• L’exploitation animale : prévisions d’ici 2026

Un point de vue sur l’équitation

Voici un point de vue concernant l’équitation. Il est très intéressant, car tentant d’aborder la question de manière objective, l’auteur tente de faire la part des choses, mais est obligé de constater que par définition il y a un problème, sans pour autant parvenir à le définir précisément…

« C’est un médecin qui m’a recommandé de faire du cheval pour me soigner le dos. Mais oui : l’équitation muscle le dos, et cela évite des affaissements de vertèbres, à condition de ne pas faire de tape-cul (en langage correct : de trot assis).

Selon la Fédération française d’équitation, ce sport permet à l’enfant cavalier de maîtriser son équilibre, de se muscler le dos et le ventre, de redresser sa colonne, de coordonner et dissocier ses gestes, de savoir doser ses mouvements, de prendre confiance en lui, de maîtriser ses réactions émotionnelles, de développer ses capacités d’analyse et d’acquérir le sens des responsabilités.

Le contact avec le cheval, comme avec d’autres animaux, est souhaitable pour les enfants à condition qu’ils soient suivis par des adultes responsables. Le mot clé de la réussite des relations enfant/animal – comme de toute relation – est la réciprocité.

Si l’apprenti(e) cavalier(ère) peigne son poney comme une poupée Barbie et le « chouchoute » avec du matériel de luxe, il (elle) se fait plaisir en ignorant tout des vrais besoins de l’animal.

Si l’enfant considère sa monture comme une vulgaire bicyclette, qu’il ne s’en sert que pour son plaisir égoïste, l’esprit rivé sur la compétition et sans même apporter quelques carottes ni faire brouter l’animal après la séance de travail, c’est raté : il aura pris une bonne leçon d’irrespect.

Au contraire, si on lui fait comprendre l’être vivant qu’il côtoie, ses besoins et ses réactions, il apprendra vite la satisfaction de faire plaisir à autrui, et il assimilera la valeur de l’échange.

La partie sera gagnée avec les animaux, et c’est la voie royale pour s’engager dans des relations saines avec ses semblables, quels qu’ils soient.

De son côté, le cheval a besoin de brouter en groupe pour être équilibré – ses ancêtres vivaient en troupeaux dans des plaines. Or, les chevaux des centres équestres ne sortent généralement de leur box que pour être montés, en général par des débutants qui leur tirent sur la bouche sans ménagements et à qui on ne donne que des conseils techniques.

Or une telle pratique de l’équitation est également désastreuse pour le cheval, qui n’aura aucun rapport positif avec l’être humain, aucun échange non plus avec ses semblables, et qui exprimera vite des perturbations : refus d’être monté, agressivité, tics et coliques pouvant entraîner une mort rapide. Ces faits, pourtant graves, sont aujourd’hui encore si courants, si ancrés dans les mœurs qu’on n’y prête guère attention. » (Marc Giraud, le Kama-sutra des demoiselles)

L’auteur a une approche « rationnelle » et démocratique : il vise la réciprocité. Mais il est obligé de constater que la position de l’animal est par définition dénaturée. Il tente d’équilibrer cela avec des comportements « adéquats », mais cela ne tient pas.

Le problème de fond en effet qu’il se fonde sur l’individu seulement, qui pourrait agir de telle ou telle manière. Or, la situation de l’animal dépend de la société, pas d’un choix individuel. L’individu a une certaine marge de manœuvre par rapport aux animaux, mais celle-ci est encadrée par les valeurs sociales.

C’est justement là que le véganisme se pose en rupture, parce que s’il est authentique, alors il se place du point de vue globale et voit bien qu’il ne s’agit pas d’agir correctement individuellement seulement, mais bien d’oeuvrer à tout changer !

Ici, on retrouve le grand dilemme : faut-il privilégier l’adoption ou la révolution ? Les deux ne s’opposent pas, à nos yeux, mais leur rapport est compliqué !

Ici, on retrouve aussi une question difficile en pratique, celle du rapport de l’individu humain à l’individu animal dans des situations très concrètes, comme lorsque le second est en danger. L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions et on peut penser bien faire, alors qu’en réalité on agit mal, car on dénature l’animal, on fait plus de mal que du bien, car on ne s’y connaît pas assez. Inversement, la passivité et l’absence d’émotions est inacceptable.

Et on peut toujours agir correctement, si on se donne les moyens de faire des efforts, d’apprendre. C’est une question de discipline, de rejet de son propre ego. Il faut savoir servir! Il faut savoir étudier, apprendre! Il faut savoir être là!

L’humanité a tout un apprentissage à faire. C’est une évidence ! Et ainsi, pour l’équitation, on ne peut pas laisser un animal, quel qu’il soit, être l’otage des caprices d’un enfant dont l’éducation a déjà été contaminée par l’idéologie de la domination. Pareillement, les adultes fondent leur démarche sur toute une démarche globale d’oppression et d’utilitarisme.

Il faut reconnaître non seulement le cheval individuellement, mais également savoir accepter sa nature, définie par la Nature… L’équitation est une oppression inacceptable!

L’arbre au soleil et le lait de vache au Japon

L’arbre au soleil est un manga qu’on peut en quelque sorte appeler un « classique » du genre. Il a d’ailleurs comme auteur Osamu Tezuka, considéré en quelque sorte comme l’équivalent de Walt Disney au Japon, avec une oeuvre vraiment très grande.

Ce manga du début des années 1980 décrit, de manière réaliste et humoristique, le Japon du milieu du 19ème siècle, à un moment crucial pour ce pays qui s’ouvre au monde par la force, sous la pression des États-Unis qui veulent ouvrir des routes commerciales.

Dans ce climat où les « shoguns » cèdent la place aux empereurs qui vont moderniser le pays, on suit les aventures de deux jeunes : un samouraï tourné vers les valeurs traditionnelles et un étudiant en médecine qui lui est marqué par les grandes avancées européennes en ce domaine.

Ce qui est intéressant ici, c’est de voir le choc des cultures, et voici précisément une image concernant directement la question du rapport aux animaux.

Profitons en pour rappeler ici que le lait de vache a été utilisée historiquement en Europe, et que sa digestion est très difficile pour le reste de la population mondiale (qui n’a pas d’origine européenne ; voir notre article Blédina et Danone à l’assaut des populations pauvres (et d’origine asiatique))

Ce qui est frappant ici c’est de voir surtout comment la démarche de la personne européenne est considérée comme choquante. L’auteur ne sait d’ailleurs pas vraiment comment s’en sortir, alors il termine sur une sorte de blague où le samouraï fait face à la vache.

Il faut dire que la consommation de lait a été depuis très largement imposée par l’industrie, comme elle l’est actuellement en Chine. Voici ce qui s’est passé au Japon, avec une petite citation d’un article de « l’Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires ».

En l’apparence, l’article est sociologique et il s’agit d’un « observatoire » de simples chercheurs. Sauf que « CNIEL » est un acronyme signifiant « Centre national interprofessionnel de l’Économie Laitière ». L’organisme se présente, au détour d’une explication, de la manière suivante :

« L’OCHA est un observatoire au service de l’interprofession laitière,  un centre de ressources et de recherches partagées avec la communauté scientifique autour de l’approche par les sciences humaines et sociales de l’alimentation, des systèmes alimentaires, des relations homme / animaux et de l’évolution de la relation aux nourritures d’origine animale. »

On l’aura compris, il s’agit d’un « think tank » anti-vegan, de l’un de ces organismes d’intellectuels impulsés par l’industrie pour fournir une idéologie, des justificatifs, etc. Voici ce qu’il dit sur le Japon…

« Le troisième moment important pour la culture laitière japonaise se situe à la fin de la deuxième
guerre mondiale (1945). Avec la présence des troupes américaines, on recommande et
on encourage l’adoption d’habitudes alimentaires occidentales en remplacement de certaines pratiques traditionnelles.

On se met à manger du pain plutôt que du riz, de la viande plutôt que du poisson, et du lait plutôt que de la soupe miso dans le but d’internationaliser la cuisine japonaise. Ces recommandations résultaient de considérations culturelles, mais aussi nutritionnelles.

L’aide alimentaire fournie par les États-Unis après la guerre afin d’éviter la famine entraîne, de manière imprévue, des changements importants dans la consommation alimentaire des Japonais,
notamment celle des produits laitiers, qui explose. La consommation de fromage, par exemple, passe de 60 g par an et par personne en 1950 à 2200 g en 2007. Un changement aussi rapide des pratiques alimentaires sur une période de 60 ans a rarement été observé ailleurs. »

On devine très bien ici comment est masqué la modification par en haut des habitudes, derrière les concepts de « considérations nutritionnelles », « internationaliser la cuisine japonaise », « éviter la famine », etc.

C’est pour cela que plonger dans l’histoire est important : cela permet de comprendre comment les habitudes alimentaires ne datent en rien de la « nuit des temps », mais possèdent une histoire…

Interpeller les députés sur le nucléaire?!

L’industrie du nucléaire sait bien que le meilleur moyen d’être intouchable, c’est de s’intégrer dans le quotidien culturel et économique. C’est pourquoi la loi sur la transition énergétique est un lieu de bataille: il s’agit de prolonger la vie des centrales nucléaires, de maintenir la fiction de leur caractère incontournable…

Faut-il pour autant, comme Sortir du Nucléaire le propose avec le document ci-dessous, « interpeller » les députés? Il va de soi que non et même Sortir du nucléaire n’y croit: c’est pour ce réseau un prétexte à mener campagne. Mais cela reste une diffusion de dangereuses illusions… illusions inévitables cependant si l’on ne relie pas la question du nucléaire à la question de Gaïa en général.

Toutes les causes écologistes sont inter-reliées, on ne peut pas tronçonner la réalité. Sortir du nucléaire évite la question en se positionnant en « aile écologiste » du gouvernement: cela n’a aucun sens, le nucléaire étant une composante idéologique de tout un système…

Et ainsi oui tous les députés sont soumis au nucléaire, par idéologie. C’est absolument tabou sur le plan de la stratégie du capitalisme français. Cela n’a rien à voir avec une prétendue mauvaise information de ces députés!

Alors qu’EDF cherche à obtenir la prolongation du fonctionnement des réacteurs nucléaires jusqu’à 50 voire 60 ans, nous devons agir pour contrecarrer ce projet lourd de risques. Les réacteurs ont été conçus pour fonctionner approximativement 30 ans, et déjà 27 d’entre eux ont dépassé cette durée…

Nous devons absolument interpeller nos député-e-s sur le danger majeur et sur les coûts astronomiques que le rafistolage et la prolongation des réacteurs impliqueraient. En effet, à l’automne prochain, les parlementaires débattront de la loi sur la transition énergétique.

Tou-te-s les parlementaires ne sont pas des relais zélés de la propagande du lobby nucléaire ; mais la plupart d’entre eux/elles connaissent mal les enjeux énergétiques et nucléaires. En agissant avec nous, vous pouvez influer sur la position qu’adopteront vos députés.

Interpellez les députés de votre région, envoyez-leur dès maintenant votre lettre ouverte « Nucléaire 30 ans d’âge : stop au rafistolage ! »

[Ici, la lettre type, censée être à envoyer.]

Les dépenses colossales qu’EDF veut pousser l’État à engager pour rafistoler puis renouveler le parc nucléaire suffiraient à financer une vraie transition énergétique, écologique et sociale, qui affranchirait enfin la France du danger nucléaire et de la dépendance aux énergies fossiles, tout en réduisant drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

La France doit engager sans plus attendre ce grand virage énergétique, seul porteur d’avenir pour notre pays, ses jeunes générations et son économie, avec un potentiel de création de centaines de milliers d’emplois d’ici 2030 dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie.

La politique énergétique et nucléaire échappe depuis trop longtemps au débat démocratique. Je vous appelle à contrecarrer le projet d’EDF et de ses relais au sein des institutions : les réacteurs nucléaires ne doivent en aucun cas être prolongés au-delà de 40 ans, au prix d’un rafistolage coûteux et d’un risque accru d’accident majeur. Au contraire, les réacteurs qui ont dépassé 30 ans d’âge doivent être arrêtés dans les plus brefs délais.

Le chantier de l’EPR de Flamanville doit également être arrêté définitivement, et toute nouvelle construction de réacteur doit être exclue.

Des objectifs impératifs et ambitieux de réduction de la consommation finale d’électricité et de développement des énergies renouvelables doivent être fixés pour l’horizon 2025. Les milliards d’euros économisés chaque année en refusant le coûteux rafistolage du parc nucléaire permettront d’investir pour les atteindre.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je compte sur vous pour porter ces positions au sein de votre parti politique et à l’Assemblée nationale.

Pour plus d’informations sur ces enjeux et pour consulter les sources des informations que j’ai mentionnées, je vous invite à consulter la page http://www.sortirdunucleaire.org/Risques-et-couts-en-savoir

Cordialement

Le sanctuaire des hérissons

Petit rappel de l’existence du sanctuaire des hérissons, avec une petite présentation par 30 millions d’amis. Rappelons que le sanctuaire propose une page consacrée aux soins d’urgence; de notre côté, nous avons une page résumant les quelques éléments importants de prévention.

Présentation du sanctuaire

Le Sanctuaire des HérissonsLe Sanctuaire des hérissons est une association loi 1901 créée en 1998.

Unique hôpital refuge de France exclusivement consacré au hérisson, la structure est disponible toute l’année pour donner des renseignements par téléphone afin de préserver cette espèce en grande difficulté. L’association compte à ce jour environ 400 membres.

Sa principale activité est de recueillir, soigner et sauvegarder les hérissons blessés ou orphelins afin de les aider à réintégrer leur milieu naturel.

Le sanctuaire dispose d’une infirmerie moderne qui permet de pratiquer des soins d’urgence avant d’acheminer les animaux nécessitant des actes chirurgicaux chez le vétérinaire. Depuis 2001, la Fondation aide chaque année le Sanctuaire des hérissons, ce qui a notamment permis de financer la réalisation d’une nurserie et la réfection de la toiture.

Le sanctuaire est accessible 365 jours par an – par téléphone – pour conseiller toute personne sur l’hexagone ayant trouvé un hérisson en détresse. 1 105 hérissons ont été accueillis et 789 ont pu être réinsérés en milieu naturel.

D’autres, trop handicapés pour être rendus à la vie sauvage, ont été placés dans les jardins d’accueil chez des particuliers bienveillants leur offrant le gîte et le couvert en milieu protégé.

Les missions du sanctuaire

1 – Faire connaître le hérisson par le biais du site Internet www.herisson.eu ou par de la documentation afin d’enseigner les rudiments et les erreurs à éviter afin de permette sa sauvegarde et sa protection au sein des jardins.

2 – Mobiliser et impliquer les jeunes enfants sur les causes directes du dépeuplement du hérisson en Europe, dispersion massive des fourrés et des haies, déforestation, urbanisation, pesticides, trafic routier et comment y remédier par le biais de documentations ludiques et instructives destinées aux tout-petits.

3 – Sensibiliser les automobilistes afin qu’ils deviennent les acteurs de la protection du petit insectivore. Dans ce but, l’association tient gratuitement à disposition de chaque mairie, écoles ou collectivités qui en fait la demande une affiche de sensibilisation.

4 – Permettre aux hérissons blessés qui ne peuvent nous être acheminés (car trop éloignés géographiquement et en l’absence de centres de soins agréés) d’être secourus par un vétérinaire de la région en acquittant des frais occasionnés par cette prise en charge.
Comment venir en aide aux hérissons ?

Tout hérisson visible en plein jour est un hérisson en péril même s’il a l’air bien portant. En effet, les mouches sont attirées pour pondre dans ses piquants, des asticots naissent peu de temps après et dévorent littéralement notre ami.

C’est pour cette raison qu’il faut impérativement le mettre à l’abri momentanément, il sera toujours temps de le relâcher à la nuit tombée. Vous pouvez également lui donner de l’eau et de la pâtée pour chiens ou chats à manger, jamais de lait de vache.

Si par hasard vous tombez accidentellement sur un nid, recouvrez de feuilles les bébés et surtout ne les touchez pas, la maman peut s’être éloignée momentanément pour chercher la nourriture.

Mais si au bout de 24 heures le nid est toujours vide, il faudra prendre en charge les bébés : chaleur et lait maternisé pour chiots et chatons toutes les trois heures.

28 ans après, la catastrophe sanitaire et environnementale de Tchernobyl

Aujourd’hui, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl (du nom de la ville à 15 kilomètres) est dans un sarcophage, et les problèmes ne sont pas toujours réglés, et cela depuis exactement 28 ans, la catastrophe ayant commencé le 26 avril 1986.

Or, bien évidemment, les événements en Ukraine n’aident pas à gérer tout cela… Voici un petit panorama effectué par Sortir du nucléaire.

Tchernobyl : 28 ans de catastrophe sur fond de crise ukrainienne

Le 26 avril 2014, en pleine crise politique en Ukraine, cela fera 28 ans que dure l’accident de Tchernobyl.

À cette occasion, de nombreuses actions auront lieu en France, pour rappeler que cette catastrophe est toujours en cours et refuser qu’un tel drame survienne dans notre pays.

Cette date marquera également la fin de 50 jours d’actions organisés partout en France à l’appel du Réseau “Sortir du nucléaire“ pour refuser la prolongation du risque nucléaire.

Pendant la crise ukrainienne, la catastrophe continue

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé, projetant dans l’atmosphère de dangereuses particules radioactives qui se sont répandues sur de larges parties de l’Europe et de la Russie. 28 ans après, la catastrophe continue : les retombées radioactives de césium et de strontium resteront dangereuses pour des siècles.

Plus de huit millions de personnes vivent toujours dans les zones les plus touchées en Ukraine, au Bélarus et en Russie, consommant quotidiennement des produits contaminés qui ruinent leur santé.

28 ans après, la catastrophe sanitaire et environnementale est encore aggravée par la crise politique en Ukraine. Exsangue, le pays n’arrive plus à financer les soins des malades les plus atteints et le financement de la construction du nouveau sarcophage prévu pour confiner les restes de la centrale accidentée est compromis.

Tchernobyl apporte la triste démonstration qu’un accident nucléaire est ingérable et qu’il peut miner l’avenir d’un pays.

Nous ne sommes pas à l’abri d’un Tchernobyl français

Certains voudraient ramener la catastrophe de Tchernobyl à un problème lié à une conception « soviétique » défaillante. Outre que la technologie nucléaire est intrinsèquement dangereuse, c’est oublier que cet accident a été avant tout déclenché par une série d’erreurs humaines.

Personne ne peut garantir que de tels problèmes ne conduiront pas aussi, en France, à un accident majeur : alors que les travailleurs du nucléaire alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail, le dernier rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire signale pudiquement que la prise en compte du facteur humain est « perfectible »…

Aucun rafistolage des centrales, aucun changement technologique ne peut prévenir une catastrophe nucléaire.

La seule solution pour protéger les populations est de mettre en œuvre dès maintenant un plan de sortie du nucléaire, en commençant par les réacteurs les plus anciens et les plus dangereux.

Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça !

Des catastrophes comme celles de Tchernobyl et Fukushima ne doivent plus jamais se reproduire. En solidarité avec les victimes de Tchernobyl, pour refuser qu’un accident survienne en France, de nombreuses actions auront lieu ce week-end partout en France et notamment à Paris.

Ces mobilisations constitueront ainsi la clôture d’un programme de 50 jours d’actions lancé à l’appel du Réseau “Sortir du nucléaire“ entre les anniversaires de Tchernobyl et Fukushima, pour s’opposer à la prolongation du risque nucléaire et appeler à un changement décisif de politique énergétique.

Manifestations à Fessenheim et à Chinon, occupation des ronds-points près de la centrale du Bugey, conférences-débats, multiples actions de rue : en tout, plus de 120 actions auront été organisées.

Voir la liste des actions : http://www.sortirdunucleaire.org/Liste-des-actions,585
Plus d’informations sur la situation à Tchernobyl : http://www.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-28-ans

Pour plus d’informations sur comment aider les enfants de Tchernobyl et Fukushima : http://enfants-tchernobyl-belarus.org/

http://kuminosato.net/

Voici d’autres informations détaillées:

La vie durablement contaminée

Dans les zones les plus contaminées, la catastrophe sanitaire n’a pas fini de sévir. Parmi les 600 000 à 900 000 liquidateurs, un grand nombre sont décédés ou tombés rapidement malades des suites de leur irradiation. Plus de 3,5 millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées en Ukraine, 2 million au Bélarus et 2,7 en Russie.

Certains radioéléments projetés en masse lors de l’explosion, toujours présents dans les sols, sont entrés dans la chaîne alimentaire, comme le Césium 137 et le Strontium 90, dont les effets nocifs ne prendront fin que d’ici trois siècles. L’accumulation du Césium 137 dans l’organisme va de pair avec une augmentation spectaculaire du taux de cancers et de pathologies cardiovasculaires, en particulier chez les enfants, mais atteint aussi l’ensemble des systèmes des organes vitaux. Elle provoque également des changements hormonaux responsables d’une infertilité croissante, ainsi que l’augmentation des malformations pour les enfants.

La désinformation est toujours à l’œuvre concernant les impacts sanitaires réels de Tchernobyl. Devant l’élévation du taux de malformations congénitales (passé entre 2000 et 2009 de 3,5 pour 1000 à 5,5 pour 1000), la réponse du ministère de la Santé du Bélarus fut de fermer l’unique Institut de recherche sur les maladies héréditaires et congénitales, ainsi que l’Institut de radio-pathologie de Gomel. En 2005, le « Forum Tchernobyl », réuni à Vienne sous l’égide de l’AIEA, a conclu que seuls 4000 décès pouvaient être attribués à Tchernobyl.

L’augmentation des pathologies et la dégradation de l’état de santé des populations y sont mises sur le compte du stress, de l’alcoolisme et de la détérioration des conditions économiques et sociales dans les régions concernées. Pourtant, les recherches menées par des scientifiques indépendants mettent au jour des chiffres autrement plus élevés. Selon une étude du Pr. Yuri Bandajevski, publiée dans les annales de l’Académie des Sciences de New-York en 2011, la catastrophe et ses suites seraient responsables de 985 000 morts…

Par ailleurs, depuis plusieurs années, d’étranges « ONG » comme le CEPN mettent en place des programmes destinés à prouver que l’on peut vivre en zone contaminée. Ainsi, le programme « ETHOS », en vigueur à Tchernobyl, est maintenant exporté… à Fukushima, pour appuyer le retour de populations dans des régions où la radioactivité ambiante devrait pourtant interdire tout séjour prolongé !

Les milieux naturels aussi sont touchés

En 2010, le reportage « Tchernobyl, une histoire naturelle » a contribué à populariser la thèse d’une nature intacte qui reprendrait ses droits. Pourtant, cette théorie va à l’encontre des observations scientifiques réalisées dans la zone contaminée (Lire l’analyse détaillée du professeur Michel Fernex : http://www.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-Fernex ).

Après avoir mis en évidence l’existence de malformations importantes chez les hirondelles de Tchernobyl, Tim Mousseau, chercheur à l’Université de Caroline du Sud a récemment découvert que la croissance des arbres pouvait aussi être affectée par les radiations.

Selon ce même chercheur, il apparaît également que les radiations nuisent aux micro-organismes, empêchant la décomposition des végétaux. Cette accumulation de bois mort pose un nouveau risque : un incendie pourrait facilement se déclencher, relâchant dans l’atmosphère une fumée chargée de radioéléments.

La construction du nouveau sarcophage et les soins aux malades, victimes collatérales de la crise politique.

Le réacteur éventré, qui contient encore 97% des éléments radioactifs, constitue toujours une menace : le sarcophage de béton construit à la va-vite au-dessus de ses ruines se fissure déjà. En 2013, une partie du toit s’est déjà effondré.

La construction d’une arche métallique géante de 92 mètres de haut et 245 mètres de long destinée à recouvrir le réacteur, a donc commencé en 2010. Ce chantier pharaonique, mené par un consortium formé de Vinci et Bouygues, est censé coûter au moins deux milliards de dollars.

L’Ukraine ne pouvant y contribuer qu’à hauteur de 8%, le reste devait être financé par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement et le reste de la communauté internationale.

Mais il apparaît que le nouveau sarcophage ne pourra être fini pour 2015 comme prévu, en raison d’un manque de financements criant. En raison de la crise politique, certains officiels ukrainiens craignent que la Russie ne fournisse pas la contribution à laquelle elle s’était engagée. Et l’Ukraine, exsangue, ne peut fournir de nouveaux financements .

La crise politique et le spectre d’opérations militaires ont également de lourdes conséquences humanitaires. Selon l’ONG autrichienne Global 2000, l’État n’est plus à même de financer un système de santé déjà faible et certaines thérapies contre le cancer destinées aux enfants ne sont plus disponibles dans le nord de l’Ukraine.

Par ailleurs, certaines associations étrangères ont mis leurs opérations entre parenthèse. L’ONG Enfants de Tchernobyl International, basée en Irlande, a ainsi dû suspendre un programme de chirurgie cardiaque destiné aux enfants d’un montant de 3 millions d’euros.

« Modern love story »

Dans notre société, la sexualité est partout présente, comme bien de consommation et en même temps la frustration est partout. Et clairement, être amoureux est un sentiment négligé, dévalorisé, car censé témoigner de la faiblesse et de l’ouverture à l’autre, là où il faudrait être « fort » et indifférent.

Cette triste réalité est un des grands thèmes de la culture straight edge : le troisième « X » est le refus catégorique des relations sexuelles qui ne rentrent pas dans le cadre d’une tentative de construction d’une relation durable, d’un couple.

C’est une tentative de construire quelque chose de sincère et d’authentique, de refuser toute hypocrisie si présente dans les mariages « traditionnels », tout comme évidemment la course à la sexualité pour la sexualité, n’aboutissant qu’à des relations dégradées et à voir les gens sous l’angle de la consommation.

Voici à titre d’illustration les paroles d’une chanson datant de 1990, de Youth of Today, le groupe ayant joué un rôle déterminant dans l’affirmation de la culture straight edge.

A modern love story

A boy a girl a love story
But why did it end in misery
Un garçon une fille une histoire d’amour
Mais pourquoi a-t-elle fini dans la misère

Taking our chances getting our thrills
Taking and taking but never getting our fill
Prenant nos chances d’obtenir nos frissons
Prenant et prenant mais sans jamais se satisfaire

And this is what I see a modern love story
Love defined on our TV
Et c’est ce que je vois une histoire d’amour moderne
Un amour défini sur notre télévision

Telling us teaching us what we need
Are we in love or just so alone
That we’re looking for anyone to hold?
Nous parlant nous enseignant ce dont nous avons besoin
Sommes-nous amoureux ou tout simplement si seul
Que nous sommes à la recherche de quiconque à qui tenir?

And this is what I see a modern love story
When the prey is caught, the thrill gone
So we’ll switch partners and move along
Et c’est ce que je vois une histoire d’amour moderne
Quand la proie est capturée, le frisson a disparu
Donc, nous allons changer de partenaire et continuer ainsi

And we won’t use our brains
Because our lust is too strong
Et nous n’allons pas utiliser nos cerveaux
Parce que notre désir est trop fort

Overlooking the person
To whom the body belongs
And this is what I see
A modern love story
Négligeant la personne
A qui appartient le corps
Et c’est ce que je vois
Une histoire d’amour moderne

Sibi Jâtaka ou le « don de la chair »

Composés entre les IIIème siècle avant JC et le IIIème siècle après JC, les Jâtakâs sont des contes et histoires relatant les vies antérieures du Bouddha.

Sibi Jâtaka est l’histoire d’un fameux roi de la mythologie hindouiste, il en existe plusieurs versions. Dans l’histoire, Sibi a été mis à l’épreuve par les divinités Indra et Agni.

Indra ayant pris l’apparence d’un épervier poursuivait une colombe (Agni) en vue de la manger. C’est ainsi que la colombe pris refuge auprès du roi Sibi, tandis que l’épervier voulait s’emparer de la colombe car il en allait de sa propre survie.

Ci-dessous le croquis présente Sibi et la colombe qui s’est réfugiée dans sa main droite.

Refusant de donner la colombe et de la condamner à une mort imminente, l’épervier demanda donc à Sibi de se couper de la chair d’un poids équivalent à celui de la colombe.

En accord avec cette proposition, Sibi s’exécuta et pesa sa propre chair sur une balance, mais étrangement la colombe devenait de plus en plus lourde…

Voici ici une représentation indienne avec Sibi se découpant la chair afin d’égaler le poids de la colombe qu’il veut sauver.


Sibi continua de se couper la chair, et tandis qu’il allait placer tout son corps sur la balance l’épervier et la colombe reprirent leurs apparences de Devas, terme employé pour désigner les divinités.

Ce Jâtaka reflète le don de soi et le sacrifice en vu de sauver l’autre. Le roi Sibi était prêt à mourir afin de sauver la vie de la colombe.

Nous avions parlé d’une histoire semblable, où le Prince Mahâsattva se donne la mort afin de sauver de la famine une tigresse et ses petits.

Cela fait partie de toute la tradition bouddhiste authentique qui, en quête de compassion, fait face à des difficultés, des contradictions dans l’action pour la compassion, qui aboutissent au sacrifice de soi pour combler les manques.

Il y a ainsi dans une même idée l’histoire d’Asanga. Ce dernier avait prié et médité pendant douze ans dans une grotte pour parvenir à communiquer avec la divinité le bodhissatva Maitreya.

Finissant par se décourager, il abandonna et il découvrit à la sortie de la grotte une chienne recouverte de vers. Les chiens en général, et les chiennes en particulier, étaient alors très mal vu, y compris historiquement par les bouddhistes, et jusqu’à aujourd’hui: les animaux sont considérés comme des réincarnations « basses ».

Asanga, donc, décide de se sacrifier dans les différentes versions existantes. Dans tous les cas en effet, une forme de vie va être perdante: les vers s’il les enlève du chien ou le chien s’il laisse les vers.

Il ferme les yeux pour recueillir les vers avec sa langue  (pour ne pas les blesser) et en devenir l’hôte en se faisant une plaie pour les déposer. Alors apparaît Maitreya à la place du chien, qui testait en fait Asanga.

C’est bien sûr une pirouette. Mais c’est un témoignage historique sur la tentative de généraliser la compassion.

Pour conclure, voici une représentation de Sibi et la colombe (dans sa main droite), extraite d’une peinture murale qui se trouve dans la grotte de Dunhuang en Chine.

Incendie à Saint-Sulpice : des milliers de reptiles morts

C’est une nouvelle terrifiante, absolument terrifiante. Elle est le reflet de la dramatique situation des animaux dit « de compagnie », en particulier les « nac » : la course au profit anéantit toutes les barrières morales et matérielles, c’est la course à qui produira le plus, dans n’importe quelle condition. L’article provient de La dépêche.

Incendie à Saint-Sulpice : des milliers de reptiles morts

20 000 à 30 000 nouveaux animaux de compagnie (NAC) ont péri dans l’incendie de l’entrepôt Savannah Reptiles Planet, dimanche, à Saint Sulpice- La-Pointe.

Des milliers de reptiles morts de reptiles, boas et pythons ont également été réduits en cendres dans ce sinistre qui a ravagé les 4000 m2 de cet établissement.

Des iguanes, caméléons, lézards, lapins, souris, rats, salamandres, insectes, grillons il ne restait, à l’aube, aucun survivant. Seules 8 tortues, de 60 à 100 kilos, dont les carapaces ont été refroidies avec des lances à eau par les sapeurs pompiers, ont survécu au brasier.

Un désastre évalué selon les premières estimations entre 4 à 5 millions d’euros. C’est à 2 h 30, dimanche, que l’incendie s’est déclaré.

À l’arrivée des sapeurs pompiers, l’ensemble de la structure métallique était déjà la proie des flammes. «J’ai vu le feu de Montastruc, à plus de 20 kilomètres de là», expliquait un sapeur-pompier volontaire. 38 hommes ont combattu, sans relâche, l’incendie et hier soir encore, une épaisse fumée blanchâtre s’élevait dans le ciel.

«Pour nous c’est peut-être la fin», a déclaré Romain Julian, le PDG de cette société créé en 1999. 20 salariés, dont 6 apprentis seront ce matin sans emploi. «Je ne peux pas imaginer que ce soit un acte volontaire», précise-t-il. Les gendarmes et les techniciens de l’investigation criminelle étaient sur place.

«Toutes les hypothèses sont ouvertes», indique un enquêteur. De l’entrepôt, il ne restait hier soir que des tôles calcinées et des poutres métalliques tordues par l’intense chaleur.

Les sapeurs pompiers venus de tout le département, épuisés par une intervention de plus de 15 heures , regagnaient enfin leurs casernes, laissant derrière eux, un dérisoire amas de ferraille. Savannah reptiles planet est un acteur majeur sur le marché des nouveaux animaux de compagnie.

Il fournit ainsi 600 magasins et animaleries en lézards, serpents, tortues et amphibiens en tous genres.

Une polémique sur les conditions d’hébergement des animaux a fait le buzz sur internet à l’automne dernier. Une vidéo et des photos prises par un ancien salarié avaient circulé sur la toile, déclenchant la colère des défenseurs de la cause animale.

Le dirigeant de Savannah Reptiles Planet avait dénoncé un grossier montage qui n’avait pour but que de nuire au devenir de sa société.

Dans la pratique, ces meurtres en masse ne seront pas jugés. Les assurances prendront en considération la question financière de la perte des « marchandises ». Mais pour les animaux, c’est comme s’ils n’avaient pas existé.

S’il s’agissait de pneus, d’ordinateurs, de stylos, pour la société cela serait revenu au même… C’est une contradiction terrible, une absurdité totalement délirante, une perspective dénaturée qui banalise la destruction !

Cartes postales et « oeufs de Pâques »

Revenons un peu sur les oeufs de Pâques et ce qu’ils véhiculent historiquement, en regardant un peu dans le passé. Aujourd’hui, en effet, on est un peu confus avec les mélanges commerciaux et religieux.

Se confronter aux cartes postales d’il y a à peu près cent ans est donc très utile. Bien entendu, l’esthétique peut être considéré comme assez particulière, et pour certaines personnes ces cartes relèvent du « kitsch », voire de l’atroce.

On peut cependant facilement voir que le rapport à Nature se lit de manière pratiquement ouverte…

Prenons deux cartes parfaitement représentatives de cela. Voici tout d’abord une carte qui reprend ouvertement l’option religieuse. On a un enfant tiré par des animaux, dans une logique typique de l’exploitation animale.

Et c’est lié à la religion: l’œuf est rouge, en allusion au sang du Christ (avec comme expliqué l’œuf symbole de la résurrection, car il passe d’être « mort » à vivant). Les animaux sont bien entendu des agneaux, pauvre animal sacrificiel du monothéisme.

Voici une carte dont la dynamique est tout à fait contraire. Au lieu des agneaux, on retrouve le fameux lièvre, symbole de fertilité. Il y en a plusieurs, et que font-ils? Ils attaquent, avec les oeufs symboles de la vie, « Jack Frost » (Jack le Gel), symbole de l’hiver dans les pays de culture anglo-saxonne. Il est même écrit « compliments de la saison », allusion au Printemps qui triomphe!

Regardons deux autres cartes, fort étranges, et pour cause: elles témoignent de l’irruption de la révolution industrielle dans la question des oeufs de Pâques. Ici, les animaux sont directement montrés comme au service des humains, voire comme étant reliés à la production.

Cela a donc l’air absurde, comme dessin, mais le fond qui se révèle témoigne de la modernisation économique, avec malheureusement donc l’intégration des animaux dans la production de masse…

Dans un autre registre, un des principaux leitmotivs est l’harmonie. C’est la Nature qui parle et qui, de manière hallucinée, « offre » les oeufs. La recherche du lien avec la Nature est évident.

Il va de soi que les enfants sont omniprésents dans cette question de l’harmonie. Ces cartes témoignent du sentiment de « fusion » avec les animaux.

La dernière carte présente une fusion assez étrange et dénaturée. En fait, les « oeufs de Pâques » reflètent un rapport très perturbé, on est entre le jeu et l’exploitation.

Concluons donc sur les deux tendances générales: il y a ainsi l’exploitation, avec l’arrière-plan religieux…

Et il y a à l’inverse la quête d’un rapport non dénaturé à la vie. Sur la carte postale suivante, l’église est à l’arrière-plan, présente mais dans un décor bucolique, avec une femme représentant la Nature, marchant sur les oeufs symbole de la vie, tenant des lapins symbole de pacifisme…

Avec également une sorte de disque, allusion au Ciel, mais en mode mystique. Mais au-delà de l’hallucination de type religieuse, il y a une vraie salutation de la vie. Retrouver ce sens du Printemps, sans la religion, fait partie du combat pour la Nature!

Les « œufs de Pâques » et le culte du Printemps

C’était hier le dimanche de « Pâques », où suivant la religion catholique, on offre des œufs. Cette tradition n’a pas forcément l’air d’être grand chose, et on pense surtout à l’arrière-plan religieux. En fait, c’est très compliqué et il y a beaucoup de choses qui rentrent en jeu.

Sur le papier, en effet, Pâques est une fête juive célébrant la prétendue sortie du désert du peuple hébreu, telle que c’est raconté dans la Bible. Par la suite, les chrétiens célèbrent au même moment la prétendue résurrection de Jésus-Christ, censée avoir eu lieu au moment de cette fête juive.

Pâques serait donc une fête liée à rien d’autre que des événements « historiques » racontés dans des ouvrages religieux…

En pratique pourtant, il s’avère que la période de l’année concernée était célébrée bien avant ces religions, par différents peuples. Et que l’idée de « sortie », de « résurrection », est précisément l’idéologie tournant autour du Printemps, saison du renouveau.

Ainsi, les œufs de Pâques sont censés symboliser la « résurrection » du Christ, car de « froid » ils deviennent « chaud » avec la naissance du poussin. Et justement, dans l’antiquité, dans l’empire romain et en Égypte, on offrait déjà des œufs suivant le même principe.

En France, ce sont les « cloches » qui sont censés aller à Rome et revenir en apportant ces œufs. Cela n’a rien de rationnel, pas plus que le lièvre qui les amène dans les pays germaniques. Sauf que dans ces pays, il y avait justement le symbole du lièvre comme symbole de la fertilité, du Printemps qui revient, avec les « joutes » des lièvres, reflet de la sexualité qui revient, de la vie reprenant ses droits…

Il faut également penser à Perséphone, fille de Déméter. Cette dernière est la « Terre-mère » et n’accepte pas que sa fille soit mariée à Hadès, roi des enfers. Zeus hésite et finalement coupe la poire en deux : Perséphone sera six mois sous terre avec Hadès, et aidera par contre sa mère pour les six autres : elle réapparaît alors pour le Printemps.

Si l’on regarde donc les choses ainsi, on voit ainsi que les œufs de Pâques et la « résurrection du Christ » sont là pour remplacer la célébration naturelle du Printemps. Au lieu de célébrer la Nature, on célèbre « Dieu »… Les religions ont récupéré des fêtes préexistantes, les remodelant à leur sauce.

Ce n’est pas le seul aspect culturel qui compte ici. Les œufs sont en effet et bien sûr issus de l’exploitation animale. Même dans le cas des œufs en chocolat, voire en sucre, la forme est là pour rappeler que les poules « donnent » les œufs aux humains…

Lors de la « chasse aux oeufs », cela va même plus loin, puisque c’est un animal qui apporte les œufs aux enfants. Suivant les pays, c’est un lièvre (comme dans les pays germaniques), mais cela peut être un coucou, une poule, un renard…

Ou encore le bilby, en l’occurrence en Australie où les lapins sont honnis par la population au nom de la défense de l’environnement (alors que c’est l’humanité qui les a amenés là-bas).

Il y a évidemment deux aspects : d’un côté, chercher des œufs colorés dans la forêt, c’est retrouver un lien avec la Nature. Symboliquement, il y a aussi la mise en valeur d’un animal, comme étant proche, sympathique. De l’autre, le rapport à l’exploitation animale est flagrant.

Pour compliquer encore la chose, il y a bien sûr le folklore des œufs décorés. On est là dans l’appropriation humaine de ce qui appartient aux animaux, et en même temps dans la culture, le folklore, l’art.

Et que dire lorsque ces œufs sont mis… pour décorer les arbres ? C’est le cas dans certains pays de l’Est, comme en Tchéquie. On voit bien que là il y a la tentative humaine d’établir un rapport à la Nature.

L’humanité ne réfléchit pas à son rapport à la Nature, et en même temps elle le fait… Mais selon des modalités pas forcément aisées à reconnaître, à suivre, à comprendre!

L’espace naturel du Grand Barry ouvert par l’ASPAS

L’ASPAS – association pour la protection des animaux sauvages – a acheté un terrain pour 140 000 euros il y a quelques mois, dans la Drôme.

L’objectif est d’en faire un sanctuaire, qui vient d’ouvrir ; le principe est qu’il n’y ait aucune intervention humaine dans la zone; il sera par contre possible de se balader en suivant un sentier balisé.

Voici une présentation, en cliquant sur l’image on a le PDF global de présentation.

Voici également la présentation par l’ASPAS de sa démarche. Si la critique de la situation est juste, la conclusion ne peut qu’être rejetée : aux yeux de cette association, la seule solution n’est pas la révolution, mais la propriété.

C’est absurde : déjà parce que 85 personnes détiennent la moitié de la richesse mondiale et que les gens les plus riches n’en ont rien à faire de la Nature en général, mais également et surtout parce que la Nature est une réalité mondiale. On ne peut pas défendre la Nature à petit bout…

« Nous puisons nos rêves dans la nature indomptée et rebelle », nous dit joliment Jacques Perrin. Pour préserver cette nature authentique, l’ASPAS a créé un nouveau type de Réserves naturelles en France les « Réserves de Vie Sauvage ® », label déjà reconnu au niveau européen. Dans ces lieux de liberté, la nature peut s’exprimer dans toute sa beauté.

Savez-vous que l’on peut chasser dans la majorité des Réserves naturelles françaises, y compris des espèces animales en mauvais état de conservation ? C’est par exemple le cas des tétras lyres dans les réserves des Hauts Plateaux du Vercors ou de la Chartreuse.

Quant au Parc national des Calanques de Marseille, on peut y lâcher des « gibiers de tir » ou attraper des petits oiseaux à la glu, piège cruel et non sélectif…

Et qu’en est-il de l’exploitation forestière ? Celle-ci est autorisée dans la majorité des Réserves naturelles et dans tous les Parcs nationaux !

Face aux dérives imposées à nos Parcs et Réserves d’État par les lobbies de la sylviculture ou de la chasse, il fallait prendre une décision radicale pour assurer une protection réelle de la nature. La seule possible est l’acquisition foncière.

C’est ce qu’a accompli l’ASPAS, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages avec son conservatoire ESPACE, puis la création de son label haut de gamme : « Réserve de Vie Sauvage ® ».

Entièrement indépendante financièrement, l’ASPAS s’appuie sur des legs et sur des dons. Ses Réserves sont libérées de toute exploitation humaine. Elles sont ouvertes au public.

Il n’y a pas de « dérives » comme il est dit à la fin. Prétendre cela c’est mentir, car on ne peut pas ne pas le savoir quand on s’intéresse à la Nature.

Que la tendance soit à l’approfondissement, soit, mais il n’y a aucune dérive… Les forêts françaises gérées de manière administrative, cela date tout de même de Colbert…C’est une question de culture administrative et d’interprétation économique, nullement une « dérive ».

Et pour combattre cela, il faut rejeter une idéologie, l’anthropocentrisme, qui considère que la Nature est une ennemie.

Si le sens de la démarche de l’ASPAS est ainsi louable, cela reste totalement décalé par rapport à l’urgence de la situation. La crise écologique ne peut que s’approfondir, depuis le réchauffement climatique jusqu’aux pollutions, en passant par la situation des animaux.
On ne peut pas faire dans la demi-mesure ; il faut casser la dynamique dominante, sans quoi inévitablement le béton tentera de tout engloutir.

Le devenir des fantômes des centrales nucléaires

Voici un article vraiment très intéressant, repris de Sortir du nucléaire et ayant comme origine « Paris dépêches« .

C’est une présentation très claire du coût réel du nucléaire sur le long terme. Stockage des déchets, démantèlement des vieilles centrales… Cela va coûter une fortune… et ce dans tous les cas, qu’on arrête le nucléaire ou qu’on continue (cette dernière option ajoutant au problème, bien sûr). C’est un héritage dont on se passerait volontiers!

Nous sommes obligés de nous interroger sur la capacité de l’homme à prévenir les catastrophes. Son savoir est devenu immense, en même temps il a de grandes difficultés à se projeter dans le temps. La gestion du nucléaire en est un exemple. Par Antoine Laray [Antoine Laray est journaliste économique et financier]

Le XXIème siècle ne sera pas un siècle de paix. Les chercheurs du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) viennent de publier leur troisième rapport. Alors qu’il faudrait limiter à 2 °C la hausse du thermomètre mondial par rapport à l’ère préindustrielle, nous sommes plutôt partis pour une hausse de 3,7 à 4,8 °C à l’horizon 2100. Quelques degrés qui vont peser lourd dans le devenir de la planète, lourd comme le coût des catastrophes climatiques dont on commence à entrevoir l’importance.

Longtemps, l’énergie nucléaire fut présentée comme une réponse bon marché et propre aux aléas climatiques. Elle s’est paradoxalement développée au même moment où est apparu le concept d’écologie, c’est-à-dire dans les années soixante-dix. Propre le nucléaire l’est quand tout va bien et si l’on oublie les milliers de tonnes de déchets radioactifs que l’on stocke aux bons soins des générations futures.

Propre, le nucléaire l’est également beaucoup moins en cas d’accidents industriels, trois à ce jour : Three Mile Island aux Etats-Unis, le 28 mars 1979, où 45% du cœur d’un réacteur à fondu mais la cuve a résisté ; le 26 avril 1986, un réacteur de la centrale soviétique de Tchernobyl explosait, envoyant dans l’atmosphère l’essentiel de ses matériaux combustibles ; enfin, le 11 mars 2011, la centrale de Fukushima explosait, entraînant la fusion des réacteurs. Trois accidents c’est peut-être peu, mais pour les deux derniers cela a entraîné des dizaines de kilomètres carrés interdits à jamais au retour des populations. En leur simple nom, peut-on parler d’énergie propre ?

Sait-on démanteler ?

Le nucléaire pose un autre problème. La durée d’une centrale nucléaire est d’environ une quarantaine d’années. Au-delà son taux d’usure devient coûteux et problématique. Mais la démanteler est aussi coûteux et problématique et ne reporte que de vingt ou trente ans la question.

Par exemple, le coût de l’arrêt d’une centrale comme Fessenheim devrait s’élever à 5 ou 8 milliards d’euros selon EDF, compte tenu de l’indemnisation des actionnaires privés. Or, non seulement les actionnaires privés d’EDF possèdent plus de 20% du capital, mais encore les réacteurs de Fessenheim sont détenus à plus de 30 % par une société allemande et des sociétés suisses. Ces actionnaires seraient à même de mener une action en justice et pourraient prétendre jusqu’à 1,8 milliards de dédommagement.

Il reste une autre question : sait-on démanteler une centrale nucléaire ? Aux Etats-Unis, sept réacteurs ont déjà été démantelés dont deux de forte puissance, du même type que ceux qui sont en fonctionnement en France. Par exemple, celui de Main Yankee a été démantelé en 8 ans, de 1997 à 2005, jusqu’à assainissement complet du terrain. En Angleterre, avant de commencer à démanteler les réacteurs, il a été décidé d’attendre plus de cinquante ans après la fin de l’exploitation mais, en France, ce n’est pas l’option qui a été retenue.

Le démantèlement d’un des réacteurs de Chooz, arrêté en octobre 1991, a commencé en 2007 et devrait être terminé en 2016. Quant au coût du démantèlement, il a été évalué « à la louche » par l’Etat à 15 % du montant de l’investissement. L’expérience montre que ce sera peut-être plus cher mais très probablement moins de 30 % du coût de l’investissement.

Corinne Lepage, affirmait récemment que le coût véritable du démantèlement des 58 réacteurs nucléaires français, serait compris entre 100 et 200 milliards d’euros, alors que l’addition des provisions faites par Areva et EDF s’élève à un montant proche de 18 milliards d’euros.

L’article 20 de la loi du 28 juin 2006 stipule que les exploitants de la filière doivent provisionner dans leurs comptes les charges futures concernant le démantèlement immédiat de leurs installations et affecter, à titre exclusif, un portefeuille d’actifs nécessaires à la couverture de ces provisions.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui donne chaque année son avis sur les rapports remis par les exploitants concernant cette obligation, s’est prononcée le 7 avril dernier : « Les exploitants devront, pour la prochaine mise à jour des rapports, parfaire les méthodologies d’évaluation et compléter les justifications sur les hypothèses retenues pour évaluer les charges du démantèlement ». Au final, selon les calculs d’autres observateurs, le total du coût de déconstruction des centrales nucléaires (non actualisé) serait de l’ordre de 41 milliards.

Mine de sel, mine de fer…

Il reste que, après trente à quarante ans de production d’électricité par la fission de l’atome, tous les matériels intégrés dans le réacteur sont irradiés à un degré plus ou moins important. La technique de démontage s’avère très délicate si l’on veut éviter la contamination des travailleurs. De même, il faut ensuite enfermer très soigneusement les différents matériaux et liquides radioactifs pour éviter qu’ils contaminent l’environnement. De surcroît, le démantèlement crée un problème de stockage des pièces de la centrale devenues déchets radioactifs.

Le plus souvent, elles seront stockées aux abords mêmes de la centrale. Pour combien de temps ? « Au moins vingt ans, précise Jay Hyland, directeur de la sécurité nucléaire de l’Etat du Maine, aux Etats-Unis, probablement trente-cinq à quarante ans, ou peut-être même cent ans… Je ne sais pas. »

L’espoir des nucléaristes serait de les enfouir sous terre. Ils parient sur la certitude de les stocker sans fuite jusqu’à 300.000 ans. Dans la mine de sel d’Asse, en Allemagne, on a commencé il y a quarante ans à enfouir des déchets nucléaires. En 2004, la montagne de granit voisine a commencé à bouger et le site d’enfouissement à se fissurer. Et il faut y injecter du béton en permanence. On prépare un autre site dans une mine de fer à Konrad.

Au final, le démantèlement des centrales a un coût, qui pourrait au total atteindre des centaines de milliards d’euros. Service compris…

Une réalité s’impose : la jeune industrie du nucléaire, à force de lobbying notamment, s’est lancée dans une aventure exaltante certes, mais en oubliant l’ardente obligation qu’un jour le plus lointain possible, il faudrait démonter leur travail. Aucune étude n’a été faite dans ce sens alors que se dessinaient les futures plans des centrales… condamnées pour certaines à devenir la mémoire interdite des hommes.

Amendement sur la sensibilité animale: une escroquerie juridique de plus

Depuis plusieurs jours, les médias relatent de manière ininterrompue l’information selon laquelle il y aurait un changement juridique du statut des animaux. Cela serait un progrès, même si relatif, il y aurait quelque chose, on aurait pu faire mieux, etc. etc.

Et ce qui est marquant, c’est que cela tombe littéralement du ciel. A priori, rien ne laissait présager ce « changement » qui, en fait et on pouvait s’en douter, n’en est pas du tout un.

Voici donc ce qui s’est passé.

A la base, il y a dans le code civil l’article 528, qui dit la chose suivante :

« Sont meubles par leur nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit qu’ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu’ils ne puissent changer de place que par l’effet d’une force étrangère. »

Or, cet article est en contradiction avec le code rural et le code pénal, qui présentent les animaux comme des êtres vivants et sensibles. Le député des Hautes-Pyrénées Jean Glavany a donc proposé une modification mardi dernier, après l’avoir rendue publique la veille seulement.

Voici comment l’amendement a été justifié par Glavany :

EXPOSÉ SOMMAIRE

Alors que le code rural et le code pénal reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme des « êtres vivants et sensibles », ces derniers sont encore considérés par le code civil comme des « biens meubles » (art. 528) ou des « immeubles par destination » quand ils ont été placés par le propriétaire d’un fonds pour le service et l’exploitation de celui‑ci (art. 524).

Cet amendement a pour objet de consacrer l’animal, en tant que tel, dans le code civil afin de mieux concilier sa qualification juridique et sa valeur affective. Pour parvenir à un régime juridique de l’animal cohérent, dans un souci d’harmonisation de nos différents codes et de modernisation du droit, l’amendement donne une définition juridique de l’animal, être vivant et doué de sensibilité, et soumet expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l’accent sur les lois spéciales qui les protègent.

On est donc dans un changement simplement cosmétique, une simple modernisation juridique. Il y en a eu et il y en aura d’autres, évidemment. Et c’est tellement flagrant que les personnes qui veulent changer les choses « de l’intérieur » sont absolument furieuses.

En effet, toute la vanité de leur discours saute aux yeux. Le système s’adapte, fait quelques modifications, mais rien ne change, même pas en apparence. Or, de gros investissements idéologiques et culturels ont été mis dans la fameuse pétition lancée par 30 millions d’amis, qui révèle ici tout son décalage avec la réalité. Cela ruine le prestige du réformisme.

Le communiqué de la Fondation Bardot est ici exemplaire. Il est parlé de… « l’exploitation animale », un concept extrêmement radical que cette association n’assume pas du tout, mais elle n’a pas le choix afin de sauver les apparences et ne pas se retrouver torpillée.

Cela ne l’empêche pas, en même temps, de critiquer l’élevage intensif et pas l’élevage en général, et même de saluer une harmonisation juridique qui, franchement, n’intéresse personne. Un tel niveau de contorsion révèle bien la terrible contradiction qui déchire les « réformistes » qui veulent changer les choses de l’intérieur du système de l’exploitation animale.

Que le statut de l’animal passe de « bien meuble » à « être vivant doué de sensibilité » est normal, ce qui est anormal en revanche c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt. Attention toutefois, il s’agit simplement d’harmoniser les textes, mais en aucun cas de remettre en cause l’exploitation animale.

Dans le Code rural et le droit européen l’animal est déjà considéré comme un être sensible, cela n’empêche pourtant pas le gavage, l’élevage intensif, les longs transports, l’abattage, l’expérimentation animale ou encore la captivité des animaux sauvages.

Bien sûr, nous saluons cette volonté de rendre cohérents les différents textes, nationaux et européens, mais ne nous y trompons pas, nous sommes à la veille d’une simple évolution juridique, logique, mais en aucun cas d’une révolution pour les animaux !

Christophe Marie
Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot

Quelque chose d’assez exceptionnel aussi est l’apparition d’un « groupe d’études sur la protection animale » de l’assemblée nationale. Là, on est dans la mythomanie, la député EELV Laurence Abeille prétendant que ce groupe avait une proposition de loi bien plus ambitieuse sur le statut de l’animal et que l’intervention de Glavany était en pratique un complot pour empêcher cela.

Pure magouille que cela, afin de prétendre se préoccuper des animaux, alors que jusqu’à présent EELV ne s’en est absolument jamais préoccupée. Il suffit de regarder les archives de nos articles sur EELV, les faits sont très clairs…

Par conséquent, la tentative d’ajouter des « sous-amendements » à l’amendement Glavany relève du simple cinéma, et bien évidemment ces demandes ont été refusées… Voici un exemple d’un tel sous-amendement.

SOUS-AMENDEMENT N°73
présenté par
Mme Abeille, M. Alauzet, Mme Allain, Mme Attard, Mme Auroi, M. Baupin, Mme Bonneton, M. Cavard, M. Coronado, M. de Rugy, M. François-Michel Lambert, M. Mamère, Mme Massonneau, M. Molac, Mme Pompili, M. Roumegas et Mme Sas
à l’amendement n° 59 de M. Glavany
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APRÈS L’ARTICLE PREMIER
Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Ils doivent bénéficier de conditions conformes aux impératifs biologiques de leur espèce et assurant leur bientraitance. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Ce sous-amendement vise à préciser le nouvel article du code civil relatif aux animaux.
La distinction entre biens meubles et animaux dans le code civil était une demande ancienne de nombreux citoyens engagés dans la protection animale.

L’évolution de la société, des connaissances scientifiques et de la réflexion sur les animaux rendent nécessaire ce changement dans notre droit. Selon l’article 515-14 que propose de créer l’amendement n°59 : « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens corporels. »

Ce sous-amendement propose de préciser que les animaux « doivent bénéficier de conditions conformes aux impératifs biologiques de leur espèce et assurant leur bientraitance », afin de tirer toutes les conséquences de l’article 515-14 qui précise qu’ils sont doués de sensibilité.

« Bientraitance » : voilà encore un mot nouveau, un néologisme absurde, comme le récent « carnisme » que l’on a pu voir apparaître, ou comme le terme de « végéphobie » apparu il y a quelques années. Tout cela est terriblement confus, alors que la question est simplement celle du rapport à la Nature et du refus de l’exploitation animale.

D’ailleurs, Glavany a paradoxalement failli faire tout sauter. En effet, il est à l’origine d’un amendement qui a… été retiré vite fait avant discussion. En effet, cet amendement… formait une nouvelle catégorie juridique : les animaux !

Il y aurait les humains, les animaux et enfin les biens. Or, faire cela, c’est provoquer le chaos, car inévitablement la libération animale affirmerait qu’il faut faire pencher les animaux de notre côté, et non de celui des biens…

Alors que le Code rural et le Code pénal reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme des « êtres vivants et sensibles », ces derniers sont encore considérés par le Code civil comme des « biens meubles » (art. 528) ou des « immeubles par destination » quand ils ont été placés par le propriétaire d’’un fonds pour le service et l’’exploitation de celui-ci (art. 524).

Cet amendement a pour objet de consacrer l’animal, en tant que tel, dans le code civil afin de mieux concilier sa qualification juridique et sa valeur affective.

Pour parvenir à un régime juridique de l’animal cohérent, dans un souci d’harmonisation de nos différents codes et de modernisation du droit, la proposition d’amendement proposée consiste à créer dans le code civil une catégorie sui generis, intermédiaire entre les personnes et les biens.
Il est ainsi proposé de donner une définition de l’animal et de soumettre expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l’accent sur les lois spéciales qui les protègent.

Ainsi, il a fallu aux députés trouver une sorte de compromis juridique, ne faisant que moderniser la juridiction, afin de la renforcer. L’animal se voit reconnu une sensibilité… mais cela ne change rien. Et cela aide même l’exploitation animale qui peut ainsi désormais prétendre « reconnaître » les animaux.

Le président de la république s’est d’ailleurs empressé de rassurer les éleveurs, le syndicat FNSEA lui ayant écrit suite à l’amendement. Nous avons déjà parlé tant des mesures massives de soutien financier aux éleveurs que de la position de François Hollande contre un changement de la loi (voir Sommet de l’élevage : un milliard d’euros par an en soutien aux éleveurs et Interview de François Hollande par les industriels de l’exploitation animale).

Voici comment « La France agricole » a, suite à l’amendement, interrogé l’Elysée, avec la réponse si parlante…

L’amendement « 59 », adopté le 15 avril 2014, dans le cadre du projet de loi de modernisation et de simplification du droit, et qui reconnait aux animaux « la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité », a suscité de nombreuses réactions.

Interrogé par nos soins, dans la mesure où François Hollande s’était exprimé sur le statut de l’animal dans les colonnes de La France Agricole (du 21 février 2014), l’Elysée précise que « la reconnaissance de cette qualité ne modifie pas le régime applicable aux animaux », conformément à ce qu’avait déclaré le président de la République.

« En revanche, cet amendement permet de faire figurer dans le code civil les dispositions relatives au statut de l’animal introduites dans le code rural en 2001 et dans le code pénal en 2006. 

Les devoirs des opérateurs économiques, ainsi que la fonction économique des animaux de rente ne sont pas remis en cause ; aucun droit nouveau n’est créé pour les animaux, qui demeurent protégés par les dispositions du code rural et du code pénal interdisant les mauvais traitements et assurant leur bien-être. »

Tout cela est donc très clair : cela fait beaucoup de bruit pour rien, et est destiné à contrer la cause animale, au moyen de la confusion, d’une amélioration de l’idéologie dominante. C’est la pratique de l’adage traditionnel: « pour que rien ne change, tout doit changer »: les apparences sont modifiées, pas la substance.

L’exploitation des moutons au service de « l’écologie » à Grenoble

L’écologie de notre époque utilise les animaux pour prétendre au « naturel », aux valeurs du terroir, au retour aux sources, cela n’a rien de nouveau, malheureusement. Que cela se traduise par l’industrie de l’alimentation biologique qui exploite la chaire des animaux, les produits laitiers, les œufs, le miel (etc!) bio, que ce soit les magazines écologistes qui vantent les bienfaits de la zoothérapie, que se soit des chevaux qui sont utilisés comme camions éboueurs, toutes les inventions sont bonnes pour s’inventer une bonne conscience écologiste !

Aux dernières élections municipales, la ville de Grenoble est passée du côté d’EELV et le nouveau maire, Eric Piolle, afin de justement poursuivre la démarche classique « écolo exploitation animale », a décidé de « tester » l’emploi de moutons comme « tondeuses ». Le terme employé est d’ailleurs de « moutondeuses à gazon »…

Selon le maire, ce serait une démarche avec un véritable fond « écolo »:

« C’est quelque chose qui a vocation à se développer à plus grande échelle. Tout ce qui contribue à ramener des animaux en ville est utile »

En ville ? Le terme est incorrect. En effet, la ville de Grenoble a la chance d’être dominé par une pointe du Massif de la Chartreuse.

Concrètement, cela veut dire qu’il y a une colline, avec le « Fort de la Bastille » et au-dessus encore le Mont Jalla, qui est zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Cela signifie donc que Grenoble dispose d’une situation différente de la plupart des autres villes. Et que les moutons, s’ils sont considérés comme étant « en ville », c’est pour la simple raison que la ville empiète sur la colline avoisinante…

Le fort est en effet devenue la principale attraction touristique de la ville, et c’est là qu’on va y trouver quatre brebis, un bélier et cinq agneaux, sur les pentes qui sont autour, entre une une aire de promenade et un parcours d’accrobranche.

Ce n’est donc pas la « ville », mais c’est en train de le devenir: la ville avale son environnement proche. L’utilisation d’animaux dans la démarche de l’exploitation animale témoigne de cet engloutissement de la Nature.

D’ailleurs, si l’initiative est considérée comme « concluante », les autres parcs accueilleront pareillement des animaux « tondeuses », l’intérêt des moutons étant multiple car ils serviraient à « maintenir la biodiversité, de lutter contre les risques d’incendie et de sensibiliser les visiteurs à la préservation de la nature en ville » !

Cet esprit pragmatique, utilitariste, témoigne que ce n’est pas la Nature qui est reconnue et la ville qui se soumet, mais la ville qui s’impose et tente de modeler la Nature selon ses propres besoins.

C’est en quelque sorte une végétalisation du béton, un projet cher aux bobos, mais totalement hypocrite. Les faits parlent d’eux-mêmes… Les villes s’étalent de manière suffocante, elle empiètent sur les territoires « sauvages », réduisant de ce fait au strict minimum le lieu de vie des animaux sauvages.

Les villes s’agrandissent de plus en plus, détruisent tout autour de plus en plus, les villes chassent et détestent de plus en plus les animaux. Le cas des pigeons bisets est dramatiquement parlant ou bien la population de moineaux qui décline depuis plusieurs années!

La vie des animaux en ville est dangereuse, comme pourront en témoigner de tristes exemples comme le cas des chats errants, des pigeons blessés, des chiens perdus, des animaux « de compagnie » abandonnés dans des parcs ou des insectes qui se font écraser sous notre passage. La maltraitance est générale.

Les humains sont-ils eux même « heureux » dans les villes? Elles sont de toutes manières uniquement « idéales » pour la riche population des centre-villes, avec son mode de vie particulier et à l’écart…

Les villes telles qu’elles sont actuellement sont invivables, il faut tout détruire, tout réinventer, il faut produire cette culture végane où l’écologie ne voit pas les moutons comme des tondeuses. Où un oiseau en ville sera respecté, où un animal perdu ne sera pas violenté.

Il faut inventer cette culture végane écologiste, où les animaux vivent leur vie pour eux et ne sont pas utilisés ni utiles pour nous, pour notre confort, pour notre bien être psychologique A nous d’inventer cette nouvelle culture loin, très loin de toute idée utilitariste.

Luc Ferry conseille l’agriculture face aux inéluctables « mouvements hostiles »

Luc Ferry est « le » grand penseur français anti-animaux et anti-écologie. Dans Le Figaro, auquel il a accordé une interview, il dit une chose essentielle : il avertit les éleveurs qu’ils doivent prendre eux-mêmes en main la question animale, sans quoi… la société va finalement leur être hostile.

C’est intéressant, car déjà il montre que contrairement à ce qui a été fait tout récemment encore par certains (mais en général surtout par l’association L214), il ne faut certainement pas aider les éleveurs à comprendre le véganisme, à se « moderniser ».

Ensuite, il souligne le fait inéluctable (et lui-même le reconnaît en tant que tel) que va surgir une vague en faveur de la libération animale.

Au-delà des animaux domestiques, quid des animaux d’élevage, de leur alimentation et des conditions d’abattages (gavage d’oie, abattage rituel, élevage en batterie…)?

Qu’on le veuille ou non, le problème ne cessera de monter en puissance, car, pour des raisons de fond que je ne peux pas développer ici, la sensibilité à la souffrance animale ne cessera de s’accroitre dans les pays démocratiques.

J’ai eu l’occasion d’en parler à plusieurs reprises avec Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, un homme que j’estime et respecte et qui comprend très bien les choses. Si vous comparez la France à des pays comme la Chine, le traitement des animaux d’élevage en France est remarquablement humain.

Allez sur les sites internet et vous verrez comment on écorche y vifs chiens et chats par millions sans le moindre scrupule. Il y a sur le net des vidéos qui tournent sur ces sujets et qui soulèvent le cœur: on y voit des chats qu’on ébouillante pour mieux arracher leur peau vivants, des chiens qu’on écorche vif et qui continuent à vivre et à saigner pendant des heures.

Donc, notre agriculture à bien des arguments à faire valoir par rapport à d’autres traditions.

Reste que son intérêt est de se saisir elle-même du problème pour faire des progrès, car faute d’en faire, je le dis avec la certitude de ne pas me tromper, elle sera rattrapée un jour ou l’autre par des mouvements hostiles de l’opinion publique. Du reste, un paysan qui respecte ses bêtes et qui se respecte lui-même, ne s’amuse pas à les faire souffrir.

Cela est tout à fait juste : il a raison de dire avec « certitude » que l’opinion publique va se lever de manière hostile contre l’exploitation animale.

Et il a raison de dire, également, que le meilleur moyen de l’exploitation animale en France pour se maintenir, c’est de se prétendre plus « humaine », plus « proche des animaux », plus « correcte », etc. En cela, elle est aidée de manière évidente par le « réformisme » en faveur du « bien-être » animal.

Mais tout cela ne tiendra pas ; le système de l’exploitation animale est partie pour inévitablement s’effondrer dans les prochaines décennies, et cela à l’échelle planétaire. L’humanité ne peut pas tenir « contre » Gaïa.

Et justement, il y a lieu de s’intéresser à une autre question à laquelle a répondu Luc Ferry.

Passons sur ses insultes perpétuelles visant à nier qu’il y ait une philosophie de la libération animale : lorsque Luc Ferry traite les amis et amies des animaux de « zoophiles », il ne fait que rappeler qu’il est un vil propagandiste cherchant à faire passer ses ennemis idéologiques pour des gens fondamentalement idiots, voire pervers.

Non, ce qui compte, c’est sa vision de la Nature. Luc Ferry nie la Nature, il nie la symbiose et l’entraide animale qui est pourtant un fait évident, et d’ailleurs l’importance des bactéries dans la vie complexe organisée en est une preuve évidente…

Et de manière subtile, il prétend que la pensée de Descartes sur les animaux est « aberrante », alors qu’elle est en réalité tout à fait logique et correspond absolument à l’anthropocentrisme, à sa conception « métaphysique » d’un Dieu ayant donné le « libre-arbitre » aux humains, et aux humains seulement…

Dans les traditions philosophiques, quel est le rang de l’animal entre l’être et la chose?

C’est toute la question, et elle est cruciale, d’une profondeur philosophique abyssale. Les animaux ne sont ni des choses, comme le prétendait Descartes de façon aberrante, ni non plus des humains, quoi qu’en disent les militants fondamentalistes qui discréditent leur propre cause par leurs délires «zoophiles».

La preuve? Les animaux n’ont pas de morale, d’éthique et ils n’enterrent pas non plus leurs morts, ce qui dénonte aussi une absence d’interrogation métaphysique. On a déjà vu des humains dépenser des trésors d’énergie pour sauver une baleine, on n’a jamais vu, sauf dans les contes de fées, une baleine en faire autant pour eux.

Ce sont en revanche, comme nous, des êtres sensibles, susceptibles d’éprouver du plaisir et de la peine et même, pour les mammifères supérieures, de développer une intelligence et une affectivité considérables.

C’est cela qu’il faut prendre en compte et respecter, sans pour autant les «humaniser».

Le problème, c’est que le cartésianisme a marqué profondément la tradition française avec sa fameuse théorie des «animaux machines». Descartes pensait sérieusmeent que les animaux n’étaient que des automates, des machines ultra sophistiquées, sans doute, mais quand même des machines sans affect. Par exemple, il déclare tranquillement que les hurlements que pousse un animal pendant une vivisection n’ont pas plus de signification que le «timbre d’une pendule».

C’est évidemment absurde, et aucun scientifique aujourd’hui ne défend plus cette thèse. Déjà Maupertuis objectait à Descartes que si les animaux étaient vraiment des automates, personne ne s’amuserait à être sadique avec eux. On n’a jamais vu personne, disait il, torturer une horloge alors qu’on a souvent vu des enfants ou même des adultes prendre plaisir à torturer une bête…

Luc Ferry tente de sauver les meubles de l’anthropocentrisme, de la religion, il tente de sauver le tout en faisant des animaux… ce qu’ils sont en fait pour le bouddhisme et l’hindouisme. Dans ces religions en fait, les animaux sont des âmes qui en raison de leur mauvais « karma », se sont réincarnés en animaux, être inférieurs.

L’idée de Jules Ferry, c’est de cesser de nier ouvertement les animaux comme dans les religions chrétiennes, musulmane et juive jusque-là, pour leur accorder une reconnaissance… mais comme « êtres inférieurs ». Voilà pourquoi Jules Ferry peut dire :

La protection des animaux ne mène-t-elle pas à l’anthropomorphisme?

C’est précisément un écueil à éviter et malheureusement, les militants de la cause animale tombent souvent dans le piège. L’animal est un intermédiaire entre la chose et l’homme, il n’est ni l’un ni l’autre, et qui confond les deux tombe dans un véritable délire qui nuit de toute façon à la cause animale. J’aime bien la formule de Michelet, comme j’aime le poème de Hugo sur le crapaud: tous deux parlaient joliment de nos «frères inférieurs», ou de nos «frères d’en bas». Je trouve que c’est bien vu et que cela suffit à tout faire pour éviter les souffrances inutiles aux animaux.

C’est très bien vu, et la modification de la loi en cours (nous en reparlerons lorsqu’elle sera votée, dans la semaine) a exactement le même sens.

Les animaux et l’incendie de la ville de Valparaiso

L’incendie ayant frappé Valparaiso, au Chili, amène indéniablement la réflexion: s’il est aussi dévastateur, obligeant des milliers de personnes à fuir, que deviennent les animaux qui vivaient avec eux? C’est une inquiétude, une hantise, qui existe forcément dès qu’on voit une catastrophe frapper des habitations.

Et justement, au sujet de Valparaiso, voici un article, publié par le Nouvel Observateur, qui parlera fondamentalement à toutes les personnes aimant les animaux. Les informations qu’on y trouve sont précieuses; les gens sont pauvres, ils font face à l’adversité, mais c’est la compassion qui s’exprime… Parce que c’est une culture assumée!


« Les animaux souffrent aussi après l’incendie à Valparaiso »

La ville chilienne de Valparaiso fait face depuis samedi 12 avril au « pire incendie de son histoire », selon les mots employés par la présidente du pays Michelle Bachelet, venue sur place pour prendre la mesure de la catastrophe.

Selon un dernier bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Rodrigo Penailillo, 12 personnes sont mortes dans le sinistre, lequel a détruit 850 hectares, et 2.000 habitations.

Quid des animaux de compagnie ? La question peut paraître saugrenue à l’heure où des familles sont en deuil, et où 8.000 personnes sont sinistrées, et 10.000 autres ont dû être évacuées.

Pourtant, le sujet est bien abordé dans les médias chiliens. Il prend souvent la forme de récits où des chiens ou chats sont retrouvés miraculeusement par leurs maîtres, à l’instar de cet article en date de lundi dans le quotidien national « La Cuarta », qui relate l’épopée de Rocky, le chien qui « a combattu les flammes et vaincu« .

Voici l’histoire : samedi 12 avril, quand le feu se déclare, les habitants de la maison, située sur la colline de Las Cañas, n’ont qu’une idée en tête, fuir au plus vite. Mais Elizabeth, la mère de famille, se souvient des chiens. Il y en a 14 en tout ! Elle se saisit des deux plus petits, et ouvre la porte aux autres, espérant qu’ils arrivent à s’en sortir. Impossible en effet de se rendre avec la meute au centre de secours.

Le lendemain, une scène terrible attend la famille à l’emplacement de son habitation : tous les chiens sont morts calcinés. Sauf un, le petit Rocky, un chien laineux ressemblant à un caniche. « Il était tout sale, terrifié, et portait des marques sur son corps », déclare sa maîtresse.

« La Cuarta » fait également référence au recensement des animaux sinistrés effectué à l’Ecole Grecia, en plein centre de la ville portuaire. Une opération organisée en collaboration avec la municipalité, selon le journal.

Le site d’information argentin MinutoUno.com diffuse la vidéo des retrouvailles entre un garçon de dix ans et ses compagnons, un chien et un chat.

Le Canal 13, chaîne de télévision mixte appartenant à l’Université pontificale catholique du Chili, publie sur son site une galerie de « photos émouvantes de personnes sauvant leurs animaux de compagnie après l’incendie ».

Très active sur Facebook, la vétérinaire Paola Carmona Hein a de son côté proposé de soigner gratuitement les animaux de compagnie blessés dans l’incendie.

Dimanche, elle écrit :
On dirait un film !!! Je ne peux pas le croire… Depuis 9h30, ça ne s’est pas arrêté, mes collègues, techniciens, défenseurs de la cause animale, tous ont été sur le pont jusqu’à maintenant. Courage à tous, notre mission est de les sauver, leur donner la santé et une qualité de vie. Ils sentent la même chose que nous, ou même davantage… sauf qu’ils ne parlent pas et ne peuvent pas dire ´A l’aide s’il vous plaît !!!!!' »

Sur le réseau social Twitter, il est également fait allusion aux animaux domestiques parmi les messages se référant à l’incendie de Valparaiso. Il est notamment fait référence aux « mascotas », le terme les désignant en Amérique latine. [Ici la photo d’une collecte pour les animaux de « Valpo », surnom de Valparaiso.]

De fait, les animaux de compagnie de plus en plus chers aux Chiliens. En août 2010, l’AFP consacrait un long article au phénomène, évoquant les services s’étant développés autour des « mascotas », allant du salon de beauté au cimetière virtuel sur Internet.

Une enquête en 2009 du Centre d’études d’opinion publique (CESOP) de l’Université centrale du Chili relevait « la place centrale et croissante que les animaux domestiques commencent à prendre dans la population », mesurable aux obligations ressenties et assumées envers l’animal, jusque dans la mort, écrivait alors l’AFP.

Pour autant coexistent au Chili « deux attitudes très contrastées envers les animaux », tempérait le sociologue Vicente Espinoza : « Ceux qui les considèrent presque comme un membre de la famille, et ceux qui les traitent très mal ».

Sur ce dernier point, rappelons qu’environ 500.000 chiens errants déambulent dans les rues de la capitale Santiago, selon un recensement officiel dévoilé en juillet 2013. La majeure partie d’entre eux (398.611) ont ou ont eu un maître, mais celui-ci ne s’en occupe plus, précise ce rapport de la municipalité de Santiago, premier du genre jamais réalisé.


Le « zoo de Paris », un projet commercial sur toute la ligne

En 2008, le zoo de Vincennes a fermé ; il a rouvert il y a deux jours, 167 millions d’euros de travaux après, sous le nom de zoo de Paris.

On le devine, on est là dans le business. La nouvelle directrice, Sophie Ferreira Le Morvan, a fait une école de commerce et est une spécialiste du marketing international.

Elle est notamment passée par la direction du développement économique du Centre des monuments nationaux, en tant que responsable de la promotion touristique et de la stratégie commerciale.

Sur le site « linkedin », une sorte de Facebook du CV pour cadres supérieurs, voici comment elle présente elle-même son activité actuelle…

Conduite du projet de rénovation totale du site (travaux évalués à 167 M€ TDC). Mise en exploitation : recrutements et formations (100 personnels en propre + 70 en sous-traitance), élaboration des procédures de travail, de logistique et d’organisation opérationnelle, gestion des achats et des marchés publics (investissements et fonctionnement), définition et mise en oeuvre de la stratégie de marketing, de promotion et de commercialisation de l’offre de visite, de restauration et de la librairie-boutique, pilotage de la sécurité du site…

Commerce, boutique, sous-traitance, que de mots si parlant !
D’ailleurs sur le plan financier, le zoo de Paris est une arnaque typique de notre époque. Le financement vient quasi totalement du secteur privé, de « Chrysalide », qui regroupe la Caisse des dépôts, la Caisse d’épargne, Icade, Bouygues bâtiment Ile-de-France et Exprimm…

Le zoo va devoir payer un loyer de 12,7 millions d’euros par an durant 25 ans… et donc les places sont désormais à 22 euros, car on l’aura compris, la rentabilité est le grand mot d’ordre… Par conséquent, les animaux vont devoir subir entre 1,5 et 2 millions de personnes par an…

On devine bien qu’il ne faut pas s’attendre à grand chose pour les animaux. D’ailleurs, Alexis Lecu, vétérinaire et directeur scientifique du Zoo de Paris, ne le cache pas. Lorsqu’on lui demande si les animaux sont heureux, il répond… que ce n’est pas vraiment le problème !

« On me demande souvent si ces animaux sont heureux, confie-t-il. Je ne sais trop quoi répondre car c’est un concept humain, très anthropomorphique. Notre mission est plus modeste et pourtant aussi essentielle : il s’agit de respecter leur animalité. En leur évitant, tant que possible, tout stress. »

Enlever tout stress avec deux millions d’humains, dont beaucoup d’enfants hurlant, tapant sur les vitres ? C’est complètement ridicule ! Même si bien entendu, le « zoo de Paris » utilise désormais une parade « moderne » des zoos, avec le coup des « biozones ».

Nous en reparlerons quand on en saura davantage sur l’organisation de ceux-ci, non terminée encore, mais pour comprendre l’idée, le parc est désormais divisé en cinq « biozones » : Savane–Sahel, Europe, Patagonie, Guyane, Madagascar, dont deux non encore réalisées.
Cela signifie que les humains se « baladent » dans des structures fermées, et « tombent par hasard » sur les animaux dans une sorte d’environnement « reconstitué » (en fait de manière totalement fictive).

Les réactions des premiers visiteurs dans les médias ont d’ailleurs été édifiantes, remplies de déception, voire d’amertume en raison de la non visibilité facile de certains animaux.

Il va de soi qu’en fait ces « biozones » ne sont qu’une démarche commerciale, où les humains se voient proposer une « immersion » avec à terme, c’est à craindre même si personne ne l’a vu encore, des « interactions » qui seront proposées.

On est là dans une perspective commerciale et dénaturée de très haute volée. Avec toute une idéologie bien précise, dont voici deux témoignages, consistant en deux commentaires signés de la même personne dans des articles du Monde au sujet de l’ouverture du zoo.

Vous êtes pathétique avec votre culte absurde de la Nature. La Nature est très dure, cruelle, on s’y entretue, on y meurt, de faim, de soif, de maladie, on y meurt sous les couprs des braconniers. Dans lez zoos modernes les animaux sont bichonnés, soignés, aimés (eh oui !) et sont proabablement plus « heureux » que dans leur terrible milieu naturel.

Il semble tout au contraire que dans les zoos actuells les animaux vivent bien mieux que dans cette « nature » terrible que vous semblez adorer sottement. Ils y sont nourris, soignés, vaccinés, protégés de tout dans un environnement soigneusement étudiés pour leur bien-être. Assez de fariboles sur les vertus de la vie « naturelle » svp.

De tels propos sont typiques de l’idéologie dominante qui règne en maître en France, pays de Descartes (où même les « antispécistes » défendent cette position).

Au lieu de voir la Nature comme un tout, ce qu’on fait bien sûr à l’inverse les philosophes des Lumières, on réduit tout à des individus et à la lutte pour la survie, sans voir l’entraide et la symbiose, bref sans voir que la vie avance, évolue, progresse, devient toujours plus complexe.

La Nature, ce serait la concurrence, la guerre de chacun contre chacun… Pas facile de voir que ces gens définissent la Nature comme une sorte de miroir de notre société humaine à nous, marquée par l’exploitation, l’individualisme, les guerres, les meurtres.

Et dans la logique dénaturée de ces gens, les zoos seraient le paradis pour les animaux… ce qu’ils sont obligés de dire, par anthropocentrisme, et aussi pour présenter notre société bétonnée comme un grand aboutissement…

Le zoo moderne devient, dans ce contexte, un « happening » sympathique, une immersion du même type que les jeux vidéos, un lieu de « divertissement »…

Le vin et les vignes, « patrimoine » d’une France qui aurait 2000 ans

Le sénat est un organe légal dont personne ne sait précisément à quoi il sert. En fait, il reprend les lois décidées à l’assemblée nationale et il a le droit de les modifier (elles sont alors renvoyées à l’assemblée, qui peut les accepter ou les renvoyer au sénat, et ainsi de suite).

Hier on a appris que le sénat avait pris une décision idéologique importante, de notre point de vue straight edge : reconnaître le vin comme un phénomène de « civilisation ». Un amendement a été en effet adopté, dans le cadre de la loi sur l’agriculture, qui dit que :

« le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France »

C’est quelque chose de très important, parce que le vin est présenté comme quelque chose qui serait incontournable et lié à la France, il aussi présenté comme incontournable. C’est là la négation de la planète Terre comme identité, ce sont là les vieilles thèses nationalistes, avec bien sûr l’utilisation du terme « paysage ».

Le vin relève ici du goût, de la culture, du « paysage », bref être français c’est boire du pinard ! La demande, faite pour que cet amendement passe, disait même pour justifier le tout :

« Le vin est mentionné comme partie intégrante du repas gastronomique des français lequel est désormais inscrit, après études et proposition des ministres français des affaires étrangères et de la culture, sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’Humanité, par l’UNESCO.

La culture du vin, partie du patrimoine bimillénaire, culturel, cultuel, paysager et économique français, transmise de génération en génération, a grandement contribué à la renommée de notre pays et tout spécialement de sa gastronomie aux yeux du monde.

Au-delà des arts de la table, nombreux sont les exemples qui pourraient être cités et démontreraient à quel point unique au monde, depuis l’Antiquité, le vin est évoqué dans la production artistique de notre pays, particulièrement dans les domaines de la littérature et de la poésie. »

Ici la France aurait 2000 ans, avec une littérature aussi vieille et permise par le vin… Hallucinant !
Dans cette optique fantasmée, digne d’Astérix le gaulois, et pour enfoncer le clou, malheur aux régions historiquement liées aux cultures allemande, flamande, belge, où la bière prédomine….

Le sénateur UMP du Bas-Rhin, André Reichardt, a ainsi lancé un « Et la bière », expliquant que « en Alsace, dans le Nord-Pas-de-Calais aussi, la bière fait partie du patrimoine ».

C’est tout à fait vrai, mais ce patrimoine là on s’en passe en général pour nous, et en particulier du côté de l’idéologie dominante qui, tout comme avec la religion au 17ème siècle, n’accepte qu’une seule version officielle : gloire au pinard !

Le sénateur socialiste Roland Courteau, à l’origine de l’amendement, a lancé un lyrique et applaudi :

« Le vin exprime un patrimoine vivant, il fait partie du patrimoine culturel, littéraire mais également gastronomique, paysager, architectural, matériel, économique et social, aussi bien sûr avec des centaines de milliers d’emplois. »

Le sénateur socialiste de la Drôme, Didier Guillaume, a précisé d’ailleurs, de manière très classique en France, que le vin, ce serait différent du reste des alcools :

« Le vin, à l’étranger, dans le monde entier, c’est la France. Il en va autrement de la bière… ou des spiritueux, qui posent des problèmes pour la santé. »

Preuve que ce n’est pas une anecdote, il y a d’ailleurs une proposition de loi intitulée… « Proposition de loi visant à distinguer le vin des autres boissons alcooliques », faite à la demande notamment du sénateur socialiste du Languedoc-Roussillon.

Voici un extrait de cette demande, qui ne manque pas d’air, et les « motifs » non plus par ailleurs. Il faut vraiment lire ce manifeste de la mauvaise foi, qui sans aucune gêne et de manière délirante assimile le vin à la civilisation elle-même !

On devrait donc « découvrir » le vin, symbole de culture, et ne pas interdire la publicité, cet appel à la culture !

EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
« Seule, dans le règne végétal, la vigne nous rend intelligible ce qu’est la véritable saveur de la terre » a écrit Colette. La vigne est considérée par les spécialistes comme une des plus anciennes plantes du monde actuel.

L’Homme inventa très tôt le vin : les plus anciennes civilisations, Égyptiens, Phéniciens, Grecs et Romains connaissaient cette boisson, dont l’origine se situe probablement en Perse et que la Bible ne cite pas moins de 521 fois. De cette aube de la civilisation à nos jours, le vin a accompagné les grands événements de toute existence humaine.

Le vin correspond à une culture, à des traditions, à l’histoire des hommes et des femmes de régions entières et il entre dans l’alimentation traditionnelle du consommateur depuis des siècles.

Plus qu’aucune autre boisson, le vin a besoin de communication pour faire valoir l’immense diversité de notre production, qui dépend des terroirs, des cépages, des climats et des méthodes d’élaboration.

La communication sur le vin se veut, avant tout, informative, éducative et personnalisée. Elle consiste à orienter le choix d’un consommateur responsable vers les produits les mieux adaptés à la gastronomie et aux circonstances et non pas à encourager une consommation excessive. Il ne s’agit donc pas, d’une incitation à plus de consommation, mais bien d’une initiation à la découverte.

1- Boisson traditionnelle, le vin a toujours été considéré comme une boisson saine. Nombreux sont les médecins qui, aujourd’hui, s’accordent à reconnaître qu’une consommation modérée et régulière de vin est bonne pour l’organisme ; les régions qui en consomment le plus, présentent d’ailleurs un taux de prévalence des maladies alcooliques inférieur à la moyenne nationale. (…)

D’après des enquêtes, près de la moitié des Français sont convaincus qu’une consommation régulière et modérée de vin est bénéfique à la santé. Force est donc de constater en effet que le vin présente des caractéristiques bien différentes des autres boissons alcooliques et que, consommé modérément, il peut constituer un atout en termes de santé publique.

2- Cependant, les autorités de santé publique persistent à faire l’amalgame entre le vin et les autres boissons alcooliques, en particulier les alcools « durs » (gin, vodka, whisky, etc.).

C’est ainsi que la loi n° 87-588 du 30 juillet 1987 portant diverses dispositions d’ordre social et la loi n° 91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme, adoptées dans le but de lutter contre l’alcoolisme, ne ménagent aucune distinction entre le vin et les autres boissons alcooliques. De plus, en dépit des dispositions que nous avions fait adopter dans la loi, interdisant toute discrimination en la matière, les campagnes anti-alcooliques se transforment trop souvent en campagnes anti-vin.

Il y aurait lieu, pourtant, de se demander quelle est la part du vin dans « l’alcoolisme du samedi soir », dans les consommations excessives de boissons alcooliques de certains jeunes ou moins jeunes, dans l’alcoolisme « mondain » et dans le recours à « l’alcool tranquillisant ».

S’il est évident que des mesures de lutte contre l’alcoolisme s’imposent, force est de constater que les lois précitées de 1987 et 1991 n’ont pas démontré leur efficacité à cet égard ; en revanche, en refusant de distinguer entre vin et alcools « durs », ces dispositions emportent des conséquences économiques néfastes, dans la mesure où elles entravent le dynamisme de notre filière viti-vinicole. (…)

3- Enfin, de forts arguments économiques militent en faveur de la défense de notre viti-viniculture, fleuron de notre agriculture. La France est l’un des premiers producteurs de vin au monde. Nos exportations de vin représentent le premier poste de nos exportations agro-alimentaires. (…)

4- Des armes inégales avec la concurrence étrangère. De plus, l’article L. 3323-2 du code de la santé publique précise, dans son dernier alinéa, que toute opération de parrainage est interdite lorsqu’elle a pour objet ou pour effet, la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques.

Or, là également, l’absence de distinction entre le vin et les autres boissons alcooliques, tels que les alcools durs, condamne la filière viti-vinicole à subir la concurrence étrangère, dans un combat à armes inégales.

Ainsi, par le biais des retransmissions télévisées de manifestations sportives qui se tiennent à l’étranger, et du fait des différences de législations existantes, les marques étrangères d’alcool jouissent, en particulier chez nous, d’un moyen d’accès à la notoriété qui a été interdit à nos propres produits viticoles.

Par ces retransmissions télévisées, les boissons alcooliques dont la promotion est faite par voie d’affichage, dans les stades, ou par d’autres moyens, sont commercialisées ensuite, en France, et le paradoxe est là : le parrainage publicitaire véhiculé en France par la télévision ne sert pas à promouvoir les vins français de qualité, mais les boissons alcooliques étrangères et notamment les alcools durs.

En résumé, cette demande vise à rendre légal les « parrainages » et la publicité pour le vin, au titre du fait que cela ne serait pas un alcool comme un autre…

Le vin quotidien serait « par nature » différent du pétard hebdomadaire ou de la vodka des soirées ; en réalité, ce sont juste des modes de consommation différent, sur la même base de la fuite dans les paradis artificiels…

Que le vin ait un statut différent de par l’histoire de la France n’y change rien. Les drogues font partie effectivement de la vie quotidienne à certaines périodes historiques de l’humanité. Il n’y a aucune raison d’en faire un fétiche.

Faut-il discuter véganisme avec les éleveurs?

L’article suivant est extrêmement problématique. Il est tiré de La France agricole, média professionnel destiné aux éleveurs.

Or, il y parle du véganisme. Est-ce une bonne chose? Pas à nos yeux. Il ne faut pas informer l’ennemi de nos conceptions. Sinon cela aide l’ennemi. C’est ainsi qu’il prend des initiatives, comme tout récemment boeuf lovers, « Le premier site de rencontre pour les amoureux du boeuf ».

Cette campagne vise à organiser des « rencontres » justement autour de la viande, à mobiliser des gens en faveur de l’exploitation animale:

Vous aimez croquer la vie à pleines dents ? Les Bœuf Dates sont pour vous. Ce sont des sessions de rencontres et de dégustations que vous avez la possibilité d’organiser dans votre région par l’intermédiaire du site. Dans votre salon ou au restaurant, comme il vous plaira. C’est l’occasion de faire véritablement connaissance avec vos contacts et partager un délicieux moment de convivialité autour de la viande de bœuf. Bref, joindre l’agréable… à l’agréable !

L’exploitation animale, c’est une économie et une idéologie, capable d’initiatives. Il n’est donc pas juste de l’aider à comprendre nos propres positions, par définition révolutionnaires. On ne peut pas s’attendre ni à ce que ces gens comprennent, ni à ce qu’ils acceptent (voilà pourquoi LTD a refusé d’innombrables demandes d’interview, tant de médias que d’étudiants dans diverses branches).

Il y a deux camps, et les frontières doivent être les plus nettes, l’ennemi affaibli, en rien aidé!

Manger de la viande devient une question philosophique (débat de l’Afja)

L’Afja (Association française des journalistes agricoles) a organisé jeudi un débat entre les deux auteurs du livre controverse « Faut-il arrêter de manger de la viande ». Une controverse qui pourrait sembler vaine si elle ne reflétait pas un débat qui se développe aujourd’hui dans la société sous l’influence des associations de défense animale et des tenants du « véganisme ».

« 3 % des Français seraient végétariens », selon Elodie Vieille Blanchard présidente de l’association végétarienne de France. Végétarienne (1) de longue date, elle a franchi le pas vers le véganisme (2), c’est-à-dire l’absence de consommation de tout produit d’origine animale.

Face à René Laporte, ingénieur agronome, elle a doctement expliqué comment son choix personnel est vite devenu un choix éthique. Sa démarche est basée sur « le refus de la souffrance animale, la découverte des abattoirs mais aussi les conséquences de l’élevage sur l’environnement ». « Il est plus facile de remettre en cause les transports en voiture que l’élevage », souligne-t-elle, déçue que les écologistes français et la Confédération paysanne n’aillent pas plus loin dans la dénonciation de l’élevage, en particulier de l’élevage dit « industriel ».

« Notre objectif est de lever les obstacles que rencontrent les végétariens dans la vie de tous les jours », a-t-elle souligné au début du débat. « Le carnisme est une philosophie tout comme le végétarisme. »

Taxé de « carniste » (3) car il mange de la viande, René Laporte a rappelé qu’il n’avait rien contre ceux qui voulaient devenir végétariens. « Je ne milite pas non plus pour que tout le monde mange de la viande. Mais faut-il au nom de votre philosophie que l’on arrête de tuer des animaux ? », s’est-il s’interrogé. « Le carnisme est un état de fait, pas une philosophie. Quant aux gaz à effet de serre, ils y en a aussi dans les productions végétales. »

Elodie Vieille Blanchard a poursuivi : « Nous n’avons pas de position sur le bien-être animal. Modifier le statut actuel de l’animal ne nous semble pas non plus la bonne voie. » Mais cette position n’est pas une position de conciliation envers les éleveurs « de moins en moins nombreux ». « Nous voulons mobiliser les consciences. Il y a de plus en plus de “végans” qui s’appuient sur les nouveaux moyens de communication pour échanger. Ils ne supportent pas la séparation de la vache et de son veau, l’élevage des veaux, le sexage des poussins. Nous savons que l’abolition de l’élevage n’est pas pour tout de suite. Mais c’est un cap philosophique », a-t-elle indiqué.

Etienne Gangneron, éleveur bio et vice-président de la FNSEA, a souligné le mépris contenu dans ces propos pour les éleveurs qui ont fait l’effort de passer en bio. « La moitié des agriculteurs bio sont des éleveurs. Sans élevage, le bio passe moins bien. Même les fermes de céréales bio achètent des effluents aux fermes bio. »

« D’autres modes expérimentaux se mettent en place avec des engrais verts », a conclu Elodie Vieille Blanchard, jamais à court d’arguments. La controverse est loin d’être épuisée.

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(1) Un vegétarien ne consomme aucune viande. Un végétalien ne consomme ni viande, ni sous-produits d’animaux terrestres ou marins, ni œufs, ni lait, ni miel.

(2) Vegan : terme anglo-saxon. Un vegan, en plus d’être végétalien, n’utilise aucun produit d’origine animale dans toutes les facettes de sa vie. Il n’utilise donc ni cuir, ni laine, ni fourrure, ni cire d’abeille, ni produits testés sur les animaux, etc. Il n’accepte d’utiliser dans sa vie, que des produits non-issus de la souffrance d’un animal.

(3) Carniste : désigne chez les végétariens l’idéologie de la consommation de viande.

« Les Anges de la téléréalité 6 : des séquelles irréversibles pour le kangourou »

Ignominie, crime, honte: que dire? L’information vient du TVmag du Figaro.

Les Anges de la téléréalité 6 : des séquelles irréversibles pour le kangourou

En confiant un bébé kangourou aux candidats des Anges de la téléréalité durant le tournage en Australie, la production s’est mise dans l’illégalité. En l’espace de deux semaines, l’animal n’a pas reçu une alimentation adaptée et a été récupéré par les services vétérinaires dans un état critique.

On n’élève pas un bébé kangourou comme on élève un chiot. Après s’être occupés d’un petit Saint-Bernard lors de la cinquième édition des Anges de la téléréalité , les candidats se sont retrouvés avec un marsupial de trois mois à gérer en Australie.

À la différence d’un chien, le kangourou n’est pas un animal domestique. «Un kangourou reste un animal sauvage et il est important de tenir compte des conséquences», témoignait Roland Bulliard, directeur du zoo de Servion en Suisse, à 20 Minutes. Pour lui, l’animal n’aurait plus les mêmes réflexes une fois remis en liberté et devrait toujours rester au contact des humains. «Faire cohabiter un animal sauvage avec des humains est un peu inconscient», avait-il ajouté.

Selon nos informations, les candidats des Anges de la téléréalité 6 n’ont pas reçu de consignes particulières pour s’occuper du kangourou si ce n’est de le nourrir avec des biberons de lait pour nourrisson et de lui donner un espace de repos dans la maison et à l’extérieur. L’animal a été chouchouté par les Anges comme par les membres de la production.

Malheureusement, malgré toutes ces bonnes intentions, personne n’était en mesure de réaliser que l’alimentation était inadaptée. Après deux semaines de tournage, le bébé kangourou est retrouvé un dimanche – jour de repos où la majorité des candidats et des membres de la production sont absents de la villa – sans force, dans son enclos, incapable de se dresser sur ses pattes.

La production scénarise une fugue

Le marsupial est emmené en urgence chez le vétérinaire et ne reviendra plus dans la villa. Pour scénariser le départ du kangourou, la production va demander aux candidats de mettre en scène une fugue.

Dans le 18e épisode, Dania et Shanna découvrent que l’enclos est ouvert, Linda et Sofiane font mine de le chercher dans le jardin, Julien et Christie partent faire le tour du voisinage… Seule Nelly ne joue pas le jeu. «Je ne cherche pas un animal quand je sais pertinemment où il est», commente-t-elle sur Twitter le jour de la diffusion de la séquence.

Tandis que le magazine Entrevue annonce que le kangourou est mort de malnutrition, nous avons enquêté et retrouvé la trace de l’animal auprès d’un des zoos de Sydney.

«Nous avons bien été informés du sort de cet animal en janvier dernier, nous y a-t-on expliqué. Il a été soigné par un vétérinaire. Il était très amaigri et souffrait de malnutrition. Il ne pouvait même plus tenir debout.» Contacté, Thibaut Vales, le patron de La grosse équipe qui produit Les Anges de la téléréalité, a choisi de démentir en bloc cette version.

Thibaut Vales: «Il n’y a pas eu de problème de malnutrition»

«Vous interprétez les choses comme vous le souhaitez. Il s’est passé ce qui s’est passé, nous a-t-il déclaré. Vous voyez dans les épisodes que le kangourou saute et que tout va bien.

Il n’y a pas eu de problème de malnutrition ni quoi que ce soit d’autre. Les candidats n’ont peut-être pas fait attention parce que l’animal se baladait avec eux en liberté et il s’est échappé. Des gens l’ont retrouvé et l’ont donné à un vétérinaire. Le kangourou a été ensuite confié à une association et il est dans une réserve.»

La version des candidats? «Sydney n’est pas mort, a précisé Shanna sur Twitter. Il est dans une association, Le lait n’était pas celui de sa mère donc il avait des manques.» Anaïs Camizuli reconnaît, dans un entretien accordé à Public.fr que «mettre un kangourou avec des humains n’est pas correct».

Elle ajoute: «On nous a demandé de donner du lait à Sydney, c’est ce qu’on a fait. On l’a nourri comme on a pu, on s’en est occupé comme on a pu. Shanna s’en occupait beaucoup et, malheureusement, ça ne suffisait pas donc Sydney est retourné avec les autres kangourous.»

«Le kangourou était tout près de mourir»

Du côté du zoo qui a recueilli le bébé kangourou, pas de place pour les mises en scène et les soucis d’audience, seule l’intérêt de l’animal compte.

«Quelle que soit la manière dont l’animal a été trouvé, la production a agi illégalement en laissant le kangourou dans cette maison, nous a confirmé un membre du zoo de Sydney. Il faut avoir une licence spéciale, en Australie, pour avoir le droit de garder chez soi un animal sauvage. C’est une espèce de kangourou qu’on ne trouve pas dans cette région.

Il a été traité de façon inapproprié et cela s’apparente, pour nous, à de la cruauté. Personne ne semblait savoir comment s’occuper d’un tel animal. Quand le vétérinaire l’a récupéré, il était émacié, en manque de calcium et de vitamine C, et ne pouvait même pas tenir debout. En fait, il était tout près de mourir.»

Il aura fallu des soins importants et une assistance «24 heures sur 24» des bénévoles du zoo pour sauver le bébé kangourou.

«Il a repris du poids et évolue favorablement, nous a-t-on confié. Mais il aura probablement des séquelles irréversibles au cerveau à cause de ces semaines passées dans la villa. Nous le découvrirons au cours de sa croissance.»

Expo « chienne de guerre » à Clermont-Ferrand

A la veille de la Première Guerre mondiale les animaux occupent une place importante dans la société civile, en grande partie rurale. Un grand nombre d’entre eux (chevaux, ânes, chiens, pigeons…) sont mobilisés dès le début des hostilités. Leur présence dans l’armée implique des métiers spécialisés : vétérinaires, maréchaux-ferrants, selliers…

Les animaux exercent de multiples fonctions : monture pour la cavalerie, traction de pièces d’artillerie, surveillance, transmission de messages, portage de charges diverses, recherche des blessés sur le champ de bataille.

Ils sont également de fidèles compagnons pour les soldats, au point que certains deviennent la mascotte d’un régiment ou d’un bataillon. L’animal est également essentiel pour assurer la subsistance des soldats, tant alimentaire que vestimentaire. Certains animaux nuisibles, tels que les rats, les poux ou les puces, doivent au contraire être combattus. L’absence des animaux réquisitionnés se fait cruellement sentir dans la vie civile, notamment dans le domaine de l’agriculture.

L’animal occupe aussi une place importante dans les représentations artistiques et symboliques. On le retrouve fréquemment sur les objets fabriqués par les soldats, mais aussi dans les œuvres de propagande. Ainsi, sur les affiches, les différents belligérants sont souvent symbolisés par un animal (coq français, aigle allemand par exemple).

La BCU Sciences et Techniques vous propose de partir à la rencontre de ces compagnons d’infortune à travers une exposition conçue par le Conseil Général de la Marne.

Date : du 17 mars au 19 avril 2014
Lieu : Bibliothèque des Sciences et techniques – Campus des Cézeaux à Aubière

Action de l’ALF à Rodilhan

Voici le communiqué d’une action revendiquée par l’ALF; (selon le Midi libre) elle s’est déroulée à la mi-mars 2014 et aurait visé la société de nettoyage appartenant au maire de Rodilhan, qui se situe dans le Gard.

« Notre cellule a incendié 1 camionnette et 1 voiture du Maire de la ville de Rodilhan (France) : Serge Reder est un grand défenseur de la barbarie tauromachique.

Vous pouvez casser toutes les associations pour les droits des animaux que vous voulez, mais vous ne détruirez jamais une idée.

A tous les fanatiques pro corrida : nous continuerons jusqu’à l’abolition pure et simple des corridas sur tout le territoire.

Le sang arrêtera de couler !

ALF France »