animaux. »

Google contribue ainsi clairement à la colonisation de la nature, d’un des derniers bastions naturels… Heureusement, Google ne pourra s’occuper que de 50 kilomètres, pour une période de trois ans. Mais des équipes locales seront formées…

Quand on pense que de l’autre côté, Google se la joue écolo: sur Google Earth des options permettent de constater la déforestation (en paramétrant les dates et en comparant, on peut voir un exemple vidéo ici).

C’est dire l’urgence qu’il y a à combattre cette tendance envahissante de l’être humain… La planète doit redevenir bleue et verte !

« Devenir végétalien comme Bill Clinton »

« Devenir végétalien comme Bill Clinton »: voici un bien étrange article, néanmoins intéressant. On peut le retrouver dans Le Parisien, dans la rubrique « voyages » – ce qui est étrange car sans rapport, et en plus il a été « fourni » par « relaxnews » qui se présente comme:

La première agence de presse spécialisée dans la conception et la production de contenus LOISIRS rich media pour le web, le print, le mobile, la TV et les médias sociaux.

Le véganisme comme anecdote de voyage ou de loisir? Voyons plus loin et comprenons le sens de cet article: le véganisme suinte de tous les pores de la société. Toute la réalité exige le véganisme, et ce genre d’article témoigne d’un véritable mouvement de fond! Même s’il n’est pas parlé des animaux, s’il est seulement parlé ici de santé et d’alimentation, c’est en pratique tout le rapport à la vie qui est posé en arrière-plan!

Devenir végétalien comme Bill Clinton

La semaine dernière, l’ancien président américain Bill Clinton a confié ses nouvelles habitudes alimentaires à la chaîne d’informations CNN, il a expliqué son régime végétalien suite à son quadruple pontage coronarien en 2004.

On connaissait son amour pour les hamburgers et les donuts, mais après ses opérations du coeur, Clinton a perdu 11 kilos et a abaissé son taux de cholestérol de façon spectaculaire en adoptant le régime végétalien, l’année dernière, même s’il s’octroie occasionnellement un peu de viande.

« J’aime les légumes, les fruits, les haricots que je mange désormais« , a expliqué Bill Clinton au Dr. Sanjay Guptaau cours de leur entretien sur CNN.

Sa stratégie de nutrition consiste, selon ses explications, à éviter tous les aliments qui pourraient porter atteinte aux artères (viande, oeufs, produits laitiers…) et de suivre les préceptes des docteurs Dean Ornish et Caldwell Esselstyn Jr., qui sont à la tête d’un programme pour la prévention cardiovasculaire au Wellness Institute de la Cleveland Clinic.

« Le régime végétalien est une des façons les plus saines de vivre… en sachant ce que l’on fait« , explique LiveScience à propos du régime de l’ancien président américain. « Cela peut aussi être un très mauvais régime si l’on ne sait pas ce que l’on fait, ce qui est souvent le cas« .

Les protéines animales sont remplies de nutriments nécessaires comme les oméga-3 (dans les poissons gras), le calcium, le fer, le zinc et les vitamines B12.

Les végétaliens doivent donc redoubler d’ingéniosité pour consommer ces nutriments en mangeant des légumes verts riches en calcium comme les brocolis, le chou frisé, les navets, des noix riches en zinc, des graines de lin riches en oméga-3, et des aliments riches en protéines comme les haricots, chaque jour, selon LifeScience.

Les végétaliens peu avertis font parfois de mauvais choix alimentaires du fait du spectre restreint de possibilités qui s’offrent à eux, ou recourir à des substituts à la viande, qui peuvent être saturés en graisses et en sel.

MyPyramid.gov recommande aux personnes contre les produits provenant des animaux de consommer des haricots blancs, des noix, des pois chiches du tofu, du tempeh (soja fermenté) et des steaks végétariens pour répondre aux besoins nécessaires en protéines.

Les jardins de Platon, Aristote et Epicure

Quand on pense aux jardins, on peut penser au divertissement ou la tranquillité, mais ce n’est pas forcément le cas : parmi les premiers jardins qui ont eut une grande importance, il y a ceux de Platon et d’Aristote, lieux d’intense réflexion.

La Grèce de l’Antiquité avait déjà une culture de la promenade, avec des allées dans les villes, où l’on pouvait se promener, discuter, faire des jeux, se confronter sportivement, etc.

A Athènes, plusieurs jardins étaient dédiés au héros mythique Academos, et c’est dans un de ces jardins qu’a débuté l’école de Platon, appelé pour cette raison « académie. »

Platon et ses disciples disposaient alors d’un grand jardin, avec plusieurs autels (les jardins dédiés à Academos en avaient toujours), des salles de cours et une bibliothèque, des habitations et un gymnase.

Il ne s’agit pas que d’un décor : Platon enseignait dans le jardin, par la suite il fit lui-même l’acquisition d’un jardin où il enseigna.

Son disciple Aristote fit de même, dans un jardin au sein du Lykaion, le « gymnasion » (du grec gymnós qui signifie « nu ») dédié à Apollon Lykaios (c’est-à-dire au dieu Apollon sous l’un de ses aspects, Lykaios désignant la lumière).

Le mot a évidemment donné « lycée » en français (mais il faut aussi penser au mot école, car le gymnasion était un lieu où l’on devait progresser, se parfaire – σχολή, scholé en grec, notamment pour les sportifs).

Les disciples d’Aristote étaient appelés les « Lukeioi Peripatêtikoi », « ceux qui se promènent près du Lycée », les péripatéticiens (du terme grec peripatein, « se promener », le terme en français a fini par désigner les prostituées!).

Le jardin était donc synonyme de réflexion; la pensée devait être à l’air libre, et non pas enfermée.

Le jardin peut même être le lieu à l’écart de rassemblement de ceux qui veulent vivre pacifiquement:  Épicure ouvrit également son jardin, ouvert aux hommes ainsi qu’aux femmes, et où lui-même enseigna jusqu’à sa mort.

On ne sait quasiment rien de ce jardin, mais voici ce qu’en dit Sénèque dans les Lettres à Lucilius, qui montre la dimension pacifique et tranquille du jardin.

Pour bien comprendre le passage, il faut penser que l’épicurisme vise la « paix de l’âme », l’ataraxie, et qu’il s’agit d’une philosophie matérialiste (opposé à l’académie platonicienne donc, et d’ailleurs situé non loin, faisant une sorte de concurrence).

Or, certains pensaient que l’épicurisme vise simplement à satisfaire ses besoins brutalement (c’est encore ainsi que beaucoup comprennent le mot épicurisme), alors qu’en réalité il s’agit d’un éloge de la simplicité et de la frugalité, du contentement naturel de la vie. Sénèque se moque de ceux qui n’ont pas compris l’épicurisme.

Si je cite volontiers toute noble parole d’Épicure, c’est surtout pour les gens qui se réfugient dans sa doctrine séduits par un coupable espoir, s’imaginant trouver là un voile à leurs vices : je veux leur prouver que, n’importe le camp où ils passent, il leur faut vivre vertueusement.

Lorsqu’ils approcheront de ces modestes jardins, de l’inscription qui les annonce : « Passant, tu feras bien de rester ici ; ici le suprême bonheur est la volupté ! » il sera obligeant le gardien de cette demeure, hospitalier, affable : c’est avec de la bouillie qu’il te recevra ; l’eau te sera largement versée ; et il te demandera si tu te trouves bien traité.

« Ces jardins, dira-t-il, n’excitent pas la faim, ils l’apaisent ; ils n’allument pas une soif plus grande que les moyens de la satisfaire : ils l’éteignent par un calmant naturel et qui ne coûte rien. Voilà dans quelle volupté j’ai vieilli. »

Je ne parle ici que de ces désirs qui n’admettent point de palliatif, auxquels il faut quelque concession pour qu’ils cessent. Pour ceux qui sortent de la règle, qu’on peut remettre à plus tard, ou corriger et étouffer, je ne dirai qu’un mot : cette volupté, bien que dans la nature, n’est point dans la nécessité ; tu ne lui dois rien : si tu lui fais quelque sacrifice, il sera bénévole.

L’estomac est sourd aux remontrances : il réclame, il exige son dû ; ce n’est pas toutefois un intraitable créancier ; pour peu de chose il nous tient quittes : qu’on lui donne seulement ce qu’on doit, non tout ce qu’on peut.

Laisser un coin de jardin au naturel

Nous inaugurons une catégorie « parc et jardins » parce que nous allons publier beaucoup d’articles sur ces éléments très importants d’une reprise du contact avec la Nature. Nous allons présenter l’histoire des jardins et des parcs, présenter les plus connus et plus beaux d’entre eux, etc.

Malheureusement, pour l’instant profiter de ces parcs et jardins est souvent très difficile : il y en a peu, ils ne sont pas dédiés à la Nature sauvage mais sont torturés dans des formes géométriques etc. afin de servir d’agréments, etc.

Certaines personnes, qui disposent de moyens financiers ou bien sont à la campagne (ou bien encore des zones rurbaines), peuvent parfois profiter d’un jardin particulier. En raison du caractère privilégié de cela, nous ne nous attarderons pas vraiment dessus, tout en en soulignant l’importance.

En effet, en terme de surface, les jardins privés sont d’une taille quatre fois plus grande que les parcs naturels ! Nous avons déjà parlé d’initiatives comme la « fête des mares », et voici par exemple l’initiative lancée par l’association « Noé conservation » – « les jardins de Noé » : afin d’aider les papillons est donnée une présentation de ce qu’il faut faire et ne pas faire.

Voici les dix engagements pour que son jardin soit de ce type (le site dispose d’un forum pour les questions) :

Laisser un coin de jardin au naturel

La friche, un élément clé (et pourtant méconnu) de la biodiversité, vitale pour bon nombre de chenilles

Semer une prairie fleurie

Le rêve de tous les insectes : butiner, butiner, et butiner !

Aménager son jardin pour la biodiversité

Nichoir, mangeoires, abris, haie, mare… tout pour faire de son jardin un véritable havre de biodiversité

Economiser l’eau au jardin

L’eau, élément vital de la vie, ressource précieuse à ne pas négliger !

Faire un compost

30% de nos déchets sont compostables, de quoi alléger nos poubelles

Limiter l’éclairage nocturne

Les papillons, chauves-souris, chouettes … peu amateurs de lumière

Planter des espèces locales

Parce que notre biodiversité n’est pas adaptée aux espèces exotiques

Améliorer son sol en respectant l’environnement

Qui dit jardin, dit fleurs ou légumes, et donc engrais, mais n’oublions pas

Protéger son jardin en respectant l’environnement

Cohabiter avec pucerons et limaces, impossible dites vous ?

Devenir porte-parole de la biodiversité

Idées, astuces, pour parler et faire parler de la biodiversité

D’abord la Terre, ensuite l’humanité

Sur le forum straight edge, on peut lire le propos de quelqu’un disant à notre sujet :

« J’en ai déjà discuté avec des gens de LTD, ils disent que c’est aussi grave de manger de la fausse viande que de la viande, Pourquoi ? Par ce que pour eux le fait d’être sentient ou pas, de souffrir ou pas na aucune importance… il faut respecter la vie sous toute ces formes Humains/Animaux/Végétaux MAIS il y a une hiérarchie « Les humains d’abord ensuite les animaux, ensuite les plantes » Pourquoi les humains d’abord si il faut respecter toutes forme de vie ? Par ce que LTD est spéciste et fait de la propagande spéciste. »

Il va de soi que c’est totalement absurde et totalement ridicule. D’ailleurs, si nous nous appelons « la Terre d’abord ! » c’est bien justement parce que nous considérons que les humains doivent servir la planète et ses habitants, et non le contraire…

Si nous voulons que les humains cessent de bétonner et que « la Terre redevienne bleue et verte », ce n’est certainement pas parce que nous n’accorderions aucune valeur aux végétaux… C’est bien mal nous connaître, ou en tout cas ne pas du tout nous comprendre…

La seule possibilité pour avoir autant compris de travers notre conception est que la personne en question n’ait pas compris que nous parlions de l’histoire de l’humanité, de son parcours historique, depuis les chasseurs-cueilleurs jusqu’à la domestication et l’industrialisation dans une version destructrice.

Mais, faut-il vraiment le rappeler ?, nous considérons qu’il est temps d’en finir avec cela et que l’humanité se soumette à Gaïa… Ce que nous soulignons, c’est la responsabilité humaine, certainement pas ses « droits » à la toute puissance destructrice et égoïste…

Oser affirmer que nous nous moquerions de la souffrance animale ne mérite même pas de commentaires, tellement c’est absurde, ridicule (surtout que l’affirmation vient de quelqu’un ne valorisant pas le principe de l’adoption comme obligation végane, et qui ne connaît donc certainement pas les « efforts » que cela peut représenter parfois face à la souffrance).

Ce n’est pas parce que nous mettons des photos d’animaux libres et non d’animaux massacrés que nous ne nous opposons pas à la souffrance, bien au contraire justement !

Ce qui est vrai par contre est que nous n’avons pas cette culture antispéciste morbide et niant le contact avec les animaux (non humains) et la nature. Nous ne combattons pas tant contre la mort des animaux que pour leur vie…

Pour finir, il va de soi que jamais nous n’avons dit à personne que « c’est aussi grave de manger de la fausse viande que de la viande », ce serait évidemment confondant de stupidité. Notre conception est simplement que culturellement, le fait de manger de la fausse « viande » ne permettait pas de s’arracher à l’idéologie dominante où la « viande » et son goût seraient « indispensables. »

Sur le plan pratique, un animal n’a pas été tué (ce qui est bien), mais sur le plan culturel, on se rattache à une culture devant disparaître (ce qui n’est pas bien).

Ces précisions n’ont en soi aucun intérêt, puisqu’elles sont tout ce qu’il y a de plus logique quand on connaît un tant soit peu sérieusement notre point de vue, mais il vaut toujours mieux repréciser, surtout quand il s’agit de telles énormités!

Collectif Nopalme à Port la Nouvelle

Pour nous à LTD, refuser systématiquement l’huile de palme fait partie du quotidien. Il était temps de créer une catégorie rien que pour cela, tellement il s’agit d’un produit infernal exactement conforme à la mentalité des dominants: destruction de la Nature, massacre des animaux, maladies pour les personnes consommatrices…

Voici une info concernant un collectif s’opposant à ce qu’une raffinerie d’huile de palme s’installe dans le Languedoc Roussillon…

La multinationale agroalimentaire Sime Darby Unimills a investi dans l’huile de palme. Elle s’illustre de par le monde en tentant de dissimuler sous de fallacieux prétextes humanitaires l’exploitation éhontée qu’elle fait des populations des pays producteurs qu’elle spolie de ses terres et réduit à la misère notamment au Libéria.

Le conseil général de la région Languedoc- Roussillon tente d’imposer aux habitants de la région l’implantation d’une raffinerie d’huile de palme appartenant à Sime Darby et un stockage d’huile de palme appartenant à la société hollandaise Vopak en investissant 200 millions d’euros d’argent public pour favoriser cette installation dans le port de Port la Nouvelle en méditerranée.

La population de la région a réagi en créant un collectif : Nopalme afin de contrer ce projet.Un collectif local a aussi été créé à Port la Nouvelle.

Conscients des manipulations dont ils font l’objet ( promesses d’emplois dérisoires, prétexte d’extension du port) les habitants savent que le partage d’un tel budget au niveau régional permettrait à d’autres acteurs économiques, plus respectueux des besoins des populations et de l’environnement de se développer.

La population n’a jamais été consultée ni informée, le conseil général et Sime Darby espérant la mettre devant le fait accompli. Avertie par des « fuites », la population revendique son droit de regard et d’expression dans l’organisation de sa vie , dans l’utilisation de budgets auxquels elle contribue ainsi que la considération de ses propres facultés à estimer ce qui est réellement bon ou mauvais pour elle, sur son propre terrain et en solidarité avec le peuple du Libéria et toutes les populations d’ici ou d’ailleurs exploitées par les multinationales sans scrupules. Pour plus d’infos :

http://nopalmepln.tumblr.com/

Voici également un questions-réponses concernant la situation là-bas:

Non à l’huile de palme

Confédération Paysanne Languedoc – Roussillon      
Une usine d’huile de Palme à Port La Nouvelle : les points qui posent problème…

1. L’huile de palme : quel avantages et inconvénients par rapport aux autres huiles végétales?L’huile de palme, extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile est l’huile végétale la plus consommée au monde (25 %).

Ingrédient traditionnel des cuisines d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie, elle est désormais surtout utilisée par l’industrie : 80 % dans l’agroalimentaire, 19 % pour les cosmétiques et, encore marginalement à ce jour, 1 % pour les biocarburants. La moitié des aliments transformés – chips, biscuits, lait pour bébé, sardines en boîte, mayonnaise, sauce tomate, céréales, chocolat, fromage rapé…- en contiendrait, car elle leur confère du moelleux et facilite leur conservation.

En raison de sa haute teneur en acides gras saturés après cuisson, cette huile est cependant fortement suspectée de favoriser les troubles cardio-vasculaires. Le nutritionniste Jean-Michel Cohen a même utilisé le terme de « scandale alimentaire » pour dénoncer la trop fréquente dissimulation de l’huile de palme sous un étiquetage général « huile végétale ».

2. A qui et à quoi serait destinée l’huile de palme qui arriverait à Port la Nouvelle ?

La croissance de la consommation mondiale d’huile de palme pourrait quasiment doubler entre 2010 et 2020, en raison du développement de la filière des agrocarburants (avec, pour rappel, l’objectif posé par l’Union Européenne de remplacer 20% de sa consommation de carburants fossiles par des agrocarburants d’ici 2020).

De grosses raffineries d’huiles de palme ont d’ores et déjà été développées sur différents points stratégiques du monde.

La raffinerie de Darwin en Australie, ouverte en 2008 pour produire 800 millions de litres de biodiesels à partir d’huile de palme peut sans doute donner une idée du projet de Port La Nouvelle comme usine d’agrocarburants à destination du marché européen.

Son principal avantage pour les industriels par rapport à d’autres huiles végétales réside en fait dans son faible coût de production, avec un rendement de 5000 litres/ha/an contre environ 600 litres pour l’huile de tournesol et l’huile de colza. Cette filière exige cependant énormément de main-d’œuvre pour la récolte, ce qui la rend uniquement viable dans des pays à très bas salaires.

3. Où serait produite l’huile de palme qui arriverait à Port La Nouvelle et dans quelles conditions ?

L’huile de palme serait importée par la multinationale malaisienne Sime Darby qui produit déjà de l’huile de palme sur 530 000 ha en Malaisie et Indonésie.

Mais c’est probablement au Libéria que serait produite l’huile de palme qui arriverait à Port La Nouvelle, sur les 220 000ha obtenus par la signature en mai 2009 d’une concession de 63 ans entre le gouvernement libérien et Sime Darby, contre 800M$ et la promesse de 20 000 emplois et d’infrastructures (écoles, centres de santé) pour les employés. Les terres du Liberia présentent en effet l’avantage d’être moins chères qu’en Asie et plus proches du marché européen.

Le Liberia a également une certaine « pratique » des cultures d’exportations puisque c’est dans ce pays que, dès les années 20, l’entreprise américaine Firestone, après signature d’un accord de concession avec le gouvernement libérien, a remplacé cultures de riz et de manioc par d’immenses cultures d’hévéas pour la production de caoutchouc/ pneus. Un soit-disant modèle de développement qui n’a pas vraiment fait ses preuves depuis les années 20…

L’implantation de Sime Darby au Libéria n’est donc que la continuation de politiques coloniales d’exploitation des ressources d’un pays au profit d’entreprises privées et d’une certaine élite locale et au détriment des populations locales. Une pratique « d’accaparement des terres » qui a connu depuis 2008 un développement exponentiel dans de très nombreux pays du monde…

La production d’agro-carburants est concurrentielle à celle de l’alimentation sur le terrain pour les populations autochtones mais aussi sur l’ensemble des prix mondiaux, cette tension étant utilisée par les spéculateurs pour des rentes de situation développées sur le dos des plus pauvres. Ainsi le nombre des personnes sous alimentées est passé de 850 millions à plus d’un milliard en 5 ans.

En janvier 2011, des manifestations de populations locales ont eu lieu dans une des zones d’implantation de Sime Darby au Libéria (Cape Mountain) accusant l’entreprise de procéder à des plantations illégales sur le territoire de 27 villes et villages, de rendre l’eau impropre à la consommation et de ne pas respecter les droits des travailleurs (payés 3$/jour). Ils ont posé un ultimatum de 60 jours pour une renégociation de l’accord entre le gouvernement libérien et Sime Darby, accord auquel les populations locales n’ont jamais été associées.

4. La Production d’huile de palme est-elle négative pour l’environnement ?

Les critiques des mouvements écologistes n’ont cessé de s’amplifier au cours des dernières années, accusant les compagnies productrices d’huile de palme d’abattre massivement les forêts d’Indonésie et de Malaisie pour les remplacer par une monoculture de palmiers, détruisant ainsi la biodiversité locale et l’habitat naturel de certaines espèces protégées. Selon Greenpeace, 87% des forêts tropicales détruites en Asie du Sud-Est entre 1995 et 2000 l’ont été dans le but de créer des plantations d’huile de palme.

Les entreprises et les gouvernements concernés ont réagit en mettant en place des certifications garantissant une exploitation « durable » des ressources, la plus connue étant le RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil) signé par plus de 250 organisations internationales (dont le WWF, Oxfam International, le CIRAD…) et de nombreux transformateurs (L’Oréal, Yves Rocher, Nestlé, Heinz, Ikea…)

Selon plusieurs autres organisations cependant (World Rainforest Movement, Greenpace, Amis de la Terre…) ce « verdissement » de la production d’huile de palme autour de critères environnementaux dits « minimums » (respect des lois locales, non utilisation des pesticides les plus dangereux, consultation avec les partenaires…) ne remet pas en cause le fait central de production d’huile de palme : la transformation de milliers d’hectares de forêts en immenses exploitations de monoculture. L’exploitation serait « durable » mais la destruction initiale aussi.

5. Quels bénéfices pour le Languedoc-Roussillon ?

Les bénéfices attendus pour la population du Languedoc-Roussillon suffiraient-ils à compenser tous les impacts négatifs notés ci-dessus pour les autres populations du monde ? Quels sont donc ces avantages ? 200 emplois –selon le Conseil Régional- ou 50 –selon Sime Darby- devraient être crées à Port La Nouvelle. Dans le contexte actuel, cet argument écrase tous les autres. A noter cependant que la raffinerie de Darwin (800 millions de litres) n’emploie actuellement que… 20 personnes, avec un potentiel de développement à 40…

L’usine pourrait également permettre à certains agriculteurs du Languedoc-Roussillon (du Lauragais en particulier…) de valoriser leurs production de colza et de tournesol. Mais pour quoi faire ? Compléter l’huile de palme qui prend elle-même la place de leurs huiles dans l’alimentation? Produire de l’huile à destination de nos véhicules?

Selon quelles conditions de volume et de prix ? Là encore, le flou le plus total règne sur ces conditions…L’usine permettrait enfin d’utiliser certaines capacités de stockage sous-exploitées sur le port ? Mais a-t-on vraiment exploré toutes les possibilités d’utilisation de ces équipements, alternatives à l’huile de palme ?

C’est pourtant sur ces hypothèses floues, que Robert Navarro a passé, selon ses dires, son premier coup de fil après sa nomination comme vice-président, pour rassurer Sime Darby : « la région, leur ai-je dit, tiendra tous ses engagements, à travers une convention de quarante ans ». Mais, en sens inverse, quels engagements –sociaux, environnementaux, en terme d’emploi…- sont demandés sur 40 ans à la compagnie Sime Darby ? Qui peut dire comment évoluera la production d’huile de palme d’ici 40 ans ?

La position du Conseil Régional LR témoigne en fait d’un rapport de force dégradé des institutions publiques par rapport au pouvoir économique. « S’ils ne viennent pas à Port La Nouvelle, ils iront ailleurs ». Le Conseil Régional doit-il entrer dans un jeu de concurrence entre territoires dont les règles et les exigences sont posées par des entreprises comme Sime Darby ? Et si le Conseil Régional Languedoc-Roussillon lançait enfin un message fort pour un minimum d’éthique dans le commerce international ? Sime Darby irait ailleurs ? A moins qu’ailleurs aussi, des personnes et collectivités s’appuyant sur le positionnement fort du Conseil Régional disent aussi « non » et obligent le commerce international à changer dans ses pratiques destructrices. Il faut bien commencer quelque part…

Parking day en Belgique les 16 et 17 septembre 2011

Les 16 et 17 septembre 2011 auront lieu en Belgique des Parking days. Voici une présentation de l’initiative (en France, il y aura une Parking Day le 16 septembre, nous en reparlerons).

Parking Day

Vendredi 16* et samedi 17 septembre 2011
* Journée mondiale d’action

Présentation

L’initiative Park(ing) Day vise à remettre en question la place occupée par la voiture dans nos villes. A cette fin, des emplacement de parking sont transformés – pendant quelques heures – en lieux de vie public : parc, bancs, musique, jeux, etc. viennent rendre convivialité à ces espaces ordinairement confisqués. L’objectif est d’amener les citoyens à repenser la manière dont on utilise l’espace urbain. Et, plus largement, d’engager une réflexion globale sur la notion de qualité de vie en ville.

Lancée pour la première fois en 2005 à San Francisco par le collectif d’art urbain Rebar, avec un seul emplacement de parking occupé, l’initiative Park(ing) Day s’est démultipliée pour devenir un évènement mondial rassemblant plusieurs centaines de projets répartis dans plus de 100 villes ces dernières années.

Pourquoi cette initiative ?

En milieu urbain, plus de 70 % de l’espace extérieur est dédié aux véhicules privés. Infrastructures routières et espaces de stationnement ont envahi la quasi-totalité de l’espace public. En comparaison, l’espace public accessible et ouvert aux personnes est restreint au minimum.

Le stationnement – c’est-à-dire la location de parcelles d’espace public pour y entreposer des voitures privées – est indissociable de la circulation automobile individuelle. Ces pratiques se sont développées excessivement, au point d’étouffer les autres fonctions de l’espace public et de dégrader significativement la qualité de vie en ville. Pollution, nuisances sonores, mise en danger des usagers lents sont le lot quotidien des citadins.

Il est temps de repenser la ville, de redéfinir un cadre de vie sain, durable et convivial pour ses habitants. L’initiative Park(ing) Day se veut un moyen original de susciter l’expérimentation et la réflexion, en reconquérant des parcelles privatisées par le stationnement et en leur rendant temporairement une fonction d’espace public : interaction sociale, expression culturelle ou politique, lieu de détente et de convivialité, etc.

L’intiative Park(ing) Day se veut citoyenne et ouverte. Toute personne ou groupe concerné peut devenir partie prenante de cette initiative mondiale en organisant son propre park(ing) !

Comment procéder ?

Très simple, le concept Park(ing) Day peut être utilisé par tout un chacun. Il suffit de suivre quelques règles de bases.

1) Former une équipe

Deux à quatre personnes peuvent facilement créer un park(ing). Amis, famille, collègues, association locale, collectif artistique, etc.
Nous pouvons également vous aider à trouver des personnes qui souhaitent participer dans votre ville. Contactez-nous, nous avons peut-être des contacts ou des demandes !

2) Imaginer un concept et un design

L’espace de stationnement peut être détourné de mille manières : espace vert, espace de détente, œuvre d’art, espace de jeu, de musique, etc. L’idéal est d’imaginer un concept attirant et positif, en fonction du public que vous voulez toucher ; l’idée sous-jacente étant de susciter une réflexion sur l’occupation de l’espace public. Dans cette optique, une utilisation commerciale de l’espace est incompatible avec le projet Park(ing) Day.

3) Choisir l’endroit

En lien avec la nature du projet, le lieu de réalisation sera déterminant pour sa visibilité. A rue, dans un parking public ou à gestionnaire privé, beaucoup de choses sont possibles ! Dans tous les cas, l’emplacement sera loué dans les règles (parcmètre), c’est la manière d’occuper cet espace qui change.

4) Enregistrez votre projet

Envoyez-nous un mail reprenant les informations suivantes : lieu exact de votre park(ing), concept prévu, heures de présence, personne de contact, nom de votre collectif si vous en représentez un. De cette façon nous pourrons indiquer votre initiative sur la carte (il est également possible de le faire vous même) et en faire la promotion pour augmenter le nombre de vos visiteurs potentiels. Contact : parkingday@iewonline.be.

5) Le jour J

Le vendredi 16 septembre (journée mondiale d’action) et/ou samedi 17 septembre 2011, mettez en place votre park(ing) – voir ci-dessous – et prenez du bon temps sur votre espace réaménagé ! Vous pouvez faire vivre votre park(ing) juste une heure ou toute une journée, en fonction de la validité de votre ticket de stationnement.

6) Partagez votre expérience et vos images

Par exemple sur la page Facebook créée pour l’occasion. Cela pourra donner des idées…

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Mettre en place son park(ing)

1) Délimitez l’espace : prévoyez une clôture ou d’autres éléments de séparation avec la chaussée pour assurer la sécurité. Toute l’installation devra se trouver sur l’emplacement de stationnement, sans déborder sur la chaussée ou sur le trottoir.

2) Signalisez le park(ing) : banderoles et/ou affiches permettront au passant de savoir ce qui se trame… De petits flyers peuvent également servir à présenter l’initiative.

3) Couvrez le sol : sans être obligatoire, une couverture de sol, naturelle ou artificielle, est un élément fort pour sortir concrètement les pieds du bitume ! Attention, l’emplacement devra être nettoyé et remis en ordre à la fin…

4) Aménagez l’espace : laissez libre cours à votre créativité. Des places assises, un ameublement, des plantes, de l’ombre sont des éléments qui peuvent donner forme à votre projet.

5) Prenez des photos !

6) Démontez et rangez : veillez à nettoyer et à tout remettre en ordre avant de partir. Les matériaux utilisés seront de préférence réutilisés ou recyclés. Produisez aussi peu de déchets que possible !

Note importante : Park(ing) Day est une action mondiale d’activisme généreux et ludique. Le concept est strictement non-commercial. Le terme « Park(ing) Day » est propriété de Rebar et peut être utilisé uniquement dans le cadre défini ici. En particulier, la mention de la paternité du concept est requise. En outre, les porteurs de projet assument seuls l’entière responsabilité de leur installation et de leur participation à Park(ing) Day.

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Comment communiquer ?

Avant

Enregistrez-vous et faites connaître votre projet, par exemple en utilisant la page Facebook Parking Day Belgique Francophone. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi prendre contact avec la presse en leur envoyant un communiqué de presse. Nous en mettrons un, comme proposition, sur le site internet. Complétez le et envoyez le par courriel, courrier ou déposez en quelques exemplaires à la Maison de la Presse la plus proche.

Pendant

Expliquez votre projet aux passants, aux curieux, aux représentants des autorités…

Nous vous proposons un flyer de présentation (à imprimer) comme support. Nous en mettrons également à votre disposition à Namur et dans d’autres endroits selon les demandes (contact : parkingday@iewonline.be). Si vous le souhaitez, vous pouvez en distribuer avant l’action et/ou en déposer dans un endroit fréquenté.

Mettez en avant l’aspect positif de votre action : vous agissez dans l’intérêt général pour renforcer la convivialité, la santé et la qualité de vie dans votre ville !

Vous faites partie d’un mouvement mondial pour améliorer la qualité de l’espace public et revendiquer les rues pour les gens. Votre park(ing) est aussi une expression unique de vos propres idées, de votre créativité et de votre identité. Pensez en avance à la façon dont vous expliquerez facilement ce qui se passe aux publics curieux, sceptiques ou admiratifs que vous rencontrerez.

Les représentants des autorités sont souvent préoccupés par la sécurité. Engagez la conversation avec eux de manière constructive et respectueuse. Expliquez-leur les mesures prises pour éviter tout danger. Insistez peut-être sur le fait que vous ne manifestez pas mais que cette action est créée dans le but d’initier des réflexions. De plus, les parkings seront nettoyés en partant.

Si vous rencontrez un sentiment négatif ou de l’hostilité venant de quiconque, essayez de découvrir ce que sont réellement les préoccupations sous-jacentes. Ils peuvent comprendre ou non ce sur quoi porte Park(ing) Day. Si vous vous sentez à l’aise, engagez la conversation avez eux, il sont des critiques légitimes de ce projet !

N’oubliez pas de prendre des photos !

Après

Partagez votre expérience et vos images, par exemple sur la page Facebook créée pour l’occasion.

Retrouvez-y d’ores et déjà les photos des projets de 2010 !

Ce qui a déjà été réalisé sur un espace de park(ing)

  • une cérémonie de mariage
  • un salon de massage du dos gratuit
  • un atelier de compostage
  • une galerie d’art
  • un parc public
  • un tournoi de croquet
  • une démonstration de panneaux solaires
  • un barbecue
  • une démonstration de premiers secours
  • un centre de recyclage
  • une campagne politique
  • un atelier gratuit de réparation de vélo
  • un mémorial
  • un parc public pour chiens
  • un stand de limonade maison
  • un parc national
  • une operette
  • un mini golf
  • un parking à vélo
  • un tournoi d’échecs
  • une déclamation de poèmes/slam
  • une plage publique
  • un pic-nic public
  • une salle de lecture
  • un poulailler
  • un non-anniversaire
  • un débat
  • un parking pour voitures en jouet
  • un concert
  • un cours de dessin
  • un fauteuil géant en paille
  • une représentation d’un chœur de chansons françaises
  • une réunion d’entreprise
  • un atelier de réflexion sur la mobilité
  • un dîner
  • et votre_________

Les projets pour 2011

  • (Namur)
  • (Liège)
  • (Charleroi)

PeTA assume la pornographie

A partir de décembre sur internet, les sites pornographiques pourront avoir un nom de domaine se terminant par « .xxx ».

On va donc avoir notamment « http://www.peta.xxx/ » et ce n’est pas une blague. L’association américaine PeTA était déjà connue pour l’utilisation de femmes dénudées, souvent des actrices « asseyant » leur carrière et faisant de la promotion, afin d’attirer l’attention.

Ces derniers temps PeTA utilise systématiquement la nudité lors de ses happenings. Rien qu’il y a deux jours, une activité de PeTA dans la ville américaine de Minneapolis a été de placer des pin-ups distribuant des sandwichs vegans ainsi que deux litres d’essence (pour les 25 premières personnes), en allusion à une candidate républicaine pour la présidence voulant l’essence à 2 dollars le litre…

Mais c’est désormais une règle, afin d’attirer certains médias. Et comme la société est de plus en plus folle, PeTA suit le rythme.

Difficile pour l’instant de savoir si l’association PeTA ira jusqu’au bout, mais en tout cas la machine est lancée. Officiellement, le site sera assez pornographique pour conserver son .xxx, mais contiendra également des informations sur la situation des animaux.

Comment PeTA compte combiner les deux, difficile à dire ! Sans doute y aura-t-il déjà les publicités vidéos de plus en plus « osées » faites par PeTA et ayant été rejetées au Etats-Unis (voir par exemple ici).

PeTA s’en contentera-t-elle ? Rien n’est moins sûr. Nous ne reviendrons pas sur les campagnes de PeTA menées jusque-là, d’un sexisme outrancier et tout cela pour prétendument attirer l’attention.

Ce qu’il faut pourtant constater, c’est que si là on passe tout de même un cap dans ce qui relève de plus en plus du délire, c’est surtout une fuite en avant.

C’est la conséquence logique du véganisme institutionnel, qui n’aboutissant à rien, est obligé de se fourvoyer toujours davantage : dans la fusion avec le végétarisme ici en France, dans un délire pseudo érotique (mais vraiment sexiste) aux États-Unis.

Rien que le principe d’attirer l’attention en achetant un « .xxx » montre bien que PeTA n’a aucune perspective pour le futur, qu’il s’agit de faire du bruit pour du bruit, et que rien de concret ne semble se profiler à l’horizon. C’est très clairement le début de la fin pour PeTA.

Quelques uns de nos articles sur PeTA:

Avec Peta, Pamela Anderson est vegan sans l’être?!

Libération animale et images sexistes

PeTA et le racisme à l’égard des personnes chinoises

Comment PeTA déshonore la question des refuges

PETA veut se servir de la sueur de George Clooney

PETA et Britney Spears

PeTA achète des actions McDonald’s?!

Le film « La planète des singes : les origines » (2011)

« La planète des singes : les origines » a fait un grand tabac médiatique, et il y a même eu de-ci de-là des points de vue considérant que ce film faisait la part belle à la révolte des animaux.

Qu’en est-il vraiment ? Rien de cela, vraiment rien. Le film est même totalement anti-vegan, avec une vision du monde totalement dans le style de l’extrême-droite, dans la droite ligne de la nouvelle à l’origine, « La planète des singes » de Pierre Boulle, paru en 1963.

C’est en fait le titre canadien francophone qui résume le mieux l’esprit du film. « La Montée de la planète des singes » est d’ailleurs la traduction littérale du titre en anglais (sauf qu’il s’agit des grands signes, « ape », et pas des singes, « monkey »).

Voyons ce qu’il en est avec dès le départ, la mise en place du vivisecteur « sympa. » On a en effet un jeune chercheur, présenté comme candide et idéaliste, cherchant à tout prix à soigner la maladie d’Alzheimer, dont son père souffre par ailleurs.

Ce vivisecteur est donc en opposition avec les responsables des laboratoires où il travaille, car eux ne pensent qu’à l’argent. C’est une vision du monde extrêmement perverse et qui vise à dédouaner les vivisecteurs de leur responsabilité cruciale.

Une couche en est rajoutée avec le soigneur des grands singes qui, comme par hasard, est présenté comme les aimant vraiment, etc., ce qui ne l’empêchera pas d’en tuer certains, de continuer l’organisation des tests sur d’autres, etc.

C’est la première chose qui choque vraiment et qu’on a un film reflétant vraiment le point de vue que les vivisecteurs tentent de nous faire avaler depuis quelques temps.

Surtout que c’est le point de départ de l’histoire : le soigneur décide de ne pas tuer un bébé, le vivisecteur le cache chez lui… On a ici un scénario vraiment invraisemblable.

C’est justement là qu’on passe au délire d’extrême-droite, qui va passer au premier plan et constitue même le cœur du film.

En effet, le bébé en question devient super intelligent car sa mère a subi des tests et un « gène » serait passé chez lui. C’est ici quelque chose de très grave : une telle conception ce n’est ni plus ni moins que la théorie du « tout génétique » telle que véhiculée par l’extrême-droite.

Preuve de cela, le bébé devenu adulte, après des aventures rocambolesques, diffuse le gaz anti-alzheimer à d’autres grands singes, qui alors deviennent eux aussi intelligents, du jour au lendemain !

Le singe en question, du nom de César, fait alors en sorte de devenir le « mâle alpha. » Il devient le chef, le chef de guerre, avec un objectif : rassembler des troupes !

On a ici exactement la vision de l’extrême-droite, qui s’appuie sur le principe inventé par Nietzsche : la « volonté de puissance. »

Toute la fin du film consiste en César se transformant en chef de meute, puis en chef de guerre.

Il y a la même chose dans la nouvelle de Pierre Boulle : « fatiguée » par la société de consommation, l’humanité se ferait chasser par « plus forte » qu’elle dans le cadre de la guerre de chacun contre chacun que serait la nature.

C’est la conception nazie de la nature, où le plus fort triompherait, en tant que prédateur toujours à la recherche de plus de pouvoir et d’espace.

La scène finale du film annonce d’ailleurs l’offensive des grands singes contre l’humanité…

Cela reflète totalement le point de vue délirant comme quoi la nature est mauvaise, avec les animaux qui pulluleraient si on les laissait faire (pensons aux cafards, rats, sangliers, etc. et là les singes).

Et il faut noter que la non utilisation de chimpanzés dans le film n’est pas une chose qui serait « bonne » en soi. Au contraire, cela reflète déjà une vision dénaturée : les mouvements des acteurs humains imitant les chimpanzés ne sont pas du tout crédibles.

Ensuite, c’est pour renforcer le côté « la menace est proche » et faire peur aux spectateurs…

Après un tel film, un spectateur ne peut que se dire : dans la recherche il y a des gens nobles et la vivisection est moche mais nécessaire (ce qui est faux), les entreprises pharmaceutiques sont des pourries (ce qui est vrai), les animaux sont bizarres, vite agressifs et une menace potentielle…

D’ailleurs, le gaz anti-alzheimer se révèle mortel pour les humains et la cause potentielle d’une pandémie sur fond de révolte des grands singes… on a tous les ingrédients paranoïaques et ultra individualistes, tout comme dans le film « 28 jours plus tard. »

L’une des scènes finales où César se tient sur un cheval au galop, le visage hargneux et le poing levé, lançant la bataille, est exemplaire d’une vision du monde totalement barbare, d’un monde qui ne serait que le lieu d’une lutte sans fin, menée par ceux qui ont la « volonté de puissance »…

Belo Monte : initiative pour sauver le « poumon vert » de la Terre

Aujourd’hui a lieu à Paris un rassemblement afin de s’opposer au barrage de Belo Monte au Brésil, dans le cadre d’une initiative internationale qui a lieu du 20 au 22 août.

Belo Monte : tous devant la Grande Arche de la Défense samedi 20 août pour sauver le « poumon vert » de la Terre

Organisée dans le cadre des journées mondiales d’action contre le barrage de Belo Monte (voir article précédent) et soutenue par France Libertés, Movimento Xingú Vivo Para Siempre (Brésil) et l’ONG américaine Amazon Watch, une manifestation se tiendra le samedi 20 août 2011 de 15h à 18h devant les marches de la Grande Arche de la Défense (côté Paris). Soyez nombreux à venir demander l’abandon définitif du projet Belo Monte, la suspension de tout autre projet de barrage en Amazonie allant à l’encontre du respect des droits des peuples autochtones et de la biodiversité et la recherche d’une alternative énergétique non destructrice pour l’environnement.

Le poumon de la Terre a son cancer : Belo Monte. Ce barrage, qui s’attaque directement à un bastion symbolique, le cœur inviolé de la partie brésilienne de la forêt Amazonienne, va entraîner dans son sillage mort et destruction. Il nous incombe à tous d’enrayer cette tumeur avant qu’elle ne se propage en métastases incurables, afin que nos enfants et ceux qui viendront après ne nous maudissent pas pour une passivité qui aura fait de nous les complices d’un crime contre (la) nature. N’oublions pas que l’air que nous respirons est la base de toute vie.

Les populations autochtones d’Amazonie, farouches opposants à ce projet et garants de la préservation de la forêt et de sa merveilleuse biodiversité, précieuse pour l’humanité entière, comptent sur votre présence à cette manifestation. Le Brésil ne pourra plus continuer à les ignorer si nous sommes nombreux de par le monde à affirmer notre soutien au combat qu’ils mènent pour nous tous.

Barrage de BELO MONTE : 20 et 22 août 2011, journées mondiales d’action

Le monde entier se mobilise pour dire « non » au gouvernement brésilien au sujet de Belo Monte et faire barrage à la mort programmée du cœur de la forêt amazonienne. Tandis que se tiendront de nombreuses manifestations dans plus d’une vingtaines de cités brésiliennes, l’écho d’un refus catégorique à ce projet dévastateur pour l’environnement et les droits de l’homme, qui bafoue les conventions internationales protégeant les peuples autochtones, se propagera à Londres, Paris, Berlin,  Lisbonne, Edinbourg, La Haye, Ankara, Toronto, Washington, San Franciso, New York, Canberra, Taipei… Le samedi 20 août seront privilégiées des manifestations de soutien aux populations autochtones concernées (Paris : Grande Arche de la Défense), initiatrices de ces journées mondiales, tandis que des actions de revendications concrètes pourront être menées le lundi 22 devant les ambassades brésiliennes de tous les pays participants.

L’enjeu est planétaire, comme l’explique le célèbre Chef kayapo Raoni, dans une pétition destinée à l’opinion internationale (http://raoni.fr/signature-petition-contre-belo-monte.php) et signée par les plus grands tribuns indigènes du Brésil. Ceux-ci multiplient les manifestations depuis quatre ans, depuis que le projet Belo Monte, pourtant annulé en 1989 après une bataille féroce, a été ressorti des cartons. Prévu pour être le troisième plus grand complexe de barrages au monde, Belo Monte ouvrira une gigantesque brèche dans laquelle s’engouffreront bien d’autres projets similaires (16 de même envergure, ainsi que 120 autres, plus modestes, pointent déjà le bout de leur nez).

Selon les nombreuses études d’organismes indépendants, ce méga-barrage aurait un impact écologique dramatique sur l’environnement, une analyse confortée par le constat des destructions irréversibles causées de façon systématique par les méga-barrages déjà opérationnels aux quatre coins du globe.

Cette fois, c’est le cœur de la forêt amazonienne (communément surnommée « poumon de la Terre ») qui est directement menacé. Cette immense zone indigène, à cheval sur les états du Pará et du Mato Grosso, est pourtant légalement protégée.

Les gouvernements successifs des présidents Lula Da Silva et Dilma Rousseff ont de ce fait délibérément bafoué à plusieurs reprises la Constitution brésilienne et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s’établir en concertation avec la population y vivant.

Alors que des solutions alternatives utilisant les énergies renouvelables existent et que son efficacité est mise à mal, le projet Belo Monte est censé apporter la preuve, aux yeux du reste du monde, du rayonnement économique et de l’autonomie énergétique du Brésil, pays hôte de la Coupe du monde de football en 2014 et des JO en 2016. Ces échéances expliquent l’accélération des procédures légales de validation, étalées généralement sur de très longues années. Ainsi le projet Belo Monte a-t-il été définitivement entériné par l’Institut brésilien de l’Environnement (IBAMA) le 1er juin 2011.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser une propagande par l’image savamment orchestrée, les peuples indigènes concernés continuent la lutte et n’ont nulle intention de baisser les bras. Après des années de tentatives infructueuses de négociations avec les autorités locales, ils comptent désormais se concentrer sur l’obtention d’un soutien international massif.

Avec leur ONG Movimento Xingu Vivo Para Sempre, ils sont ainsi à l’initiative de deux journées mondiales de mobilisation pour protester contre le barrage de Belo Monte. Les dates ont été fixées au samedi 20 août et lundi 22 août 2011, journées qui connaîtront de nombreuses manifestations dans au moins 22 villes brésiliennes et, également, à Londres, Paris, Berlin,  Lisbonne, Edinbourg, La Haye, Ankara, Toronto, Washington, San Franciso, New York, Canberra, Taipei…

« Les végétaliens sont-ils de meilleurs amants ? »

Depuis quarante ans au moins, les « branchés » et autres variantes « bobos » parasitent les mouvements alternatifs, pour se les approprier et finalement les faire intégrer à la société.

Le véganisme est « alternatif » en France encore et son contenu se fait justement littéralement « lessiver » par les bobos depuis quelques temps.

Un symbole de cela est la « Paris Vegan Day », célébration mercantile d’un style de vie néo-bobo, et la théorie de tout cela est la « végéphobie » qui permet de supprimer la définition du véganisme au profit d’un style de vie végétarien « flexible », « préoccupé » par les « droits des animaux. »

Pas étonnant que l’organe de presse des bobos parisiens, les « inrocks », soutienne cette opération de lessivage du contenu, avec un article intitulé « Les végétaliens sont-ils de meilleurs amants ? », qui vise à donner une définition néo-bobo des végans, une image faussement joyeuse et hédoniste, mais vraiment commerciale et totalement individualiste.

Une manière de neutraliser les « donneurs de leçons rabat-joie, ascètes sectaires et castrateurs » et de faire disparaître la libération animale. Et de ne laisser donc exister que ceux pour qui le « végéta*isme » est un simple choix « individuel » et « éthique », sans esprit d’ouverture aux animaux et à la Nature.

L’article des « inrocks » est une manière de contribuer à intégrer le véganisme dans le paysage, comme une sorte de minorité ultra « sensible » et folklorique, pouvant s’avérer parfois « sympa » voire intéressante, et surtout ne présentant aucun danger de volonté de rupture complète avec l’ordre dominant…

Tout le contraire de l’état d’esprit dont on a besoin: vegan straight edge, sans compromis dans la défense de notre mère la Terre, sans attirance pour les fausses joies, les vrais ennuis et les terribles problèmes qu’imposent cette société.

Les végétaliens sont-ils de meilleurs amants ?

Ils ne consomment ni oeuf, ni lait, ni miel et certains rechignent à baiser avec des gens qui mangent des cadavres. Cerise sur le concombre, les végétaliens seraient de meilleurs amants que les omnivores.

Le premier geste de l’enquêteur aguerri du numéro sexe ? YouPorn. Tapons « vegan » et  » vegetarian » pour trouver des pornos à caractère végétal. Les classiques, grosses courgettes et concombres, y sont talonnés par l’aubergine, plus hardcore, prisée pour son effet fist. Viennent ensuite les traditionnelles carottes. Enfin, l’épi de maïs donne une tonalité redneck intéressante et le céleri a la cote chez les anorexiques. Nous avons nos cinq légumes, n’oublions pas nos cinq fruits ! La banane, cliché mais efficace. Les cerises et les fraises, bien sûr, et leur aspect clitoridien très suggestif. Les tomates conviennent parfaitement à l’anal (attention : ne pas les choisir trop mûres), tout comme les oranges.

« Toutes les filles ont au moins une fois joué avec un légume, non ? » Agathe, fausse ingénue, ne botte pas en touche lorsqu’on lui pose la question que tout omnivore beauf a dans la tête dès qu’il s’agit de végétarien : « Hum, et donc, avec les légumes, ça se passe comment au niveau du… hum… sexe ? » A 23 ans, cette étudiante en réflexologie et naturothérapie a mangé des légumes par paquets de douze. Elle est « végane » depuis ses 16 ans.

Etre végan, et non végétarien, c’est appliquer un régime végétalien – pas de viande, de lait, d’oeuf, de miel – et éviter d’utiliser les produits liés à l’exploitation animale – cuir, laine, fourrure, soie, cire d’abeille, produits cosmétiques testés sur les animaux…

« Il y a plein de trucs dégueulasses dans les sex-toys, mieux vaut utiliser un légume »,précise-t-elle en rigolant.Même si elle leur préfère les oeufs de Yoni (cristal en forme d’oeuf). « Si on travaille bien, ils procurent de puissants orgasmes par leur déplacement et leur dégagement d’énergie. » Dommage, on avait préparé plein de blagues culino-sexuelles de qualité. Du style : « Ton copain est peut-être végan mais il mange encore des chattes ! » LOL. Variante : « Why are all lesbians vegetarian ? Because they don’t eat meat » (meat signifie ici à la fois viande et bite). Une autre avec des saucisses ? OK, on arrête. Faut pas trop se moquer, les végés sont en train de gagner la compèt du sexe.

Michel, 44 ans, se marre. Végétarien à 21 ans et végan depuis un an, il pratique l’autodérision en soirées avec ses potes végans. Qui de mieux placé qu’un gay pour blaguer sur les pédés ? Quoi de mieux qu’un végétarien pour se moquer des mangeurs de carottes ? « D’ailleurs, ça perturbe un peu les omnivores », préciset-il. « Il y a des végétariens refoulés et de la végéphobie », estime Julien Ariza, organisateur de la Veggie Pride.

Une jeune fille en témoigne sur le net : « Je suis à un mariage, comme d’hab, je fais l’impasse sur la viande et redemande des patates, quand vient l’inévitable question : comment fais-tu pour les protéines… ? » Mon copain lâche devant toute la table : « Elle avale ! » C’est donc ça… D’après une enquête effectuée sur 250 000 utilisateurs du site de rencontres gratuit OkCupid, les végétariens hommes et femmes pratiquent plus le sexe oral que les omnivores (92 % contre 69 % chez les hommes et 34 % contre 16 % chez les femmes). Agathe propose une explication : « Les fluides des végétariens sont plus sains et moins nauséabonds. » Obsédés du cul, les végés ?

« Les végans n’ont aucun tabou sexuel si ce n’est la zoophilie ! »,lâche Michel.Des sex-shops  » 100 % cruelty- free » ont vu le jour. On y vend des capotes véganes compatibles. Les filles sont nombreuses à arrêter la pilule. « Beaucoup ont des stérilets », précise Michel. Fanny, 36 ans, est végétarienne. « Quand on commence, on est surpris par un truc, les végétariens ne parlent que des 3B : la bouffe, la baise, la B12 » (la vitamine), raconte-t-elle avant d’ajouter : « Les végétariens que j’ai connus ont tous été d’excellents amants et les omnivores pas toujours. » Une alimentation plus saine, plus variée et plus vitaminée leur donnerait plus d’endurance. La rumeur dit aussi qu’ils sentiraient meilleur.

« Il paraît que ma peau est moins acide, plus douce, plus sucrée », poursuit Fanny. « Quand les protéines animales se dégradent, elles donnent des odeurs désagréables »,explique Agathe.Dans une étude datée de mai 2007, Annie Potts, une chercheuse de l’université de Canterbury en Nouvelle-Zélande, s’est aperçue qu’une part importante de végétariens et végans rejettent les mangeurs de viande comme partenaires sexuels. Ils sont « végésexuels ». « Je fais partie de ces gens qu’on dit extrémistes », raconte Sophie 43 ans, qui est devenue végétarienne au moment de la crise de la vache folle et végétalienne il y a dix ans. « Lorsque j’ai embrassé pour la première fois mon ancien copain, il avait mangé du poulet ; je n’en avais pas mangé depuis dix ans, j’ai trouvé ça franchement dégueulasse. » Elle se souvient qu’à la fin de leur relation, en vacances au Maroc, il a mangé un tagine d’agneau. « Je lui ai demandé d’imaginer ce que ça lui ferait si quelqu’un mangeait ses enfants. »

« Pour moi, la viande, ce sont des bouts de cadavre, je n’arrive plus à la digérer », avoue Agathe. A 15 ans, elle a été violée par son petit ami. « A partir de ce moment, la viande m’a rendue malade, je n’ai plus jamais été capable d’en manger. Elle est liée au masculin. » Aujourd’hui, la jeune femme préfère sortir avec des hommes végans. Mais souvent, il faut composer avec le couple mixte. C’est parfois douloureux, comme sortir avec quelqu’un qui vote à droite.

« Ça a toujours été un calvaire, raconte Michel. J’ai failli me marier trois fois par résignation avec des nonvégés, mais c’était le divorce assuré : j’ai le sentiment de coucher avec une criminelle. »Dorénavant, il annonce la couleur et espère qu’à son contact sa partenaire se convertira. « Mon ex m’a rendu végan et j’ai rendu beaucoup de nanas végétariennes. » La conversion par le sexe, voilà un programme politique efficace.

A première vue, allier sexe et végétarisme ne semble pas très naturel. La nourriture comme métaphore sexuelle est un classique, notamment au cinéma. On pense à La Grande Bouffe de Marco Ferreri en 1973. Dans Le Dernier Tango à Paris de Bertolucci, Marlon Brando plante ses doigts dans une plaquette de beurre et en badigeonne l’anus de Maria Schneider avant de la sodomiser (pour de vrai, paraît-il). Le film 9 semaines 1/2 ne doit sa célébrité qu’à une unique scène.

Assise devant un frigo ouvert, la blonde et pulpeuse Kim Basinger ouvre ses lèvres charnues à chaque offrande du beau Mickey Rourke. Tout y passe : oeufs, raisins, fraises, confiture de cerise qui coule sur son menton, champagne et sirop pour la toux (?!), pâtes, gâteau gélatineux, petits piments apaisés par un torrent de lait. Elle finit couverte de miel. Il la lèche. Cette scène orgiaque au symbolisme léger, peut-être l’une des plus ridicules ou des plus drôles du cinéma, a été magnifiquement parodiée dans Hot Shots! Charlie Sheen fait cuire du bacon et un oeuf sur la brûlante Valeria Golino.

Quand 9 semaines 1/2 sort, en 1986, Kim Basinger représente l’idéal féminin et Mickey Rourke n’est pas encore un déchet. L’Amérique est sûre d’elle, flamboyante et conquérante. Elle se gave, s’en met plein les fouilles. McDo envahit le monde. Ronald Reagan va bientôt passer la main à George Bush père. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres, de plus en plus gros. Depuis, l’Amérique a bien changé et le monde avec. Crise écologique, vache folle, grippe aviaire, disparition du thon rouge, surconsommation, endettement, peur de l’avenir… Lady Gaga dénonce la logique de la fourrure en se couvrant de viande crue. Jonathan Safran Foer écrit Faut-il manger les animaux ? (Editions de l’Olivier, 2011).

Dans ce livre brillant, l’écrivain américain décrit l’horreur des fermesusines, de l’élevage industriel et plaide pour des pratiques responsables, soucieuses du bien-être des animaux et de l’environnement. Un carton mondial. Les préoccupations végétariennes touchent le grand public. Ses tenants ne sont plus des donneurs de leçons rabat-joie, ascètes sectaires et castrateurs, ils sont tendance. Près de 8 % des Anglais et 12 % des Américains sont végétariens. Il y en a de plus en plus en Allemagne. La crise écologique a fait prendre conscience qu’ils n’étaient pas que masos. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la production mondiale de viande serait à l’origine de près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre.

Un autre facteur va entrer en compte dans l’évolution de l’image des végétariens : la communication positive et aguicheuse de certaines associations. Peta (People for the Ethical Treatment of Animals) prend pour ambassadrice la charnelle Pamela Anderson. Sur une affiche, elle apparaît en Bikini, le corps divisé en parties avec le slogan « Tous les animaux ont les mêmes morceaux ». Le même message est martelé : « Vegan is sexy ».

Dans ses déclarations officielles, Peta annonce que la viande rend « gros, malade et ennuyeux au lit ». Elle enfonce le clou à coups de spots ultrasexy, limite porno, où des pin-up jouent avec : des légumes. Ces spots, régulièrement censurés à la télé, buzzent sur le net. Dans une pub de 2007, des bombes sexuelles lèchent brocolis, citrouilles et autres asperges. Le pitch : « Les études montrent que les végétariens ont une meilleure vie sexuelle. Devenez veg. » Le sex appeal change de camp.

Un chef de Santa Monica, Juliano, fait du sexe le principal facteur promotionnel de son restaurant qui ne fait… que du cru. Le cru serait une source d’énergie insoupçonnée et décuplerait les pouvoirs sexuels. Il y aurait quelque chose de presque mystique. On murmure que les végans seraient dotés de superpouvoirs… sexuels. La force n’est plus du côté de la viande – symbole de masculinité, de virilité, de luxe et de réussite sociale. Le mangeur de carottes lui conteste son monopole sur les performances sexuelles. Sa recette ? Lier élévation spirituelle, pureté et luxure. Un esprit sain dans un corps sain. Avec en plus une pointe de pouvoir psychique qui démultiplierait le plaisir.

Peta a lancé un concours des végans et végétariens les plus sexy. En 2011, Kate du Tennessee et Jason, le biologiste du Minnesota, sortes de Ken et Barbie, l’ont emporté. Végans, beaux et successfull. La belle rousse est photographe, top model, chanteuse d’opéra et « une mère et femme végane et fière de l’être ». Elle l’est devenue en 2009 après avoir vu un docu sur le viol d’un chien. Flippant. Pour se rassurer un peu, suffit de jeter un oeil sur vegporn.com, site porno participatif végan et végétarien, qui va du transgenre à l’obèse. Mais oui ! Il y a des végans obèses !

La plantureuse Liz, aux dreads roses, piercing et tatoo, cuisine à poil un petit tofu curry et donne fièrement sa recette. On peut aussi faire un petit tour sur amours-bio.com et vegaia.com pour se rendre compte que la lutte pour la domination sexuelle n’est pas jouée. Commentaire d’Etienne : « Si je suis sur ce site, c’est juste que je ne suis pas très séduisant, si vous pouviez dire que le végétarien est le nouveau mâle, sensible et fort en même temps, ça pourrait arranger les choses pour moi, ça serait bien sympa. » Pas de problème.

26 août : Journée d’actions pour Khimki (et contre Vinci)

Voici un texte qui tourne et qui appelle à la solidarité avec la lutte pour Khimki (et contre Vinci)!

Les luttes en faveur de l’environnement, à Notre Dame des Landes, au val de Suze, à Khimki ou ailleurs, s’inscrivent dans un combat plus large contre le carnage capitaliste. Partout, des entreprises affairistes et corrompues telles que Vinci participent à bétonner la nature et transformer notre monde en immense surface bitumée.

Les contrats de plusieurs millions d’euros passés entre les Etats et les entreprises de construction sont des éléphants blancs, des projets colossaux dont la première visée est de remplir de pognon les poches des représentants de chaque partie. L’intérêt des populations, de tous ceux qui vont voir leurs villages, leurs forêts et leurs jardins défonçés au buldozer, ne prime jamais sur ceux des escrocs qui nous écrasent.

En Russie, les défenseurs de la forêt de Khimki se battent corps et âme depuis plusieurs mois contre le grotesque projet d’autoroute qui doit relier Moscou à son aéroport et à Saint Peterbourg. Certains journalistes ont payé de leur vie d’avoir témoigné de cette lutte. Nombre d’activistes ont pris des coups et sont passés par les cellules du MVD, mais continuent sans relâche d’interrompre le travail quotidien des buldozer et des pelleteuses du chantier.

Le 26 août, ils appellent à des actions de solidarité au niveau international. Pour Khimki, mais aussi pour toutes les luttes similaires engagées ici ou là contre les horribles projets du capitalisme. En France, ces actions devraient pouvoir mettre en exergue le rôle odieux joué dans la plupart de ces projets par l’entreprise Vinci, afin que chacun sache combien celle-ci participe à rendre notre monde invivable.

Des relais de la lutte contre Vinci en France.

Lire l’appel lancé par les copains/ines de Khimki :

« Chers amis !

Le 26 août, un an aura passé depuis que le président Dimitri Medvedev a interrompu la construction du tronçon d’autoroute passant dans la forêt de Khimki.

Ce fut une des plus grosses victoires des écologistes et plus largement de la société civile russe de ces dernières années.

Pour autant, malgré un pas si décisif, le président a cédé devant la corruption et le chantier a repris.

Mais nous n’avons pas l’intention de nous rendre. Nous sommes convaincus que si le peuple sort dans la rue, alors le pouvoir devra tenir compte de notre existence.

Si l’année passée des milliers de personnes sont sorties sur la place Pouchkine à Moscou, alors nous voulons désormais que les gens prennent part à des actions de solidarité avec la forêt de Khimki dans toutes les villes de Russie.

La forêt de Khimki est un papier carbonne, de son sort dépend la façon dont le pouvoir se comportera à l’égard des défenseurs de l’environnement et de la population. Nous rappelons que 66% des russes sont opposés à ce que les routes traversent la forêt. Ce n’est qu’au profit d’une poignée d’oligarques et personne ne se soucie des intérêts des citoyens russes.

Laissons le gouvernement corrompu dire que tout est décidé, nous sommes persuadés que le dernier mot nous reviendra !

Nous appelons tout le monde à se joindre à la campagne du 26 août. Donnons à voir au pouvoir que nous ne nous laisserons pas faire ainsi.

Les 26, 27, 28 août auront lieux des actions dans toutes la Russie et à l’étranger.

Défendons la nature ! Défendons la forêt de Khimki ! »

Péages gratuits contre Vinci

Deux initiatives de péages gratuits ont eu lieu, en voici les communiqués:

Vendée : action péage contre le projet d’aéroport à NDDL (le 13/08/11)

Pourquoi cette action de péage gratuit ?

L’autoroute que vous venez d’emprunter est gérée par la société COFIROUTE, filiale du groupe VINCI, un des leaders mondiaux des travaux publics et de l’aménagement de l’espace.

Parmi toutes les nuisances occasionnés par ce groupe, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au Nord-Ouest de Nantes, est fortement contesté, depuis longtemps, par une partie des habitants de cette région de bocages (2000 hectares de terres agricoles), ainsi que par diverses associations écologistes, partis politiques ou syndicats.

Ce projet de destruction d’un site naturel exceptionnel financé par les ressources publiques est cependant soutenu entre autres par J.M. Ayrault, maire de Nantes, membre du P.S. Une des raisons évoquées pour mener à bien cette ultime bétonnage de la nature est le soit-disant nécessaire « désengorgement » d’un premier aéroport, situé au sud de Nantes, ce qui est mensonger car cet aéroport est en partie sous-exploité.

La spécialité de Vinci est de spéculer sur nos déplacements sur le territoire. Leurs méthodes : expulser les gens des quartiers et des campagnes afin de bétonner et aseptiser nos espaces et nos vies, ainsi ils nous vendent le mythe du progrès.

Vinci voit ce type de projet comme une vitrine pour son image de marque, ses actionnaires et ses profits boursiers. Mais leur but propre est de concrétiser les projets de l’Etat de quadrillage et de contrôle de la société via la maitrise de l’espace, de nos espaces.

L’action qui est menée aujourd’hui rejoint de nombreuses autres actions menées durant ce week-end pour signifier aux groupes capitalistes, et aux politiciens qui les soutiennent, qu’il n’est pas question de les laisser prospérer davantage, mais plutôt de les mettre hors d’état de nuire.

Des indiens du bocage

Le second communiqué:

Péage gratuit contre Vinci à Montpellier

Un péage gratuit a eu lieu ce matin du 15 août au péage de St Jean de Védas, près de Montpellier, dans le cadre de la campagne lancée contre la multinationale Vinci.

Une cinquantaine de personnes ont permis à de nombreux vacanciers sur le retour (ou le départ) de ne pas enrichir ces méchants, durant une petite demi-heure, tandis que des affiches étaient collées un peu partout et que le tract suivant était distribué :

(précisons que les quelques tunes récoltées sont allées vers des caisses de solidarité pour aider ceux qui sont confronté à la répression.)

Péage gratuit !

Départ en vacances ? Retour au turbin ?

Vinci, premier opérateur autoroutier en Europe, s’assure que vous ne soyez pas trop dépaysés : le décor restera aussi insipide à l’arrivée qu’au départ. Partout, les mêmes aires de rpos, les mêmes parkings, les mêmes péages, les mêmes boutiques terroir… un univers où rien n’échappe aux caméras et à la logique économique.

Comme ses semblable (Eiffage, Bouygues, Bolloré et nombre d’autres entreprises…), Vinci modèle le monde selon ses intérêts, masqué derrière l’image du développement durable et du respect de l’environnement.

Chaque espace doit avoir son orientation économique, de la zone industrielle à la plaine céréalière, en passant par la région montagneuse, sa détente pour riches, son énergie bois et son gaz de schiste. Quand chacune des régions devient spécialisée, un schéma global de transport à grande vitesse s’impose et quadrille l’ensemble : lignes Très Haute Tension, Lignes à Grande Vitesse, lignes ADSL, fibre optique, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, ports maritimes, aéroports… que permettent et qui alimentent, d’autres grands projets tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, mines, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades, lotissements, zones touristiques…

Mais leur main-mise ne s’arrête pas à ces infrastructures qui avancent à grands coups de bulldozers. Derrière ces moult activités, des milliers de personnes sont exploitées : maçons sans-papier arrêté sur le chantier d’un centre de rétention, travailleur des mines d’uranium qui ramène la radioactivité dans son foyer, intérimaire enfermé dans une cabine de péage et qui n’a guère les moyens de partir en vacances…

Les réaménagements se font aussi au détriment de populations qui se retrouvent à devoir céder leur place : les pauvres sont chassés des centre-ville et cloisonnés dans les périphéries ; les territoires, urbains ou ruraux, où ils subsistent, sont accaparés et bétonnés pour plus de profit.

Pour de telles réalisations, la recette est toute trouvée : les partenariats publics-privés (PPP). Ils permettent d’allier la légitimité démocratique, la maîtrise de l’ensemble géographique, les financements publics et les forces de l’ordre de l’État aux savoir-faire, réseaux et réalisme commercial des grands groupes privés. Ceux-ci prennent en charge l’ensemble des projets, de la construction à la gestion.

En 2009, le groupe Vinci participe à lui seul à 240 000 chantiers dans plus d’une centaine de pays ? Ces projets, et ceux de ses concurrents, suscitent parfois des résistances locales…

A Cadarache (PACA), construction d’un réacteur expérimental de fusion nucléaire (ITER), en partenariat avec Areva.

A Notre-Dame6des-Landes (Pays de Loire), le projet d’un nouvel aéroport international « éco-labellisé » suscite de nombreuses protestations : terres occupées, actions de sabotage…

En Val Susa (Alpes italiennes), plusieurs tunnels doivent être creusés pour laisser passer le TAV (TGC Lyon-Turin). A l’heure actuelle, policiers et militaires tentent de défendre le chantier contre des centaines de personnes déterminées à stopper le projet.

A Khimki (Russie), les opposants à la construction de l’autoroute entre Moscou et Saint-Pétersbourg sont victimes d’une répression féroce (tortures, menaces, assassinats, attaques des forces de l’ordre et de milices fascistes…).

Vinci n’est qu’une des nombreuses pierres du système capitaliste. La cadence à laquelle leurs projets et leur fonctionnement quotidien écrase nos existences n’a d’autres freins que ceux que nous leurs imposerons.

Nous ouvrons ce jour les barrières d’un péage pour mettre un grain de sable, certes modeste, dans les rouages du monde qu’ils aménagent. Nous invitons ceux qui ne se résignent pas à agir de toutes les façons contre cette machine à broyer.

Puisque, ce coup-ci, vos euros ne tomberont pas dans les poches des actionnaires de Vinci, ils peuvent, si vous le souhaitez, servir à alimenter une caisse de solidarité avec les personnes qui se retrouvent dans les griffes de la répression.

Encart :

Vinci Concessions : parkings, autoroutes, tunnels, ponts, métros, trains, aéroports, équipements publics (campus, stades, hôpitaux…)

Vinci constructions : centrales nucléaires (80% du parc français), infrastructures hydrauliques (canaux, barrages…) ; traitement des déchets (incinérateurs, stations d’épuration, canalisations…), oléoducs, gazoducs, stockage de combustibles, prisons, bureaux, logements de standing…

Vinci Énergies : parcs éoliens et photovoltaïques, transport de l’énergie produite, technologies de communication, gestion urbaine (vidéo-surveillance, éclairage, public…)

Eurovia : infrastructures routières et ferroviaires, carrières.

Cofiroute, Sogea, Escota, Cegelec, Axians, Actemium, Autochim, Dumez, Viafrance, Saintrapt et Brice, Tunzini, Dodin Camenon Bernard, Thinet, GTIE, Adim, Fabre, GTM, Lola piscines, Hydroplus, Cofframat, Faceo, Géolis, Sol Environnement, Autoroutes du Sud de la France…

Les fachos bienvenus à la veggie pride?!

Un œil avisé aura facilement remarqué que sur LTD, il est de nombreuses initiatives dont nous ne parlons pas. La raison est très simple : tout ce qui a un lien, même indirect, avec l’extrême-droite, nous le boycottons.

C’est une question de cohérence. La libération animale exige une humanité unie et il n’y a pas de place pour les divisions racistes ; il s’agit de refuser l’exploitation (animale) alors on ne peut pas accepter des gens affirmant que « le plus fort » doit dominer, etc.

Nous sommes absolument stricts là-dessus, et il n’est pas la peine de préciser que c’est « tendu », voire très tendu depuis le départ. Et à part la courageuse position du forum Straight Edge pour faire le ménage, la situation est très mauvaise.

Car même des gens pas d’extrême-droite cèdent le pas. Par racisme, par misanthropie. Les principes s’effacent également devant un pragmatisme visant à « gagner du monde » tout en niant les réalités sociales.

La « Veggie Pride » est un symbole de cet opportunisme, et on peut entendre ici un édifiant enregistrement audio d’une conférence-débat tenu lors des « Estivales de la question animale » cet été.

Une conférence intitulée :

La Droite et les animaux

On y entend donc David Olivier (Cahiers Anti-spécistes, Veggie Pride…) expliquer qu’il y a des gens de droite qui seraient animalistes et que si être fasciste ce n’est pas bien, il faut accepter les fascistes par exemple lors de la Veggie Pride, etc.

Les « alliances ponctuelles » sont nécessaires, et puis les gens de gauche seraient eux aussi, est-il expliqué, des « fascistes » avec les animaux, donc pourquoi pas, finalement !

C’est également le point de vue de toutes les associations en France. C’est sans problème que les associations pour les droits des animaux travaillent, par exemple, avec la Fondation Brigitte Bardot, ne serait-ce que pour des initiatives ponctuelles (depuis le CLEDA jusqu’au CLAM 34, etc.).

Dans un même ordre d’idée tout aussi pragmatique, il y a  l’ouverture fascinée à des initiatives honteusement mercantiles comme le « Paris Vegan Day. »

Car on peut noter quelque chose de très révélateur : il y a un texte (mis en PDF ici) qui retrace le débat et il y est dit que « la France en Action » soutient « financièrement des initiatives antispécistes » (rappelons qu’il y a peu, Governatori de « la France en action » expliquait fièrement qu’il était « l’un des principaux contribuables de France »).

Voici l’extrait en question :

Jérôme : Qu’en est-il du parti « La France en Action » ?

David : A l’époque où il s’était présenté aux présidentielles, j’étais allé voir leur programme et c’était très «soutenons les petites entreprises», le nom «La France en Action» ça fait très petites gens qui font des choses, assez populistes ; avec malgré tout des choses bien : ils parlaient de végétarisme, des animaux et des handicapés.

Yves : Côté sympathique dans leur programme : «on veut venir en aide aux faibles». Deux côtés : solidarité sociale mais paternalisme. Ils ne remettent pas en question le cadre global qui fait qu’il y a des faibles et des forts.

Maintenant, ça s’appelle l’Alliance Ecologique Indépendante et ils communiquent plus sur les animaux. Ils soutiennent financièrement des initiatives antispécistes.

C’est très révélateur.

La médiatisation de Bardot, l’argent de la France en action, le rêve d’un établissement comme professeurs de « droits des animaux » à la faculté, « l’idéal » d’une entreprise vegan faisant son commerce avec un marché captif…

Associés à la tristesse de voir la souffrance animale, au désespoir qui constate que rien ne bouge fondamentalement, à la facilité de sombrer dans le préjugé raciste…

Tout cela forme un cocktail explosif, qui n’a aucune raison d’exister, car la perspective est là : la défense sans compromis de Gaïa, la fondation d’une vie personnelle sur les bases d’une vie sans dépendances (drogues, alcool, etc.), ouverte à la Nature et à tous les êtres vivants !

Et ce projet ne tolère aucun compromis avec le militarisme, le sexisme, le racisme, l’esprit de division du fascisme!

Une héroïque mère ourse !

Une mère ours a agi de manière héroïque : emprisonnée tout comme son fils dans des cages où on leur extrait la bile, en Chine, elle a tué celui-ci et s’est suicidée.

Cela s’est passé dans l’une de ces fermes où les ours sont enfermés dans de toutes petites cages, isolés, avec un cathéter enfoncé dans leur vésicule biliaire, ou bien encore un tube de latex maintenu par un corset de fer, et ce durant toute la vie (soit à peu près 20 ans, l’ours étant tué par la suite).

Il s’agit d’une pratique de la médecine chinoise qui a été généralisée avec des fermes durant les années 1980.

Lorsque son enfant a été agressé pour la mise en place de l’appareil métallique perçant son estomac l’enserrant afin d’extraire sa bile, la mère ourse a réussi à sortir de sa cage et se précipiter pour tenter de le libérer.

N’arrivant pas à ouvrir la cage, elle a alors étranglé son enfant, puis a couru afin de se suicider en s’écrasant contre le mur.

Un acte exemplaire, d’un énorme courage et d’une grande abnégation, qu’il faut saluer, comprendre dans toute sa dimension terrible, et nous rappeler la nécessité de l’engagement sans compromis pour la libération animale ! Jamais il ne faut faiblir, capituler, face à notre devoir!

L’écologie au FN, c’est déjà fini !

Laurent Ozon vient de démissionner hier du Front National, après le scandale provoqué par ses propos sur le massacre en Norvège. Ozon expliquait cela par l’immigration, par les viols qui seraient uniquement commis par des personnes immigrées, etc.

Voici une copie d’écran de ses messages (l’image s’agrandit en cliquant dessus) :

Pas très original, et en quoi cela est-il intéressant ? Pour une raison simple : le Laurent Ozon en question était le monsieur écologie du Front National !

Une belle preuve de comment l’écologie peut se faire utiliser de manière faussée pour diviser l’humanité. Ozon considère les personnes immigrées comme des parasites, et il est pour une écologie en version image d’épinal, « terroir », etc.

Il a publié entre 1994 et 2000 une revue « écologiste » qui s’appelait « Le Recours aux forêts » et qui exprimait cette vision voulant combiner « ethnie » et « paysage. » Une manière de nier l’universalisme et l’humanisme.

Ozon a d’ailleurs fondé une entreprise de vidéo-surveillance. Et il a été propulsé au début de l’année au bureau politique du Front National. Il a d’ailleurs donné début mars une conférence de presse avec Marine Le Pen sur la sécurité et souveraineté alimentaires.

D’ailleurs selon certains médias, il est considéré comme l’un des auteurs du discours de Marine Le Pen à Tours, lors de son accession à la présidence du FN ! Pas moins que cela !

Étoile montante de la politique par l’intermédiaire de Marine Le Pen, Ozon s’est déjà torpillé en s’imaginant que la France était déjà tombée si bas et accepterait une telle sortie.

Tant mieux pour l’écologie !

A propos de l’explosion de deux engins de chantier à Sautron (44)

Voici un texte diffusé sur Indymédia:

A propos de l’explosion de deux engins de chantier à Sautron (44)

Le 31 juillet était présente dans Ouest France l’attaque d’un chantier Vinci à Sautron en banlieue nantaise (plusieurs engins brûlés…), attaque qui n’a pas fait l’objet de texte de revendication jusqu’à présent.

Que les auteur-e-s décident de mettre des mots sur leur choix de poser des bouteilles de gaz et d’essence en dessous du défunt matériel ou de laisser ce (beau) geste parler de lui-même n’importe pas tant que ça.

Ce texte n’est pas un communiqué de revendication, Il ne prétend partager que le sens que des lectrices enthousiastes trouvent dans ce sabotage.

En l’absence de texte « explicatif », nous considérons l’attaque de ce chantier qui se situe à une dizaine de kilomètres de la ZAD comme une contribution à la lutte en cours contre l’aéroport et son monde. Et il nous semble important en l’absence d’autres textes de rendre encore plus palpable que l’objectif de « faire mordre la poussière » à VINCI et à ce projet se traduit par une série d’actions.

Que ces actions prennent la forme qui semble la plus pertinentes aux différents groupes ou individu-e-s qui se sentent proches/solidaires/partie prenante de cette lutte, et notamment la forme d’actions anonymes. Sur Vinci, comme ça a été le cas cette fois-ci, mais aussi sur les nombreuses autres entreprises qui sont accessibles dans notre voisinage quotidien.

Que ces attaques outre le fait de leur faire perdre de l’argent, permettent aussi de rendre bien visibles le fait qu’elles aussi participer à ce projet et visibiliser le fait que les travaux liés à cet aéroport ont déjà commencé.

Nous sommes et resterons solidaires des actes_ comme des individu-es qui seraient poursuivies par la suite.

Que se déchaîne notre colère et notre créativité
Faisons leur mordre aussi leurs tractopelles…