• Le droit des pigeons à boire, ainsi qu'à prendre des bains

ALF à la française: la marque, le facebook, le film

Nous ne sommes pas revenus sur tout ce qui a suivi la sortie de « ALF le film », et nous ne le ferons pas, à part pour exprimer notre dédain, une fois de plus, pour des démarches pathétiques. On est dans une grande foire au n’importe quoi qui, une fois de plus, ridiculise le mouvement en France.

Car il fallait tout de même une sacrée conception de la vie pour en arriver à déposer comme marque « animal liberation front » auprès de l’Institut National de Propriété industrielle! Il existait déjà un facebook français ALF, chose absurde en soi, et également folle par rapport à la répression généralisée qui ne manquera pas de frapper une structure légale appelant à l’illégalité. La police peut remercier les plus de 14 000 personnes qui ont cliqué « j’aime » pour leur naïveté.

Mais une marque « Animal Liberation Front », franchement, où va-t-on ? Il n’y a qu’en France qu’on voit tout cela. C’est comme cette personne (non vegan, nous tenons à le souligner) dans la mouvance punk hardcore depuis des lustres qui vient défendre la Fondation Bardot, « composante incontournable », qui serait à « la une des médias depuis 50 ans (?!) et qui n’aurait pas d’opinions politiques, et même des gens contre l’extrême-droite en son sein !

Là, on est plus dans le déni, on est dans la collaboration pure et dure, dans la capitulation pure et dure des idéaux progressistes. Car la Fondation Bardot n’a pas que produit des T-shirts « FBB végan » par pur opportunisme et sans y croire, il faut savoir, comme nous l’avons expliqué, que leur agence de communication est organisée par des gens qui feraient passer Marine Le Pen pour hippie.

Cela et le rôle de Bardot comme « passerelle » au camp de l’extrême-droite font que travailler avec la Fondation Bardot, de près ou de loin, est impossible pour une personne progressiste. Et cette Fondation n’a rien d’incontournable, elle est la plus riche après la SPA de Paris et brasse des millions d’euros, soit, mais des associations il y en a beaucoup.

Des gens qui font d’ALF une marque… une personne issue de la scène punk hardcore qui soutient la Fondation Bardot… Sérieusement, quelle honte !

Voici la liste de ce que la “marque” est censée “protéger”:

Classification de Nice :  16  ;  24  ;  25

Produits et services

  • 16  Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures ; photographies ; articles de papeterie ; adhésifs (matières collantes) pour la papeterie ou le ménage ; matériel pour les artistes ; pinceaux ; machines à écrire et articles de bureau (à l’exception des meubles) ; matériel d’instruction ou d’enseignement (à l’exception des appareils) ; caractères d’imprimerie ; clichés ; papier ; carton ; boîtes en carton ou en papier ; affiches ; albums ; cartes ; livres ; journaux ; prospectus ; brochures ; calendriers ; instruments d’écriture ; objets d’art gravés ou lithographiés ; tableaux (peintures) encadrés ou non ; aquarelles ; patrons pour la couture ; dessins ; instruments de dessin ; mouchoirs de poche en papier ; serviettes de toilette en papier ; linge de table en papier ; papier hygiénique ; sacs et sachets (enveloppes, pochettes) en papier ou en matières plastiques pour l’emballage ; sacs à ordures en papier ou en matières plastiques ;
  • 24  Tissus ; couvertures de lit ; tissus à usage textile ; tissus élastiques ; velours ; linge de lit ; linge de maison ; linge de table non en papier ; linge de bain (à l’exception de l’habillement) ;
  • 25  Vêtements, chaussures, chapellerie ; chemises ; vêtements en cuir ou en imitation du cuir ; ceintures (habillement) ; fourrures (vêtements) ; gants (habillement) ; foulards ; cravates ; bonneterie ; chaussettes ; chaussons ; chaussures de plage, de ski ou de sport ; sous-vêtements.

Chronologie sans prétention des actions directes en solidarité avec la ZAD

Un PDF existe contenant une petite liste de la plupart des actions illégales menées en soutien à la lutte sur la ZAD. En voici le sommaire.

Une petite chronologie sans prétention des actions directes en solidarité avec la ZAD à Notre-Dame-Des-Landes. Juste pour le plaisir. Parce que le plaisir est politique, et que nous ne parviendrons pas à détruire le vieux monde sans joie. Cette chronologie n’est ni complète ni exhaustive.

Sommaire :

Appel à actions décentralisés Chronologie Mardi 16 octobre
[Cotentin] Dépylonage
[Montreuil] Vitres brisées
[Angers] action de solidarité avec les expulsées de la ZAD
[Poitiers] action de solidarité avec les expulsées de la ZAD
[Vienne] Banderole sur l’autoroute
[Bruxelles] purin chez Vinci Mercredi 17 octobre
[Saint-Affrique] Manifestation spontanée contre les expulsions
[Grenoble]Petite action de solidarité avec la résistance de la ZAD Jeudi 18 octobre 6
[Nantes] Manif spontanée
[Millau] : la permanence PS à la machette en solidarité avec la ZAD
[Toulouse] VINCI visé en soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes Vendredi 19 octobre
[Dijon] huile de vidange Samedi 20 octobre
[Rennes] Manifestation décorative
[Nantes] Manifestation
[Couëron/Rezé] vengeance contre les expulsions à Notre Dames des Landes
[Paris] Rassemblement de solidarité devant l’assemblée nationale Dimanche 21 octobre
[Paris] Tags et vitres de la permanence PS rue de la Cour des Noues
[Limoges] : la façade de la fédération du PS dégradée dans la nuit de dimanche à lundi Lundi 22 octobre
[Grenoble] Banderoles
[Metz] Parking gratuit Mardi 23 octobre
[Paris] Quelques gestes solidaires
[Arles]Dégradation de la permanence PS Mercredi 24 octobre
[Paris] Perturbation d’une émission de radio
[Carcassonne] : Rassemblement de soutien à la ZAD devant le tribunal, en parallèle de l’audience de Nantes.
[Saint-Nazaire] Manifestation de soutien aux habitants de la ZAD et contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (70 personnes…).
[Poitiers] Rassemblement de solidarité avec les habitant-e-s de la ZAD et contre le nouvel aéroport, devant le parvis de Notre-Dame. Jeudi 25 octobre
[Nantes] Klaxon et banderole Vendredi 26 octobre
[Mayenne]Sabotage de grue et de pylône en solidarité avec la ZAD.
[Rennes] Manif d’une centaine de personnes, avec quelques traces laissées en ville…
[Châteaubriant] Rassemblement devant la mairie. [Strasbourg] Manif contre l’aéroport. Samedi 27 octobre
[Tours]Une banderole sur la mairie de Tours
[Nantes]Deux manifs convergent et réunissent plus d’un millier de personnes.
[Vannes] Rassemblement devant la Poste, en soutien aux anti-aéroports de Notre-Dame-des-Landes et contre les expulsions.
[Paris]Rassemblement en solidarité avec la ZAD, à la station de métro Notre-Dame-des-Champs. Mardi 30 octobre
[Besançon] La permanence du PS attaquée en solidarité avec la ZAD
[Brest]Banderoles et tags
[Lyon] A chaque flic son boulon
[Paris] Fédération du PS du XIème « vandalisée »
[Redon] Rassemblement devant la Communauté de communes du pays de Redon.
[Lille]Rassemblement, place de la République Mercredi 31 octobre
[Bruxelles] Tags solidaires
[Paris] Rassemblement en solidarité avec la ZAD, au siège du PS. 10 Vendredi 2 Novembre 10
[Tulle] : des tags sur la fédération du PS
[Paris]Tractage au salon Marjolaine
[St-Brieuc] Rassemblement de solidarité avec la ZAD
[Rennes] Rassemblement de solidarité contre les expulsions sur la ZAD et contre l’aéroport et son monde 10 Samedi 3 novembre
[Chateaubriand]Banderoles
[Saint-Brieuc] Présence au marché (tracts et banderoles..) et déambulation au centre-ville via le siège du PS
[Nîmes/Nancy/Evreux/Rouen/Sarzeau/Saint-Nicolas-de-Redon] Rassemblements de solidarité Dimanche 4 Novembre
[Nantes/châteaubriant] Chantier attaqué au feu
[Paris] Tags sur le local du PS du Vème
[Nancy] Collage de serrures Lundi 5 Novembre
[Bordeaux] Tags sur la fédération du parti socialiste de la Gironde
[Douarnenez] La permanence du Parti socialiste vandalisée
[La rochelle] Tags sur la fédération du parti socialiste de la Charente-Maritime 11 Mardi 6 Novembre
[Rochefort] Action Tag/antipub
[Paris] Banderoles et tract sur la seine au-dessus des actionnaires Vinci 12 Mercredi 7 Novembre
[Paris]Banderole au siège national du PS
[Lille/Troyes/Saint-Nazaire] Rassemblement et ou soirée de solidarité 12 Jeudi 8 novembre
[Saint-Malo] : Rassemblement de soutien à la ZAD.
[Paris] action tag et pochoirs Vendredi 9 novembre
[Châteaubriant] Rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Samedi 10 novembre
[Marseille] Action péage gratuit
[Fontenay le conte] Ponts tagués
[Caen/Chateauroux/Guingamp/Lannion/Nîmes/Saint-Brieuc/Saint-florent-des-bois/La Rochelle/Saint-Affrique/Marcillac/ Rennes/Paris …] Dimanche 11 novembre
[Grenoble] Pelleteuse hors d’état de nuire
[ZAD] Incendies des engins de chantier
[Périgueux] Fédération du Parti socialiste de la Dordogne taguée Lundi 12 novembre
[la Pointe]Incendie d’un véhicule de la police privée d’AGO  Mardi 13 novembre
[ZAD] Molotovs sur un camion benne Mercredi novembre
[Rennes] Occupation d’un chantier Vinci
[Nantes] la permanence du député Vert taguée et couverte d’excréments
[Lyon] Action clown au siège départemental de Vinci construction
[Hautes-Alpes] Attaque de la permanence de la député durant une manif Jeudi 15 novembre
[Carhaix] pelleteuse Vinci incendiée
[Paris] Banderole Vendredi 16 novembre
[Lons-le-Saunier] Manif et Murage du local PS
[Lyon] le local PS tagué en solidarité
[Bordeaux] Sabotage de parking Samedi 17 Novembre
Rassemblements et manif un peu partout en France, 40000 sur la ZAD 15 Dimanche 18 Novembre
[Reims] tags solidaires sur un local du PS
[Vierzon] Tags
[Les Lilas] Nik tous les pouvoirs : vitres local PS explosées Mardi 20 Novembre
[Epinal] Manifestation Vendredi 23 Novembre
[Niort] Façade du PS taguée
[Lille] Sortie tag
[Toulouse]Rassemblement
[Niort] Rassemblement et occupation
[Nantes] Manif sauvage, Vinci dégage
[Brest] Manif et occupation
[Bordeaux] manif sauvage
[Cherbourg] Tags sur le PS
[Angoulême/Angers…] Rassemblements Samedi 24 Novembre
[Nantes]Manifestation solidaire et révoltée contre l’ayraultporc [sic] et son monde
[Lons le Saunier] 2ème murage de la permanence PS
[Niort] Siège du PS graffité
[Perpignan/Privas/Pontivy/Pontarlier/Quimper/Crest/Grenoble/Guingamp/Laval/Marseille/Bordeaux/Paris/Bayonne/Audierne/auch…] Manifestations, Rassemblements
[Morlaix] Rassemblement devant le PS et parking Vinci gratuit
[Saint affrique] occupation de la mairie Dimanche 25 Novembre
[Toulouse] Vinci reçoit de nos nouvelles, le Ps aussi
[La Gravelle] Péage Gratuit Lundi 26 Novembre
[Montreuil] collage Mardi 27 novembre
[Belgique] Parcmètres sabotés
[Suisse] Tags
[Millau/Rodez] Occupation de la mairie

La police infiltre et réprime sur la ZAD!

La police infiltre et réprime sur la ZAD! Voici deux témoignages édifiants à ce sujet. Tout d’abord la lettre édifiante d’un médecin détaillant la brutalité policière.

Et ensuite un document racontant l’infiltration policière, avec des gendarmes déguisés en opposants pour les arrêter!

Hier en effet une personne passant en comparution immédiate (qu’il faut toujours refuser afin que la solidarité puisse se monter), pour avoir apparemment blessé, avec une masse reliée à une laisse, un gendarme déguisé en manifestant sur la ZAD!

Elle a été considérée coupable de violences avec usage ou menace d’une arme suivie d’incapacité inférieure 8 jours, port prohibé d’arme de sixième catégorie (une arme blanche), participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée.

Elle a été condamnée à 10 mois de prison dont 5 avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes, ainsi que deux ans de mise à l’épreuve pendant lesquels cette personne est interdite de séjour en Loire-Atlantique sauf dans la commune où elle habite.

Pas difficile de voir le jeu que joue EELV avec les pseudos négociations, alors qu’à côté la gendarmerie infiltre et réprime!

Voici la lettre du médecin (rendue publique hier):

Lettre d’un médecin au préfet détaillant la gravité des blessures à Notre-Dame-des-Landes

Monsieur le préfet,En ma qualité de médecin, je suis intervenue à Notre-Dame-des-Landes samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012. J’ai passé deux jours à soigner des blessés. Je tiens à porter à votre connaissance le nombre de blessés que nous avons eu à prendre en charge.Pour le samedi 24 novembre :11 blessures par flashball touchant :
– Le thorax pour 2 personnes avec un doute sur une lésion hépatique,
– La joue et la lèvre supérieure pour 1 personne avec probable lésion dentaire ou maxillaire,
– Le genou pour 2 personnes,
– Des doigts pour 2 personnes,
– La cuisse pour 2 personnes,
– Les côtes pour 1 personnes avec doute sur fracture de côtes,
– Le poignet pour 1 personne,

3 traumatismes de genoux,

2 traumatismes de poignets,

1 plaie tympanique,

1 choqué par gaz,

1 plaie de crâne suturée par 2 points,

1 plaie de crâne suturée par 15 points,

6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont :
– 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes,
– 1 impact dans l’avant-bras d’1 personne,
– 1 impact dans la malléole d’1 personne,
– 10 impacts dans les jambes d’1 personne,
– 10 impacts dans les jambes d’1 personne avec probable lésion du nerf sciatique,
– 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

J’insiste sur la gravité de ces blessures par explosions. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d’aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D’autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires !

Les hospitalisations n’ont pas été simples. Mon collègue a contacté le SAMU et l’ambulance des pompiers a été retardée par les barrages des forces de l’ordre, ce qui est inadmissible ! J’ai donc amené moi-même un deuxième blessé devant être hospitalisé. J’ai ainsi pu avoir des nouvelles d’une troisième personne hospitalisée dans la journée.

Pour le dimanche 25 novembre :

Une blessure par bombe assourdissante avec ablation d’un débris dans le doigt,

1 réfection d’un pansement de cuisse,

1 fracture de cheville,

1 blessure de main,

1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

Je ne vous fais ici que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées.

En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l’utilisation des armes des forces de l’ordre et cela en dehors de toute considération partisane.

Dans l’espoir que ma description permette un usage plus mesuré de la force, veuillez croire, monsieur le Préfet, en ma respectueuse considération.

Stéphanie L., le 26 novembre 2012

Copie aux parlementaires de Loire Atlantique

Voici le message de gens racontant l’infiltration et l’arrestation:

Des flics en civil s’infiltrent sur une barricade et arrêtent plusieurs de nos camarades

Hier [28 novembre 2012], sur la barricade-sud à hauteur du pré qui va au Far-Ouezt nous sommes une centaine à faire face aux forces du désordre afin de défendre un de nos derniers lieux-de-vie encore intact.Il est 16 heures. Une cinquantaine de Play-mobiles se mettent en formation d’attaque en moins d’un quart d’heure.6-7 personnes masquées passent la barricade, se rapprochent dangereusement des flics et incitent les autres camarades à se rapprocher aux aussi de la flicaille. À nouveau 7-8 potes passent la barricade ce qui surprend les résistant.e.s restés derrière. Du coup, ils se retrouvent à une quinzaine à faire face à la charge des forces de destruction de l’État saucialiste sans aucune protection.Alors qu’un nuage de lacrymos envahie la barricade, nous voyons subitement une scène hallucinante se dérouler sous nos yeux, nos camarades se battre entre eux.

Nous comprenons rapidement qu’il s’agit d’infiltrés.

Deux BAC-heuh (flics en civil ou gendarmes peu importe) déguisés en mode black-block jettent littéralement un des nôtres dans le fossé. Deux autres BAC-heuh défoncent un camarade et le plaquent au sol.

Tout va très vite, derrière la barricade, les nombreux tirs de lacrymos rendent d’un coup l’air irrespirable et obligent la résistance à reculer.

Alors que derrière le chaos est total, le mur de Play-Mobiles s’arrête à trois mètres de la barricade et nos potes disparaissent rapidement derrière eux.

Tout était calculé au millimètre. La flicaille vient pour la première fois depuis le début de l’opération César, initiée le 16 octobre dernier, d’arrêter au moins 4 de nos camarades sur une barricade. C’est en effet la première fois que des flics s’infiltrent parmi nous de la sorte.

Il est évident que les raclures mafieuses qui sont directement intervenues ont volontairement isolé nos potes, les incitant même à les suivre et à se rapprocher le plus possible des forces armées terroristes saucialistes afin de les défoncer et de les arrêter en soit disant flagrant délit alors que nos camarades ne font que défendre les derniers lieux de vie encore debout après 6 semaines de destruction systématique de la ZAD.

Alors que le Gouvernement, par la bouche du Préfet de Loire-Atlantique, ose parler d’apaisement, cette ultime provocation de l’État terroriste remet les pendules à l’heure et détruit, de fait, toute possibilité de dialogue en utilisant ce genre de procédés immondes.

La seule alternative qu’a le Gouvernement saucialiste est de retirer au plus tôt les agents provocateurs qu’il envoie sur les barricades et sur nos lieux de vie (flicaille en civil, indics, etc.) ainsi que toute présence militaire sur la ZAD.

Rien n’est à négocier. Le projet d’Ayraultporc doit être définitivement abandonné au plus vite à moins que le gouvernement n’ait pour unique désir de continuer à jeter de l’huile sur le feu en pariant sur un hypothétique pourrissement alors qu’il est le seul responsable de cette situation qui lui échappe totalement.

Que le gouvernement ne se fasse aucune illusion, il est aux abois et il n’arrivera jamais à entamer notre détermination malgré ses basses manœuvres.

Non à projet d’Aéroport et à la destruction de 2000 hectares de bocage et de lande !

Non aux provocations de la flicaille saucialiste !

Notre mode de vie autogéré, sans chef, sans aucune hiérarchie, qui refuse en bloc la société consumériste capitaliste que l’on veut nous imposer, n’est pas négociable.

Nous sommes ici chez nous et nous ne partirons pas.

La répression d’État ne passera pas !

Libération immédiate de nos camarades arrêtés hier !

Vinci dégage !

Des zadistes témoins oculaires directs des arrestations de nos camarades

De Tarnac à Notre-Dame-des-Landes

Nous n’en avons pas parlé, pas plus que d’autres s’intéressant à la lutte Notre-Dame-des-Landes, car c’est quelque chose de connu, mais en fait il faut en parler, car pour beaucoup de monde cela n’est sans doute pas connu.

L’idéologie qui existe en arrière-plan à Notre-Dame-des-Landes ne tombe en effet pas du ciel, elle est le fruit d’un long processus qui a à peu près 20 ans. Durant les années 1990, il y a une sorte de grand vide politique en France, et particulièrement à l’extrême-gauche, dans la foulée de la grande propagande sur la « fin de l’histoire » avec la chute du mur de Berlin.

Il y a alors eu tout un renouveau anarchiste anti-politique, certains prenant même le terme de « libertaires » pour ne pas utiliser le mot « anarchiste », trop politisé. C’est le moment de l’apparition de la CNT, syndicat de culture anarchiste mais ne se voulant pas « anarchiste » non plus, ou encore de toute la culture de masse des teknivals, d’esprit à moitié anarchiste à moitié auto-suffisant.

Dans le prolongement de cette tendance communautaire (également présent dans moult films récents : Braveheart, I am a Legend, etc. etc.), il y a toute une partie des gens qui se sont « émancipés » et sont partis dans une direction mélangeant « insurrectionalisme » et autosuffisance, avec une émigration vers « l’arrière-pays » comme expression du refus du « monde moderne. »

Le grand tintamarre autour des gens s’étant installés à Tarnac et ciblés par la police pour la tentative de sabotages de lignes de TGV ne doit pas masquer ce qui a été un phénomène relativement important, concernant des milliers de personnes.

Au même moment où les carriéristes bourgeois s’installaient à Londres, des milliers de jeunes en rupture s’installaient dans des villages ou à la campagne, dans un esprit alternatif ou post-alternatif, à la fois pour se « poser » et « lutter », en vivant de petits jobs ou bien des minimas sociaux, dans une logique de débrouille et d’entraide collective. On a un exemple très intéressant avec la Picharlerie dans les Cévennes.

Cela ne va cependant pas sans problèmes. Un des blogs du Monde a publié un article très intéressant, ZONES FRAGILES – Sumène, à maux couverts.

On y trouve présentée la contradiction entre « l’ancienne » et « la nouvelle » population de la manière suivante :

Un jour de juin, à Sumène, bourg charmant lové dans l’écrin des Cévennes, cité tranquille alignant ses vieilles maisons de guingois les pieds dans le lit du Rieutord, 288 habitants se rendirent aux urnes et déposèrent un bulletin du Front national lors du second tour des élections législatives. Comme un bon tiers des 1356 inscrits n’avaient pas trouvé de raisons suffisantes de se déplacer, Sybil Vergnes, candidate “bleu Marine”, se trouva nantie de 33% des suffrages exprimés, battue en duel par le député PS sortant, William Dumas.

“Ici, ce n’est pas un problème de délinquance, d’immigration, constate Ghislain Pallier, maire sans étiquette de la commune. Il faut chercher ailleurs la raison du ras-le-bol.” Il sourit, hésite, évoque une piste. “La population a bien changé.”

A la tête d’une entreprise de terrassement, Ghislain Pallier est né à Sumène (Gard). “J’ai connu la période où les gens partaient”, dit-il. Pendant des décennies, le déclin de l’agriculture montagnarde, la fermeture des mines de charbon, la décrépitude de l’industrie de la bonneterie ont saigné la région. On ne comptait plus les maisons, les mas ou les terres laissés à l’abandon ou confiés au gardiennage fatigué des anciens.

Sumène profite désormais de l’embellie démographique que connaissent les Cévennes depuis quelques années. Le bourg compte aujourd’hui 1650 habitants, gagnant 200 habitants en dix ans. Plus guère de maisons restent inhabitées et des pavillons neufs se construisent là où la pente le permet. Les façades de la vieille ville sont ravalées et retrouvent du lustre et de la vie.

(…)

Il y a les vacanciers parisiens ou nord-européens qui ont retapé à grands frais les vieilles pierres pour en faire d’avenantes villégiatures.  “Ils ont contribué à une lubéronisation des Cévennes”, explique l’universitaire. Ils portent chapeaux de paille et espadrilles mais avec trop d’affectation et suscitent parfois les jalousies, avec leurs belles piscines et leurs grosses voitures.

Ont débarqué aussi des jeunes en mal d’un mode de vie alternatif. “Des babas cool qui ne gagnent pas des mille et des cents”, résume Ghislain Pallier. Ils ont posé ici leur sac à dos et leur ordi, fils ou plutôt petits-fils spirituels des soixante-huitards qui s’installèrent naguère avec plus ou moins de succès. Ils gravitent dans le milieu associatif ou socioculturel, ouvrent des boutiques colorées ou bio, ont inauguré un centre d’art dans un local prêté par la mairie.

Ils sont en partie à l’origine des Transes cévenoles, un festival de musique et d’arts de la rue qui draine chaque fin de juillet, depuis quinze ans, des milliers de spectateurs. Ils animent aussi la vie sociale de Sumène. Ils se retrouvent le soir sur les bancs du Bar de la Place, restent jusqu’à des heures avancées à refaire le monde parfois en grand tapage.

“A cette immigration d’utopie s’ajoute une immigration de crise”, poursuit Patrick Cabanel. Des “investisseurs” ont racheté une bouchée de pain de vieilles bâtisses insalubres, les ont grossièrement retapées et divisées en appartement. Ils les louent entre 350 et 450 euros par mois à des populations qui vivent de l’aide sociale. “C’est la CAF qui paye directement le loyer”, explique Ghislain Pallier.

Nîmes, Montpellier ou d’autres grandes villes déversent ainsi dans ce coin de montagne leur trop-plein de misère. Le maire voit régulièrement arriver ces nouveaux administrés, pour la plupart d’origine européenne. Dernièrement, une femme a débarqué de Dieu sait où dans un camion aménagé et lui a demandé si elle pouvait s’installer sur un parking avec son chien, en attendant de trouver un vrai pied-à-terre. “Ils ne sont pas plus de cent à Sumène, relativise l’élu. Mais c’est une population qui apporte parfois des problèmes, d’alcool, de bagarre, de querelles de voisinage. Des gens seuls débarquent avec plusieurs chiens dans des appartements.”

Il est une dernière catégorie de nouveaux arrivants. Des salariés modestes fuient les grandes agglomérations, viennent chercher la tranquillité et des prix encore abordables. Faute d’emplois sur place, ils travaillent à Montpellier ou à Nîmes, à trois quarts d’heure en voiture, long trajet qu’ils font soir et matin comme un pensum. Ils partent à l’aube, reviennent à la nuit, se mêlent peu de la vie du bourg. “Ces nouvelles populations arrivent à l’écart des vieux villages, dans des lotissements banals, des clones de Carpentras ou de Saint-Gilles, constate Patrick Cabanel. Elles ont apporté avec elles le vote FN.”

Signe de ce bouleversement sociologique, un tiers des habitants des Cévennes y vivent depuis moins de dix ans.

(…)

Les frontistes accusent à demi-mot la “faune”, les “parasites sociaux” qui graviteraient autour des Transes cévenoles, mettant dans un même sac les punks à chien, les écologistes, les altermondialistes ou les jeunes d’origine immigrée de Ganges (Hérault), la ville voisine. (…)

En fait, ce « mouvement de population » se voulant alternatif a été le fruit de la crise, mais les gens ont pensé choisir. C’est pour cela que ça allait avec une toute une lecture (« L’insurrection qui vient », par exemple), toute une approche (l’ouverture d’une épicerie à Tarnac, etc.).

Seulement une fois la crise économique apparue de manière ouverte, tout cela ne tenait plus. Chez les gens « normaux » dans l’arrière-pays, c’est l’idéologie du Front National qui a gagné parallèlement en importance.

Ainsi, chez les « alternatifs », l’espoir d’une « insurrection » a été passé à la trappe et il reste une culture rebelle, dont la lutte à Notre-Dame-des-Landes est issue en partie significative. Il est important de voir cela, car sinon on ne peut pas comprendre le cœur de la lutte à Notre-Dame-des-Landes et… ses limites.

Liste de matériel qui peut être utile à Notre-Dame-des-Landes

Voici une liste du matériel qui peut être fourni aux personnes en lutte à Notre-Dame-des-Landes. On notera au passage qu’est demandée de la nourriture “végane” (bien que d’autres choses demandées ne le soient pas, comme le chocolat en poudre ou le lait). C’est une preuve, s’il en fallait une, que le véganisme, là-bas, on sait ce que c’est. Et que si sur le plan de l’alimentation peut-être que moralement le véganisme peut l’emporter dans une certaine limite, il y a pour autant le slogan “ayrault-porc” qui montre qu’on en est très loin et que les valeurs véganes ne sont pas intégrées, loin s’en faut.

Matériel qui peut nous être apporté :

URGENT

Des vélos !!!
Dne caravane
Des bottes et des chaussettes
Du chocolat et du tabac
Pisses-debouts

Appel

Faire des impressions de cartes, affiches et autocollants
On cherche un bon plan tirage photo moyen et grand format
bon plans sérigraphie/ impressions T-shirts

SLEEPING / HABITAT

Caravanes
Tente
Matelas
Sommiers
Couvertures
Oreillers
Structures d’accueil
Cabanes en kit
Gaz
Bois de chauffage
Bougies
Petit mobilier : étagères, tables, porte-manteaux, etc.
Plantes grimpantes (!!)

VÊTEMENTS

Bottes de pluie !
Chaussettes !
Caleçons longs, collants, sous pantalons
Caches-col
Gants chauds et type jardinage, écharpes, bonnets, cagoules, sacs à dos cirés/normaux, imperméables, etc. (à capuches !), ceintures, sous-vêtements, pulls, manteaux, pantalons, t-shirts

MATOS MEDIC

Ventoline
Maalox ou xolaam, serum physiologique, citrons ou jus de citron
Pansements, sparadrap, kit de suture, bandes garot
Couverture de survie
Medicaments contre les infections dentaires/urinaires
Compresses froides chimiques
Chauffes-main/pieds
Propolis, citro plus, médoc contre le rhume, pansements contre les empoules, boules Quies, plantes médicinales et huiles essentielles, argile verte, sel de mer propre,
Sacs à dos pour équipes medic, dsa/ambu, matelas coque, canule Goedel, urguettes, sacs congélations à zip étanches

PQ, serviettes hygiéniques, mooncup, tampons, pisses-debout

LES CUISINES NOUS RÉCLAMENT

nourriture

Chocolat
Fruits secs
Vinaigre d’alcool
Citron (jus)
Trucs qui se transportent (barres de céréales, fruits secs, chocolat, biscuits et biscuits sans gluten
Nourriture vegan, (tofu, B12, laits végétaux, levure de bière, beurres végétaux sans huiles de palme..)
Chocolat en poudre, céréales petits déjeuners
Ail et oignons, moutarde, huile d’olive, légumineuses (lentilles, pois cassés, pois chiches, haricots), céréales (boulgour, semoule…), épices (muscade, cumin, gingembre), , lait, sucre, miel, confitures, œufs

Croquettes chats/chiens

ustensils

Sacs poubelles
Sacs congélation
Gros contenants alimentaires, sceaux, couvercles
Caisses rangement gros format
Jerrycans
Bouteilles de 1 et 5 litres pour l’eau/jerricans
Matériel de cuisine gros volumes (restauration collective), poêles, assiettes,
Gros bruleurs à gaz
Bilig (crepes)
Couteaux de cuisine,
Pousse-pousse savon à main
Produit vaisselle
Des bouilloires, électriques ou pas,des thermos et des cafetières, cafetières italiennes
Des tupperware

COMMUNICATION

Ordinateurs supportant les données video, cartes video
Radios FM portatives et petites si possible
Talkies walkies
Stylos, jumelles, piles (AAA et AA), peinture (rose), marqueurs, feutres vélédas, pochettes plastiques pour protéger les cartes géographiques
Ramettes papier
Ralllonges / multiprises / enrouleurs
Chargeurs piles
Chargeurs divers (ordis, portables..)

* DÉPLACEMENT

Vélos et matos de réparation (rustines, pneus, chambres à air) // bikes and bike repair materials (tire patches, tires, inner tubes)
Essence

PROTECTION

Masques à gaz
Lampes
Lampes frontales
Lunettes plongée/ski
Protections physiques (bras, jambes..)
Enceintes
Des instruments kamikazes pour égayer les barricades

MATÉRIEL DE JARDINAGE

Outils (pelles,pioches etc..)
Serres
Baches

MATÉRIEL DE CONTRUCTION

Boulons / vis / écrous
Scotch résistant
Rubans (à tuyau électrique)
Echaffaudage
Outils : marteaux et masses, scies, tronçonneuse, haches, merlin, cordes
Baches (et baches thermiques)
Bombes de peinture
Pinceaux
Peinture en pot : noir, vert, rouge, ardoise
Essence
Isolants divers
Toles ondulées
Sangles
Gros élastiques / tendeurs
Chéneaux avec crochets (en gros, des gouttières)
Bidon de récupération d’eau : 200L, 500L, 1000L
Bois (poutres, planches, palettes),
Rallonges et multiprises
Paille

MATÉRIEL D’ESCALADE

Cordes, mousquetons, polypropylène de 4 et 10 mm, baudriers

Il y a toujours besoin de coups de main, et de matériel de construction.

N’hésitez pas à regarder dans votre grange, faire un tour à la déchetterie du coin, ….

un soutien financier est possible aussi en envoyant des chèques à l’association “Vivre sans aéroport”

“Vivre sans aéroport” :

La Primaudière

44130 NDDL

pour faire un virement :

La Banque postale

Etablissement 20041

n° de compte : 1162852D032

IBAN : FR83 2004 1010 1111 6285 2D03 236

BIC : PSSTFRPPNTE
Merci à vous

Encore une fois sur l’absurde jeu de mot “ayrault-porc”

Ce qui caractérise une lutte qui soit authentiquement « révolutionnaire », c’est qu’elle porte en elle la libération totale, la libération de tout le monde. Bien sûr, on peut discuter des modalités, de la manière de réaliser l’utopie, mais pour autant la démarche même est censée porter des valeurs systématiques de libération.

Et justement, si on regarde la lutte sur la ZAD ces derniers jours, le « début » de la fin dont nous parlions saute encore plus aux yeux.

Il y a ainsi le slogan « non à l’ayrault-porc » – que nous avons déjà critiqué (Les cochons ne sont pas des policiers et inversement) – qui est repris vraiment très souvent, voire systématiquement, sans aucun esprit critique.

Ce genre de choses se retrouve très souvent ; par exemple dans le lyrique article « De la barricade considérée comme un des beaux-arts », on a cette autre attaque anti-cochons :

Le spectacle valait le coup samedi 24 novembre en forêt de Rohanne, où la résistance collective a atteint des sommets d’intensité, de détermination, de cohérence. Bouteilles, cailloux, terre, fusées, feux d’artifices, cocktails Molotov, morceaux de bois et billes d’acier…les flics, c’est comme les cochons : ça mange de tout.

Voici également une image que l’on peut trouver sur le site de la ZAD :

 

Voici une autre image, allant avec l’appel d’une manifestation contre le TAV (train à haute vitesse) Lyon-Turin, à Lyon justement le 3 décembre :

 

Bien évidemment, pour certains, cela ne semblera qu’un détail. Mais nous, nous ne pensons pas que la libération animale soit un « détail. » Nous ne pensons pas non plus que la libération animale soit un petit « plus », quelque chose qui s’ajouterait… éventuellement.

Au 21ème siècle, en France, il est facile d’être vegan. Le fait de ne pas l’être, dans un mouvement de lutte, est un choix. Que la plupart des gens ne soient pas vegans est le fruit de la société qui bloque cette option, mais de la part de gens en rébellion, affirmant vouloir renverser le capitalisme, ne pas assumer le véganisme est un choix.

Et le fait d’utiliser des animaux pour critiquer quelque chose revient à « dénoncer », à « calomnier » ; c’est une démarche qui n’a sa tradition d’ailleurs qu’à l’extrême-droite, parce qu’il s’agit d’avoir l’air « radical » tout en se moquant du contenu.

Ceux qui appellent les policiers des « cochons » se croient donc très révolutionnaires, ils montrent surtout qu’en fait ils ne le sont pas, car ils reprennent la grille de lecture dominante, ils nient tout un pan de la réalité qu’ils prétendent changer, « révolutionner. »

Qualifier des humains de cochons, de rats, de cafards, de pieuvres, d’araignées, de serpents, etc., c’est avoir une vision social-darwiniste qui affirme qu’il faudrait « purger » la société des « nuisibles. »

Cela n’a rien à voir avec une critique progressiste de la société qui combat des valeurs, des attitudes, des comportements, des rapports sociaux, des guerres, l’exploitation, l’oppression, etc.

Le fait que des animaux soient dénoncés est la démonstration d’une orientation au sein de la lutte de la ZAD. Voici d’ailleurs une sorte de blague mise en avant, avec des éléments très parlant mis en gras :

En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

Ayant pris connaissance de la volonté du gouvernement d’ouvrir des négociations avec les différentes parties en présence dans la lutte, nous avons donc décidé de faire part des notres :

la fermeture de toutes les entreprises de plus de 12 salariéEs
une rente à vie pour les salariéEs
20h de soleil en hiver
multiplication par huit de tous les minimas sociaux
le RSA pour tous et toutes, attribué dès la naissance (et pour les avortéEs aussi)
le retrait des implants capillaires des présentateurs télé
le nucléaire remplacé par des ministres qui pédalent
l’Elysée transformé en zone humide
toutes les lettres au Père Noel seront reçues exaucées par le gouvernement
Manuel Valls ainsi que tous les corps de la Défense et de l’Intérieur se tatoueront “Nique la police” sur le front
que l’académie française accepte et utilise le langage sms
qu’après la mort de Jean Marc Ayrault soit gravé sur sa tombe ” la ZAD m’a tuer”
que la Terre tourne dans l’autre sens
repousser la fin du monde (bien après le 21 décembre)
le même temps à Lille qu’à Marseille, mais sans Mistral
La Marseillaise sera remplacée par une comptine pour enfant chantée à l’envers
les séances de spiritisme seront remboursées par la SECU
les pipelines seront exclusivement reservés à des transports de jus de fruits
pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur)
20 à 30 hectares de terres attribuées à tous les gens étant passés ou ayant habités sur la ZAD (plus un tracteur ou hélicoptère si souhaité)
que les négociations soient interdites

cette liste est ouverte et non exhaustive

Des habitantEs qui restent

Ce n’est pas à prendre au sérieux, et pourtant cela en dit très long. Le problème, en effet, est qu’il n’y a pas d’utopie, à part la petite production. Au lieu d’aller vers le véganisme, la lutte sur la ZAD, aussi courageuse qu’elle soit, a pris le choix de ne pas faire de choix. Sauf que cela ne peut pas marcher comme cela, et qu’il faut bien choisir !

Et qu’au 21ème siècle, la libération animale est une valeur de la plus haute importance, et qu’on ne peut pas s’imaginer affronter les valeurs dominantes en « oubliant » cette question – à moins inévitablement de se faire rattraper par la dite société.

Le 24 novembre sur la ZAD…

Voici la chronologie pour le 24 novembre sur la ZAD.

23h30 : un collectif d’occupantEs a réagi à la proposition d’ouverture de négociation en proposant une liste, non exhaustive, de revendications [NDLR: si la liste est une “déconnade” plus ou moins marrante, on notera ce très étrange : “pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur)”, étrange de la part de non vegans: s’agit-il d’humour noir?]

23h15 : les flics sont donc de retour, autant pour le dialogue… Ils sont au niveau de la deuxième barricade protégeant le chantier de réoccupation et gazent les personnes présentes sur place.

23h : on apprend que les gendarmes sont à nouveau en position sur la zone, au carrefour de la Saulce et sur le chemin de Suez. Ca laisse rêveur alors qu’on apprenait quasiment dans le même temps que

“En réaction à cette journée de manifestation et d’affrontement, le gouvernement va confier la semaine prochaine, « dans un souci d’apaisement », à une « commission du dialogue le soin d’exposer » le projet contesté d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et d’entendre toutes les parties prenantes »

Ah ! ah !

20h40 : on apprend qu’à la manif de Nantes une personne a été interpellée et deux ont été blessées (coups de matraque sur la tête)

pour rire un peu : on nous soumet une nouvelle version du kiste de Valls : faut kist’aillent !!!!

reçu, on partage l’idée : si on peut pas entrer, on pourrait encercler les barrages bleus avec nos voitures…?

20h : Nantes : la manif s’est dispersée, la présence policière devenant vraiment importante… ( est ce que tous les flics d’ici seraient là-bas ?) la soirée se poursuit en musique à Bitche

19h30 : il semblerait que ça recommence à construire dans la forêt …

19h15 : les flics sont partis sous les huées , en faisant encore des blessé-e-s

19h10 : Nantes – Après une pause devant la préfecture et afin de déjouer une éventuelle charge des CRS la manifestation est repartie de plus belle dans l’autre sens. Quel bonheur. ON VA GAGNER !!!!!

encore INFO :NDDL Honte à Philippe Bataille, directeur de l’école d’architecture de Nantes, qui ce matin (samedi 24 novembre 2012) dans Ouest-France (édition Loire-Atlantique) a cru bon de faire savoir qu’il ignorait que des étudiants de son école avaient participé à la création de cabanes en bois pour les résistants de Notre-Dame-des-Landes, et que, si elle l’avait su, la direction de l’école « ne l’aurait en aucun cas autorisé » car les étudiants seraient tenus selon lui à « une stricte neutralité ».

INFO : Le Communiqué de presse du Ministère de l’écologie et agriculture

18h45 : les flics se sont replié et ont quitté les alentours de la forêt. Ils ne sont plus ni sur le chemin de Suez ni au moulin de Rohanne. Il y a toujours des barricades qui n’ont pas été passées par les flics de la journée qui protègent la Chataigneraie.

Par contre, 25 fourgons dont un fourgon cellulaire ont été vus en direction de la ZAD vers 18h20.

INFO : PARIS (AFP)– Les premiers travaux de défrichement du site de Notre-Dame-Des Landes devraient être repoussés d’environ 6 mois, trois ministres (Agriculture, Ecologie, Transports) ayant décidé de renforcer les procédures en faveur de l’environnement, tout en confirmant samedi “la nécessité de poursuivre le projet”.

18h37 : Selon l’organisation, il y a entre 8000 et 9000 personnes à Nantes qui crient “on a gagné” et Presse ici

INFO un comité de soutien se lance sur Lyon. On organise une réunion demain à 14h. Est-ce que vous pourriez relayer l’information de votre côté ? Le rendez-vous : Dimanche 25 novembre, 14h, Place Guichard, Lyon.

18h20 : il y a toujours quelques centaines de personnes devant la préfecture. Des gens font un sitting. Les flics bloquent la rue de Strasbourg, le cours 50 otages et la rue qui longe l’Erdre. Il y a des prises de paroles et une bonne ambiance avec des slogans “libérez ZAD” et “liberez nos camarades”.

18h07 : sur la D81, entre la Vach Rit et le carrefour de Fosses Noires/D81 en face de fôret, les gens sont très en colère contre les gendarmes après avoir vecu cette journée très violente, pour certaines le première fois une telle violence policière. Ils demandent aux flics de partir après avoir fait leur sale boulot. il y a environ 70 personnes qui mettent un peu la pression aux gendarmes qui ne sont visiblement pas très à l’aise.

Point légal à 18h : d’après nos informations, depuis 13h il y a eu 10 interpellations. 5 personnes ont été relâchées et au moins une est en garde à vue. Cela s’ajoute à au moins une garde à vue ce matin et plusieurs blessés.

17h51 : dans le forêt, les gendarmes et les machines se sont repliées, les gens sont partis aussi. Les flics sont en train de se replier sur la D81, ils se font charger, les tirs de grenades sont des tirs qu’ils mettent pour s’enfuir…

17h45 : à Nantes la manifestation est devant le préfecture. Les amiEs se font tirer dessus avec une canon a l’eau. Ici, ça tire encore de nombreuses grenades.

17h27 : les grenades vennent pas de la barricades de chemin de suez, mais du coup, de fôret. Sur les barricades il aura eu la dernière sommation a l’instant même. Bon courage les amiEs, tennez bon !!! on vous aime !!

17h18 : completement dingues les grenades, depuis 5 minutes au moins 40 grenades…ce dure de ne pas sentir beaucoup, beaucoup de la haine just en entendent et sachent que cette grenades ont déjà blessé au moins un dizaine des personnes aujourd’hui et tout ça pour le fric. Degoulasse…

INFO selon presse il y a 8000 personnes à la Manifestation à Nantes. Confirmé par les camarades sur place.

17h12 : plein des tires de grenades assourdissantes vers le chemin de suez, il nous semble que ca chauffe a la barricade vers la-bâs

16h39 : les gens sur le toit de Cha Teigne ont vu une machine avec bars telescopique, ils demande renforts aussi du coup, par contre par clair si machine est pour la-bâs ou le fôret, a voir….

16h18 : 10 fourgons de flics arrive a la barricade est sur le chemin de suez, demand de renforts

16h05 : Grimpeurs et gendarmes se replient dans la forêt de Rohanne pendant que des machines continuent à ramasser des débris des plate-formes détruites. Il n’y a plus de plate-formes, mais il reste des camarades dans les arbres et dans des filets.

15h58 : La grande cabane dans la “Chat teigne” qui à été “blessé” hier est réparé :) Par contre, dans le fôret ils ont detruit la dernière cabane. Pas bien grave, on les réconstruit ! Ah et l’hélico est arrivé.

15h53 : il aura un point d’info ce soir 20 h a la vache rit…

Idée action, reçu par mail : “Ils” veulent bétonner la ZAD ? Alors allez bétonner le jardin d’un des acteur de ce projet d’aéroport !! Du ciment, la nuit pour vous couvrir, une bétonnière, et le tour est joué !

15h45 : les machines dans le fôret qui etaient embourbées recommence de travailler

15h35 : il aura environ 400 manifestantEs dans le forêt !

14h32 : l’Hélicoptère est là, il y a aussi encore beaucoup du monde qui arrive pour aller dans le forêt :)

=> finalement, vu leur comportement hyper violent dans le forêt aujourd’hui, ca nous confirme que défendre cette magnifique endroit deviens de plus en plus important !! Le deboisement est prévu pour bientôt, on ne laissera pas faire !

15h02 : ils sont en train de détruire la dernière plateforme dans les arbres, il y a des gens assis dans une filet plus bas, risque pour eux que la cabane leur tombe dessus. Il y a encore 15 personnes dans les arbres..

15h01 : les flics ont gazé et envoyé des grenades sur le champ du coté de la forêt ou il y a notre Team medicale et la bouffe pour les gens.

14h13 : ils ont detruit environ 7 cabanes dans les arbres, il en reste 3, il y a du monde en hauteur, du monde en bas, ca flash ball tire tendu sur le thorax, des grenades assourdissantes assez suivante, pas mal des blesséEs, bleus, blessures ouvertes par des éclats de grenades. Malgré cette info qui tourne, les gens continuent d’y arriver pour soutenir les amiEs dans le fôret !

14h04 : il est possible de venir sur la zone, il y a des barrages pour les voitures, donc pas l’acces en voiture, mais possible d’avancer à pied !!

Depuis ce matin, beaucoup de gens arrivent et continuent à arriver, des alentours et de plus loin, ça fait du bien, y en a besoin !

encore 3 blessé-e-s après des tirs tendus ou éclats de grenades, touchés à la paupière, au mollet, ouau foie on ne va pas s’indigner de tout ça, parce qu’on sait ce que sont les flics, mais ils sont vraiment graves !!

13h00 : quelques photos d’une action dans la forêt ce matin : http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135…

12h50 : point de la légal team : pour l’instant 5 arrestations connues, dont une personne relachée après avoir été matraquée. Une des personnes arrêtées l’a été après être tombée d’une cabane, matraquée puis emmenée. on nous signale aussi que les flics veulent arrêter toute personne sortant de la forêt avec un masque à gaz

point sur les arrestations pour l’instant : 1 fille arrêtée aux alentours de 11h20 lors d’une chaine humaine au sol devant les cabanes, une dizaine de minutes après 1mec s’est fait arrêté aussi. pas plus d’infos à ce propos les personnes continuent d’arriver, d’un peu partout.

on reçoit l’info suivante par mail et ça nous fait bien plaisir : le syndicat Sud-rural a officiellement rejoint le soutient à NDdlL, et s’est exposé à de graves sanctions en envoyant sur messagerie professionnelle à 5000 fonctionnaires des ministères d’une part de l’Agriculture et d’autre part de l’”Ecologie”, du Développement Durable et de l’énergie un mail pour leur expliquer ce qui se passe à Notre Dame.

11h47 : des infos en provenance de la barricade sur le chemin de suez au niveau de l’accès au chantier de reconstruction : ça résiste par là aussi ! mais on nous annonce trois blessés ( 2 par tirs de flash ball à la jambe et à la main, et 1 par grenade assourdissante à l’oreille )

Une bonne nouvelle : un conducteur de machine refuse de continuer à travailler parce qu’il y a trop de gaz …

11h30 : une personne arretée dans la forêt de Rohanne

11h20 : la cabane au sol de la forêt de Rohanne est en cours de destruction, quelques cabanes en hauteur qui n’étaient pas occupées aussi. ils montent vers les cabanes occupées les flics gazent énormément au sol, et gazent en tirs tendus

11h : les grimpeurs ont commencé à monté dans les arbres où il y a des cabanes, les personnes qui étaient dans les cabanes sont montées au dessus des cabanes attention : les flics cherchent à choper les personnes qui prennent des images et/ou à casser le matériel, faites gaffe à vous, et protégez vous !

10h58 : les flics ont gazé au poivre les personnes qui protégeaient nues les arbres dans lesquels sont les cabanes et les potes qui sont dedans Et pendant ce temps là … une soixantaine de personnes commencent à reconstruire du côté du chantier de rereconstruction : appel à matériaux, outils, verriers, ….

10h45 : des barricades montées sur le chemin d’accès aux cabanes tiennent et résistent, pour retarder une arrivée de machines par là, 150 flics sont au sol au pied de la cabane

10h25 : 2 pelleteuses et 2 manitous dans la forêt, une des pelleteuses a embourbé ses 80 tonnes…. mêmes les flics semblent se lasser et disent qu’ils en ont marrre

10h10 : on nous signale des barrages ou contrôles routiers au niveau des Ardillières, entre la Boissière et la Paquelais, à Vigneux et au Temple … vous êtes les bienvenu-e-s quand même ! à pied, ça doit encore passer

10h10 : une des machines s’est embourbée…

10h00 : des grimpeurs sont signalés dans la forêt de Rohanne

9h47 : Des machines entrent dans la forêt de Rohanne

9h36 : Entre 100 et 200 flics viennent d’entrer dans la Lande de Rohanne. Un cordon de flics assez serré du chemin de suez aux cabanes dans les arbres, et avancent vers les cabanes, en laissant des effectifs derrière eux pour protéger l’arrivée de machines. Infos traffic : Les flics bloquent le carrefour des Ardillères.

9h15 : 30 autres véhicules se dirigent de Vigneux vers la ZAD…

8h58 : Infos routières : entre le Temple et Vigneux tous les carrefours sont bloqués.

8h49 : Au moins 15 fourgons de mobiles sur le chemin de suez plus une dizaine entre le moulin de Rohanne et la Rollandière. Dans le forêt de Rohanne, les flics viennent d’entrer dans la cabane au sol. Des renforts seraient plus que bienvenus !

8h45 : Les flics sont entrain de se déployer vers la Saulce et entre la forêt et le Rollandière.

8h 41 : Une centaine de flics entrent dans la forêt de Rohanne, sans engins pour le moment.

À l’hôtel Pallatio (à Vigneux), plein de flics s’apprêtent à partir vers la ZAD avec une machine

8h15 : Aux cabanes de la Chat Teigne il y a du monde assez divers sur les toits ; dans la forêt de Rohanne il y a du monde dans les cabanes dans les arbres ; Les flics sont au moins sur les chemins avec des spots. Infos routières : Ça semble facile de circuler entre la ZAd et NDDL.

7h : Le carrefour du Moulin de Rohanne est bloqué par les flics ; à Atlantis, plus de 4 ca,ions de CRS ont été vus prendre la 4 voies en direction de Vannes (et la ZAD)

La répression du 23 novembre 2012 sur la zad

L’actualité, c’est bien sûr la tentative par l’État de liquider la résistance sur la ZAD, dans l’esprit de ce qu’a annoncé le premier ministre (dans Paris Match, voir notre article d’hier), alors que le ministre de l’intérieur, Valls, a annoncé qu’il ne tolérerait pas de “kyste”. Voici donc la chronologie de ce qui s’est passé hier.

23h45 : un peu de calme : c’est le moment de vous faire part de quelques idées d’action qu’on reçoit :

Si vous souhaitez dire votre façon de penser aux deux sous préfets qui coordonnent la lutte contre les opposants à NDDL, voici leurs mails

patrick.lapouze@loire-atlantique.gouv.fr ou patrick.lapouze@loire.atlantique.pref.gouv.fr

mikael.dore@loire.atlantique.pref.gouv.fr mikael.dore@loire.atlantique.gouv.fr

Demander aux agriculteurs (par l’intermédiaire de la conf’ par exemple, et des autres syndicats agricoles) de mettre panneaux, banderoles, etc dans les champs situés en bordure des champs situés le long des grandes routes partout en France. Une action qu’ils pourraient tous réaliser, même sans déplacer un tracteur à NDDL…

Le Comité de soutien du sud-Aveyron appelle à une extension de la ZAD et à une occupation des mairies PS et des locaux PS par les autres comités de soutien. Ici, le mairie est toujours occupée, on lâche rien. Solidarité !

23h40 : dernières nouvelles de Paris : 78 personnes ont été arrétées puis relachées (sauf 2 personnes gardées pour fiches de recherche)

22h26 : ça chauffe encore dans le fôret de Rohanne : tires tendues avec lacrymo, Flashballs pareille. Personne sait pourquoi ils traine encore dans le fôret….

HAHA :NDDL. “Ne me kyste pas” et autres réactions sur Twitter après les mots de Valls

INFO : L’arrêté préféctoral en vertu duquel les flics sont intervenus à la Chataigneraie.

Des vidéos de la journée

21h10 : le rassemblement à Paris a tourné à la manif sauvage, le cortège a été coupé en deux et une cinquantaine de personnes ont été “capturées”, mises dans des fourgons et emmenées dans un commissariat. Le reste de la manif suit les fourgons pour apporter son soutien.

20h45 :on nous signale des contrôles routiers sur la zone, et confirme que deux personnes sont hospitalisées ( éclats de grenades pour une)

20h10 : hé hé, c’est pas une journée comme ça qui va nous abattre… ça prend l’apéro autour de ce qu’il reste du Rosier en attendant de réparer les pneus, ça se remet à construire dans la forêt… notre détermination est intacte ! la route entre la Rolandière et la Paquelais est toujours encombrée de fourgons, ça s’agite au niveau de la Rolandière où des gens se font gazés

20h00 : AG sur la Zad depuis une heure, mais il semblerait que cela va se faire plus tard, car tout le monde encore vers le fôret et le Chataignière

reçu par mail : dans la mesure du possible , à chaque assaut de l’Etat contre la zad, organiser au plutôt le blocage des accès aux aéroports de france (et d’ailleurs)

19h45 : un blessé par tire tendu de gaz lacrymogéne sur la tête, blessure ouvert

19h33 : on attends des pelleteuses casser des choses vers le Chataignière, pas plus des infos, les gens étaient repoussé vers le fôret de Rohanne ou on attends encore des grenades assourdissantes

INFO : La mairie PS de Saint-Affrique est occupée, mais les occupants, 10 gendarmes et une poignée d’élus sont enfermés dedans. Sauf si certains se sont échappés par une porte dérobée, donnant dans une boucherie contigüe. Dehors on ne sait plus très bien qui bloque qui… A l’intérieur les squatters font une soirée frites. Venez nombreux, soutenir en bas, expulsion très probable !

19h25 les 200 flics attendu dans le fôret sont jamais venus, semble plutôt une mauvaise information

19h13 : des rumeurs disent que les flics vont rester tout la nuit…on a du mal a croire, mais du coup “bienvenue dans notre monde”, sauf que nous on aime bien d’y être dehors, pour eux ca va plutôt un peut moins comfortables que par l’habitude… :D

19h04 : rumeur qu’il aura 200 flics arrivé dans le fôret…des grenades vers la-bâs aussi…

19h03 : 500 personnes à Paris !! Merci les amiEs :)

bas, on se dit, on partage ce mail : salut companions, nous avons réçu les dernières nouvelles du ZAD et nous vous envoyons des numéros de téléphone qui peuvent vous intéresser : ife police nantes (cyril) : 0677078180 brigada local : 0622013416 otro cargo nantes : 0240182230

18h56 : ca crie partout sur la Zad : Vinci dégage ! Résistance et Sabotage !! C’est magnifique…

18h42 : au Rosièr, les flics se sont amuser de créver les pneus de deux tracteurs, ils ont coupé la valve et roulé avec ! Alors APPEL au soutien financière pour les amiEs Paysannes !!!!!

18h32 : on entends encore beaucoup de grenades vers la-bâs, des camarades nous ont raconter que ca chauffe a fond autour de Chataignièr. On lachera rien !!

18h28 : récap des infos depuis la panne – sur le Chataignière la machine de chantier est bloqué par le soutien, les outils ne sont pas encore parti de la-bâs, demand de renforts

18h26 : demolition de Rosièr terminé, reste qu’un camion benne sous escorte de GM

18h22 : quelqu’unE aurai vu des grimpeurs entrer dans le fôret, a confirmer

AU RETOUR : Non, la Site ne se faissait pas chopper, trop des visites !!

17h28 : encore des detonnations direction Chataignière

17h18 : Photos de la destruction de Rosièr

INFO : Vous etes trop forts les amiEs dehors la Zad : Depuis 16h, occupation de la mairie PS de Saint-Affrique. Nous invitons les sud-Aveyronnais motivés à nous rejoindre. Soutien à vous la ZAD, ne lâchez rien ! Des maisons expulsées, des mairies occupées !

17h11 : ce soir Réunion 19h a la vache rit, un enorme répas est en préparation !

INFO : Deux personnes (dont ma femme) se sont fait embarquer de la ZAD à la gendarmerie de Saint Etienne de Montluc vers 12h30 ce matin, les faits reprochés : Exhibitionnisme, ils étaient nus devant la charge des gendarmes… Les gendarmes se sont montrés compréhensifs et sont convoqués lundi à la brigade de Blain. On verra.

17h02 : ca tire et tire encore des grenades

17h01 : plusieurs blessés par des grenades assourdissantes, on essaye de auto-soigné que’est ce qu’on peut, certaine ont quand même besoin d’y aller au hôpital

Point sur la Mobilisation Confédération Paysanne : Pont d’Ancenis, de Nantes (Cheviré) et de St Nazaire bloqués (44) Action préfecture Rennes (35) à 17 h 30 Action à Nîmes (30) à 18 h Action Préfecture Mende (48) à 18 h 00 Action Lyon (locaux Parti socialiste) A Paris, devant l’Assemblée nationale à 18 h D’après Gérard Durand (SN, Loire-Atlantique), une pelleteuse brûle sur le site de la ZAD. Un communiqué de presse national va partir avant 16 h 00

16h56 : les flics sont en train de partir de fôret de Rohanne ! :)

16h45 : des gens nous ont prévenus qu’ils sont à trois km de l’endroit des grenades et leur canapé a vibré sous la déflagration !

16h44 : énorme brut de grenade assourdissante dans la forêt, quels tarés :/ ils sont dangereux…..

16h36 : renforts demandé au terrain de construction

POINT LEGAL TEAM : toujours pas des nouvelles de la personne menottée et embarquée ce matin – deux personnes Coëron pas arrêtées, mais bien bousculées – à 12h35 vu à Vigneux : deux personnes dans 2 voitures différentes, une personne torse nu (?) – 13h05 vers le terrain de construction, plusieurs arrestations, on en sais pas encore combien et où sont nos camarades

16h30 : beaucoup de gaz dans la forêt, énormément de solidarité entre les gens de tous les ages et genre, la medical team assure, vous êtes formidables les amiEs :)

16h26 : Rosièr, ils attaquent aux mures de première Maison occupé sur la Zad ! Quelle bande de laches….

16h21 : renfort demandé au Chataignière pour recuperer un groupe electrogéne qui les gendarmes ont embarqué et qu’on aimerai bien de garder, en fait

16h16 : 2 Pelleteuses et un camion benne travaillent sur place, ils sont en train d’arracher des arbres

16h08 : les machines les Chataignière travaillent, ils ramassent les affaires autour, tirs de lacrymo, affrontements a droit et a gauche, on en veut pas d’eux sur notre lieux de vie !!

Message : L’opération escargot est une très bonne idée : dans chaque département , au chef-lieu, il faudrait l’organiser !

15h45 : au Rosièr il y a encore beaucoup des gens, beaucoup des flics, les amiEs paysans et les tracteurs, bref, la situation n’a pas avancé a notre connaissance

15h41 : les machines au Chataignière retravaillent

INFO : Nantes, des individu-e-s commencent à se rassembler devant la préfecture, il n’ y a d’horaire, les gens viennent au fur et à mesure.

15h34 : Chataignière – plusieurs personnes sur le toit, des sommations, ca veut charger..Fôret : demand de renfort

15h28 : l’héli est au retour

Message reçu : “juste pour info, il y a beaucoup de fautes d’orthographe dans les flash infos. Vu les conditions, je pense que c’est dû au stress et à la rapidité de saisie.Vous voulez un coup de main pour corriger au fur et à mesure ? reponse : Je ne suis pas francais de l’origine, si vous voulez faire une correction, ce avec plaisir !!

On a reçu beaucoup des messages de gens qui ont voté pour la PS, donc, M. Hollande, cela est pour vous : “J’ai honte d’avoir voté PS ! Ouvrez les yeux, vous êtes en train de vous couper de vos électeurs. Je sais ce dont je parle, j’étais à NDL le 17 novembre, et j’ai vu les 6 Kms de foule dense, j’ai vu la solidarité, j’ai vu la cohérence, j’ai vu les échanges inter-générations, j’ai vu le peuple de gauche crier sa révolte au PS ! Je vois mes enfants (jeunes électeurs) sidérés. Je ne sais plus leur dire la différence avec la politique de Sarkozy. Vous êtes en train de tout perdre.”

15h21 : Il y a des cars de plusieurs villes en france qui parts pour nous rejoindre !!

15h06 : Rosière – l’electricité coupé. Chataignière – l’incendie sur une de cabanes sous contrôle, il y a encore des gens sur le toit !

15h01 : La Solidarité et des convictions nous permets des belles choses – les barricades et partout ou les amiEs resistent ont livraison de bouffe, boir et medics ! On est presque sure que les flics ont faim ! :)

14h52 : La pelleteuse dans le fôret fait demi-tour et parts, Ayrault et Hollande, ce un bonne example, faites pareille !!!

Petit point mi-journée : PAs si mal que ça, après la surprise de ce matin, on est pas si mal – au fôret il y a tellement du monde qu’ils arrive pas d’avancer les machines, la Chataignerie est reprise, les gens sur le toit. Le pretexte de intervention la-bâs était une Percisition sur un justification de deux balles, ils ont pas la droit de detruire ! Au Rosièr, on attends des nouvelles !

14h21 : les amiEs sont encore sur le toit de la cabane de reunion au “Chataignière”, les flics sont en bonne distance, faut mieux….

14h09 : LA MAISON A LA CHATAIGNERIE EST REPRISE, LES AMIeS SONT MONTEES SUR LE TOIT !!!!

14h05 : les machines dans le fôret sont bloquées par des manifestantes

14h04 : la personne blessé attends les pombiers…

14h : les amiEs sur les arbres au fôret de Rohanne sont encircles par des gendarmes, les dernières par contre sont encircle par des manifestantes !

13H57 : unE manifestantE grievement blessé par des grenades assourdissantes, il nous faut une voiture pour l’ammener a l’hôpital !!

13h55 : un camionette blanc se balade sur la Zone, immatriculation 6363 XH 72, flic dedans qui prennent des photos

13h52 : un grande voiture noir des riches, sans doute quelqu’un superhyperULTRAimportantetlegitime arrive au Rosièr, on attends savoir a qu’ils agit

13h45 : on entends de fôret/terrain de construction encore beaucoup des grenades assourdissantes, soyez vigilantes les amiEs dehors la !!

13h39 : l’equppe de grimpe viens d’y arriver au fôret

13h35 : les machines rentrent dans le fôret : RENFORT !

13h33 : ce encore possible à venir sur la Zone, sur le campement de recouperation, chemin de suez ou il avais le chap, rassamblement, la bouffe est en train d’y arriver la-bâs

APPEL : on en a besoin de recharge portable “ORTEL” si jamais quelqu’unE pense….

13h25 : entre la fôret et lieu de construction, ca chaufe pas mal, grenades, une machine enflammé, interpellation, mais on sais pas plus

13h20 : La Paquelais – barrage flic, continuez a pied, ce ne pas loin…

13h17 : dans le fôret il y a un centaine des gens et environ 50 flics, ils commencent de tire lacrymogene sur les gens, renfort besoin

de Twitter journaliste sur place : gendarmes pratiquement encerclés à la chataigneraie. voir ici

INFO : reunion, ce soir pour dechirer notre carte du ps drome ardèche , deja a cette heure 17 engagements a le faire + ce qui sont encore au boulot collectif drome- ardèche soutient ndnl

13h07 : la bouffe arrive au Rosièr :)

13h02 : il y a beaucoup des flics dans le fôret, au chantier ils tiens la situation, pour l’instance rien detruit, par contre plein tires au grenades

INFO : LE point de chevrie à Nantes est bloqué, deux BAC sur la Loir INDRE et PELLERIN sont bloquées aussi !

12h57 : des tirs de grenades assourdissantes vers le chantier/fôret

12h50 : camion de EDF derrière la pellteuse vers le Rosièr

12h45 : ERRATUM, les grenades viennent de fôret, les amiEs qui essaye de joindre la-bâs, ca tire auc lacrymo d’un coté vers le lieu de construcion/chantier/chataignier

12h40 : des grenades de assourdissantes niveau barricade nord de Rosier

12h33 : Rosièr ca gaze un peut, les conducteurs se sont mise sur le champs, ils ont pas la droit d’accesser leurs vehicules

pour suivre : un journaliste avec ses superutilsinformatique sur place : https://twitter.com/alexandraturcat

12h16 : Il y a plein des tractors arrivé sur la D81 en face de keufs qui tiens une barrage autour de fôret ! Ce splendide ! Vive la lutte !!

ILS PEUVENT DÉTRUIRE DES CABANES, MAIS PAS CETTE LUTTE ! ILS VIENNENT POUR DÉTRUIRE, MAIS ILS ONT PERDU SUR TOUT LES LIGNES !!

12h11 : à Vigneux c’est bloqué pour les vehicules, mais ca passe a pied ! ( On aurai besoin des cloppes las amiEs )

12h03 : sur le chantier, le proprio dit que les flics continuent de dire que ils veulent pas detruire la maison, les pelles et benne sont la pour tout qui est autour

11h57 : affrontements sur la barricade Nord du Rosièr

11h50 : 60 personnes dans le forêt, la situation est stable.

EXCELLENTE : opération escargot en soutien au “grand pont” à beauvoir sur mer ! Jusqu’au la tombé de nuit

11h43 : un enorme camion benne rentré dans le lieux de construction, ils veulent sûrement détruire, renfort a fond la-bâs !!!

11h42 : autour de fôret les gendarmes dans les champs, dis-donc, drôle d’image, on préfer des vaches….

11h34 : Ardillière vers ZAD, bloquage de voiture, mais ca passe a pied, groupe de 50 personnes qui viens d’y arriver, sur la route de Vignuex vers Rosièr 9 tracteur qui veulent joindre le Rosièr et qui se font gazer, besoin de soutien !! Barricade Nord de Rosièr besoin de renfort aussi pour aider les tracteurs

11h31 : Barrage filtrante Sautron direction ZAD !

11h30 : les pelleteuse sont rentré dans le chantier !!!

11h25 : 3 pelleteuse sont en train de dégager le chemin vers le terrain de construction. Le proprio avec huissier et avocat est arrivé au chantier

11h23 : dans le forêt il y a 60 amiEs, certaines sont grimpés sur les arbres, il y a un moyen encore de rentrer et monter des arbres ! La bouffe arrive chez ! courage les amiEs !!

APPEL : RDV 12h30 au BAC de Basse-Indre et/ou Pellerin pour converger et aller bloquer le point de Chevire sur la Périphérique de Nantes en tracteur, piétons, voitures, vélos….

11h12 : dans le forêt, il aura un 40 des amiEs et environ 20 flics, ca se cherche un peut, les amiEs aimerent d’y aller soutenir les camarades sur les arbres. Les flics ont sorti leurs matraques, 1 blessé

Excellent les amiEs dehors : “je viens de voir qu’on vous a confisqué vos outils, je suis pas tout près de chez vous mais j’aimerais vous en donner. ” ON VOUS AIME !! et bah oui on veut :)

11h04 : Rosier – la barricade sud été detruit et ils se sont servi comme entré, la barricade nord est encore tenu par nous

Info : Devant l’hôtel de ville 76000 Rouen Rassemblement devant l’hôtel de ville avec : le collectif de solidarité des Zones à Défendre – Rouen/Notre-DamesDes-Landes Entre 18h et 19h venez nombreux ! on ne lâche rien, jamais ! http://rouen.demosphere.eu/node/487

et rassemblement à Foix aujoiurd’hui à 16h Allées de villote

10h39 : on attends des tires de on se pas quoi comme arme vers le fôret

10h30 : dans le Fôret – 3 personnes interpellé et rélaché de suite, une personne menotte et amener, pas encore des nouvelles. Un ancien paysan de Coëron et un autre personne ont été en interpellation, les flics ont prise leur telephone penandant l’appel vers le Legal Team

INFO : Nous appelons à un rassemblement de soutien à la ZAD (Zone A Défendre) de NDDL, ce soir (vendredi 23), à 18 heures devant la Mairie de la Rochelle.

et un rassemblement de soutien est prévu aujourd’hui à 18h devant la préfecture de Saint Brieuc.

et

Rassemblement devant la Préfecture de Niort à 18H avec casseroles et autres objets “musicaux”… Covoiturage à partir de Parthenay : RV en bas de la Place de l’Ancien Champ de Foire (ici !) à 17H

et

Action aussi en Nord Deux-Sèvres proposé par la Confédération Paysanne : action symbolique à l’aérodrome de RORTHAIS 79 (qui ne sert pratiquement qu’à l’aéroclub) – Rendez-vous à la ferme de la GUIGNARDIERE de COMBRAND (proche de l’aérodrome) à 13 H 30 ce vendredi

INFO : ils laissent pas passer les journalistes non plus

10h20 : au Rosièr on attends les conducteurs de tracteur, ca bouge un peut.

10h19 : ca chauffe sur le champs coté nord du fôret, on est pas content et on veut aller au fôret pour etre sure que les expulsions sur les arbres se font sécurement. le team de grimpe n’est pas encore arrivé.

9h59 : L’avocat et proprio et Huissier de “chantier” sont en train d’y arriver pour constater sur place

INFO : une manifestation de soutiens à la zad est organisée ce soir à 18 heure à Lisieux en face de l’espace victor Hugo

Le Collectif de citoyen Angevin à l’aéroport de NDDL appel à un rassemblement à 17h30 Place du Ralliement, pour une montée vers la Préfecture ensuite.

9h43 :

9h39 : Fôret – il n’y a pas beaucoup des amiEs sur le sol, un peut autour dans le bois en train de voir. Nombreus-es gens dans les arbres parfois a 13 metres d’hauter. Le fôret est encircle, chaque 5 metre un keuf, interieure par contre que en vingtaine

9h35 : 10 Fourgon entre la Bossier et la Paquelais

9h32 : il y a une rassamblement sur le campement en face de fôret ou il avais des chapiteaux. Vennez nombeus-es, soyez vigilantes, passez travers champs…

Message : Un convoi de tracteur sont en train d’e s’organiser pour venir vous soutenir.

Info : Le comité de haute vienne organise un rassemblement aujourd’hui à 18h devant la préfecture de Limoges. Est-ce que les comités pourraient se coordonner pôur que nos actions aient lieu simultanément et aussi pour le covoiturage/afrêtment de cars, collecte et transport de materiaux etc. pour reconstruire. Autres idées. Amitiés

VENNEZ EN PLUS GRANDE NOMBRE SUR LA ZAD !!!

9h17 : au chantier, ils sont sur un champ, l’intervention doit durer jusqu’au find de matiné, après les gens peuvent recuperer leurs affaires. Par contre, pas le matos de travaille, cela est confisqué

9h16 : Rosièr ils commence de pousser les gens

9h14 : au Rosièr, les flics commencent de s’ennerver un peut que ca avance pas

9h07 : Il y a Lapouze avec un Hussier au liex de nouvelle construction, apparament ils sont depuis 1 semaine en train de voir juridiquement pour les liex la-bàs. Le proprio n’est pas encore la, il faut qu’il voir pour l’infraction de coté des gendarmes sur son terrain. Ils sont encore en train de saisir de materielle et ils ont mise des scelles aux portes

INFO : 23 novembre, Lorient : Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian doivent être en visite à Lorient ce vendredi pour rendre visite aux gendarmes (terre et maritime). D’après nos infos ils arriveraient sur les coups de 12h à la gendarmerie maritime. Rendez-vous à 11h devant la FNAC de Lorient (place Aristide Brian) avec le plus de monde possible et ramener drapeaux, pancartes et banderoles anti-ayraultport.

8h51 : il y a une personne a lieu de construction arreté et menotté

8h48 : ils sont pas beaucoup des flics dans le fôret, apparament ils attends les machines et empechent les gens de monter sur les arbres. PAr contre il y en a des gens déjà a l’hauter, on en sais pas encore combien

URGENT : Opération policière en cours à Notre-Dame-des-Landes autour du Rosier et des nouvelles cabanes Appel à rassemblement à 9h à La Vache Rit Si le passage est impossible, se rassembler au local syndical en face de la mairie de Notre Dame des Landes Pour les gens du Sud Loire, se rassembler à Vigneux de Bretagne, au parking du Miron (ancien Unico), en bas de l’église, route de Notre Dame des Landes

8h43 : barrage sur la route des Fosses noires vers la sécherie pour empecher les gens d’y aller vers le fôret et Rosièr

8h30 : dernière nouvelles dans le fôret, ils sont plein dedans, déjà vers les cabanes, 7 fourgons a l’hauteur du fôret sur la D81, sur le chémin de suez, on ne compte même plus..

Presse : Notre-Dame-des-Landes : une opération d’évacuation de squatteurs opposants est en cours

8h19 : ou Chataignerai ils sont en train de confisquer les materielles de travaux, ils ont pas la droit de detruire le lieux, mais expulser oui

8h18 : les proprios de tracteurs sont invité de venir pour enlever leur tracteurs pour partir tout ensemble…

8h10à la Curette, 2 tracto pelles protégé par plein des gendarmes

environ 25 flics a pied sont vers le fôret, le gens dans la cabane par terre. Access difficile

7h55 : au chantier vers 6h30 ils ont pété les vitres et rentrées, les gens se sont fait reveiller avec des gaz de lacrymogene

7h39 : chêmin de suez, ils sont en train d’enlever tout les voitures qui gene pour accesser le fôret

Info : Aux infos de 8 heures, annonce de 500 flics à NDDL pour virer trois lieux… conduit par Valls….

7h34 : Bon, les flics au Rosier, ils donnent 30 minutes pour partir. Ils ont tut autour de fôret. Aucune idée comment vont ça, ils devrient etre des milliers. Aux Ardillières, barrage flic, pas de moyen d’accesser la zone si pas carte residence. Probablement pareille a partir de Vigneux

7h : les flics sont au Rosier et aux nouvelles cabanes

Le premier ministre Ayrault donne son avis sur Notre-Dame-des-Landes

Dans le Paris Match de cette semaine et paru hier, il y a un reportage sur le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur place à Matignon. Il accorde également une interview, et la question de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est posée.

Voici ce qu’il dit, dans un style très “Premier Ministre”:

Il y a deux aspects dans ce qu’il explique. Tout d’abord, Ayrault explique qu’il fera en sorte que la violence d’État primera dans tous les cas. Par la dureté de ses propos, il justifie par avance d’éventuelles brutalités, il donne un « feu vert » à la police, ou plutôt le confirme.

Quand en pleine bataille, un premier ministre nie la réalité d’une critique d’un projet et dit « Cela se fera », il passe en force et libère la répression de toutes limites.

C’est dire ce que Ayrault assume. Il n’y a pas de discussion possible, aucune ouverture, ce qui est clairement formulé, c’est l’écrasement de toute opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans la même interview, il critique la “droite dure”, mais on voit mal la différence sur le plan du style: Ayrault ne fait même pas semblant d’avoir l’air démocratique!

Ensuite, il y a cette phrase très importante : « Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre », qui suit le lyrique : « Nous avons choisi notre destin. »

Ce « nous », on ne sait pas trop qui c’est ; c’est sans doute Ayrault et la « région. » Ce qu’on voit ici, c’est la nature même du projet d’aéroport, sa substance : du développement à court terme sur un plan local.

Au lieu de partir de la planète dans sa réalité sur le long terme, ou au moins le moyen terme, on a une vision du développement sur du court terme. Et ce n’est pas le retour à la petite production qui changerait cela, puisqu’au lieu d’aller vers une perspective à long terme et d’insérer l’humanité « dans Gaïa », dans la réalité naturelle globale, cela ramènerait à une vision encore plus à court terme.

Mais en tout cas, Ayrault a compris la problématique, il a perçu la menace, il en a perçu les enjeux, c’est pourquoi il dit : « Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre. »

C’est cela qu’a de formidable la lutte à Notre-Dame-des-Landes : elle a posé le problème. Reste à trouver les solutions, et comme déjà expliqué, rien n’est moins sûr quant à cet aspect essentiel. Car à ne pas comprendre la dimension universelle d’une lutte, à en rester au particulier, au local, sans voir la portée globale, on ne peut pas réussir.

Bien sûr, la lutte à Notre-Dame pense avoir trouvé la dimension: ce serait les “grands projets”, auxquels sont opposés les établissements communautaires autosuffisants. Mais on passe là à coté du vrai problème: la compréhension de la réalité écologiste globale, au niveau planétaire, et la base morale de cette compréhension: le véganisme!

Un ex du wwf “invente” la pêche “écolo”

Puisque nous parlons en ce moment de la petite production “locale”, voici un exemple particulièrement fort dans le genre, avec une personne ayant décidé de transformer sa vie privée pour assumer sa démarche bobo – durable – petit producteur.

L’article est tiré de Libération et est bien entendu très complaisant, puisque la société et le capitalisme n’ont aucun souci avec l’apologie des petits producteurs locaux, la seule chose qui les dérange c’est de revendiquer un changement total, supprimant toute exploitation animale, même “locale”!

Non, l’écologie ce n’est pas une “aventure”  individuelle consistant à faire le petit marchand de produits du “terroirs”, c’est au contraire une exigence planétaire allant avec une exigence morale, le vrai projet universel de notre siècle!

Charles Braine veut réconcilier le vert et l’hameçon

Il est passé de l’autre côté de la barre. Lui qui vantait la pêche durable dans une ONG est devenu marin pour mettre les prêches écolo à l’épreuve des flots.
Personne ou presque ne connaît son passé, ici. Charles Braine a débarqué il y a neuf mois à Saint-Quay-Portrieux, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Un Parisien, c’est tout ce que les gens savent. Un petit nouveau qui trime pour «apprendre à être un bon pêcheur». Les gars du port, ça les fait marrer. Ils le chambrent gentiment. Ça s’arrête là. Ici, on parle peu, encore moins de soi.

Charles Braine n’a tué personne. Il a fait pire. Il y a dix-huit mois, il pilotait encore le programme «pêche durable» au WWF, l’ONG au panda. Il a négocié le Grenelle de la mer face à des représentants des pêcheurs «éloignés du terrain», politiquement surpuissants, et à des ministères tétanisés, dont «le seul but est de préserver la paix sociale».

A WWF, Charles Braine a organisé les obsèques symboliques du thon rouge (voir la vidéo), menacé de disparition. Il a manqué de se faire casser la figure. «Les fantasmes», lâche-t-il devant sa coquille de noix bleue. «Certains accusent même les écologistes de vouloir virer les pêcheurs pour aider les pétroliers à mieux forer.» La barbe noisette sourit doucement.

«Les écolos, eux, gagneraient à mieux connaître le métier dont ils parlent. Les ONG font parfois des raccourcis incroyables, ne comprennent pas qu’il y a différentes pratiques de pêche.» Après quatre ans au WWF, il en a eu marre.

«Arts dormants». De là à enfiler une salopette jaune ! Un changement de cap inédit… «J’avais envie de soupeser ce qu’est une journée de travail, de revenir le soir avec trois caisses de poissons.» Il dit ça comme si ça tombait sous le sens.

«Et puis, après avoir raconté à tout le monde comment il faut faire pour pêcher en préservant la ressource, je voulais savoir si j’en étais capable.» Prouver qu’on peut être pêcheur et écolo à la fois. Rapprocher les deux mondes. Etre le trait d’union. Vaste défi : «Je ne voulais pas partir en croisade. Je sentais juste que ce que j’avais à faire à ce moment-là, c’était ça. Et avec les pêcheurs, les discours ne marchent pas, il faut qu’ils voient.»

Charles est pêcheur depuis mars, patron depuis juillet. Il privilégie les «arts dormants» (lignes, casiers, filets ou pièges), limite autant que possible les «arts traînants» (chaluts, dragues à coquillages) et cible différentes espèces, pour respecter leur rythme biologique.

La nuance n’est pas mince. Charles teste aussi des techniques originales : un voisin de quai lui a appris à tremper très peu de temps ses filets, pour remettre vivantes à l’eau les prises dont il ne veut pas.

Le métier est dangereux, physique. Il en bave. Le petit bide du trentenaire a fondu. «Je ne pensais pas que ce serait aussi dur. Surtout de se lever à une heure du matin.» L’ex-Parisien se casse les reins à trier les crépidules, ces coquillages du bout du monde qui gangrènent l’habitat de la Saint-Jacques. Financièrement, il est ric-rac.

Ça ne l’inquiète pas : «Quand je connaîtrai les bons coins, ça ira.» Son expérience lui paraît «de moins en moins dingue», il se dit «à sa place, heureux, privilégié». Charles découvre la sensualité de la mer, l’écoute des vagues, la nuit. La solitude, aussi. Savoure les «moments de folie», quand il ramène 220 kilos de mulets ou 800 kilos de coquilles. Le poids joyeux d’une nouvelle vie.

Ni lubie ni calcul. Charles rumine sa révolution depuis la prime enfance. Choc initiatique avec Gérard, marin taiseux du Pouldu, le village des vacances. Haut comme trois hameçons, il le regarde partir à l’aube sur l’onde, fasciné. Taquine le poisson dans le port. Futur pêcheur, lui ? Pas raccord dans une famille de médecins, d’architectes ou d’ingénieurs agronomes.

Alors l’élève brillant des beaux quartiers choisit l’école d’agro de Rennes, spécialisation halieutique. Suivent quelques galères, jusqu’à cette mission pour un bureau d’études spécialisé : casque «grand bleu», ou comment convaincre les marins d’accepter à bord des scientifiques pour compter les dauphins piégés dans les mailles. «J’ai commencé à réfléchir.» Ecolo «par bon sens», effrayé et agacé par le militantisme, il atterrit par hasard au WWF pour remplacer un pote de promo.

La suite se passe surtout derrière des ordinateurs. En soirée, avec ses amis, il refait la mer, mais n’ose se lancer. Sa compagne tchèque le pousse, prête à le suivre, quitte à faire la navette pour continuer de bosser à Paris. Déclic. «Elle m’a dit : “C’est facile, si tu as envie de le faire, tu le fais.” Elle, à 19 ans, a pris un aller simple en avion sans parler un mot de français.» Démission de l’ONG à l’été 2011. Lycée maritime de Paimpol. Achat de deux navires (le Bag Bihan, «petit bateau» en breton, et l’Even Mor, micromodèle de moins de sept mètres).

L’écolo-pêcheur, surfeur à ses heures, irradie de l’énergie des mordus. Il participe à la création d’une association de la petite pêche française, sorte de Confédération paysanne iodée, qui défend «la polyvalence comme art de vivre» face à la monopêche industrielle.

Il travaille à la conception d’un «navire du futur», éco-conçu, fonctionnant à l’hydrogène ou à l’électricité – les batteries étant de préférence alimentées à terre par une microcentrale hydrolienne installée le long d’une rivière – et prévoyant une place à bord pour un observateur, scientifique ou pêcheur.

Train de nuit. Il veut aussi relancer la vente directe, savoir qui préparera son bar ou son lieu jaune. «Les prix à la criée n’ont pas bougé depuis quinze ans. J’y vends mes coquilles à 2 euros le kilo. Quand je vois qu’elles sont à 11 euros à Belleville… Reconquérir les marchés, pour moi, c’est innovant. J’en vivrais mieux et le consommateur paierait moins cher.»

Il écoule une partie de sa pêche à Paris via Terroirs d’Avenir, qui fournit une centaine de restaurants, dont celui du Sénat. Il s’est offert une camionnette frigo pour livrer les particuliers et rêve d’ouvrir un jour un resto pédago pour expliquer la pêche aux profanes. Il aimerait aussi que soit recréé un train de nuit pour acheminer les produits : «Un kilo pêché au chalut nécessite un litre de gasoil, rajoutez le transport en camion et le bilan carbone est ahurissant.»

Charles veut lancer mille lignes, mais prend son temps. Pour être exemplaire, copiable, enviable, il faut réussir. Alors, en attendant de dévoiler son histoire aux gars du port, sur sa coquille de noix bleue, seul avec l’océan, il apprend.

ITINÉRAIRE
Né en 1980, il obtient son diplôme d’ingénieur halieute en 2003 avant d’oeuvrer comme mareyeur à Rungis, puis en Bretagne. De 2007 à 2011, il travaille chez WWF France en tant que chargé du programme «pêche durable». Il s’est installé cette année comme patron pêcheur dans les Côtes d’Armor et pilote le projet de navire de pêche du futur Alter Avel .

Du Red Bull comme drogue à combattre

Nous avions déjà parlé du Red Bull, et sur le papier, c’est une boisson végétalienne. Cependant, dans une explication un peu alambiquée, nous allons tenter d’expliquer en quoi elle n’est pas straight edge.

Il ne s’agit pas de la question de la chimie en soit. Le Red Bull a un goût chimique très prononcé, mais on peut très bien imaginer une humanité vivant sans aucunement toucher à aucun être vivant, pas même végétal donc (comme le formule avec humour la bande dessinée où deux personnes attendent que de la poussière spatiale arrive dans leur bouche!).

Laissons cela à la science-fiction et voyons où est le problème le plus frappant. En fait, c’est d’ailleurs très simple: une canette de Red Bull coûte 25 cents à la fabrication. Le revendeur empoche 25 cents, mais comme une canette coûte un peu moins de 1,5 euros, cela laisse deviner la marge de bénéfices!

Et c’est là qu’on ne peut que se dire que le Red Bull est une drogue. Pour avoir une marge pareille, il faut un marché vraiment « captif », comme on dit dans le monde de l’entreprise. Il faut une véritable dépendance pour avoir une marge de 75%!

Or, ce n’est pas comme si le Red Bull était si bon, si agréable, qu’on pouvait en boire souvent. Le Red Bull n’est utilisé dans la quasi totalité des cas comme moyen de se « booster » en soirée, avec l’alcool.

C’est la raison du succès, et on doit considérer que le Red Bull, avec sa taurine, sa caféine et ses autres ingrédients, est un excitant relevant des drogues, et c’est quelque chose à rejeter en général.

Il est d’ailleurs très parlant de regarder le marketing de Red Bull. On a droit qu’à des initiatives de type machos – cascades – dépassement de soi-même, c’est-à-dire quelque chose parfaitement dans l’esprit culturel des drogues!

Red Bull injecte ainsi 200 millions d’euros dans la formule 1. A cela s’ajoute 970 millions d’euros – un chiffre énorme – dans la publicité, l’organisation de festivals, comme du motocross devant les pyramides d’Égypte, concours de saut depuis des plate-formes pétrolières dans l’océan, etc.

Beaucoup de personnes sont sponsorisées, comme « Friend of Red Bull », mais plus particulièrement 600 qui sont de véritables partenaires commerciaux. Ce sont des personnes pratiquant des sports le plus souvent liés à la prise de risque, à la « performance », etc., (Mountain Bike, Snowboard, etc.), le tout bien sûr dans une grande « bataille » contre les forces de la Nature.

Le dernier exemple, qui a eu un énorme retentissement médiatique de fait totalement artificiel, est le projet « Red Bull Stratos », avec le sportif de l’extrême faisant un plongeon depuis presque l’espace.

Dans le langage de Red Bull, cette culture est résumée par la formule « Beyond the ordinary » (« au-delà de l’ordinaire »).

N’est-ce pas là exactement l’argumentation en faveur des drogues en général, ou en faveur de l’engagement dans l’armée?

Et dans une société où les drogues sont valorisées comme « fuite » par une population fuyant la crise ou bien tout simplement décadente, cela a un grand impact.

C’est cela permet à Red Bull d’être présent dans 164 pays, vendant pas moins de 4,63 milliards de canettes. Le chiffre d’affaires est passé de 1,15 milliards d’euros en 2002 à 2,15 en 2002, 3,32 en 2008 et 4,25 en 2011…

Red Bull est peut-être vegan, mais pas straight edge. On ne peut pas vouloir un monde plus naturel avec Red Bull, non pas car il s’agit de chimie, mais de par la fonction du Red Bull, de par sa nature.

Et le succès populaire du Red Bull n’est pas quelque chose qui peut non plus être pris à la légère: cela pousse à une culture de la force, du machisme, de « l’aventure », comme si un ajout était nécessaire à la vie humaine, comme s’il fallait quelque chose de plus au corps.

Ce qui revient encore une fois à l’idéologie des drogues. Pour savoir ce qu’est le Red Bull, finalement, cela suffit amplement. Et cela prouve l’absurdité de l’Etat français qui s’est cru plus intelligent que tout le monde et qui pour cela a torturé des animaux pour des « tests » quant à la nocivité du Red Bull, alors que des centaines de millions de canettes étaient déjà en circulation dans le monde… et sans voir l’aspect relevant de la drogue!

Bien entendu, le Red Bull n’est pas une drogue « dure » et relève des excitants, comme le café ou le thé, ou dans un autre registre le cacao. Avec parcimonie, il n’y a pas de dépendance véritable, ni de nocivité

Mais avec ce que véhicule le Red Bull, en boire publiquement revient à cautionner une démarche qui fait que cela revient au même que de boire de l’alcool. C’est une indication culturelle que la Nature ne suffit pas, qu’il faut chercher l’ivresse, qu’il faut se précipiter dans la fuite en avant.

Le Red Bull doit être critiqué, ce n’est pas un phénomène positif, c’est un produit commercial inventé jouant sur la dépendance, tout comme les cigarettes ou, comme modèle précèdent dans le même genre, le Coca Cola.

Localisme ou universalisme végan?

Localisme ou universalisme végan? C’est la grande question du moment. Bien sûr, il y a des gens qui considèrent que le véganisme est une question « abstraite » et n’ayant rien à voir avec l’écologie. Pourtant, il est facile de voir le rapport et les conséquences très importantes que cela a.

Car, il faut voir les choses objectivement. Si l’on considère qu’il faut absolument suivre un modèle d’autosuffisance locale, alors inévitablement il faut rejeter le véganisme. Pourquoi cela? Tout simplement en raison de la question de l’approvisionnement en énergie pour vivre.

Si l’humanité existe depuis 10 000 ans sans avoir pratiqué le véganisme, ce n’est pas par « méchanceté », mais simplement par nécessité. C’est là un aspect essentiel qui n’est pas du tout compris par la tradition « antispéciste », pour qui les humains pratiquent le « spécisme » en raison d’un choix subjectif.

En réalité, la base de l’exploitation animale est tout ce qu’il y a de plus objectif. Après l’épisode des chasseurs cueilleurs, les humains se sont établis de manière fixe le plus souvent, et là les paysans vivaient dans un territoire extrêmement restreint. Pour s’alimenter, il n’y avait pas d’autres recours que l’exploitation animale.

Même les courants historiques les plus progressistes concernant cette question, comme le jaïnisme et le bouddhisme, ont utilisé les vaches pour le lait. La volonté de « s’éteindre », afin de ne pas se réincarner et d’ainsi atteindre le « Nirvana », était une prise de conscience de l’impossibilité de changer la réalité du rapport aux êtres vivants de la part de l’humanité.

Seulement nous, nous sommes maintenant au 21ème siècle. Nous pouvons aller dans des magasins acheter des produits pour nous alimenter de manière végane, et ces produits ne viennent pas du tout d’une zone de 5, 10 ou 30 kilomètres autour de là où nous vivons.

Là est la grande hypocrisie des partisans du « local », et cela saute aux yeux quand on regarde le mouvement contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les partisans du « local » expliquent qu’ils veulent l’autosuffisance. En apparence, cela a l’air de la défense du potager (ce qui est une bonne chose par ailleurs).

Mais derrière cela, inévitablement, il y a l’exploitation animale, la mise à mort d’un être vivant. Le sang de l’innocent coule derrière le masque du « local. »

C’est inévitable, car « localement », on ne peut pas être vegan. Le véganisme implique une économie développée, avec des échanges nombreux de par le monde, afin de se procurer les produits qui sont nécessaires.

Il est tout à fait exact que sont terribles les transports polluants, une économie fondée sur l’urgence pour les profits, etc. C’est pourquoi il faut radicalement tout changer. Mais tout doit changer à l’échelle planétaire, l’esprit doit toujours se tourner vers le changement à la plus grande échelle possible.

Le culte du « local » comme démarche autosuffisante réclame l’autonomie complète. C’est un choix que l’on peut avoir. Mais il est en tout cas incompatible avec le véganisme. Le véganisme ne peut pas se contenter de l’échelle locale ou bien du troc, il y a besoin de céréales, de légumineuses, de vêtements produits de manière industrielle et profitant d’une technologie avancée.

Les partisans du local peuvent eux porter du cuir et manger de la « viande », gagnant leur autonomie aux dépens de l’exploitation animale, sans qui leur « autonomie » serait absolument impossible.

Les partisans de « gauche » du localisme, comme la décroissance, sont donc très hypocrites: au moins, les fachos avec leur célébration du « terroir » assument parfaitement la boucherie, le massacre d’animaux.

On comprend d’ailleurs ici pourquoi la décroissance ne parle jamais des animaux. Si elle peut critiquer l’exploitation animale moderne en théorie, sa seule pratique serait d’apprendre à comment affuter les couteaux pour assassiner des « bêtes » sur l’autel de l’autosuffisance et de l’autonomie.

C’est aussi pour cela que le localisme en général est obligé de tourner toujours plus facho. En prônant l’autonomie, il prône le relativisme, il justifie des manières de vivre « à part. » Il bascule de plus en plus, de manière inévitable, dans le repli, le tribalisme.

Inversement, le véganisme est l’affirmation de l’universalisme le plus complet. Le véganisme ne peut exister qu’avec une gestion rationnelle des ressources à l’échelle planétaire.

Et sur le plan moral, il ne connaît pas de frontières. Il veut la libération animale sans exceptions; il ne dit pas que des peuples sont mieux que d’autres, ou « différents », il pose l’universalisme de l’humanité.

Que ce soit au fond de la Laponie ou bien en Patagonie, à Paris ou à Tokyo, à Bombay ou à Alger, le véganisme est une tâche humaine universelle, une exigence morale, une nouvelle éthique, la base d’une nouvelle culture.

Et pour que justement tout le monde puisse devenir vegan, il faut l’universalisme de cette affirmation, l’universalisme des productions humaines, l’universalisme de la démarche de tous les humains, où que ce soit dans le monde, quel que soit le moment.

Quelques questions à John Zerzan

Dans la critique que nous faisons de la “Décroissance”, il y a en fait aussi la critique du primitivisme. En fait, on peut même dire que la “Décroissance”, c’est le primitivisme sans la radicalité et surtout sans le respect de la Nature.

Pour repréciser tout cela, voici quelques questions posées à John Zerzan, l’un des principaux penseurs primitivistes. Cela dans un but d’information, mais également de distinction et de discernement dans la grande bataille pour réaliser  l’utopie.

Dans sa célèbre œuvre de science-fiction, Isaac Asimov a considéré que la surpopulation rendra nécessaire de coloniser l’espace. Nous pensons que c’est peut-être vrai, mais nous luttons pour l’harmonie, dans ce que nous appelons Gaïa, d’une humanité hautement développée.

John Zerzan, vous êtes un auteur prolifique sur la question de ce qu’on appelle le « primitivisme. » Pouvez-vous nous en parler et de comment vous en faire la promotion, et comment vous évaluer notre point de vue?

L’anarcho-primitivisme est également connu comme l’anarchie verte (green anarchy) et la critique de la civilisation. Cela signifie, entre autres choses, je crois, qu’à moins que nous ayons un avenir en quelque sorte primitif, nous n’aurons pas d’avenir.

Cela signifie également que la domestication / la civilisation est à la racine de la tombe et de l’approfondissement de la crise globale. Les humains ont pris un très mauvais tournant avec avec l’adoption de la domestication ou de l’agriculture.

Cet tournant, au détriment des peuples libres de chasseurs-cueilleurs, était un tournant vers le contrôle. Le contrôle des animaux, des plantes et de nous-mêmes. Cette logique de domestication n’est allé que vers l’avant et cela continuera de faire ainsi, jusqu’à ce qu’elle soit reconnue pour ce qu’elle est et qu’elle soit arrêtée.
Freud (Malaise dans la civilisation) a vu que la domestication comme créant la névrose, l’absence de joie, parce qu’elle enlève la liberté des instincts et de l’eros.

Quatre-vingts ans ont passé, on peut voir la vérité de son affirmation. Lorsque l’humain a entrepris de contrôler les animaux et les plantes, nous nous sommes domestiqués nous-mêmes dans le processus.

Il y a de plus en plus de contrôle, ce qui commence, le plus basiquement, avec la domestication il y a environ 10.000 ans, la « pire erreur », dans les mots de Jared Diamond, dans l’histoire humaine. L’objectif est donc, plus simplement, d’en finir avec elle.

La logique interne de la domestication a colonisé la terre et progressivement détruit le monde naturel. De la civilisation, à la société de masse, à l’industrialisation, la mondialisation. Il s’agit d’un cancer, mais pas vraiment compris comme tel.

Coloniser d’autres planètes seraient répandre ce cancer qui détruit celle-ci, une idée absurde, une capitulation. Davantage de gens ont maintenant des doutes quant au Progrès, parce que son bilan est terrible. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui ne voit vraiment pas l’échelle gigantesque de l’éco-catastrophe qui se déroule maintenant rapidement?

En France, nous avons l’écrivain Jules Verne qui était fasciné par la technologie, mais nous avons aussi Claude Bernard, le « prince » de la vivisection, ou Descartes qui considérait que les animaux n’ont pas d’âme et ne peuvent pas vraiment souffrir.

Comment comprenez-vous cela dans votre point de vue? Que pensez-vous de la notion de progrès en général, et comment considérez-vous le véganisme?

J’ai beaucoup de respect pour ceux qui adoptent un point de vue vegan. Mais bien sûr, cela doit signifier plus qu’un changement de style de vie de consommateur, plus qu’une attitude moraliste.

Je ne suis pas sûr de ce que « véganisme » signifie dans l’ensemble, pas clair s’il ya un point de vue ici ou plus d’un.

En France, il y a maintenant une lutte importante contre la construction d’un grand aéroport, près de Nantes, dans l’ouest de la France. La plupart des gens qui luttent croient en un projet d’auto-détermination, avec de petites auto collectivités durables, et ils occupent le terrain où l’aéroport devrait être construit.

Nous pensons que c’est à moitié réactionnaire à moitié progressiste, parce que si la raison de lutter est correct, le projet en réponse implique toujours le repli individuel et l’exploitation animale. En fait, nous croyons au progrès et voulons une planète végan.

Comment interprétez-vous cette lutte? Comment croyez-vous que le primitivisme peut ou va gagner, comme façon de vivre sur la planète entière?

Je pense que toutes les luttes contre les aéroports, les barrages, les mines, les trains à grande vitesse
trains, etc. sont en un sens « primitiviste » ou anti-Progrès. La technologie et l’industrie ne sont pas neutres. C’est intrinsèquement anti-vie.

Leurs valeurs ou les choix impliqués sont contre la nature, contre la vie. Leurs promesses sont aussi
fausses que celles de la domestication et le bilan est encore plus évident.

Vous êtes d’origine tchèque. Cela a-t-il joué un rôle? Dans l’histoire, Karl Renner, qui provient d’une région tchèque a fondé les Amis de la Nature en Autriche. N’était-ce pas un mouvement qui a mis en avant des conceptions bonnes?

Je suis Tchèque, mais n’ait jamais visité la République tchèque (bien que j’aie été en Inde 3 fois, en Russie, au Brésil, etc.). Karl Renner est inconnu pour moi, merci pour la référence à lui et aux Amis de la Nature en Autriche.

En France, le cas de l’« Unabomber » est quelque chose qui a été un peu célèbre à l’époque. Que pensez-vous des positions de Theodore Kaczynski contre la modernité, que nous trouvons plus orientées contre la « gauche » que quelque chose d’autre?

Kaczinski a certainement une critique de la Gauche, mais il va plus loin. « La société industrielle et son avenir » (son soi-disant Manifeste) peut être résumer ainsi, à mon avis: plus la technologie est présente dans la société, moins il y a l’accomplissement de l’individu et moins il y a de liberté. Je suis d’accord avec cela.

Désolé de poser cette question, qui est anti-intellectuel, mais nous le devons: en tant que défenseur de primitivisme, vous vivez dans un monde plein de technologie. N’est-ce pas une contradiction? Ou de manière plus intéressante: comment se peut-il qu’une pensée complexe doit exister pour que nous puissions revenir à un passé simple, pour ainsi dire?

C’est certainement une contradiction que d’être anti-technologie et de pourtant utiliser la technologie. Mais surtout on ne nous a pas donné le choix. Je pourrais refuser de voler en avion ou de faire une émission de radio ou de communiquer par courrier électronique des personnes – et donc me retirer de la possibilité de faire une contribution au dialogue. Je n’ai pas choisi ce monde et j’espère voir sa dissolution, mais ce serait idéologique et contre-productif que de rester séparé de lui – comme si on pouvait actuellement.

Est-ce une pensée complexe, l’idée d’un retour? Ce qui me frappe, c’est sa simplicité : nous avons besoin de nous débarrasser de tout cela. Pas si complexe, hein? Difficile à faire, mais pas à penser.

Comment comprenez-vous l’idéologie du survivalisme? Pensez-vous que cela fait partie d’une tendance positive, ou au contraire cela démontre-t-il une non compréhension de la situation?

Le survivalisme en Amérique du Nord a une orientation de droite, tournée vers la propriété privée, quelque chose comme cela. Kaczinski est PEUT-ÊTRE un peu trop près de cela, bien qu’il se soit appelé lui-même un anarchiste.

Nous avons besoin de nous requalifier nous-mêmes, dans un contexte de déqualification massive, de manière à devenir autonome et de quitter notre état domestiqué. Mais je n’utiliserais pas le mot survivalisme.

Je veux un monde de communauté visage contre visage, dans lequel nous pouvons être responsable et rendre des comptes à nous-mêmes et la vie. Un monde radicalement décentralisé, quelque chose qui ressemble à la société en bande, dans laquelle nous avons vécu pendant deux millions d’années.

Manifestation à Notre-Dame-des-Landes: fin du début ou début de la fin?

La manifestation d’hier, le 17 novembre 2012, en soutien à la résistance à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a été un succès. Cependant et justement, le problème de savoir pour qui se pose de plus en plus clairement.

Voici déjà le petit communiqué d’après-manif de la part des gens participant à la résistance là-bas:

“Contre l’aéroport et son monde, seule la lutte décolle”

Aujourd’hui, environ 40 000 personnes, de tous âges et de tous horizons, ont affirmé radicalement leur opposition au projet d’aéroport.

La taille du cortège était telle que lorsque les premiers sont arrivés sur le lieu de la reconstruction, après 5 km de joyeux défilé, de nombreuses personnes attendaient encore de pouvoir partir du bourg de Notre-Dame-des-Landes !

Ce sont aussi 400 tracteurs, des batucadas et orchestres, des armées de clowns, des centaines de drapeaux arborant un avion barré, et 1001 slogans et pancartes qui ont traversé le bocage.

Tout l’après-midi, toutes et tous se sont activé-e-s autour de la construction d’une salle collective, d’une cuisine, de blocs sanitaires et de plusieurs autres installations à l’heure actuelle bien avancées.

A proximité des chantiers, le champ d’accueil est entré en effervescence : montage des chapiteaux, des cuisines, de mobilier, prises de parole de luttes d’ici et d’ailleurs, échanges, etc.

Cette très large mobilisation témoigne une fois encore de l’échec des tentatives de division et renforce la détermination de toutes et tous à lutter contre la construction de cet aéroport et contre tous les projets qui s’inscrivent dans la même logique.

La force collective qui se dégage de ce moment confirme que la lutte ne s’arrêtera pas là. Dès demain et dans les semaines à venir, les constructions et discussions vont se poursuivre. Tout sera fait pour entraver l’avancée des travaux.

La réoccupation de la ZAD a commencé ! L’aéroport ne se fera pas !

C’est une vision où le projet a littéralement disparu. La seule ligne est de défendre les tracteurs; le mouvement avait jusque-là porté une critique implicite de la société quant à l’écologie, il n’y a désormais plus rien de cela.

D’ailleurs, dans cette manifestation on trouvait des gens comme Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot, qui n’ont jamais assumé de positions écologistes ouvertes et radicales. Pire, il y avait une importante délégation de parlementaires Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui se rachètent à peu de frais une conduite en participant.

EELV est au gouvernement et prétend combattre une répression gérée par le gouvernement, c’est d’une hypocrisie sans nom. Les gens luttant à Notre-Dame-des-Landes le savent, évidemment. Et voici comment cette question est abordée, avec le texte de la prise de parole à la fin de la manifestation:

Ami-e-s d’ici, ami-e-s d’ailleurs,

Nous, expulsé-e-s ou expulsables, habitant-e-s qui résistent au projet d’aéroport et à son monde, , nous tenons à vous remercier.

Merci d’être venu-e-s, de Vigneux ou de Turin, de Rennes ou de Bruxelles, pour participer à cette lutte, pour reconstruire aujourd’hui ensemble les bases matérielles nécessaires à la poursuite de la résistance sur le terrain.

Merci de vous être réappropriés ce combat, en organisant des rassemblements, des collages, des moments de rencontres sur les marchés de vos villes et de vos villages, en créant des comités locaux…

Vous avez su exprimer notre colère contre les aménageurs par un foisonnement de gestes solidaires : du péage gratuit au défilé de tracteur, du sabotage au concert de soutien, de la prise d’antenne sauvage aux messages qui nous parviennent depuis plusieurs semaines maintenant !

Vous avez participé à cet immense élan de solidarité ,solidarité mot qui aujourd’hui prend tout son sens et qui s’est répandu comme une traînée de poudre bien au-de-là du bocage.

C’est vous, anonymes, animés par d’inébranlables convictions qui faites la lutte. Vous qui ne cherchez ni la gloire superflue sous le crépitement des flashs et des caméras, ni les privilèges et le confort d’un siège de député ou de ministre. Vous qui êtes là parmi nous, humblement, et qui avez décidé d’agir plutôt que de subir. La parole des politiques ne doit pas étouffer celle des habitants pour s’y substituer. Cette lutte c’est la notre, c’est la votre, parce que c’est avec vous que nous obtiendrons l’arrêt immédiat du projet et que nos pourrons faire plier les décideurs, ici comme ailleurs.

Nous avons toujours dit, « un territoire se défend avec celles et ceux qui l’habitent ». Et ces dernières semaines ont prouvé que les habitant-e-s de la zone se défendent ! Une armada policière débarque et le balais infernal des machines emporte dans sa danse macabre, maisons et cabanes, vieux chênes et salamandres…

La tristesse et la colère nous gagnent face à Vinci et à l’État socialiste écologiste qui défigurent sous nos yeux ce paysage si familier. Ils ravagent la nature et cherchent à effacer nos souvenirs. Qu’ils nous jettent à la rue à coups de matraque ou nous poussent au déménagement par les pressions, c’est toujours la même violence et le même arbitraire qui nous écrasent. Il est légitime que l’on retourne cette violence contre ceux qui nous l’infligent.

Face à l’État, tous nos gestes de résistances peuvent paraître dérisoires, mais ils sont o combien justes et nécessaires. Rassemblements, manifs, défense des lieux vie, ouverture collective de maisons, occupation forestière, ravitaillement, blocage de routes, reconstruction, assemblées… Nous avons voulu montrer que nous ne sommes pas de simples meubles qu’on déménage, que nous pouvons nous organiser, résister, dire non !

Ces semaines ne sont qu’un début ! La lutte ne fait que commencer : défense du Rosier, réoccupation de la forêt de Roanne pour s’opposer à son abattage, blocage des travaux du barreau routier, procès et expulsion à venir des habitant-e-s en bail précaire et des paysans. Il y encore tant à faire. Hollande, Ayrault et les cadres de Vinci doivent comprendre qu’il n’y aura pas de retour à la normale jusqu’à l’arrêt immédiat du projet d’aéroport. Qu’ils prennent garde, car plus la lutte se renforce sur le terrain et plus elle se répand !

Notre rêve, c’est que tous les ami-e-s d’ici et d’ailleurs ramènent chez eux un peu de la détermination qui est née dans ce bocage. Que cette lutte nourrie par celle du Val di Susa comme par celles de Plogoff et du Larzac, renforce en retour d’autres combats.

Nos révoltes ne se limitent pas à Notre-Dame-des-Landes et à son aéroport. Pendant que les caméras et l’attention se focalisent ici, ils continuent d’expulser et de bétonner ailleurs, tous les jours, en silence… L’Etat oppresse, enferme, réprime partout, tout le temps. Il est confortable de fermer les yeux, facile de se résigner, mais indispensable de se révolter. Partout, pour contrer tous les Césars qui veulent aménager nos vies et nos territoires, continuons de construire des foyers de résistance irréductible.

Ici comme ailleurs, défendons nos rêves et cultivons nos révoltes pour qu’elles deviennent leur cauchemar  !

On peut considérer ce qui est exprimé ici comme très juste. La lutte pour des endroits autogérés est une bataille que l’on peut considérer comme une lutte correcte, « révolutionnaire. »

Mais de notre côté, nous ne voyons rien d’écologiste. Il est parlé de la défense du paysage, et le choix d’un tel mot est l’une des pires choses que l’on peut faire dans l’écologie.

Il est parlé de rêve, mais il n’y a aucune affirmation de valeurs nouvelles. Ce n’est pas étonnant qu’alors on puisse retrouver des gens d’EELV ou de ce genre. Il n’y a pas de rupture avec l’esprit de domination humaine de la Nature et des animaux. On en est arrivé à une ligne qui est “le bocage contre l’aéroport.”

C’est une fausse alternative qui ne peut que laisser penser que le mouvement contre l’aéroport a épuisé ce qu’il portait en lui de culture de la rupture avec la tendance dominante. Mais c’est cela qui le faisait aller de l’avant. L’incompréhension de cela, dans le basculement de la revendication de l’autogestion locale, de l’autosuffisance, etc., va forcément se payer très cher sur le plan de la dynamique, tout comme cela a été le cas dans la lutte à Crey-Malville dans les années 1970.

Au lieu de donner naissance à l’écologie dans la reconnaissance de la Nature, on a une fuite en avant dans un appel au retour à la France des années 1960…Comme si s’opposer à un projet suffirait, comme si les choses pouvaient rester statiques ou aller en arriére.

Décidément, en France, tout est fait pour contourner la question brûlante de l’écologie et de la reconnaissance de la Nature. Pourtant, sans cela, on rate la dimension des questions de notre époque. Il saute aux yeux que la lutte contre l’aéroport rate la véritable cible, et ne voit pas la véritable cause à défendre.

Peut-on “soutenir” l’ALF?

Le film « ALF le film », en plus de tout ce qu’il a de critiquable, est d’autant plus ridicule de par son hypocrisie. L’ALF est en effet une structure de type actionniste. On ne peut pas « soutenir » l’ALF, on peut tout au mieux « être » l’ALF.

C’est un aspect selon nous très critiquable, mais cela a le mérite de ne pas avoir des gens « profitant » d’une sorte de « business » de la radicalité.

Le film « ALF le film » tape ici en plein dans le 1000. Déjà parce qu’aucun média végan, à part LTD, ne publie les communiqués de l’ALF, et que de toutes manières cela fait quelques temps désormais que l’ALF n’est plus active en France, ne l’ayant été de toutes façons que de manière épisodique si l’on regarde les trente dernières années.

Justement, sur son blog Animal Liberation Frontline, Peter Young publie à ce titre une lettre exactement à ce sujet.

La personne qui a écrit la lettre constate l’énorme décalage : il y a de nombreux « soutiens » à l’ALF, mais de moins en moins d’actions de l’ALF. De son point de vue,c’est très erroné.

Voici la lettre, avec au départ la présentation par Peter Young.

Message aux soutiens de l’ALF de la part d’une personne anonyme libératrice

Cette semaine, j’ai reçu un article anonyme, que je poste ci-dessous. Il est signé « un libérateur anonyme. ». Il n’existe aucun moyen de vérifier l’authenticité de l’auteur comme « libérateur » ou même ayant mené une action du Front de Libération animale.

Cependant, il y a une teneur dans cet article qui est difficile à contrefaire. 

Cet article dénonce une forme particulière de posture: ceux qui exploitent les risques et les sacrifices de l’ALF (et d’autres) pour améliorer leur statut social.

Plus précisément, une sous-culture de gangsters du clavier qui construisent une identité sociale autour d « soutien » à l’ALF – uniquement avec comme unique motivation l’image que cela construit et les avantages sociaux d’apparaître comme « radical. »

Cela prend plusieurs formes, du fait de poer un T-Shirt ALF par ceux qui n’ont jamais levé le petit doigt pour aider les animaux à des blogs « militants » écrits par ceux qui ne laissent leur ordinateur que pour aller aux restaurants ou à des réunions anarchistes.

Les messages du présent article sont depuis longtemps connus:
1) Ceux qui exploitent le mouvement de libération animale pour avoir l’air cool ont besoin de commencer à aider les animaux.
2) Il n’existe pas une telle chose comme « soutenir l’ALF. » L’ALF n’a pas besoin de « soutien » – il a besoin de participation.
Voici l’article, dans son intégralité:

Ne soutenez pas le Front de Libération Animale

par un libérateur anonyme

Le Front de libération des animaux a désespérément besoin de moins de supporters. Il en a beaucoup trop, et la folie doit s’arrêter quelque part.
Les supporters sont légion dans leurs t-shirts noirs – tapant sur les ordinateurs portables, pratiquant le surf crowding dans les concerts, faisant des tables d’information au restaurant végétalien local, distribuant des magazines.

Des milliers d’entre eux partagent leur soutien chaque jour sur Facebook et Tumblr. Ils postent et repostent, font des like et des commentaires. Ils prolifèrent de plus en plus.

Mais, malheureusement, alors que tout cela atteint de nouveaux sommets dans la frénésie de l’Internet, la clandestinité est en grande partie à l’arrêt dans le monde réel.

Le soutien à l’ALF, qui était à un moment donné un mécanisme subordonné au recrutement à l’action qu’il contribuait à pousser, est devenu l’aspect principal.

Donc, étant donné que cela ne sert plus à son but, il est gentiment mais fermement demandé que vous abandonniez votre soutien.

Enlevez vos t-shirts – voici le réveil. Si vous êtes aptes à agir et que vous avez construit une identité sociale tout entière autour du « soutien » au sabotage et à la libération, vous devez maintenant sortir et faire ces choses.

Votre soutien sera pas manqué. Vous ne serez plus en mesure de tenir à la confortable fiction que cela comptait en premier. Et vous ne serez pas en mesure de parler de vos activités nocturnes, de sorte que vous allez passer à côté des points gagnés pour briller dans la scène.

Mais vous pourrez savourer des réalisations beaucoup plus significatives que tout ce que vous pourriez jamais faire sur Instagram ou à un concert. Lorsque vous serez vieux et que vos tatouages auront disparu, ces souvenirs seront toujours clairs.

Vous serez en mesure d’avoir un impact réel et direct au milieu d’un système froid et vaste. Et vous serez en mesure de regarder une créature dans les yeux et de lui sauver la vie.

Pour ceux qui croient vraiment, ce ne sera pas un sacrifice de changer de rôle et de prendre des risques afin de maintenir en vie cette chose qui leur est chère. Cela ne nécessite pas de compétences spécialisées, seulement du bon sens et du courage.

Peut-être, en tant que communauté, il est temps pour nous de commencer à changer nos modes de vie à travers un nouveau paradigme collectif. Si vous êtes un auto-identifié radical » qui passe sa vie va à travailler et à regarder des films avec des amis, la seule chose qui vous sépare actuellement de l’Américain moyen, ce sont les idées.

Ce ne doit plus être acceptable.
Nous ne pouvons pas parler explicitement, et ainsi on ne peut renforcer socialement une culture de l’activité clandestine.

Cependant, nous ne pouvons certainement bâtir une « culture de la criminalité », par laquelle nous encourageons non seulement un manque de respect (facile et troublant le fonctionnement), mais aussi le mépris de la loi.

Traverser la rue hors des clous, vol à l’étalage, intrusion, quoi que ce soit – familiarisez-vous avec le fait d’ignorer les règles comme mode de vie. Commencez dans une zone où vous vous sentez à l’aise, faites en sorte que vos amis le fassent, et ensuite mettez ce que vous avez appris en pratique dans le milieu de la nuit.

Accompagner cela avec une culture de la vie privée institutionnelle – le cryptage pour une conversation habituelle, surfer sur le web au moyen de proxys, nous libérant de la nécessité de partager tout mouvement que nous faisons avec les médias sociaux.

Bien qu’il soit plus important que les individus rentrent en action, ces mesures collectives pourraient être utile.

Quant à ceux qui ne changent pas, qui continuent à publier sur leurs blogs ou à écrire leurs chansons, ils ne doivent pas être traités avec le respect ou la reconnaissance qu’ils recherchent.

Ce n’est pas respectable de s’aligner en mots sur un phénomène fondé sur l’action.

Et quand on gagne en influence sociale en faisant cela, cela est parasitaire, ou au moins lâche. Cela contribue à une culture militante où une telle inaction est en quelque sorte un comportement raisonnable, voire honorable.

Tandis que d’autres offrent la libération et risquent une peine de prison, ces individus offrent leur « soutien » et ne risquent que de se faire bien voir. Mais ceux dont le soutien est seulement aussi bon que leur propre confort peuvent garder les deux.

Les attachés de presse, les gens en opération condamnés, et les personnes handicapées peuvent continuer à parler de l’ALF.

S’il y a une nouvelle flambée des actions à un niveau record de tous les temps, mais personne ne partageant les nouvelles sur Facebook, les animaux ne feront pas de reproches. Ils ne se soucient pas de nos théories, des idées, des croyances ou de nos drames. Ils ont désespérément besoin de moins de supporters et de plus d’acteurs.

Si votre soutien au Front de Libération Animale est authentique, il se terminera ce soir.

De notre point de vue, nous ne sommes pas d’accord pour opposer la théorie et la pratique, l’un n’empêche pas l’autre. Cela dépend évidemment de quelle théorie et de quelle action on parle.

Profitons-en ici pour faire une petite précision de notre côté en ce qui concerne l’emploi de l’expression « Earth first ! », un choix qui nous a été très rarement reproché, par de rares esprits chagrins.

Tout d’abord, nous ne profitons en rien du choix de cette expression, puisque Earth First ! était pratiquement inconnu. On peut même dire qu’en fait cela rendait les choses plus compliquées, de par la mentalité dominante totalement anti-écologiste.

En ce qui concerne les idées, nous avons en effet la même base qui est la reconnaissance de la Nature comme ayant une valeur en soi (ce qu’en France on appelle parfois « l’écologie profonde »), et on ne peut pas dire qu’en affirmant cela en France, on puisse profiter d’une grande « aura » et d’un grand succès !

Enfin, rappelons que nous ne nous mettons pas en avant de manière personnelle, que nous ne profitons matériellement en rien de l’utilisation de l’expression « Earth first ! », ou encore de la publication des communiqués des actions de l’ALF en France, quand il y en a.

En fait, tous les problèmes nous sont épargnés sur ce plan, puisqu’en France il n’y a pas de « mouvement » ni de « scène » significative, et que dans notre pays, il suffit simplement de dire « la forêt a une valeur en soi » pour apparaître comme un dangereux subversif illuminé !

La Terre d’abord est donc un média utile, forçant un bloc d’idées et de culture, diffusant également des expériences pour venir en aide aux animaux en détresse et pour se forger des valeurs de réelle libération !

Titeuf contre la libération animale

Nous avions déjà parlé de Titeuf au sujet du tofu. Titeuf se voulant une bande dessinée « dans l’air du temps », son scénariste est obligé de présenter des histoires avec des problématiques adéquates.

De par l’importance du zoo dans la vie des enfants, il ne pouvait ne pas aborder cette question, et la manière avec laquelle il aborde cela est très révélateur.

D’un côté, il fallait pour le dessinateur présenter l’immédiate sympathie qu’ont les enfants pour les animaux. Mais ce n’est pas tout : Titeuf se voulant « rebelle », il fallait aussi qu’il se rebelle face à l’oppression subie par les animaux.

De l’autre, il fallait également justifier l’existence de zoos, car Titeuf n’est pas une BD révolutionnaire, loin s’en faut. L’ami de Titeuf parle du voisin de son oncle en prison en raison de détournements de fonds, et fait le rapprochement avec le zoo. C’est la société qui décide qui va en prison, et qui n’y va pas !

Forcément, il y a une contradiction, et Titeuf la constate, comme tout le monde. On notera que le fait que les animaux puissent avoir des droits est explicitement nié, de manière discrète, dans la réponse à Titeuf sur le fait que les animaux ne font pas de politique (ce qui est faux bien sûr, comme en témoigne les révoltes, les grèves de la faim, etc.).

On a alors le point culminant, l’apologie de l’exploitation animale, puisque comme tous les amis des animaux soit disant, Titeuf est pris au piège de sa compassion qui serait une erreur.

Ce qui est présenté ici est sordide. Éprouver de la compassion pour les animaux, non humains, ce serait une erreur, quelque chose de décalé, de non praticable, se terminant toujours mal.

C’est très exactement ce qui est enseigné aux enfants. On leur apprend à « calmer » leur compassion, à devenir « dur », à refréner leur sympathie, leurs sensations, leurs émotions.

Et bien sûr cela passe par plein de vecteurs culturels, comme par exemple Titeuf, lu par des centaines de milliers de personnes, voire plutôt des millions, d’ailleurs même !

C’est pour cela que nous pensons que la bataille pour la libération animale est liée à celle pour la libération de la Terre. C’est une question de sensations, de reconnaissance des émotions.

Et on ne brisera pas l’idéologie dominante sans la reconnaissance de la Nature dans son ensemble, dont les animaux sont une composante. Seules comptent les sensations, pas forcément seulement à l’immédiat, mais également à long terme et en général.

Une société nouvelle ne doit pas que reconnaître la compassion ici et maintenant, mais elle doit penser à long terme et à grande échelle. C’est le principe de l’écologie, qui se préoccupe de Gaïa dans son intégralité.

Relier le particulier au général, l’oiseau à l’arbre, l’humain à la planète Terre, voilà une démarche que toute pensée devrait faire !

Peut-on manger avec une personne non végane ?

Peut-on manger avec une personne non végane ? Oui, si elle mange végane. On ne peut pas se dire végan et prôner l’universalité de son propos, et de l’autre côté cautionner l’exploitation animale.

Imaginons que la personne en face vous demande de passer le sel, peut-on le passer si ce sel va arriver sur un animal assassiné et cuisiné ? Pourrait-on dire un « bon appétit » ? Bien sûr que non.

On peut bien entendu arguer que c’est surtout de la politesse, voire de l’hypocrisie, puisque la personne non végane qui mange végan pour une fois peut très bien utiliser des produits testés, porter du cuir, et à côté de cela utilise des aliments issus de l’exploitation animale.

Il y a une part de vérité dans cela, en fait les situations sont très multiples et il faut les appréhender au cas par cas, avec par contre un maximum d’exigences, car il faut marquer le coup, de manière nette.

Et c’est le point de vue que l’on peut reprocher à Moby, qui dans une récente interview racontait la chose suivante, déclarait à la section restaurant du New York Times :

« Je suis végétalien depuis 24 ans. Avec deux écarts. J’ai mangé un yaourt en 1992, et je dois avouer que c’était vraiment bon.

Et ensuite, j’étais dans le restaurant d’un ami à Portland, dans l’Oregon, il y a quelques années, et il m’avait préparé des sushis végétaliens, mais ils m’ont accidentellement servi des sushis au crabe. J’ai pris une bouchée de sushi au crabe, et alors mon ami a couru à travers le restaurant en hurlant « Non! Il contient du crabe! »

Si l’on remonte 25 ans en arrière, il y avait beaucoup plus d’intolérance dans le monde végan. Il y avait une approche plus militante du type nous-et-eux. Et cela, dans une large mesure, semble être mis de côté, tant du point de vue végan que du point de vue non vegan.

Les végans sont parfaitement heureux maintenant, pour la plupart, de traîner avec des gens qui ne sont pas d’accords avec eux à 100%. Et un ou deux soirs par semaine, certains carnivores semblent assez heureux d’aller dans un restaurant végétarien.

J’ai un ami qui vit juste en bas de ma rue, et lui c’est un vrai omnivore – il mangerait même des choses dégoûtantes comme du foie gras – mais il adore le Café Gratitude.

Quand on a 18 ans, cela va avec jeter du faux sang sur les personnes portant de la fourrure.

Et quand on en a 40, cela veut dire ouvrir un restaurant végétalien vraiment sympa avec de la bonne nourriture, être tolérant et accueillant, et ne pas juger les autres, même s’ils sont en désaccord avec vous. »

Moby fait ici l’apologie du mode de vie bobo, où des gens alternatifs ouvrent de petits commerces pour se mettre au service de gens ayant de l’argent et voulant le dépenser pour des choses « originales. »

Seulement si on peut faire le bobo végan à Manhattan, voire éventuellement bientôt à Paris où la mode « végé » commence à exister, c’est impossible ailleurs, et cela signifie donc dans la logique de Moby le pur renoncement au véganisme, puisqu’il n’y a pas de restaurants ou cafés où inviter les personnes non véganes.

On voit la complexité de la situation : refuser toute adaptation ou souplesse peut revenir à une attitude sectaire (mais cela n’est pas forcément systématiquement les cas, loin de là!), mais s’ouvrir signifie forcément être contaminé par un libéralisme à moitié masqué débouchant sur l’acceptation de compromis toujours plus grands.

Il n’est pas difficile de comprendre ici que les personnes qui vont porter le véganisme de la manière plus nette, la plus franche, ne se trouveront pas dans les quartiers chics des grandes villes, mais bien dans les populations les plus pauvres, parce que leur morale sera pratiquement en acier, de part l’adversité à laquelle il aura fallu être confrontée.

Ce n’est pas pour rien si en Suède, c’est la toute petite ville polaire d’Umea, à 500 kilomètres au nord de Stocholm, qui a vu naître la scène vegan straight edge la plus radicale et la plus productive, ou encore si aux Etats-Unis la ville de Portland dans l’Oregon témoigne d’une vie alternative plus forte et radicale que ce qu’on trouve à New York.

On peut même dire qu’avec cette simple question du restaurant, on en a en arrière-plan toute la problématique si le véganisme peut convaincre la majorité, ou bien s’il s’agira toujours d’un simple mouvement à la marge, pouvant être à moitié voire totalement intégré à un mode de vie bourgeois bohème.

La cause de la libération animale nous interdit évidemment de transformer le véganisme en petit à côté original et pseudo-subversif de la « modernité » bourgeois bohème. Il faut être cohérent avec sa morale non seulement sur le plan individuel, mais également avec ce que cette morale implique comme projet pour l’avenir de notre planète.

On ne peut pas s’orienter par rapport simplement à sa propre petite personne, il faut se concevoir par rapport aux exigences de Gaïa, et nous savons à quel point elles sont nombreuses alors qu’une véritable guerre lui est livrée!

Gaïa et la surpopulation humaine

On nous pose parfois la question de la surpopulation, et il est vrai que nous n’en parlons jamais. En fait, la question de la surpopulation est tellement marquée que nous la considérons comme ne valant même pas la peine d’en parler.

Naturellement, il n’y aura pas de retour à une vie sauvage présente massivement sur la Terre sans que l’humanité ne recule sa présence, c’est une évidence.

Seulement, cela n’a pas de rapport direct avec la théorie expliquant qu’il y a surpopulation et que c’est un problème majeur.

Cette théorie, formulée par Thomas Malthus (1766–1834), n’a rien été d’autre qu’une théorie pour expliquer que si la grande masse des gens est extrêmement pauvre, c’est parce que trop d’enfants sont faits. Pour parler plus clairement : c’est la faute des pauvres s’ils sont pauvres, ils font des enfants qui ensuite sont trop nombreux adultes, etc.

Au 20ème siècle, la même théorie a été formulée au sujet de la population du tiers-monde, les « blancs » seraient « assiégés » par une horde de barbares, etc. etc. La nouvelle « La planète des singes », à l’opposé des excellents films des années 1970, se situe directement dans cette tradition.

Regardons les choses simplement. Constatons d’abord la très rapide progression de la population humaine, profitant des techniques toujours plus avancées.

Voici d’abord un tableau estimant la démographie mondiale depuis la fin de la dernière glaciation (10 000 ans environ).

Voici maintenant les estimations pour le futur de la part de l’ONU.

Mais cela n’est pas encore assez. Regardons à l’horizon 2100, avec trois variantes possibles.

Quand on voit cela, on ne peut qu’être d’accord avec le savant James Lovelock, un des théoriciens de la conception comme quoi notre planète est vivante.

Constatant les pollutions qu’amènent les humains, il explique que :

« Même avec un milliard d’humains, il serait encore possible de limiter ces pollutions. Mais vu notre nombre — près de sept milliards — et notre mode de vie actuel, elles sont intolérables. Si rien n’est tenté pour les limiter, elles tueront un grand nombre d’humains et d’autres espèces, et modifieront la planète de manière irréversible. »

Lovelock est par contre très pessimiste, au point de privilégier les centrales nucléaires pour freiner le réchauffement climatique.

Mais tout cela témoigne d’une incompréhension de ce qu’est Gaïa en tant que tel. Si l’on dit que les humains sont trop nombreux, on considérerait en effet que les humains ne font, en quelque sorte, pas partie de Gaïa.

C’est une vision anthropocentriste, qui est d’ailleurs celle de Lovelock, sauf que dans sa vision il est possible que Gaïa fasse le ménage et se débarrasse du cancer que serait l’humanité.

Or, pour nous les humains sont des animaux. Des animaux ayant suivi un chemin particulier, porteur de destructions et de changements, mais un chemin inévitable, issu de la Nature elle-même.

La théorie primitiviste qui prône un retour en arrière est absurde, car inévitablement le processus recommencerait. De la même manière, les gens luttant contre l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et estimant qu’il faut en retourner à des petites communautés passent à côté de la question.

Est-ce que cela veut dire que les destructions et le béton, ce soit très bien ? Pas du tout, et justement.

Ce que nous pensons, c’est que l’humanité est à la croisée des chemins et doit comprendre qu’elle n’est pas indépendante de Gaïa, qu’elle est une composante.

L’humanité a amené des changements, et il va en ressortir une crise, mais de cette crise va sortir quelque chose de nouveau. Naturellement, tout cela fait beaucoup d’humains.

Mais si l’on prend l’écrivain Asimov, célébré comme le plus grand auteur de science-fiction, la crise écologique sur Terre oblige l’humanité à coloniser des planètes et à y amener la vie. A la fin du processus, on a droit à une fusion des êtres vivants sur la planète, dans Gaïa, et même Galaxia (voir notre article ici).

C’est bien sûr une vision très pessimiste pour la Terre, qui donne naissance à la vie mais devient une planète morte, alors que des centaines de milliers d’autres vont abriter la vie par la suite.

Cependant, cela a le mérite de poser les choses dans leur contexte. Gaïa n’est pas un caillou, elle évolue, elle change.

L’humanité la fait changer, mais l’humanité fait partie de Gaïa et en est issue. C’est là la clef de la question.

Donc, oui la surpopulation est une question importante, mais pas dans le sens où on le pense. C’est un problème qui appelle non pas à être supprimé, mais une solution !

Les renards de retour à Paris

Les Buttes-Chaumont sont un parc parisien, et par conséquent il a été décidé et programmé, il n’a rien de « naturel. » Il a d’ailleurs été organisé par Jean-Charles Alphand, qui a également été à l’origine des bois parisiens de Vincennes et Boulogne, comme aussi de la plupart du reste du même genre à Paris : jardins du Trocadéro, parc Montsouris,jardin du Ranelagh, etc.

Les Buttes-Chaumont ont donc, de manière artificielle bien entendu, un lac, une île, une grotte, une cascade, etc. Elles ont été construites sur un terrain de carrières d’extraction de gypse et de pierres meulières pour la construction des immeubles du centre de Paris.

Voici des photos pour comprendre à quoi cela ressemblait et à quoi cela ressemble.

Mais la Nature a décidé de jouer un tour à ces Buttes-Chaumont, construction artificielle de la ville de Paris. Un être sauvage y revient en effet. Après le bois de Vincennes et celui de Boulogne, le renard vient abolir la frontière entre la ville et la campagne, et on sait bien pourtant comment la ville de Paris a saccagé toute nature à très grande échelle.

Voici donc comment le quotidien Le Parisien raconte cela :

Paris : des renards rodent aux Buttes-Chaumont

Avis de renard sur Paris… Le petit mammifère roux a été vu au parc des Buttes-Chaumont (XIXe) la nuit. « Leur présence nous avait déjà été signalée dans ce lieu cet été, commente Philippe Jacob, responsable du Nouvel observatoire parisien de la biodiversité. Les jardiniers de la Ville en avaient aperçu. »

Contrairement à Londres (Angleterre), la capitale française n’abrite pas une grande colonie de renards. « On a environ une dizaine de couples intra-muros, estime Philippe Jacob. Ils sont apparus il y a une vingtaine d’années dans le bois de Vincennes (XIIe) et plus récemment, il y a environ cinq ans, au bois de Boulogne (XVIe). »

Le Vulpes vulpes, de son nom latin, se niche dans des terriers, sous des bâtiments ou dans des trous et se nourrit principalement de souris, de carmagnoles, de mulots mais aussi de limaces et de baies.

Le scientifique ne s’étonne pas de sa présence si près du centre de la capitale. « Ils arrivent par la petite ceinture (NDLR : qui longe le parc des Buttes-Chaumont).

L’ancienne voie ferrée de Paris est un formidable corridor écologique. Et cet animal ne rechigne pas à parcourir une dizaine de kilomètres la nuit. »

D’autres renards ont été vus à Montmartre, dans le cimetière, en train de laper des gamelles pour les chats ou en train de faire les poubelles… « Pendant l’hiver 2010, se souvient Philippe Jacob, alors qu’il neigeait, on avait repéré des empreintes près de l’Assemblée nationale, boulevard Saint-Germain! ».

Que les Parisiens se rassurent… Contrairement à l’image quelque peu diabolisée du renard rusé et bien qu’il soit classé en animal « nuisible », le petit carnivore roux n’est pas vraiment dangereux. Il est surveillé par les services de la Ville.

« Comme tout animal, il peut transmettre des maladies. Mais pour ce qui est de la rage, insiste Philippe Jacob, il n’y a pas eu de cas depuis 1995. »

Bernard Jomier, adjoint au maire du XIXe, chargé de l’environnement et du développement durable, se félicite du retour du renard sur Paris et de ses escapades nocturnes sur son arrondissement.

« C’est un bon signe. On voit un vrai retour de la biodiversité à Paris. Et ça montre comment la Petite Ceinture est un corridor essentiel pour que les espèces puissent circuler. »

C’est une sacrée preuve du problème. Les humains ont construit des villes n’importe comment, simplement pour commercer au départ, puis comme centre de pouvoir et d’affaires, et finalement la ville s’est imposée parce qu’elle permettait l’accès au travail et à la culture.

Sauf qu’en fait de travail et de culture, on a surtout l’ennui et de longs transports, sauf bien sûr pour les personnes qui ont les moyens et vivent dans les centre-villes. Les villes ne sont faites que pour toute une petite minorité, elles sont invivables et en plus en s’étalant elles anéantissent la Nature !

Mais on ne peut pas triompher de la Nature. Les habitants très chics des centre-villes peuvent bien haïr les pigeons et les chats qui « polluent » ce qui serait « leur » environnement, leur vision du monde n’en est pas moins abstraite et absurde, ou plutôt fondée sur une rationalité pleine d’exploitation et de destruction.

Le retour du renard dans la ville témoigne de la folie urbaine engloutissant la Nature. Il est vraiment temps de stopper cela et de faire vivre une utopie conforme aux exigences de la vie !

L’alcool et les tests sur les animaux

On nous a posé une question au sujet de l’alcool et des tests sur les animaux qui sont pratiqués en ce domaine. Nous allons répondre ici à cela, mais sans doute d’une manière qui peut surprendre.

Déjà, il faut savoir qu’un nombre très important d’alcools contiennent des produits issus de l’exploitation animale. Sur le net, on peut trouver des listes donnant les alcools végétaliens.

Seulement, il y a autre chose qu’il faut voir, donc, les tests sur les animaux. Et ce qu’il faut comprendre, c’est que tout est testé. Les expériences sur les animaux font partie du b-a-BA de la « science » dominante.

Il suffit de jeter un coup d’oeil aux rapports scientifiques publiés dans les principales revues, comme Science ou Cell, on y voit aisément que l’expérimentation sur les animaux est pratiquement systématique.

Tout « problème » humain analysé est marqué par l’expérimentation animale ; il y a quelques mois les médias se faisaient « les choux gras » au sujet des « mouches mâles de la drosophile frustrées de ne pouvoir s’accoupler » qui « trouvent une consolation dans une alimentation riche en alcool » !

Pour voir à quoi cela ressemble, voici un extrait d’un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

On peut lire une prose pseudo scientifique tentant de s’auto-justifier en prétendant analyser les degrés de « vulnérabilité » individuelle à l’alcool.

C’est-à-dire que cette recherche ne sert à strictement à rien, ou alors il faudrait faire des études des réactions individuelles pour absolument tout et n’importe quoi, pour savoir le degré de vulnérabilité si l’on est jeté dans la lave, précipité dans un gouffre, atteint de la peste bubonique, etc.

Sans compter, et c’est là le principal, que l’alcoolisme est un problème social et non pas une simple question de « vulnérabilité individuelle. »

Ici on voit bien à quoi servent les expériences sur les animaux : criminelles et inutiles, elles servent à justifier l’idéologie dominante.

Modèles animaux pour l’étude des relations entre consommation et stress

L’un des objectifs des recherches actuelles qui s’adressent aux modèles animaux est de mettre en évidence les mécanismes neurobiologiques systémiques, cellulaires et moléculaires qui contribuent à la consommation d’alcool, en particulier au niveau des systèmes motivationnels.

L’usage de l’alcool peut résulter de ses propriétés de renforcement positif, voire de plaisir (effets gustatifs et pharmacologiques centraux), de son action sur l’humeur (propriétés euphorisantes), de l’amélioration des états émotionnels négatifs (action anxiolytique) et de la cessation des états aversifs engendrés par la privation d’alcool (sevrage).

Dans cette perspective, l’étude des relations entre stress et consommation d’alcool est particulièrement pertinente, en raison de leurs interactions nombreuses, tant au niveau psychologique que biologique. Ces relations peuvent être envisagées de nombreux points de vue parmi lesquels trois questions principales se dégagent.

• Existe-t-il des relations entre les caractéristiques individuelles de réactivité au stress et la consommation d’alcool ?

• Les situations de stress influencent-elles la consommation d’alcool ? L’alcool influence-t-il les réponses de stress ?

• Quel est le rôle des systèmes dopaminergiques qui sont à la fois très réactifs au stress et impliqués dans les processus de renforcement positif  ?

Réactivité comportementale au stress et consommation d’alcool

Les relations entre la réactivité émotionnelle et comportementale des animaux étudiés et leur consommation d’alcool présentent des variations à la fois individuelles et entre les différentes souches.

Différences individuelles

Les variations interindividuelles de consommation d’alcool sont larges et plusieurs études ont recherché les traits de réactivité émotionnelle associés.

C’est ainsi que Spanagel et coll. (1995) ont montré que les rats les plus anxieux dans un labyrinthe en croix surélevé boivent plus d’alcool que les non anxieux. En revanche, Sandbak et Murison (1996) sont arrivés à la conclusion inverse en évaluant l’anxiété à l’aide d’un autre test (defensive burying).

Chez les primates non humains, Higley et Bennett (1999) retrouvent des typologies proches de celles décrites chez l’homme par Cloninger (1987). La consommation d’alcool est plus importante chez les animaux les plus anxieux et sensibles au stress, d’une part (alcoolisme de type I), et chez les animaux qui montrent le plus d’impulsivité et d’agression sociale, d’autre part (alcoolisme de type II).

Variations génétiques

Certaines souches d’animaux de laboratoire qui diffèrent pour leur réactivité comportementale à des stimulations aversives divergent aussi pour leur consommation d’alcool. Il faut cependant mentionner la difficulté de bien définir actuellement la réactivité émotionnelle des animaux. En effet, les modèles multidimensionnels développés par les psychologues sont encore peu utilisés en psychologie expérimentale (Ramos et Mormède, 1998).

Le but est de rechercher des modèles qui correspondraient aux différents « types » d’alcoolisme décrits chez l’homme (Cloninger, 1987), afin d’en analyser les mécanismes psychobiologiques et neurochimiques.

Des souches d’animaux de laboratoire sélectionnées sur la base de leur réactivité comportementale divergent aussi pour leur consommation d’alcool. Par exemple, les lignées de rats Roman high- (RHA) et low- (RLA) avoidance ont été sélectionnées selon leur performance dans un test d’évitement actif. Ces

souches diffèrent pour leur consommation d’alcool (RHA > RLA) mais aussi pour leur préférence vis-à-vis de la quinine.

Alors que pour les RLA, la quinine est aversive en raison de son goût amer, les rats RHA préfèrent une solution de quinine à l’eau. Ces animaux ont d’ailleurs des caractéristiques de « chercheurs de sensations ». Les rats « Wistar Kyoto » (WKY) et « Wistar Kyoto Hyperactifs » (WKHA) ont été sélectionnés pour leur comportement locomoteur en environnement nouveau.

Les WKHA sont plus renforcés par la saccharine (Razafimanalina et coll. 1996) et boivent plus d’alcool en administration forcée ou en libre choix. Cependant, les données divergent selon les auteurs pour ce qui concerne la consommation d’alcool par les WKY (Paré et coll., 1999 ; Cailhol et Mormède, 2000, 2001, 2002), selon le sexe, le protocole d’alcoolisation et probablement d’autres facteurs non contrôlés.

Cette difficulté à caractériser les comportements de consommation d’alcool sont bien illustrés par les travaux menés avec les souches de rats Maudsley Modèles animaux pour l’étude des relations entre consommation et stress sélectionnées en open field pour leur niveau de défécation, supposé proportionnel à leur réactivité émotionnelle.

La souche « Maudsley reactive » à défécation élevée, consomme spontanément de grandes quantités d’alcool, par rapport à la souche « Maudsley non reactive » (Satinder, 1975 ; Adams et coll., 1991). Cependant, des divergences existent dans la littérature et un travail récent de Adams et coll. (2001) sur ces souches et plusieurs souches recombinantes consanguines issues de celles-ci montre l’importance des facteurs de procédure dans les différences entre ces souches et entre les sexes.

Pour répondre donc à la question : oui, l’alcool est testé. On peut arguer bien entendu que les pseudos scientifiques pratiquent les expériences sur les animaux pour tout problème de santé publique, que l’achat d’alcool (végétalien) ne participe pas à cela, ou en tout cas pas plus que d’acheter des cartouches d’encre pour un stylo plume, vu que l’encre est testé aussi.

C’est là, cependant, passer à côté de la question de la Nature : l’alcool produit des ravages pour la santé. L’alcool est un énorme problème de santé publique, et boire de l’alcool en public c’est cautionner cela.

De par la nature de l’alcool, en boire signifie également chercher une ivresse, quelque chose manquant au corps qui serait insuffisant dans sa forme naturelle, par ses sensations. Boire de l’alcool seul dans son coin, c’est également affirmer, à soi-même, un manque.

Et toute situation fondée sur le manque amène à bouleverser la nature du corps, à poser un problème de santé, et inévitablement la réponse des organismes de santé publique sera des tests sur les animaux pour tenter de comprendre à partir de la seule perspective individuelle.