• Discours d'Emmanuel Macron à la COP23 à Bonn

Les dernières nouvelles de la terrifiante situation des éléphants en Afrique

L’écocide en Afrique avance chaque jour de manière plus rapide. Les éléphants, animaux parmi les plus connus et les plus appréciés de tous les humains, sont victimes d’une véritable campagne d’anéantissement. On a là un symbole terrible, sanglant, de la réalité et de la honteuse passivité de ceux et celles qui ont conscience de ce qui se passe.

La tendance est tellement terrifiante que même les locaux protégés sont attaqués. En mai, 26 défenses ont été volé au Botswana, dans le « stock » de l’Etat de la ville frontière de Kasane. Au début de la semaine, une chambre forte du quartier général de la ZAWA (Zambia Wildlife Authority) a été attaquée en Zambie, et trois tonnes de défenses volées.

Dans le dernier cas, ce sont des éclaireurs de la ZAWA, qui s’occupe de la défense de la faune, qui ont été corrompus… Car le profit est important et par conséquent des réseaux se montent : un kilo d’ivoire vaut de 2.000 à 2.500 dollars sur le marché noir en Asie.

Voici une carte, très parlante, montrant l’évolution de la présence des éléphants en Afrique.

La situation est tellement terrible que les pays d’Afrique centrale jouent en ce moment le tout pour le tout, tentant de coordonner des campagnes de répression, malgré la corruption gigantesque.

La semaine dernière, l’opération « Worthy » s’est déroulée simultanément en Éthiopie, au Botswana, au Ghana, au Guinée Conakry, au Kenya, au Libéria, au Mozambique, au Namibie, au Nigeria, au Rwanda, en Afrique du Sud, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe.

Ont été arrêté plus de 200 personnes; on a retrouvé près de deux tonnes d’ivoire d’éléphant, plus de 20 kilos de cornes de rhinocéros, des peaux de lions, de léopards, de guépards, de crocodiles et de pythons, des oiseaux tropicaux vivants, des tortues, ainsi que d’autres espèces protégées…

Et le Gabon vient de justement, le 27 juin, procéder à l’incinération de 4.825 kilogrammes d’ivoire, dont 1.293 pièces brutes majoritairement composées de défenses et 17.730 sculptures en ivoire.

Le Gabon ne pouvait pas être en reste par rapport à l’opération « Worthy », car c’est un pays clef pour les éléphants. 50 000 éléphants y vivent, soit 50% des éléphants de forêt.

Éléphants de forêt dont le nombre, en 20 ans, a chuté de 80%…

Par conséquent, au Gabon depuis mars dernier, l’éléphant est une espèce « intégralement protégée » ; en mars, le président Gabonais a également annoncé la naissance d’une unité militaire pour contrer les braconniers. Le Cameroun va faire de même avec 2000 rangers chargés de protéger les éléphants.

La motivation est bien entendu économique, pour le tourisme. Voici ce qu’a dit le chef de l’Etat gabonais lors de l’incinération d’il y a trois jours :

« L’éléphant vivant vous rapporte plus que mort. En termes économiques, le développement du tourisme, qui va être important au Gabon, demande que nous puissions préserver notre faune et notre flore. »

« Ce que nous sommes en train de faire, en dehors de la valeur symbolique, a une réelle valeur de préservation économique. Il faut traduire le capital naturel en termes de revenus et le transmettre à nos futures générations. »

Cela peut sembler intéressant comme initiative, mais il ne faut pas perdre de vue que la pression de l’opinion publique est énorme.

Le jour où les éléphants auront disparu de la planète, quelle sera la légitimité des dominants ? C’est de cela qu’ils ont peur ! Le sort des éléphants, en soi, ne les intéresse pas. Ils n’accordent aucune valeur en soi aux éléphants.

Et c’est pourtant là la question de fond. Il faut reconnaître une valeur en soi à Gaïa !

Rassemblement festif à Décines contre OL Land

OL Land, c’est le grand projet commercial de stade de football pour l’Olympique Lyonnais. Voilà le genre de monument moderne auquel on veut nous soumettre, par la force du béton. Forcément, la résistance s’organise…

Rassemblement festif à Décines contre OL Land et contre tous ces projets pharaoniques débiles et destructeurs ! Le stade du fric ne se fera pas !

Rassemblement festif à Décines le 30 juin et le 1er juillet au village en lutte. Rendez vous devant la mairie de Décines samedi 30 juin à 18h pour l’arrêt immédiat du projet de construction du stade OL Land. Toutes et tous Résistons et Créons une planète responsable et solidaire !

Le rendez-vous à noter dans vos agen­das pour une grande action de masse. D’ici là, bien­ve­nue à toutes les énergies pour pré­pa­rer ce ras­sem­ble­ment…

Fédérons nos luttes et nos col­lec­ti­vi­tés humai­nes pour­sui­vant un but commun.
Pour la ren­contre des luttes et la péda­go­gie nomade (l’éducation popu­laire).

De plus, nous lut­te­rons ensem­ble, en sou­tien aux autres col­lec­tifs et asso­cia­tions pour la pro­tec­tion des sites tou­chés par la colo­ni­sa­tion finan­cière :
– la ZAD ND des Landes : contre la cons­truc­tion de l’aéro­port inter­na­tio­nal de Nantes
– les NO-TAV : contre la cons­truc­tion de la ligne fer­ro­viaire Lyon/Turin avec un tunnel de 53 km de long
– les NO-GAZ DE SCHISTES : contre l’explo­ra­tion, l’exploi­ta­tion et la frac­tu­ra­tion hydrau­li­que de nos sols, en France et ailleurs…
– l’oppo­si­tion à l’A45 : contre le projet d’auto­route A45 qui va détruire énormément de terres agri­co­les à l’Ouest de Lyon, alors que l’auto­route Lyon-St Etienne existe déjà

La lutte conti­nue contre le cancer : optez pour l’abla­tion du Collomb !

Pour nous rejoin­dre : à Décines (coor­don­nées géo­gra­phi­que GPS : 45.759178,4.965979) à 10 bornes à l’est de Lyon, en par­tant de l’église pren­dre dans le pro­lon­ge­ment de la rue Antoine Lumière puis en face sur le chemin du Biézin qui remonte jusqu’à la butte et au coeur du vil­lage.

Pour y aller

EN BUS :
Métro ligne A jusqu’au terminus : Vaulx en Velin la Soie, puis ligne tramway T3 arrêt Décines Centre

EN VOITURE :
Mairie de Décines : 38 Avenue Jean Macé, 69150 Décines-Charpieu
à partir de Laurent Bonnevay :
prendre la direction de l’Est vers la Rue Léon Blum
Continuer sur Av. de Bohlen
Continuer sur Av. Garibaldi
Au rond-point, prendre la 2e sortie sur Av. Garibaldi/D317
Continuer de suivre D317
Prendre à droite sur Rue Paul Bert
Prendre à droite sur Av. Jean Macé
Tourner à droite

Votre destination se trouvera sur la gauche :D

APPEL AU RASSEMBLEMENT FESTIF Le 30 Juin ET 1er juillet 2012 à Décines

Les Sacres Fils et Filles de Butte t’invi­tent au Rassemblement Festif du 30 juin pro­chain à Décines, Place de la Mairie à 18H, pour l’arrêt immé­diat du projet de cons­truc­tion du stade de foot : OL LAND

SAMEDI

  • 18h devant la mairie Agora : prises de paroles débat mouvant
  • 19h déambulation manifestive avec chorales et musique
  • 20h champ repas Tous les repas à prix libre
  • 21h-3h Concerts punk/elektro-punk/tekno

DIMANCHE

  • matin petit déj’ et ateliers
  • 12h30 repas
  • 14h Kermesse, initiation musique, projections et débats sur la résistance, atelier(s) de théâtre de l’opprimé et théâtre forum
  • 18h Assemblée populaire :
    +restitution autres ateliers
    +débat en étoile : quelles suites pour nos luttes ? Question-s : qu’est-ce qu’on a appris ? Quelles propositions pour la suite ? Quelles solutions pour la suite des actions ?
  • 20h30 repas

+ concerts acous­ti­que : musi­que afri­caine, chants, slam, gui­tare, cho­rale, a capella, chan­son fran­çaise…

Carton Rouge, Etienne Tête, Décines Résistance, Gaz de schiste, Faucheurs , ZAD, NO TAV

ORGANISATION LIBRE ET FESTIVE

Nous orga­ni­sons une semaine de chan­tier col­lec­tif du 25 au 29 juin (et plus), dont l’objec­tif sera d’amé­lio­rer les condi­tions de vie du cam­pe­ment et celles de l’accueil du ras­sem­ble­ment.

Pour cela, il nous faudra des bras, et du bon cho­co­lat.(noir de pré­fé­rence)

– Les jar­dins seront ouverts aux curieux et aux curieu­ses dési­reu-x-ses d’en appren­dre plus sur la per­ma­culture et les plan­tes sau­va­ges envi­ron­nan­tes, et par ailleurs, pour­ront à leur guise par­ti­ci­per à l’entre­tien et au déve­lop­pe­ment des cultu­res.

– Des cons­truc­tions de caba­nes dans les arbres, et autres struc­tu­res se déploie­ront sur la Butte.

– Construction d’un four à pain au feu de bois, avec la pre­mière four­née du cam­pe­ment lors du wee­kend festif. Ami-e-s bou­lan­gers et bou­lan­gè­res : «  à vos pétrins !  »

– Des actions ban­de­ro­les se dres­se­ront toute la semaine.

– Une scène ouverte (à fabri­quer) sera pro­po­sée au musi­ciens et musi­cien­nes.

– Du free-foot de rue et du théâ­tre de l’opprimé ainsi que d’autres acti­vi­tés se tien­dront lors de cette semaine de chan­tier festif…

Pour la res­tau­ra­tion, tout se cui­si­nera sur place ou à empor­ter. (Végan, Végétarienne, et Viandarde)

N’oubliez pas de rame­ner vos duvets, couet­tes et oreillers pour le dodo qui se tien­dra sous des habi­tats mobi­les appro­priés.

Nous fonc­tion­nons avec sim­pli­cité, auto­no­mie, et débrouillar­dise.  (DO IT YOURSELF !)

[Cliquez sur les images pour obtenir le tract au format PDF]

Le gâchis de papier du bac français

Chaque fin d’année, c’est la même chose, le même immense gâchis de papier au moment du bac français. Des tonnes de papier sont utilisées pour photocopier des textes qui ne seront jamais utilisés et termineront à la poubelle.

Rappelons le principe, bien connu de tous et toutes puisque ce scandale dure depuis plusieurs décennies !

Le bac de français a un oral, où chaque élève présente une vingtaine de textes, parfois un peu plus ou un peu moins. Cela fait déjà 20 pages pour 20 textes, en sachant qu’en fait, l’élève ne tombe à l’oral que sur un seul texte, sur lequel il doit faire un commentaire.

Or, comme la personne examinatrice a besoin d’un texte aussi, cela fait que chaque élève doit amener les 20 textes en double. On arrive déjà à 40 pages. Tout cela pour deux pages utilisées au final.

Si l’on compte qu’il y a environ 600 000 personnes qui passent le bac français, on imagine largement le nombre de pages !

Mais ce n’est pas tout. Car chaque élève se voit fournir une liste officielle de textes qu’il présente à l’oral. En moyenne, cette liste fait 4 pages. Pourtant, le professeur de français l’a déjà envoyée au rectorat, donc la personne correctrice l’a déjà. Ces 4 pages sont simplement inutiles !

En tout cas cela fait donc 44 pages utilisées, et non 40.

Et comme si cela ne suffisait pas, il faut ajouter encore les œuvres intégrales. Évidemment, pour lire un livre il faut l’avoir. On ne peut pas compter les trois livres lus en entier et qu’il faut amener comme étant du gâchis.

Le problème est que les livres doivent être amenés en double : un pour l’élève et un pour la personne examinatrice, qui peut décider de choisir un passage non étudié dans le livre pour le commentaire.

Comme nous vivons dans une société individualiste, beaucoup de gens rachètent les livres plutôt que de se les prêter… On passe ici de 44 pages à bien plus.

Il n’y a aucune statistique, mais si l’on dit que dans une classe de 30 élèves, quatre seulement rachètent les ouvrages (il y en a sans doute davantage), on a alors : 40 pages de texte + 4 pages de la liste pour 30 personnes, soit 1320 pages, à quoi il faut ajouter environ 50 pages (au format A4) de livres pour quatre personnes, soit 200 pages.

On en est déjà à à peu prêt 1500 pages par classe. Si l’on dit qu’il y a 20 000 classes pour 600 000 élèves…

Les solutions sont pourtant simples. Plutôt que d’amener les textes photocopiés individuellement, les professeurs de français pourraient envoyer au rectorat chaque texte photocopié trois fois. La personne examinatrice pourrait garder un texte pour elle, et proposer les autres textes aux élèves.

De la même manière, elle pourrait disposer d’un exemplaire des trois livres, d’autant plus que ce sont souvent des « classiques » déjà possédés.

Naturellement, cela poserait problème pour les éditeurs, qui font un profit monstrueux avec cette histoire de livres à racheter par les élèves. Les éditeurs inondent d’ailleurs les professeurs de livres « classiques » chaque fin d’année, afin qu’ils décident que les élèves achètent tel ou tel livre. Le livre sera alors automatiquement acheté par chaque élève, et parfois même deux fois…

Tout cela représente un énorme gâchis, qui saute aux yeux, et qui dure depuis au moins 40 ans. C’est une sacrée preuve du je-m’en-foutisme complet de la part des professeurs et des élèves, encore que les élèves n’ont pas leur mot à dire.

Protester contre ce gâchis est pourtant facile tellement il saute aux yeux !

La brutalité inouïe des déterrages des familles de blaireaux

La vie est une chose merveilleuse qu’il faut admirer, protéger et respecter. Le respect de toutes les formes de vie passe par l’éducation, car beaucoup ne respectent que ce qu’ils connaissent et aiment.

Mais quand des chasseurs se prennent pour des écolos respectueux de la vie, et vont prêcher leur fausse et hypocrite “bonne parole” dans les écoles cela devient très vite problématique et catastrophique surtout.

Durant le mois de mai, dans le village de Cardesse (Pyrénées-Atlantiques), des lycéens ont appris avec des chasseurs comment tuer des blaireaux, à travers la pratique de la vénerie, comme le présent article le décrit, publié dans la République des Pyrénées:

Des lycéens de Soeix ont appris à piéger les blaireaux

Des chasseurs et des lycéens scrutent avec attention un trou dans la terre. Un jour ensoleillé du mois de mai, en bordure d’un champ de maïs de Cardesse. L’agriculteur a déposé une déclaration de dégâts auprès de la fédération des chasseurs 64. Les lycéens vont, certains pour la première fois, participer au piégeage des blaireaux en cause.

Les dégâts sont visibles : un blaireau a creusé le sol pour consommer les grains de maïs. Les consignes sont données par Serge Ladeuix, président de l’association de vénerie sous terre : ne pas faire trop de bruit car le travail des chiens (des Jack Russel) est dirigé à la voix.

Echos de combat

Un chien rentre dans le terrier et rapidement bloque l’animal. “Nous avons entendu les échos du combat entre les deux protagonistes”, se souvient le professeur Franck Leprince. Serge Ladeuix encourage son chien.

Après quelques minutes d’écoute, l’emplacement des deux animaux est localisé. Les élèves creusent alors à tour de rôle pour les atteindre. Deux trous sont nécessaires pour découvrir l’endroit exact. Un premier blaireau tente de fuir et est attrapé à l’aide d’une pince.

Rapidement, l’animal est tué d’une balle de carabine. Mais le chien repart dans le terrier car d’autres blaireaux y sont présents. Trois autres blaireaux sont tapis. Un par un, les animaux sont sortis et tués.

“Nous avons ensuite rebouché les trous pour éviter les risques de blessure des animaux présents sur la parcelle à d’autres périodes de l’année”, résument les élèves. L’activité est réalisée par la classe de Bac Pro “gestion des milieux naturels et de la faune” du lycée agricole des métiers de la montagne d’Oloron Soeix.

Tout au long de la formation, ces élèves ont pu découvrir différentes activités cynégétiques comme des baguages de bécasse ou des comptages de nuit au phare. Il leur manquait le piégeage du blaireau.

Mais présentons rapidement ce petit mammifère : le blaireau est un mustélidé pesant de 10 à 15 kg, vivant en communauté dans des terriers. Les blaireaux peuvent remuer jusqu’à 40 tonnes de terre afin de creuser les galeries de leur habitat.

Le blaireau est un animal omnivore consommant des vers, des petits rongeurs et des végétaux. Avec son pelage sombre, sa tête blanche marquée de 2 bandes noires verticales, le blaireau est très facilement reconnaissable.

Les blaireaux sont chassés à cause de prétendus ravages qu’ils commettraient dans les champs de maïs ou dans les vignes de raisin. C’est pour ces insupportables raisons que chasseurs et agriculteurs s’associent pour tuer les blaireaux.

Pour revenir au texte en question, il saute aux yeux qu’il n’effleure pas l’once d’une critique, et qu’il est même rédigé avec un ton presque enjoué, qui relève du divertissement collectif. Divertissement où les animaux traqués et massacrés n’ont absolument aucune importance, aucune valeur comparée à l’apprentissage du massacre de la vie, via des «  activités cynégétiques ».

Et voilà le drame de la vie : quelques blaireaux ont osé creuser le sol pour manger quelques grains de maïs.

« Les dégâts sont visibles : un blaireau a creusé le sol pour consommer les grains de maïs. », c’est donc cette scandaleuse présence et consommation du blaireau qui a provoqué mépris et colère, au point d’aller apprendre à des adolescents comment tuer des êtres vivants qui luttent pour survivre en consommant le peu d’aliments que l’être humain veut bien leur laisser !

En réfléchissant 2 secondes, les dégâts commis par une famille de blaireaux dans un champ de maïs, ne peuvent être que minimes !

Comme toutes les pratiques de chasse, la vénerie sous terre est une méthode d’extermination barbare et terriblement angoissante pour les blaireaux.

Pendant plusieurs heures le clan des blaireaux est traqué par les chasseurs et leurs chiens. Les blaireaux sont acculés au fond de leurs terriers par les chiens des chasseurs, et pendant ce temps les chasseurs creusent le sol pour récupérer les blaireaux. Il est évident qu’en se défendant les blaireaux combattent avec les chiens et finissent terriblement blessés (les chiens aussi sont donc blessés) et dans un état de peur inimaginable…

Puis l’animal est extirpé de son lieu de vie avec une immense pince et est achevé d’une balle de fusil.

Les blaireaux vivant en famille, ce sont tous les membres qui entendent, voient, sentent et subissent les uns après les autres ce massacre. Des souffrances et des angoisses qui durent des heures et des heures.

Voici le site de abolition déterrage qui explique ces méthodes cruelles dont sont victimes les blaireaux et les renards.

Les solutions pacifistes et respectueuses existent bien entendu. Mettre par exemple un filet enduit de répulsif à 15 cm au dessus du sol est un bon moyen pour éviter que les blaireaux ne « déciment » les champs. Entre les championnats de déterrage (pétition + explications), les massacres constants et abusifs, les blaireaux semblent avoir en France un bien sombre avenir.

Les politiques ne daignant pas bouger le petit doigt pour les animaux (ni même pour l’environnement, comme le tout récent fiasco de Rio+20), c’est à la population de bouger et de faire entendre sa voix pour les animaux.

En 1998-1999 l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avait dénombré, pour 39 espèces, environ 30 millions d’animaux fusillés!

Ce chiffre est énorme, la grande majorité de la population est contre la chasse et révoltée par des pratiques sanguinaires d’un autre temps.

Ici, le blaireau est la cible de la chasse du 15 septembre au 15 janvier, mais peut aussi être capturé pour une période complémentaire du 15 mai au 15 septembre sur autorisation préfectorale.

Ce qui fait ce petit animal n’a que 4 mois de répit sur toute l’année ! La population de blaireau est en diminution et ce mustélidé est protégé dans 10 pays d’Europe (Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal…). La France (la Suisse et l’Allemagne) faisant comme à l’habitude, l’exception en matière de respect de l’animal et accordant de biens grands privilèges aux chasseurs !

Nous avons perdu Lonesome George

Lonesome George ou encore Solitario Jorge – c’est-à-dire George le solitaire – est décédé il y a deux jours, dimanche. Il avait sans doute plus de 100 ans, pesait environ 90 kilos et était le dernier de son espèce, espèce exterminée par les humains.

Les tortues de son genre étaient conservées à bord des bateaux, puis massacrées pour leur viande ; les chèvres ont détruit la végétation nécessaire, tout comme les rongeurs apportés par les bateaux ont provoqué des destructions d’oeufs.

Lonesome George était une tortue Chelonoidis nigra abingdoni, une tortue géante comme celles dont Charles Darwin avait notamment parlé pour parler de l’évolution.

Découvert en décembre 1971 sur une petite île des Galapagos du nom de La Pinta, il avait été transféré à la Station de Recherche de Charles Darwin, sur l’île de Santa Cruz, avec une équipe s’occupant de lui, une personne s’occupant directement de lui depuis 40 ans.

Lonesome George est malheureusement devenu une « attraction », et d’ailleurs il va être empaillé ! On retrouve là la contradiction entre la volonté de préserver une espèce et de l’autre tout le cinéma malsain propre aux zoos, qui « sélectionnent » qui doit survivre ou pas, et dans quelles conditions.

Il y a eu un appel avec 10 000 $ de récompense à la clef, si on lui trouvait une partenaire ! C’est une course malsaine, qui ne vise qu’à masquer les carences terribles de la protection animale, qui ne peut rien en tant que tel face aux campagnes de destruction.

Les scientifiques locaux ont d’ailleurs tenté de faire s’accoupler Lonesome George avec d’autres tortues géantes, mais il a toujours refusé, sauf en 2008, mais les trois séries d’œufs n’ont pas été viables.

On ne bricole pas avec la Nature, d’ailleurs les tortues comme Lonesome George peuvent vivre jusqu’à 200 ans : pourquoi est-il mort si jeune ? Il faut attendre l’autopsie, mais on sait bien que dans les zoos et les parcs, la durée de vie est terriblement raccourcie.

De la même manière, des études sur l’ADN de tortues de la région ont montré qu’il y avait une tortue qui avait un des parents qui était une tortue Chelonoidis nigra abingdoni. L’espèce n’a peut-être pas disparu, mais sans doute vaut-il mieux pour les tortues restantes ne pas tomber dans les mains des humains, qui jouent aux apprentis sorciers parallèlement à la destruction de Gaïa !

La cause de la libération animale est bien la cause de la libération de la Terre, de tous les êtres vivants qui composent cette planète ; il faut stopper la destruction !

Interview du rappeur allemand Albino

Voici quelques questions posées à Albino, rappeur allemand engagé dans le camp de la libération animale. A la fin de l’interview, on trouvera un extrait vidéo d’une émission parlant notamment de lui.

1. Albino, tu es un artiste vegan. Peux-tu nous expliquer quel est ton art, et si tu touches à des thèmes vegans ?

J’ai commencé en 1995 à être actif dans la musique rap. Depuis le début cela a été important pour moi d’aborder dans ma musique des thèmes sociaux et critiques de la société. En 1999, j’ai sorti ma première chanson, qui touche de manière intensive à la question de la réflexion sur les droits des animaux.

Depuis cela, la libération animale et le véganisme sont souvent reliés à la question sociale, une composante forte du contenu de mes textes.

2. Est-ce que cela allait de soi ? Au départ par exemple, la culture vegan / straight edge allait souvent de pair avec la scène Hardcore / Punk, maintenant cela va dans toutes les directions. Qu’en penses-tu ?

Moi-même, je vois cela dans la scène hip hop. Je rencontre toujours plus souvent des musiciens, qui soit vivent eux-mêmes de manière vegan, soit se positionnent au moins de manière décidée par rapport au thème. Au moins en Allemagne, je constate cette évolution, que je ne peux que saluer, parce que cela prouve, que ce thème est parvenu dans la conscience de la population normale.

Cependant, on ne doit pas négliger le fait que le véganisme est souvent lié à des tendances de la mode dans la culture des jeunes. Et ainsi il y a beaucoup de jeunes visages qu’on ne voit qu’une seule fois lors d’une manifestation, puis, malheureusement, plus jamais.

3.  A ton avis, est-ce qu’une personne a besoin d’être vegan, afin d’être unE véritable artiste ? Est-ce que ce n’est pas une question logique de sensibilité ?

Pour moi, les artistes doivent être politiques. A notre époque, être apolitique ou se définir comme apolitique, je trouve cela fatal et significatif des réalités sociales.

L’industrie de la culture remplit parfaitement son rôle jusqu’à présent. Justement pour cela, nous sommes dans l’obligation et la responsabilité d’attirer l’attention sur la pauvreté, la discrimination, les guerres néo-impérialistes et les formes d’exploitation, comme par exemple la violence directe et structurelle envers les animaux, qui est telle qu’il n’y a presque pas de mots pour la décrire.

Notre « normalité » est traversée par la violence, ce qui n’est pas évident à première vue. Les artistes ne doivent pas participer à ce voile, mais confronter les gens à cette meurtrière réalité.

4. Est-ce que la nature joue un rôle dans ton art? Présentes-tu une utopie?

Mon nouvel album s’appelle « Natura Libera », donc la nature libre. Avec cela, je veux dire d’un côté la mise en liberté de notre nature intérieure, le libre développement de notre potentiel, tout comme la libération de la nature extérieure, ce qui inclut naturellement les animaux.

Les deux formes de libération de la nature sont, à mon avis, atteignables que par le dépassement du capitalisme et dans ce combat, bien sûr, mon utopie d’une société communiste libre est mise en avant.

5. Y a-t-il d’autres artistes vegans en Allemagne ?

Dans le Hip Hop allemand, il y a désormais plusieurs artistes vegans qui me viennent à l’esprit : Callya de Tübingen, avec qui j’ai déjà sorti un album en commun. Ensuite, Lotta C., dont beaucoup de chansons en commun avec Chaoze One sont possiblement connues.

4Paws de Hambourg, Tetsuo (rappeur du groupe Radical Hype de Bremerhaven), LeijiOne de Brême tout comme Oli Second de Suisse. Il y en a probablement d’autres, que je n’ai pas en tête là maintenant.

6. Il y a une forte vague vers la droite conservatrice en Europe, et avec la crise, beaucoup de gens pensent qu’il n’y a plus de temps pour s’occuper des animaux. Quelle est ton opinion et comment vois-tu l’avenir?

Pour moi, il est clair que nous activistes de la libération animale devons avoir à l’esprit que nous devons être une partie de la lutte anti-capitaliste et que nous devons confronter tous les autres mouvements sociaux avec nos idées de libération animale.

J’ai pu ici rassembler beaucoup d’expériences positives. J’aimerais mentionner ici le groupe Gruppe Assoziation Dämmerung, dont le texte de fondation est disponible en allemand [nous l’avons en effet traduit: Théorie sociale, critique de l’idéologie et lutte de classe].

Nous devons sortir des luttes particulières sectaires. Nous devons devenir un puissant mouvement social. Le capitalisme esclavagise tous les êtres vivents, que ce soit les gens ou les individus non humains.

Nous sommes tous et toutes soumisES à cette idéologie brutale, et transforméEs en marchandise.

Nous devons nous y opposer de toutes nos forces et nous en tenir à nos idées et à nos idéaux. Je suis convaincu que cette crise va se poursuivre et s’intensifier. Toutefois, cela offre aussi la chance de pouvoir démasquer et montrer de manière efficace le vrai visage de la logique capitaliste.

One Love, One Struggle, One Fight! Salutations solidaires veganes à tous et toutes en France !


droit des animaux albino vegan tracks par fafione

Nicole Bricq, débarquée du ministère de l’écologie par les industriels

C’est un premier « scandale » anti-écologiste pour le tout nouveau gouvernement socialiste au pouvoir dans la foulée de l’élection de François Hollande. C’est une histoire tellement édifiante qu’on a du mal à croire que tout cela se soit passé de manière aussi franche !

Ce qui se passe donc, c’est que la socialiste Nicole Bricq est nommée ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. Nous en avions alors parlé, nous sommes le 16 mai 2012, dans la foulée de la victoire électorale de François Hollande à la présidentielle.

Puis, pratiquement un mois plus tard, le 13 juin 2012, elle prend une décision qui va amener tout le reste : elle amène la suspension du permis de Shell à pratiquer des forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane, dans le bassin pétrolier de Zaedyus, à 150 kilomètres des côtes, à 6 000 mètres de profondeur.

La raison en est, de son point de vue, que la faune marine et l’environnement sont menacés par la technique des boues à l’huile ; elle dénonce au passage un code minier « inadapté et obsolète » qui s’accompagne d’un « permis exclusif de recherches à un consortium privé sans contrepartie suffisante pour l’intérêt national. »

La réaction ne s’est pas fait attendre. Sont montés au créneau l’Union française des industries pétrolières, les entreprises Shell et Total, la présidente du MEDEF Laurence Parisot… qui ont toutes directement appelé  le premier ministre et le président de la république!

Pour leur expliquer naturellement ce qui prime : le profit, et pas l’environnement… Pas une, pas deux, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem explique alors : « Je confirme que les forages ont été autorisés. »

Et Nicole Bricq est débarquée illico presto, sous prétexte de remaniement ministériel, mais c’est la seule à changer de poste (elle devient Ministre du Commerce extérieur). Et le préfet de Guyane donne à Shell les autorisations nécessaires au démarrage de sa campagne de forages, démarrage dont les préparatifs n’avaient d’ailleurs jamais été stoppés…

C’est un exemple très parlant, très riche d’enseignement. On fantasme beaucoup en France comme quoi aux États-Unis, le « lobby du pétrole » pèse de tout son poids sur les décisions du gouvernement là-bas, mais c’est exactement la même chose ici !

A partir du moment où il y a du profit, inévitablement il y a de la corruption, tout à fait légale d’ailleurs le plus souvent, par différents organismes, différentes initiatives faisant que l’argent circule ici et là !

Cela s’appelle « graisser la patte » dans le jargon économique, c’est souvent long et fastidieux, mais efficace de par la dimension énorme des bénéfices dans certains secteurs agro-industriels… Et comme le pétrole est un élément très important pour un capitalisme qui tourne à plein régime, la balance pèse forcément immédiatement en faveur du camp de la destruction. Ce n’est pas EELV qui va s’opposer, alors que ce parti a tout fait pour avoir des postes dans le gouvernement…

Duflot expliquait qu’elle ne signerait rien avec les socialistes sans une sortie du nucléaire, naturellement elle a tout abandonné de ses exigences, c’est la même chose au sujet des forages en Guyane. EELV est comme pieds et poings liés, le tout au nom d’un pragmatisme qui ne sert qu’à masquer la bataille pour les places dans les institutions.

Qu’en France Nicole Bricq soit débarquée du ministère de l’écologie par les industriels sans que cela ne provoque de véritable scandale, en dit en tout cas très long sur la situation de l’écologie dans notre pays !

Fin du sommet anthropocentriste de Rio+20

Le sommet mondial Rio+20 s’est terminé ; aucun média n’en a parlé. Sans doute en parleront-ils dans le courant de la journée, mais l’absence de réaction immédiate témoigne du manque total d’intérêt pour une conférence mort née.

On atteint un point hallucinant de dédain, d’esprit mesquin, de rejet de l’écologie. C’est le sauve-qui-peut maquillé en pseudo assurance. Y a-t-il encore des écologistes, ou même ne serait-ce que des gens qui se soucient de l’écologie, qui en font une actualité ?

Depuis quelques années, tout le monde a sorti la rengaine comme quoi tout le monde était écologiste, que ce n’était pas une préoccupation spécifique, etc. Tout cela a servi à masquer le refus de l’écologie et de ses exigences.

Voici par exemple ce que raconte Pascal Canfin, ministre délégué au développement et membre d’Europe Ecologie – les Verts :

« J’étais cette semaine à Rio au sein de la délégation française avec le Président de la République, Laurent Fabius, Nicole Bricq, et Benoit Hamon. J’ai donc participé aux négociations qui ont débouché sur la déclaration finale.

Je souhaitais vous faire part de mon analyse sur le texte final. Quel jugement porter sur ce texte ? Si on le juge au regard de ce qui serait nécessaire pour inventer un mode de vie à 7 milliards d’humains, compatible avec les limites de la planète, alors, oui, ce texte est nettement insuffisant.

Comme le font remarquer les ONG, Rio+20 n’a pas apporté les réponses immédiates que l’urgence environnementale exige. »

Le reste du texte tente de justifier Rio+20, comme quoi cela a été utile, etc, que de la poudre aux yeux.

Mais ce qui compte, dans ce que dit Pascal Canfin dès le départ de son analyse, c’est son anthropocentrisme. La seule chose qui compte, c’est :

« inventer un mode de vie à 7 milliards d’humains, compatible avec les limites de la planète »

C’est le contraire de ce que doit être l’écologie. La ligne de fracture est très claire : l’avenir mettra d’un côté les anthropocentristes et de l’autre ceux et celles voulant une planète bleue et verte.

C’est cela qui va être l’histoire du 21ème siècle !

Et Rio+20 est une base pour l’anthropocentrisme, « l’économie verte », le « développement durable. »

Ainsi, un document commun a donc été ratifié, qui a comme objectif une « économie verte », mais il n’y a ni plate-forme centralisée au niveau mondial, ni financement.

C’est-à-dire, pour parler clair, que personne n’est contrait en rien ; il y a des objectifs moraux, mais l’économie du profit se passe de moral, encore plus en temps de crise.

« Le futur que nous voulons », titre du document, ne parle pas des animaux, ni de la biodiversité en général ; il n’affirme pas la nécessité de combattre le réchauffement climatique, il ne place pas l’océan au centre des préoccupations. Il rejette Gaïa. Nous en reparlerons en détail.

Bien évidemment, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a expliqué que « C’est un très bon document, c’est la vision sur laquelle nous pouvons construire nos rêves. »

Mais il n’y a que lui à y croire ; même les ONG et les institutions européennes rejettent totalement Rio+20 comme ayant totalement échoué.

La question principale est en fait d’une importance historique, puisqu’il s’agit de la capacité ou non de s’élever au niveau mondial. Même les « acteurs institutionnels » s’aperçoivent que sans perspective à l’échelle mondiale, « les carottes sont cuites » !

Voici par exemple quelques constations de divers organismes, ONG, associations. Toutes constatent l’absence de perspective mondiale et tentent de développer le thème du « local. » Sauf qu’évidemment cela ne suffira jamais, et ces gens s’en doutent, mais ils disent cela pour se justifier leur propre place !

« Rio+20 n’a pas relevé le niveau de la gouvernance environnementale mondiale (…). Des innovations décisives doivent venir des niveaux locaux et nationaux » (Union internationale pour la conservation de la nature, IUCN)

« Mon impression générale, c’est chacun chez soi, chacun comme il veut. C’est comme si on n’avait plus besoin d’action collective mondiale. » (Laurence Tubiana, directrice de l’IDDRI, institut du développement durable et des relations internationales)

« Les gouvernements ont échoué à atteindre l’accord historique dont nous avons besoin pour répondre à un orage de crises, crise de l’équité, crise de l’écologie et crise de l’économie (…). On remet en ordre les fauteuils sur le pont du Titanic alors qu’il est en train de sombrer » (Kumi Naidoo, Greenpeace)

« Ce résultat représente un échec collectif global à saisir la réalité de l’urgence écologique, en dépit de tous les éléments de preuve existants » (Sandrine Belier, porte-parole des députés européens des Verts/ALE au Sommet).

« La conférence de Rio s’achève avec plus de gémissements que de clameurs. Les attentes étaient faibles, mais les résultats ont été encore plus modestes. C’est une occasion ratée. » (World resources institute)

« La réussite de cette conférence, c’est que ça a lieu, les gens viennent pour discuter, partager leurs espoirs, leurs difficultés. Ils disent aux gouvernements qu’on pourrait faire plus. La déclaration finale est importante car le texte appuie les demandes faites par exemple au niveau local, ça légitime ce que les gens font (Brice Lalonde, ancien ministre français de l’environnement, co-coordinateur de la conférence)

« C’est la société civile qui fera changer les choses, c’est elle qui fait le boulot, qui prend les initiatives sur le terrain, qui s’engage. En tout cas, il n’y a rien qui a été négocié qui puisse ralentir notre effort. » (François Loos, président de l’Ademe, agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)

Rio+20 : le « développement durable » contre l’écologie

La conférence de Rio restera comme une date importante, mais pas pour les bonnes raisons. Les discussions en cours témoignent de l’abandon total de l’écologie et de la volonté de lutter contre le réchauffement climatique.

C’est en effet le principe de « l’économie verte » qui prédomine et devrait ressortir de la déclaration finale.

Désormais, la seule ligne est celle du « développement durable. »

C’est-à-dire, suivant la définition de l’ONU : « subvenir à nos besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir à leurs propres besoins. »

Il s’agit par conséquent, dans l’esprit de cette conférence Rio+20, d’accompagner le réchauffement climatique, considéré comme inéluctable, et d’essayer de ne pas en rajouter. En ce qui concerne le second point, de toutes façons personne n’y croit, car l’humanité n’étant pas unifiée à l’échelle mondiale, la concurrence est telle que personne n’est prêt à faire d’efforts.

Le seul objectif est par conséquent, pour la conférence Rio+20, de paver la voie à une « survie » de l’humanité, comme si cette survie était possible sans la planète dans toute sa globalité.

Les humains sont considérés ici comme « extérieur » à la Nature, comme si c’était ne serait-ce que concevable. Cette position est un suicide à tous les niveaux.

Les principales associations ou plutôt « ONG » (organisations non gouvernementales) comme on dit désormais ont totalement intégré ce fait. Le « directeur général » du WWF France, Serge Orru, résume bien cette ligne de capitulation complète lorsqu’il lance un appel service à François Hollande :

« Mercredi, le président de la République française a parlé à la conférence de Rio+20, et il a plutôt bien parlé. Il a confirmé que les résultats de Rio n’étaient pas à la hauteur des attentes et a plaidé à raison pour la création d’une autorité mondiale de l’environnement.

Monsieur le président, permettez-nous de vous demander avec insistance d’être une des sentinelles de cette humanité durable que nous souhaitons toutes et tous, dans notre diversité d’êtres humains. »

C’est l’écologie que la conférence Rio+20 doit enterrer, l’écologie dans sa dimension utopiste, sa dimension sensible, sa dimension « révolutionnaire. » Le monde ne pourrait plus être changé, il suivrait un cours inexorable, où il faudrait, par solidarité d’espèce, se serrer les coudes afin que l’humanité se « préserve. »

C’est une sorte de chantage à l’humanité qui se développe, et toutes les personnes qui rejettent cet anthropocentrisme sont déjà présentés comme des extrémistes, des gens absurdes, etc. Lorsque des gens critiquent LTD lorsqu’il est parlé de Gaïa, c’est une même attitude finalement, car c’est l’existence même de la planète qui est niée, au profit d’une humanité « consciente » qui agirait selon ses propres volontés, ses propres choix, etc.

Sauf que la réalité est plus complexe, ou plus simple aussi : l’humanité n’est qu’une composante de la planète Terre, de la vie qui existe sur la planète.

Il ne peut donc pas y avoir de plans orgueilleux d’une humanité s’imaginant qu’elle peut provoquer des déséquilibres globaux tout en tirant son épingle du jeu. Cela n’a tout simplement aucun sens.

Surtout quand on sait que le prochain « Sommet pour la Terre » aura lieu dans… dix ans. Il est facile de comprendre quelle tendance va être dominante sur la planète ces dix prochaines années. On peut penser qu’il y aura une vaste résistance, et peut-être même une victoire contre cette tendance. Mais à quel prix ? Chaque jour qui passe, l’écocide se généralise.

L’échec de Rio+20, c’est avant tout un appel à notre propre responsabilité !

La conférence de Rio+20 a commencé

Hier s’est donc ouvert le Rio+20 (voir notre présentation d’hier). Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a exhorté les participants à la conférence de faire en sorte que ce soit une réussite :

« Rio+20 nous donne une chance unique de corriger les choses, de créer un nouveau modèle pour un nouveau chemin qui concilie les impératifs d’une croissance forte et du développement économique avec les dimensions sociales et environnementales d’une prospérité durable. »

Mais il n’y croyait pas plus que cela, d’ailleurs personne n’y croit. Il a par conséquent ajouté :

« Maintenant, il est temps d’agir. Ne laissons pas nos enfants et petits-enfants convoquer un Rio+40 ou un Rio+60. »

Cela donne le ton : Rio+20 est déjà prévu comme un échec, comme raconté hier. Et comme mentionné hier, et à l’opposé du président américain Barack Obama, du premier ministre britannique David Cameron et de la chancelière allemande Angela Merkel, François Hollande est allé à la conférence Rio+20, même s’il ne restera pas jusqu’à la fin.

Il a tenu un discours « engagé », bien applaudi, tourné vers le « multilatérialisme » et le tiers-monde. Mais c’était un discours « engagé » n’engageant à rien, expliquant l’importance du sommet pour les générations futures, qu’il fallait aider au développement et combattre la pauvreté, mais sans pour autant appeler à changer de mode de vie.

Il a expliqué que la biodiversité avait terriblement baissé, que le réchauffement climatique continuait, il a dit plusieurs fois qu’il tentait le « discours de la vérité », mais pour autant il n’a rien dit de concret, ni n’a appelé à aucune remise en cause.

Il a par exemple appelé à instaurer une taxation des transactions financières, mais cela ne veut rien dire car c’est justement ce que font les entreprises qui aboutit à la destruction de la planète…

Hollande est ici pris dans une contradiction, ou plutôt une complète hypocrisie, il joue l’équilibriste : un coup écologiste parce que l’époque l’exige, un coup le réaliste, car il n’a rien à proposer et que de toutes manières, il ne peut rien proposer, car sinon il faudrait tout remettre en cause !

D’ailleurs, il a répondu sèchement, juste avant son discours, à Michel Rocard, qui proposait pour des raisons financières d’abandonner la production de bombes nucléaires. Hollande a réfuté cela, assurant que ces bombes étaient là pour la paix ! Ce qui, alors que s’ouvre une conférence sur l’avenir de la planète, est tout de même assez impressionnant de cynisme !

Notons justement que si on va sur le site de la présidence de la république, il n’y a même pas de catégorie « écologie » !

Dans un même registre, les Maldives ont déclaré que 1192 de leurs îles deviendraient une réserve marine, en 2017. Les Maldives sont composées de 1199 îles, dont 202 sont habitées par des humains.

Par contre, et c’est évidemment rarement souligné, cela ne sera pas un véritable sanctuaire, puisque la pêche « durable » sera autorisée ! Les Maldives trouvent un moyen de se mettre en avant à « peu de frais », tout en ne remettant pas en cause le processus général en cours.

Nous touchons là un vrai problème : avec les médias et l’absence d’objectif précis, tout peut être balancé, un peu n’importe comment, et cela peut apparaître comme allant dans le bon sens.

C’est un peu comme la question animale : la situation est tellement dramatique, que n’importe quoi peut sembler un progrès, alors qu’en fait sans perspective claire, on passe vite à côté du sujet, voire on est contre-productif, suivant l’adage comme quoi l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Il y a en tout cas et heureusement eu un grand rassemblement contre la conférence, rassemblant jusqu’à 100 000 personnes à Rio.

Voici comment un communiqué de presse décrit un happening intéressant dans le cortège :

Le visage peint en bleu, une femme vêtue en mappemonde pleure et demande de l’aide pour la Terre.

Elle est enchaînée par un grand propriétaire terrien qui hurle “plus de viande pour les Etats-Unis !” tandis que son employé portant “un grand tablier ensanglanté où on lit “Mac Killer” et “Murder King” – en allusion aux deux chaînes de fast-food américaines McDonald et Burger King – poursuit un (faux) boeuf avec une hache.

Voilà la réalité bien décrite : la Nature est assassinée pour satisfaire le mode de vie destructeur des pays riches !

Rio+20

130 chefs d’Etat et de gouvernement vont être aujourd’hui et ce jusqu’au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro, pour la conférence sur le développement durable, organisée par les Nations-Unies.

La conférence a été appelée « Rio+20 », en référence à la conférence qui s’est tenue il y a 20 ans dans cette même ville. Son objectif est d’arriver à la production finale d’un texte commun, déjà intitulé « L’avenir que nous voulons. »

Le texte est en fait déjà discuté, consistant en un projet de déclaration finale de 49 pages. L’objectif est d’éviter que les débats se poursuivent lorsque les chefs d’Etat sont là, n’en finissent plus et ruinent l’image des dirigeants.

Car l’ombre d’une autre conférence plane cependant : celle du climat, qui s’est tenue à Copenhague, en 2009, et a été un fiasco complet.

Nous en avions parlé (Le lamentable fiasco de Copenhague!), et aussi de Duflot qui partait à Copenhague en train devant les caméras pour revenir en avion le lendemain pour passer à la télévision

On sait déjà, en tout cas, que Rio+20 n’aura pas des objectifs supérieurs à ceux de 1992. La conférence n’est pas prise vraiment au sérieux, crise économique oblige d’un côté, et pression agro-industrielle de l’autre.

Et si Greenpeace prétend qu’il y a eu des amélioration contre la déforestation depuis, c’est de la poudre aux yeux : en Amazonie la déforestation illégale continue d’avancer, sans parler de l’écocide en Malaisie et en Indonésie pour l’huile de palme, qui ces 20 dernières années a explosé.

D’ailleurs, Obama ne viendra pas : on aurait pu penser qu’il y viendrait pour se faire bien voir pour les élections, mais justement l’écologie est « passée de mode. »

Quant à François Hollande, il viendra mais ne restera pas pour la clôture, ce qui est un signe très fort comme quoi il montre de l’intérêt pour la question, mais n’éprouve pas pour autant le besoin de s’engager.

Il y a donc d’un côté un site internet du gouvernement français consacré à Rio+20, mais aucune volonté derrière.

Ce qui n’empêche tout le monde de savoir que l’on coure à la catastrophe. Achim Steiner, le président du PNUE (programme des Nations unies pour l’environnement) résume bien ce qui apparaît comme une évidence :

« Si la tendance actuelle se poursuit, si les modes actuels de production et de consommation de ressources naturelles perdurent et ne peuvent être inversés, les États connaîtront un degré sans précédent de dégâts et de dégradations. »

Greenpeace, qui est légaliste et espère toujours pouvoir faire avancer les choses, ne peut pas dire autre chose. Le le directeur des politiques publiques de Greenpeace international, Daniel Mittler, n’a pas hésité à se lancer dans une critique complète :

«On nous avait promis “L’avenir que nous voulons” mais maintenant nous serons reconnus uniquement comme une machine polluante qui va cuire la planète, vider les océans et détruire les plantes tropicales. »

Nicolas Hulot ne sera pas à la conférence, c’est aussi un signe de toute une époque. Yann Arthus-Bertrand y sera, mais de manière dépité. Voici ce qu’il dit dans une interview au site Futura-Sciences :

Futura-Sciences : Pensez-vous qu’il sortira de bonnes choses de cette réunion ?

Yann Arthus-Bertrand : Je n’y crois pas… J’ai cru à Copenhague. J’ai cru à Cancùn. Et avant cela le sommet de Rio en 1992 avait été un énorme moment d’optimisme. Mais depuis peu de choses ont été faites. C’est le bilan que nous avons fait dans notre dernier livre, 20 ans après… La Terre ?. En France par exemple, on n’arrive pas à résoudre le problème des algues vertes en Bretagne. Et l’on commence seulement à admettre que les moteurs diesel sont dangereux… À l’échelle de la planète, la surpêche est une catastrophe, surtout avec l’explosion des pavillons de complaisance, quand 1 % de la flotte réalise 50 % des prises. Je suis persuadé qu’il faudrait une gouvernance mondiale pour régler ce genre de problème.

Des progrès ont été réalisés, tout de même, non ?

Yann Arthus-Bertrand : Oui, bien sûr, il y a eu des petits pas. Mais il faut être plus radical. Actuellement, nous sommes dans le déni collectif. C’est très difficile de demander à des pays de faire ce qu’ils ne veulent pas faire… Ici, au Brésil, les problèmes de grande ampleur, par exemple avec la déforestation et le nouveau code forestier. Ce pays en est à 3,5 ou 4 % de croissance annuelle. Dans le monde, beaucoup adoreraient polluer comme la Chine ! L’ampleur de notre impact est devenue énorme. Rendez-vous compte, l’Homme et les animaux domestiques représentent 98 % de la masse de vertébrés sur Terre.

(…)

Est-ce un combat politique ?

Yann Arthus-Bertrand : En un sens oui, mais je ne crois pas beaucoup à l’écologie politique. Pour moi, elle est morte. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre côté les méchants. On a souvent trop tendance à demander à l’autre ce qu’on rechigne à faire soi-même…

Yann Arthus-Bertrand a tort, c’est sa pseudo écologie qui est morte, dépassée par l’ampleur de la crise. Des gens comme lui ou Hulot, ou encore Greenpeace, pouvaient faire illusion ces dernières années encore.

Ce qui se passe est simple à comprendre : l’humanité s’est développée et s’est imaginée indépendante de la planète Terre. Elle a pris cette dernière pour un gros caillou, alors qu’elle forme un grand tout abritant la vie de manière équilibrée connaissant des évolutions (d’où notre utilisation du terme symbolique de Gaïa).

C’est cela la question essentielle, qui ne sera pas vue à Rio+20, qui sera ainsi un échec.

Voici enfin pour finir quelques graphiques parlants.

Tout d’abord, voici la progression de l’émission de Co2 entre 1990 et 2010, où l’on voit que l’on suit le scénario du pire…

Ce tableau montre l’érosion des sols: en rouge l’érosion est forte, en jaune elle existe, en blanc la situation est stable (en gris, la zone est sans végétation).

Voici quelques autres statistiques concernant la planète.

Voici enfin une liste de pays pollueurs, où il faut cependant bien noter qu’une bonne partie de la production de la Chine nous est destinée, comme la Chine est “l’usine du monde” travaillant pour des grands groupes d’Europe et des États-Unis. Les gens en Chine sont d’ailleurs aux premières loges pour assister à l’explosion de la pollution…

La tribu amazonienne Awá contre la déforestation

L’association Survival a lancé un appel en faveur d’une tribu d’Amazonie qui fait face à la déforestation illégale qui se répand à la vitesse de l’écocide en cours dans cette région du monde. Si l’on est pas obligé de considérer qu’un mode de vie primitiviste est idéal, il n’en reste pas moins que les peuples aborigènes, depuis l’Amazonie jusqu’en Inde, sont aux premières loges pour assister à la dernière grande offensive de l’humanité pour anéantir toute vie sauvage, c’est-à-dire toute vie tout court, à long terme!

Une tribu amazonienne menacée appelle les autorités à prendre des mesures d’urgence contre la déforestation

Tandis que débute la saison sèche propice à la déforestation, les Awá d’Amazonie brésilienne, considérés comme la tribu la plus menacée au monde, ont lancé un appel désespéré au gouvernement brésilien pour faire cesser l’exploitation forestière illégale qui ravage leurs territoires.

Ces dernières années, chaque nouvelle saison sèche a entraîné un afflux plus important de bûcherons clandestins dans les territoires awá qui connaissent actuellement le taux de déforestation le plus élevé d’Amazonie.

Dans leur message, les Awá appellent le ministre brésilien de la Justice à ‘expulser d’urgence les bûcherons… avant qu’ils ne détruisent tout’.

Suite à la campagne de Survival en soutien aux Awá, plus de 27 000 personnes ont adressé un message au ministre l’exhortant à expulser leurs envahisseurs et le procureur public de l’Etat du Maranhão s’est engagé à enquêter sur les responsables de l’invasion des terres awá et à les poursuivre en justice.

On suppose cependant que des milliers de bûcherons clandestins se trouvent toujours dans la région.

Le CIMI, une organisation brésilienne de soutien aux Indiens, a projeté aux Awá le film avec lequel Colin Firth a lancé la campagne de Survival il y a près de six semaines. Après l’avoir visionné, un Awá a déclaré : ‘Bravo les Blancs. Ce que vous faites est très important et très bien ! Aidez-nous aussi vite que vous le pouvez. Envoyez encore plus de messages [au ministre]’.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Awá ne sont peut-être que 450, mais en peu de temps leur cause a fait la une des médias internationaux. Le gouvernement brésilien doit cesser d’ignorer les Awá et il doit en faire sa priorité. Le début de la saison sèche est une période critique. La pression doit continuer’.

Survival demande à ses sympathisants de soutenir les Awá en adressant un message de protestation au ministre brésilien de la Justice.

Voici un article de Survival du mois dernier, qui présente la situation.

La tribu la plus menacée du monde en minorité à un contre dix face aux envahisseurs

Le degré de danger auquel sont exposés les Indiens les plus menacés au monde a été révélé aujourd’hui par les autorités brésiliennes qui admettent que les Awá sont devenus minoritaires à un contre dix dans une seule de leurs réserves.

Les autorités ont reconnu l’urgence de la situation après avoir reçu plus de 20 000 messages de protestation (plus de 1 000 par jour) suite au lancement de la campagne de Survival en faveur des Awá avec le soutien de Colin Firth.

Une enquête gouvernementale a estimé à plus de 4 500 le nombre d’envahisseurs – éleveurs, bûcherons et colons – occupant l’un des quatre territoires habités par les Awá dont la population ne dépasse pas 450 individus.

Marta Azevedo, la nouvelle présidente de la FUNAI – le département des affaires indiennes du gouvernement brésilien -, a confirmé que la situation critique des Awá serait sa priorité.

Le territoire des Awá est déboisé à un rythme beaucoup plus rapide que tout autre territoire indigène en Amazonie. Alors que la saison des pluies touche à sa fin, l’un de leurs principaux terrains de chasse est convoité par les bûcherons. ‘Comment pourrions-nous vivre sans la forêt?’ déplorent les Awá.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le Brésil est l’un des plus grands pays du monde avec l’une des économies les plus dynamiques qui soit et dispose très certainement des ressources nécessaires pour protéger le territoire awá.

Va-t-il intervenir? Dans le cas contraire et si les Awá disparaissent, devrons-nous en conclure que ce nouveau ‘miracle économique’ ne bénéficie qu’aux riches et aux puissants ? Où l’état de droit se situe-t-il dans la hiérarchie des normes financières et du commerce des armes ?’

Nouvelle loi sur l’étourdissement avant le meurtre en Hollande

Voici une nouvelle qui se veut être « bonne » et une « avancée » pour la protection des animaux forcés à devenir des animaux “de boucherie”. Aux Pays-Bas, un texte a été voté le 5 juin, stipulant que les animaux devaient être étourdis… 40 secondes après leur égorgement. Il est ici question des abattages rituels.

40 secondes pendant lesquelles on est conscient, on se vide de sang et on souffre, c’est énorme. C’est effroyablement long et insupportablement douloureux.

Surtout qu’il n’est seulement question que de réduire la souffrance de ces animaux, et non pas de l’enrayer. Surtout que la notion de souffrance n’a pas la même valeur aux yeux des industriels, aux yeux des consommateurs et aux yeux de personnes véganes.

Comme il est logique de le déduire, avec l’étourdissement, non seulement les animaux ne perdent pas conscience de suite, mais en plus il est clairement reconnu que les animaux souffrent. Alors, pour l’industrie de l’exploitation et du meurtre, la seule solution proposée est de “réduire” les souffrances en laissant un être vivant se vider de son sang pendant plusieurs dizaines d’interminables secondes.

L’histoire du massacre des poussins à Roissy, (massacres qui apparemment sont réguliers) dont nous parlions il y a quelques jours, glace le sang et témoigne de l’ampleur de l’exploitation animale et du déni total de respect envers ces êtres vivants.

Cet acte de chronométrer la souffrance témoigne aussi du mépris envers les êtres vivants.

Qu’on prétende soulager les animaux en leur offrant un étourdissement après des moments d’intenses douleurs est une aberration honteuse pour les animaux “de boucherie”, mais c’est surtout une volonté de satisfaire les consommateurs et consommatrices de chair animale, qui prétendent vouloir pas manger d’animaux qui ont souffert. Qui veulent manger de la “bonne viande” tout en ayant bonne conscience.

Tout ceci est une vaste hypocrisie car pour que les animaux ne souffrent pas, il faut arrêter de les exploiter et de les tuer. Il n’y a pas de viande sans souffrances, il n’y a pas de réductions de souffrances qui tiennent la route: seule l’abolition de la souffrance est une notion correcte. Que l’animal souffre 10 ou 40 secondes ne change rien sur un plan moral général et pour le futur de la planète, car il a souffert pour satisfaire un “plaisir” gustatif qui n’est pas indispensable et produit une culture de mort qui amène à la destruction; “quantifier” la douleur est une conception perverse, un jeu malsain.

Valognes, train Castor 2011 : trois nouvelles personnes en procès en octobre 2012 !

La répression frappe en raison de la tenue en novembre dernier d’un camp antinucléaire; une preuve que la répression frappe quel que soit le gouvernement, en raison de la nature même de la société! Voici une présentation de la situation.

En novembre de l’année dernière, année qui restera tristement celle de la catastrophe de Fukushima, un camp antinucléaire a eu lieu à Yvetot Bocage, à côté de Valognes dans le Cotentin (50).

Ce camp autogéré appelait à perturber le passage du train CASTOR (train de déchets nucléaires hautement radioactifs) qui se rendait à Gorleben, en Allemagne, où l’attendaient quelques dizaines de milliers de contestataires à travers tout le pays, comme chaque année à la même période depuis une vingtaine d’années. Le mot d’ordre, ici dans le Cotentin, « Le train CASTOR ne passera pas comme ça ! » était l’occasion de vivre une opposition concrète, sur le terrain, au nucléaire et au monde qui va avec.

Trois des personnes ayant répondu aux médias ce jour-là sont aujourd’hui convoqués le 9 octobre 2012 à 10h au tribunal de Cherbourg et accusés de :
– Complicité de destruction de biens d’autrui par l’effet d’un moyen dangereux pour les personnes (guérites de signalisation de la SNCF incendiées, déballastage, soulèvement des rails)
– Incitations directes (écrit, parole, image : tracts, blog, affiches, communiqués, conférence de presse) ayant provoqué un attroupement de plusieurs centaines de personnes dont certaines étaient armées (fumigènes, armes blanches et containers lacrymogènes…)
– Organisation d’une manifestation sur la voie publique ayant été interdite

Ces dernières semaines…

Quatre personnes ont été auditionnées : le propriétaire du champ (incité, en vain, à la délation) et trois des personnes qui ont réalisé des interviews télévisées sur le camp de Valognes.

Le raisonnement policier semble être le suivant : la place des personnes inculpées dans les médias serait la marque de leur «rôle prépondérant au sein du collectif», c’est-à-dire de l’organisation du camp, de la communication (tracts, affiches, blog) et de la coordination des actions sur le terrain. Il est a noté qu’il y a eu, à ce jour, deux perquisitions. La gendarmerie cherchait surtout des petits papiers, des cartes du terrain, des carnets d’adresse…

Les personnes poursuivies n’ont pas encore eu accès au dossier, mais il semblerait que la justice cherche à les rendre juridiquement coupables d’une détermination collective, et à leur faire porter cette responsabilité “morale”.

Il ne faut pas oublier que 6 personnes se sont retrouvées au tribunal fin janvier et début février suite à leur interpellation le jour de l’action, le 23 novembre 2011, que certains sont en appel, et que les deux vagues de poursuites sont nécessairement liées. La période de cette nouvelle vague d’intimidation n’est pas non plus anodine : elle arrive un mois avant le camp anti-THT, dans la Manche lui aussi, où les gardes-à-vues, les auditions et les contrôles d’identité pleuvent depuis plusieurs semaines.

La solidarité est de mise.

Nous appelons tous les réseaux antinucléaires, militants et mouvements sociaux, ceux qui ont soutenu le camp d’une manière ou d’une autre, les réseaux proches et les personnes sensibles à manifester leur solidarité face à ce procès qui constitue une attaque réelle à la possibilité même de lutter contre le nucléaire. Les rencontres et les “complicités” ne manqueront pas de se renforcer face à cette nouvelle intimidation.

Collectif de soutien aux personnes poursuivies suite à “Valognes Stop Castor”

Bohain: appel à l’aide pour des animaux sauvés

Des animaux ont été sauvé à Bohain, dans l’Aisne (non loin de Cambrai). Voici l’article publié par la Voix du Nord expliquant la situation.

Une ménagerie à l’abandon : de nombreux animaux retrouvés, dont plusieurs morts

Des animaux enfermés dans une habitation désertée depuis un certain temps par ses locataires, ont été retirés de « l’enfer » où ils vivaient pour être placés en fourrière.

Heureusement que des gens du voisinage ont pris conscience de la situation sinon le tableau aurait encore été plus noir. Après que la police ait avisé le maire et la Société protectrice des animaux, des mesures nécessaires ont été prises par la gendarmerie suite à un appel téléphonique de l’ancienne femme du locataire et maman du mineur qui avait fait de la maison une ménagerie.

Lorsque les gendarmes de la communauté de brigades de Bohain, avec le concours du personnel de la fourrière intercommunale, sur réquisition du substitut du procureur de la République, ont franchi le seuil de l’habitation, ils ont dû reculer compte tenu de l’odeur !

Sur place, ils ont découvert deux chiens, dix chats, deux chèvres, une volière d’oiseaux, un pigeonnier et un poulailler installés dans une chambre. Sept chats étaient morts, de nombreuses volailles également. Ils ont noté aussi la présence de souris blanches, d’une chèvre et d’un bouc dans la cour derrière.

Les animaux ont été récupérés par le personnel compétent, déposés à la fourrière située à proximité des services techniques dans la cour de l’ancienne sucrerie. Où ils sont nourris. Le propriétaire, assuré pour les dégradations, souhaite néanmoins porter plainte d’autant que les locataires auraient fait de la cave une décharge. Une entreprise de nettoyage industriel devrait intervenir.

Un vétérinaire requis pour la circonstance a examiné les animaux. Les voisins ne sont pas vraiment surpris des faits constatés. « Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on imagine cette scène atroce. On recueillait souvent des chats chez nous pour leur donner de la nourriture. » Les langues se délient. Maintenant. Des voisins expliquent qu’ils avaient peur de dénoncer ce grabuge par crainte de représailles. « C’est ignoble, j’espère qu’ils seront punis en conséquence de leurs actes. Faire mal à des bêtes, c’est honteux. Quand je pense que mon chat dort dans mon lit  », témoignait un riverain.

Un couple s’est même arrêté… et a choisi un chaton de couleur marron et blanc afin de l’emmener. Toute personne qui voudrait faire de même, car il y a pas mal de bébés chats toujours en vie, peuvent se rapprocher des responsables de la fourrière. C’est un message qui est lancé aux « amis des bêtes ».

Une enquête est ouverte par la gendarmerie de Bohain sous la référence : abandon d’animaux, ce qui correspond à un délit… donc une peine !  • M. B. (CLP)

Allemagne : “Les ondes sont un problème de santé publique”

L’association Robin des toits s’occupe des ondes, c’est une très bonne chose et il est impressionnant de voir comment en quelques années, au nom du progrès technique (et surtout commercial), les ondes ont envahi nos vies, avec le Wi-Fi, le téléphone portable…

L’association a traduit un appel fait en Allemagne, pays où il est bien connu que la résistance écologiste, au sens large, est bien plus puissante qu’en France (c’est peu de le dire). Voici le document.

Allemagne : “Les ondes sont un problème de santé publique” – 1 200 médecins exigent des mesures de précaution – Juin 2012

Plus de 1000 praticiens ont signé « l’Appel de Freiburg » en 2002. Il a été traduit en de nombreuses langues. Plus de 36 000 personnes dans le monde entier soutiennent ces mises en gardes relatives aux dangers des ondes. [Le voici en-dessous]

Aujourd’hui, dix ans après l’appel de Freiburg, nous, médecins, en appelons à nouveau à la communauté internationale. Nous sommes profondément préoccupés. Malgré tous nos avertissements, de plus en plus de nouvelles technologies sans fil se sont introduites dans nos vies : les réseaux de téléphones cellulaires, TETRA, LTE, téléphones sans fil, Wi-Fi, les moniteurs pour bébé, les compteurs sans fil, la radio et la télévision numérique et bien d’autres.

Toutes ces technologies sans fil surchargent les voies biophysiques de communication cellulaire dans les systèmes vivants avec des couches et des densités croissantes de champs électromagnétiques.

La vie humaine, animale et végétale est régie par les champs électromagnétiques naturels. Les techniques artificielles et les fréquences peuvent interférer profondément avec les processus biologiques de la communication et du métabolisme cellulaire. Initialement, le pouvoir d’auto-guérison des êtres vivants compense les déséquilibres à travers des mécanismes de contrôle subtils. Le stress électromagnétique prolongé, cependant, peut conduire à un manque chronique d’énergie et aux maladies qui en résultent.

Les conséquences de cette atteinte fondamentale aux capacités d’autoguérison ont maintes fois été démontrée dans des études scientifiques : l’agglutination des globules rouges, la perméabilité accrue de la protection par la barrière hémato-encéphalique, des changements dans l’activité des ondes cérébrales et du rythme cardiaque, la libération déséquilibrée de neurotransmetteurs et d’hormones (en particulier l’augmentation des hormones de stress), des troubles du système immunitaire, des dommages au matériel génétique, la baisse de fertilité, pour ne nommer que quelques-uns des exemples les plus connus. Pour le stress oxydatif – une cause principale de nombreuses maladies – il a été démontré que le mécanisme principal provient de l’exposition aux rayonnements.

En tant que médecins, nous observons actuellement une augmentation inquiétante des problèmes de santé mentale tels que la dépression, le syndrome de l’épuisement, ainsi que le sommeil, l’anxiété et les crises de panique.

Ceci s’applique également à une multitude d’autres maladies : accidents vasculaires cérébraux (également chez les enfants et même chez les fœtus dans l’utérus), des troubles neurologiques dégénératifs (par exemple la démence, l’épilepsie, les tumeurs cérébrales), des céphalées, l’autisme, les troubles de l’apprentissage, les problèmes de concentration, les troubles du comportement, les allergies, les problèmes de peau, les syndromes douloureux, la sensibilité aux infections, l’hypertension artérielle, les troubles du métabolisme, l’autisme et le cancer, pour ne nommer que les symptômes et les troubles les plus évidents.

De plus en plus fréquemment, on observe également une relation claire entre l’apparition de ces symptômes, les troubles et le début d’une exposition à des radiations, par exemple dans le voisinage d’une tour de téléphonie cellulaire nouvellement installés, une utilisation intensive du téléphone cellulaire, ou l’utilisation d’un téléphone sans fil de type DECT, l’installation d’un routeur Wi-Fi, ou autres technologies sans fil sur le lieu à la maison, chez un voisin, ou sur le lieu de travail.

Les enfants et les adolescents utilisent ces technologies d’une manière irraisonnée qui rappelle de plus en plus clairement un comportement addictif, que ce soit le téléphone portable ou d’autres technologies connectées. Les dernières preuves scientifiques rapportent que ce sont eux les plus vulnérables.

Le nombre de ceux qui souffrent d’électrohypersensibilité ne cesse de croître. De plus en plus. Des individus électrosensibles peuvent développer des symptômes graves immédiatement, voire plusieurs heures après l’exposition aux champs électromagnétiques et aux radiations artificielles. En tant que médecins nous nous félicitons de ce que la Suède a reconnu l’hypersensibilité électromagnétique comme une handicap fonctionnel et a fourni des zones protégées aux personnes touchées.

Nous tenons également à souligner et mettre l’accent sur le fait que le Parlement européen a appelé ses Etats membres “à suivre l’exemple de la Suède” et que les gouverneurs d’Etats américains ont sensibilisé le public sur les conséquences de l’hypersensibilité électromagnétique. L’initiative de l’Association autrichienne de médecine, qui a publié un guide pour le diagnostic et le traitement des personnes électrosensibles, espérons-le, se diffusera également dans d’autres pays.

Nos observations médicales ont été confirmées par les découvertes scientifiques. Les effets indésirables des champs électromagnétiques et l’atteinte aux mécanismes de contrôle biologique à des seuils bien inférieursaux limites d’exposition actuelles ont été démontrés, et dans certains cas, depuis des décennies. Le rapport du Groupe de travail BioInitiative internationale (2007) a documenté une multitude de risques pour la santé sur la base de l’évaluation de plus de 1500 études scientifiques.

Depuis lors, de nombreuses études récentes ont confirmé les résultats inquiétants et en même temps ont montré que les limites d’exposition actuelles, qui sont basées exclusivement sur les effets thermiques, sont obsolètes. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé les rayonnements RF comme un risque de cancer en mai 2011. Et les leaders du marché des fabricants de téléphones cellulaires (Nokia 2001, Swisscom 2003, etc) corroborent l’association quand ils justifier leurs demandes de brevet avec l’argument du risque de cancer.

Dans de nombreux appels et résolutions au cours des dernières années, de plus en plus de scientifiques et de médecins ont souligné les risques pour la santé associés aux ondes électromagnétiques. En 2008, le Comité Russe de protection contre les rayonnemment RNCNIRP a donné un avertissement au sujet des conséquences sanitaires catastrophiques, et à nouveau en 2011, a intensifié son avertissement.

L’Agence européenne pour l’environnement a appelé à des mesures de précaution d’urgence en 2009. Le Parlement européen a réitéré le même appel également en 2009 et, dans une résolution unanime en 2011, le Conseil européen a exhorté les membres à abandonner les politiques de communication sans fil, puisqu’elles sont considérées comme non viables sous leur forme actuelle. Un thème récurrent de ces appels et des résolutions est la crainte des conséquences immédiates pour la santé de cette génération d’enfants et d’adolescents. Ainsi à l’automne de 2011, l’Agence européenne pour l’environnement a renouvelé son appel à la précaution, en particulier en ce qui concerne les enfants et les adolescents.

Par cet appel, nous, médecins, en appelons à nos collègues et à tous les citoyens dans le monde entier

Informez-vous sur les risques, et transmettez cette information à vos amis, vos voisins, votre famille et aux personnalités politiques. Entrez en résistance pour votre propre santé mentale et physique et la santé de ceux dont vous avez la charge en communiquant par réseau câblé à chaque fois que c’est possible.

En tant que médecins, nous estimons que les démarches suivantes sont à appliquer d’urgence :

· Arrêter immédiatement toute expansion de technologies de communication sans fil, tout particulièrement la TETRA et les réseaux 4G ; limiter drastiquement les niveaux d’exposition.

· Garantir l’inviolabilité des maisons en diminuant les niveaux d’exposition extérieurs.

· Arrêter l’utilisation de transmetteurs continus tels que les téléphones sans fil de type DECT, les points d’accès internet en Wi-Fi, et les compteurs intelligents de type Linky ou 3G.

· S’en remettre à des technologies câblées et à la fibre optique dans la majeure partie des cas, tout particulièrement près des écoles, sur les lieux de travail, les hôpitaux, et les bâtiments publics.

· Interdire l’utilisation des téléphones portables aux enfants, et interdire l’usage de ceux-ci ainsi que l’accès au Wi-Fi dans les transports publics.

· Apposer des étiquettes d’avertissement sur tous les appareils émettant des ondes, qui soient de la même nature que ceux présents sur les paquets de cigarettes.

· Promouvoir les technologies de communication compatibles avec la vie.

· Identifier et marquer clairement des zones protégées pour les personnes électrohypersensibles ; établir des refuges publics sans accès Wi-Fi ou couverture de réseau téléphonique, tout particulièrement dans les hôpitaux.

· Accorder des subventions gouvernementales indépendantes de l’industrie pour subventionner une recherche indépendante qui ne relègue pas au second plan les rapports relevant des risques potentiels, mais établit une clarification de ces derniers.

Des scientifiques de pointe considèrent que ces nombreuses atteintes aux fonctions biologiques sont la plus grande expérience jamais conduite dans l’histoire de l’humanité. Nous en savons déjà assez sur les risques et les dangers pour exiger des gouvernements l’application immédiate du principe de précaution.

L’horrible vision qu’a Buffon des chats

Buffon est un naturaliste du 18ème siècle très connu en France, et il a très certainement contribué à la science. Il a cependant une vision très mécanique, comme en témoigne l’édifiant article sur le chat dans son « Histoire naturelle. »

Le chat est présenté comme un être pratiquement maléfique, pervers, retors, totalement égoïste et manipulateur. C’est une vision complètement unilatérale, d’un utilitarisme complet puisque Buffon ne prend en compte que l’utilité que pourrait avoir le chat, d’où d’ailleurs son apologie du chien, présenté comme un esclave servile.

C’est une vision très intéressante, à comparer avec les poèmes de Baudelaire sur les chats, qui mettent au contraire en avant le caractère « mystérieux » du chat et son immense sensibilité !

« Le Chat est un domestique infidèle, qu’on ne garde que par nécessité, pour l’opposer à un autre ennemi domestique encore plus incommode, et qu’on ne peut chasser : car nous ne comptons pas les gens qui, ayant du goût pour toutes les bêtes, n’élèvent des chats que pour s’en amuser ; l’un est l’usage, l’autre l’abus ; et quoique ces animaux, sur-tout quand ils sont jeunes, aient de la gentillesse, ils ont en même temps une malice innée, un caractère faux, un naturel pervers, que l’âge augmente encore, et que l’éducation ne fait que masquer.

De voleurs déterminés, ils deviennent seulement, lorsqu’ils sont bien élevés, souples et flatteurs comme les fripons ; ils ont la même adresse, la même subtilité, le même goût pour faire le mal, le même penchant à la petite rapine ; comme eux ils savent couvrir leur marche, dissimuler leur dessein, épier les occasions, attendre, choisir, saisir l’instant de faire leur coup, se dérober ensuite au châtiment, fuir et demeurer éloignés jusqu’à ce qu’on les rappelle.

Ils prennent aisément des habitudes de société, mais jamais des mœurs : ils n’ont que l’apparence de l’attachement ; on le voit à leurs mouvemens obliques, à leurs yeux équivoques ; ils ne regardent jamais en face la personne aimée ; soit défiance ou fausseté, ils prennent des détours pour en approcher, pour chercher des caresses auxquelles ils ne sont sensibles que pour le plaisir qu’elles leur font.

Bien différent de cet animal fidèle, dont tous les sentimens se rapportent à la personne de son maître, le chat paroît ne sentir que pour soi, n’aimer que sous condition, ne se prêter au commerce que pour en abuser ; et par cette convenance de naturel, il est moins incompatible avec l’homme, qu’avec le chien dans lequel tout est sincère.

La forme du corps et le tempérament sont d’accord avec le naturel, le chat est joli, léger, adroit, propre et voluptueux ; il aime ses aises, il cherche les meubles les plus mollets pour s’y reposer et s’ébattre (…).

Les jeunes chats sont gais, vifs, jolis, et seroient aussi très-propres à amuser les enfans si les coups de patte n’étoient pas à craindre ; mais leur badinage, quoique toujours agréable et léger, n’est jamais innocent, et bientôt il se tourne en malice habituelle ; et comme ils ne peuvent exercer ces talens avec quelque avantage que sur les plus petits animaux, ils se mettent à l’affût près d’une cage, ils épient les oiseaux, les souris, les rats, et deviennent d’eux-mêmes, et sans y être dressés, plus habiles à la chasse que les chiens les mieux instruits.

Leur naturel, ennemi de toute contrainte, les rend incapables d’une éducation suivie (…).

On ne peut pas dire que les chats, quoiqu’habitans de nos maisons, soient des animaux entièrement domestiques ; ceux qui sont le mieux apprivoisés n’en sont pas plus asservis : on peut même dire qu’ils sont entièrement libres, ils ne font que ce qu’ils veulent, et rien, au monde ne seroit capable de les retenir un instant de plus dans un lieu dont ils voudroient s’éloigner.

D’ailleurs la plupart sont à demi-sauvages, ne connoissent pas leurs maîtres, ne fréquentent que les greniers et les toits, et quelquefois la cuisine et l’office, lorsque la faim les presse.

Quoiqu’on en élève plus que de chiens, comme on les rencontre rarement, ils ne font pas sensation pour le nombre, aussi prennent ils moins d’attachement pour les personnes que pour les maisons : lorsqu’on les transporte à des distances assez considérables, comme à une lieue ou deux, ils reviennent d’eux-mêmes à leur grenier, et c’est apparemment parce qu’ils en connoissent toutes les retraites à souris, toutes les issues, tous les passages, et que la peine du voyage est moindre que celle qu’il faudroit prendre pour acquérir les mêmes facilités dans un nouveau pays.

Ils craignent l’eau, le froid, et les mauvaises odeurs ; ils aiment à se tenir au soleil, ils cherchent à se gîter dans les lieux les plus chauds, derrière les cheminées ou dans les fours ; ils aiment aussi les parfums, et se laissent volontiers prendre et caresser par les personnes qui en portent : l’odeur de cette plante que l’on appelle l’Herbe aux-chats, les remue si fortement et si délicieusement, qu’ils en paroissent transportés de plaisir.

On est obligé, pour conserver cette plante dans les jardins, de l’entourer d’un treillage fermé ; les chats la sentent de loin, accourent pour s’y frotter, passent et repassent si souvent par-dessus, qu’ils la détruisent en peu de temps. »

Le diesel, un problème de santé de même ampleur que l’amiante

Hier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé le diesel dans les carcinogènes. Cela signifie que ce carburant provoque des cancers (du poumon et peut-être de la vessie), par les gaz d’échappement des moteurs.

En 2005, un institut sur la pollution de l’air, le programme Aphekom, avait réalisé une étude dans 25 grandes villes (dont Paris, Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Rouen, Le Havre, Toulouse) qui estimait par exemple que la pollution due à l’excès de particules fines provoquait la mort de 19000 personnes en France, mais les estimations sont d’habitude de 42000 morts par an!

En fait, le problème est compliqué, car les polluants se combinent, et en plus des cancers, il faut compter les maladies cardio-vasculaires et les bronchites chroniques…

Voici une interview réalisée par le quotidien Le Parisien, interview qui a eu un grand impact sur internet, ainsi que dans les médias.

On notera cependant qu’ici, comme toujours, les animaux non-humains et les végétaux (ou encore l’océan) ne sont jamais pris en compte! La pollution n’est considérée que par rapport aux humains, dans une perspective anthropocentriste totalement irréaliste.

Europe Qualité Expertise est l’un des grands réseaux d’experts automobiles français. C’est un des principaux interlocuteurs des pouvoirs publics sur les grands dossiers du transport ces dernières années, et notamment du diesel.

Les particules fines émises par les moteurs Diesel sont responsables de 42000 morts par an en France. Depuis quand connaît-on le danger des particules fines ?

BRUNO GUIBEAUD. Depuis toujours! Les constructeurs et les pouvoirs publics connaissaient dès le début du diesel, dans les années 1960, le danger des particules fines.

Un simple torchon sur le pot d’échappement et l’on récolte des suies que l’on n’a pas avec un moteur essence. Mais à l’époque, les intérêts de l’Etat étaient plus importants que la santé publique et l’écologie n’existait pas…

Le lobby du diesel a toujours été très puissant car il s’agit d’une technologie parfaitement maîtrisée par les Français. Quand on a une longueur d’avance, on n’a aucun intérêt à perdre son avantage compétitif…

Les constructeurs mettent en avant que le pot catalytique et le filtre à particules permettent de réduire les émissions de particules fines. Ces dispositifs sont-ils efficaces ?

Ce qui est vrai, c’est qu’en vingt ans, les moteurs Diesel sont passés de l’âge de pierre à la haute technologie et polluent un peu moins.

Sauf qu’entre-temps, le parc automobile a été multiplié par cinq et que les deux parades aux particules fines, le pot catalytique et le filtre à particules, présentent chacune de grosses faiblesses.

Quelles sont ces faiblesses ?

Le filtre à particules ne s’attaque qu’aux particules sans faire de chimie fine. Or le diesel émet aussi des oxydes d’azote (NOx) très dangereux pour les bronches. Le pot catalytique, lui, ne fonctionne qu’à partir d’une certaine température… que les voitures n’atteignent pour ainsi dire jamais en ville.

Résultat, les moteurs Diesel s’encrassent et émettent encore davantage de particules fines.

Peut-on parler d’un véritable problème de santé publique comparable à celui de l’amiante ?

Oui, car nous n’avons pas trouvé de solution et une partie des dispositifs antipollution mis en place ne font qu’accentuer le problème. La pollution est moins visible qu’autrefois, quand le diesel fumait noir, mais les particules fines et les gaz NOx sont toujours là et tuent tous les jours.

Le diesel en ville aujourd’hui est une gigantesque bombe à retardement. Ceux qui roulent peu, moins de 10000 km par an, et ils sont nombreux, ne devraient jamais rouler avec un diesel. C’est criminel.

Les zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa), en interdisant les véhicules polluants à l’intérieur de certaines villes, peuvent-elles permettre de résoudre le problème ?

Les Zapa ne résoudront rien du tout. Elles ne feront qu’ajouter un clivage de plus entre les gens qui ont de l’argent — et une voiture récente — et ceux qui n’en ont pas. Côté pollution, un diesel récent au moteur encrassé pollue autant qu’un vieux.

Dans notre réseau, nous voyons chaque année des milliers de ces véhicules au moteur encrassé et c’est de pire en pire. On dit que le diesel « souffre en silence », ça ne se voit pas, ça ne s’entend pas, mais ça pollue terriblement!

“8 tonnes” de poussins massacrés à l’aéroport de Roissy

La semaine dernière, sur le site de sauvetages et d’appels d’urgence, RESCUE, on pouvait lire l’appel ci-dessous (page d’origine).

8 tonnes de poussins en train de crever à Roissy

Je transmets ici le message reçu d’une amie ce soir :

Ce soir, coup de fil d’une copine (fervente défenseur de la cause animale), il y a 8 tonnes de poussins en souffrance dans les hangars du fret. Leur vol est retardé de plusieurs heures, ils vont mourir de faim donc il faut les tuer (ou s’en débarrasser).
Certains manutentionnaires jouent au foot avec! L’horreur !!!!

Sur ce (j’étais sur la route du retour en rentrant du boulot pour aller chez maman), je lui en parle. Elle décide d’en prendre 4. Ma copine prend un carton (elle ne peut en prendre plus), chaque carton en contient des dizaines !

Elle vient de les amener chez maman, ils ont bu manger et là ils vont être bien au chaud. Au final, elle a pris 7.

Ne connaissant pas l’âge exact des poussins, on peut estimer leur poids à +/- 500g, ce qui laisse deviner un nombre hallucinant de poussins !

Comme indiqué par une personne sur le topic du forum, les poussins étant considérés comme des « marchandises périssables », ils se sont fait euthanasier.

Pourtant sur le site des aéroports de paris on peut lire à propos des animaux en transit dans l’aéroport :

La station animalière de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle est agrée pour les contrôles vétérinaires sur les animaux vivants et les produits animaux en provenance des pays tiers.

Ses installations conçues dans le strict respect des règles relatives à la protection de l’environnement et à l’hygiène, occupent une surface de 2 000m2 de terrain, dont 570 sont couverts. Ses deux principales missions sont :

  • l’accueil des animaux vivants devant séjourner sur l’aéroport pour les contrôles vétérinaires et douaniers, ou en cas de retard à l’embarquement
  • Être un poste d’inspection frontalier

L’exploitation de la station animalière est assurée par la société V.I.A. Roissy. Le centre est accessible jour et nuit à tous les animaux importés ou en transit par l’aéroport sur demande des compagnies aériennes.

  • Les horaires d’ouverture aux importateurs sont :
    • Du lundi au vendredi de 07h00 à 20h00.
    • Le samedi de 8h00 à 12h00
    • Téléphone : 01 48 64 98 62

Il n’est expliqué nulle part que les animaux qui doivent rester à l’aéroport à cause d’un retard doivent se faire euthanasier au plus vite.

Au plus vite, car entre le premier message d’urgence (à 22h28) et le message précisant que les poussins ont été massacrés (à 23h47), il n’y a que très peu de temps. Très peu de temps pour espérer et tenter de sortir de là quelques poussins au moins, mais dans le cas présent, ce très court laps de temps aura permis à une centaine de poussins d’être sauvé, récupéré par des personnes indignées par ce glacial massacre.

L’exploitation animale n’a pas de limite, ni de respect. “8 tonnes de poussins” – nous mettons des guillemets, car nous raisonnons en individus, pas en “tonnes” qui est un raisonnement de bouchers – c’est juste quelque chose de complètement fou.

Il y aurait par ailleurs eu des membres du personnel qui auraient joué au foot avec ces bébés. Nous parlons au conditionnel car ce sont des « on dit. » Les animaux qui voyagent en avion ne sont pas choyés ; ils restent un bagage “comme un autre” pour le personnel aéroportuaire et sont donc transportés sans grand ménagement… On peut imaginer pour les autres animaux, destinés à être massacrés!

Un écologiste sur une piste de l’aéroport Charles-de-Gaulle

Il y a quelques jours, un écologiste a pénétré sur une piste de l’aéroport Charles-de-Gaulle, afin de protester contre les avions, selon lui responsable dans une mesure importante du réchauffement climatique.

On peut largement être en désaccord tant avec la démarche qu’avec la conception, mais en tout cas cette initiative se fonde naturellement sur une exigence de dignité et d’affrontement avec le réchauffement climatique!

Voici tout d’abord le compte-rendu fait par la personne, puis un document explicatif de la même personne (qui avait justement annoncé son action à l’avance).

Tragi-comédie à l’aéroport Charles-de-Gaulle
Paris, le 7 juin 2012.

Bonjour,

Le 6 juin, vers 16 h, j’ai pénétré sur les pistes de l’aéroport Charles-de-Gaulle, et me suis placé physiquement devant un Airbus A320 d’Air France qui s’apprêtait à rouler vers la piste d’envol (1).

J’ai été arrêté par la gendarmerie, et ai passé la nuit en garde-à-vue. Les gendarmes furent professionnels et courtois, parfois même un brin empathiques. Je suis passé devant une juge tout-à-l’heure, en présence de mon avocat, Maître Faro. La juge, suite à une gaffe du procureur, était obligée de me libérer, ce qui fut fait ce soir vers 18 h. Mais j’ai clairement spécifié à cette dernière, ainsi qu’aux gendarmes qui m’ont arrêté, que je retournerai à l’aéroport demain, afin d’arrêter une autre machine génocidaire [action réalisée le 8 juin]. Je sais que cela me fait risquer la prison. L’avant-goût que j’en ai eu me donne du mal à trouver ici quelque chose de drôle à dire (2). C’est horrible.

Alors que je n’ai pas cherché à particulièrement médiatiser cet acte, il y a eu quelques brèves, dans le Figaro, le JDD et sur le site d’Europe 1, entre autres. Les réactions d’une bonne trentaine de lecteurs du Figaro m’ont fait très plaisir : quand des gens vous insultent en évitant soigneusement de répondre sur le fond, cela peut signifier qu’ils ne savent pas quoi répondre. La pauvreté intellectuelle et humaine de ces gens ne cessera jamais de m’étonner.

Nous sommes en plein tragi-comique. Je risque la prison parce que je tire les conséquences des faits suivants :
– les scientifiques nous alertent : “pas plus de 1,5 t de CO2 par personne et par an pour ne pas détruire le climat” ;
– un seul vol transatlantique pollue avec plus de 2,5 t… en quelques heures.

En d’autres termes, je risque la prison parce que je dis que 2 + 2 = 4. Les amateurs d’Orwell et de son chef-d’œuvre, 1984, apprécieront. La destruction du climat est un génocide. Si vous pensez qu’il est possible de détruire le climat de la planète sans détruire des millions d’êtres humains, vous êtes cinglé.

Mon procès est prévu pour le 2 juillet, au Tribunal de Bobigny.

Pierre-Emmanuel Neurohr

PS : merci de faire circuler ce mail à vos contacts, à des journalistes, etc.

(1) Les raisons scientifiques de mon acte se trouvent ici [voir plus bas]
(2) Il y a quand même des aspects marrants. Ainsi, j’ai appris par la suite qu’il s’agissait de gens qui s’apprêtaient à participer à la destruction du climat de la Terre en se rendant à Munich. Or, j’ai la faiblesse de penser qu’il faut tirer des enseignements de l’Histoire. Donc, tout en étant conscient du fait que les actes des gens durant la seconde guerre mondiale et aujourd’hui ne sont pas absolument identiques, le fait que cette machine

Voici le second document:

Lettre ouverte

Vous êtes des génocidaires. Et je vais me battre contre vous.

Dans quelques jours [action réalisée le 6 juin], je vais aller sur la piste de l’aéroport Charles-de-Gaulle afin d’arrêter une machine utilisée par des extrémistes s’apprêtant à détruire le climat de la planète et provoquer un génocide. Je risque la prison. Les raisons de mon acte, évidentes en 2012, sont les suivantes.

Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que, pour ne pas détruire le climat de la terre, il faut que chaque être humain n’y déverse pas, grosso modo, plus de 1,5 t de CO2 par an (1).

Un seul voyage Paris-Montréal, pour ne prendre qu’un exemple, pollue l’atmosphère en y déversant plus de 2,5 t… en quelques heures (2). La machine appelée “avion” est la machine la plus efficace pour détruire le climat, et son utilisation est – stricto sensu – incompatible avec un climat permettant la vie. Il faut donc l’interdire (3).

Vous pouvez vous rouler par terre, geindre, pleurnicher comme un enfant gâté, ou insulter la personne qui vous fournit cette information. Quand vous aurez fini, ô surprise, 2,5 t en quelques heures seront toujours mathématiquement grossièrement incompatibles avec une limite de 1,5 t par an.

Or la destruction du climat de la terre aura une conséquence, et une seule, qui vaille la peine d’être évoquée, vu le temps qu’il nous reste pour réagir. Il ne s’agit pas de la disparition du papillon à antennes rétractables, ou de la grenouille mélomane, même si le fait de pousser à l’extinction des espèces vivantes n’est pas à proprement parler glorieux. En 2012, avec le luxe de détails dont nous disposons, il est évident que la conséquence directe de la destruction du climat est un génocide… d’êtres humains.

Les études scientifiques les plus récentes prévoient d’ici 2100 une augmentation du niveau des océans entre 80 cm et 2 m (4). Pour ne prendre qu’un exemple, à 60 cm d’élévation, 80 % de la riziculture du Vietnam sera détruite (5). Dans ces conditions, réussir à ne pas parler de génocide est clownesque et lâche (6).

Bien entendu, les problèmes ne commenceront pas en 2099. En fait, ils ont déjà commencé (7). Les sécheresses à venir, quant à elles, vont griller des parties entières du globe et rendre l’agriculture impossible ; des régions telles que le pourtour méditerranéen seront en situation de sécheresse quasi-permanente dans moins de 20 ans, selon l’ensemble des analyses scientifiques (8). Détruire le climat de la planète provoquera un génocide, principalement par famine.

Je n’ai pas l’intention de faire une seule égratignure à la machine génocidaire que je veux arrêter, et je serai non-violent. Toute personne qui aurait recours à la violence aujourd’hui serait stupide et abjecte. Je vais me battre, de manière non-violente, parce que ma morale la plus basique ne me laisse pas le choix. Et aussi parce que je ne veux pas qu’il puisse être dit que le pays qui a vu naître Jean Moulin et Lucie Aubrac, que dans ce pays, aucun citoyen ne s’est battu contre le génocide qui commence sous nos yeux (9). Je ne parle pas de la position de commentateur sportif qu’ont adoptée les écologistes, dont l’autre principale activité consiste à faire du théâtre pour les médias (10). Je dis : “se battre”. Et je ne dis pas “changement climatique”, “réchauffement climatique” et autres calembredaines. Je dis : “génocide”.

L’historien de référence sur l’Holocauste, Raul Hilberg, raconte dans ses mémoires que durant ses recherches sur les documents d’époque, il se rendit compte que « partout où [il] regardai[t] apparaissait comme un leitmotiv le besoin des choses connues, des habitudes, de ce qui est normal ». Alors que ces gens, qui se comportaient “normalement”, se trouvaient « au milieu d’une destruction sans équivalent » (11). La “normalité” de la société française de 2012 fonctionne sur un mode similaire. Remplacez simplement “Solution finale” par “Croissance économique”.

Dans quelques jours, je vais aller sur la piste de l’aéroport Charles-de-Gaulle pour bloquer la machine la plus destructrice qui soit en ce début de XXIe siècle. Vous êtes des génocidaires et serez dénoncés comme tels par l’Histoire et les générations futures. Et je vais me battre contre vous.

Pierre-Emmanuel Neurohr – Paris, le 1er juin 2012

PS : merci de faire connaître cette lettre ouverte à vos contacts, de l’envoyer à des journalistes, etc.

(1) « Comment apprécier l’ampleur de l’objectif qui nous est ainsi assigné ? Une première approche simple est de considérer ce qu’il représenterait si on le partageait de manière égale entre tous les habitants de la planète. Nous limiter à 3 ou 4 Gt [gigatonne, ou milliard de t] de carbone par an, alors que nous sommes 7 milliards d’individus, signifie que chacun a le droit d’émettre annuellement une demi-tonne de carbone. », Nouveau climat sur la terre, Hervé Le Treut (l’un des principaux climatologues français), 2009, p. 203, une demi-tonne de carbone correspondant, grosso modo, à 1,5 t de CO2 ; « Pour que les concentrations en gaz à effet de serre arrêtent d’augmenter dans l’atmosphère, une règle de 3 relativement grossière entre l’absorption de dioxyde de carbone par les océans et la végétation (environ 10 milliards de tonnes de CO2) et la population mondiale actuelle (6,8 milliards d’individus plus ou moins gourmands en énergie) suggère qu’il faudrait rejeter au plus 1,5 t de CO2 par personne et par an en moyenne. Malgré la relative modestie des rejets de gaz à effet de serre français par rapport à ceux d’autres pays industrialisés, nos rejets pour le seul CO2 devraient être divisés par 4 à 5 pour arrêter l’augmentation (…) », Climat : le vrai et le faux, Valérie Masson-Delmotte (l’une des principales climatologues françaises), 2011, p. 69.

(2) Un A/R 2e classe Paris-Montréal pollue notre fine couche d’atmosphère avec 2,5 t de CO2 par individu (tableur Ademe V6.1, septembre 2010 ; un aller-simple pollue avec 1248 kg).

(3) Oui, il existe d’autres sources de gaz à effet de serre. Mais la pollution de cette machine est la plus grossière qui soit. Même en le voulant très fort, un citoyen français, en 2012, ne peut rien faire de plus destructeur du climat que de l’utiliser. A moins de s’adonner à la pyromanie.
(4) Kinematic Constraints on Glacier Contributions to 21st-Century Sea-Level Rise (Contraintes cinétiques sur la contribution des glaciers à l’augmentation du niveau des mers au XXIe siècle), Pfeffer et al., Science, 5.9.2008.

(5) « [La riziculture du Vietnam] est extrêmement menacée, ce qui inquiète le gouvernement, évidemment, en particulier du fait du réchauffement climatique (…). Si le niveau de la mer (…) monte de plus de 60 cm, 80 % de ses surfaces seront sous l’eau de mer (…). » Jean-Charles Maillard, Directeur régional Asie du Sud-Est continentale du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), dans l’émission Courir les champs du monde, Culturesmonde, France Culture, 21.02.11.
(6) Parfaitement, il s’agit d’un génocide : http://parti-de-la-resistance.fr/?p=414

(7) « (…) les anomalies extrêmes du climat en été au Texas en 2011, à Moscou en 2010, et en France en 2003 n’auraient presque certainement pas eu lieu en l’absence du réchauffement climatique, avec son déplacement de la distribution des anomalies. En d’autres termes, nous pouvons dire avec un degré de certitude élevé que ces anomalies extrêmes sont une conséquence du réchauffement climatique… », Climate Variability and Climate Change: The New Climate Dice (Variabilité du climat et changement climatique : les nouveaux dés du climat), J. Hansen, M. Sato, R. Ruedy, 10.11.11, p. 8.

(8) Drought under global warming: a review (Les sécheresses dans le cadre du réchauffement climatique : un état des connaissances), Aiguo Dai, WIREs Climate Change, 2010.
(9) Je ne prétends pas avoir le milliardième du courage de ces gens-là.

(10) Je crois avoir compris beaucoup de choses le jour où l’un des principaux organisateurs des manifestations contre la construction d’un nouvel aéroport près de Nantes m’a dit qu’il prenait l’avion quatre fois par an, et qu’il comptait bien continuer. Le côté hypocrite de la chose n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant. Ce qui est pertinent, c’est de comprendre que ces “écologistes” n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent. Ils ont le beurre et l’argent du beurre : ils utilisent les machines qui les placent – littéralement – parmi la jet-set, et ils ont bonne conscience. Peut-être que la raison pour laquelle la bataille environnementale a été perdue jusqu’à présent, c’est qu’il n’y a pas d’opposants, à proprement parler. Pas de femmes ni d’hommes qui se battent réellement, physiquement, frontalement contre le système idéologique qui détruit la planète et prépare un génocide. Il n’y a que des gens qui se livrent à une forme de théâtre, passent un peu dans les médias, disent que, vraiment, polluer, c’est pas bien, puis rentrent chez eux.
(11) Unerbetene Erinnerung (Des souvenirs que personne n’avait sollicités), Raul Hilberg, 1994, p. 165-166.

11 juin journée internationale de solidarité avec Marie Mason et Eric McDavid

Ce 11 juin est une journée de solidarité aux Etats-Unis avec deux personnes emprisonnées pour leur participation au mouvement pour la libération de la Terre: Marie Mason et Eric McDavid.

Voici la traduction française de l’appel fait là-bas, diffusé par le site june11.org, qui entend ne pas abandonner les deux personnes emprisonnées dans la bataille pour la libération de la Terre.

Appel à la solidarité. 11 juin journée internationale de solidarité avec Marie Mason, Eric McDavid et d’autres prisonniers anarchistes de longues peines.

Partout où il existe une lutte dynamique contre l’État et le capitalisme, il y a un degré de répression.

Le capitalisme sait bien comment protéger ses intérêts, et cela implique de cibler et d’éradiquer ceux et celles qui défient sa domination. Alors que nous continuons notre lutte quotidienne contre ce monstre, nous nous battons aussi pour assurer que nos amis et compagnons incarcérés par l’État ne soient pas oubliés, que leurs besoins matériaux et émotionnels soient pris en charge et qu’ils et elles continuent à être liés aux mouvements dont ils et elles ont été arrachés de force.

L’année passée, comme un petit geste dans ce sens, une journée annuelle a été appelée, les 11 juin, en solidarité avec deux compagnons anarchistes américains de longues peines, Marie Mason et Eric McDavid. Si nous savons que beaucoup d’entre nous n’ont pas beaucoup de temps ou de ressources pour organiser ou collecter des fonds au-delà des projets dans lesquels nous sommes déjà engagés, nous espérons tout de même que leurs noms et leurs histoires, ainsi que les leçons tirés de leurs cas, peuvent trouver des échos partout.

Dans nos actions et notre solidarité, nous souhaitons dessiner des connections entre les cas de Marie et Eric avec ceux des compagnons anarchistes emprisonnés partout dans le monde qui vivent directement la tendance alarmante aux longues peines et à la répression croissante. C’est un appel adressé à toutes celles et ceux qui se battent contre cette société

carcérale pour agir en solidarité avec Eric, Marie et tous les prisonniers anarchistes de longues peines.

A première vue, les cas de Marie et d’ Eric apparaissent fondamentalement différents. Nous choisissons de les lier dans ce contexte du 11 juin, pas seulement pour leurs peines similaires et le fait que tous deux sont restés énormément forts en face du harcèlement intense, mais aussi pour souligner et analyser la stratégie de répression du gouvernement américain et ses différentes facette.

Marie Mason a été arrêtée en 2008 après plus de 30 années d’organisation et d’action publique et clandestine. Elle était impliquée dans des luttes écologiques comme sur les lieux de travail, elle a édité plusieurs publications radicales et était impliquée dans les luttes autour de l’eau, contre l’exploitation forestière et des projets d’urbanisme dans le Midwest des États-Unis.

Elle avait déjà été sujette à des années de harcèlement par le FBI étant inculpée pour une série d’incendies liées à l’Earth Liberation Front (ELF) ayant lieu en 1999 et 2000. Son inculpation n’a été rendue possible que par la collaboration de son ex-mari, Frank Ambrose, avec le FBI. Après les frais, les pressions continuelles et les menaces de condamnation à vie, elle a plaidé coupable sans coopérer, ce qui, à priori lui faisait encourir un enfermement de 15-20 années.

Citant ses actions et son refus de collaborer, l’État a changé de stratégie et l’a condamnée à presque 23 ans. Depuis son incarcération, elle souffre de problèmes de santé et elle a beaucoup de difficultés à obtenir de la nourriture végétalienne.

Elle a été harcelée et menacée de manière permanente puis transférée dans une prison au Texas (à presque 2000 km de distance de sa famille au Michigan, soit environ la distance entre Barcelone et Berlin). Dans l’unité spéciale « médicale », où elle est incarcérée en ce moment, la correspondance avec le monde extérieur est extrêmement contrôlée (ses conditions ressemblent à celles d’un Communications Management Unit aux États-Unis ou des unités FIES en Espagne).

Certains de ses soutiens et sa famille continuent les procédures légales afin de réduire sa peine, mais les chemins judiciaires semblent tout à fait épuisés.

Eric McDavid, de l’autre côté, est un jeune anarchiste arrêté sans commettre d’action, sauf celle du crime de pensée. En 2005, une jeune fille appelée Anna s’est liée d’amitié avec lui ; apparemment elle partageait sa passion d’agir en défense de l’environnement.

Toutefois, « Anna » était une indicatrice du gouvernement, payée plus de 65000 dollar (52.500 euro) pour infiltrer les milieux anarchistes et écologistes radicaux dans le but de piéger des gens. Anna a mis sous pression Eric et deux amis, Lauren et Zachary, pour passer à l’acte, et a été jusqu’à payer la location d’une cabane isolée dans les bois pour pratiquer la fabrication de bombes.

La cabane, entièrement financée par le FBI, était remplie de dispositifs d’enregistrement et de caméras. Le gouvernement a aussi payé le transport, le matériel et a procuré des recettes de bombes.

Quand le gouvernement pensait avoir réuni suffisamment d’informations, il a fait une descente et a arrêté Eric, Lauren et Zach. Aucune action n’avait été effectuée. Lauren et Zach, mis sous pression par l’État et leurs familles, ont collaboré avec le gouvernement, alors qu’ Eric est resté fort et n’a pas collaboré. Son cas a été porté devant le juge et il a été condamné à 20 années en prison.

Bien que des jurés du procès aient affirmés ensuite qu’ils ne comprenaient pas le dossier et ne pensaient pas que le procès avait été juste, tous les appels d’Eric ont échoué.

Ces deux arrestations sont seulement une petite partie d’un plan de répression plus large du gouvernement des États-Unis, connu auprès des anarchistes comme « la Peur Verte » (Green Scare), une allusion à la « Peur Rouge » aux États-Unis des années 1950, où des communistes avaient été harcelés, mis sur une liste noire et déportés.

Les éco-anarchistes et activistes pour les droits des animaux aux États-Unis ont été confrontés à un type similaire de harcèlement coordonné depuis 2001, étant appelé le numéro un de menace de terrorisme intérieur aux États-Unis, même si par leurs actions, planification prudente et considération, ils et elles n’ont jamais nuit aux humains ni aux animaux.

En 2005, l’ « Opération Backfire » du gouvernement a complètement déchiré en morceaux le mouvement souterrain ELF dans le nord-ouest des États-Unis. Par la suite, Eric, Marie et d’autres ont été ciblés pour deux buts apparents : complètement anéantir l’ELF aux États-Unis, et favoriser une atmosphère de peur et d’obédience.

L’État a malheureusement plutôt été efficace dans cette tâche, grâce aux tactiques telles que la surveillance approfondie et l’infiltration, l’utilisation des lois contre le crime organisé, les accusations de conspiration et le AETA (« Animal Enterprise Terrorism Act” est une loi qui prévoit l’acte terroriste sur le fait de causer de l’impact financier aux entreprises qui font du profit avec l’exploitation animale).

Si nous encourageons la solidarité sur base des longues peines, ce n’est pas parce que nous croyons en la possibilité d’une peine raisonnable ou juste pour n’importe quel prisonnier (bien que les peines de plus de 20 ans pour Marie et Eric dépassent excessivement les directives pour leurs soi-disant crimes).

Nous soulignons la longue durée de leurs peines car, quelque soient les circonstances de leurs arrestations, le gouvernement utilise cette menace pour envoyer un message clair, effrayer et faire rentrer de plus en plus de personnes dans la conformité et la peur. En enfermant Eric et Marie pendant des décennies, l’État espère pouvoir les effacer.

Si, au moins une fois par an, nous gueulons les noms de nos compagnons depuis les toits et écrivons leurs noms sur les murs, nos ennemis n’auront pas réussi cette sinistre tâche.

Évidemment, nous sommes rappelés de l’absence de nos compagnons tous les jours, mais nous pouvons espérer que cette journée annuelle de solidarité puisse être un point de départ dans le but de les garder dans les esprits d’un nombre plus grand de gens et plus régulièrement.

L’année passée, des événements et des actions ont eu lieu dans plus de 30 villes aux États-Unis et dans le monde entier. Les expressions de solidarité, allant de manifestations publiques bruyantes et événements à travers les États-Unis aux concerts et bouffes de soutien en Israël. Des actions de sabotage aussi loin que la Russie et le Pérou, ont été impressionnantes.

(Un dossier d’actions de l’année passée, ainsi que de l’info et du matériel pour cette année sont disponibles surhttp://june11.org).

L’apogée de l’ELF aux États-Unis est passée. Nous passons dans une période d’antagonisme social croissant et nous devons veiller à ce que des prisonniers comme Marie et Eric ne soient pas laissés de côté ou oubliés. La solidarité pour eux ne devrait pas être reléguée aux spécialistes du soutien aux prisonniers ou ceux et celles qui les connaissent personnellement – leur absence a un impact sur nous tous, et du soutien pour eux devrait se généraliser.

La lutte pour libérer Marie, Eric et tous les autres est une lutte contre une société qui ne crée et ne maintient pas seulement des prisons, mais qui ravage aussi l’environnement ce contre quoi Marie et Eric luttaient. Aux autres compagnons qui sont confrontés à de longues peines de prison: nous envoyons des salutations chaleureuses.

A Eat et Billy, en procès en Indonésie pour des actes de sabotage; aux compagnons en Grèce de Lutte Révolutionnaire et les Conspirations des Cellules de Feu; à Billy, Costas et Silvia en Suisse, Tortuga, Freddy, Marcelo et Juan au Chili et tous ceux impliqués dans les Caso Bombas; tous les autres inculpés de Green Scare qui ne coopèrent pas, certains d’entre eux qui sont libérables sous peu: Daniel McGowan, Sadie, Exile, Jonathan Paul et Justin Solondz, qui vient d’être capturé.

Ce n’est qu’une petite liste des cas, malheureusement nous pourrions continuer… Nous n’avons pas de définition de ce que pourrait signifier “longue peine” – chaque moment que l’état nous vole à ceux et celles que l’on aime, en est un de trop. Organise des événements ou des actions, cette année et tous les ans. Luttons ensemble pour la destruction de cette société carcérale et pour aider à rappeler à nos compagnons qu’ils et elles ne sont jamais seulEs!

Des abris, indispensables pour les cochons d’inde

A La Terre D’abord, nous soulignons constamment la nécessité d’adopter, mais aussi bien sûr de connaître l’animal adopté et son mode de vie.

Car trop de personnes dénaturent les animaux afin de mieux les connaître. Il est par exemple courant de lire que des personnes rentrant du travail en fin d’après midi réveillent leur hamster afin de « profiter » de lui , alors que les hamsters sont des animaux nocturnes qui ne réveillent généralement pas avant 20/21 heures.

Que les animaux qui partagent notre vie aient une grande capacité d’adaptation (forcée et subie) est une chose que tout le monde sait… mais dont certaines personnes abusent allègrement. Au détriment de la santé physique et/ou émotionnelle des animaux « de compagnie » bien évidemment.

Sur les forums consacrés aux cochons d’inde par exemple, il est très fréquent de lire ce genre de propos :

Je suis pour les petites maisons mais pas au début de l’apprivoisement…

Notre petite chonne en avait une mais elle ne l’a pas eu de suite, elle y allé la nuit pour dormir, le reste du temps elle était sur son hamac, ou sur la cabane ou alors en liberté sur la canapé sur ses couvertures polaires. Elle adorait ça, quand je mettais les couvertures en boule elle prenait un malin plaisir à s’y cacher.

Les petites nouvelles Camelle et Cachou ont une cabane mais je leur mets seulement la nuit pour qu’elles y dorment, car la journée il faut qu’elle s’habitue aux bruits, aux voix, aux odeurs et aux mouvement…Si elles avaient la cabane elles y seraient en permanence. D’autant plus que dés que je leur mets, piouf elles s’y engouffrent. Elles aiment se cacher…

En ce qui concerne la forme, je fais des cabanes rectangulaires, avec des ouvertures assez grandes (que j’agrandi si besoin)et sans fenêtre…mais je ne sais pas si je ne leur feraient pas une ou deux petites fénêtres pour qu’elle voit le monde extérieur et qu’on les voit nous aussi, quand je leur mettrai la journée une fois qu’elle seront plus grandes.

Les cochons d’inde sont des animaux non pas peureux mais prudents! Ils ont tendance à fuir au moindre bruit, geste inconnu ou effrayant. Il semble pourtant évident que si l’animal fuit, c’est parce qu’il a peur ou plus globalement qu’il considère que son intégrité est danger, et si il a peur il a besoin d’un endroit pour se sentir en sécurité se rassurer et se calmer.

Sous prétexte de vouloir une « socialisation » rapide, les droits des cochons d’inde sont honteusement bafoués.Mais évidemment si on rejette la Nature, alors ces “droits” n’existent pas: telle est la logique dénaturée d’une humanité dénaturée!

Sous prétexte qu’un cochon d’inde tout juste arrivé passera – soit disant –  tout son temps dans sa cabane (ce qui est totalement faux), ces rongeurs sont privés d’un élément basique devant faire partie de leur bien être : une maison.

Parce que des personnes ont décidé que l’animal devait être rapidement domestiqué et soumis, il se voit interdit d’avoir son petit coin à lui. Son coin tranquille pour se reposer au calme, pour s’isoler et pour aller à son rythme, tout simplement !

Ce qui est d’ailleurs bien le cas dans leur habitat originel, les cochons d’Inde vivant dans des abris, en groupes. Mais il est vrai que les personnes niant la Nature ne savent la plupart du temps même pas d’où viennent les Cochons d’Inde: les Andes!

On notera d’ailleurs que la marque d’aliments Vitakraft met cela en avant: sur chaque paquet, selon l’animal, on voit la zone naturelle d’où ses ancêtres viennent. On voit donc, pour les cochons d’Inde, un paysage andin en arrière-plan sur les deux côté du paquet.

Vitakfraft dit qu’il est important de connaître cela pour connaître les besoins physiologiques des cochons d’Inde. Mais cela est valable pour tout le reste aussi, et s’il faut rejeter le principe des “achats” d’animaux, il faut bien souligner l’aspect positif de la loi suisse interdisant l’achat d’un seul cochon d’Inde: un cochon d’Inde seul est cochon d’Inde en souffrance!

Les animaux « de compagnie » ne sont pas des jouets devant nous obéir, nous être soumis et vivre selon notre mode de vie.

Certes, les cochons d’inde adorent dormir (et parfois manger) et s’abriter dans leurs petites maisons, mais c’est leurs choix, ce ne sont pas des peluches ou des machines. Avoir des animaux chez soi, c’est devoir respecter leurs besoins fondamentaux, respecter ce qu’ils sont et aller à LEUR rythme, en leur parlant doucement et en allant toujours vers eux de manière douce et respectueuse.

Si un animal a besoin d’une année pour s’adapter sereinement, où est le problème ? Selon le vécu de l’animal, l’acclimatation peut parfois être longue, voire très longue et il faut laisser l’animal aller à son rythme, le temps de prendre confiance en nous, le temps qu’il se sente prêt à être à l’aise dans son nouveau lieu de vie.

Forcer un animal à s’adapter au plus vite relève de la maltraitance, car l’animal a peur, il agit de manière dénaturée et il est forcé de faire une chose déplaisante et stressante qu’on lui impose de manière brutale.

Comme le montre la photo ci-dessous, ce n’est certainement pas parce qu’un cochon d’inde a une maison dès son arrivée, que sa « socialisation » en sera plus longue et qu’il passera « sa vie dedans » !