• Discours d'Emmanuel Macron à la COP23 à Bonn

“Serenity” boite de transport post-mortem

Lorsque son ami poilu meurt, c’est déjà un moment très difficile. Vient ensuite le moment de l’enterrement (si l’on a un jardin à disposition) ou de l’incinération.

Transporter le corps inerte de son défunt ami peut être très délicat si l’on n’a pas de moyen de transport adéquat (un carton par exemple). Il faut en effet bien protéger le corps de l’animal lors du transport. Un peu comme lorsque l’on va chez le vétérinaire, sauf qu’ici toucher le corps dur, froid et sans vie de notre ami est plus ou moins difficile selon les personnes.

Chez les vétérinaires se trouve la boite de transport post-moterm « Serenity ». Ces boites permettent de transporter l’animal dignement et de l’enterrer ainsi directement. Les boites « Serenity » sont biodégradables et disponibles en 2 tailles : 0-15 kg et 15-30 kg.

Ce respect n’a rien à voir avec l’anthropomorphisme; c’est une forme de respect. Une forme de respect qui n’est pas simplement humaine, par ailleurs, nous parlions il y a quelques jours d’un rite funéraire d’une mère dauphin, qui a été filmé.

Quand on respecte la vie, on respecte la mort, car celle-ci est inhérente à la vie. La mort des êtres vivants avec qui il y a eu une relation d’amitié, d’amour, nous touche au plus profond de notre être. Il n’y a pas de raison de ne pas respecter cela, sous le prétexte que les êtres vivants en question ne soient pas des humains.

Souvent on trouve de la moquerie dans les médias au sujet de ce respect; on se moque des cimetières pour animaux, de la tristesse éprouvée. Cela en dit long sur l’idéologie dominante, qui en est à faire l’apologie de fleurs coupés lors des enterrements. Alors que justement la mort doit être un appel à protéger la vie, à la développer.

Nous avions brièvement mentionné l’existence de la possibilité de cercueils biodégradables pour humains dans un cimetière aux USA, sans embaumement non plus (en raison des produits chimiques), ou encore d’un enterrement d’une personne végane en Angleterre, où il ne fallait pas amener de bouquets de fleurs, puisque couper des fleurs c’est les tuer…

Le véganisme est un appel à comprendre la vie, c’est donc aussi un appel à avoir un autre rapport avec la mort, et ce de n’importe quel être vivant.

Arthur l’aventurier: l’oeil de cristal

Arthur l’aventurier est un sympathique personnage québecois inventé par un chanteur pour enfants. Il lui arrive plein d’aventures, prétexte à la mise en valeur de l’environnement, le tout en chansons.

Ces spectacles ont eu un très bon écho au Québec (plus 700 spectacles, devant plus de 200 000 enfants d’entre 2 et 11 ans).

Cette année est sortie un petit film d’un peu plus de trois quart d’heures, « L’Oeil de cristal », qui est vraiment à conseiller. Vu de France, l’accent peut surprendre les enfants, mais c’est une excellente ouverture à un autre pays et à ses formidables paysages : le Canada.

Les animaux sont mis en valeur de manière sympathique, et surtout le scénario est vraiment une excellente entrée pour parler d’écologie.

Le Professeur Wow – diminutif de Vladimir Wowinski – habite dans le futur dans une sorte de serre, alors que la planète est devenue un désert : il va dans le passé chercher une eau pure qui ramènera la vie. On apprendra plus tard qu’il s’agit de l’eau d’un lac inuit, une sympathique attention pour les habitants d’origine du Canada, avec également une petite allusion à la théorie de la spermatogenèse (des météorites ayant amené des bactéries donnant la vie sur Terre).

Sa quête de cette eau va donc l’amener à rencontrer Arthur l’aventurier, qui va lui présenter la Nature, ses multiples habitantEs dans la forêt et dans l’eau, comme dans les airs, avec toujours une mise à distance pour ne pas lui nuire, une fascination naïve et authentique pour la vie, végétale comme animale…

Le tout est très plaisant, ne fait jamais peur, les chansons sont simples et sympathiques, les personnages enfantins mais justement c’est destiné à un tel public. Il n’y a jamais de populisme ou de mépris, tout est fait pour faire avancer, pour prendre conscience, c’est vraiment une réussite pleine de candeur et de bonne volonté.

De plus, il n’est pas difficile de comprendre que le triste futur de la planète est ce qui sera le futur si on ne fait rien : tout le scénario est vraiment bien ficelé.

Bien entendu, tout cela n’est pas sans contradictions et soucis. Ainsi, il y a beaucoup trop d’activités humaines mises en avant : camping, randonnées, VTT, etc. La Nature a une certaine dimension « utilitaire », ce qui est dommage. Bien sûr, il faut profiter de la vie, mais là il n’est pas assez montré que la vie en général a une valeur en soi.

De la même manière, on entend un couplet sympathique comme :

Les p’tits poissons dans l’eau

L’eau douce et dans la mer

Les p’tits poissons dans l’eau

Dans l’eau de la rivière

Mais ce couple se termine dans la chanson par :

Quand la journée est terminée

C’est maintenant l’heure du souper

Devinez ce qu’on mangera

Ce soir pour notre repas

Cette posture consommatrice qui se veut simple, qui en fait est outrageusement simpliste et qui est une concession ouverte à une certaine dimension coloniale au Canada, avec l’esprit colon, pionnier, etc.

Ainsi la chanson finale dit des vérités :

Apprécier l’instant

Vivre tous les moments

Sentir qu’on a la chance

Voir les oiseaux qui dansent

Goûter le chaud soleil

Contempler les merveilles

Les beautés de la vie

Apprendre à dire merci

(…)

Chanter à l’unisson

Le bonheur d’exister

Mais cette belle morale peut être comprise de deux manières : soit comme un repli sur la passivité consommatrice, finalement totalement décalée, soit comme un appel à protéger Gaïa.

Il n’en reste pas moins bien entendu qu’en tant que film pour enfants, cela reste une belle production sympathique qu’il serait dommage de rater !

Contre le sport version jeux olympiques et pour l’éducation physique

Difficile d’échapper en ce moment aux jeux olympiques de Londres, que tous les médias présentent comme la grande actualité leur permettant de remplir le « trou estival. » Il a ainsi été noté que sur plusieurs sites olympiques, il y avait de nombreuses places vides.

Cela mérite cependant que l’on s’y attarde, car au-delà du business et du battage médiatique, les jeux olympiques sont l’expression de la conception dénaturée qui prédomine dans le monde, avec tout un élitisme qui va avec.

En effet, les jeux olympiques sont une idée vraiment réactionnaire, née à la fin du 19ème siècle notamment avec le rôle du français Pierre de Coubertin. La conception qu’il y a derrière, c’est celle du sport, par opposition au principe de l’éducation physique. Au 19ème siècle, il y a eu une rude bataille entre les deux conceptions, et bien entendu c’est celle adaptée au principe de concurrence qui a gagné.

Car le « sport » se fonde sur le fait de se transcender, de se dépasser, ce qui aboutit inévitablement au principe de compétition, et à celui du dopage effréné puisque, forcément, il faut repousser les limites.

Or, ces limites, elles sont naturelles. Mais comme l’idéologie dominante rejette le principe de Nature et considère que les humains sont sortis de la Nature pour rejoindre une « culture » qui existe on ne sait trop où et n’aurait plus rien à voir avec la réalité sensible, les limites sont niées.

D’où les pseudos progrès techniques visant surtout à doper les performances, d’où les produits dopants, les modifications corporelles à base de chimie sur le long terme, etc.

Aujourd’hui, il n’y a plus grand monde de dupes par rapport à cela, et même on entend parfois parler de personnes tombant gravement malade et dont il est sous-entendu que c’est une conséquence du dopage. Mais il n’est pas rare que tout cela soit justifié au nom du spectacle, du sport, etc.

Mais que le « sport » soit un business saute aux yeux quand on voit que tout fonctionne sur le sponsoring, que les places coûtent jusqu’à mille euros pour faire partie du public, et que donc il y a eu plein de places de libre le premier jour, parce qu’elles ont dû être données en cadeau par-ci par-là et que les privilégiés en question ne se sont pas déplacés.

Les jeux olympiques sont un monstre de consommation et d’esprit de domination; nous avions parlé de la résistance au Canada contre les jeux d’hiver.

Le sport est une idéologie pernicieuse directement en rapport avec l’anthropocentrisme, avec la conception d’un être humain dénaturé devant repousser ses propres limites. Il y a un rapport étroit entre l’anéantissement de Gaïa au nom de l’appropriation humaine unilatérale et le culte du sport.

Par conséquent et fort logiquement à LTD, nous sommes pour l’éducation physique et contre le sport en tant que démarche compétitive, car les activités sportives relèvent du corps, de la Nature, et pas des idéologies visant à soumettre l’autre, à le vaincre, etc.

La libération de la Terre n’est pas compatible avec des démarches élitistes comme les jeux olympiques, et de la même manière il y a lieu de pratiquer des activités physiques sportives, même de haut niveau pourquoi pas, à condition que cela soit simplement dans l’esprit de se sentir bien.

Les personnes qui font du ski hors-piste sont par exemple des criminels (à condition que le ski soit acceptable en soi, ce qui est discutable). Ils veulent se dépasser, se transcender et autres délires extrêmes, et considèrent que la Nature est là à leur service pour servir de jeu de massacre.

Le mot est sans doute celui-là: le « sport » massacre le corps de manière dénaturée, l’éducation physique le libère!

En finir avec l’idée de Nature?!

Il est arrivé qu’on nous demande notre avis au sujet d’un document intitulé « En finir avec l’idée de Nature, renouer avec l’éthique et la politique », d’Yves Bonnardel. C’est un document en effet fondamentalement opposé à notre vision de la libération animale et de la libération de la Terre.

Nous, nous aimons la Nature, alors que justement le document considère qu’il faut totalement la rejeter. C’est un document vraiment très mauvais, d’ailleurs, qui confond intellectuellement de très nombreuses choses.

Il considère dès le départ que :

« L’idée de nature est omniprésente dans les discours normatifs. Ce qui est naturel est bien, répète-t-on depuis des lustres. La nature est un ordre, harmonieux, où toute chose est à sa place, qu’il ne faut pas déranger. »

Or, c’est totalement faux. Dans l’idéologie dominante aujourd’hui, la culture est toujours opposée à la Nature, toute personne ayant fait une classe de terminale l’a forcément appris en philosophie.

Descartes est absolument intouchable en France et d’ailleurs tant les laïcs que les religieux sont d’accord pour considérer que l’être humain n’est pas un animal. L’auteur explique qu’il y a des publicités mettant en avant la Nature : lesquelles ?

L’idée de Nature n’est, contrairement à ce qui est dit, absolument jamais mis en avant par l’ordre dominant, bien au contraire.

Pourtant à le lire, on se croirait transposé en Allemagne à la fin du 18ème siècle, avec tout un mouvement mettant en avant la Nature, avec Goethe reprenant Spinoza et célébrant un univers organisé parfaitement et statique…

Voici ce que dit Bonnardel, et on se demande bien où est-ce qu’il a vu cela en France au 21ème siècle :

« On assiste ainsi aujourd’hui à la résurgence massive d’une structure très ancienne de pensée religieuse, apparemment laïcisée par le remplacement du mot Dieu par celui de Nature. On la devine par exemple derrière les discours qui élèvent le respect des équilibres naturels au rang de valeur en soi.

Au sens premier, l’équilibre est un terme purement descriptif. Il désigne un état d’immobilité ou de permanence : les relations qu’entretiennent les éléments d’un écosystème sont telles qu’il conserve sa structure, les êtres qui le composent étant soit invariants, soit renouvelés à l’identique (…).

Ces mots font naître l’image d’une Nature ordonnatrice du monde pour le bien de ses créatures, tout en faisant sentir le danger qu’il y aurait à en déranger la perfection. Il s’agit d’une mystique… »

La seule chose qui corresponde à la description faite par Bonnardel, c’est la défense du « paysage » par l’extrême-droite. Mais il n’y a sinon en France aucun mouvement ne défendant les écosystèmes en tant que tel…

Ce qui d’ailleurs ne serait pas si mal. Bien entendu, il est faux d’imaginer que la Nature est statique. Elle évolue, elle est vivante, puisqu’elle est composée de tout ce qui est vivant…

Mais pour autant, faut-il considérer que les gens considérant l’Amazonie comme devant ne pas changer comme de gros réactionnaires ? Non, évidemment. Bonnardel a totalement tort.

Et c’est là le problème de fond finalement. A LTD, nous sommes catégoriquement contre l’anthropocentrisme. Nous considérons que l’humanité n’est qu’une petite partie d’un grand tout : la vie sur la planète, ce que nous appelons Gaïa.

Nous sommes pour la soumission de la partie au tout… Sauf que pour Bonnardel, il n’y a pas de tout. Il arrive à considérer l’être humain comme « séparé » de la Nature. Ce qui est ridicule. Les humains sont-ils des robots mécaniques inépuisables et éternels ? Bien sûr que non, nous sommes des êtres vivants.

Mais Bonnardel n’aime pas la vie :

« Pour notre part, nous ne voyons dans la nature ni harmonie spontanée, ni modèle à suivre, ni source de châtiments utiles ou mérités : on pourrait détailler « ses » méfaits envers les humains ou les autres animaux. »

Ce qu’on lit là est absurde : la Nature, c’est justement les humains, les autres animaux, les végétaux, etc. Comment la Nature pourrait-elle se faire du mal à elle-même ?

En séparant les deux, Bonnardel ne fait-il pas justement ce qu’il critique : en arriver à une conception religieuse, où l’être humain tombe du ciel ?

Et dans le prolongement de cette conception divine, il se veut un luciférien, un rebelle contre Dieu, d’où son attitude de « rebelle » :

« Elle [la Nature] génère un sentiment religieux de respect, au sens d’adoration et de crainte (comme de soumission devant tout ce qui nous paraît puissant et dangereux). En soi, déjà, cultiver ce type de sentiment mystique de « respect » de ce qui peut apparaître comme une puissance, et de soumission (même déguisée en « volonté d’harmonie ») à un ordre, ne paraît pas de bon augure… »

Bonnardel n’a donc pas compris qu’en parlant de Gaïa, nous prenions la défense de la vie en général, non pas en considérant celle-ci comme extérieure à nous, mais justement parce que nous aussi nous sommes vivants…

Bonnardel n’a pas compris la beauté de la vie. Il ose ainsi dire :

« La règle « obéir à la nature » est vide de sens. La « respecter » est du même tonneau : pourquoi respecter ce qui existe, simplement parce que ça existe ? »

Ben oui ! La vie est belle !

[stop-tht] La répression ne fera pas baisser la tension (THT) !

Ces derniers temps, la question de la répression a été malheureusement un thème très actuel. Voici encore des informations, avec des appels à la mobilisation, pour un agenda anti-répression!

Depuis plusieurs mois, la répression contre les personnes impliquées dans la lutte contre la ligne Très Haute Tension (THT) Contentin-Maine a très fortement augmenté. Ces lignes THT, imposées aux populations locales, sont dangereuses sur le plan sanitaire et ne servent que les intérêts privés liés à l’industrie nucléaire. Cette lutte a pris son essor dès le début du projet, et a connu une nouvelle accélération après le blocage du train de déchets nucléaires Castor et le début des travaux, en novembre 2011.

Elle s’est ensuite notamment développée autour du Chefresne (50), village concerné par la ligne THT et opposé au projet, tant du côté de la mairie que de la population, contre la ligne THT et pour l’arrêt immédiat du nucléaire. L’assemblée générale du Chefresne constituée, de nombreuses actions publiques ont été organisées (déboulonnages de pylônes, occupation de chantiers etc), afin d’enrayer les chantiers de construction menés par RTE (Réseau de Transport de l’Electricité, filiale d’EDF).

L’Etat nucléocrate, marchant main dans la main avec RTE, a décidé d’utiliser une fois de plus la répression pour enrayer cette lutte, arrêtant des militant-e-s, en convoquant d’autres, et en passant certain-e-s en procès.

Tout dernièrement, un week-end anti-THT a été organisé à côté du Chefresne, du 22 au 24 juin, afin d’organiser des débats et des réflexions notamment sur la lutte anti-nucléaire, clôturé par une action publique contre les lignes THT. Mais 600 gendarmes ont attendu les 500 participant-e-s, dont les ordres étaient bien plus de blesser (25 blessé-e-s) que de s’interposer (un interpelé qui passe en procès).

L‘Etat et RTE préfèrent ainsi réprimer et tenter de museler une contestation légitime. Les forces aux ordres de RTE en sont à chercher le moindre prétexte. Ainsi, le 2 juin 2012 à Saint Pierre des Landes (53), après avoir blessé un militant, ils en profitent pour le poursuivre au motif de rébellion ; au même endroit, il est reproché à un militant d’avoir garé son véhicule trop près d’une gendarme…

Une infraction tellement évidente qu’il fut interpellé 6 jours après les faits, une fois RTE, la préfète et les gendarmes poursuivis pour leurs exactions… Enfin, ayant préféré blesser qu’interpeller le 24 juin, les autorités tentent de charger au maximum la seule personne à leur disposition, allant jusqu’à lui reprocher l’entorse au doigt et les contusions à la main des deux gendarmes “blessés”, bien qu’il ne corresponde pas à la description de la personne mise en cause par eux. Plusieurs procès sont à venir (un est déjà passé).

A chaque fois, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le tribunal.

La répression ne nous fera pas plier !

Arrêt immédiat du nucléaire et de ses pylônes THT !

AGENDA ANTI-REPRESSION :

6 août 2012 : 14h, tribunal de Coutances  – Procès de l’interpellé du 24 juin à Montabot.

21 août : Tribunal de Coutances, verdict du procès du 19 juin.

23 août : 14h, tribunal de Laval – Procès du militant blessé puis interpellé le 2 juin à Saint Pierre des Landes.

23 novembre : 9h, tribunal de Laval – Procès du militant arrêté le 10 juillet pour des faits remontant au 4 juillet.

9 octobre : Procès à Cherbourg de 3 personnes suite aux actions menées près de Valognes le 23 novembre 2011.

Pour aider et/ou participer :

– Venir aux rassemblements et actions…

– Faire un don par chèque (avec mention THT au dos) à l’APSAJ : Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique : 6 cours des alliés, 35000 Rennes.

Anti-répression de la lutte anti-THT

tél : 07.53.36.62.48

Mail :antirep-tht arobase riseup point net.

Plus d’infos sur : www.stop-tht.org ou antitht.noblogs.org

AGENDA ANTI-THT :

1 et 2 Sept. 2012: Assemblée Générale au Chefresne, au bois (occupé) de la Bévinière.

29 Septembre : Rassemblement anti-THT et anti-nucléaire à Avranches

Le rite funéraire des dauphins

L’affirmation du véganisme a des conséquences culturelles modifiant toute notre perception de la réalité.

La diffusion à la mi-juillet de la vidéo tournée en Chine du rite funéraire d’un dauphin en témoigne. Avec la compréhension que l’anthropocentrisme n’a aucun sens et que la vie sur Gaïa est d’une complexité extrême, c’est une autre vision du monde qui s’ouvre.

Dans la vidéo, tournée le 8 juillet, on voit une mère dauphin transporter son bébé dauphin, mort depuis trois jours. Il avait un blessure de 30 centimètres sur le ventre, vraisemblablement provoquée par l’hélice d’un bateau.

Le bébé décédé a glissé cinq fois fois pour retomber dans l’océan, en raison des importantes vagues, mais la mère l’a toujours récupéré. Les scientifiques pensent qu’elle allait le déposer dans des eaux plus calmes et plus profondes, ce qui est un rite funéraire connu mais ayant eu très peu de témoins humains.

Ce phénomène remet en cause toute la vision du monde anthropocentriste ; aucun mépris de la Nature ne peut tenir face à cette réalité. Les religions voient leur fondement même s’effondrer, car ici on a la cœur de la Nature : la vie respectant la vie, la vie cherchant à se protéger, à se développer.

L’abnégation de la mère dauphin est exemplaire, et on doit comprendre qu’est tout autant exemplaire l’abnégation de la vache pour son veau !

Voici la vidéo tournée par des touristes en Chine, au large de la ville de Qinzhou, dans la province du Guangxi, connu pour être un « spot » où l’on peut observer les dauphins.

De nombreux feux de forêts… qui doivent ôter toute naïveté

Dimanche, un incendie avait commencé dans une forêt à la frontière franco-espagnole, et le feu s’est propagé au sud. 25 avions et hélicoptères espagnols et français ont été utilisé pour le combattre, avec 1500 personnes à la tâche.

Ce feu de forêt n’est pas le seul. En ce moment, il y a le feu en Ardèche, au cœur de la forêt de Laurac en Vivarais

Il y a le feu sur l’île de Tenerife, aux Canaries, en bordure du parc naturel du Teide.

Il y a le feu (sur quatre fronts!) sur l’archipel protugais de Madère, à une quarantaine de km de la station balnéaire de Faro.

Il y a le feu en Croatie près de Rijeka, et en Macédoine près de Strumica.

Il y a aussi le feu dans la banlieue d’Athènes.

Il y a eu tout récemment plusieurs feux en Algérie dans la région de Béjaïa.

Entre le 1er janvier et le 8 juillet 2010, il y a eu 16 grands incendies en Espagne, avec 60.538 hectares de nature assassinés. En Russie, il y a 300 000 feux de forêt par an.

Quand on voit ce panorama, la sécheresse a bon dos. Déjà parce que les forêts en Europe ne sont plus sauvages ; cela fait bien longtemps que toutes les forêts sont gérés par les humains ; il n’y a plus de forêts primaires, de forêts sauvages en Europe(ne subsistent que quelques zones, comme dans l’extrême Nord de la Scandinavie, Białowieża en Pologne, Perucica en Bosnie-Herzégovine).

Ensuite, parce que la société pourrait se donner les moyens de combattre ces incendies avec plus de moyens. Ce qu’elle n’a pas fait avant la « crise », et qu’elle fait encore moins maintenant.

Mais surtout parce qu’il n’est un secret pour personne que les feux de forêt ne doivent bien souvent rien au hasard. La promotion immobilière est en pleine offensive.

Si des forêts entières peuvent être anéanties en Malaisie ou en Amazonie, qui peut naïvement croire qu’il n’y a pas des gens cherchant le profit et se disant qu’un simple petit incendie pourrait les y aider ?

On a ici affaire au crime. Et ce crime n’est pas combattu, car il suffirait de contrôler étroitement les zones incendiées pour empêcher que quiconque puisse profiter directement ou indirectement de l’incendie.

Mais cela ne se fait pas et ne se fera jamais, tant qu’il n’y aura pas une autre conscience dans la population. Il y a forcément trop d’intérêts, de corruption. Et l’Etat n’a aucune envie de combattre la tendance au profit.

Notons bien aussi cela : s’il y a des incendies dus à la négligence, des feux « involontaires », il y a tout autant la responsabilité humaine. Il y a un problème d’éducation et de conscience. Au 21ème siècle, les humains devraient avoir la capacité de contrôler leurs actes afin de ne pas provoquer d’incendies par inadvertance !

L’idéologie dominante traite trop des feux de forêt comme de la « faute à pas de chance », comme la conséquence d’erreurs ou de malveillances, alors qu’il est clairement possible de combattre cela, si une autre culture prévalait.

Et c’est d’autant plus urgent que le réchauffement climatique va d’autant plus aggraver le caractère dévastateur des feux de forêt !

Rock in Gats, 27 & 28 juillet à Glandage (26): Concert de soutien contre le projet d’aéroport à NDDL

Voici l’annonce pour un concert de soutien à la lutte, dans quelques jours!

On organise le 27 et 28 juillet un week-end de soutien à la lutte contre le projet d’aéroport de notre dames des landes. Au programme projection de film docu le premier soir, et concert le deuxième soir .

Comme chaque année c’est pour nous l’occasion de s’exprimer sur les politiques de notre territoire, alors on en profite.

En gros c’est l’occasion pour nous de dire ça :

Ils veulent aménager nos territoires mais, seulement, on y habite !
L’aménagement de nos territoires passe, en Loire-Atlantique, par la construction d’un aéroport. Mais, qu’en est-il de notre territoire et de leurs politiques d’aménagement? Que ce soit un sillon alpin voué aux technologies de pointe (nano et biotechnologie), l’implantation d’une ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin (NO TAV), un parc pour touristes angoissés dans la forêt des Chambaran, des tentatives d’extraction de gaz de schiste, l’A51 dans le Trièves…

L’ensemble de ces perspectives n’est pas celle de l’amélioration d’une qualité de vie d’une population donnée, mais bien celle d’accroissements de capitaux de l’oligarchie meurtrière ; usant du contrôle social comme matraque et de leur démocratie comme anesthésiant. Et c’est à grand renfort de réunions et débats publics qu’ils travaillent à l’acceptabilité de leurs projets là où nous ne sommes que les spectateurs de leur pseudo démocratie qu’ils disent participative.

Nous avons déjà 10 tranches de réacteur nucléaire sur le Rhône, plus de 50 établissements Seveso « seuil haut » (type AZF) sur la région Rhône-Alpes, un CRA à Lyon (centre de rétention administrative), la liste est sans fin.
Nous avons également des élus aussi toxiques que leurs usines quand ils nous parlent de leur famille, de leur sécurité, de santé, de solidarité, de leurs frontières, d’agriculture, d’économie.

Évidement nous en savons suffisamment.Alors que nous manque-t-il pour arrêter la mascarade du pouvoir étatique ?

Évidemment le constat est amer, mais ce n’est pas pour autant que nous voulons des impasses, du repli communautaire, du mercantilisme de la vague verte, des croyances protéiformes, de la gentrification rurale si chers à notre territoire.

Évidemment et avidement nous voulons tout mais surtout une solidarité de classe entre opprimés face à l’oppresseur.

Et maintenant, devrions-nous nous satisfaire d’être le premier département bio ?
Ce n’est pas le parfum de l’huile essentielle qui masquera l’odeur des cheminées de Feyzin.

Collectif Rock In Gats

Programme vendredi 27:
18H pROJECTION DES FILMS DOCUMENTAIRES

Programme sAMEDI 28juiLLet :
Concerts:
– Les choses qui fachent (rapidy)
– Mr Marcaille (heavy freaks cello )
– Les Pertes blanches (punk moite)

tOUT LE LONG / ATELIER SERIGRAPHIE SUR PLACE /RAMENE TES FRINGUES
iNFOKIOSQUE
cOIN pARENTS /ENFANTS AUTOGERE

Apporte une lampe, une doudoune ,et campe dans le pré sans ton chien !!!

PRIX LIBRE

Jordan Halliday sort de prison

Jordan Halliday vient de sortir de prison, ramené par un ami végan, en écoutant Earth Crisis dans la voiture.

C’est tout un symbole pour ce qu’a vécu Jordan, après avoir fait quelque chose de « normal » mais de très courageux aussi.

Américain né en 1987, Jordan avait été convoqué par un « grand jury », à Salt Lake City.

Voici comment Wikipedia présente ce qu’est un « grand jury » :

« Un grand jury est, dans les systèmes juridiques de common law, un type de jury qui est réuni afin de déterminer si, dans une affaire, les preuves recueillies au cours de l’enquête de police, et qui lui sont présentées par un procureur, sont suffisantes pour ouvrir un procès, ou au contraire s’il convient de prononcer un non-lieu.

Les grands jurys sont traditionnellement composés d’un plus grand nombre de jurés que les jurys utilisés durant les procès, d’où leur nom. »

Jordan a refusé de répondre aux questions du « grand jury » ; à la base le prétexte consistait en des actions de libération de visons par l’ALF, mais c’était aussi, voire surtout, un moyen d’obtenir des informations sur la scène militante pour la libération animale.

Il a par conséquent été mis quatre mois en prison, puis devant son nouveau refus, condamné à dix mois au total. Il vient de sortir de prison, et on ne peut que saluer son courage et sa grand droiture vis-à-vis de la cause de la libération animale et de la libération de la Terre.

Jordan Halliday aurait pu éviter la prison, en donnant des informations à la police, non pas forcément des informations sur des « crimes » par ailleurs, mais bien des informations sur la scène en général, sur qui connaît qui, sur qui fait quoi.

Grâce à cela, la police peut avoir un aperçu global et empêcher des avancées le cas échéant, même quand le mouvement est légal (comme on l’a vu avec le procès-monstre de l’association VGT en Autriche tout récemment).

Voici comment Jordan explique la position à avoir :

Les systèmes de grand jury visent, en plus de harceler et d’intimider les activistes, à recueillir des informations sur eux, leurs amis, leur famille, et la communauté.

Donc, en tant que communauté, nous devrions avoir un objectif similaire pour recueillir des informations sur les procès de grand jury. Donc, nous allons tous et toutes être prêtEs à résister à ses abus quand un agent vient frapper à la porte.

Une autre chose que nous devrions faire, c’est informer nos amiEs « non-activistes », notre famille et collègues de travail.

Aidez-les à apprendre leurs droits. Demandez-leur de ne pas coopérer et à vous faire savoir si jamais ils / elles sont approchéEs ou contactéEs.

Car à la fin, ils sont tout autant une partie de la communauté que nous.

Comme ce fut le cas avec certains membres de ma propre communauté ; on m’a demandé : « Où est le mal de témoigner si on ne sait rien ? »

Or, une vieille blague d’avocats est la suivante : « un grand jury pourrait inculper un sandwich s’il le voulait. »

Parce que dans un grand jury il n’y a pas d’avocat de la défense et les gens peuvent être mis en accusation à partir de simples rumeurs, des insinuations et des ouï-dire.

Et de choisir de simplement témoigner et d’en finir avec cela vous amène à être mis sur une liste de personnes dont ils « savent qu’ils parleront » et vos chances d’être cité à comparaître à nouveau et harcelé à l’avenir sont augmentés de manière significative.

Mais plus important encore est le fait que les grands jurys sont une violation de nos droits fondamentaux civils et politiques.

Et ses abus doivent être abordés et subir une protestation. Croyez-moi, je n’avais aucune envie d’aller en prison pour avoir refusé de témoigner au sujet de quelque chose dont je n’avais aucune connaissance.

Mais, certaines questions sont plus importantes que de sauver sa propre peau. Et c’est l’une de ces raisons.

Pour la Terre, pour les Animaux, pour Nous-mêmes.

Les tortues de Summerville, fuyant le petit commerce de l’exploitation animale

Summerville aux Etats-Unis près d’Atlanta est une petite ville d’un peu plus de 4000 personnes, connue seulement jusque-là pour être le lieu de résidence de l’artiste Howard Finster, un religieux faisant une sorte d’art naïf et populaire (REM et les Talking Heads sont deux groupes ayant utilisé son art pour des pochettes d’albums).

Elle est en ce moment submergée de tortues, car environ 1600 des 2200 tortues d’un élevage local ont pu s’enfuir. Il y a sans doute eu des voleurs de métaux qui sont passés dans le coin, et les tortues en ont profité, ayant le passage libéré.

L’éleveur n’avait même pas remarqué cela, c’est la population locale qui l’a prévenu que des centaines de tortues se baladaient un peu partout !

C’est dire le niveau, et ce n’est pas étonnant : les élevages sont une forme commerciale très prisée des petits entrepreneurs. C’est un aspect très important de l’exploitation animale.

Et c’est quelque chose de difficile à combattre. Il suffit d’aller sur internet sur les forums consacrés aux animaux « de compagnie » pour voir qu’il y a toute une idéologie de « l’élevage », présenté comme « utile », servant même les animaux, etc.

C’est très hypocrite, car très vite, de tels élevages « rapportent » de l’argent ; il suffit de voir d’ailleurs comment dans les pays d’Europe de l’Est, où le niveau de vie est très faible, il y a une grosse tendance à organiser des élevages pour l’Europe de l’Ouest.

On a d’ailleurs la même situation avec l’élevage de tortues aux États-Unis, en l’occurrence. L’éleveur avait capturé des tortues, puis récupéré les œufs : les jeunes tortues étaient soit vendues à des animaleries des Etats-Unis, soit transformées en nourriture pour le marché chinois.

C’est en quelque sorte la mondialisation de l’horreur.

Il ne faut pas non plus croire que la loi refrène cela. Il existe un « certificat de capacité » quand on un certain nombre d’animaux, mais en pratique les institutions harcèlent plus les structures visibles, donc les refuges, qu’autre chose !

Et à côté de cela, l’Etat français ne compte nullement « s’ennuyer » avec « des choses pareilles », qu’il considère comme anecdotiques, relevant du passe-temps, etc.

On a un exemple parlant avec le fait que les puces électroniques sont obligatoires pour tous les chiens et les chats. Ce n’est bien entendu pas appliqué.

Ce qui se pose ici, c’est une grosse difficulté pour le véganisme, parce que pour triompher culturellement de ce petit commerce, il faut un poids culturel énorme… et une capacité à taper du poids sur les tables, par des amendes notamment, etc.

Autant dire qu’il faut de très gros moyens, qui n’arriveront jamais avec des réformes, mais seulement par un changement de fond en comble.

Il ne faut pas non plus penser que c’est secondaire par rapport à la grande industrie. Car la grande industrie est issue de la petite industrie. Une société qui tolère la petite exploitation animale aura, à moyen terme, l’exploitation animale intensive.

Une personne qui élève des animaux pour les vendre, même si elle prétend « bien faire », etc., fait cela pour le profit ; elle gagne directement de l’argent en abusant de la vie, et en considérant les animaux comme des marchandises.

Il n’y a donc aucun lieu de négliger le petit commerce, qui débouche forcément sur le grand !

Enfin, notons un aspect important. Les humains prétendent gérer un minimum le monde. Mais là il suffit d’un vol d’un peu de métal pour que des milliers d’êtres vivants, enfermés, rejoignent un écosystème où ils pourront tenter de trouver une place.

Tout cela peut provoquer des troubles, des perturbations. Les humains jouent avec le feu ; sur le plan moral, ils font n’importe quoi, avec des comportements criminels, entre torture et meurtre, et matériellement ils déséquilibrent Gaïa.

Il est vraiment temps de passer à une autre humanité !

Répression à Notre-Dame-des-Landes

Voici une information datant d’hier fin après-midi concernant la répression à Notre-Dame-des-Landes:

Après les survols d’hélicos du début de semaine, les condés sont revenus nous emmerder ce matin.

Entre 7h30 et 10h00, ‘y a une armée d’environ 80 gendarmes et gardes mobiles, accompagnée d’un huissier et de 5 sinistres experts, qu’a déboulé dans au moins 5 des lieux occupés sous prétexte d’y réaliser des relevés “de plomd, d’amiante et d’espèces protégés”. ‘z ont aussi ramené un papier signé d’un juge qui leur disait en gros “allez y”.
Ils en ont profité pour repérer les lieux, prendre des photos, balancer de la lacrymo sur les véhicules et surtout embarquer une personne qu’à été placée en garde-à-vue.

On donnera plus d’infos quand on en saura plus…

Toujours au sujet de Notre-Dame-des-Landes, le collectif Sons en lutte est passé la semaine dernière là-bas et a rendu visite au Cent chênes et au Sabot, terrains occupés contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Baudelaire – Les hiboux

Si les différents poèmes de Baudelaire sur les chats sont plus connus, celui sur les hiboux est vraiment intéressant aussi, parce qu’il est également empreint d’un profond respect, avec encore une fois l’idée que l’être humain peut apprendre des animaux. En fait, chez Baudelaire, il y a une “correspondance” entre la nature et ce que l’on ressent, c’est le point fort du vrai romantisme que de vouloir sortir d’une logique dénaturée. Mais cela est rare que les animaux soient reconnus en tant que tel, et surtout comme exemples à suivre.

Sous les ifs noirs qui les abritent
Les hiboux se tiennent rangés
Ainsi que des dieux étrangers
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement;

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

L’importance de pucer les chats

C’est une histoire qui vient de se passer en Suisse et qui est riche d’enseignements sur comment les « propriétaires » d’animaux peuvent s’avérer égoïstes, égocentriques, considérant un chat comme « leur » peluche vivante, dans le déni de toute responsabilité.

L’histoire est simple. Une femme a perdu « son » chat et la SPA locale qui l’avait retrouvé l’a fait adopté. Voici comment cela commence :

« C’était en juin dernier. Doui, jeune mâle par la saison des chaleurs alléché, s’en va du domicile de sa maîtresse, situé en pleine campagne. «Il n’est pas castré. J’ai décidé qu’il pouvait bien vivre sa vie de chat dans la nature.

C’est la raison pour laquelle il n’est pas non plus tatoué ou pucé. Et puis ce n’était pas la première fois qu’il fuguait», explique Y. La jeune Vaudoise appelle, elle guette le retour de Doui, qui reste introuvable.

C’est à ce moment, hasard de la vie, qu’un événement vient suspendre ses recherches: son frère est victime d’un grave accident de moto. Brûlé au deuxième et au troisième degré, il est hospitalisé au CHUV. «J’y passais mes matins, mes midis et mes soirs. J’avoue que la disparition de Doui est passée au second plan. Je me le reproche aujourd’hui, mais la santé de mon frère était ma priorité.» Une semaine passe. Y. reprend ses recherches. »

Stériliser les animaux est cruel, mais ne pas le faire c’est contribuer à une surpopulation, à l’enfermement et à la mort. Et que dire que du fait de ne pas mettre de puce électronique : c’est absolument lamentable.

Si l’animal est récupéré blessé, personne ne s’occuperait de lui, à part dans une situation où des bénévoles qui paieraient de leurs poches les frais de vétérinaires !

Et s’il est important de se préoccuper d’une personne proche qui est blessée, pourquoi opposer cela au fait de s’occuper d’un animal dont on a la responsabilité ?

Opposer cela, construire de telles hiérarchies, c’est fictif et une expression de mauvaise foi (on notera qu’en Suisse un bureau des animaux perdus et trouvés existe a un standard qui fonctionne 24 h/24, au 021 784 80 00).

C’est encore plus flagrant avec la suite.

Car, à force d’affiches, la personne apprend que le chat a été retrouvé, mis à la SPA local qui, au bout de 10 jours, l’a proposé à l’adoption. Coup de chance pour le chat, il a été adopté, et la femme qui le « possédait » auparavant fait la demande pour le récupérer.

Voici la suite :

« Et le verdict tombe enfin: la famille ne veut pas rendre Doui à la jeune femme. «On ne m’a donné aucune explication.

C’est tombé comme ça.» En dernier recours, le refuge a proposé à Y.… d’adopter un autre animal. «S’il était passé sous les roues d’une voiture, je me ferais une raison. Là, j’ai l’impression qu’on me l’a volé.» »

La réaction est sidérante : au lieu d’être heureuse que le chat soit sain et sauf, ce qui est le principal pour lui, la femme est déçue, car elle n’a plus « son » chat. Le fait même de proposer une autre adoption est considérée par l’article comme du n’importe quoi.

Or, si on peut comprendre bien sûr les liens d’affection qui pouvaient exister, on doit voir surtout que la personne ne s’est nullement vraiment préoccupé de son chat auparavant, le laissant sortir sans le pucer, ce qui est une sacrée preuve d’irresponsabilité.

C’est un exemple typique de personne vivant à côté de « ses » animaux, considérés comme des sortes de peluche plus ou moins utiles et indépendantes, devant n’exister que selon sa propre réalité personnelle.

Mais les animaux ont tous leur personnalité, leur histoire, leur propre vie. C’est une vision anthropocentriste que de considérer que leur existence tourne autour de la nôtre. La femme qui a perdu « son » chat le découvre à ses dépens sur le plan des sentiments, mais c’était à elle d’assumer sa responsabilité et de penser à ce que son chat soit protégé avant tout.

Ce n’est pas bien difficile de savoir que les chats qui peuvent se promener dehors se voient placer un petit collier avec dedans un numéro de téléphone. Seulement, il est vrai que cela demande une sorte d’effort qui est en contradiction avec le fait de vivre de manière purement « spontanée. »

Car se mettre au service de nos amis que sont les animaux, qui ont leur propre vie, leur propre histoire, n’est pas forcément facile et demande de la réflexion, de la pratique. Mais là où on est sûr de se tromper, c’est quand on est égocentrique, quand on raisonne en termes individuels.

C’est pourquoi l’humanité ne pourra avoir un rapport correct qu’en saisissant la réalité dans sa globalité, quand elle comprendra que c’est Gaïa qui compte, la vie sur la planète, pas des fausses exigences individuelles.

Enfin, pour finir sur la Suisse, un faux site d’achats d’animaux a été monté par la SPA locale, toumimi.com, et quand on veut cliquer sur les « promotions », on tombe sur l’image suivante, qui nous rappelle qu’aimer, c’est protéger !

Mobilisation urgente pour la fermeture de Green Hill

Nous avions parlé récemment de la ferme de Green Hill, en Italie, où se trouvent 2500 chiens, 250 étant vendus chaque mois pour la vivisection. Green Hill est un véritable camp : 5 baraquements, aucun espace de promenade (Italie: liberté pour les beagles de Green Hill !; Des nouvelles des beagles libérés de Green Hill).

Parmi les clients français de Green Hill, on trouve l’Ecole Nationale Veterinaire De Lyon, l’Ecole National Veterinaire de Maison Alfort, Virbac, etc.

En avril, des activistes avaient organisé une manifestation pour sa fermeture, et des chiens avaient même été libérés à l’occasion.

Des activistes ont pu filmer l’intérieur, et enregistrer un dialogue où des employés parlent de tuer les chiens qui ne sont pas adaptés pour être vendus.

Cela a abouti hier à une accusation de maltraitance des animaux. 30 officiers de la Police sanitaire des animaux (Corpo forestale dello stato) ont mis sous séquestre les 5 hangars de l’entreprise, ainsi que les 2500 beagles (adultes et chiots).

Une campagne est lancée en Italie pour que cette mise sous séquestre de Green Hill aboutisse à sa fermeture.

C’est un objectif possible, car il y a depuis quelques mois une importante mobilisation populaire anti-vivisection, et Green Hill est une cause largement connue.

L’objectif est de s’adresser à la ville de Montichiari, l’organisme s’occupant de la santé (ASL, Azienda sanitaria locale), le procureur de Brescia et la région de Lombardie.

Le mot d’ordre : « Aujourd’hui, il est temps de faire entendre sa voix une fois de plus et d’entendre les cris des animaux en captivité dans des cages! »

Voici une lettre type, à envoyer aux adresses mails suivantes :

sindaco@montichiari.it distrettomontichiari@aslbrescia.it, procura.brescia @ giustizia.it, roberto@formigoni.it, roberto_formigoni@regione.lombardia.it, presidenza@pec.regione.lombardia.it

Vous pouvez envoyer un email groupé : copié collé la lettre type dans le texte de l’email, et copié collé les adresses emails (séparés par des virgules) dans le champ BCC ou CCI de votre email (c’est un envoi groupé du même email à tous les destinataires).

La lettre-type consiste :

– en une explication de manière polie que le camp de Green Hill n’est pas conforme à la loi et doit fermer, dans la foulée de sa mise sous séquestre ;

– en une demande que les chiens soient remis à des associations spécialistées pour trouver des familles ;

– en un rappel à la région et à son président qu’il avait été dit en janvier 2012 que Green Hill fermerait, promesse non tenue ;

– en une phrase finale très claire : « Les animaux victimes hurlent dans le silence des laboratoires de la vivisection. Nous sommes leur voix et continueront à le rappeler »

All’attenzione del sindaco di Montichiari Elena Zanola, della Asl di Montichiari, della Procura di Brescia e del Presidente di regione Lombardia.

La presente per chiedere che dopo il sequestro messo in atto oggi da parte del Corpo Forestale la voglia di milioni di italiani di veder chiuso quell’allevamento-lager non rimanga solo una vana speranza o una promessa fatta da qualche politico.

Al sindaco e alla Asl di Montichiari chiediamo nuovamente con decisione e con la forza di nuove prove il ritiro dell’autorizzazione che consente all’allevamento stesso di operare. Autorizzazione rilasciata da codesto Comune (prot.36451/2008 del 13.11.2008) a condizione, ovviamente, del rispetto di precisi requisiti di legge, requisiti che, come risulta evidente dagli esiti delle recenti attività di Polizia Giudiziaria e dalla telefonata che prova le soppressioni di cani prima di iscriverli in anagrafe canina, vengono palesemente e gravemente disattesi.

Alla Procura chiediamo che la custodia dei cani messi sotto sequestro sia affidata ad un’associazione animalista riconosciuta. Sappiamo che una nota associazione specializzata nel recupero di animali da laboratorio ha fatto richiesta di affido e speriamo che i cani finiscano in buone mani e non rimangano a lungo in quelle dei dirigenti di Green Hill.

Alla Regione Lombardia e al suo presidente, il signor Formigoni, vogliamo solo far notare il silenzio seguito ad una roboante conferenza stampa in cui nel gennaio 2012 annunciava che un suo provvedimento avrebbe posto fine alla vicenda di Green Hill. Come al solito tante belle parole in cerca di voti e nessun fatto concreto.

Gli animali vittime della vivisezione urlano nel silenzio dei laboratori. Noi siamo la loro voce e continueremo a farci sentire.

Distinti Saluti,

(nome)

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »

Nous avions fait part du compte-rendu Résistance au Chefresne: « J’ai 15 impacts de métal dans le corps »; cette fois il s’agit d’une présentation, par l ‘équipe de soutien médical, de la situation lors de la répression.

C’est un document édifiant, parfaitement clair et décrivant la brutalité et le cynisme de la répression policière. C’est vraiment aussi un document exemplaire de par sa concision; c’est exactement ce genre de documents qu’il faut être capable de produire au cas où, afin d’expliquer de manière posée et de montrer au grand jour la nature de la répression. La peur est dans le camp des dominants, c’est la grande chose qui ressort de la brutalité policière, à côté de l’énorme solidarité qui doit aller aux personnes blessées et grièvement blessées!

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »

Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s’inscrit dans la continuité de réflexions, d’informations et d’actions collectives menées depuis plusieurs mois.

Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d’un peu partout. Le dimanche étant une journée d’action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance, et saboter l’avancée des travaux sur la ligne THT.

Retournons plus précisément sur cette journée :

Deux cortèges sont partis du camp, l’un marchant vers la mairie du Chefresne, l’autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.

Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s’être constitué comme un groupe « médical » autogéré en capacité d’assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n’étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement a la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.

Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d’échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d’experts et de spécification des tâches.

Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n’est ni à oublier ni à banaliser, et qu’elle marque une nouvelle fois l’impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu’à n’importe qui ayant à faire aux forces de l’ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d’auto-médiation.

Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée.

Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu’elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.

L’attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n’a pas diminué d’intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu’ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continués exactement avec la même violence.

L’autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d’à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entrainé son repli immédiat.

En ce qui concerne les blessés-es :

-une personne a été blessée à l’œil de manière très grave, elle a été transférée d’un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.

-une personne a subit un traumatisme crânien grave avec atteinte de l’œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d’une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également altérée de manière irréversible à 1/20ème.

Ces deux personnes ont nécessitées une évacuation en urgence. Hors, la préfecture a volontairement saboté l’arrivée des véhicules médicalisés sur le camp.

Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été réquisitionné par la gendarmerie.

Ces deux victimes ont donc attendu plus d’une heure trente. Peut-on parler d’autre chose que de cynisme et de sadisme ?

-une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.

Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades assourdissantes et de désencerclement. En explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeurs, jusqu’à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.

Ainsi, une blessée a été transféré au CHU et 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras). L’un d’entre eux a carrément sectionné un nerf de l’avant bras. Elle a été opérée (ce qui ne signifie pas qu’on lui ait retiré tous les éclats de son corps) mais garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.

Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n’est pas sans poser problème, à court comme à long terme.

A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination.

Si lui et d’autres soignants-es s’en sont tenu au secret médical, des employés-es de l’hôpital d’Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant… Chapeau les collabos !

Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu’à surveiller l’entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d’accès. La répression prime clairement sur l’assistance.

Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d’effroi laisse, pour certains-es d’entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps a cicatriser… Marques façonnant, mais n’effaçant rien de notre désir de révolte.

Notre propos n’est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions.

Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s’attaque à ses piliers fondateurs, notamment l’industrie nucléaire. Certes cela n’est pas nouveau, mais mérite d’être rappelé sans cesse.

L’état ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur. Et ce texte a pour but d’informer, encore et toujours, que la violence étatique n’est pas que symbolique, mais s’incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s.

Infos sur la lutte anti THT : http:stop//stop-tht.org et http://www.percysoustension.fr

Blocage de la centrale d’olkiluoto & camp anti nucléaire

Voici les informations sur le blocage annuel de la centrale finlandaise d’Olkiluoto! On notera la très grande organisation sur des valeurs excellentes, depuis le baby sitting organisé jusqu’à la nourriture vegan, la découverte des saunas et l’interdiction de la consommation de drogues et d’alcool!

Blocage de Olkiluoto le samedi 11 août
Camp anti nucléaire du 6-13 août 2012 en Finlande

Fermons Olkiluoto le 11 août 2012 ! Les anti nucléaires sont invités à venir manifester autour de la centrale de Olkiluoto située sur la côte ouest de la Finlande. Manifestons pour un futur libéré de la menace atomique !

De l’extraction d’uranium au stockage de déchets nucléaires, l’énergie nucléaire représente un risque pour le monde d’aujourd’hui et celui demain.

Nous refusons de prendre part à ces expérimentations dangereuses et coûteuses qui ne font que servir les intérêts et les profits d’une industrie mondiale.

Nous exigeons l’arrêt immédiat du nucléaire.

Le 1 août, des activistes vont bloquer les routes menant à la centrale nucléaire de Olkiluoto qui se trouve à Eurajoki.

Les années précédentes, ces routes avaient été bloquées par des bannières, de la musique, des performances en tout genre et des actes de désobéissance civile pacifique.

Vous pouvez rejoindre la manifestation de la manière qu’il vous plaira, avec aucune obligation de participer à ce qui est actuellement prévu. Soyez sur de n’apporter avec vous aucun objet pouvant être classé comme une arme. La consommation d’alcool et l’usage de drogue sont prohibés.

Il est demander à tout le monde de ne pas s’adonner à des actes de violence, et de veiller aux comportements sexistes, racistes et toutes autres formes de provocation.

Cette année, la journée d’action est précédée par un camp anti nucléaire, qui se tiendra dans une ferme.

Le programme du camp inclus des ateliers pratiques et informatifs, sur la situation actuelle au Japon ou les mouvements de résistance en Finlande. Les invités, les documentaires, les ateliers se veulent le reflet de la lutte anti nucléaire et mettre à disposition des savoirs et des outils pour alimenter les luttes localement.

Il y a un programme spécial prévu pour les enfants, avec des personnes pour aider à baby-sitter, ainsi que de la nourriture vegan délicieuse, un sauna, de l’artisanat, des concerts…

Les entreprises et les gouvernements agissent de manière irresponsable, il est de notre devoir de reprendre en main notre futur. Rejoignez-nous pour exiger le démantèlement des centrales nucléaires et faire le plus grand carnaval pour un meilleur futur !
www.olkiluotoblockade.info
Infos disponibles à cette adresse : olbcamp at) riseup.net
& à ce numéro +358 (0)44 915 72 72

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011

Nous avions déjà parler du Antitierbenutzungshof, un refuge antispéciste en Allemagne (voir leur interview ici), qui héberge également une chocolaterie (on peut acheter leur chocolat, les bénéfices allant au refuge, sur vegantisch.de).

Voici leur appel pour les aider l’été, en rappelant bien entendu que tous les refuges ont besoin d’aide. Bien souvent, les gens des refuges ne lancent pas d’appel, en raison d’un grand pessimisme. A vous de montrer le contraire: il y a toujours des gens prêts à donner un coup de main, rassemblez les et appelez un refuge près de chez vous pour proposer de l’aide!

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011!

Le mois de construction du 16 Mai au 10 Juin a été un succès complet ! Nous avons accompli tellement de choses que nous avons décidé de l’étendre à l’été. :-)

Dans la période allant du 16 Mai au 10 Juin 2011, nous avons organisé un mois de construction, au cours de laquelle nous avons avant tout complètement rénové le toit, sous lequel se trouve le quartier résidentiel des chiens et des humains, l’atelier et l’usine de chocolat.

C’était vraiment urgent parce que le toit était seulement un tamis et qu’il fallait qu’il ne tombe pas sur nos têtes.

Cela a été un succès : plus de 30 personnes nous ont aidé et étaient ensemble lors du mois de construction, au Antitierbenutzungshof, et ont tout fait avec nous.

Merci à tous ce grand soutien pour que nous parvenions à rétablir le toit dans un délai beaucoup plus court que prévu, de sorte que nous avons pu commencer de nouveaux projets avec les gens qui sont venus dans la seconde moitié du mois: deux balcons ont été construits, une grange encore à rénover et un hangar pour le foin ont été rangés, il a été commencé à clôturer une zone élargie pour les cochons, le terrain pour chevaux nettoyé, les branches tombées de partout dans la zone des moutons et des chèvres ont été enlevés, et bien plus encore. Le toit lui-même est devenu vraiment bien.

Nous espérons que se sont amusés autant que nous tous ceux et toutes celles qui ont travaillé et ont passé ensemble des heures ici à la ferme.

Nous avons pensé que c’était vraiment génial que de travailler avec les nombreuses personnes sympas, qui ont réalisé autant de choses et ont aussi passé un bon moment ensemble. Nous ne pouvons guère trouver de mots pour ce que représente pour nous et la ferme la réparation du toit et les autres résultats du mois de construction.

Les résultats du mois de construction sont tellement impressionnants, et il y a encore tellement à faire cette année que nous aimerions avoir encore pour quelques temps des gens ici, qui nous aident à rénover la grange et son (afin que nous puissions y stocker le foin en hiver), à modifier la clôture du terrain des chevaux pour que les cochons puissent y aller quand ceux-ci n’y sont pas, vu qu’il est bien plus grand que le leur), et encore plein plein de choses.

Il y a plus que suffisamment à faire, et aussi longtemps que les conditions météorologiques le permettent, nous pouvons continuer à utiliser l’infrastructure du mois de construction (lits, tentes, cuisine…) afin d’héberger de nombreuses personnes ici. Alors, revenez pour une nouvelle étape et faites passer le mot aux gens qui ne pouvaient pas venir auparavant.

Il y a toujours des choses à faire, que tout un chacun peut faire, il n’y a pas besoin de connaissances ou de savoir-faire en particulier. Nous avons également besoin de gens pour s’occuper des animaux non humains.

Tenez-nous au courant par mail ou téléphone et dites nous quand vous pouvez passer. Nous nous réjouissons de toute nouvelle aide et de toutes les personnes déjà venues et voulant bien revenir !

Évidemment, le mois de construction a toujours besoin de dons d’argent ou de matériel (nourriture, matériel de construction, outils…). Contactez-nous si vous avez des idées.

Les personnes qui désirent nous soutenir doivent dans le meilleur des cas vivre de manière vegan, ou au moins être ouvertes par rapport au véganisme, c’est-à-dire que nous ne voulons pas que des gens ici utilisent des produits de la consommation animale.

Il y a ce qu’il faut niveau vegan ici, tout comme une douche solaire et des toilettes à compost. L’hébergement est très simple.

Il y a un plan pour les personnes faisant du stop et pour tous ceux qui utilisent les transports en commun, n’hésitez pas à nous demander au cas où. Plein de salutations et un grand MERCI à toutes les personnes déjà venues et à tous les soutiens !

Les gens du Antitierbenutzungshof

 

43 sites pollués par la radioactivité recensés en France

Nous parlions hier des déchets nucléaires placés dans l’océan ; l’information avait été « révélé » par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui propose également une autre information : une carte de 43 sites pollués par la radioactivité.

Voici encore une fois un article du Monde, car là aussi, tout comme dans le cas d’hier, Le Monde se fait la voix des institutions. On a exactement la même chose : hier on ne faisait pas, mais aujourd’hui tout a changé, on est sérieux, ce n’est plus pareil, etc.

43 sites pollués par la radioactivité recensés en France

Dans son inventaire national publié mercredi 11 juillet, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dresse une carte de 43 sites pollués par la radioactivité fin 2010 en France, pour la plupart réhabilités ou en passe de l’être.

Ces sites sont essentiellement répartis à Paris, en Ile-de-France, ainsi que dans l’Est et le Sud-Est.

“L’Andra fait le ménage de Marie Curie”, plaisante sa directrice générale, Marie-Claude Dupuis, car il s’agit essentiellement de sites où du radium (ou des objets en contenant) a été fabriqué, entreposé ou commercialisé durant la première moitié du XXe siècle.

“La plupart de ces sites ont abrité des activités du passé, datant de l’entre-deux-guerres, qui ne relevaient pas de l’industrie nucléaire : extraction du radium pour la médecine ou la parapharmacie, fabrication et application de peintures pour la vision nocturne, exploitation de minerais…” précise l’Andra sur son site Internet.

UNE OPÉRATION POUR CONTRÔLER 134 SITES

“Après guerre, la mémoire de ces sites, généralement situés dans des zones urbaines, a été perdue et certains d’entre eux ont été réaménagés en logements ou bâtiments publics par exemple. D’autres sites sont quant à eux restés à l’état de friche” précise encore l’agence.

Parmi les sites pollués, on trouve également d’anciens établissements industriels exploitant des minerais radioactifs (mines d’uranium) ou destinés à en extraire des “terres rares”.

C’est le cas par exemple de l’ancienne usine Orflam-Plast, à Pargny-sur-Saulx (Marne), qui fabriquait des pierres à briquet à partir d’un minerai riche en thorium.

L’Autorité de sûreté nucléaire a par ailleurs lancé fin 2010 une “opération diagnostic radium” visant à contrôler 134 sites exposés à la radioactivité par le passé.

En accord avec les propriétaires, des experts de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire se rendent sur place. Si leur inspection met en évidence des traces de radium, les sites pollués sont réhabilités aux frais de l’Etat tandis qu’un suivi sanitaire des populations concernées peut être mis en place.

Il n’y a dans ces lignes du Monde aucune critique, même pas une tentative de se mettre à distance. On a une soumission aux institutions du nucléaire qui est absolument terrible. Si cela n’a rien d’étonnant, il est toujours impressionnant de voir comment la machine de propagande est bien huilée !

Des déchets radioactifs français ont aussi été immergés dans l’Atlantique

Voici une information assez folle. L’Etat français reconnaît s’être débarrassé de déchets radioactifs en les plaçant dans l’océan… Et cela s’arrête là. Aucune remise en cause, tout cela est censé faire partie « du passé »… Or, rien n’a changé, même si cela se fait différemment, la logique de fond reste la même, et la destruction continue !

On remarquera comment l’article, tiré du Monde, place savamment tout à la fin les déchets abandonnés dans le Pacifique…

Des déchets radioactifs français ont aussi été immergés dans l’Atlantique

Plus de 14 000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergées à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l’Atlantique, rappelle l’Andra à l’occasion de son inventaire national publié mercredi. Cette pratique a ensuite été abandonnée en 1983.

C’est dans le cadre de deux opérations coordonnées à l’époque par l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens.

En 1967, l’Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11 000 tonnes de déchets (36 000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4 600 mètres de fond.

Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l’ordre de 300 térabecquerels. A titre de comparaison, l’accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l’atmosphère et l’océan Pacifique.

CENTRE DE STOCKAGE DANS LA MANCHE

En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse s’est traduite par l’immersion d’environ 9 000 tonnes (de l’ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l’ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4 000 et 4 600 mètres.

La France a cessé ces immersions avec l’ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors.

Mais l’AEN a poursuivi les campagnes d’immersion jusqu’à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large du golfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse. La France n’a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche.

En revanche, avant que l’AEN n’encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du cap de La Hague.

La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l’atoll de Mururoa, où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2 000 mètres de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2 500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.

Ce qui se passe est facile à comprendre : l’information passe en juillet là où cela attirera moins d’attention, et le message qui passe avec c’est : cela est du passé, aujourd’hui on ne le fait plus, nous sommes des gens « biens » maintenant.

Cela est particulièrement dégoûtant : il n’y a aucune autocritique, aucune condamnation morale, juridique, culturelle. L’océan, dans ce cadre, reste considéré comme un dépotoir !

Manifestation à l’occasion de l’Oktoberfest

Nous publions ici l’appel dans une version française qui a été fait pour une manifestation à l’occasion de l’Oktoberfest, la fameuse fête de la bière en Bavière.

C’est une initiative très courageuse et dont il y a plein de choses à apprendre, car ce n’est pas rien qu’attaquer une « institution » comme cette fête à la fois populaire et simpliste, culturelle et totalement beauf.

Il est vrai que les activistes d’Allemagne ne sont pas du genre à pratiquer un double langage, à utiliser des concepts comme « végéta*iens » et autres hypocrisies ne servant qu’à reculer devant les exigences.

Le véganisme exige que l’Oktoberfest cesse dans sa forme actuelle, c’est tout à fait juste et il n’y a aucune raison d’avoir de la complaisance pour le « terroir » qui n’est que le masque du meutre animal à l’échelle industriel.

A noter que les activistes d’Allemagne proposent des moyens de dormir sur place et qu’il y aura une soirée, avec également des concerts, le soir du 29.

Le site de l’initiative: wiesnmeatout.noblogs.org.

Qu’est-ce que Wiesn MeatOut ?

Comme chaque année, cette année se tient de nouveau à Munich le plus grand festival du monde.

Comme chaque année, laissent pour cela leur vie plus de de 500.000 poulets, plus de 100 bœufs et d’innombrables autres animaux.

Mais cette année, nous allons porter dans les rues notre colère et notre opposition à cette forme de « fête. »

Ici, l’Oktoberfest n’est emblématique que du comportement consommateur dans notre société.

La consommation de viande en général, et l’Oktoberfest en particulier, ne sont qu’une partie de la machinerie de l’exploitation.

Pour presque tous les domaines de la vie humaine, des animaux sont exploités et abusés dans des conditions intolérables pour la vie comme marchandise.

Que ce soit pour des vêtements, la nourriture, des meubles ou pour l’amusement – les animaux ne peuvent pas se défendre, leurs voix restent non entendues.

C’est pourquoi nous irons le 29 septembre sur les lieux de l’exploitation afin que soit entendu par les exploiteurs l’appel à la liberté.

Venez avec nous dans les rues pour donner une voix aux victimes de cette folie, venez avec nous dans les rues pour arracher arracher dans les rues les gens à leur complaisante léthargie et mettre enfin un terme à la souffrance des animaux.

Réveillons ces gens !
Montrons à ces gens qu’il peut en être autrement !
Faisons-leur savoir que nous ne sommes pas d’accord !
Faisons-leur savoir que nous avons une terrible rage dans le ventre!

Venez le 29 septembre 2012 à Munich pour la grande manifestation anti-viande !

« Ecoterrorisme » dans Desperate Housewives, New York Police Judiciaire, New York Unité Spéciale…

Nous parlions « d’écoterrorisme » il y a peu, et c’est une chose ici très utile de voir un épisode passé il y a deux jours sur TF1 de la série New York Unité Spéciale.

TF1 replay ne le repasse pas, mais les gens ayant une box peuvent essayer de le revoir ; cela vaut vraiment le coup de par le niveau de propagande.

Rien d’étonnant bien sûr : on a droit de la même manière à l’écoterrorisme dans Desperate Housewives ou encore dans New York Police Judiciaire.

Faisons ici une petite présentations de ces trois exemples.

Pour New York Unité Spéciale, il s’agit de la saison 8, épisode 1. On y voit une enquête sur un viol se mêler à une autre enquête clandestine menée par le FBI contre des « défenseurs de la Terre » (qui sont en fait, on le devine facilement, un équivalent de l’ELF).

Les activistes écologistes radicaux sont présentés comme des hystériques semi-associaux fascinés par la dynamite ou des sortes de hippie mous et aisément manipulables. Au cours de l’enquête, le véganisme est cible de moqueries, tant pour l’alimentation (avec le tofu par exemple) qu’au niveau de la sensibilité pour les animaux (une femme est présentée comme ayant de nombreux chiens hébergés dans un petit appartement, etc.).

L’écoterrorisme est présenté comme une menace très sérieuse, risquant de se propager et nécessitant donc tous les moyens, la responsable du FBI n’hésite pas à tirer pour tuer, expliquant que face au terrorisme il ne faut pas hésiter pour défendre « des vies innocentes », etc.

Pour New York Police Judiciaire. Il s’agit de la saison 12 épisode 7, intitulé « Jeux d’empreintes » (en anglais « The Fire This Time »). L’histoire est la suivante : un immeuble en construction est incendié et on y retrouve une femme morte. Il s’agit en fait « d’écoterroristes » qui n’avaient pas assez pris de précaution et pas assez vérifié qu’il n’y avait personne dedans.

Les activistes avaient détruit la bâtiment qui avait été construit à la place d’un jardin en friche utilisée par la population locale, et les enquêteurs sont « scandalisés » de voir qu’il y a une sorte de théoricien cynique encourageant sur internet « l’écoterrorisme » sans pour autant qu’il soit condamnable, alors qu’il « manipule » des jeunes en les amenant à des actes illégaux.

Pour Desperate Housewives, il s’agit de cinq épisodes de la saison 6, nous en avions brièvement parlé. On y découvre qu’une femme fuit depuis 20 ans un « écoterroriste » cynique et naturellement après un attentat meurtrier, « écoterroriste » qui parvient toutefois à la retrouver.

Cet « éco-terroriste » roule en grosse voiture, est utlra-violent et machiste, c’est un véritable esprit pervers. Il retrouve son ex-femme, qui s’était enfuie avec son bébé pour sortir du « milieu » écoterroriste, lui force à construire une bombe pour finalement vouloir tuer son propre fils !

Dans les trois cas mentionnés ici, on a des choses récurrentes :

  • les écologistes radicaux seraient « dans leur propre monde », ils ont des valeurs coupées du réel et tournant à l’obsession ;
  • les écologistes radicaux auraient un mode de vie alternatif, consistant en du tofu plus de l’activisme, un activisme passant vite au terrorisme ;
  • les écologistes radicaux mépriseraient la vie humaine et cela ne les dérange pas de tuer, leurs actions étant considérées comme « plus importantes » moralement.

Y a-t-il lieu de combattre cette propagande ? En fait, c’est impossible : ces séries ont été vues par des centaines de milliers, voire des millions de personnes, qui ont été influencées, leurs esprits ont été marqués à différents degrés.

La seule chose possible, c’est de persévérer, car inévitablement il y aura une propagande de la part de ceux qui profitent de l’exploitation animale et de la destruction de la Terre. Il faut croire en ce qu’on vit, ce qu’on pense, ce qu’on ressent, et chaque instant la nature nous rappelle qu’elle existe, qu’elle seule porte du sens !

Radical mycology

Pour les personnes parlant l’anglais, il y a un zine très intéressant sur les champignons. Il est fort logique quand on est pour la libération animale et la libération de la Terre qu’on s’intéresse au fabuleux monde des fungi, et il est fort logique qu’aux Etats-Unis des activistes se saisissent de cette question. Sans les fungi, il n’y a pas de vie sur la planète, leur rôle dans Gaïa est toujours sous-estimé et incompris. Très certainement, quand une nouvelle vision du monde triomphera, c’est un véritable univers qu’on découvrira!

 

Procès contre le mouvement NO TAV: La valle non si arresta!

Voici des nouvelles du mouvement NO TAV en Italie, avec la répression mais également un camping cet été.

Le procès contre le mouvement No Tav vient de commencer:

Le vendredi 6 juillet devant le tribunal de grande instance de Turin, environ 400 personnes ont bloqué le carrefour situé devant les batiments, durant toute la matinée.

La fameuse “battitura” a également résonné dans l’antre du Palazzo di Giustizia (pierres allégrement tapotées contre tout objet métallique présent sur un lieu donné). 46 comparutions pour des faits imputés à la période du 27 juin (expulsion du camp de la Maddalena) et du 3 juillet 2011 (tentative de reprise du camp de la Maddalena). Deux bus provenant de la Valsusa sont venu soutenir les camarades sur le banc des accusés.

Ce vendredi était l’audience préliminaire parmis les 13 programmées tout cet été. Toutes les audiences se tiennent à portes fermées pour éviter toute possibilité de bordelisation générale au sein du palais.

Les avocats No Tav ont mis en évidence les vices de procédures, mais ont été débouté par le juge considérés par ce dernier comme inconsistants. Ensuite les avocats de la partie civile (ceux des flics, de la LTF, de l’Italcoge…) ont pris la parole pour réclamer les dommages et intérêts subis l’année dernière.

La quasi totalité des No Tav incriminés ont réfuté la totalité des accusations. Seulement 2 camarades ont accepté de plaider coupable des faits leur étant reprochés. Par ceci l’unité No Tav face à l’accusation du pouvoir est rompu. Une petite victoire pour le procureur…et une défense collective plus compliquée à mettre en oeuvre.

A la fin de l’audience un groupe d’une centaine de personnes a encerclé la camionnette de la pénitentiaire qui transportait les 3 derniers engeolés des 46 arretés, frappant avec rage sur la carrosserie. Les flics ont matraqué puis rouvert la route a la fourgonnette…tout ceci au son de « Si parte, si torna, insieme, Chiomonte come Atene ».

La suite de l’audience aura lieu mardi 10 juillet.

Au meme moment à Rome se tenait le procés contre les forces de l’ordre ayant fait irruption dans l’école DIAZ lors du sommet anti G8 de 2001 de Gênes. Ils avaient allègrement tabassé, saccagé des corps pendant leur sommeil, placé volontairement des cocktails Molotov pour justifier leurs actes …tout ceci fut prouvé par la partie civile lors du procès.

L’Etat italien a demandé l’annulation de ce procès. Résultat des accusations : 15 flics sont condamnés pour des délits désormais prescrits (falsifications de documents, dénonciations calomnieuses…). Aucun d’entre eux n’a perdu son poste de chien de garde de l’austérité.

A sara dura!

http://notavfrance.noblogs.org

A noter également le Calendrier du camping NoTAV du 11 au 22 juillet 2012:

Calendrier du camping NoTAV du 11 au 22 juillet 2012

Du 11 au 22 juillet 2012.

MERCREDI. 11/07

9h Rassemblement devant le tribunal de Turin pour soutenir les camarades NoTAV Nina et Marianna.

18h Rdv au camping pour une initiative.

VENDREDI. 13/07

16h Rencontre avec le partisan Ugo Berga organisé par l’Association Nationale des Partisans de Bussoleno-Chianocco-Foresto.

Débat / / URBEX: Décadence Urbaine : Quelle vie? – Images de l’archéologie industrielle. Vidéos, photos et témoignages du passé et du présent industriel. Alessio Barrettini introduit un voyage à l’intérieur des ruines du progrès. Quelle vie dans les décombres? Quel avenir?

À suivre débat.

SAMEDI. 14/07

21h Représentation théâtrale de Ascanio Celestini.

à suivre concert avec I Molesti.

DIMANCHE. 15/07

5h Excursion sur le mont Rocciamelone, départ au cimetière de Mompantero.

16h Débat organisé par l’Association Nationale des Partisans de Bussoleno-Chianocco-Foresto.

LUNDI. 16/07

21h ASSEMBLÉE POPULAIRE

MARDI. 17/07

21h Discussion et débat avec les comités contre les incinérateurs à Rome et à Naples.

MERCREDI. 18/07

18h Rdv au camping pour une initiative.

21h Débat IL Y A TRAVAIL ET TRAVAIL – Quelles sont les entreprises qui travaillent à la construction du TAV ?

JEUDI. 19/07

19h Apéritive et dîner.

Concert de”Shaman Festival” et à suivre musique de Radio NoTAV.

VENDREDI. 20/07

16h Rassemblement informatif à Susa au sujet de la campagne IL Y A TRAVAIL ET TRAVAIL – Quelles sont les entreprises qui travaillent à la construction du TAV ? Rassemblement devant l’entreprise Lazzaro.

20h30 Dîner et concert au campement de Suse.

SAMEDI. 21/07

21h Promenade nocturne autour du chantier.

DIMANCHE. 22/07

21h Concert de RED EDGE (Blues).