• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

« Et le père Mouque emmena les deux bêtes qui fraternisaient »

Pour changer le monde, il faut modifier tout notre regard sur l’histoire. Voici un passage absolument essentiel à ce qui devrait être l’éducation littéraire en France.

Tiré du roman Germinal d’Emile Zola, on a la description de la situation des chevaux qu’on enferme dans les mines (avec la tentative « naturaliste » de décrire les choses de l’intérieur). C’est un passage d’une terrible force, décrivant « la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remonterait que mort ».

Voilà une contribution formidable au changement culturel, bien loin des « happenings » glauques s’appuyant sur l’irrationnel. C’est de culture dont nous avons besoin pour changer le monde.

En ce qui concerne l’histoire des mines, on peut également regarder l’article « L’exploitation des animaux, une tradition des mines » (publié initialement par ce qui deviendra VEAN, qui mène un travail de fond sur la culture locale dans le Nord, comme en témoignent les derniers articles sur la réserve de Clairmarais, les journées portes ouvertes de la SPA locale, les terrils de la Glissoire à Avion, le trafic illégal d’animaux passant par la région, etc.).

Comme tous trois retournaient à l’accrochage, Bébert et Jeanlin y arrivaient aussi, avec un train de berlines. Il y eut un arrêt pour la manœuvre des cages, et la jeune fille s’approcha de leur cheval, le caressa de la main, en parlant de lui à son compagnon.

C’était Bataille, le doyen de la mine, un cheval blanc qui avait dix ans de fond. Depuis dix ans, il vivait dans ce trou, occupant le même coin de l’écurie, faisant la même tâche le long des galeries noires, sans avoir jamais revu le jour.

Très gras, le poil luisant, l’air bonhomme, il semblait y couler une existence de sage, à l’abri des malheurs de là-haut.

Du reste, dans les ténèbres, il était devenu d’une grande malignité. La voie où il travaillait avait fini par lui être si familière, qu’il poussait de la tête les portes d’aérage, et qu’il se baissait, afin de ne pas se cogner, aux endroits trop bas.

Sans doute aussi il comptait ses tours, car lorsqu’il avait fait le nombre réglementaire de voyages, il refusait d’en recommencer un autre, on devait le reconduire à sa mangeoire.

Maintenant, l’âge venait, ses yeux de chat se voilaient parfois d’une mélancolie.

Peut-être revoyait-il vaguement, au fond de ses rêvasseries obscures, le moulin où il était né, près de Marchiennes, un moulin planté sur le bord de la Scarpe, entouré de larges verdures, toujours éventé par le vent.

Quelque chose brûlait en l’air, une lampe énorme, dont le souvenir exact échappait à sa mémoire de bête. Et il restait la tête basse, tremblant sur ses vieux pieds, faisant d’inutiles efforts pour se rappeler le soleil.

Cependant, les manœuvres continuaient dans le puits, le marteau des signaux avait tapé quatre coups, on descendait le cheval ; et c’était toujours une émotion, car il arrivait parfois que la bête, saisie d’une telle épouvante, débarquait morte.

En haut, lié dans un filet, il se débattait éperdument ; puis, dès qu’il sentait le sol manquer sous lui, il restait comme pétrifié, il disparaissait sans un frémissement de la peau, l’œil agrandi et fixe.

Celui-ci étant trop gros pour passer entre les guides, on avait dû, en l’accrochant au-dessous de la cage, lui rabattre et lui attacher la tête sur le flanc. La descente dura près de trois minutes, on ralentissait la machine par précaution. Aussi, en bas, l’émotion grandissait-elle.

Quoi donc ? Est-ce qu’on allait le laisser en route, pendu dans le noir ? Enfin, il parut, avec son immobilité de pierre, son œil fixe, dilaté de terreur. C’était un cheval bai, de trois ans à peine, nommé Trompette.

— Attention ! criait le père Mouque, chargé de le recevoir. Amenez-le, ne le détachez pas encore.

Bientôt, Trompette fut couché sur les dalles de fonte, comme une masse. Il ne bougeait toujours pas, il semblait dans le cauchemar de ce trou obscur, infini, de cette salle profonde, retentissante de vacarme.

On commençait à le délier, lorsque Bataille, dételé depuis un instant, s’approcha allongea le cou pour flairer ce compagnon, qui tombait ainsi de la terre.

Les ouvriers élargirent le cercle en plaisantant. Eh bien ! quelle bonne odeur lui trouvait-il ? Mais Bataille s’animait, sourd aux moqueries. Il lui trouvait sans doute la bonne odeur du grand air, l’odeur oubliée du soleil dans les herbes.

Et il éclata tout à coup d’un hennissement sonore, d’une musique d’allégresse, où il semblait y avoir l’attendrissement d’un sanglot.

C’était la bienvenue, la joie de ces choses anciennes dont une bouffée lui arrivait, la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remonterait que mort.

— Ah ! cet animal de Bataille ! criaient les ouvriers, égayés par ces farces de leur favori. Le voilà qui cause avec le camarade.

Trompette, délié, ne bougeait toujours pas. Il demeurait sur le flanc, comme s’il eût continué à sentir le filet l’étreindre, garrotté par la peur.

Enfin, on le mit debout d’un coup de fouet, étourdi, les membres secoués d’un grand frisson. Et le père Mouque emmena les deux bêtes qui fraternisaient.

Patty, la brebis handicapée du refuge Leon vegano animal sanctuary

Pour les animaux qui sont handicapés des pattes arrières, il existe un chariot à roulettes qui se fixe sur l’arrière train et qui offre à l’animal handicapé une indépendance et un confort de vie relatif. En 2011, nous présentions ces voiturettes pour les animaux handicapés, qui sont surtout connues pour les animaux « domestiques » comme les chiens ou les chats.

Mais comme chaque chariot se fait sur mesure, il n’est vraiment pas difficile de l’adapter à n’importe quel animal qui sera en mesure d’accepter cet appareil : sur ces pages en anglais qui présentent ces voiturettes, l’on y voit un lapin dans un fauteuil roulant et aussi sur cette page illustrée avec des photos et quelques courtes vidéos.

Il n’y a pas que les animaux « de compagnie » qui peuvent profiter de ces voiturettes, comme par exemple, le tout jeune bébé cochon Leon du sanctuaire pour les animaux de ferme Edgar’s mission.

Ou bien comme aussi Patty, une brebis d’élevage qui est née handicapée. Sa naissance fut difficile, l’éleveur pour tenter de la sauver elle et sa mère a dû tirer le corps de Patty par les pattes, ce qui endommagea de manière irréversible sa colonne vertébrale.

Patty est donc née avec la hanche déviée sur le côté, l’empêchant de courir et de se déplacer normalement, elle a passé 2 longues années dans cet état, dans un hangar comme brebis « à viande », mais à cause de son handicap le temps à lui accorder était trop long, ses soins s’avéraient trop coûteux, l’éleveur a décidé d’envoyer Patty plus vite que prévu à l’abattoir.

Après ces difficiles années d’exploitation, Patty a été sauvée par le refuge vegan espagnol Leon vegano animal sanctuary (et la page Facebook, en anglais), qui avait déjà recueilli un autre mouton de cet élevage. Malgré une vie paisible au refuge, le handicap de Patty s’est aggravé jusqu’au point où elle tombait trop souvent, et finissait par ne plus pouvoir se relever.

Vivre dans ces conditions n’était plus possible pour elle, c’est donc avec l’aide d’un autre refuge qu’a été construit une voiturette temporaire pour soulager Patty, le temps de trouver les fonds pour acheter une véritable voiturette pour animal handicapé.

L’histoire de Patty est belle et très touchante. Elle est l’illustration que ces sortes de fauteuil roulant, au-delà de l’aspect contraignant et handicapant qu’ils véhiculent, sont des bouffées d’oxygène pour les animaux paralysés, qui peuvent ainsi retrouver un tant soit peu de liberté et de joie de vivre.

Sans l’aide et l’implication du Leon vegano animal sanctuary, Patty aurait terminé sa triste vie à l’abattoir, comme bien d’autres animaux qui subissent une exploitation massive et meurtrière au nom de la consommation de viande et de lait.

Le Leon vegano animal sanctuary sauve les animaux de ferme, leur terrain actuel devient trop petit pour leurs 55 protégéEs (et les futurs à venir), un appel aux dons a été lancé afin de trouver de quoi acheter un nouveau terrain plus grand, et au plus vite.

Voici un mini livret (en anglais) qui présente le projet actuel et futur du Leon vegano animal sanctuary.

Le but du Leon vegano animal sancturary est de sauver les animaux des abattoirs qui ne trouvent pas de place dans les autres refuges.

Avec ce sanctuaire, le Leon vegano animal sanctuary veut, bien entendu, offrir une fin de vie heureuse à ses animaux protégés mais aussi promouvoir le véganisme grâce à la sensibilisation, au respect et à l’éducation qu’ils mettent en place.

Le Leon vegano animal sanctuary veut ainsi créer un lieu où chaque être sera respecté selon son espèce, l’instinct de chacun sera naturellement développé, un lieu où tous les animaux pourront vivre une vie pour ce qu’ils sont : des individus uniques et inimitables.

Comme n’importe quel refuge, Leon vegano animal sanctuary a besoin d’aide, un besoin urgent d’argent pour créer leur nouvel espace. Il est possible de faire un don (ici les coordonnées bancaires) ou de parrainer un animal de leur refuge. Même une petite somme compte et a son importance!

Manifestations autour de Mc Donald’s

Hier soir à Chicago aux Etats-Unis, une centaine d’employés de Mc Donald’s manifestant a été arrêtée par la police, dans le cadre de leur mouvement pour toucher l’équivalent de 11 euros de l’heure au lieu de 6,46 euros.

Le même jour, le journal La Voix du Nord publiait un article, « Décidés à sauver leur «McDo», les Saint-Polois descendront dans la rue ce mercredi après-midi », où on peut lire entre autres :

« Direction la déchetterie voisine du Syndicat mixte du Ternois, sans doute, ainsi que le siège de la communauté de communes. Ce sont eux qui ont intenté, il y a de cela un mois, deux recours en référé contre l’implantation d’un fast-food.

Et les potentiels consommateurs ont peu goûté la décision de justice tombée en début de semaine dernière : le tribunal administratif de Lille a donné raison aux plaignants et suspendu les travaux de construction.
McDonald’s, qui n’avait pas perdu de temps – mais n’avait pas respecté le délai de recours de deux mois –, était à deux doigts de boucler son chantier. Depuis, ce dernier est au point mort.

« Nous n’avons rien contre McDonald’s ni contre la ville de Saint-Pol, certifiait alors Marc Bridoux, le président de la communauté de communes. Mais il y a des règles d’urbanisme à respecter. »

En l’occurrence, le terrain sur lequel entendait s’enraciner la chaîne américaine, et pour lequel la ville a délivré un permis de construire en mars, avait été requalifié un an plus tôt. Pour pouvoir accueillir des activités industrielles ou artisanales, pas commerciales.

Le syndicat mixte, lui, invoque des risques futurs. Et si McDonald’s venait à se plaindre des odeurs ou du bruit de la déchetterie ? S’il contrecarrait l’émergence prochaine d’un quai de transfert, à proximité immédiate ? « On n’a pas dépensé tout cet argent pour fermer la déchetterie », s’indigne son président fraîchement réélu. Pour Michel Bézu, mieux valait prévenir que guérir.

Pour les habitants en revanche, mieux valait offrir des Big Mac et des emplois aux Ternésiens. Avec l’ouverture d’un restaurant sur l’axe de la D 916, à côté de la future déviation, trente postes d’équipiers polyvalents devaient être pourvus. Recrutement suspendu, comme les travaux. « Saint-Pol est et restera une ville morte », dénoncent aujourd’hui bon nombre d’internautes. »

Le Figaro a repris l’information, et dans son article intitulé « Pas-de-Calais : ils manifestent pour l’ouverture d’un McDonald’s », il est précisé que le taux de chômage est d’environ 15 % à Saint-Pol-sur-Ternoise, où vivent 5125 personnes.

Le décalage est très impressionnant : entre les revendications à Chicago et la position des gens de Saint-Pol-sur-Ternoise, mais également, comme le souligne le Figaro, avec le saccage du Mc Donald’s en 1999, à Millau.

En France, Mc Donald’s a gagné, et apparaît même comme le sauveur des prolétaires sans emploi ! Et tant pis si ce fast food se fonde sur la destruction de la planète, l’exploitation animale intensive, et participe au bétonnage des campagnes…. Les pauvres, incapables de prendre leur destin en main, se soumettent. Et cela, c’est une catastrophe complète !

Il y a lieu de se demander d’ailleurs ici si le score du Front National reflète cette mentalité, où si le FN est la source de ce genre d’attitudes. Il y a des deux bien sûr, mais ce qui est certain c’est que le FN ne dit pas grand chose en ce domaine, voire même rien. Et que justement comme personne ne dit rien, les gens se laissent aller, ne font aucune réflexion et sont happés par la « tradition », même si celle-ci est « moderne » comme Mc Donald’s.

C’est à la fois naïf et criminel, car il faut avoir perdu tout élan combatif pour espérer disposer de jobs à la Mc Donald’s pour se forger un avenir. Bien sûr, avec la crise économique, il y a urgence, mais il y a justement urgence de changer le monde !

D’ailleurs, hier, McDonald’s a également fait une annonce. Il a décidé de reverser entre 18 et 20 milliards de dollars à ses actionnaires sur la période 2014-2016, par l’intermédiaire du paiement de dividendes et de la mise en place de programmes de rachats d’actions.

Il y a également 1500 Mc Donald’s qui vont être « vendus » à des franchisés. Tout cela pour accélérer les profits, et les animaux seront toujours plus une variable d’ajustement. Il y avait d’ailleurs hier soir sur France 3 un reportage sur la production des « nuggets » : personne ne peut être dupe de ce que Mc Donald’s représente.

Et cela non pas parce que c’est une entreprise américaine, mais parce que c’est une entreprise dont le but est le profit, qui naît de la sueur et du sang, de la mort, des travailleurs et des animaux. Il y a ainsi un article publié avant-hier, sur un site réunionnais, intitulé « Non au Mc Do, Oui au Mc Atia ! » et où on lit :

« Depuis quelques semaines, le ballet des tractopelles a fait son apparition près du rond-point « l’Embouchure » dans les bas du quartier de Moulin Joli à La Possession. Dans six mois, les Réunionnais verront un septième Mc Donald’s ouvrir ses portes, à 3 kilomètres à peine d’un autre fast-food. Adieu rougail saucisse, carry poulet, civet canard ou autres mets boucanés, et bienvenue dans l’uniformisation alimentaire… »

Une telle position relève de la myopie. L’article critique d’ailleurs les bas salaires et la pollution, comme si l’exploitation animale, d’ailleurs oubliée, procédait différemment ailleurs… Qu’il soit petit ou grand, le capitalisme utilisant l’exploitation animale a la même substance, odieuse, criminelle, à combattre !

Le meutre de Scrappy ne succite pas d’émois…

Il y a un peu moins de deux semaines, la vidéo d’un chat défendant un enfant qui se faisait attaquer par un chien faisait le tour du web et des médias. Voici la vidéo, également visible ici.

La scène se passe en Californie, l’enfant de 4 ans faisait du vélo devant sa maison quand le chien des voisins est sorti et l’a subitement mordu. C’est à ce moment que le chat nommé Tara s’est jeté sur le chien pour défendre le jeune garçon.

Bien évidemment la réaction de ce chat est merveilleuse et tord le cou aux affirmations comme quoi l’individualisme domine chez les êtres vivants…

Avec près de 22 millions de vues sur Youtube, Tara est devenue une star au point que la famille de la chatte répond à des demandes d’interview et que Tara a été invitée par une équipe de base-ball locale, les Bakersfield Blaze, à « lancer » leur première balle de match le 20 mai.

Ce que cette chatte a fait est incroyable en effet, se jeter sur un chien pour défendre un enfant, en faisant fi des morsures plus ou moins graves que le chien pourrait lui infliger est un acte de bravoure que peu d’humains sont en mesure de faire lorsqu’une personne se fait attaquer sous leurs yeux.

Mais Tara reste un chat, un être qui a besoin de tranquillité et de son « train train quotidien » de chat « domestique », loin des caméras, des cris, des bruits inconnus. Et oui, Tara est un chat remarquable, mais, qu’est devenu le chien, Scrappy âgé de seulement 8 mois, qui a mordu l’enfant ?

Comme il fallait s’y attendre, après l’agression, Scrappy a été envoyé en fourrière. Après 10 jours d’évaluations et de tests au centre animalier de Bakersfield, le jeune chien se serait montré agressif et aurait mordu quelques personnes du centre apportant à manger.

Quelle a été la nature des tests effectués par la fourrière de Bakesfield ? Des tests comportementaux ? Des tests de santé ? Le chien avait-il un problème de santé, cela a-t-il été étudié de manière approfondie par un vétérinaire ? Cela semble très peu probable sachant que dès qu’un chien mord brutalement, il sera systématiquement assassiné.

Pourquoi ici Scrappy a-t-il agressé cet enfant ? Peut-être que cet enfant était « brutal » avec ce chien auparavant, peut-être que ce chien était maltraité là où il vivait, peut-être que ce chien était malade ?

Souvent les animaux malades deviennent agressifs et attaquent sans raison apparente. Dans tous les cas, les animaux n’attaquent pas sans raison. Scrappy était innocent, ce sont des humains qui l’ont rendu ainsi.

Les chiens sont souvent maltraités… Ils se prennent des coups parce qu’ils aboient trop aux yeux de leurs « maîtres »… Ils se font tirer brutalement par la laisse alors qu’ils sont contents de voir un autre chien dehors ou qu’ils s’intéressent à des odeurs… Ils se font frapper pour les « dresser » à être soumis… Ils sont considérés comme « encombrants » avec l’âge… Et bien d’autre choses!

Bien sûr, il y a également des rapports authentiques qui se fondent. Mais tous ces aspects se mélangent. Et le chien devient finalement un objet.

Voilà pourquoi Scrappy a pu être assassiné aussi « simplement » que cela. Le meurtre de Scrappy a été la solution de facilité, on ne veut pas se démener pour lui, pour qu’il vive longtemps sa vie de chien, on ne veut pas l’aider dans son malheur.

En le tuant, on masque le rôle des humains!L’euthanasie de Scrappy aurait dû révolter autant que que l’acte de Tara a suscité l’émerveillement. Le méchant de l’histoire c’est, ou plutôt c’était!, Scrappy, et pourquoi était-il « méchant », on ne le saura jamais car personne ne lui a laissé de chance ! Pourtant, même la mère avait pris une position en quelque sorte en faveur de Scrappy:

« L’animal peut être possiblement réhabilité par la famille, mais de ce que j’ai compris, c’est une procédure longue et difficile pour ravoir le chien et sa garde. Sinon, il sera malheureusement euthanasié ».

Cela ne va pas très loin, mais c’est déjà bien, et c’est un pas vers la position normale que l’on doit avoir.  Voilà pourquoi Il faut mettre en place et imposer des protocoles de réadaptation. Scrappy avait des droits, en tant qu’être vivant, et si on l’a blessé dans son développement en tant que chien, c’est aux humains d’assumer!

« Soupçons de maltraitance sur animaux à Savannah Reptiles »

En avril, nous avions parlé de l’incendie ayant frappé l’entreprise Savannah Reptiles, où plus de 30 000 animaux avaient péri (voir Incendie à Saint-Sulpice : des milliers de reptiles morts).

Et voilà qu’exactement un mois après, l’information « sort » comme si de rien n’était, dans la Dépêche

Saint-Sulpice. Soupçons de maltraitance sur animaux à Savannah Reptiles

Dans la nuit du dimanche 20 avril, à Saint-Sulpice, un incendie ravageait entièrement les 4 000 m2 de l’entreprise Savannah Reptiles Planet, spécialisée dans les nouveaux animaux de compagnie (NAC). 20 à 30000 reptiles, batraciens, souris ou lapins périssaient dans le sinistre.

Une enquête de gendarmerie est toujours en cours pour définir les causes de l’incendie dont a été victime l’établissement de Romain Julian.

Mais ce fait divers se double d’une autre affaire pour laquelle le pdg de la société avait été entendu quelques jours plus tôt par les gendarmes. Une affaire qui l’amènera dans quelques mois à la barre du tribunal correctionnel de Castres.

Romain Julian est poursuivi pour des faits supposés de mauvais traitements sur animaux, de manques de nourritures et d’abreuvement, de défaut dans la gestion des registres concernant les animaux protégés par la convention de Washington…

Dénonciation sur internet

Des éléments relevés notamment par les services vétérinaires dans le cadre de l’enquête diligentée par la gendarmerie. À l’origine, la dénonciation par un ancien salarié sur un forum internet, des conditions de travail dans l’entreprise. La plainte en diffamation du pdg a été classée sans suite par le parquet.

Selon des sources proches de l’enquête, la brigade de recherche de la compagnie de Gaillac a auditionné d’autres salariés passés par l’établissement qui ont confirmé ses dires et les éléments recueillis lors des contrôles. Il est question par exemple de manque d’éclairage UV ou de jets de cadavres d’animaux dans les containers classiques de poubelles sans faire appel à l’équarrissage.

Le taux de mortalité très élevé selon l’enquête aurait également joué en défaveur de Romain Julian.
«Rien à se reprocher»

Ce dernier estime que cette affaire «a été montée de toutes pièces. Il y a une méconnaissance totale du métier d’animalier de la part de l’administration». Il a reçu le soutien du Synapses (1), le syndicat des animaliers. «Plusieurs éleveurs sont confrontés à ce genre de difficultés, indique Luc Ladonne, l’un de ces responsables.

On dit mauvais traitement parce qu’il n’y a pas d’eau et de nourriture en permanence devant les animaux mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas nourris et abreuvés. J’ai visité l’établissement concerné en janvier, on ne peut rien reprocher à Romain.

Il y a une instrumentalisation par les associations de protection des animaux dans ces dossiers avec un problème de compréhension de la réglementation».

La Fondation «30 millions d’Amis» est loin de partager ce sentiment. Elle a suivi l’affaire et a décidé de se porter partie civile.

Sans attendre les résultats de l’autre enquête sur la raison de l’incendie, Romain Julian a décidé de redémarrer son entreprise. Il a trouvé un local (l’ancien bâtiment de la SNP) à Couffouleux.

Mais il ne permet pas de réaliser l’accueil d’animaux. «Je suis aussi fabriquant de matériel pour les NAC. D’ici un mois ou plus je recommencerai la commercialisation uniquement dans ce domaine.»

(1) : Syndicat national des activités liées aux animaux domestiques et non domestiques..

Il est temps de briser l’anthropocentrisme et de passer au biocentrisme

Il est toujours bon de réaffirmer ce qu’on croit juste, surtout dans des moments particuliers, comme là alors que le Front National a fait 26 % hier aux élections européennes, ce qui montre encore une fois de plus que les choses tournent de plus en plus mal en France.

Cependant, il faut savoir faire face à l’adversité et dire que ces gens qui idéalisent le passé ne pourront pas faire partir la roue de l’histoire dans l’autre sens : l’avenir appartient à une planète redevenue bleue et verte. Il faut savoir voir les choses sur le long terme !

Aussi, lorsque l’on veut la libération animale et la libération de la Terre, c’est un travail de longue haleine, qui demande de l’implication, du temps. Une nouvelle société et une nouvelle culture ne se construisent pas à coup de happenings avec des personnes nues ou avec des animaux morts exhibés sans aucun respect.

Cette nouvelle culture doit s’enraciner dans l’apprentissage et la connaissance des mondes végétaux et animaux. Avoir une théorie solide de ces mondes ne peut que permettre de crédibiliser son combat pour que la planète redevienne bleue et verte. Sans connaître ce que l’on défend, on ne peut pas bien le défendre, ni mettre en avant les fragilités, les beautés ni imposer les savoirs nécessaires à la préservation et à la défense. Il est courant d’entendre que l’on détruit ce que l’on ne connaît pas…

Par ailleurs, avoir une pratique (comme aider dans les refuges) est tout aussi indispensable pour les animaux qui ont un besoin ininterrompu d’aide. La pratique complète et renforce indubitablement la théorie, et inversement, l’un ne va pas sans l’autre.

C’est un travail de fond qui demande de la rigueur, du sérieux et de la constance, c’est pour cette raison que La Terre D’abord s’efforce de poster un texte chaque jour. Il s’agit d’informer et de réfléchir, de poser la problématique dans ce qu’elle a de régulier, de quotidien, mais aussi d’intense. Défendre les animaux doit toujours être une actualité.

Ce n’est donc pas avec de légères améliorations de l’exploitation animale ou avec un militantisme spectacle ou avec des informations données au compte-goutte que le véganisme triomphera. Tout cela se montre vite vain et dispersé, avec les mentalités aigries, déçues qui vont avec.

Non, il faut une vision à long terme, il faut de grands projets pour les années à venir ; le véganisme n’est pas un mode de vie individuel, mais bien une nouvelle culture qui doit être imposée sans aucun compromis avec l’exploitation des mondes animaux et végétaux. Imposée parce qu’il y a des gens qui sont contre par intérêt et par choix, parce qu’ils appartiennent au passé et ils veulent qu’on en reste là, alors qu’il faudrait que tout change.

Face à ces gens, il faut faire vivre l’utopie. Le véganisme doit se construire sur une base positive, où la Nature et les animaux sont (re)découverts, mis en avant avec leurs beautés, leurs ingéniosités, leurs particularités, leurs exigences. La planète où nous vivons est un tout et il faut arrêter le saccage, il faut arrêter la torture et le meurtre. Place à la vie du bleu et du vert, place au sentiment fondamental que ressent tout être vivant : l’envie de vivre, de partager.

Il est temps de briser l’anthropocentrisme et de passer au biocentrisme. Pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

Les dépenses illégitimes de la SPA de Paris

Voici un article du « Canard enchaîné » concernant, une nouvelle fois, les comptes de la SPA (de Paris). C’est encore et toujours édifiant, et cela montre comment les lois de l’entreprise, avec leurs approches et leurs méthodes, ont totalement gangrené celle-ci.

Il y a un nombre innombrable de scandales qui sont exposés dans cet article. Normalement, la SPA devrait être de dimension nationale, démocratique, avec des responsables dépendant de leur base et disposant de salaires très limités.

On travaille en effet pour la cause, on n’est pas là pour faire du profit, on est là pour servir les animaux. C’est un honneur que de servir un projet tel que devrait l’être la SPA (ou toute SPA, toute association – refuge en général).

Il est ainsi odieux de voir qu’un type comme le « directeur général » gagner 7000 euros par mois ! Certains diront que c’est le prix à payer pour avoir à sa disposition un « cadre ». Un quoi ? Un cadre d’une grande entreprise ? Quel rapport avec une SPA ?

Et ne peut-on pas considérer qu’un travail démocratique impliquant de nombreuses personnes ne vaut pas dix mille de ces cadres ? Voici d’ailleurs le parcours du directeur général :

DIRIGEANT
Conduire le changement dans une organisation aux enjeux stratégiques forts
Développer les compétences et fédérer les équipes
Mobiliser les ressources internes pour maximiser l’impact

⇨ Directeur des Ressources Humaines national et international accompagnant le développement fort des activités : véritable « business partner » très orienté résultats

⇨ Acteur de la cohésion sociale d’entreprise dans les environnements ouvriers et syndicalisés : Négociation, communication et marketing – « Diriger c’est communiquer »

⇨ Manager opérationnel au sein de groupes de services B to B avec conduite du redressement économique par la qualité de service et l’adhésion au projet d’entreprise : « Main de fer dans un gant de velours »

Expérience

Directeur Délégué aux Affaires Sociales et Juridiques
TLF – FÉDÉRATION DES ENTREPRISES DE TRANSPORT ET LOGISTIQUE DE FRANCE
– (1 an 6 mois) Région de Paris , France
Vice Président Ressources Humaines International
CMA CGM
– (10 mois) Marseille
Directeur de la Communication et des Ressources Humaines
Bolloré – Division Terrestre International : Bolloré Africa Logistics
– (3 ans 10 mois)
Directeur des Ressources Humaines
Bolloré – Division Terrestre International
– (4 ans 7 mois)
Président de la Commission Sociale et de la Formation Professionnelle de TLF
TLF – Fédération des Entreprises de Transport et Logistique de France
– (6 ans)
Directeur des Ressources Humaines
Bolloré – SFP Société Française de Production (Audiovisuel)
– (10 mois)
Secrétaire Général et Directeur des Ressources Humaines
MORY GROUP
– (5 ans 11 mois)
Directeur Général Compagnie Francaise de Transport de Voyageurs
CARIANE aujourd’hui KEOLIS
– (4 ans 5 mois)
Directeur Marketing, Directeur Commercial IDF, Directeur d’Agence…
CALBERSON aujourdhui GEODIS
– (7 ans 3 mois)
Chef d’entreprise
VOILE AU LARGE Ecole de Course à la Voile à bord de PEN DUICK III
– (6 ans)

Y a-t-il ici un rapport avec l’organisation dans le domaine de la protection des animaux, des refuges ? Est-ce le reflet d’un choix tourné vers l’aide aux animaux, d’une réflexion végane? Absolument pas! Cela signifie qu’au lieu de la transparence, on a un expert en business.

De la même manière, quelle est donc cette histoire de conseils en communication ? On fait des dons à la SPA pour donner 8400 euros par mois à de tels gens ?! Comme si la question de la communication n’était pas évidente : transparence, franchise, attitude incorruptible dans la défense des animaux.

Au lieu de cela, la SPA de Paris est client de cette société, tout comme des entreprises dont le but est le profit, comme par exemple Accor, Airbus SAS, Bouygues Telecom, Colony Capital, Fédération Bancaire Française, Financière Pinault, Fnac, Goldman Sachs International, Google, Hermès International, etc. ou encore la Présidence de Côte d’Ivoire, la Présidence de la République du Niger, etc.

Et à cela s’ajoute une boîte de coaching et de communication ?! Et également une entreprise de relations presse ?! Cette dernière s’occupe d’ailleurs beaucoup de la nourriture pas du tout végane…

La SPA (de Paris), au lieu de faire confiance aux gens pour diffuser l’information, d’organiser l’opinion publique, donne des milliers et des milliers d’euros à des gens comme cela?!

16 000 euros par mois, 192 000 euros par mois, et après la SPA (de Paris) explique qu’elle est obligée de tuer des animaux dans les refuges par manque de moyens !

Dans toutes les œuvres de la nature, il y a toujours place pour l’admiration…

Le Monde a publié un article intitulé « Les dix espèces les plus étonnantes découvertes en 2013 ». Pourquoi en parler au mois de mai, mystère, même si cela est toujours intéressant, sauf qu’évidemment tout est tourné selon le critère de l’utilitarisme anthropocentriste.

Il y a ainsi cette phrase odieuse, témoignant de toute notre époque :

« Près de 18 000 espèces ont été identifiées en 2013, s’ajoutant aux deux millions déjà connues. Les scientifiques estiment à dix millions le nombre d’espèces non encore répertoriées, craignant qu’elles ne s’éteignent avant leur découverte. »

Comme cela serait horrible en effet pour ces pauvres scientifiques que ces espèces osent disparaître avant d’avoir été répertoriées… On comprend le drame pour ces gens qui « cherchent », qui « étudient »…

C’est terrible, absolument terrible, et cela reflète l’attitude des scientifiques aujourd’hui. Normalement un médecin a choisi sa vocation pour soigner des êtres humains vivants ; il y a encore une part de cela, mais pour beaucoup c’est le choix financier qui prime.

Pareillement les vétérinaires devraient aimer les animaux : en pratique, on ne les entend jamais à part pour protéger leur corporation et c’est également ici un business très rentable. Car, pour les médecins comme pour les vétérinaires, les gens n’ont simplement pas le choix…

C’est toute l’importance de l’être vivant qui est passée à la trappe, même si la reconnaissance de celle-ci n’a jamais été reconnue à sa juste valeur. On pourrait toutefois aller vers une situation meilleure, mais les scientifiques ont une vision abstraite de la vie.

Dix millions d’espèces sont ici présentées comme une source de profits, ni plus ni moins, il n’y aucune fascination pour la vie.

Citons ici le premier à avoir procédé historiquement à une classification des animaux, Aristote, qui explique que la fascination est absolument nécessaire quand on regarde les animaux. Ceux-ci témoignent d’une chose qui nous parlent au fond de nous, c’est en quelque sorte la vie qui nous répond, avec toute sa sensibilité.

« Car dans toutes les œuvres de la nature, il y a toujours place pour l’admiration (…).

De même, dans l’étude des animaux, quels qu’ils soient, nous ne devons jamais détourner nos regards dédaigneux, parce que, dans tous indistinctement, il y a quelque chose de la puissance de la nature et de sa beauté. »

L’oeuvre citée ici est intitulée « Parties des animaux », c’est en quelque sorte la première œuvre de zoologie (il y parle du sang, des os, de la respiration, etc.), qui a eu une influence centrale dans ce domaine jusqu’au 18e siècle. Voici le passage dont est tiré l’extrait.

« Pour les choses éternelles, dans quelque faible mesure que nous puissions les atteindre et y toucher, le peu que nous en apprenons nous cause, grâce à la sublimité de ce savoir, bien plus de plaisir que tout ce qui nous environne, de même que, pour les choses que nous aimons, la vue du plus insignifiant et du moindre objet nous est mille fois plus douce que la vue prolongée des objets les plus variés et les plus beaux.

Quant à l’étude des substances périssables, comme elle nous permet tout ensemble de connaître mieux les choses et d’en connaître un plus grand nombre, elle passe pour être le comble de la science; et comme, d’autre part, les choses mortelles sont plus conformes à notre nature et nous sont plus familières, cette dernière étude devient presque la rivale de la philosophie des choses divines.

Mais, ayant déjà traité de ce grand sujet et ayant exposé ce que nous en pensons, il ne nous reste plus ici qu’à parler de la nature animée, en ne négligeant, autant qu’il dépendra de nous, aucun détail, quelque bas ou quelque relevé qu’il soit.

C’est qu’en effet, même dans ceux de ces détails qui peuvent ne pas flatter nos sens, la nature a si bien organisé les êtres qu’elle nous procure, à les contempler, d’inexprimables jouissances, pour peu qu’on sache remonter aux causes et qu’on soit réellement philosophe.

Quelle contradiction et quelle folie ne serait-ce donc pas de se complaire à regarder de simples copies de ces êtres, en admirant l’art ingénieux qui les produit, en peinture ou en sculpture, et de ne point se passionner encore plus vivement pour la réalité de ces êtres que crée la nature, et dont il nous est donné de pouvoir comprendre le but !

Aussi, ce serait une vraie puérilité que de reculer devant l’étude des êtres les plus infimes.

Car dans toutes les œuvres de la nature, il y a toujours place pour l’admiration, et l’on peut leur appliquer à toutes sans exception le mot qu’on prête à Héraclite, répondant aux étrangers qui étaient venus pour le voir et s’entretenir avec lui.

Comme en l’abordant, ils le trouvèrent qui se chauffait au feu de la cuisine : « Entrez sans crainte, entrez toujours, » leur dit le philosophe, « les Dieux sont ici comme partout. »

De même, dans l’étude des animaux, quels qu’ils soient, nous ne devons jamais détourner nos regards dédaigneux, parce que, dans tous indistinctement, il y a quelque chose de la puissance de la nature et de sa beauté.

Il n’y a jamais de hasard dans les œuvres qu’elle nous présente. Toujours ces œuvres ont en vue une certaine fin ; et il n’y a rien au monde où le caractère de cause finale éclate plus éminemment qu’en elles. Or la fin en vue de laquelle une chose subsiste ou se produit, est précisément ce qui constitue pour cette chose sa beauté et sa perfection.

Que si quelqu’un était porté à mépriser comme au-dessous de lui l’étude des autres animaux, qu’il sache que ce serait aussi se mépriser soi-même; car ce n’est pas sans la plus grande répugnance qu’on parvient à connaître l’organisation de l’homme, sang, chairs, os, veines et tant d’autres parties du genre de celles-là.

De même il faut encore penser, quand on s’occupe d’une partie du corps ou d’un organe quelconque, qu’on ne doit pas seulement faire mention de la matière et ne songer qu’à elle, mais qu’on doit s’attacher à la forme totale de l’être qu’on étudie, de même qu’à l’occasion on parle de la maison tout entière, et non pas uniquement des moellons, du ciment et des bois qui la composent.

C’est ainsi qu’en étudiant la nature, il faut s’occuper de la composition totale des êtres et de toute leur substance, et non pas uniquement de ces attributs qui ne sauraient subsister séparément de leur substance même. »

Et si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, on voit que les êtres vivants ne pourraient pas vivre sans Gaïa – tous les êtres vivants relèvent de la planète Terre, de la Nature.

« Acheter un cheval en multipropriété »

Il y a la crise, mais pas pour tout le monde, et les gens qui ont de l’argent se battent pour toujours plus d’investissements fructueux. Voici un nouvel exemple concernant les animaux, et il faut bien souligner qu’avec la dimension « multipropriété », cela tape très large, renforçant d’autant plus l’exploitation animale et son idéologie…

Cet article, tiré du Journal du Dimanche, montre encore une fois que tout cela est une question d’intérêts. Ce n’est pas la « méchanceté » le moteur, mais toute une organisation très compliquée visant à satisfaire la quête de profits. Et les courses de chevaux reviennent clairement en force ces dernières années, soit pour le « prestige » avec les milliardaires, soit comme source de revenus possibles pour d’autres.

Suffira-t-il de convaincre les gens en général pour mettre un terme à l’oppression des chevaux comme ici ? Certainement pas : tout cela devra être interdit et les gens qui en profitent seront contre cette interdiction. Il ne faut pas se voiler la face : il y a ici deux camps clairement antagonistes !

Un monde virtuel pour les poulets!?

Voici un nouvel exemple de comment le « bien-être » animal a été retourné en son contraire et aide à moderniser l’exploitation animale.

Là, on est pratiquement dans l’activité ouvertement criminelle, et le jour où le monde deviendra végan, il faudra sérieusement demander des comptes à ces gens qui ont poussé la négation de la Nature jusqu’au bout.

En l’occurrence, il s’agit d’un professeur de design ayant créé le site d’une entreprise virtuelle, celle-ci proposant des « solutions » techniques relevant du futur. L’idée est de pousser à la recherche dans cette direction.

La photo ci-dessous ne reflète ainsi pas quelque chose de réel, mais une « piste » pour le futur…

Le journal Le Monde présente les choses de la manière suivante :

RÉALITÉ VIRTUELLE – L’illusion d’une vie en plein air pour les poulets de batterie

C’est une alliance étonnante entre le casque à réalité virtuelle Oculus Rift et le jeu de simulation Second Life, mais appliquée au monde des volailles. Des poulets de batterie pourraient avoir l’illusion d’être des volailles fermières élevées en plein air.

Ce n’est encore qu’un projet né du cerveau d’un professeur assistant américain de l’université de l’Iowa (États-Unis), dans la faculté de design, baptisé Second Livestock et présenté à l’occasion d’un salon sur l’art et le design à Ames, dans l’Etat de l’Iowa, en avril.

L’idée : les poulets seraient trop nombreux aux États-Unis pour tous vivre en plein air. Ils peuvent être élevés en cage de manière plus humaine si, depuis leur plus jeune âge, ils se tiennent sur une espèce de tapis de course et portent un casque à réalité virtuelle sur leur tête, un casque reproduisant un monde en 3D. Herbes, buissons, poulets virtuels…

Les poulets fermiers vivraient dans l’illusion d’une vie en plein air depuis leur espace confiné. Ce genre d’expérience les protégerait aussi des prédateurs qui menacent les volailles à l’extérieur.

Dans une interview donnée à l’Ames Tribune, le professeur a expliqué que l’objectif du projet était aussi de regarder « la façon dont nous nous traitons. Nous vivons dans ces petites cages, comme les poulets », a-t-il ajouté.

Selon Austin Stewart, le système Second Livestock pourrait être utilisé pour des traitements d’autres animaux fermiers, de même que pour les animaux de zoo, dépressifs à cause de leur vie en captivité. Mais “il serait trop coûteux de mettre en place tout le système maintenant”, dit-il. Je dois montrer que cette technologie est plausible pour que les gens y croient.”

Ceci dit, c’est tellement extrême que les futures générations demanderont des comptes rapidement. Dénaturer un être vivant au nom du « bien-être », c’est vraiment atteindre une dimension extrême dans la barbarie.

On peut relativiser en disant que ce n’est qu’un projet d’un designer, que ce n’est pas faisable, que c’est seulement une « réflexion ».

Mais ce ne serait rien comprendre à ce que consistent ces facultés de design : elles préparent en effet le futur. Si en France, ce genre de projets n’existe pas par manque de financement, aux États-Unis les grandes entreprises et l’État paient cher des « chercheurs » pour trouver des perspectives.

Ce genre de « réflexion » est ainsi un outil culturel très fort en faveur de l’exploitation animale. Et c’est une tendance de fond : déjà en 2000 un clip « ironique » abordait exactement ce thème…

Le veau, la vache et l’Alliance écologiste indépendante

Parlons de la seconde profession de foi, des élections européennes de la semaine prochaine, qui parle des animaux (la première ayant été celle du Front National). Cette fois, il s’agit de l’Alliance écologiste indépendante, avec l’incontournable Jean-Marc Governatori.

Pour le coup, on sent que Notre-Dame-des-Landes est passé par là et que la mode est à la petite production. La profession de foi raconte la même chose que les gens de Notre-Dame-des-Landes, les décroissants ou les Hare Krishna : le monde moderne est mauvais et il faut retourner en arrière.

Vive la petite production donc, et c’est cela qui permet l’ambiguïté concernant les animaux. On a ainsi une image d’un veau et d’une vache, avec écrit :

« Une Europe sans élevage en batterie ni expérimentation animale. L’agriculture et la pêches industrielles sont à stopper. »

Cela ne veut nullement dire qu’on arrêtera de tuer les animaux. Cela veut dire qu’il faut freiner et reculer dans l’industrialisation. Cela ne va par conséquent pas du tout dans le bon sens. Bien sûr, les gens refusant le véganisme et prônant le réformisme, le « bien-être », trouveront que c’est un pas en avant.

Cependant, quand on veut la libération animale, on ne peut que vouloir que les choses aillent de l’avant : que l’on dépasse un système totalement… dépassé. Revenir en arrière nous amènerait forcément à devoir refaire le même parcours…

Sans compter que de toutes manières, on ne peut plus trop revenir en arrière, avec les problèmes écologiques, la population mondiale qui s’agrandit : il faut le véganisme à l’échelle mondiale, et vite !

La profession de foi prône ainsi le bien-être animal surtout pour, en réalité, bloquer l’exigence du dépassement de la société actuelle. Plutôt que de dire : mettons un terme à l’exploitation animale du grand capitalisme, l’Alliance écologiste indépendante propose de se cantonner à rêver du moyen-âge… Ce n’est pas comme cela qu’on changera les choses.

Tout le reste du discours de la profession de foi se fonde évidemment sur ce même principe de proposer un modèle dans le passé, au nom du « ni droite ni gauche » et du retour aux valeurs « régionales », avec des concepts farfelus comme le « Bon Sens Paysan » ou bien « Lenteur, de la Simplicité et du Petit ».

Pas la peine de s’y connaître beaucoup pour ne pas reconnaître les thèmes traditionnels de l’extrême-droite des années 1930, avec ses solutions « locales ». La libération animale demande quant à elle une solution universelle et une organisation mondiale de la production alimentaire.

A l’échelle locale, l’exploitation animale a été une condition obligatoire pratiquement dans l’histoire, en termes alimentaires. Aujourd’hui, cela n’a plus aucun sens alors que l’humanité a largement les moyens de vivre de manière végane.

La photo avec la vache et le veau est donc fondamentalement hypocrite. Montrer des animaux en prétendant les défendre, alors que la démarche consiste à les tuer de manière « éthique », à les manger, tout cela n’est pas correct.

Quand on assume de montrer des êtres vivants, alors il faut assumer leur protection également, et déjà Lucrèce, au premier siècle de notre ère, nous parlait de l’amour de la vache pour son petit (dans De rerum natura) :

Devant les temples magnifiques, au pied des autels
où fume l’encens, souvent un taurillon tombe immolé,
exhalant de sa poitrine un flot sanglant et chaud.
Cependant la mère désolée parcourt le bocage,
cherche à reconnaître au sol l’empreinte des sabots,
scrute tous les endroits où d’aventure elle pourrait
retrouver son petit, soudain s’immobilise
à l’orée du bois touffu qu’elle emplit de ses plaintes
et sans cesse revient visiter l’étable,
le coeur transpercé du regret de son petit.
Ni les tendres saules ni l’herbe avivée de rosée
ni les fleuves familiers coulant à pleines rives
ne sauraient la réjouir, la détourner de sa peine.
La vue d’autres taurillons dans les gras pâturages
ne peut la distraire ni soulager son chagrin,
tant elle recherche un être singulier, connu.

Cette exigence de ne plus voir un être vivant « le coeur transpercé du regret de son petit » est désormais réalisable. Mais il ne faut pas compter sur l’Alliance écologiste indépendante pour cela.

13 ans après la free party à la piscine Molitor, les drogues ont tout emporté

Hier, la piscine Molitor à Paris a réouvert, étant devenu un hôtel de luxe, l’accès à la piscine coûte 180 euros par jour ou à peu près 3000 euros par an.

Mais la piscine Molitor rappellera surtout autre chose à beaucoup de gens : la fameuse free party du 14 avril 2001, apogée du mouvement qui à partir de là sera criminalisé.

Dans la seconde moitié des années 1990, les free partys sont absolument incontournables pour toute la jeunesse populaire. Cela a été un engouement incroyablement positif, organisé par en bas, dans un esprit festif et solidaire, dans le refus de la violence et dans un esprit très constructif de partage.

Il faut s’imaginer, pour les plus grandes fêtes, de longs cortèges de voitures, les gens se reconnaissant à leurs habits et leurs regards, roulant à travers les campagnes peu éclairées… Jusqu’à aboutir à une sorte de mini ville éclairée, rassemblant les « sons », avec des centaines et des centaines de gens continuant d’arriver.

Le tout sans que les gens ne se sentent inquiets ou quoi que ce soit du genre !

Mais cela a aussi été quelque chose qui a basculé dans la fuite dans les drogues et tout le business qui va avec. En l’absence de projet, la fête pour la fête s’est combinée avec le trafic de drogues, particulièrement lucratifs. Ecstasy, puis cocaïne ou gaz hilarant, voire LSD ou speed, il était finalement impossible d’aller dans une free party sans se droguer.

Et finalement, les drogues n’ont plus été un à côté d’une soirée techno, mais la préoccupation centrale, la musique n’étant là que comme arrière-plan.

Les très rares personnes ne se droguant pas étaient d’ailleurs tout à fait à l’écart du cœur du mouvement. Les free partys sont devenues des lieux de défonce où les vendeurs de drogues savaient qu’ils avaient un marché captif à leur disposition, avec possibilité illimitée de vendre sans surveillance.

L’une des expressions de cette tendance a été la fin du nettoyage des lieux où se déroulaient les soirées, l’arrivée de très nombreuses personnes coupées fondamentalement de la culture rave historique, et surtout un orgueil démesuré quant à ce que représenterait le mouvement des free partys.

En l’occurrence, la soirée à la piscine découverte de Molitor était un piège. Plusieurs jours auparavant, la rumeur parlait déjà d’une soirée à Paris, dans une piscine, le 14 avril. Sur place, la piscine avait été nettoyée, des murs cassés, des places de parking bloquées, tout avait été organisé minutieusement par le collectif « Heretik ».

Le jour dit, les policiers étaient évidemment déjà présents sur les toits dès la fin de l’après-midi, et ils ont laissé faire. Ils prétendent bien entendu le contraire aujourd’hui… La raison est simple : surfant sur le scandale d’une telle soirée en plein Paris et en plein quartier bourgeois, à Auteuil juste à côté de Passy, les free partys se sont faites officiellement illégalisées, ouvrant la voie à la répression tout azimut et aux négociations avec l’Etat (le fameux teknival légal, surnommé « Sarkoval » car Sarkozy a joué un rôle central pour « intégrer » les free partys).

Des centaines de personnes arrivant en l’espace d’une demi-heure, 5000 au total, et la soirée se finissant à… onze heures du matin, il était évident que tout cela arrangeait bien l’État, et c’est ce qui a permis justement que la piscine, classée monument historique, soit par la suite liquidée et transformée en hôtel de luxe…

C’était là la contradiction des free partys : chercher une reconnaissance officielle, par incompréhension de leur propre nature. La tentative de passer du « rat des champs », des soirées dans les champs, au « rat des villes », était vouée à l’échec. Il ne restait plus alors qu’à se replier pour les puristes, à tout lâcher pour les opportunistes, qui n’allèrent pas bien loin, étant trop loin de la dimension commerciale.

Tout cela fut un terrible gâchis. Et la raison fondamentale, c’est la fuite dans les drogues, comme si on ne pouvait pas faire la fête autrement, comme si la convivialité et l’agréable auraient moins de valeurs que la défonce.

Voici un reportage sur la fameuse soirée à la piscine Molitor.

Ici, un documentaire très intéressant sur l’aventure qu’a été le collectif Heretik.

Enfin, bien sûr, l’incontournable « Sarko skanking » de l’époque.

« en imposant nos normes nationales aux produits importés sur notre territoire »

Les professions de foi des prochaines élections européennes, à la fin de la semaine, ont été envoyé et on peut remarquer qu’il y a deux listes qui abordent la question animale. Voici le premier cas, celui du Front National, qui exprime le point de vue suivant.

Le Front National promet beaucoup de « transformations » et il y a des personnes aimant les animaux qui se font beaucoup d’illusions à ce sujet. La défense du « mode de vie » que l’on voit dans la profession de foi relève d’une conception fondamentalement réactionnaire et hostile au changement. Or pour changer la situation des animaux, il faut du changement, beaucoup de changement…

Mais sans aller dans la philosophie, regardons simplement ce que signifie cette phrase :

assurer la sécurité sanitaire et alimentaire, le respect de l’environnement et du bien- être animal en imposant nos normes nationales aux produits importés sur notre territoire

Elle est en effet très problématique. Elle sous-tend dans les faits que le « bien-être animal » – un concept par ailleurs critiquable car réformiste – serait applicable dans la mesure où l’on s’oppose à ce qui nuit à ce bien-être et qui, par définition ici, viendrait de l’étranger.

Or, les animaux ne souffrent pas seulement dans les autres pays et la souffrance n’est nullement « importée ». Personne ne s’intéressant aux animaux et désirant leur « bien-être » ne peut soutenir une pareille proposition.

Le Front National se pose en défenseur de la France face à l’Europe. Partant de là il oppose le « maintien » national face à une sorte d’envahisseur extérieur. Seulement voilà : les « normes nationales » concernant les animaux ne sont évidemment pas du tout en leur faveur.

Cela montre bien que c’est de la simple récupération. Il fallait une ligne mêlant écologie et animaux, alors hop une phrase a été bricolée, et comme la sécurité alimentaire (et sanitaire) est une « inquiétude » également, tout a été mis ensemble.

Mais c’est totalement incohérent avec la question du bien-être animal… Sur ce plan, les lois de l’Union Européenne forment d’ailleurs parfois des avancées pour la condition animale en France, comme lorsqu’elle dénonce le manque d’entrain de l’Etat français, comme récemment avec la protection du hamster d’Alsace.

Par contre, l’Union Européenne, c’est aussi des des reculs dans la mesure où cela modernise l’exploitation animale. Les exigences d’améliorations renforcent le grand capitalisme qui peut s’occuper de cela, coulant les petites entreprises qui ne peuvent pas suivre.

Dans tous les cas, il faut reconnaître que la question du « bien-être animal » est de toutes manières largement arrivée en France depuis l’étranger, pour la question des idées, mais également de l’Union Européenne elle-même qui prétend même assumer cela.

L’Union Européenne dit ainsi elle-même, de manière institutionnelle:

Bien-être des animaux
L’Union européenne reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles qui méritent une protection. La législation communautaire fixe des exigences minimales afin d’épargner aux animaux toute souffrance inutile dans trois domaines principaux: l’élevage, le transport et l’abattage. D’autres questions sont également abordées, comme l’expérimentation animale et le commerce de fourrure. Le plan d’action 2006-2010 établit les grandes lignes de l’intervention européenne dans ce domaine, tant au sein de l’Union qu’au-delà de ses frontières.

Ce paragraphe fait partie des sommaires législatifs de l’Union Européenne, dans la catégorie… « sécurité alimentaire ». Et le Front National parle des animaux pareillement. Dans sa propre logique, le Front National devrait donc soutenir l’Union Européenne sur cette question.

Mais sa mise en avant du « bien-être animal » relève de l’opportunisme. Il s’agit de gagner des voix et de manipuler des dizaines de milliers de personnes, voire des centaines de milliers par ailleurs, profondément choqués par la condition animale en France.

Ainsi, quand il est parlé par le Front National de « bien-être animal », il n’est pas parlé des animaux en général bien sûr, mais seulement des animaux dans les abattoirs, et ici on devine que le Front National va utiliser l’argument du refus de l’abattage halal et casher pour se prétendre en faveur du « bien-être animal ».

Mais les animaux sont ici une simple abstraction, un outil électoral, une vague revendication intégrée pour renforcer une vision du monde préexistante. De la même manière que les anarchistes antispécistes ne s’intéressent pas du tout aux animaux mais utilisent ceux-ci dans leur vision du monde « anti-oppressions », le Front National les utilise afin de renforcer le nationalisme en accusant la condition animale d’être rendue mauvaise depuis « l’étranger ».

Mais quiconque aime les animaux sait bien qu’on ne peut pas assurer leur « bien-être » simplement en « imposant nos normes nationales aux produits importés sur notre territoire ». Ce n’est pas du tout la question, c’est totalement à côté du sujet.

Le problème de fond, c’est l’anthropocentrisme, expression de toute une situation où l’exploitation animale est un outil dans la quête de profit.

L’autopsie des chiens asphyxiés

Voici du nouveau sur l’affaire des chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris (voir 24 chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris). Il faut lire le site de TF1 pour se tenir au courant, c’est une honte…

Chiens asphyxiés : le décès des animaux est bien lié à leur mode de transport

En raison des conclusions de l’autopsie réalisée dans le cadre de l’affaire sur les 24 chiens décédés lors d’un transfert en camion entre deux refuges, l’enquête vient d’être transférée au parquet d’Agen dont dépend le transporteur des animaux.

Changement de mains concernant l’enquête sur la mort récente de 24 chiens lors d’un transfert en camion entre le refuge de la SPA de Tarbes et la SPA de Paris. Initialement confiée au parquet de Tarbes, elle vient d’être transférée au parquet d’Agen, dont dépend le transporteur des animaux.

« Je me suis dessaisie mercredi au profit du procureur de la République d’Agen, compétent sur la zone où se trouve le siège du transporteur, car l’autopsie montre un lien direct entre le décès des animaux et leur mode de transport », a expliqué Chantal Firmigier-Michel, la procureure de Tarbes, sans préjuger de la suite qui sera donnée à l’affaire par son confrère.

Intoxication ou coup de chaleur ?

« Les résultats de l’autopsie ont montré que ces chiens sont morts d’une congestion pulmonaire qui peut-être dûe à une intoxication aux gaz d’échappement, au monoxyde de carbone, ou à un coup de chaleur » a précisé la magistrate, qui avait été saisie par une plainte du refuge de la SPA de Tarbes à l’annonce du décès des chiens.

Le 23 avril, vingt-quatre des 38 chiens transportés vers Paris à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes sont morts asphyxiés en cours de route. Le refuge de Tarbes a assuré que toute l’opération avait été coordonnée par la SPA de Paris. La SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sacpa (Société d’assistance pour le contrôle des populations animales), dont la mission principale est de mettre en fourrière les animaux perdus blessés ou dangereux.

La SPA poursuivra « tous ceux qui concluraient à sa culpabilité »

Jean-François Fonteneau, le PDG de la Sacpa a reconnu que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était « pas ventilé » à la différence de ses véhicules habituels, plus petits, mais a assuré que son chauffeur avait laissé le hayon entrouvert et s’était arrêté toutes les deux heures pour aérer les animaux. « On fait ce type de transport pour rendre service à la SPA 7 à 8 fois par an sans problème », a-t-il réaffirmé vendredi à l’AFP tout en reconnaissant une « possible négligence ».

Les responsables du refuge de Tarbes ainsi qu’un membre des services vétérinaires présents au départ du camion avaient émis des réserves sur les conditions du voyage, a indiqué la procureure de Tarbes, mais ils avaient été désarmés par les assurances du transporteur et d’une représentante de la SPA nationale.

En cas d’ouverture d’une procédure judiciaire, la SPA serait partie civile et menace de « poursuivre tous ceux qui concluraient à sa culpabilité dans cette affaire », a-t-elle assuré dans un communiqué.

Le communiqué en question de la SPA (de Paris), le voici…

Clarification sur le drame des chiens de Tarbes

La Société Protectrice des Animaux tient à clarifier les circonstances de la terrible affaire des chiens de Tarbes, qui n’est pas un refuge relevant de son autorité.

La Société Protectrice des Animaux a été appelée à l’aide afin de sauver des animaux dont la surpopulation dans ce refuge mettait en danger la santé.

Notre association qui sauve chaque année des milliers d’animaux maltraités a, comme elle le fait depuis des années, fait appel au transporteur avec lequel elle travaille depuis longtemps, sans avoir rencontré le moindre problème.

Dès que la nouvelle de la disparition des chiens a été connue de la Société Protectrice des Animaux, une plainte contre X a été déposée et des autopsies demandées afin de connaître les raisons précises de ces décès.

Le transporteur reconnaît une grave erreur qui a pu contribuer à la disparition des chiens.

Si les enquêtes en cours devaient aboutir à une procédure judiciaire, la Société Protectrice des Animaux se constituera partie civile aux côtés du Parquet.

Enfin, la Société Protectrice des Animaux se réserve le droit aujourd’hui de poursuivre tous ceux qui concluraient à sa culpabilité dans cette affaire.

Ces propos sont scandaleux et révoltants. Bien entendu que la SPA (de Paris) est coupable: c’est elle qui a commandé le transport, une personne les représentant était au départ de ce transport, par ailleurs validé par elle ainsi que les gens qui ont amené les chiens en question.

Ce qui serait logique c’est de faire son autocritique et d’appeler à une prise de conscience du chaos et des faiblesses des transports des animaux à adopter. Il y aurait le moyen de pousser à des covoiturages mieux organisés, avec des soutiens sur le plan national, en forçant l’Etat à participer.

Au lieu de cela, la SPA (de Paris) pratique la ligne typique des « associations » visant à nier la réalité si elle n’est pas belle, à faire appel aux entreprises pour les questions de logistique  et à menacer d’envoyer des avocats en cas de critique.

Bref: on a encore une question humaine au premier plan, alors qu’il faudrait que ce soit les animaux!

« Après, chacun fait ce qu’il veut »

Être straight edge est une exigence de dignité, parce que la société corrompt les mœurs et entend que chaque personne soit individualiste, sans loyauté, simplement auto-centré. Il n’y a pas de place pour la morale, pour les valeurs universelles.

Or, sans dimension universelle, il n’y a pas de respect de soi-même en tant qu’être vivant, ni évidemment de véganisme. Le relativisme et le scepticisme, qui dominent en maîtres en France où les gens ne croient en rien, sont des obstacles évidents.

Un joint, ce ne serait pas grave, un verre de vin, ce ne serait pas grave, ce qui abstraitement est peut-être vrai, mais il y a un contexte. Dans un pays où rien ne compte vraiment, tout s’effondre, puisque rien n’a de sens véritable.

Voici justement un exemple très parlant, relevant de la mentalité du footballeur à « succès » qui a une influence extrêmement néfaste.
En France, les footballeurs ont en effet été adulés avec la victoire de la coupe du monde de football en 1998. Des gens comme Zidane sont devenus intouchables, et les médias ont systématiquement censurés tout ce qui pourrait nuire à cette image « triomphante ».

La France entière, sans rechigner, s’est précipitée dans une apologie chauvine des « bleus », ouvrant portes et fenêtres de la société à l’idéologie du footballeur carriériste. Cela a massivement influencé la jeunesse masculine, qui a été fascinée par l’idéologie disant que, en tapant correctement dans un ballon, on pourrait disposer de la gloire, de prostituées de « luxe » et de voitures de sport.

Devenir footballeur, pour un jeune homme, sans parler des enfants, est un objectif qui a remplacé le pompier ou l’astronaute d’hier. Fini l’universel ou le fait de rendre service ! Désormais, le but c’est la « vie facile » aux dépens des « foules » !

Le « scandale » de la coupe du monde en Afrique du Sud, en 2006, avec des joueurs faisant la « grève », a scandalisé les gens, tout comme les différentes frasques de Ribéry avec « l’affaire Zahia », du nom d’une jeune femme mineure impliquée.

Mais ce n’est pas allé jusqu’à une remise en cause des valeurs d’un système pourtant totalement corrompu, comme le montrent tant la coupe du monde de football de 2022… au Qatar, pays sans sportifs mais avec une température au-dessus de 40°, que la prochaine dans un mois au Brésil, où les gens se révoltent contre les financements pour un tel événement ne servant que les riches.

Au Brésil, dans un mois, on aura bien sûr également une grande vague de prostitution, comme lors de la coupe d’Europe 2012, en Ukraine et en Pologne.

Et justement, voici la réponse, à proprement parler hallucinante, du sélectionneur national de l’équipe de France, Didier Deschamps, à une question posée lors d’une interview faite par le journal Le Monde.

Savez-vous qu’il y a un bordel à 500 m de votre hôtel de Ribeirao Preto ?

Non. Mais apparemment vous êtes mieux renseigné que moi. C’est bizarre, parce que vous devez fréquenter les mêmes endroits que les joueurs. Quand on va jouer en Ukraine, je sais aussi que les soirées des journalistes sont très animées. Curieusement, vous allez dans les mêmes endroits mais ça se sait moins. Souvent, j’arrive à le savoir quand même. Au cas où. Parce que vous pouvez avoir des dossiers sur les joueurs, mais j’en ai aussi sur vous. C’est bien de savoir ce qui se passe. Après, chacun fait ce qu’il veut.

La dernière phrase exprime le « libéralisme » sexuel qui doit prédominer, culminant dans une apologie du non-dit au nom du fait que, de toutes manières, tout le monde est mêlé de près ou de loin à tout cela dans ce milieu !

Toute cette hypocrisie vise à masquer le fait que les valeurs dominantes tuent la passion, l’émotion, le respect de soi-même, dégradant la sexualité en la coupant de tout rapport construit. Dans une société qui ne permet pas que des rapports authentiques se construisent, tout devient vain sur ce plan-là.

Montrer des émotions sur le plan de l’amour est devenu une faiblesse ; cela a toujours été plus ou moins le cas de par le passé, mais c’est devenu une règle. L’individualisme, y compris sentimental, est la valeur suprême de l’individu qui se conçoit comme sa propre petite entreprise.

Des poules « bichonnées »… pour renforcer la production

En avril, l’entreprise Sofiprotéol a acheté « Matines ». Qu’est-ce que Sofiprotéol ? C’est l’entreprise numéro un en France, avec différentes filiales dans les huiles de colza, de tournesol et de soja, mais également dans la nutrition des animaux des fermes-usines ou encore le biodiesel.

Elle est dirigée par Xavier Beulin, l’actuel président du syndicat de l’agro-industrie, la FNSEA, et son chiffre d’affaires est de plus de 5 milliards d’euros… Elle a des parts dans Hendrix Genetics, une des principales entreprises de la génétique animale, ainsi que dans Biogemma, qui s’occupe des OGM… Et elle possède le groupe de presse France Agricole.

Bref, c’est un monstre, qui a avalé « Matines »,  qui produit de son côté deux milliards d’oeufs par an. Un chiffre gigantesque ! Mais le but est le profit afin de renforcer la production. En l’occurrence, la marque « Matines » vend 318 millions d’oeufs en tant que marque propre, et elle entend doubler ce chiffre en cinq ans.

Comment ? Le Figaro nous l’explique.

Contrairement à ce que prétendent les « réformistes » de la cause animale, comme par exemple L214, l’exploitation animale ne cesse de grandir, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. On voit parfaitement ici comment la pression ne s’arrête jamais, et dans ce schéma, les animaux (tout comme les travailleurs d’ailleurs) ne sont qu’une simple variable d’ajustement…

Quant aux diverses lois, elles ne servent qu’à renforcer la production, en la modernisant, en faisant que les grands capitalistes mangent les petits, qui ne peuvent pas tenir le rythme.

C’est tout cela qu’il faut casser. Car à coups de propagande et de soutien étatique – le biodiesel est par exemple défiscalisé, assurant à Sofiprotéol des bénéfices encore plus grands – ce sont les entreprises qui décident qui mangent quoi, à part pour une petite minorité morale et osant aller à la rupture.

Tant qu’on n’a pas saisi ce tableau général de l’exploitation animale, on ne peut pas la combattre !

24 chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris

Nous avons déjà parlé de la véritable catastrophe des refuges en France, qui dans la pratique n’ont aucune envergure nationale et n’existent que par la volonté, le courage, l’abnégation d’individus dispersés se donnant corps et âmes.

L’Etat ne fait rien, la société s’en moque, et c’est sur la bonne volonté d’individus que tient une solidarité absolument nécessaire. Parfois, il y a des erreurs, voire des fautes.

La mort par asphyxie de 24 chiens lors d’un transport agréé par la SPA de Paris est une expression de plus de la honte de la situation.

Surtout quand on voit apparemment une personne responsable de la SPA de Paris se pointer… en avion à Tarbes pour officialiser un tel transport, dans un camion traditionnel de type déménagement…

Et il y avait également un responsable des services vétérinaires, validant le transport!

Et ce transport allait de Tarbes (sud ouest de la France) jusqu’à Paris, 830 kilomètres de route et plus de sept heures de route: n’y a-t-il aucun autre refuge entre Tarbes et Paris?

Nous parlions encore récemment des scandales en série révélés par le Canard enchaîné au sujet de la SPA de Paris (voir « A la SPA, on se goinfre sur la bête »), montrant que dès que les comptes des grandes associations deviennent opaques, l’esprit de corruption est vite présent, puisqu’il n’y a aucun garde fou culturel et démocratique…

Ce dont on a besoin c’est de structures véganes, avec une morale absolument incorruptible, où les animaux sont placés comme aspect principal. C’est indiscutable.

On en est loin et tout cela fait froid dans le dos. En France, au 21ème siècle, un tel transport d’animaux abandonnés est une honte complète, qui n’a aucune excuse. Ce n’est pas rechercher à bien faire, c’est de l’amateurisme criminel.

Bien entendu, les moyens sont terriblement faibles. Mais il faut savoir dire stop, surtout quand il y a des moyens comme les a la SPA de Paris…

Ce qui se révèle ici c’est un problème d’ampleur national, demandant un engagement de fond, une réflexion capable de continuité. Il faut, pour aider les animaux, des moyens d’ampleur : il faut les arracher à l’État, tout comme finalement il faut tout changer pour pouvoir mettre en œuvre des choses concrètes, réelles, quotidiennes.

Voici une présentation de cette affaire dramatique – et non tragique, car il y a des coupables – par Le Parisien:

«On s’en veut, on n’aurait jamais dû les laisser partir!», regrette Maud Starck, la vice-présidente de la SPA de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Depuis plus de trois semaines, un profond malaise règne dans son refuge. En cause : 24 chiens sur les 38  transportés le 23 avril vers Paris, à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes, sont morts asphyxiés en cours de route.

Depuis ce drame, les différents protagonistes se rejettent les responsabilités. Le refuge de Tarbes assure que toute l’opération a été coordonnée par la SPA de Paris. Or, la SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sapca. De son côté, le PDG de la Sapca, Jean-François Fonteneau, reconnaît que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était «pas agréé», mais il s’en prend au fonctionnement «dramatique» de la SPA de Tarbes.

Le parquet de Tarbes devrait rapidement décider, au vu des analyses toxicologiques, si l’enquête reste à Tarbes ou si elle doit être transmise à Agen, près du siège du transporteur, ou encore à Paris, siège national de la SPA, en fonction des responsabilités principales, informe la procureure Chantal Firmigier-Michel. Quant à la présidente du refuge de Tarbes, Paulette Cassou, elle a porté plainte contre X le 28 avril. La présidente nationale Natacha Harry a indiqué avoir fait de même de son côté le 24 avril.

Un camion non agréé

Selon Maud Stark, ce 23 avril, 38 chiens ont été transportés dans un camion de déménagement sans aération, conçu pour le transport de meubles, pas d’animaux vivants. «Nous n’avons pas osé nous opposer au transport: il y avait sur place quelqu’un des services vétérinaires, ainsi qu’une déléguée de la SPA nationale, le chauffeur a assuré qu’il faisait cela depuis longtemps et s’arrêterait toutes les deux heures», déplore-t-elle.

Les chiens, enfermés dans des cages individuelles, pourraient avoir été tués par la dispersion des gaz d’échappement rentrant dans le véhicule par le hayon entrouvert, estiment la SPA nationale et le PDG de la Sapca. Le chauffeur a constaté que 24 chiens avaient péri à son troisième arrêt à mi-parcours, selon le PDG de la Sapca.

Selon le chauffeur,  le camion loué n’était effectivement «pas ventilé» à la différence de ses véhicules habituels, plus petits. «En cas de demande urgente de la SPA nous sommes amenés à louer des véhicules de grande taille, non agréés, cela s’est toujours bien passé car le chauffeur prend des précautions avec les animaux», a-t-il expliqué.

«Un fonctionnement dramatique, de longue date»

La mort de ces chiens met «tout le monde mal à l’aise», déclare le PDG de la Sapca. S’il reconnaît une «possible négligence» du chauffeur, ses coups les plus durs vont au refuge de Tarbes qui a «un fonctionnement dramatique de longue date».

Selon lui, les analyses devraient permettre «de vérifier l’hypothèse du monoxyde de carbone, mais aussi de savoir si ces animaux avaient reçu un traitement antipuces excessif ou des tranquillisants avant le voyage, ce que nous indiquent des bénévoles et ce qui aurait pu aggraver la situation».

«Le milieu des amis des animaux est extrêmement violent, les passions y sont exacerbées», conclut le transporteur, en évoquant les nombreuses prises de position que suscite cette affaire sur les réseaux sociaux.

Le transporteur raconte n’importe quoi, si le milieu des amis des animaux était violent, les choses se passeraient bien différemment…

Voici également le communiqué de la SPA de Paris.

Société Protectrice des Animaux (SPA)

INFORMATION SUR LE DRAME DES CHIENS DE TARBES
Comme certains d’entre vous le savent déjà, notre association vient d’être confrontée à un drame épouvantable. Au début de ce mois, nous avons appris le décès de 24 chiens lors d’un transfert entre un refuge indépendant à Tarbes et nos propres refuges.

Des bénévoles de Tarbes nous avaient appelés à l’aide car le refuge était surpeuplé et seule la Société Protectrice des Animaux pouvait faire échapper ces animaux en surnombre à une euthanasie. A la suite d’un contrôle de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de Protection de la Population, le refuge a été mis en demeure de se séparer de 40 chiens, et la DDCSPP nous a contacté afin que nous puissions prendre en charge ces animaux.

Nous sommes intervenus le 23 avril en présence de la DDCSPP pour 38 chiens. Il est peu de dire que nous avons été horrifiés en découvrant ce qui s’était passé. Nous avons décidé immédiatement de porter plainte contre X afin de nous assurer que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de chacun dans cette terrible affaire. La prudence s’impose toujours dès lors qu’une enquête est en cours et nous nous refusions à faire circuler des données parcellaires qui pouvaient s’avérer fausses. Nous disposons désormais de résultats que nous pouvons communiquer sans risque d’être démentis.

Les premières constatations des vétérinaires lors des autopsies ont montré un taux excessif de gaz carbonique dans le sang des chiens. Nos investigations laissent désormais entrevoir un début d’explication. Il semble que le haillon du camion soit resté ouvert pendant le transport, créant ainsi un appel d’air et provoquant la dispersion des gaz d’échappement dans l’habitacle. Cette erreur mortelle constituerait la cause principale de ce désastre.

Notre association prendra bien évidemment sa part de responsabilité dans ce drame si celle-ci devait être établie par l’enquête en cours. Ceci n’enlèvera rien au chagrin, à la colère et à l’émotion que nous ressentons tous au sein de la SPA, de ne pas avoir pu sauver et soigner ces chiens qui étaient attendus dans nos refuges.

Les 14 survivants qui vont bien, sont choyés dans les refuges d’accueil en région parisienne que nous leur avions choisis. Piètre consolation sans doute.

Arrivée il y a un an à peine à la tête de la Société Protectrice des Animaux, j’ignorais qu’aucun texte ne régissait les conditions de transport des animaux au sein de notre association. Ce texte existe désormais et chacune de ses dispositions devra être respectée à la lettre avant d’autoriser un quelconque transport.

Nos services et seulement eux, seront chargés d’organiser et d’effectuer les transferts futurs.
Nous avons pour cela lancé un plan d’investissement visant à acquérir des camions plus grands que ceux dont nous disposons aujourd’hui.

A l’avenir, aucun risque ne pourra, ne devra être couru qui serait susceptible de porter atteinte à la santé ou à la vie des animaux dont nous avons la charge. C’est la vocation même de la SPA, son ADN, sa raison d’être.

Je voulais pour finir, présenter à mon tour, toutes mes excuses au refuge de Tarbes dont les bénévoles et salariés nous avaient appelés à l’aide. Je leur ai d’ailleurs adressé un courrier en ce sens. Nous restons aujourd’hui, et sans doute pour longtemps encore, sous le choc de cette catastrophe.

Natacha HARRY
Présidente de la SPA

« Sos oiseaux » et Titeuf

Nous avions déjà parlé de la bande dessinée Titeuf à l’occasion d’un sandwich au tofu et d’une visite au zoo; voici de nouveau une planche, publiée dans Télé loisirs, et qui est extrêmement problématique. Il suffit de cliquer pour l’obtenir de taille plus grande.

Titeuf se veut être un portrait décalé, humoristique mais également un peu philosophe. L’image tout à la fin vise par exemple à montrer un Titeuf outrancier et donc au comportement erroné. Cela se veut une note humaniste.

Par contre, le thème du sauvetage de l’oiseau est complètement raté. Par exemple, lorsque l’ami de Titeuf dit qu’il ne faut pas toucher l’oiseau, en raison des odeurs, il met en avant un argument véridique. Seulement, ce que les gens comprendront, c’est l’attitude tout à fait classique et irrationnelle disant qu’il ne faut pas toucher un oiseau en raison des maladies, etc.

Cette impression d’un rapport « impossible » est ensuite renforcé par le fait que l’oiseau a un comportement « erratique » et qu’il repart aussi sec, comme s’il n’avait pas été possible de savoir comment l’aider.

Si la bande dessinée avait été réellement progressiste, en faveur des animaux, alors l’auteur aurait réussi une pirouette pour mettre en avant le sauvetage des oiseaux, l’amour pour les oiseaux, etc.

Au lieu de cela, on passe de « sos oiseaux » à Titeuf et un sdf. Comme si au final, il valait mieux rester dans son coin.

Évidemment, on peut interpréter la planche de cette bande dessinée de manière totalement différente, mais ici il faut se rappeler que chacun va l’interpréter à sa manière, selon ses valeurs. Or, ce qu’il faut voir, c’est l’impact culturel en général, le message qui passe.

Et il est évident que ce message ne va pas réellement dans le sens de la compassion authentique. Au lieu que Titeuf soit prétexte à une réflexion globale, c’est un thème d’importance qui devient prétexte pour montrer Titeuf.

Le cannabis, une drogue bien installée en France

Le cannabis est désormais une drogue parfaitement installée en France. Elle présente un obstacle à l’épanouissement des gens, à la démarche consistant à accepter la réalité plutôt qu’à la fuir. Son idéologie, qui prétend que cette drogue est « récréative », est un mensonge.

Le journal Le Monde a publié au sujet de la diffusion du cannabis un article intitulé « L’émergence d’un cannabis made in France » traitant de la généralisation de la production artisanale, l’herbe remplaçant de plus en plus la résine de cannabis provenant du Maroc.

Mais cette production artisanale n’est pas que personnelle, elle se veut « sociale » ; vendu dans l’entourage, l’herbe permet un revenu conséquent : « 50 000 euros de revenu annuel pour une pièce de 10 m2 »  dit Le Monde. Un « spécialiste » de l’économie explique même :

« C’est classique en économie. Le marché est arrivé à maturité, nous sommes entrés dans une phase de création de niches et de montée en gamme. »

Tout cela est pathétique, mais d’autres informations en ajoutent au panorama. On apprend ainsi que :

« La France est l’un des pays d’Europe où l’usage du cannabis est le plus élevé, notamment chez les adolescents. Avec 500 000 fumeurs de joints quotidiens et 1,2 million de fumeurs réguliers, le marché est énorme. Au cours des années 1990 et du début des années 2000, l’usage a doublé et la consommation de « shit » s’est ancrée dans la société. Ce qui a suscité une professionnalisation des trafics. Puis la consommation s’est stabilisée à un niveau élevé, et l’offre s’est pérennisée. »

Il y a aussi le développement de l’horticulture d’intérieur…

« Autour de Lille, les observateurs de Trend repèrent ces derniers temps de grosses plantations liées à des réseaux qui n’hésitent plus à investir dans l’immobilier pour développer leurs cultures. En avril, dans une maison de Marcq-en-Baroeul, 365 pieds ont été trouvés. La saisie totale s’est élevée à plus de 600 plants dans plusieurs habitations.

Autre nouveauté, l’installation à Lille depuis deux ans de deux growshops, ces magasins officiellement spécialisés dans l’horticulture d’intérieur. Ceux qui les fréquentent n’y achètent pas leurs lampes et systèmes de ventilation pour faire pousser des tomates-cerises. Le site GrowMaps.com recense plus de 400 enseignes en France. »

A cela s’ajoute la hausse de la concentration du THC, le principe actif…

« Selon l’Institut national de la police scientifique, en 2013, le taux de concentration moyen était de 17 % pour la résine, et 12,5 % pour l’herbe. Contre 7 % à 8 % il y a dix ans. »

Voici deux panneaux informatifs au sujet du niveau de consommation par la population.

Que dire ? Il est facile de voir qu’en France, la situation en général est négative et la société dépressive. Alors imaginons : quelle serait la situation si au lieu de prendre des drogues et de l’alcool, la jeunesse assumait de voir les choses en face ?

Eloge de la vivisection « humaniste » par Georges Chapouthier

Ne pouvant plus nier les animaux, l’exploitation animale met en avant des gens se prétendant en faveur des animaux mais justifiant l’exploitation animale. C’est une opération visant à séduire et à neutraliser l’affirmation claire, nette et sans compromis de la libération animale.

Voici l’exemple de Georges Chapouthier, qui est directeur de recherche émérite au CNRS et neurobiologiste. Dans le Nouvel Observateur, il s’est fendu d’un article littéralement pathétique – dire qu’il se veut « philosophe »! – au titre terrible déjà en soi:

Défenseur des animaux et chercheur, je manipulais des rongeurs : ce n’est pas incompatible

Faut-il n’avoir honte de rien pour oser dire cela! Il n’y a pas à dire, il n’y a vraiment qu’en France qu’on trouve cet esprit absurde et irrationnel, mélange de compromis et d’opportunisme.

Comment ce type, qui a fait des études, qui est chercheur, peut-il autant prendre les gens pour des idiots? Comment peut-il imaginer une seule seconde qu’on peut accepter une contradiction aussi complète que le fait de prétendre aimer les animaux et ensuite de les torturer lors d’expériences?

Ce type, sans gêne, explique même qu’il travaillait sur l’anxiété: or, ne faut-il pas rendre les souris anxieuses, pour ensuite les « soigner »? Comment peut-il alors prétendre qu’il cherchait à rendre leur vie agréable?

Ce texte est un modèle du genre.

Comment être chercheur en biologie animale et défenseur des droits de l’animal ? Ces deux activités semblent très contradictoires.

La recherche scientifique utilise des animaux vivants, en majorité écrasante des rats et des souris, pour comprendre le fonctionnement de l’organisme et en déduire éventuellement des conséquences thérapeutiques susceptibles d’améliorer notre santé. Elle comporte des opérations chirurgicales ou des administrations de produits chimiques, qui causent aux animaux des désagréments ou des souffrances variés.

À l’inverse, défendre les droits des animaux, c’est militer pour qu’ils aient une vie conforme aux besoins de leur espèce et à l’abri des désagréments causés par l’homme.

L’enjeu : faire cohabiter ces deux activités nécessaires

Le problème est que ces deux activités apparemment contradictoires sont toutes deux nécessaires dans le monde d’aujourd’hui. La question qui se pose alors n’est pas :

« Faut-il supprimer l’expérimentation animale au détriment de la santé humaine ou faut-il poursuivre, cette expérimentation sans égard pour les droits de l’animal ? »

La vraie question, c’est :

« Comment faire pour que ces deux activités cohabitent de manière satisfaisante ? »

Cette grande question a traversé toute ma vie professionnelle et, avec Françoise Tristani-Potteaux, qui partage mes interrogations et fut longtemps directrice du service de presse du CNRS, j’ai pu y consacrer le livre « Le chercheur et la souris« , un ouvrage, grâce à son expérience, agréable à lire et que je n’aurais pas pu écrire seul.

Françoise Tristani-Potteaux sut retrouver, dans mon enfance, les germes de cette question.

Je ne me suis jamais habitué au fait de voir souffrir un animal

Passionné des animaux depuis la petite enfance, j’ai, petit a à petit, sous l’influence de mon milieu familial, transformé cette passion en un goût pour les sciences naturelles, qui m’a conduit à une carrière de chercheur en neurobiologie au CNRS. Mais mon affection pour les animaux ne disparut jamais.

Par rapport aux contraintes qui m’étaient imposées dans le cadre de la recherche scientifique, cette affection se manifesta progressivement dans ma vie et c’est justement le thème central du livre. Si j’ai assez vite surmonté les premières difficultés de maniement des souris, les premières inhibitions quand j’ai dû apprendre à leur faire des piqûres, je ne me suis jamais habitué au fait de voir souffrir un animal, même quand le but recherché (l’amélioration à terme de la santé humaine) était perçu comme noble.

À un moment de ma carrière, j’ai même failli renoncer et me consacrer exclusivement mon autre « métier », la philosophie.

Mais ça ne s’est pas fait parce qu’en France, il est très difficile de changer de domaine de recherche quand on a entamé sa carrière. En outre, si j’avais quitté mon laboratoire, d’autres chercheurs auraient immédiatement occupé ma place et effectué des recherches similaires sur les souris, sans peut-être le même souci éthique.

Tout en poursuivant mon métier initial de chercheur en pharmacologie, ma passion pour les animaux me poussa finalement à effectuer des recherches morales sur l’animalité et à m’engager, à la Ligue Française des Droits de l’Animal (fondée notamment par le professeur de médecine Jean-Claude Nouët et le prix Nobel de Physique Alfred Kastler) à militer activement pour les droits de l’animal.

Je respectais la « règle des trois R » : réduire, raffiner, remplacer

Alors comment concilier deux nécessités contradictoires ? En morale pratique, il n’y a jamais de réponse en tout blanc ou en tout noir.

Rappelons, par exemple, qu’en bioéthique humaine, pour l’avortement, la limite de temps arbitraire fixée par la loi ne satisfait ni les adversaires, ni les partisans. De la même manière, les propositions d’amélioration de l’expérimentation animale ne peuvent satisfaire ni les partisans de son abolition immédiate, ni les partisans de sa pratique sans aucune contrainte.

Parmi les améliorations souhaitables figurent la fameuse « règle des trois R » :

– Réduire le nombre d’animaux utilisé,

– Raffiner les protocoles pour les rendre mois pénibles aux animaux,

– Remplacer l’expérimentation animale, quand c’est possible, par des méthodes dites « substitutives ».

Mais aussi améliorer la qualité des animaleries, donner aux animaux, entre les expériences, voire après, des moments de vie paisibles, et (surtout ?) former les futurs expérimentateurs à davantage de morale.

Nous suivions une liste de recommandations éthiques

Les recherches de mon équipe ont porté sur la neuropharmacologie de la mémoire et de l’anxiété chez la souris, ce qui a notamment impliqué l’administration fréquente de molécules à visée thérapeutique.

Bien sûr, personnellement, dans l’activité de recherche de mon équipe, et en poussant à l’occasion mes élèves et mes collaborateurs dans ce sens, j’ai veillé à ce que toutes les recommandations éthiques mentionnées soient suivies : limitation du nombre des animaux utilisés par une prévision statistique convenable, amélioration des protocoles en prévoyant notamment l’administration, après l’expérience, d’une molécule à effets opposés, qui supprime les désagréments dus à la molécule étudiée, surveillance permanente de l’état des animaleries et de la mise à disposition de nourriture adaptée et de boisson….

Tout cela afin de limiter au maximum les désagréments liés à l’expérimentation même et de donner, entre les expériences, une vie agréable aux souris dans leur animalerie.

Il faut améliorer nos relations morales avec les animaux

Enfin, il ne faut pas oublier que le traitement des animaux par l’homme constitue un tout, où l’expérimentation n’occupe qu’une petite place.

Plus généralement, il faut donc améliorer nos relations avec les animaux domestiques ou sauvages, avec nos animaux de compagnie ou lutter contre les jeux cruels, comme la course de taureaux. Il faut améliorer nos relations morales avec les animaux en tenant compte de la sensibilité de chacun et des besoins particuliers de chaque espèce.

Il reste que, même si l’expérimentation animale reste sans doute nécessaire pour les décennies à venir, on ne peut s’empêcher de rêver à une société dont toute violence serait bannie et où les humains vivraient davantage en harmonie avec les autres animaux – leurs cousins – qui peuplent avec eux la planète.

Peut-être une telle société amènerait-elle aussi les hommes à se libérer de la violence et de la cruauté qui existe à l’intérieur même de leur propre espèce. Il faut se préoccuper des droits de l’animal, mais en n’oubliant pas, pour autant, le nécessaire respect des droits de l’homme.

Deux pompiers belges donnent leur vie pour aider un cygne

C’est une information très dure, mais qui témoigne que les temps sont mûrs pour l’ouverture aux animaux. Loin de tout relativisme, de tout mépris, et sans avoir reçu d’ordre, deux pompiers belges ont tenté d’aider un cygne en perdition dans une rivière, l’Ourthe. Ils y ont laissé leur vie. Mais ce dont ils témoignent rend honneur à l’humanité et annonce l’avenir.

Voici une présentation par le journal la Meuse.

Vers 18h, vendredi, des riverains contactent le service d’incendie liégeois pour un cygne en perdition sur l’Ourthe. L’animal se trouve dans une zone périlleuse, à 100 mètres du pont de Tilff, dans une zone de remous. Quatre hommes arrivent sur place, dont deux plongeurs.

La présence de petites roches, ainsi que le courant de la rivière rendent l’endroit dangereux. Alors que l’animal est sain et sauf, les pompiers se retrouvent, pour une raison encore indéterminée, en difficulté. Un premier plongeur chute dans l’eau. Le second tente de lui porter secours, mais est également entraîné. Les deux autres pompiers tendront une corde pour aider leurs collègues. En vain. Yves Peeters, un pompier âgé d’une quarantaine d’années et papa, décédera malheureusement sur place. Il avait deux frères et une sœur.

Christian Dejardin, son collègue, est transporté en hélicoptère au CHU dans un état jugé très préoccupant. À 21h30, il était toujours en salle d’opération. On apprenait son décès peu avant minuit, via le cabinet de la ministre de l’Intérieur.

Voici une présentation par dh.be.

Vers 18 h, un habitant de la localité a vu un cygne en difficulté. L’animal se trouvait à une centaine de mètres du pont de Tilff, dans la commune d’Esneux.

L’homme a appelé le service 100 et quelques minutes plus tard, des pompiers sont arrivés sur place. Mais, il s’est très vite avéré que l’intervention des soldats du feu ne serait pas suffisante. Les secours sur place ont alors fait appel à deux plongeurs de la caserne liégeoise.

Une fois sur les lieux, un premier plongeur a pris l’eau pour tenter de secourir l’animal. Il y est parvenu, mais s’est très vite retrouvé en difficulté. Il faut dire que l’aval du pont de Tilff est un endroit dangereux où les courants sont parfois traîtres et ce d’autant plus que les pluies ont été abondantes ces derniers jours.
Il s’y produit régulièrement des phénomènes de rouleau, où l’eau tourne sur elle-même et peut parfois emporter des nageurs et les empêcher de remonter à la surface.

Voyant son équipier en difficulté, l’autre plongeur a également pris l’eau et s’est, lui aussi, retrouvé en fâcheuse posture.

Il a finalement fallu l’intervention d’un troisième homme pour sortir les deux plongeurs de l’eau de l’Ourthe.
Toutes deux en arrêt cardiaque, les victimes ont été transportées, en hélicoptère, au CHU de Liège tout proche.
Malheureusement, Yves Peeters est décédé peu de temps après son admission au centre de soins. Son collègue, Christian Dejardin, a d’abord été transporté par hélicoptère au CHU dans un état critique. Son décès a été annoncé vendredi peu avant minuit.

Alerté, l’auditorat du travail du parquet de Liège est descendu sur les lieux du drame.
Il va sans dire que la caserne Ransonnet, dans le centre-ville liégeois était sens dessus dessous, les pompiers étant en état de choc.

Enfin, des précisions d’importance, par le vif.

Les autopsies médico-légales révèlent que les deux pompiers plongeurs décédés vendredi soir en intervention à Tilff présentent de « sérieuses blessures au crâne », a révélé dimanche l’auditeur du travail de Liège. A ce stade, rien n’indique que ces blessures ont occasionné la mort des deux plongeurs, a précisé l’auditeur du travail.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux pompiers étaient bien en intervention lorsque l’accident s’est déroulé. Contrairement à ce qui a pu être avancé, ils étaient correctement attachés.
Les trois hommes qui sont intervenus en tant que plongeurs sur place étaient tous expérimentés, a encore fait savoir l’auditeur.

Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, le soir de l’accident, les pompiers de Liège sont intervenus sur ce sauvetage d’animal, qui entre dans le cadre de leur mission, avec une autopompe. Les six hommes présents ont estimé que le courant était trop important pour qu’ils puissent intervenir. Ils ont alors fait appels aux trois plongeurs.

Le premier à être entré dans la rivière est parvenu à dégager le cygne pris par le courant. Il a alors perdu pied. L’un de ses collègues est alors allé à son secours et a connu le même sort. Le troisième plongeur aidé des pompiers initialement arrivés sur place ont retiré les deux hommes de la rivière.

« Trois mois avec sursis »

Nous parlions il y a quelques jours de cette personne qui avait assassiné un chat en le mettant dans une machine à laver, en raison d’une statue de Bouddha renversé. Nous disions alors que cette personne n’aurait rien à part une simple amende.

C’est ce qui s’est passé, puisqu’il a eu comme peine trois mois de prison avec sursis (le procureur en avait demandé quatre), l’interdiction de possession d’un « animal domestique » pendant dix ans, et enfin une somme à payer : 1300 euros, en tant que dommages et intérêts, à plusieurs associations (recevant à peu près 300 euros chacune).

Lui-même ne s’est pas déplacé… Selon son avocat, c’est parce qu’il aurait honte ! De manière très étrange, et à proprement parler hallucinante, voici également ce que l’avocat de la fondation (ainsi que des autres parties civiles comme 30 millions d’amis), spécialiste en droit bancaire, a expliqué :

« on assiste à une prise de conscience dans la société de ce qu’est l’animal. Les animaux ont des droits et la personnalité de quelqu’un qui est capable de faire ce genre de chose à un animal est aussi inquiétante pour les êtres humains ».

Voilà une réaction bien étrange… A des années-lumières, pour ainsi dire, de comment ne peuvent que réagir des gens défendant les animaux ! Quant à l’argument mettant la « protection » des humains, il est également sacrément déplacé…

La loi interdit de commenter une décision de justice, on ne peut que déconseiller de le faire en l’occurrence vue que de toutes manières, les faits parlent d’eux-mêmes.

Mais disons alors, tout simplement, qu’il n’y a pas eu de jurisprudence « Farid de la Morlette », du nom de la personne condamnée à un an de prison ferme pour torture filmée (et médiatisée) sur un chat. Une jurisprudence, c’est une position prise par un juge qui est reprise par d’autres, en tant que modèle.

Ici, donc, pas de « jurisprudence » suite au procès de « Farid de la Morelette ». C’est un point essentiel, parce qu’au moment de ce procès, il y a eu beaucoup de tapages au sujet d’éventuelles avancées fulgurantes en ce qui concerne les droits des animaux.

Les faits montrent que cela est nullement le cas. La maltraitance, les abandons, etc. font toujours partie de la « norme » de la société française, ce sont des « non-dits » acceptés tacitement. Lorsqu’il y a des procès, ce qui est condamné, c’est surtout le trouble à l’ordre public.

Le chat assassiné ne se voit pas attribuer une tombe, la personne condamnée ne doit pas réaliser d’intérêts de travail général au service des chats, il n’a pas d’écrits à rendre pour se critiquer, bref sa vie individuelle ne change pas, elle est juste perturbée, dérangée par une condamnation qui relève, en fin de compte, d’une grande « contravention ».

Voilà un point essentiel: l’atteinte aux animaux relève, dans le système actuel, du comportement non officiel, caché, et si trop visible, condamné, car dérangeant. Cela ne va toutefois pas plus loin, et cela ne peut pas aller plus loin, comme l’ont montré les dernières modifications du statut des animaux : en final, tout est changé afin que rien ne change.

D’ailleurs, lors du procès en question pour revenir dessus, il y a des précisions pouvant avoir une certaine importance. On a ainsi appris que la personne en question avait, peu de temps avant, déjà lancé un chaton depuis sa fenêtre, qui a été récupéré par une voisine. Le chat tué dans la machine à laver, mort ébouillanté, avait d’ailleurs… 8 mois.

Terrifiant ! Il faut une froideur terrible pour un tel acte.

Enfin, et c’est une question qui va avec, l’avocat a expliqué que ce qu’il a appelé un « acte désespéré » avait été provoqué par l’alcoolisme, dû lui-même à une détresse financière et sociale. Apparemment, le chat aurait été là à la demande de son fils, mais sa situation familiale aurait changé.

On devine aisément l’arrière-plan familial compliqué, et le pauvre chat mêlé à tout cela malgré lui. Il serait en effet erroné de penser que l’être humain est « méchant » en soi; une telle démarche serait religieuse et nierait la nécessité de se confronter à la réalité pour la transformer et aider les animaux.

Cela ne justifie en rien la torture et le meurtre, mais cela permet de comprendre la situation sociale et ce qui peut motiver les gens. Et c’est pour cela que sont essentiels les démarches tant vegan que straight edge : vegan pour reconnaître les êtres vivants, straight edge pour rejeter les fuites dans les paradis artificiels.

Dans les deux, ce qui compte c’est la reconnaissance de la réalité, avec ce qu’elle a de complexe, et également de vivant. On ne peut pas dire d’un côté que ce procès révèle quelque chose de sordide, et s’arrêter là. On est obligé de voir les ressorts de ce sordide.

Et là on en arrive à la culture. C’est la culture végane diffusée massivement qui aidera les animaux, pas un statut juridique fictif ne pouvant que refléter les rapports de force actuels. Pour que les animaux soient reconnus par l’humanité, cette dernière doit abandonner son égocentrisme et reconnaître la Nature.

Cela signifie se soumettre à la vie en général, arrêter l’individualisme. La personne qui a tué le chaton n’aurait pas pu le faire, non pas si simplement la loi aurait été plus dure (même si c’est important), mais si elle n’avait pas bu d’alcool et ne s’était pas mis dans une telle situation incontrôlée, et si elle reconnaissait la Nature et accordait de la valeur à la vie.

Cette maîtrise de soi, les gens qui sont gorgés d’individualisme n’en veulent pas : ils prétendent avoir un libre-arbitre suprême, une liberté absolue. Mais ce n’est que la liberté illusoire de leur ego démesuré, porte ouverte à la barbarie !

Journées portes ouvertes de la SPA les 17 et 18 mai 2014

Le week-end du 17-18 mai 2014 auront lieu les journées portes ouvertes de la SPA, dans plus de cinquante refuges. C’est une date importante et à diffuser localement; des dizaines de milliers d’êtres vivants attendent un témoignage concret de solidarité.

C’est l’occasion pour nous de rappeler que le véganisme doit, nécessairement à nos yeux, aller de pair avec l’amour des animaux. Ces derniers ne doivent pas être des otages pour le pessimisme et la misanthropie, ils doivent être reconnus dans leur réalité, dans leur nature même. Adopter, aider dans les refuges, agir en tant que famille d’accueil, faire des co-voiturages, etc., tout cela fait partie pour nous du b-a-BA du véganisme.

Parlons clairement : il est impossible de vivre dans une ville et de ne pas trouver, de manière relativement régulière, un animal perdu ou blessé. Si on le trouve pas, c’est qu’on ne l’a pas vu. C’est là un problème culturel de grande importance, et être végan c’est exercer son œil, c’est réfléchir à l’avance, c’est faire attention à son environnement, c’est être en mesure de prendre soin au cas où.

Le véganisme n’est nullement l’aboutissement d’un processus, dont le végétarisme serait une sorte de sas intermédiaire. Bien au contraire, le véganisme, c’est le début d’un processus nouveau, d’ouverture à l’environnement, de reconnaissance de la Nature en tant que règne du vivant.

Rappelons juste pour finir qu’adopter un animal amène également des exigences financières: un vétérinaire, cela coûte cher! Et il est hors de question de laisser tomber notre compagnon en cas de pépins, même lourds!

La Société Protectrice des Animaux recueille chaque année près de 40 000 animaux dans ses 56 refuges. Deux fois par an, les journées Portes Ouvertes SPA permettent de solliciter un plus grand nombre de personnes pour offrir le plus vite possible une seconde chance à ces animaux !

Pour la première fois à Paris, ouverture d’un refuge éphèmere de la SPA !

Cette année, la  Société Protectrice des Animaux va à la rencontre des parisiens en installant un refuge éphémère sur la Seine à bord de la péniche Louisiane belle. Ce refuge éphémère permettra aux parisiens de venir adopter l’un des 200 chiens et chats présents sur la péniche.

La Société Protectrice des Animaux proposera à Paris toute une série d’animations :
Stand vétérinaire (conseils de santé, éducation canine, conseils nutritionnels)
Animations pour les enfants
Démonstrations d’obé-ryhtmée (danse avec un chien) et d’agility tout au long de la journée
Photocall pour se prendre en photo avec son animal.

Tous les refuges SPA se mobilisent !

Les 56 refuges de la SPA se mobiliseront comme chaque année ! Les responsables des refuges connaissent bien leurs pensionnaires et sont de bons conseillers pour tous les futurs adoptants. Adopter est une démarche responsable pour laquelle chaque membre de la famille doit se sentir impliqué.

Les salariés de la SPA veillent aux profils des adoptants et essaient de proposer à chacun un animal adapté à ses attentes et ses conditions de vie.

Des animations attendent les futurs adoptants dans les refuges :
Brocante, vide-grenier
Tombola
Concerts
Parcours d’agility
Maquillage enfants
Photos maître-animal
Educateurs canins, conseils vétérinaires

Retrouvez la liste des refuges sur www.spa.asso.fr/refuges. N’hésitez pas à vous renseigner auprès du refuge le plus proche de chez vous sur les animations proposées et les animaux cherchant un nouveau foyer !

Un chat mis dans une machine à laver, au nom du Bouddha…

Nous avons parlé déjà de la figure historique du Boudda, qui a mis en avant la compassion envers tous les êtres vivants. Plus de deux mille ans après, voici comment un « collectionneur » torture à mort un chat, en raison d’une statuette de Bouddha…

L’information provient de Ouest France.

Justice. Il tue son chat dans la machine à laver

Un habitant de Briec (Finistère) est jugé, ce mercredi, devant le tribunal de Quimper. Trois associations se portent parties civiles.

Les faits se sont produits le 16 février dernier. Le chat de ce quadragénaire fait une bêtise. Dans sa folle course, il fait tomber un bouddha. Ni une, ni deux, le collectionneur en colère prend son chat et le met dans la machine à laver, programme 40.

La voisine du dessous, intriguée par des bruits bizarres lui téléphone pour lui demander ce qu’il se passe. Il répond avoir mis son chat dans la machine puis jeté l’animal et le bouddha cassé dans un sac-poubelle. La voisine alerte aussitôt les gendarmes et les associations. Le chat meurt suite au lessivage.

Convoqué devant les enquêteurs de la brigade, il reconnaît les faits. Plusieurs associations protectrices des animaux ont porté plainte. La fondation 30 millions d’amis, la SPA et la fondation Brigitte Bardot, se portent parties civiles.

On est ici dans la barbarie digne de « Farid la morlette », et c’est l’expression de la perte de tous repères, de toute culture : riche ou pauvre, si l’on pas de culture positive, alors on s’appuie sur la barbarie. Chez le pauvre, le chat est lancé et filmé, chez le riche l’animal est assassiné froidement, avec également la posture revendicative de la personne fière d’assumer son acte…

Théoriquement, la sentence devrait être la même (à savoir un an ferme). Mais comme le dit La Fontaine dans la fable appelée Les animaux malade de la peste :

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Notons au passage qu’il se pose ici la question éminemment problématique du fait de porter plainte, car dans une société normale, la personne devrait automatiquement être condamnée, à de la prison ferme et avoir une amende, etc.

Or là le problème est que des associations peuvent, au nom de la cause animale en général, porter plainte. Théoriquement, cela permet de faire pression, en pratique c’est également une source de revenu et d’apparence médiatique, et force est de reconnaître que l’existence multiple d’associations faisant des plaintes multiples non seulement n’aide pas à la visibilité, mais en plus ramène la question animale à une pression de la part d’une partie seulement de la société, et non de l’ensemble.

Ce n’est pas un raisonnement à couper un cheveu en quatre : rappelons nous en effet que pour toutes les associations en pratique, l’humain est « mauvais » et seule une minorité « sensible » proteste face à « l’indifférence ».

Il n’est absolument jamais considéré qu’il pourrait exister une société végane, au mieux serait-il possible d’agir pour diminuer la souffrance, pour influencer sur des législateurs, pour travailler au corps l’opinion publique sur certains thèmes.

Or, si l’on veut arriver quelque chose, il faut avoir une vision d’ensemble et tout changer. Impossible ? Nous ne le pensons pas, mais en tout cas il faut voir les choses en face : le réformisme n’a absolument aucun résultat.

La sentence du collectionneur de Bouddha ne sera pas la même que celle de Farid la morlette, tout sera réduit au fait-divers ; l’amende sans doute forte servira à répondre aux « exigences » des associations, mais il n’y aura aucun pas en avant pour changer la société.

Voici d’ailleurs un exemple d’il y a un peu plus d’un mois ; cela se passe en Haute-Loire :

Mardi 25 mars dernier, vers 13h30, un véhicule s’arrête devant la SPA de Polignac. Un couple sort et décharge des affaires à l’intérieur du parking, puisque le portail était ouvert, et s’en va. Jusque là, rien d’anormal selon le président Dominique Chaudy : « Il est fréquent que des gens viennent sans dire bonjour. » Mais lorsque les animaliers sont allés ranger les « cadeaux », à savoir des couvertures, des croquettes et des jouets pour chats, ils trouvèrent un autre genre d’offrande : une panière à linge avec deux minettes à l’intérieur, jeunes, probablement sœurs, et pleines. « Ce qu’on avait pris pour un cadeau de solidarité est en fait un abandon, lâche, sordide, perpétré par des gens ‘biens sous tous rapports’ qui se moquent des animaux, de ceux qui luttent pour les protéger, et des lois. »

Faut-il s’imaginer le sang-froid de ces gens ? Déposer deux chattes enceintes, au milieu de pseudos « cadeaux » ? Il faut une sacrée culture contre les animaux pour être capable d’agir ainsi. Et c’est pourquoi tant qu’il n’y a pas d’exigences strictes, sans concessions, l’exploitation animale ne pliera pas, elle ne sera pas brisée et maintiendra sa quête de profit aux dépens des animaux.