• Discours d'Emmanuel Macron à la COP23 à Bonn

Le village aux chats de Houtong

Le terme « Houtong » désigne en chinois une allée, une rue étroite. C’est également le nom d’un village de 200 habitants en périphérie de Taipei (à ¾ d’heure en train), sur l’île de Taiwan.

Le village a perdu toute vie avec la fermeture des mines, mais la population s’est occupée des dizaines de chats errants, et est devenu un centre touristique.

La population s’occupe des chats ; à l’entrée du village, on trouve leurs photos, avec leurs noms. Les touristes font eux vivre le village en consommant les nombreux biens dans les magasins de souvenirs.

Les chats sont cependant encore sauvages ; il n’y a pas d’interférence. Ils sont présents absolument partout dans le village, et apparemment s’accommodent parfaitement des nombreuses visites.

Cela laisse penser au fameux cafés japonais, où les chats sont présents, sauf qu’ici l’espace est bien plus grand, et les possibilités de replis bien plus faciles.

Tout a commencé en 2008 quand un ami des chats a posté des photographies de Houtong. On peut voir de nombreuses photos sur son blog.

Par la suite, le village est devenu très connu et une attraction touristique. Le problème par contre, une fois le site connu, est que des gens abandonnent leur chat dans cette zone, « espérant » de manière hypocrite qu’on s’occupe d’eux.

Et bien entendu, la forte présence d’humains est forcément dérangeante ; voici un panneau recommandant la non utilisation de flashs pour les photographies.

C’est en tout cas un exemple intéressant de cohabitation. Il resterait à étudier dans quelle mesure ces chats ne sont pas exploités comme attraction touristique seulement, à un moment donné. Cela reflète en tout cas bien entendu le grand principe de Gaïa: l’inévitable rencontre des êtres vivants, pour aller de l’avant.

Reste que la cohabitation nécessite bien sûr des avancées: sur le panneau suivant, il est marqué que le village n’accepte pas les chiens! En réalité, la vie étant toujours plus “compliquée”, il y en a (en l’occurrence des chiens errants).

Ce village pourrait être un bon exemple d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les êtres humains et les chats, une coexistence respectueuse pour que la terre redevienne bleue et verte.

Les ados français sont les plus drogués d’Europe

Voici un article du Figaro étudiant, qui tente de rassembler les informations données dans un rapport (disponible en anglais ici) de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies. Il va de soi que ce qui est raconté est à prendre “avec des pincettes”: l’affirmation, par exemple, comme quoi on arrête les drogues dures comme on veut a de quoi surprendre.

Ce qui est surtout à retenir, c’est en fait surtout que l’idéologie de la drogue continue de se répandre en France; elle s’installe et devient une composante de la culture.

Les ados français sont les plus drogués d’Europe

Ils sont trois fois plus nombreux à prendre de la coke. Parmi les 15-16 ans, ils figurent parmi les plus grands consommateurs d’ecstasy, cannabis, cocaïne, amphétamines en Europe.

Si la consommation européenne de drogues s’est globalement stabilisée, le rapport 2013 de l’Observatoire européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) craint de voir «le chômage des jeunes et les coupes budgétaires opérées faire resurgir d’anciens problèmes». Les Français devraient tout particulièrement s’inquiéter, car nos jeunes adolescents consomment déjà plus que partout ailleurs en Europe.

N°1 sur le cannabis

Ce sont les champions européens de la drogue. Les consommateurs français de drogue âgés de 15 à 16 ans sont toujours parmi les premiers d’Europe pour chaque drogue. Et notamment de cannabis.

Alors que près de 15% des jeunes européens ont déjà fumé au cours de l’année, les Français, eux, sont 22%. Près de 41.5% des 17 ans ont déjà fumé du cannabis dans leur vie et 6% en font une consommation régulière.

La cocaïne touche maintenant les adolescents

Environ 4% des 15-16 ans ont déjà pris de la cocaïne et des amphétamines. Au rayon ecstasy, 3% d’entre eux ont succombé. Si l’âge moyen pour prendre son premier rail est de 22 ans en Europe, près de 3% des jeunes français de 17 ans en ont déjà pris. Soit trois fois plus qu’il y a dix ans.

Pourquoi ce boom de la cocaïne chez les lycéens ?Ils suivent juste la tendance générale d’une banalisation de cette drogue due à une offre plus grande et des prix plus bas, justifie le rapport de l’OFDT.

La toxicologue Michèle Rudler avance une première explication, simplement géographique: «la France est située entre des pays producteurs et un pays consommateur: la Hollande. Elle fait donc office plaque tournante de la drogue en Europe, ce qui multiplie les chances des jeunes d’en consommer».

S’ils expérimentent très tôt, les Français semblent se détâcher plus facilement des drogues dures qu’ailleurs en Europe. Passés la vingtaine, ils passent à autre chose et ne font plus partie des champions de la drogue européens. Entre 15 et 34 ans, jamais plus d’1,8% d’entre eux ne consomment de drogues dures illicites.

“Je suis un âne j’ai voté Hollande”

La manifestation contre le droit au mariage pour les personnes gay et lesbiennes, ce dimanche, a de nouveau amené une propagande très particulière à l’encontre des animaux. Nous avions déjà parlé d’une de ces manifestations (mais aussi d’une des manifestations inverses).

Les animaux ont cette fois encore été utilisés pour dénoncer la Nature et mettre en avant une vision totalement anthropocentriste.

On a ainsi pu voir des ânes qui ont été utilisés afin de critiquer François Hollande. Quel rapport ? Simplement l’expression connue considérant que les ânes seraient « bêtes », et que donc les gens ayant voté Hollande auraient été des « ânes. »

C’est très infantile et bien entendu surtout totalement conforme à l’idéologie de l’exploitation animale. Cela reflète bien la vision du monde de ce genre de manifestants, par ailleurs, parce qu’amener des ânes à un tel événement, il faut vraiment ne rien respecter de la vie animale.

On est là véritablement au moyen-âge, ce qui « tombe bien » puisque c’est par ailleurs la société idéale de ces gens.

Dans un autre genre, il y a cette affiche qui a également été utilisée. Bien entendu, elle vise à prétendre que l’homosexualité serait non « conforme » et reviendrait à la zoophilie.

Cette affiche est très intéressante, parce qu’alors que nous de notre côté nous voulons la reconnaissance de la Nature, ces gens-là veulent précisément le contraire : ils veulent rejeter la Nature au plus loin.

Et en même temps, ces gens prétendent que la religion serait en quelque sorte un « droit naturel. » En fait, la Nature est rejetée, mais la « nature », avec un petit « n », est présentée comme une création de Dieu et ayant des règles qui seraient formulées dans les livres religieux.

C’est ce qui permet de donner un vernis « naturel », qui permet de mobiliser bien plus que le discours selon lequel il faut nier la Nature, comme le font les queers ou les gens de « Pour en finir avec l’idée de nature. »

On ne peut pas comprendre l’impact (très mauvais) des religieux, si on ne voit pas que ces gens dévoient l’idée de Nature.

Car comme les gens voient bien que la Nature existe, ils sont bien plus réceptifs à ces démagogues qu’à des sortes de post-modernistes ultra urbanis et intellectuels universitaires qui affirment qu’il faut se « transcender » dans quelque chose de « culturel » au-delà de la Nature, de l’être humain lui-même, etc.

C’est cela qui est terrible : en même temps que la propagande dont nous parlons ici est totalement anti-Nature, ces gens se prétendent pourtant les défenseurs d’un « ordre naturel. » Un paradoxe qu’on ne peut comprendre que si on voit que Gaïa est une réalité, et que tant les religieux que les faux athées n’ont rien compris à la Nature dont ils prétendent s’être extrait !

Une virulente épidémie touche les rongeurs en France

Une très grave épidémie est en train de toucher les rongeurs. On en parle surtout sur les forums destinés aux rats (ici et ), mais il faut savoir que cette épidémie toucherait tous les rongeurs : souris, hamsters, cochons d’inde…

Nous parlons au conditionnel car des recherches et des analyses vétérinaires sont en cours afin de connaître le virus précis. A l’heure actuelle, il pourrait s’agir du Sendaï qui est très contagieux, très grave et mortel. Si les rongeurs ne sont pas emportés par ce virus, ils deviennent porteurs sains, et là, la contamination va s’étaler petit à petit via les co-voiturages pour les adoptions, les rencontres entre passionnés de rongeurs, les animaleries, les reproducteur etc.).

Les symptômes sont des éternuements, de la fatigue, une apathie éventuelle et un rhume qui peut dégénérer. Le rhume peut dégénérer, car cette maladie est tellement violente qu’elle emporte en général les rongeurs en quelques heures seulement, sans que l’on puisse sauver l’animal. Bref, très peu de signes avant-coureurs, pour une maladie foudroyante !

Si il s’agit du Sendaï, il existe un test de dépistage, le test Elisa. Sauf que ce test ne serait pas très fiable (il faut le faire sur un rat malade, en pleine crise) et ce test ne serait par ailleurs pas pratiqué en France (outre, par ailleurs, son prix élevé).

Mais le flou est total, soit c’est le virus du Sendaï, soit c’est un virus qui aurait muté ou deux autres virus couplés. Sans les résultats, ni les témoignages des personnes concernées, difficile de mettre un nom sur ce virus. Les pages des sujets sur les forums ne sont pas forcément faciles pour aider à comprendre la situation à cause d’un manque de chronologie, de renseignements, de témoignages et de retours.

Le virus dont il est ici question, viendrait (nous employons toujours le conditionnel car il est très difficile de regrouper des informations claires et précises) de l’exposition/vente de Houten (on peut voir ici une vidéo montrant de quoi il s’agit).

Houten est un événement où des animaux sont vendus. On y trouve des rongeurs, des lagomorphes, des furets, des oiseaux, des reptiles, des insectes, des arachnides… et comme le montre la vidéo ci-dessus, les animaux y sont détenus dans des conditions déplorables et plus que sommaires : cages de laboratoires et autres cages à l’espace ultra restreint, litière toxique de copeaux de bois pour ces animaux réduits à l’état d’objets d’exposition et de curiosité…

Bref, Houten, en plus d’être une occasion de se faire de l’argent avec le commerce d’êtres vivants est un rassemblement qui est un véritable nid à mauvais microbes et à maladies!

Dans le cas d’une épidémie très grave des mesures très strictes de sécurité et d’hygiène sont à respecter :

  • éviter les animaleries
  • éviter les rencontres avec d’autres personnes qui vivent avec des rongeurs
  • évitez les éleveurs de rongeurs

Si cela est impossible, il faut attendre au minimum 3 heures avant de renter chez soi, se laver consciencieusement les mains au retour et se changer.

En cas d’adoption, il faut respecter une quarantaine stricte et sérieuse d’environ 8 semaines (au lieu des 4 habituelles), afin d’éviter une éventuelle contagion. L’idéal, est de faire la quarantaine chez une personne qui n’a pas de rongeur.

Une bonne quarantaine se fait dans une pièce à part, avec un lavage soigneux des mains entre chaque touché d’animal. Si l’on veut faire les choses parfaitement, on se change même entre chaque pièce.

Si vous vivez avec des rongeurs et/ou si vous connaissez des personnes qui sont dans ce cas, faites passer l’information. Il faut être très vigilantE et être extrêmement précautionneux et précautionneuse quant aux règles d’hygiène. Mieux vaut en faire trop que pas assez, il en va de la vie des rongeurs!

Voici ci-dessous l’appel lancé à la vigilance. Dans le texte il est question de la Picardie, mais si il s’agit du virus Sendaï, toute la France peut être touchée.

Si vous croyez être touchés par ce virus, surveillez les topics en question sur les forums, respectez scrupuleusement les règles d’hygiène si vous vivez avec des rongeurs. Dans le doute, il ne faut surtout pas hésiter à aller chez son vétérinaire pour une consultation.

Nous tenons naturellement à souhaiter beaucoup de courage aux personnes et aux rongeurs touchés par ce virus.

Ceci est une alerte importante, j’invite tous les ratouphiles de la région picarde et alentours à la la lire attentivement et à prendre des mesures de prudence.

Une ratouphile de cette région qui souhaite rester anonyme m’informe qu’une épidémie très virulente a touché sa troupe ainsi que plusieurs autres personnes de ses connaissances. Au total, plusieurs dizaines de rats, ainsi que des souris et des cochons d’inde sont décédés. Au moins quatre personnes ont été touchées, dans les départements de l’Aisne (02) et de l’Oise (60), avec des vagues de décès chez deux d’entre elles début mars, puis trois (dont une déjà touchée en mars) début mai.

Il y a peu de signes avant-coureurs : parfois fatigue et quelques éternuements au plus puis décès, des morts subites sans signe avant-coureur se produisent également. Une autopsie pratiquée sur un des rats a écarté le SDA mais révélé la présence d’Escherichia Coli (bactérie normalement présente dans les intestins des mammifères, il existe de nombreuses souches, du plus inoffensif au plus dangereux).

Un virus pourrait être également en cause. Apparemment, l’épidémie pourrait se présenter par “vagues”, avec un premier groupe de décès, une accalmie puis une nouvelle poussée.

Aucun point commun n’a pour l’instant pu être trouvé entre les différents foyers, ce qui signifie que tous les endroits fréquentés par des ratouphiles directement (animaleries, expositions…) ou “indirectement” (éleveurs pro / grossistes) sont des sources potentielles de l’épidémie. Plusieurs personnes touchées se seraient rendues à Houten avant et/ou après les décès.

Dans l’attente de plus amples informations, nous recommandons à tous les ratouphiles de cette région la plus grande prudence :

– évitez les animaleries, les covoiturages, les rencontres, les expos… autant que possible,

– en cas de visite à l’animalerie ou de contact risqué, attendre 3 heures pour rentrer chez soi, changer de vêtements et bien se laver les mains en rentrant chez soi avant de toucher ses animaux,

– en cas de nouvelle adoption, quarantaine stricte de 2 semaines grand minimum (une personne a été touchée malgré une quarantaine de 2 semaines, donc 3 ou 4 pourraient être plus prudentes),

– en cas de projet de saillie, quarantaine stricte chez les propriétaires du mâle et de la femelle 2 semaines grand minimum avant la saillie,

– en cas de décès suspect, mise immédiate en quarantaine et autopsie si possible + signalement ici-même pour compléter nos informations ce qui permettra de recommander les meilleures mesures à chacun et de protéger un maximum de rats !

N’hésitez pas à diffuser cette information auprès de vos amis, et à nous signaler tout décès chez vous qui pourrait coïncider avec cette épidémie. Si vous souhaitez signaler des cas de manière anonyme, vous pouvez m’envoyer un MP, je m’engage à relayer l’information sans dévoiler votre identité.

Merci à tous de votre attention et surtout, soyez prudents !

“L’humain c de la merde”

Le site Bite Back, qui publie les communiqués de l’ALF et de l’ARM (Milice pour les droits des animaux, à laquelle a appartenu Barry Horne), a publié tout récemment un communiqué de l’ARM suite à une action en Suède.

Il est important d’en parler, car c’est une action fort critiquable issue d’une conception que nous ne contestons pas : la libération animale. En fait, le problème de l’ALF et de l’ARM n’est pas l’ALF ou l’ARM, comme l’expliquent les welfaristes ou les « abolitionnistes » à la Francione.

Le problème est la question du rapport à la population et de la perspective positive. En l’occurrence, l’ARM a ciblé quelqu’un qui a un élevage de poules et qui entend élever des visons.

Or, il n’y a plus de fermes de visons d’ouvertes depuis plusieurs années en Suède : l’éleveur a reçu des menaces, une hache a été lancée à travers une fenêtre.

Là, la pierre tombale de ses parents a été enlevée du cimetière et placée dans le jardin de sa sœur. Une autre pierre tombale a été placée dans le cimetière, avec son nom à lui.

Il va de soi que c’est fondamentalement erroné. Mais le problème est que cela ne sera pas considéré par certains comme « erroné », mais comme « extrême » et donc acceptable car la situation des animaux est « extrême. »

Le problème n’est pas là : nous détestons la critique réformiste des « extrêmes » et n’avons rien à voir avec les vegans qui veulent « marcher dans les institutions. »

Cependant, il est intéressant de voir que la marche légaliste dans les institutions va de pair avec une scène du mouvement pour les animaux où l’irrationalisme prédomine.

Tout est accepté, de manière irrationnelle, tant le légalisme le plus complet que des appels misanthropes (car l’action de l’ARM est ici misanthrope : quel rapport entre l’éleveur et ses parents ou même sa sœur?).

C’est là où le welfarisme de L214 et Cie est une escroquerie : cela donne l’idée qu’il y aurait une sorte de mouvement désordonné mais relativement uni pour les droits des animaux, et que finalement il y a d’un côté la société et de l’autre la poignée de moralistes.

C’est une vision profondément anti-sociale et élitiste. Au lieu d’affirmer le chemin à suivre, il y a une critique profondément catholique, visant à faire culpabiliser.

Quelle différence de fond entre l’action de l’ARM et le fait de se mettre nu dans des barquettes ? Aucune, cela se fonde pareillement sur la culpabilisation et la négation de la réflexion.

Et il est intéressant de voir comment le pire réformisme légaliste se conjugue avec le pire réformisme non légaliste : il n’y a aucune contradiction à ce que les mêmes gens célèbrent Bardot ou L214 et de l’autre « trippent » littéralement sur le film ALF.

Sur le facebook de « ALF le film », on a par exemple ces deux commentaires suite à une corrida particulièrement abjecte, le taureau perdant ses viscères :

CoOkie Mo Horrrrrrrrible, j’en ai marre de ces connards sadiques et pervers et de tout ceux qui acquiescent ce massacre, je leur souhaite a tous de décéder un jour dans les mêmes souffrances que celles qu’ils cautionnent!

Anna Luna Qu’il crèvent tout ses bâtard de leurs mère. J’aime trop kan les tauro les encornes c bâtard! L’humain c de la merde

On peut bien sûr comprendre la colère. Mais il ne s’agit pas de colère : il s’agit d’une mise en scène. Internet regorge de remarques de tel genre. Y a-t-il pour autant une grande radicalité dans les faits ?

Non, il y a le réformisme et zéro radicalité. Le film « ALF » a d’ailleurs été diffusé à l’occasion de la veggie pride !

Si cela n’est pas un sacré symbole d’un mélange improbable des idéologiques qui ne vise qu’une seule chose : parer la marche dans les institutions d’une espèce d’aura radicale au moyen d’un moralisme mi-chrétien mi-misanthrope…

Jamais gémissement de souffrance ne me déchira le cœur comme l’appel désolé, comme le reproche…

Cette année-là, vers la fin de l’automne, les froids arrivèrent, brusquement, et je fus appelé par un de mes cousins, Karl de Rauville, pour venir avec lui tuer des canards dans les marais, au lever du jour.

Mon cousin, gaillard de quarante ans, roux, très fort et très barbu, gentilhomme de campagne, demi-brute aimable, d’un caractère gai, doué de cet esprit gaulois qui rend agréable la médiocrité, habitait une sorte de ferme-château dans une vallée où coulait une rivière.

Des bois couvraient les collines de droite et de gauche, vieux bois seigneuriaux où restaient des arbres magnifiques et où l’on trouvait les plus rares gibiers à plume de toute cette partie de la France.

On y tuait des aigles quelquefois ; et les oiseaux de passage, ceux qui presque jamais ne viennent en nos pays trop peuplés, s’arrêtaient presque infailliblement dans ces branchages séculaires comme s’ils eussent connu ou reconnu un petit coin de forêt des anciens temps demeuré là pour leur servir d’abri en leur courte étape nocturne.

Dans la vallée, c’étaient de grands herbages arrosés par des rigoles et séparés par des haies ; puis, plus loin, la rivière, canalisée jusque-là, s’épandait en un vaste marais.

Ce marais, la plus admirable région de chasse que j’aie jamais vue, était tout le souci de mon cousin qui l’entretenait comme un parc.

À travers l’immense peuple de roseaux qui le couvrait, le faisait vivant, bruissant, houleux, on avait tracé d’étroites avenues où les barques plates, conduites et dirigées avec des perches, passaient, muettes, sur l’eau morte, frôlaient les joncs, faisaient fuir les poissons rapides à travers les herbes et plonger les poules sauvages dont la tête noire et pointue disparaissait brusquement (…).

J’arrivai le soir chez mon cousin. Il gelait à fendre les pierres. Pendant le dîner, dans la grande salle dont les buffets, les murs, le plafond étaient couverts d’oiseaux empaillés, aux ailes étendues, ou perchés sur des branches accrochées par des clous, éperviers, hérons, hiboux, engoulevents, buses, tiercelets, vautours, faucons, mon cousin pareil lui-même à un étrange animal des pays froids, vêtu d’une jaquette en peau de phoque, me racontait les dispositions qu’il avait prises pour cette nuit même (…).

Le jour s’était levé, un jour clair et bleu ; le soleil apparaissait au fond de la vallée et nous songions à repartir, quand deux oiseaux, le col droit et les ailes tendues, glissèrent brusquement sur nos têtes.

Je tirai. Un d’eux tomba presque à mes pieds. C’était une sarcelle au ventre d’argent. Alors, dans l’espace au-dessus de moi, une voix, une voix d’oiseau cria.

Ce fut une plainte courte, répétée, déchirante ; et la bête, la petite bête épargnée se mit à tourner dans le bleu du ciel au-dessus de nous en regardant sa compagne morte que je tenais entre mes mains.

Karl, à genoux, le fusil à l’épaule, l’œil ardent, la guettait, attendant qu’elle fût assez proche. « Tu as tué la femelle, dit-il, le mâle ne s’en ira pas. »

Certes, il ne s’en allait point ; il tournoyait toujours et pleurait autour de nous. Jamais gémissement de souffrance ne me déchira le cœur comme l’appel désolé, comme le reproche lamentable de ce pauvre animal perdu dans l’espace.

Parfois, il s’enfuyait sous la menace du fusil qui suivait son vol ; il semblait prêt à continuer sa route, tout seul à travers le ciel. Mais ne s’y pouvant décider il revenait bientôt pour chercher sa femelle.

« Laisse-la par terre, me dit Karl, il approchera tout à l’heure. » Il approchait, en effet, insouciant du danger, affolé par son amour de bête, pour l’autre bête que j’avais tuée.

Karl tira ; ce fut comme si on avait coupé la corde qui tenait suspendu l’oiseau. Je vis une chose noire qui tombait ; j’entendis dans les roseaux le bruit d’une chute. Et Pierrot me le rapporta.

Je les mis, froids déjà, dans le même carnier… et je repartis, ce jour-là, pour Paris.

(Guy de Maupassant, Amour, trois pages du livre d’un chasseur)

Un nouveau marqueur de violence extrême: la maltraitance animale

Voici un très intéressant article de Professeur de psychologie sociale à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble, publié sur le huffingtonpost. On est bien entendu pas obligé d’être d’accord sur tout, loin de là; il s’agit d’une étude tout à fait “institutionnelle”, qui est bornée et ne peut pas voir ses propres limites.

Ni la réalité de l’exploitation animale au sein du capitalisme, ni le patriarcat ne sont saisis et reconnus tels quels, pas plus que la question de la dénaturation de l’humanité. C’est néanmoins un document vraiment intéressant, et très révélateur que la question sociale est aussi une question naturelle.

VIOLENCE – L’on assiste aujourd’hui à une forte intensification de la recherche criminologique internationale sur le lien entre les conduites violentes et les mauvais traitements réservés aux animaux.

Depuis certains faits divers ayant eu d’importants échos, comme celui du massacre de Columbine, des études plus systématiques sont menées pour lier la violence envers l’animal et celle envers l’humain.

Le 20 avril 1999, dans le lycée de Columbine, Eric Harris et Dylan Klebold tuaient 12 élèves et un enseignant et blessaient 20 personnes avant de se donner la mort. Tous deux s’étaient vantés dans leur passé d’avoir mutilé des animaux.

Il ne s’agit pas d’un fait isolé. Stéphanie Verlinden et ses collègues de l’université du Pacifique ont étudié les comportements qu’avaient eus avec les animaux les adolescents impliqués dans neuf fusillades mortelles en contexte scolaire, constatant que 45% d’entre eux avaient été auteurs d’actes de cruauté.

De nombreuses autres autopsies psychologiques menées pour comprendre les caractéristiques des tueurs de masse (auteurs d’au moins trois homicides le même jour) ou des tueurs en série (auteurs d’homicides planifiés faisant trois victimes ou plus sur un intervalle de temps plus long et dans des circonstances différente) dévoilent que la cruauté envers les animaux peut constituer un important marqueur de violence envers des êtres humains.

Ainsi, dans une étude rétrospective menée en prison auprès de 36 auteurs de plusieurs meurtres, 36% d’entre eux disaient avoir tué et torturé des animaux durant leur enfance, et 46% avaient commis ces actes de cruauté durant l’adolescence. Dans une autre étude réalisée en milieu carcéral auprès de 180 prisonniers, Brandy Henderson, de l’université du Tennessee, constatait que les actes de violence envers les animaux que déclaraient les prisonniers étaient particulièrement fréquents.

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La cruauté envers l’animal est définie par Frank Ascione, de l’université de Denver, comme un comportement socialement inacceptable qui cause intentionnellement une douleur, souffrance et détresse de l’animal et/ou sa mort. Il s’agit donc d’un ensemble de conduites nocives pour l’animal qui se distinguent de l’exploitation de l’animal pour sa viande ou sa peau, par exemple.

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La littérature psychiatrique admet depuis de nombreuses années que la cruauté envers les animaux chez l’enfant est prédictive de futures conduites antisociales, incluant les violences contre les personnes.

Linda Merz-Perez et ses collègues ont interrogé un échantillon de délinquants violents et non violents incarcérés dans une prison à sécurité renforcée en Floride. 56% des délinquants violents rapportaient avoir commis des actes de cruauté envers les animaux durant leur enfance, contre 20% des délinquants non violents. Les délinquants non violents exprimaient davantage de remords pour ces actes que les délinquants violents.

Dans une autre étude menée auprès de 152 hommes incarcérés ou non, des chercheurs ont comptabilisé que, tandis que 25% des délinquants agressifs rapportaient 5 actes de cruauté envers les animaux ou davantage, ce n’était le cas que de 6% des délinquants non agressifs. Aucun des participants non-délinquants à cette étude n’avait commis 5 actes de cruauté envers des animaux.

Moins soumise à des biais liés à la mémoire des répondants, le suivi d’une cohorte d’enfants à risque a montré que ceux qui avaient eu des conduites cruelles envers les animaux entre 6 et 12 ans avaient une probabilité plus que doublée d’être en contact avec la justice par la suite.

Dans une revue de la littérature, Flynn (2011) a identifié les principaux antécédents de la cruauté envers l’animal chez les enfants: être victime d’abus physique ou sexuel, être témoin de violences entre ses parents, voir ses parents ou des pairs faire du mal aux animaux.

L’une des rares études européennes menées sur le sujet a été réalisée par Sonia Lucia, de l’université de Genève, et Martin Killias, de l’université de Zürich, auprès de plus de 3600 enfants et adolescents suisses de 13 à 16 ans. Les résultats ont montré que 12% d’entre eux (17% des garçons et 8% des filles) ont admis avoir maltraité intentionnellement un animal. 5% des garçons et 1,5% des filles l’avaient fait à plusieurs reprises. Les animaux maltraités étaient des chats ou chiens (29%), des poissons, lézards ou grenouilles (18%), des oiseaux (11%) et d’autres animaux (insectes, gastéropodes, 41%).

Dans environ un cas sur deux, l’acte avait été réalisé en présence d’une ou plusieurs autres personnes. Lorsque les auteurs ont mis en relation les mauvais traitements d’animaux avec les conduites délinquantes et violentes des participants, un lien significatif est ressorti pour tous les types de conduites.

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Les enfants qui avouaient avoir maltraité des animaux étaient trois fois plus enclins à avoir commis des actes de délinquance grave comme par exemple un cambriolage ou une agression conduisant à une blessure.

Les raisons des mauvais traitements

Les raisons qui motivent les mauvais traitements envers l’animal sont diverses. Selon Stephen Kellert, de l’université de Yale, et Alan Felthous, de l’université du Texas, la première motivation présente est le contrôle: l’animal est battu pour qu’il arrête un comportement indésirable (aboiements, par exemple).

La deuxième motivation observée est le châtiment, qui consiste dans l’usage d’une punition extrême pour punir l’animal (par exemple, s’il a vomi ou fait ses besoins au mauvais endroit).

La troisième motivation est l’absence de respect pur et simple pour la vie de l’animal. Du fait de préjugés, l’individu maltraite ou néglige les conditions de vie d’un animal parce qu’il considère qu’il ne mérite aucun égard, voire qu’il est mauvais.

L’instrumentalisation (4e motivation) consiste dans l’usage de l’animal pour mettre en scène de la violence, comme dans le cas des combats de chiens.

La cinquième motivation est appelée l’amplification: l’animal est utilisé pour impressionner, menacer ou blesser autrui, en prolongement de la violence de l’individu.

La sixième motivation consiste dans la réalisation d’un mauvais traitement pour choquer les gens qui en sont témoins ou s’amuser.

La septième motivation est la vengeance, et consiste dans l’agression d’un animal afin d’atteindre son propriétaire.

Enfin, la dernière motivation est le déplacement de l’agression. Dans ce cas, l’animal est victime de coups parce que l’individu n’a pas la possibilité de les donner à une source de frustration qu’il craint ou ne peut atteindre. Par exemple, après une entrevue défavorable avec un supérieur hiérarchique, l’individu donne des coups de pieds à son chien suite à une contrariété mineure.

Comme toute conduite agressive, les conduites cruelles envers les animaux sont déterminées par l’observation de modèles et par imitation. De plus, conformément à la théorie néo-associationniste de l’agression, toute expérience désagréable (frustration, provocation, odeurs, bruit, température inconfortables) génère un affect négatif, lequel mobilise des pensées, souvenirs, réponses motrices et physiologiques qui favorisent une réaction de fuite en cas de peur et d’attaque si la colère est stimulée. Ceci s’applique à certains types de violences réactives envers l’animal.

Un marqueur de violences subie de la part des proches et commise envers les proches

Selon Frank Ascione, de l’université de Denver, les enfants victimes de violences sexuelles ont une probabilité d’être auteurs d’actes de cruautés envers les animaux multipliées par 6. Chez l’adulte, la cruauté commise envers les animaux est liée aux violences perpétrées sur les enfants, les partenaires intimes, et les personnes âgées. Ces conduites se produisent souvent dans les mêmes maisons et sont perpétrées par la même personne: un homme adulte.

La recherche en criminologie ne s’est que récemment intéressée significativement à cette question, mais les travaux sont aujourd’hui abondants et convergents. Frank Ascione et ses collègues ont comparé 100 femmes rencontrées dans des centres d’accueil pour femmes battues à 120 femmes issues de la population générale et n’ayant pas été victimes de violences. Il y avait une probabilité cinq fois supérieure pour une femme dont le partenaire avait menacé de violence un animal familier d’avoir été victime de violence intime.

Dans une étude observationnelle, un chercheur s’est rendu au domicile de 53 familles qui remplissaient les critères d’abus d’enfant et de négligence et où se trouvait un animal de compagnie. L’observation des conduites durant l’entretien avec la famille a montré que dans 60% des cas les animaux familiers étaient maltraités ou négligés. Dans 88% des familles montrant un abus d’enfant, la cruauté envers les animaux était présente: 2/3 des animaux étaient victimes du père et 1/3 des enfants. Il a également été constaté que les femmes ayant un animal familier risquant d’être maltraité repoussent parfois leur décision de se séparer du conjoint violence pour protéger leur animal domestique.

Selon les données d’Eleonora Gullone, de l’université Monash en Australie, de 18% à 45% des femmes battues indiquaient que la crainte que leur conjoint ne s’en prenne à leur animal familier les aura empêchées de le quitter plus tôt.

Protéger humains et animaux

Les liens entre les humains et les animaux de compagnie ne sont pas superficiels: lors de telle catastrophe naturelle, de nombreux exemples indiquent que les survivants se soucient de leur chien ou de leur chat. En effet, les animaux de compagnie sont souvent considérés comme des membres de la famille.

Par exemple, après le passage de l’ouragan Katarina en 2006, certaines autorités de secours américaines ont mis en place des plans de sauvetage des animaux, ayant constaté que de personnes sinistrées refusaient de quitter le tôt de leur maison dévastée par l’inondation si l’on n’évacuait pas leur animal de compagnie avec elles.

Tandis que les travaux attestant de l’intérêt de l’introduction des animaux dans certaines formes de psychothérapies se multiplient, les recherches liant le bien-être humain et celui de l’animal se développent.

Au Royaume Uni, les travailleurs sociaux sont invités à s’interroger sur la manière dont les animaux familiers sont traités par les membres de la famille, tandis que l’on suggère aux vétérinaires témoins de mauvais traitements de se rapprocher des autorités. La manière dont sont traités les animaux et celle dont l’on traite les humains ne sont pas entièrement dissociables, au contraire.

Selon Eleonora Gullone, il existerait un lien au plan international entre le niveau de mise en pratique par les Etats des droits de l’homme et le traitement réservé aux animaux.

Novethic, vers l’écologie business

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est une structure économique très importante en France, c’est un organisme économique qui dépend de l’Etat et soutient l’économie, tout en étant soi-même capitaliste. C’est quelque chose de très particulier et de très obscur, et c’est d’autant plus intéressant dans le lien avec l’écologie.

Il existe en effet une structure appelée Novethic:

Novethic, filiale de la Caisse des Dépôts, est à la fois un média sur le développement durable et un centre de recherche sur l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).

On l’a compris, il s’agit d’une structure très importante pour l’écologie business:

Novethic.fr est aujourd’hui la source d’information de référence sur les grands enjeux planétaires (réchauffement climatique, discrimination, OGM, analyse extra-financière des entreprises, etc.). Il compte plus de 150 000 visiteurs par mois.

Le site novethic.fr publie, depuis 2001, des articles au contenu exclusif réalisé par des journalistes, en France et à l’étranger, sur le développement durable, la RSE et l’ISR. Novethic propose aux internautes une analyse spécifique de l’actualité bâtie sur son expertise, des sujets originaux concernant les grands enjeux auxquels sont confrontés entreprises, ONG, investisseurs… L’ensemble des articles, publiés par Novethic depuis la création, sont accessibles sur le site.

Voici, à titre d’illustration, comment il est parlé de la peinture écologiste avec laquelle tente de se recouvrir certains partis:

Le 23 mars, le parti socialiste organisait un forum sur la transition écologique où il dévoilait un texte de « positionnement » détaillant comment il concevait la « social-écologie » version socialiste. Trois semaines plus tard, le 13 avril c’était au tour de l’UDI, le nouveau parti centriste de Jean-Louis Borloo, de faire son propre forum de création d’un pôle écologique. Un type d’évènement pas si fréquent, qui plus est au moment où la préoccupation environnementale est loin d’être une priorité chez les Français.

PS : un texte fort mais avec quel poids ? 

« C’est un choix politique fort du Parti socialiste d’avoir décidé de consacrer son premier forum après le congrès de Toulouse (1) à la transition écologique. Au XXIème siècle, le socialisme ne peut plus se penser sans l’écologie et nous sommes convaincus que la transition écologique a besoin, pour réussir, de l’engagement des socialistes », déclarait ainsi Harlem Désir, le secrétaire national du PS en ouverture du forum du 23 mars. Un forum où était dévoilé un texte de 26 pages « la transition écologique : au cœur du nouveau projet politique de la gauche », rédigé sous la houlette de Laurence Rossignol, la secrétaire nationale au Développement durable et à l’environnement et discuté en commission environnement. Celui-ci a pour objectif de « rendre explicite le lien entre écologie, justice sociale, santé, progrès et création de richesse », est-il écrit en introduction du texte.

« Au congrès de Toulouse, il a été dit que le PS était un parti écologique. Dont acte. Ce texte est donc une base actant l’écologie comme étant au cœur du modèle global de développement porté par le parti. C’est notre rôle en tant que parti au pouvoir, dans un contexte de chômage et travail au redressement productif de montrer que l’écologie est un levier de sortie de crise », explique Laurence Rossignol. Ce texte, que l’élue explique être « de référence », a été validé par le bureau, mais il ne s’agit pas d’un texte voté en convention par l’ensemble du parti. Ce qui a sans doute permis de garder un texte assez ambitieux…. (…)

UDI : un parti écologiste centriste ?

A l’UDI (Union des démocrates et indépendants), le développement durable fait carrément « partie de l’ADN du parti », assure Bertrand Pancher, député de la Meuse. « Il y a un nombre tellement important de nos militants qui considère cette question comme essentielle, qu’il était nécessaire de créer un groupe écologique au sein de l’UDI. Nous sommes en capacité d’être le premier parti politique revendiquant une écologie de développement et de progrès. Nous pensons qu’un millier de militants vont y contribuer, à travers notamment des cercles locaux de l’écologie, qui seront installés dans chaque département », affirme celui qui est en charge de l’animation de ce nouveau pôle lancé en avril.

De fait, selon Daniel Boy, « sociologiquement il y a une certaine porosité entre la démocratie chrétienne/centre et l’écologie ». D’autant que Jean-Louis Borloo peut s’appuyer -et n’hésite pas à le revendiquer- sur son implication dans le Grenelle de l’environnement.

Pour Bertrand Pancher, le moment est bien choisi car « nous pensons être en mesure de démontrer que notre projet écologique est porteur de développement et d’emplois -qui plus est non délocalisables- que ce soit à travers le logement, les transports ou les énergies renouvelables». L’UDI compte d’ailleurs avoir des mesures concrètes à proposer pour les municipales de 2014, une élection où traditionnellement les écologistes obtiennent des bons scores dans les urnes…

Des think-tanks pour mieux porter un message écologiste au monde politique ?

Pourtant, quel est l’impact réel de ces pôles écologistes ? Si leur démarche est portée par des politiques engagées depuis longtemps sur ce sujet et nourrie par l’émergence d’experts des questions écologiste au sein des partis, leur influence semble limitée. De fait, deux personnalités issues de ces mêmes partis viennent tour à tour de fonder leur think-tank écologiste et apolitique.

Ancien porte- parole du pôle écologiste du PS et ex-directeur du cabinet du Medde sous Nicole Bricq, Géraud Guibert a lancé « La fabrique écologique » fin mars. Parallèlement, l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie sous la présidence Sarkozy et ex-présidente de l’Ademe, Chantal Jouanno, montait avec David Lefranc, venu lui du milieu associatif, « Ecolo-Ethik », avant d’être rejointe par Laurence Vichnievsky, ex-porte-parole et ex-membre de la direction d’EELV. Des initiatives « complémentaires » aux partis assurent leurs initiateurs. « Les partis politiques sont dans l’action, l’opérationnel, ils n’ont pas forcément le temps du recul comme les think-tanks », confirme Laurence Rossignol.

Comme on le voit, ces gens sont extrêment actifs! Et leur écologie est très limitée: c’est juste une relance économique…

Appel aux dons suite à maltraitance gravissime au Refuge de l’Angoumois Mornac

Nous avions déjà parlé brièvement du Refuge de l’Angoumois l’année dernière en hiver pour une demande d’aide.

Il y a un nouvel appel encore, suite à une intervention de sauvetage dans un cadre absolument terrifiant. On peut voir un panorama de la situation, avec des photos (très dures) et des explications, sur cette page du forum de l’association.

Voici comment le journal Charente Libre présente cette situation.

Des chiens squelettiques et apeurés qui errent entre des cadavres d’animaux et des déjections.

Les employés du refuge SPA de Mornac et les gendarmes de Montbron ont fait une désolante découverte samedi à Écuras dans le très reculé hameau de “Germanas”, près de la Dordogne. Une vingtaine d’animaux étaient abandonnés et enfermés dans plusieurs pièces d’un pavillon depuis deux semaines.

Certains dans le noir. Les deux locataires avaient quitté leur logement en laissant derrière elles quinze chiens, trois chats, une chèvre et deux brebis. Livrés à eux-mêmes, sans eau ni nourriture, les animaux ont vécu un véritable calvaire. Trois chiens ont été retrouvés morts de faim et de soif. Ne trouvant rien à se mettre sous les crocs, les survivants ont dévoré trois chiots et une brebis.

Les deux femmes placées en garde à vue

Pris en charge par le refuge de Mornac, les animaux rescapés sont très affaiblis. “Une femelle labrador et un chiot sont sous perfusion entre la vie et la mort. On ne sait pas si le vétérinaire arrivera à les sauver, confie Nadine Boissou, directrice du refuge de l’Angoumois. En avançant, on allait de découverte macabre en découverte macabre”, ajoute-t-elle.

C’est un voisin qui a donné l’alerte samedi en constatant que les locataires n’étaient pas rentrées depuis plusieurs jours.

Les deux femmes, âgées d’une trentaine d’années, étaient en conflit avec leur propriétaire. Une procédure d’exclusion avait été lancée à leur encontre. “Je savais qu’il y avait des problèmes. J’avais déjà été alerté parce que les chiens divaguaient sur les routes. Mais je ne savais pas qu’il y avait maltraitance”, explique Claude Fils, maire d’Écuras, qui s’est rendu sur place samedi.

Installées dans la commune depuis un peu plus d’un an, les deux locataires étaient sans emploi. Les gendarmes ont réussi à retrouver leur trace. Elles ont été placées en garde à vue et comparaîtront devant le tribunal correctionnel d’Angoulême le 7 juin prochain pour abandon volontaire d’animaux domestiques. Elles ont été libérées dans l’attente de leur procès.

Sur cette page du forum du refuge, on trouvera les informations actuelles quant aux animaux sauvés. Nous ne pouvons que rappeler la nécessité de l’engagement pour ces animaux, qui ont besoin de patience et d’amour, d’un haut niveau culturel dans la compréhension de leur réalité.

Nous rappelons qu’il y a également des appels aux dons régulièrement actualisés dans la colonne sur le côté de La Terre D’abord.

 

« Les animaux dénaturés », de Vercors

« Les animaux dénaturés » est un roman de Vercors, de 1952. Ce n’est pas un bon roman, ses conceptions étaient déjà très arriérées à l’époque, ce qui ne l’empêche pas de devenir « à la mode » ces derniers mois.

L’idée du roman est simple : on découvre une population d’êtres vivants, dont on ne sait pas s’il s’agit d’humains ou de grands singes. Le roman tente alors de définir ces êtres, car la question est de savoir s’ils peuvent être utilisés comme esclaves ou s’ils doivent se voir reconnaître des droits.

Bref, c’est tout le discours philosophique particulièrement spécieux sur ce qui ferait le caractère « unique » de l’être humain, sans jamais bien entendu que la question du travail ne soit abordé, ni que la distinction soit considérée comme secondaire en terme de droit à vivre de manière heureuse.

Rien que pour découvrir ce grand n’importe quoi plein de contradictions, cela peut être intéressant. Voici à titre d’illustration un passage au début du roman, donnant assez le ton au sujet de cette pseudo recherche philosophique, visant en fait à nier les droits des animaux en prétextant rechercher une distinction pour mieux maintenir la situation présente telle quelle.

– Je n’ai jamais entendu parler d’une chose pareille ! s’exclama-t-il sourdement. Qu’est-ce que c’est, ce Paranthropus ?
– On n’en sait rien encore.
– Comment ?
– Une sorte d’anthropoïde. Il vient d’en arriver une trentaine au Muséum. On les étudie en ce moment.

Le docteur commença :

– Mais qu’est-ce que vous…

Il s’interrompit, retourna au berceau.

– C’est quand même un singe, il est quadrumane, dit-il avec une sorte de soulagement.
– C’est conclure un peu vite, dit doucement Douglas.
– Il n’y a pas d’hommes quadrumanes.
– Docteur, dit Douglas, supposez par exemple qu’un accident de chemin de fer… tenez, recouvrons-lui les jambes… là… un petit mort aux pieds coupés…
Seriez-vous aussi catégorique ?
– Il a les bras trop longs, dit le médecin après un moment.
– Mais le visage ?

Le médecin levait les yeux avec une gêne perplexe, presque avec égarement. Il commença : “Les oreilles…”

– Et supposez, dit Doug, que dans quelques années on ait pu lui apprendre à lire, à écrire, à
résoudre des problèmes d’arithmétique…
– On peut tout supposer, puisqu’on n’en saura rien, dit hâtivement Figgins en haussant les épaules.
– On le saura peut-être : il a des frères, docteur.
Deux déjà sont nés au Zoo d’autres femelles. Trois encore vont bientôt…
– Alors il sera temps, balbutia le docteur en s’épongeant le front.
– De quoi ?
– De… de voir… de savoir…

L’inspecteur s’approcha. Ses cils blonds papillotaient comme des mites.

– Monsieur Templemore, qu’est-ce que vous attendez de nous ?
– Que vous fassiez votre métier, inspecteur.
– Mais quel métier, monsieur ? Cette petite créature est un singe, cela se voit. Pourquoi diable vouloir…
– C’est mon affaire, inspecteur.
– La nôtre n’est sûrement pas de nous mêler…
– J’ai tué mon enfant, inspecteur.
– J’ai compris, mais ce… cette créature n’est pas… elle ne présente pas…
– Elle a été baptisée, inspecteur, et inscrite à l’état civil sous le nom de Garry Ralph Templemore.

Le visage de l’inspecteur se couvrait d’une petite sueur fuie. Il demanda soudain :

– Sous quel nom a-t-on inscrit la mère ?
– Sous le sien, inspecteur. “Femme indigène de Nouvelle-Guinée, connue comme Derry.”
– Fausse déclaration ! triompha l’inspecteur.
Tout cet état civil est sans valeur.
– Fausse déclaration ?
– La mère n’est pas une femme.
– Cela reste à prouver.
– Comment ! Mais, vous-même…

– Les opinions sont partagées.

– Partagées ! Sur quoi, partagées ? Quelles opinions ?
– Celles des principaux anthropologues, sur l’espèce à laquelle appartient le Paranthropus. C’est une espèce intermédiaire : hommes ou singes ? Ils ressemblent aux deux. Il se peut très bien que Derry soit une femme, après tout. A vous de faire la preuve du contraire, si vous pouvez. En attendant, son enfant est mon fils, devant Dieu et devant la loi.

L’inspecteur paraissait à ce point désorienté que Doug prit pitié de lui.

– Peut-être préféreriez-vous, dit-il gentiment, en référer à vos supérieurs ?

Le visage blondasse s’éclaira.

– Oui, si vous le permettez, monsieur.

Veggie pride 2013 à Genève: le “plus grand événement jamais organisé en faveur du végétarisme”

Depuis quelques années, la « Veggie pride » est un concept qui a perdu tout impact auprès des personnes véganes, et heureusement. Si au départ nous n’étions qu’une poignée à rejeter cette absurdité, désormais un tel projet semble tellement ridicule qu’il n’est plus tenable.

C’est pour cela que la « veggie pride », cette marche de la fierté « végéta*ienne », s’est exportée, en l’occurrence à Genève :

« La première Veggie Pride internationale a lieu à Genève du 16 au 20 mai. Il s’agit du plus grand événement jamais organisé en faveur du végétarisme. Des manifestants et des conférenciers du monde entier sont attendus pour l’occasion. Une pétition sera remise à l’ONU. De nombreuses actions pacifiques sont prévues devant les plus hautes instances de la ville. » [ce n’est pas nous qui avons mis en gras – LTD]

On voit bien que ces gens sont sur une autre planète : d’un côté soi-disant pro-végan, puis faisant l’apologie du végétarisme, quant à la prétention d’avoir réalisé le « plus grand événement jamais organisé en faveur du végétarisme », cela ne tient pas debout, bien entendu.

750 personnes ont participé à la marche à Genève (300-400 selon la presse suisse), les deux vidéos ont été vues par 1500-2000 personnes en respectivement une semaine et deux jours, bref, cela n’a pas soulevé grand monde, ni porté quoi que ce soit de culturel.

Voici l’extrait d’une interview qu’on peut trouver publié par le journal suisse Le Temps.

David Olivier y explique deux choses :

– il faut demander à l’ONU que les droits des végétariens soient respectés ;

– les « végétariens » seraient en effet forcés « à se cacher et à se taire. »

Facile de comprendre pourquoi un tel discours peut être prononcé à Genève, mais certainement pas en France, alors que nous vivons dans un climat violemment homophobe lancé par les opposants à l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles…

Le Temps: Quel est l’objectif de la Veggie Pride et à qui s’adresse-t-on?

David Olivier: Cette manifestation n’est pas centrée sur l’alimentation, mais sur les animaux et le refus de les faire souffrir et mourir pour notre plaisir. La Veggie Pride est une manifestation ouverte à toutes les personnes végétariennes solidaires des animaux. Nous manifestons d’abord pour dire que les végétariens existent, pour sortir de notre invisibilité (…).

– Pourquoi ce nom: est-ce à dire que la minorité végétarienne et végétalienne se sent discriminée, dans la même mesure que les homosexuels?

– Nous manifestons pour exprimer notre fierté (pride, en anglais) d’être végétariens (…). Beaucoup de végétariens, du fait de la pression sociale, se croient obligés de se trouver des «excuses», liées à leur santé ou à des motivations autres que les animaux. La Veggie Pride vise à inciter les végétariens à «sortir du placard», c’est-à-dire à cesser de se cacher, ou de cacher leurs motivations (…).

Le terme «végéphobie» a été formé par calque à partir de «homophobie». Il ne s’agit cependant pas de faire une compétition avec les homosexuels pour savoir qui est le plus victime d’une «x-phobie», mais de constater que, dans un cas comme dans l’autre, il y a un mécanisme d’oppression sociale qui amène un groupe de personnes à se cacher et à se taire (…).

– Votre manifestation est porteuse de plusieurs revendications officielles, notamment auprès de l’OMS et de l’ONU, quelles sont-elles?

– Le végétarisme est une conviction politique et philosophique. Nous voulons qu’elle soit respectée en tant que telle, à défaut d’être partagée.

Nous adressons donc une pétition au rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de conscience pour demander le respect des droits des végétariens. »

Ce qui veut dire, en traduction sans langue de bois : nous sommes des petit-bourgeois qui voulons vivre notre végétarisme sans nous forcer, nous ne voulons surtout pas de la révolution, alors donnez-nous des miettes de droits pour que nous puissions exister.

Ces gens veulent ramener le véganisme à une pratique du niveau des Témoins de Jéhovah, ils veulent que les végans forment une petite communauté idéaliste coupée de la réalité sociale et sans compréhension de ce que représente le véganisme…

La FAO appelle à l’exploitation industrielle des insectes

Il y a quelques jours, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (également connu sous l’acronyma FAO) a publié un dossier où il n’est pas moins appelé à utiliser les insectes de manière industrielle, à tous les niveaux (alimentation humaine directe, alimentation d’animaux dans les fermes industrielles, etc.).

Il y a même une présentation économique: c’est un véritable papier stratégique pour l’exploitation animale! Qui malheureusement ne choquera pas les personnes limitant le véganisme à la défense des “sentients”, des êtres vivants “les plus évolués” seulement.

Voici le communiqué de la FAO, nous reparlerons très vite du dossier qu’elle propose.

FAO : les produits forestiers, dont les insectes, sont essentiels à la lutte contre la faim

13 mai 2013 – Le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a affirmé lundi que l’agroforesterie était essentielle à la lutte contre la faim et devait être mieux intégrée dans les politiques de sécurité alimentaire et d’utilisation des sols.

« Les forêts contribuent aux moyens d’existence de plus d’un milliard de personnes, en particulier les plus démunis. Les forêts sont une source d’alimentation, d’énergie pour la cuisson des aliments, de fourrage pour les bêtes et de revenus pour l’achat de nourriture», a expliqué M. da Silva, en ouverture de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.

La FAO a rappelé que le gibier et les insectes constituent souvent les principales sources de protéines en zone forestière, alors que les feuilles, les graines, les champignons, le miel et les fruits apportent les minéraux et les vitamines garants d’un régime nutritif.

« Les forêts et les systèmes agroforestiers sont pourtant rarement considérés lors de l’élaboration des politiques de sécurité alimentaire et d’utilisation des terres. Souvent, les personnes en zones rurales ne disposent pas de droits d’accès reconnus aux forêts et aux arbres, ce qui compromet leur sécurité alimentaire. La contribution potentielle des forêts à la sécurité alimentaire des personnes vivant en milieu rural devrait être davantage prise en compte », a estimé le Directeur général de la FAO.

Selon une nouvelle étude de la FAO présentée lors de la conférence, les insectes constituent une source majeure et facilement accessible d’aliments nutritifs, riches en protéines, issus des forêts. Ils s’inscriraient dans les régimes alimentaires traditionnels d’au moins deux milliards de personnes. La récolte et l’élevage d’insectes peuvent en outre créer des emplois et générer des revenus, essentiellement pour l’heure au niveau des ménages mais potentiellement aussi à l’échelle industrielle.

Avec environ un million d’espèces connues, les insectes représentent plus de la moitié de tous les organismes vivants classifiés jusqu’à présent. D’après les recherches de la FAO menées en partenariat avec l’Université de Wageningen aux Pays-Bas, plus de 1.900 espèces d’insectes sont consommées par les hommes dans le monde, les principales étant les scolythes, les chenilles, les abeilles, les guêpes, les fourmis, les sauterelles et les criquets.

De nombreux insectes sont riches en protéines et en lipides mais aussi en calcium, en fer et en zinc. Le bœuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, alors que ce chiffre varie entre 8 et 20 mg pour 100 g de poids sec chez la sauterelle, en fonction notamment du type d’aliments que cette espèce consomme.

« Nous ne disons pas que les gens doivent consommer des insectes à tout prix », a souligné la Directrice de la Division de l’économie, des politiques et des produits forestiers à la FAO et coauteur, avec Eva Muller, de l’ouvrage Des insectes comestibles. « Nous disons simplement que les insectes constituent l’une des ressources fournies par les forêts et que leur apport potentiel à l’alimentation, notamment l’alimentation animale, est généralement sous-exploité. Cependant, à mesure que les habitats forestiers disparaissent, nous risquons de perdre des espèces avant même d’avoir compris comment les utiliser pour réduire la faim ».

Les insectes d’élevage offriraient une solution durable pour éviter toute surexploitation susceptible d’affecter les espèces les plus prisées. Certaines espèces, comme les vers de farine, sont déjà produites à une échelle commerciale afin d’être utilisées sur des marchés de niche comme l’alimentation des animaux domestiques, les zoos et la pêche de loisir.

Une automatisation accrue de la production rabaisserait les coûts à un niveau qui pourrait inciter le secteur agroalimentaire à substituer la farine d’insecte à la farine de poisson afin, par exemple, de nourrir les élevages. Une telle substitution aurait pour avantage d’augmenter l’offre de poisson disponible pour la consommation humaine.

Le débat aux USA sur le queer et la transsexualité

Il y a une semaine, le week-end dernier plus précisément, des écologistes radicaux de « Deep Green Resistance » (DGR) ont été attaqué par un groupe de « queers » lors d’un festival dans la ville américaine de Portland.

Rien de bien méchant à part des insultes et des livres abîmés au marker au départ, puis des quolibets et enfin des menaces de mort et d’agressions physiques, notamment contre des femmes militantes à DGR.

Naturellement, cela a amené des réactions de part et d’autres, car DGR est une organisation assez décriée pour de multiples raisons, même si finalement cela fait partie des questions qui concernent les gens aux Etats-Unis, dans la scène écologiste radicale.

Pour ceux et celles ne connaissant pas, DGR est une organisation écologiste radicale d’orientation primitiviste, mais hiérarchisée, et tentant de promouvoir une opinion publique en faveur d’un changement radical, pour ne pas dire violent.

L’une des principales personnes de DGR est Lierre Keith, très violemment anti-vegan; après l’avoir été elle-même, elle considère que le véganisme est anti-écologiste car exigeant une agriculture de masse: DGR est pour un retour à une très petite population de personnes pratiquant la chasse et la cueillette (bref, c’est du primitivisme).

Ce qui nous concerne directement ici, c’est par contre la question en arrière-plan. Les personnes du groupe queer ont en effet attaqué les gens de DGR en les accusant de « transphobie. »

En fait, il y a une énorme scission en train se créer aux Etats-Unis au sein du féminisme radical, et de ce fait dans l’écologie radicale.

D’un côté, il y a donc les queer qui rejettent le principe du « genre », les définitions d’homme et de femme. Contrairement à ce que beaucoup pensent en France, la théorie du « queer » ne remet pas en cause la manière d’être homme ou femme, mais le fait même d’être homme ou femme.

Il ne s’agit pas que d’une critique des manières d’être, comme nous (ou d’autres) pourrions le faire, mais d’une négation des définitions mêmes de la notion d’homme et de femme.

De l’autre côté, il y a ceux et celles s’opposant à la théorie du queer, pour deux raisons différentes :

a) il y a les « essentialistes », qui acceptent bien entendu la remise en cause des « traditions » du partriarcat, mais refusent de nier qu’il y ait des hommes et des femmes ;

b) il y a les féministes radicales qui considèrent que le transsexualisme est une démarche ultra-individualiste consistant finalement à « contourner » le patriarcat (un peu comme si une personne pauvre pourrait prétendre en fait être une personne riche coincée dans le corps d’une personne pauvre).

Comme on le voit, ce sont trois positions très différentes, fondées sur des visions du monde différentes, voire opposées ou même antagoniques.

Le queer est pour supprimer toute définition d’homme et de femme alors que le féminisme radical et l’essentialisme considèrent que les définitions existent et qu’il faut viser le patriarcat (et non « l’hétéro-normativité »).

On comprend que les positions finissent ici par être antagoniques, alors que la différence entre le féminisme radical et l’essentialisme est philosophique, ce sont des conceptions opposées mais pas antagoniques.

Il ne faut pas sous-estimer les conflits qu’il y a ici ; les féministes radicales et les queers mènent une bataille idéologique ultra-violente en ce moment.

Les féministes radicales (les « radfem ») considèrent qu’un transsexuel reste un homme et considèrent la théorie du queer comme violemment anti-féministe.

Les lesbiennes radicales, contrairement à ce qui s’est bien souvent passé en France par ailleurs, sont très violemment opposées au queer.

Inversement, les queers considèrent par contre les « radfem » comme transphobiques et réactionnaires.

Quel rapport avec l’écologie radicale ? Naturellement la question de la Nature elle-même. Il y a tout le débat sur la question de la libération de la Terre qui est en jeu.

Soit les personnes transsexuelles sont un produit « post-moderne » de l’ultra-libéralisme, car la Nature produit des êtres vivants « entiers », sans séparation entre le corps et l’esprit. C’est notre position, par exemple.

Soit les personnes transsexuelles sont une minorité naturelle, qui a toujours existé, par exemple dans les communautés indigènes de par le monde. C’est la position du collectif du journal d’Earth First ! aux États-Unis, par exemple.

Encore une fois, il ne faut pas sous-estimer les très violents conflits sur cette question, qui vont faire d’ailleurs que l’extrême-gauche américaine va forcément s’effondrer, ou plutôt est déjà en train de s’effondrer sur cette question.

Bien évidemment, ce débat se reportera en France. Mais expliquons ici notre point de vue en quelques points :

a) il est évident que le capitalisme impose par en haut des attitudes et des traditions selon qu’on soit un homme ou une femme. Qu’il faille remettre cela en cause est bien sûr une évidence.

Mais de notre expérience avec les gens prônant des conceptions du « queer », nous avons bien constaté qu’il y avait une négation complète de la Nature, comme si les corps flottaient au-dessus de la réalité matérielle, n’existant que dans les définitions de la société.

Plus des gens allaient dans les théories du queer, plus ils s’éloignaient du véganisme, et encore plus des animaux et de la reconnaissance de la Nature.

Précisons bien ici que nous ne parlons pas forcément de gens alternatifs se disant queer par refus des valeurs patriarcales, mais surtout de gens ayant étudié et assumé la philosophie queer telle qu’elle a été développée dans les facultés américaines.

Le « queer » n’est pas un mouvement pour la libération totale, c’est une idéologie universitaire qui se considère déjà comme absolue, qui a ses théoriciens et théoriciennes, et qui rejette la Nature au profit d’une définition uniquement sociale de la réalité.

b) Nous ne considérons pas que la prise de drogues soit utile, pourquoi trouverions-nous bien d’en prendre pour en plus dérégler son corps, sous prétexte qu’un psychiatre prétend qu’on s’est « trompé » de corps ?

Et comment pourrait-on se tromper de corps ?

Nous ne considérons donc pas qu’il soit « naturel » que des gens se mutilent ou prennent des hormones (dans la théorie, dès l’âge de 12 ans selon les exigences des partisans de la transsexualité comme étant naturelle).

C’est une théorie « post-moderne » qui nie la réalité corporelle au profit d’une psychologie qui serait indépendante du corps, ce qui nous semble totalement religieux.

C’est cela le reproche que nous faisons aux queers en France : ils ont trop lu Descartes et son « je pense donc je suis », « comme maître et possesseur de la nature. » La théorie du queer est fondamentalement opposée à la reconnaissance de Gaïa: c’est une conception totalement anthropocentrique.

La sisa, drogue de l’extermination des pauvres

Nous avons tout à fait conscience que la question straight edge n’apparaît pas nécessairement comme extrêmement importante. Pourtant, elle l’est ; affirmer une utopie positive, en liaison avec la question de la Nature, demande un très grand réalisme social.

Nous avons parlé de la drogue dite “crocodile”, ce terrible fléau en Russie. Plus près de nous cette fois, et tout aussi terrifiant, voire encore plus terrible dans ses effets, il y a la « sisa », en Grèce (la Σίσα).

Allusion à la chicha (et se prononçant pareillement), il s’agit d’une drogue terrible, un mélange de crystal meth, soit la métamphétamine, avec… avec justement personne ne sait trop.

Les médias commencent seulement à en parler, car en fait, elle est plus ou moins passée sous silence depuis son apparition en 2010 ; les conditions de cette apparition ne sont pas encore connues.

Ce n’est guère étonnant : elle est un fléau terrible frappant les populations désocialisées.

C’est un meurtre social auquel on assiste, au moyen d’une drogue dont une dose coûte un peu moins de deux euros. La sisa, c’est la drogue de l’extermination des pauvres.

Il ne s’agit pas de faire une théorie du complot, mais de constater les faits : des couches entières de la population sont laissées à l’abandon, laissées à la sisa.

Insomnie allant jusqu’à plusieurs semaines, hallucinations, agressivité massive aboutissant à l’ultraviolence, graves problèmes internes et mêmes effets abrasifs que la drogue “crocodile” en cas de prise en “shoot” : la sisa, c’est de la métamphétamine, dans une version terrible, celle de la crise du capitalisme et de gens se précipitant dans la sisa de manière suicidaire.

On remarquera d’ailleurs, et c’est quelque chose de compliqué qui a dû certainement faire grand débat là-bas, est que les consommateurs de sisa, qui s’avèrent être particulièrement dangereux, ont été chassés dans certaines zones par les mouvements anarchistes.

Il est tout à fait compréhensible que soient protégés les lieux militants, d’autant plus qu’il est une tradition des polices partout dans le monde de faire en sorte que les trafiquants et les personnes consommant des drogues se placent autour des lieux militants, particulièrement les squatts.

C’est une manière de criminaliser et de marginaliser ; une autre tactique est la diffusion massive d’héroïne à bas prix, ce qui est arrivé en 1977 en Italie.

Pour autant, il y a une avalanche de textes anarchistes au sujet des révoltes en Grèce, et rien au sujet de la sisa. Ce n’est pas logique, ni correct. Comment peut-on vouloir la révolution et tout simplement « oublier » le phénomène de la sisa ?

La sisa est une question de santé publique, et on ne peut pas voir les choses de manière individuelle, ou alors on en reste à une simple ligne d’extermination nazie des consommateurs de drogues, ce qui est évidemment la position de l’extrême-droite.

Pourtant, il n’est pas difficile de comprendre qu’avec la sisa, l’Etat grec laisse s’effondrer définitivement les couches les plus pauvres. Rien qu’en 2010, la contamination du SIDA chez les héroïnomanes a augmenté de 1500 %.

C’est un exemple terrible, et nous disons ici simplement : si vous ne l’êtes pas encore, devenez straight edge, assumez un engagement social en refusant de manière nette les solutions destructrices, et en le montrant de manière positive !

Dentifrice à la vitamine B12 de SANTE

Il ne faudra jamais assez répéter que lorsqu’on est vegan, il faut a priori se supplémenter en vitamine B12. Trouver de la vitamine B12 vegan est assez facile sur internet.

Seulement, prendre des complètements rebute certaines personnes, qui trouvent et pensent que se supplémenter ne serait pas « naturel ».

La marque SANTE commercialise un dentifrice vegan à la vitamine B12. Cette marque allemande produit de très nombreux produits vegans. Mais attention, tout ne l’est malheureusement pas, il y a des produits d’origine animale comme les rouge à lèvres ou les pinceaux de maquillage fait en poils de chèvre !

Ce qui est d’ailleurs paradoxale, car une marque engagée comme celle-ci pourrait très bien ne faire que des cosmétiques aux ingrédients végétaux…

Sur leur site, une page propre à chaque produit spécifie si chaque cosmétique est vegan ou non, via leur petit symbole « V ».

Certaines personnes ont des besoins en vitamine B12 plus importants que d’autres. Certains facteurs extérieurs peuvent freiner la bonne absorption de la vitamine B12, comme la pilule contraceptive par exemple ou la prise d’alcool.

La notice ne précise pas le taux de B12 contenu dans le tube mais indique que :

La précieuse vitamine B12 contenue dans le dentifrice Dental med est absorbée par l’organisme via la muqueuse buccale et peut – grâce à une utilisation régulière du dentifrice, – réduire la carence en vitamine B12 voire la compenser.

Et que :

60% d’augmentation du taux de vitamine B12- après 4 semaines d’utilisation*

*Résultat avec 2 utilisations quotidiennes d’un dentifrice à la vitamine B12 pendant une période de 4 semaines. Source : Institut de Chimie et Biochimie Cliniques, Université de Magdebourg, Allemagne, 2011.

 

Pour les plus récalcitrantEs aux compléments alimentaires, prendre de la B12 en se lavant les dents pourrait être une méthode sympa de se supplémenter.

Mais en l’absence de données précises sur la vitamine B12 dans ce produit, il reste indispensable de faire des prises de sang régulières afin de surveiller son taux de B12.

Les produits SANTE ne sont pas vendus dans tous les magasins biologiques, et, gros problème: ce dentifrice qui n’est que très difficilement trouvable en France ! Il se trouve dans certaines Biocoop, mais il est surtout commercialisé sur le net par l’intermédiaire de sites VPC allemands, ou bien sur ce site français. Il y en a sur amazon.de par exemple. Une illustration de plus du très gros retard de la France à l’encontre du véganisme…

Ce qui est vraiment dommage car on en revient toujours au même problème : les produits labellisés vegan ne se trouvent… surtout qu’ailleurs : en Allemagne, en Autriche, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis.

Vélorution contre le projet d’autoroute A51

Voici un appel à une “vélorution” contre l’autoroute A51, qui doit relier Grenoble à Marseille via Gap, Sisteron et Aix-en-Provence. Voici le lien du blog de la vélorution,et notons qu’il n’y a pas d’appel à ce que le pique-nique soit végétalien, pas plus que la “restauration conviviale.” Nous ne trouvons pas l’affiche engageante non plus, par ailleurs (on retrouve l’esprit ZAD – paysage – petite exploitation animale).

Samedi 15 juin 2013

VELORUTION HISTORIQUE

…………………. Contre le projet d’autoroute A51 ……………….

Un projet inutile et néfaste

Des autos et toujours plus de pollution !

Les habitants de Grenoble connaissent plus de 120 jours par an de qualité de l’air dégradée du fait d’une surabondance de véhicules motorisés. Les automobilistes perdent chaque année 154 heures dans les embouteillages. Dans ces conditions, vouloir rajouter des milliers de voitures dans la cuvette grenobloise est tout simplement meurtrier.

Des terres, des montagnes et des forêts menacées !

Cette autoroute a pour but de relier Grenoble à Sisteron. Elle traversera donc les campagnes et montagnes du Trièves, du Buëch, du Beaumont, du Champsaur, du Dévoluy et du Valgaudemar. Elle portera atteinte de façon irrémédiable aux terres agricoles et aux espaces naturels.

1 km d’autoroute = 10 ha de terres agricoles ou de forêts rayées de la carte.

A peine plus vite, beaucoup plus cher !

En raison du relief et de l’instabilité des terrains, la réalisation de cette autoroute nécessiterait des ouvrages pharaoniques et les travaux sont estimés aujourd’hui à 2,5 milliards d’euros, soit 27 millions d’euros le km ! Tout cela pour un gain de temps entre Grenoble et Sisteron de 11 mn.

Alors, contre ce projet démesuré et dévastateur, c’est à vélo que nous ferons la route ensemble jusqu’à Grenoble sans nuire, sans gaspiller, sans vitesse ni moteur !!!

……….. Pour une Masse Critique ! ……….

Oui, il faut une « masse critique », un nombre suffisant de cyclistes pour occuper en toute sécurité une route, excluant les usagers motorisés. C’est donc ensemble et par le nombre que nous pourrons nous faire entendre ! Nous ne bloquerons pas la circulation mais nous serons la circulation. Contre l’autoroute, c’est en vélorution que nous manifesterons !

…….. Programme du Samedi 15 juin 2013 ……..

10h30 – RDV Col du Fau – Monestier de Clermont : accueil, révision de dernière minute du vélo avant la descente, pique-nique en musique !

14h – Départ : vélorution sur l’autoroute puis traversée de Grenoble

entre 18h et 19h – Grenoble : Arrivée surprise et festive !

…………… Infos pratiques ……………

Pour s’y rendre

Des trains et bus desservent la gare de Monestier de Clermont (à 2 km du col) en provenance de Grenoble ou Gap :

– un train depuis Grenoble à 10h10 arrivée 10h54

– un train depuis Grenoble à 12h10 arrivée 12h54

– un train depuis Clelles à 12h42 arrivée 12h55

– un bus depuis la gare de grenoble à 12h11 arrivée à 13h19 à Monestier

Miam-miam !

Prévoyez votre pique-nique du midi

Restauration conviviale à prix libre le soir sur Grenoble

Pour pédaler

Remplissez vos gourdes.

Révisez vos vélos avant de venir afin de vous assurer d’avoir un vélo en bon état et surtout avec des freins opérationnels. Si toutefois un problème mécanique survenait le jour même, un stand de réparation est prévu sur le lieu d’accueil avant le départ.

Soyez vigilants et attentifs les uns envers les autres durant la vélorution. Assurez-vous que le cortège reste groupé et que les voies d’entrées extérieures sont sécurisées par vous ou d’autres cyclistes afin de laisser passer tout le cortège sans qu’aucune voiture ne mette une personne ou le groupe en danger (ceci particulièrement en ville).

Choisissez votre matériel de sécurité à votre convenance (casques, gilets…).

Chacun est responsable de sa descente, mais sachez qu’en cas de besoin, un camion avec remorque en fin de cortège pourra récupérer les cyclistes fatigués, les vélos défectueux, etc.

Pour rentrer sur le Trièves le même jour

Les derniers trains en partance de Grenoble sont à 16h10 et 18h10, il est possible de les prendre à Vif à 16h35 et 18h35.

Pour loger

Il est possible d’être hébergé par les vélorutionnaires la veille dans le Trièves ou/et le soir à Grenoble. Contactez-nous !

Besoin d’un vélo ??

Vous pouvez nous contacter si vous n’avez pas de vélo. Nous essayerons de répondre à la demande dans la limite de nos disponibilités !

Earth Crisis: Firestorm – Forged in the flames

La Terre d’abord n’est pas porté par des gens qui seraient vegans, et également straight edge. Notre culture est vegan straight edge, un tout indissociable car la vie est belle et vaut la peine d’être vécue et protégée, par une démarche révolutionnaire de confrontation.

Dans cette société, la corruption morale est une règle, car le capitalisme exige la souplesse des esprits et la rigidité des habitudes, mais nous pensons qu’il est possible de se forger dans la bataille avec l’exploitation des animaux et la destruction de la Nature. Nous nous forgeons, nous nous corrigeons, car c’est d’une vraie bataille qu’il s’agit, d’une ligne de front!

Voici en illustration la grande chanson classique du groupe Earth Crisis: Firestorm / Forged in the flames (Tempête de feu / Forgé dans les flammes), datant de 1993, qui a une très grande importance historique dans la genèse du mouvement vegan straight edge, pour la libération animale et la libération de la Terre.

Street by street. Block by block. Taking it all back.
The youth’s immersed in poison–turn the tide counterattack.
Rue par rue. Bloc par bloc. Reprenant le tout.
La jeunesse immergée dans le poison – contrer le courant, dans une contre-attaque

Violence against violence, let the roundups begin.
A firestorm to purify the bane that society drowns in.
Violence contre violence, commençons les rassemblements.
Une tempête de feu pour purifier le drame où étouffe la société.

No mercy, no exceptions, a declaration of total war.
The innocents’ defense is the reason it’s waged for.
Pas de pitié, pas d’exceptions, une déclaration de guerre totale.
La défense de l’innocent est la raison pour laquelle la bataille est engagée.

Born addicted, beaten and neglected. Families torn apart, detroyed and abandoned.
Children sell their bodies, from their high they fall to drown.
Né dépendant, battu et négligé. Les familles divisées, détruites et abandonnées.
Les enfants vendent leurs corps, de leur hauteur ils tombent pour se noyer.

Demons crazed by greed cut bystanders down.
A chemically tainted welfare generation.
Les démons plein d’engouement par leur avidité abattent les spectateurs.
Une génération du bien-être corrompue chimiquement.

Abslolute complete moral degeneration.
Born addicted, beaten and neglected.
La dégénérescence morale absolue et complète.
Né dépendant, battu et négligé.

Families torn apart, detroyed and abandoned.
Children sell their bodies, from their high they fall to drown.
Les familles divisées, détruites et abandonnées.
Les enfants vendent leurs corps, de leur hauteur ils tombent pour se noyer.

Demons crazed by greed cut bystanders down.
Corrupt politicans, corrupt enforcement, drug lords and dealers; all must fall.
Les démons plein d’engouement par leur avidité abattent les spectateurs.
Les politiciens corrompus, les représentants de la loi corrompus, les barons de la drogue et les dealers, tous doivent être mis à bas.

The helpless are crying out.
We have risen to their call. A firestorm to purify.
Les sans défense crient.
Nous prenons notre essor dans leur appel. Une tempête de feu pour purifier.

XXX

Forged in the flames of chaos
Hammered by trials to tempered steel
Forgé dans les flammes du chaos
Martelé, par des essais, en acier trempé

Convictions, tried and tested, onto a razor’s edge, that’s true and real
Wrought between the hammer and the anvil, strengthened to never break
Des convictions, essayées et éprouvées, en un fil de rasoir, qui est vrai et réel
Ouvragé entre le marteau et l’enclume, renforcé pour ne jamais se briser

The weakness that surrounds is the evil that I forsake
Never have I taken in vain the sacred vessel of my soul
La faiblesse qui entoure est le mal que j’abandonne
Jamais je n’ai pris en vain le vaisseau sacré de mon esprit

I am the master of my faith, my destiny I control
Nobility lies in actions, corrections where once was wrong
Je suis le maître de ma croyance, je contrôle ma destinée
La noblesse repose dans les actions, les corrections de ce qui a été faux

Ascension from evil with a heart that’s true and strong
Through this veil of shadows, the light of truth is my only guide
L’ascension depuis le mal, avec un coeur qui est vrai et fort
A travers ce voile d’ombres, la lumière de la vérité est mon seul guide

A knight unyielding
To the X I’m crucified.
Un chevalier inflexible
Au X je suis crucifié.

Remarques autour de Pee & Poo

Voici un petit exemple à la fois humoristique et philosophique, montrant à quel point la question de Gaïa est si importante. Si la théorie de Gaïa est juste, alors cela veut dire que tout est lié ; il n’existe pas de choses séparées des autres.

Tout, d’une manière ou d’une autre, est lié au reste. Quelqu’un qui jette un mégot de cigarette pollue terriblement, en ayant fumé la cigarette il a abîmé son corps, et la production de la cigarette elle-même a exigé des transformations sur la planète.

Ainsi, on ne pourra jamais prendre conscience de la réalité du réchauffement climatique sans reconnaître Gaïa ; si on ne reconnaît pas que tout est lié, alors les phénomènes semblent coupés les uns des autres.

Voici donc un exemple à la fois humoristique et dégoûtant. Il s’agit de « pee & poo », soit « pipi & caca », une ligne de sous-vêtements pour bébés venant de Suède, dont les mascottes ont une sorte de petit succès.

Absolument dégoûtant, penseront la plupart des personnes voyant cela. Comment peut-on faire un truc aussi absurde ? Notons que le délire est poussé jusqu’à faire des e-cards très originales.

Quel rapport avec Gaïa, demandera-t-on avec justesse ? Eh bien, c’est très facile. Le fait d’uriner et de déféquer est quelque chose de parfaitement naturel, ici nous ne disons pas grand chose de bien original.

Mais maintenant regardons les villes. Promenez-vous dans une ville, achetez un jus de fruit au supermarché, baladez-vous. Que se passera-t-il ? L’envie d’uriner arrive. Et là se pose la question : comment faire ?

C’est un exemple excellent – même si fort bizarre en apparence – de comment concevoir Gaïa permet de mettre en perspective. Ce qui choque quand on voit « pee & poo », c’est qu’on y voit la saleté, et c’est tout à fait normal.

Seulement, « pee & poo » sont également naturels. Et les villes ont tellement affirmé le rejet du naturel qu’il n’y a même pas de toilettes ! Les toilettes, on va les trouver dans les cafés, mais alors il faut consommer, et donc de nouveau avoir envie d’aller aux toilettes (sans compter la crasse des locaux le plus souvent).

Comme bien sûr nous vivons dans une société où les femmes sont mises de côté par rapport aux hommes dans bien des domaines, la question des toilettes est encore plus rejetée, les hommes se débrouillant pour uriner de-ci de-là.

Et avec la crise, on voit la terrible situation des SDF. Qui, quand il voit une personne SDF, se dit : comment cette personne fait-elle pour uriner et déféquer ?

Et pourtant il faut se la poser, car c’est la dignité de la personne SDF qui est en jeu, puisqu’elle est tellement « inexistante » dans l’imaginaire social qu’elle en devient une abstraction, une abstraction dénaturée, n’ayant plus besoin de toilettes !

De tels exemples, on en a facilement une infinité. Ce qui fait, on le concédera, déjà pas mal juste en partant de « pee & poo », qui ne sont ici rien qu’un prétexte à parler de cette chose simple et compliquée, statique et en mouvement : la Nature, en qui nous nous trouvons.

Pour finir, voici un exemple parlant de ce raisonnement, et nous reparlerons de cette question chimique.

En allant sur wikipedia à « urine », on apprendra que :

Le composant principal de l’urine est, bien sûr, l’eau, mais le principal déchet qu’elle contient est l’urée.

Qu’est-ce que l’urée ? A la page wikipedia “urée”, on a :

L’urée naturelle est découverte en 1773 par Hilaire Rouelle.

Formée dans le foie lors du cycle de l’urée, à partir de l’ammoniac qui provient de la dégradation terminale de trois acides aminés : l’arginine, la citrulline et l’ornithine, l’urée naturelle est éliminée par l’urine.

Et là, on voit à quoi peut servir l’urée, toujours sur la page wikipédia :

Engrais

La plus importante utilisation actuelle se fait sous la forme d’engrais azotés.

L’urée est hydrolysé en ammoniac et en dioxyde de carbone dans le sol (…).

Alimentation animale

L’urée (qualité alimentaire) est employée dans l’alimentation des ruminants (à l’exclusion des autres animaux). En effet, les micro-organismes présents dans le rumen sont capables d’utiliser cette source d’azote pour synthétiser des acides aminés utilisables par le ruminant (…).

Matières plastiques

L’urée est utilisée en chimie industrielle pour la synthèse de plastiques thermodurcissables, les « résines urée-formol » (urée formaldéhyde, sigle UF).

Additif alimentaire

L’urée est utilisée dans l’alimentation comme additif alimentaire comme agent améliorant (Numéro ). Son usage est limité car elle possède une saveur amère.

Eh oui, l’urine n’est pas un pur « déchet », sa composition chimique a joué un rôle dans la planète, forcément, puisque tout est lié. Et ses propriétés sont même utilisés de manière industrielle.

Nous en reparlerons, mais c’est un exemple, facile et surprenant, de comment en Gaïa tout est lié ! Aussi absurde que cela en ait l’air, parler d’uriner et de déféquer, cela concerne Gaïa…

Qu’est-ce que Gaïa ?

La plupart d’entre nous sentons que la Terre est plus qu’une simple sphère rocheuse entourée d’une mince couche d’air et recouverte d’océans et de vie.

Nous éprouvons à son endroit un sentiment d’appartenance semblable à celui que nous inspire notre maison. Dans le même esprit, les anciens Grecs donnèrent à la Terre le nom de Gaïa ou le diminutif Ge.

À cette époque, la science et la théologie ne faisaient qu’un. Et la science, bien que moins précise qu’aujourd’hui, avait une âme. Avec le temps cette chaude relation s’éteignit peu à peu pour être remplacée par la froideur du savoir universitaire.

Les sciences de la vie, n’ayant désormais aucun regard pour la vie, en vinrent à se contenter de classifier les éléments non vivants, allant même jusqu’à pratiquer la vivisection. Gaïa perdit son aura théologique pour n’être plus que la racine des mots géographie et géologie.

Mais il y a enfin des signes de changement. La science redevient holistique, redécouvre son âme et la théologie, portée par le mouvement oecuménique, commence à comprendre que le destin de Gaïa n’est pas de se fragmenter pour correspondre aux disciplines universitaires et que Gaïa est bien plus qu’un simple préfixe.

Cette nouvelle façon de voir est le résultat de la conquête de l’espace et de la redécouverte de la terre qu’elle rendit possible. La vision de cette splendide sphère bleue tachetée de blanc nous a tous exaltés ; qu’importe qu’elle soit devenue un cliché !

Elle a même dessillé les yeux de notre esprit, comme un voyage au loin élargit les perspectives de notre amour pour ceux qui sont restés à la maison.

Le premier impact de ces voyages fut le sentiment d’émerveillement qu’éprouvèrent les astronautes et dont nous eûmes notre part grâce à la médiation de la télévision.

Au même moment, une autre médiation, plus objective, celle des instruments scientifiques, permit d’observer la Terre du dehors.

Ces appareils étaient certes indifférents aux émotions humaines, nous leur devons néanmoins l’information grâce à laquelle la Terre nous est apparue comme une étrange et magnifique anomalie.

Ils ont démontré que notre planète contient les mêmes éléments que Mars et Vénus dans des proportions similaires, mais ils nous ont aussi révélé que ces planètes soeurs sont nues et arides… et aussi différentes de la terre qu’un merle d’un caillou.

Nous voyons maintenant que l’air, l’océan et le sol sont bien plus qu’un simple environnement indépendant des organismes vivants : ils font eux-mêmes partie de la vie. L’air est à la vie ce que la fourrure est au chat ou ce que le nid est à l’oiseau.

Ni l’air, ni la fourrure, ni le nid ne sont en eux-mêmes vivants, ils sont toutefois produits par des organismes vivants qui se protègent ainsi contre un monde qui, autrement, leur serait hostile. Pour toute vie sur Terre, l’air est une protection contre les froids abîmes de l’espace et ses redoutables radiations.

L’interaction sur Terre entre la vie, l’air, la mer et les minéraux n’a rien d’étonnant. Il a toutefois fallu un regard extérieur pour entrevoir la possibilité que cette interaction puisse être le fait d’un seul système vivant gigantesque ayant la capacité de maintenir la Terre dans l’état le plus favorable à la vie qu’elle héberge.

Une entité comprenant une planète entière avec une puissante capacité de réguler le climat mérite un nom qui soit digne d’elle. C’est l’écrivain William Golding qui suggéra le nom de Gaïa.

Nous avons accepté sa proposition avec enthousiasme et Gaïa est aussi le nom de l’hypothèse scientifique selon laquelle le climat et la composition de la Terre doivent toujours demeurer près du point optimum pour les êtres vivants qui l’habitent.

Les preuves à l’appui de l’hypothèse Gaïa sont aujourd’hui nombreuses, c’est là toutefois, comme il arrive souvent en science, une chose moins importante que l’usage que l’on peut faire de ladite hypothèse, comme d’un miroir permettant de voir le monde différemment et de faire surgir de nouvelles questions quant à la nature de la Terre.

Si nous sommes tous des créatures faisant partie de Gaïa, grandes ou petites, depuis la bactérie jusqu’à la baleine, nous sommes alors tous potentiellement importants pour son bien-être. Nous sentions bien que la destruction d’une série d’espèces est une chose mauvaise, maintenant nous savons pourquoi.

Il ne nous est plus permis de réagir par un simple regret à la disparition d’une grande baleine, d’un papillon bleu, voire d’un virus comme celui de la variole.

En éliminant l’une de ces créatures, c’est peut-être une partie de nous-mêmes que nous détruisons, car nous faisons nous aussi partie de Gaïa.

Il y a autant de raisons de se réjouir que de s’inquiéter à la vue des conséquences de notre participation à ce grand patrimoine commun des êtres vivants. Ne sommes-nous pas les sens et le système nerveux de Gaïa?

Elle a vu pour la première fois son vrai visage à travers nos yeux et elle est devenue consciente d’elle-même dans et par nos esprits. Elle est notre premier lieu d’appartenance.

La terre est plus qu’une simple maison, elle est un système vivant dont nous faisons partie. (Qu’est-ce que Gaïa ?, James Lovelock)

 

Une marche dans les institutions pour les “droits des animaux”…

L’association « Droits des animaux » a totalement changé de site, ce qui correspond à un changement apparent de stratégie.

Jusqu’à il y a peu de temps, cette association se voulait ultra-activiste, et son site ressemblait à cela :

Désormais, on a droit à cela :

 

L’explication qu’on peut lire est la suivante :

 « 17 avril 2013

L’association Droits des Animaux étrenne ce nouveau site plus en rapport avec ses activités. Droits des Animaux ne délaisse pas l’action sur le terrain, indispensable pour sensibiliser le public à la condition animale, mais cette action, qui prédominait sur le site précédent, ne résume pas la diversité des actions entreprises par sa petite équipe.

Au-delà de la communication médiatique, qui sans doute permet de sensibiliser le grand public à la condition faite aux animaux, mais ne conduit pas nécessairement à des améliorations concrètes, il convient d’informer plus spécifiquement les responsables politiques des enjeux de cette question de société.

C’est pourquoi, forte de son expertise, l’association Droits des Animaux entreprend-t-elle prochainement d’intervenir sur demande des personnels administratifs, politiques, associatifs etc. dans le cadre de séances de formation. Il est possible de solliciter l’association en suivant la procédure prévue à cet effet. »

On passe donc de tout un “foklore” activiste très précis (habits en noirs, etc.) à une volonté ouverte de rentrer dans les institutions.

Pourquoi LTD parle-t-il de cela, alors que nous avons toujours dit, comme en décembre 2009 par exemple, que :

La Terre d’abord est pour la libération animale. Et la libération animale, cela n’a rien à voir avec la protection animale, c’est une culture radicale, qui notons le bien n’est nullement propre à La Terre d’abord, comme le montrent par exemple les nombreux liens sur le côté du site.

On peut voir à ce sujet qu’aucun site consacré notamment au véganisme, à part LTD ne parle de ces sites là, par exemple de ce qui se passe au Chili. Justement parce qu’il s’agit de libération animale, et pas de protection animale!

Et voilà précisément ce qui dérange ce qu’on peut appeler une scène franco-française rêvant de pratiques légales, de reconnaissance médiatique, de recettes de cuisine, de publication d’ouvrages universitaires et juridiques illisibles, d’apolitisme béat, etc.

Eh bien, parce que tout simplement, quiconque lit un tant soit peu sérieusement LTD a parfaitement compris qu’il n’y avait aucune contradiction de la part de « Droit des animaux » dans ce passage de l’activisme « austère » et « juridique » à une marche ouverte dans les institutions.

Nous avons toujours expliqué que cette mouvance était à la recherche d’une reconnaissance officielle, par le biais d’une fédération « animaliste » reconnu par l’État, etc.

On peut cependant trouver un peu hypocrite que cette stratégie n’apparaisse au grand jour qu’aujourd’hui, alors qu’en fait c’était clair depuis le début quand on s’intéressait « intellectuellement » à la question.

De plus, ce passage, qui a l’air d’un retournement à 180° puisqu’on passe de gens en noir avec la culture du « hunt sabotage » au poste de conseiller juridique, est un peu forcé.

Il n’est pas un grand secret que l’association L214 a repris le relais de l’activisme en mode « hyperactif » et moraliste, tel que « DDA » (Droit des animaux) l’avait en quelque sorte lancé.

Mais revenons deux-trois ans en arrière, pour quelque chose dont nous parlions dans l’article « « Le terrorisme végétarien » et un étrange droit de réponse… ».

Ce qui s’est passé à l’époque, c’est qu’un article de la revue le Nouvel Observateur faisait le « rapprochement » entre une « journée contre le spécisme » et une action de l’ALF en Corrèze.

Strictement rien à voir disaient alors en choeur les Droits des Animaux, PeTA France, Association Végétarienne de France, L214, CLEDA, etc.

Le communiqué ne faisait pas que se dissocier de l’ALF, il parlait également de la question de la criminalisation en Autriche, tentant de construire un équivalent entre ce qui se passe en Autriche et ce qui se passe en France sur le plan « légal. »

Nous notions déjà que cela n’avait rien à voir :

En parlant d’assimilation caricaturale, le communiqué explique donc clairement que l’ALF n’a rien à voir avec le mouvement pour les animaux. C’est une position guère tenable, quel que soit le point de vue qu’on puisse avoir sur l’ALF.

Et on peut remarquer d’ailleurs que ce n’est pas du tout le point de vue des gens inculpés en Autriche. L’association VGT, la principale concernée, ne défend pas la libération animale mais le principe de réformes allant au véganisme; cela n’est pas pour autant qu’elle tient ce discours sur les « terroristes. »

Rappelons d’ailleurs comme nous l’avions dit que l’une des personnes passant au procès en Autriche est arrivée habillée d’un t-shirt avec sur le devant la photo d’une personne masquée tenant un chien Beagle, avec inscrit « Smash HLS » et au dos le slogan « I support the ALF. »

Il y a également durant ce même procès des ballons roses placées au niveau de la fenêtre de la salle, avec accroché en dessous un poster de l’extra-terrestre de la célèbre série télévisée ALF.

Car là est le cœur du problème. En fait, les partisans français de la marche dans les institutions pour les « droits des animaux » ont osé tenter de récupérer le modèle autrichien, inventant un mythe comme quoi ce serait le mouvement « légal » pour les droits des animaux qui aurait inventé la situation très favorable pour le véganisme en Autriche.

C’est là nier plus d’un siècle de mouvement en Autriche en faveur de la Nature (les « amis de la Nature »), la culture populaire progressiste, le refus généralisé du nucléaire, l’énorme culture végane dans la capitale, etc., qui a donné naissance à la scène végane.

Ainsi, si l’association « Droits des animaux » a cédé en quelque sorte la place sur le plan de « l’activisme » apparent, en réalité rien n’a changé dans l’état d’esprit d’une scène qui s’imagine changer la société française à travers des réformes, par l’intermédiaire des institutions, etc.

Ce qui signifie également, tout comme auparavant, se placer comme queue de la comète Marine Le Pen, par l’intermédiaire de Brigitte Bardot, en mode « l’avenir nous appartient » par l’intermédiaire d’un « renouvellement de la vie politique. »

C’est improductif, opportuniste, et toujours plus éloigné d’une morale stricte.

Gnoute, le rat traumatisé par Cauet et NRJ

En février 2012, lors d’une émission de radio de Cauet sur NRJ, un rat s’est retrouvé dans une situation bien stressante et assez inimaginable. On peut voir une vidéo ici.

Sur la base d’un pari visant à faire gagner un auditeur, un animateur doit tenir un rat pendant une minute…   Avec toute l’attitude hautement débile de ce « jeu », les propos misérables s’accordent à cette démarche pathétique : on parle d’une queue de rat « dégueulasse », de « c’est déguelasse votre truc ».

Il est par ailleurs dit qu’il a été donné un médicament excitant à ce rat. Les rats sont de petits animaux au métabolisme rapide et très fragile. Dire sur le ton de la plaisanterie, que tel médicament (ici, délivré sans ordonnance) a été donné à un rat, sans contrôle vétérinaire, est d’une irresponsabilité folle. Il suffit d’aller sur les forums consacrés aux rats pour constater les erreurs monumentales commises, erreurs supposées anodines basées sur des « on dit » et sur des propos délirants tels que ceux entendus pendant cette émission. Et ce sont les rats qui payent le prix de cette barbarie.

Le rat doit être sorti de sa boite en carton, et pour se faire, la boite est secouée, et donc le rat à l’intérieur aussi. On imagine déjà bien le stress subit, sans compter qu’il est dans une ambiance énormément bruyante avec des personnes autour criant et s’agitant !

D’ailleurs, une fois que ces brutes ont sorti le rat de sa médiocre boite, il défèque de peur. Un lourd stress entraîne chez les rats, des selles molles et très malodorantes. C’est là que l’hypocrisie de l’animatrice saute aux yeux, car elle prétend qu’il faut être prudent, ne pas laisser tomber le pauvre rat, mais elle n’en a rien faire de son stress complet.

L’animateur qui doit prendre le rat dans ses mains est assez terrorisé, imaginons donc le ressenti du rat qui ne comprend pas ce qu’il fait là entouré de personnes qui hurlent et qui essayent avec difficulté, et brutalité bien sûr, de le tenir de force…

Finalement, sous la pression du « jeu » cette personne prend le rat dans ses mains, enfin… du bout des doigts ! L’animal est tenu avec dégoût du bout des doigts, dans le vide par une personne qui a très peur. Cela s’appelle de la maltraitance.

Face à cette situation très tendue, le rat aura fait preuve d’une grande patience et n’aura mordu personne… Une chance pour lui dans cette expérience malheureuse, car que se serait-il passé si il avait croqué l’homme qui le tenait à bout de bras dans le vide ? Avec le réflexe, il aurait sûrement lâché ce rat qui se serait retrouvé par terre, et aurait cherché une cachette. Mais avec des personnes paniquées qui auraient eu peur d’un rat en liberté, l’animal lui-même paniqué, l’issue aurait pu être bien triste pour ce rat. Heureusement, l’homme, malgré sa peur, arrive à le reposer sur la table.

Cette histoire a été diffusée sur un forum destiné aux rats, des personnes se sont mobilisées, et il a finalement trouvé une famille d’adoption.

Sauf que plus d’un an après, le rat est de nouveau abandonné ! On peut lire ici le post qui lui est consacré sur Rescue.

Gnoute est resté traumatisé par cette expérience et il semblerait qu’il n’ait jamais pu s’intégrer à un groupe de rat…. Or, les rats sont des animaux grégaires qui doivent absolument vivre avec leurs semblables pour être épanouis, lui a pourtant donc toujours vécu seul. Une bien triste vie quand on est un être social, qui plus est quand on a un passé traumatisant…

Tout cela pour que Cauet s’amuse et amuse la galerie, de manière anecdotique.

Cette histoire révèle bien le caractère d’à la fois jouet et objet des rongeurs qu’on achète en animalerie sur un coup de tête et qu’on laisse (sur)vivre dans des conditions très mauvaises et pas du tout adaptées.

Il faut ainsi noter que la cage est BEAUCOUP trop petite, la taille de la cage est même trop juste pour un hamster (sans parler de la roue qui est un grand danger car le hamster peut s’y prendre le pied ou la main en y courant).

De plus, dedans le rat n’a pas de maison pour se réfugier et dormir. Le seul étage qu’il a dans sa prison est aussi complètement inadapté. Les plate forme avec un sol en barreaux, comme celui-ci sont désagréables pour les pattes et peuvent aussi créer des pododermatites douloureuses et très difficiles à soigner.

Pour en revenir à la roue, celle-ci doit être proscrite car elle est, de un beaucoup trop petite – là c’est la taille pour un hamster, de deux, la roue peut entraîner des problèmes de dos, de trois, le rat peut se coincer la queue ou une patte entre les barreaux de la roue. Pour le rat il faut une roue de 30 cm de diamètre, et surtout une roue pleine (sans espace vide, ce qui est valable aussi pour une roue pour hamster). Mais la plupart des rats ne font pas de roue, elle est donc complètement inutile. Le rat n’est pas un hamster !

Par ailleurs, on voit que sa litière est des copeaux de bois, litière très toxique car elle dégage des phénols au contact de l’urine, causant par la suite des problèmes respiratoires aux rats – et aux autres rongeurs qui doivent vivre sur ce genre de litière ! Les copeaux de bois sont donc à totalement bannir, il est indispensable de faire vivre les rongeurs sur de la litière de chanvre ou de lin.

L’image donnée par ce « divertissement » est bien évidemment très mauvaise et dangereuse: autant pour les conditions de vie des rats (les rats vivent au minimum à deux ou trois, la litière utilisée est toxique et la cage est honteusement trop petite) que pour l’image de l’animal jouet soumis aux caprices et aux délires de personnes écervelées et dénaturées.

Pour résumer, tout est faux, absolument tout: la démarche, la pratique, la conception. Être révolutionnaire, c’est voir cela et le combattre… au nom de la dignité de Gnoute!

“Entre le requin et l’homme, je choisis l’homme”

Heureusement, pas grand monde n’a été dupe de la propagande anti-requins qui a été tenté de se lancer hier en France.

Car, il faut le rappeler, la France ce n’est pas que la métropole, c’est aussi des régions colonisées, comme la Guyane ou la Réunion. Et cela souligne d’autant plus l’importance de la responsabilité des écologistes (radicaux) en France.

Donc, hier, les médias se sont lancés dans une grande offensive anti-requins en affirmant qu’encore une fois un surfeur avait été tué sous les yeux de sa femme, qui plus est lors de son voyage de noces, et alors qu’il est le père d’un enfant de 18 mois. Une telle information, prise comme cela, a de quoi susciter l’émotion.

L’association « Prévention requin Réunion » a évidemment sauté sur l’occasion pour organiser un rassemblement d’une centaine de personnes à la mémoire du surfeur, à la plage des Brisants, à Saint-Gilles (ouest de la Réunion).

Sauf que et heureusement, personne n’a été dupe : en effet, il y avait eu une alerte anti-requins et la personne tuée, un surfeur sans expérience, est sciemment passé outre l’interdiction d’aller dans l’eau.

Ajoutons à cela une connaissance de plus en plus grande de l’écocide que connaît l’océan, et on comprend qu’il y a eu une contre-vague rationnelle de gens refusant le sensationnalisme et la propagande anti-requins

Cette photo est assez terrible, et montre qu’il s’agit d’un drame, pas d’une tragédie : ce n’est pas le destin, la fatalité, qui a frappé, bien au contraire tout est issu d’un choix erroné de la part de quelqu’un.

 Et dans un drame, il faut choisir. Sans doute que, dans 50 ans, les gens porteront un regard méprisant sur une humanité incapable de protéger Gaïa.

Du côté en effet des anti-Gaïa, les choses sont claires. Sur la populaire Radio Free Dom, le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert (du parti Modem) a recommencé à parler de prime pour la pêche d’un requin (nous parlions de lui déjà ici), et il affirmé cette sentence :

« Entre le requin et l’homme, je choisis l’homme. »

De notre côté, comme nous l’avions dit dans un article (L’Equipe magazine contre les requins à la Réunion) suscitant par ailleurs quelques réactions anthropocentristes, nous disons : entre le loisir du surf et Gaïa, nous choisissons Gaïa.

Nous disons le loisir du surf et pas les surfeurs, car cela revient au même ; au final, le surf, c’est une pratique totalement éloignée de la réalité des gens à la Réunion, c’est devenu une idéologie à part, rejoignant de plus en plus le golf comme démarche ultra-individualiste et d’ailleurs anti-Nature.

Il faut remarquer ici l’hypocrite défense du choix égocentrique du surfeur tué, faite par Jean-François Nativel, président de l’association Océan prévention Réunion, et partisan ultra-volontaire de la chasse au requin, qui a expliqué au sujet du surfeur en question que « Il n’avait pas les moyens de s’informer du risque requin, ni à l’aéroport, ni sur la plage car celle-ci n’était pas surveillée. »

En clair, il est revenu le temps des colonies : l’aventurier prend l’avion et va directement de l’aéroport à la plage, sans même se soucier de la réalité locale et naturelle…

C’est bien entendu insupportable et ridicule. Les pratiques individualistes se heurtent de plein fouet à la réalité, c’est toute la réalité anthropocentriste qui vacille, car la réalité naturelle ne peut tout simplement pas accepter les fantasmes dominateurs et exterminateurs d’une humanité totalement égocentrique.

“Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool”

Voici un autre extrait du document de l’Institut de veille sanitaire concernant la question de l’alcool, dont nous parions hier.

Il s’agit d’une sorte de tentative d’établir une présentation « scientifique » de la question de l’alcool en France. Or, sans prendre en compte la question culturelle, c’est impossible… Comme en est la preuve la conclusion faite.

En 2011, la consommation d’alcool en France, mesurée à partir des ventes d’alcool (hors exportation), s’établit à 12,0 litres d’alcool pur par habitant âgé de 15 ans et plus.

Cette quantité équivaut à une moyenne de 2,6 unités standard (verres d’alcool contenant 10 grammes d’alcool pur) par habitant de 15 ans et plus et par jour.

Par « alcool pur », on entend la quantité approximative d’alcool pur contenu dans n’importe quel verre de boisson alcoolisée servi dans un débit de boisson.

Les enquêtes montrent que les quantités consommées par les hommes sont en moyenne plus importantes que celles des femmes. Le nombre d’unités d’alcool absorbées par les hommes en moyenne chaque jour était estimé à 4,4 unités en 2006, ce qui reste considérable au regard des conséquences connues d’un tel niveau de consommation sur la santé.

Sur la quantité totale d’alcool consommée, un peu plus de 58% l’a été sous forme de vin (y compris vins mousseux), 22% sous forme de spiritueux, près de 17,5% sous forme de bière, le reste (2,5%) sous forme de cidre et de produits intermédiaires (vins doux, vins de liqueurs, autres).

Depuis le début des années 2000, la part du vin a légèrement régressé (- 3 points de %), principalement au profit des spiritueux (+ 2,5 points de %).

Par rapport au début des années 1960, la consommation équivalente d’alcool pur en France a été réduite de plus de la moitié, cette diminution étant essentiellement imputable à la baisse de la consommation de vin.

Les niveaux de consommation (en équivalent alcool pur) de bières et de spiritueux par habitant de 15 ans et plus étaient un peu plus élevés dans les années 1960 qu’aujourd’hui, mais cette baisse n’intervient que de façon négligeable dans la très importante réduction de la consommation d’alcool des Français au cours des 50 dernières années.

Dans les années 2000, la diminution des quantités consommées s’est poursuivie à un rythme moyen de 0,2 litre par an. Les évolutions à la baisse continuent d’être constantes pour le vin et sont plus fluctuantes pour les bières, dont la consommation est cependant clairement en chute depuis 2006.

D’après les données de l’Organisation mondiale de la santé, la France se situerait en 2008 au 15e rang du classement des pays de l’UE suivant la consommation d’alcool par habitant âgé de 15 ans et plus, les pays les plus consommateurs se situant pour la plupart en Europe orientale et centrale.

Les méthodes de calcul des quantités d’alcool consommées n’étant pas standardisées, il faut considérer avec prudence ce classement entre pays.

Il apparaît, en définitive, que les habitudes de consommation d’alcool se sont très largement rapprochées dans les pays européens au cours des quatre décennies passées et que la France autrefois largement en tête du classement ne fait plus figure d’exception.

Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.

La conclusion est très parlante : les pays européens deviennent homogènes dans leur basculement dans la culture de l’alcool. Et le problème est que la consommation « traditionnelle » chute au profit d’une quête de l’ivresse, d’une fuite absolument évidente, puisque comparé au reste du monde, l’alcool coule à flots…

Comme cela est dit :

« Les pays européens globalement, et la France en particulier, restent cependant les plus gros consommateurs au monde d’alcool.  »

Le problème est bien sûr que les « scientifiques » sont incapables d’ériger une position nette, libéralisme et business oblige. L’alcool est une idéologie tellement ancrée que l’attaquer de front est impossible pour ces gens.

C’est dire à quel point la question de l’alcool va devenir de plus en plus importante dans les années à venir !