• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

L’engrenage de l’alcool dans L’assommoir

Si l’alcool réussit à se maintenir socialement, malgré tous les désagréments qu’il provoque, c’est parce qu’il est un moyen de « compenser ». Voici de nouveau des extraits de L’assommoir, le roman de Zola, mais cette fois en soulignant trois moments.

Le premier présente le rapport à l’alcool du personnage : ce dernier considère qu’il faut l’éviter, par prudence au travail notamment. Ensuite, il y a la situation après l’accident, et justement ensuite le moment où l’alcool commence à « aider »…

Voici le premier moment.

« Coupeau, lui aussi, ne comprenait pas qu’on pût avaler de pleins verres d’eau-de-vie. Une prune par-ci, par-là, ça n’était pas mauvais.

Quant au vitriol, à l’absinthe et aux autres cochonneries, bonsoir ! Il n’en fallait pas. Les camarades avaient beau le blaguer, il restait à la porte, lorsque ces cheulards-là entraient à la mine à poivre. Le papa Coupeau, qui était zingueur comme lui, s’était écrabouillé la tête sur le pavé de la rue Coquenard, en tombant, un jour de ribote, de la gouttière du n° 25 ; et ce souvenir, dans la famille, les rendait tous sages.

Lui, lorsqu’il passait rue Coquenard et qu’il voyait la place, il aurait plutôt bu l’eau du ruisseau que d’avaler un canon gratis chez le marchand de vin. Il conclut par cette phrase : « Dans notre métier, il faut des jambes solides. » »

Voici comment Zola retrace les réflexions du personnage, après l’accident qui lui est arrivé…

« Ça n’était pas juste, son accident ; ça n’aurait pas dû lui arriver, à lui un bon ouvrier, pas fainéant, pas soûlard.

À d’autres peut-être, il aurait compris. « Le papa Coupeau, disait-il, s’est cassé le cou, un jour de ribote. Je ne puis pas dire que c’était mérité, mais enfin la chose s’expliquait… Moi, à jeun, tranquille comme Baptiste, sans une goutte de liquide dans le corps, et voilà que je dégringole en voulant me tourner pour faire une risette à Nana !… Vous ne trouvez pas ça trop fort ? S’il il y a un Bon Dieu, il arrange drôlement les choses. Jamais je n’avalerai ça. »

Et, quand les jambes lui revinrent, il garda une sourde rancune contre le travail. C’était un métier de malheur, de passer ses journées comme les chats, le long des gouttières.

Eux pas bêtes, les bourgeois ! ils vous envoyaient à la mort, bien trop poltrons pour se risquer sur une échelle, s’installant solidement au coin de leur feu et se fichant du pauvre monde. Et il en arrivait à dire que chacun aurait dû poser son zinc sur sa maison. Dame ! en bonne justice, on devait en venir là : si tu ne veux pas être mouillé, mets-toi à couvert.

Puis, il regrettait de ne pas avoir appris un autre métier, plus joli et moins dangereux, celui d’ébéniste, par exemple. Ça, c’était encore la faute du père Coupeau ; les pères avaient cette bête d’habitude de fourrer quand même les enfants dans leur partie. »

Après avoir présenté cette situation où l’ouvrier n’a pas le choix, ni de sa condition ni de son emploi, Zola montre le moment fatidique…

« C’était surtout pour Coupeau que Gervaise se montrait gentille. Jamais une mauvaise parole, jamais une plainte derrière le dos de son mari. Le zingueur avait fini par se remettre au travail ; et, comme son chantier était alors à l’autre bout de Paris, elle lui donnait tous les matins quarante sous pour son déjeuner, sa goutte et son tabac.

Seulement, deux jours sur six, Coupeau s’arrêtait en route ; buvait les quarante sous avec un ami, et revenait déjeuner en racontant une histoire. Une fois même, il n’était pas allé loin, il s’était payé avec Mes-Bottes et trois autres un gueuleton soigné, des escargots, du rôti et du vin cacheté, au Capucin, barrière de la Chapelle ; puis, comme ses quarante sous ne suffisaient pas, il avait envoyé la note à sa femme par un garçon, en lui faisant dire qu’il était au clou.

Celle-ci riait, haussait les épaules. Où était le mal, si son homme s’amusait un peu ? Il fallait laisser aux hommes la corde longue, quand on voulait vivre en paix dans son ménage. D’un mot à un autre, on en arrivait vite aux coups. Mon Dieu ! on devait tout comprendre.

Coupeau souffrait encore de sa jambe, puis il se trouvait entraîné, il était bien forcé de faire comme les autres, sous peine de passer pour un mufe. D’ailleurs, ça ne tirait pas à conséquence ; s’il rentrait éméché, il se couchait, et deux heures après il n’y paraissait plus. »

Ces trois moments montrent l’engrenage, qui permet à l’alcool de triompher. Sans une situation sociale le permettant, l’alcool ne pourrait pas triompher. C’est pour cela qu’être straight edge, ce n’est pas que pour soi.

Quand dans une soirée, par exemple, on boit de l’alcool même en quantité minime, on ne montre pas une rupture et des gens qui ne savent pas gérer pensent justement qu’ils gèrent, que de toutes façons l’alcool on ne peut pas faire sans.

Alors que si dans une soirée, on ne boit pas de l’alcool, on montre quelque chose d’alternatif, on montre qu’on peut faire sans, que l’alcool n’est nullement une fatalité. Cela peut aider des gens à s’en arracher, cela peut empêcher les gens de trouver l’alcool banal et de voir les risques de s’y plonger agrandis.

Ne pas boire d’alcool, ce n’est pas que se préoccuper de sa santé et de son rapport avec les autres, c’est aussi aider les autres justement en donnant des signes positifs !

Le succès du mot « vegan » et la question de son contenu

Le mot « vegan », ou bien « végan » ou encore « végane », s’est désormais répandu dans une partie de la société française. Le seul problème, bien sûr, est de savoir ce qu’il en reste, et là, on peut se mettre à franchement avoir des doutes…

Sur le papier le terme signifie bien ce qu’il doit dire, même le dictionnaire Hachette s’y est mis depuis l’année dernière, et explique que le véganisme est un « mode de vie qui exclut toute utilisation de produits animaux (laitages, viande, cuir, etc.) ».

Le problème c’est que le mot est censé aller avec toute une culture. Or, sur ce plan là, le mot ne veut plus rien dire, si d’ailleurs il a déjà voulu dire quelque chose en France. On ne peut pas parler des vegans en général, tellement en fait les raisons sont multiples, le plus souvent réduites à une démarche individuelle, et le résultat est qu’il n’existe aucune opinion publique végane.

Hier a eu lieu par exemple une « Vegan Place » à Lyon, une sorte de rassemblement de stands. On pouvait y trouver l’« Association Végétarienne de France »… C’est une contradiction qui saute aux yeux, qui est choquante sur le plan pratique, mais c’est largement passé dans les mœurs, autant que les t-shirts « vegan » de la Fondation Bardot fait par des gens même pas vegans.

De la même manière, la culture « hipster » a phagocyté des pans entiers de l’identité végane en France, et ici il ne faut pas se voiler la face : pour les gens, les vegans sont soit des végétariens plus radicaux, soit des bobos qui habitent dans une grande ville et se démarquent par leur « style de vie »… (voir à notre sujet notre article « Nous ne l’exprimons pas trop fort car certains sont hermétiques à ce mot »).

Et c’est malheureusement vrai pour le monde populaire des refuges, où le véganisme apparaît bien souvent comme une sorte de démarche intellectuelle et symbolique coupée de la réalité quotidienne du soutien aux animaux…

On peut prendre un exemple en image avec une photographie de la dernière fête de la musique.

Voici un petit agrandissement du panneau annonçant la nourriture. Le houmous, toujours végétal, se voit transformé en « vegan », et ce dernier terme se retrouve de manière honteuse à côté de celui de « merguez »…

Le mot « vegan » a ainsi fait son apparition, mais il désigne une démarche aux contours flous, ou plus exactement il n’y a pas d’esprit : seulement le refus des produits liés à l’exploitation animale. Mais qu’est-ce que ce refus sans l’esprit qui va avec ? Celui-ci est bien entendu présent, mais il est mis en minorité, alors qu’il devrait fournir la base minimale !

Cela veut dire que le véganisme est ici réduit à un à-côté, une démarche possible, mais pas forcément nécessaire, c’est une sorte de plus. Et une des conséquences qui va avec est que c’est « flatteur » d’être vegan, alors qu’en réalité c’est une chose qui devrait aller de soi.

Le véganisme est à la fois dénoncé et flatté, afin de le neutraliser comme démarche nécessaire et de ne surtout pas s’y confronter. Les végans se sentent alors obligés d’être « utiles », notamment pour ce qui concerne l’organisation de repas, le but est de ne pas apparaître comme conflictuel, de ne pas trop déranger, afin de se mettre à l’abri au sein d’un mouvement plus large où l’on peut se placer comme sorte de minorité active.

C’est quelque chose de très faux, car incohérent. Veut-on en effet que le véganisme devienne une norme ? Si non, alors on ne restera pas végan bien longtemps, en raison du relativisme. Si oui, alors il faut être ferme sur les principes et sur la perspective. Sans quoi on est amené à voir le mot vegan à côté de « merguez » ou de « jambon », même si par exemple dans ce dernier cas il peut s’agir de « jambon végétal » !

Sans doute faut-il voir ainsi que le mot vegan n’implique pas forcément ceux de libération animale. C’est une contradiction à nos yeux, et l’histoire le montrera aisément, comme elle le montre déjà : en dehors de la perspective de la libération animale, les vegans errent et se soumettent à des choses incompatibles avec ce qui devrait être leur morale.

Il y a ainsi eu un premier cycle où le véganisme est apparu en France, mais la question de savoir ce qu’il en restera dans les quelques années à venir…

Végétalisme à faible teneur en glucides, perte de poids et risque de maladie cardio-vasculaire

A nos yeux, le véganisme est une question de morale, d’une certaine approche de la vie. Nous voulons vivre en paix avec les êtres vivants et par conséquent nous prônons une morale conforme avec cette exigence.

Ainsi, la question de la santé ne saurait être le principal aspect des arguments concernant la morale. Cela ne veut pas dire pour autant que pour critiquer ce qui n’est pas moral, on soit dans l’obligation de nier certains faits, comme celui qui fait que l’alimentation proposée actuellement à l’échelle mondiale obéisse aux exigences du profit et certainement pas de la santé.

Comme illustration, voici un communiqué de l’Université de Toronto au sujet d’un régime alimentaire végétalien et ses effets bénéfiques.

Un régime végétalien à faible teneur en glucides, meilleur moyen de perdre du poids et de réduire le risque de maladie cardio-vasculaire

Pour la première fois, des chercheurs ont démontré qu’un régime à faible teneur en glucides, appelé Eco-Atkins, peut non seulement favoriser la perte de poids, mais aussi réduire le risque de maladie cardio-vasculaire de 10% sur dix ans.

Le régime Eco-Atkins est un régime végétalien à faible teneur en glucides. De nombreux régimes bien qu’ils favorisent la perte de poids, comprennent cependant pour certains des protéines animales et des matières grasses, lesquelles peuvent augmenter le taux de cholestérol.

Certains régimes riches en protéines végétales et en gras peuvent aussi réduire le risque de maladies cardio-vasculaires en abaissant le « mauvais cholestérol »

L’auteur de l’étude est le Dr David Jenkins, directeur du Clinical Nutrition and Risk Modification Centre au St. Michael’s Hospital à Toronto et professeur au département des sciences nutritionnelles et au département de médecine à l’université de Toronto.

« Nous avons élaboré un régime qui combine des éléments végétaliens et des éléments à faible teneur en glucides pour obtenir les bénéfices de la perte de poids et de la diminution du cholesterol » indique le Dr Jenkins.

Cette découverte, publiée dans le British Medical Journal Open, a comparé l’Eco-Atkins à un régime à teneur élevée en glucides et faible en gras. Le régime Eco-Atkins a réduit le cholestérol des participants à l’étude de 10% tout en les aidant à perdre une moyenne de plus de quatre livres que le régime à haute teneur en glucides et faible teneur en gras pendant six mois.

« On peut s’attendre à des résultats similaires en-dehors de l’étude car les participants à l’étude sélectionnaient leur régime et pouvaient ajuster leurs besoins et préférences » précise Dr Jenkins.

Les participants ont reçu des choix de menus soulignant les aliments et leur quantité. Plutôt que d’imposer les repas, les menus ont servi de guide de références et les participants ont reçu une liste d’aliments de substitution adéquats.

Grâce à cette liste d’aliments interchangeables, les participants pouvaient davantage adapter leur régime à leurs goûts personnels – ce qui a renforcé leur adhésion au régime.

Vingt-trois hommes et femmes obèses ont terminé le régime de six mois. Les participants à l’étude étaient encouragés à manger seulement 60% de leur besoin calorique estimé – le montant de calories qui devrait être consommé pour maintenir leur poids actuel.

Les participants Eco-Atkins visaient un équilibre de 26% de calories pour les glucides, 31% pour les protéines et 43% pour les lipides – provenant essentiellement d’huiles végétales.

Les sources de glucides incluaient des aliments à haute teneur en fibres tels que l’avoine, l’orge et des légumes à faible teneur en féculents comme le gombo et l’aubergine.

Les protéines provenaient du gluten, du soja, de légumes, de noix et de céréales. Les principales sources de lipides pour le régime Eco-Atkins étaient des noix, des huiles végétales, des produits au soja et de l’avocat.

L’interdiction des sacs plastiques: enfin?

Les députés n’ont pas fait que modifier la loi concernant les maltraitances d’animaux, ils viennent également d’adopter en commission un amendement sur les sacs plastiques (le vote aura lieu en automne). Cela fait des années qu’on en parle : leur interdiction est une exigence très vieille de tous les écologistes.

Dans certains pays, c’est déjà la règle : par personne, seulement quatre sacs de ce type sont consommés chaque année dans des pays comme le Danemark ou la Finlande, où l’écologie a un poids important. Au Portugal ou en Slovaquie, le chiffre est de 450…

En France, on peut lire qu’on en utilise 700 millions par an, contre encore 10 milliards il y a une dizaine d’années. En réalité, le chiffre ne concerne que les grandes surfaces pour l’alimentation, il est en fait de 5 milliards, à quoi s’ajoutent 12 milliards pour les fameux sacs de fruits et légumes au marché.

Les chiffres sont donc très mauvais… Et la démarche reste intouchable : en 2010, on avait entendu parler d’une taxe de 6 centimes par sac plastique ayant un usage unique, il fut ensuite dit que cela s’appliquerait à partir de janvier 2014, mais bien entendu c’est passé à la trappe.

Des solutions existent pourtant, avec des sacs réutilisables, ou bien des sacs biodégradables. Mais le problème est que cela demande de l’organisation, et par définition dans le capitalisme règne la concurrence et l’individualisme.

La personne qui achète quelque chose ne pense qu’à pouvoir transporter son achat. Elle ne raisonne pas plus loin, alors qu’au-delà des 20 minutes d’utilisation en moyenne, le sac plastique va mettre 400 ans à se désagréger…

On considère d’ailleurs que 14 400 sacs plastiques déboulent sur les plages en France, par… heure, soit 126 millions de sacs annuellement. Ce qui amène des décès par millions chez les mammifères marins et les oiseaux. Cela participe de manière terrible à l’écocide.

Voici comment l’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie présente la question des « continents » faits de plastiques :

On estime que la Méditerranée contient 250 milliards de particules plastiques, (microparticules et macroparticules), atteignant un poids de 500 tonnes qui flottent à la surface. Hélas, le cas de la mer Méditerranée n’a rien d’exceptionnel.

Ces plaques de déchets résultent de l’accumulation de déchets plastiques : bouteilles vides, bouchons, sacs … et des milliards de débris. La majorité d’entre eux, fragmentés par le séjour dans l’eau, mesurent moins d’un centimètre et pèsent moins de 15 grammes. Cette soupe de plastique contient des déchets parfois très fins.

Elle s’enfonce sous la surface sur 10 à 30 mètres de profondeur avec une densité pouvant atteindre les 750 000 morceaux par km². Ces déchets proviennent des navires et des continents, transportés par le vent et les fleuves vers la mer.

Regroupés par les courants marins, ces plastiques finissent par s’agglutiner pour créer une pollution océanique sans précédent que l’on nomme Gyres ou Vortex. Aujourd’hui, on parle même de l’existence de « continents plastiques ».

Une autre question est le prix. Un sac biodégradable est fait à base d’amidon de maïs, ce qui coûte jusqu’à 10 fois plus cher que pour les sacs à base de polyéthylène. Là aussi on retrouve la question de fond : quel prix l’humanité est-elle prête à payer ? Ou plutôt quel prix l’individu est-il prêt à payer ?

Si l’on prend les gens individuellement, on voit bien qu’on ne peut pas arriver à grand chose. Seule la compréhension comme quoi l’humanité existe globalement peut amener les individus à se comporter de manière rationnelle, à ne pas suivre ce qui leur semble être leur propre intérêt.

On voit chaque jour des gens se comporter de manière fondamentalement erronée sur le plan de l’écologie. Pourtant, on sait en même temps que l’humanité n’a pas le choix et doit se comporter différemment.

Comment relier les deux ? La question des sacs plastiques est ici une question typique de la difficulté à laquelle on fait face. Seule la société peut y répondre, de manière globale.

Voici par exemple des informations concernant la question les menaces que pèsent l’enfouissement ou l’incinération des sacs :

Les dangers de l’enfouissement :

– Imperméabilité et stérilisation des sols à l’eau;
– Inondation;
– Pollution de la nappe phréatique.

Les dangers de l’incinération des sacs plastiques :

– Pollution de l’air;
– Dégagement de fumée noire chargée de gaz toxiques et cellules cancérigènes : L’incinération des sacs plastiques dont la matière première est d’origine fossile, comme la combustion du bois ou du pétrole, émet du dioxyde de carbone, qui est un gaz à effet de serre;
– Risque pour la santé : stérilité des femmes, maladies respiratoires;
– Dépôt de cellules polluantes sur tous les composants de la nature

Y a-t-il ici une solution individuelle ? Absolument pas : seul un renversement de perspective, avec la planète au centre, avec l’humanité intégrée positivement à la planète, permet d’envisager une solution !

La modification de l’article 521-1 du Code pénal

La presse a annoncé la modification de l’article 521-1 du Code pénal qui vient d’avoir eu lieu. Le texte initial expliquait que :

« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

Désormais sont concernés aussi les animaux « domestiques ou sauvages ».

Dans la foulée, les associations réformistes de la protection animale, comme la Fondation 30 millions d’amis qui mène une très grosse offensive ces derniers mois, ont salué ce changement.

C’est honteux que de réagir ainsi. Il faut en effet être totalement idéaliste, ou plutôt totalement hypocrite, pour croire qu’en 2014, une telle loi changera quoi que ce soit.

Prenons un exemple simple : si quelqu’un se fait voler son portable, la police enregistre la plainte et au revoir, cela s’arrête là. La même police fera-t-elle quelque chose de plus si on l’informe qu’un pigeon a été maltraité par quelqu’un ? Non, évidemment. Et on peut même être certain que la plainte ne sera même pas prise.

On peut même généraliser la question. Si cette loi avait une réelle signification, on pourrait alors immédiatement porter plainte et condamner tous les services de voirie du pays, car aucun d’entre eux n’a de formation pour s’occuper des animaux sauvages rencontrés lors de leurs activités.

Évidemment, cela est impossible dans notre société. Le fait que les animaux soient des marchandises annule culturellement et juridiquement le moindre changement de situation des animaux.

D’ailleurs, la loi est hypocrite ici, car en pratique pour qu’une plainte tienne, dans le système juridique actuel, il faut que quelqu’un soit lésé. L’animal sauvage étant une entité juridique « abstraite » pour le droit, alors par définition prouver la cruauté relève pratiquement de l’impossibilité…

A part quelques cas médiatisés, cela ne changera rien du tout. Et finalement ces médiatisés donneront l’illusion qu’on fait quelque chose en faveur des animaux, pour ne servir en fait que quelques associations.

Et pourquoi d’ailleurs ces cas seront médiatisés ? Parce qu’il y aura une révolte au sein de l’opinion publique, ce qui fait qu’en réalité, ce n’est pas l’animal qui sera pris en compte, mais le « trouble » à l’ordre public qui dérange l’État, qui par définition veut une société « calme ».

Les fait sont par conséquent très simples : soit on reconnaît à la Nature une valeur en soi, et la société suit cette ligne de conduite. Ou bien tout n’est que de la poudre aux yeux, et il est parlé d’environnement, juste dans un esprit gestionnaire.

D’ailleurs, lors de la modification de la loi qui vient d’être faite, la voie a été pavée pour la formation d’une « agence française pour la biodiversité ». C’est issu d’une « promesse » de 2012 de François Hollande, mais en fait tout le monde est d’accord dessus, puisque c’est l’expression de la logique anthrpocentriste : la biodiversité doit être gérée de manière conforme aux intérêts humains.

La biodiversité, c’est du « stock » et des outils pour les humains. Il faut donc s’en occuper… La démarche anti-Nature se généralise à tous les niveaux.

L’océan est particulièrement visé, puisque cette agence, qui disposera de 1200 personnes, puisera en réalité pas moins de 800 personnes dans l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques.
L’astrophysicien Hubert Reeves, connu pour son engagement écologiste, a pointé la contradiction qui existe par ailleurs au maintien de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Si vraiment la biodiversité était au centre des préoccupations, l’État centraliserait ses activités à ce sujet…

Mais ce n’est pas le cas, bien sûr, puisque tout cela est de la gestion de-ci de-là, suivant les exigences de l’anthropocentrisme, sans aucune cohérence.

La modification de l’article 521-1 ne change par conséquent rien du tout en pratique à la défense des animaux. Seules la libération animale et la libération de la Terre, comme valeurs relevant du rejet de l’anthropocentrisme, peuvent permettre un rapport de force réel et la transformation radicale des valeurs dominantes en faveur des animaux !

L’alambic, dans L’assommoir d’Émile Zola

C’est un passage très connu du roman L’assommoir,  d’Émile Zola: celui où l’alambic est décrit, en soulignant la fascination que cet appareil peut exercer sur les personnes dépendantes à l’alcool.

On a ainsi ce personnage qui aurait voulu « qu’on lui soudât le bout du serpentin entre les dents, pour sentir le vitriol encore chaud l’emplir, lui descendre jusqu’aux talons, toujours, toujours, comme un petit ruisseau.  »

On retrouve ici d’exprimée toute la dimension individuelle et illusoire des paradis artificiels, qu’il s’agisse de l’alcool, des drogues ou des relations sexuelles sans lendemain.

Mais on trouve également de souligné le caractère extrêmement difficile socialement de la vie quotidienne. La base de la quête des paradis artificiels, c’est la démarche individualiste, mais aussi un cadre bien précis: celui de la misère, de la bataille pour la survie sociale.

Gervaise avait repris son panier. Elle ne se levait pourtant pas, le tenait sur ses genoux, les regards perdus, rêvant, comme si les paroles du jeune ouvrier éveillaient en elle des pensées lointaines d’existence.

Et elle dit encore, lentement, sans transition apparente :

— Mon Dieu ! je ne suis pas ambitieuse, je ne demande pas grand-chose… Mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d’avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez, un lit, une table et deux chaises, pas davantage…

Ah ! je voudrais aussi élever mes enfants, en faire de bons sujets, si c’était possible… Il y a encore un idéal, ce serait de ne pas être battue, si je me remettais jamais en ménage ; non, ça ne me plairait pas d’être battue… Et c’est tout, vous voyez, c’est tout…

Elle cherchait, interrogeait ses désirs, ne trouvait plus rien de sérieux qui la tentât. Cependant, elle reprit, après avoir hésité :

— Oui, on peut à la fin avoir le désir de mourir dans son lit… Moi, après avoir bien trimé toute ma vie, je mourrais volontiers dans mon lit, chez moi.

Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits, était déjà debout, s’inquiétant de l’heure.

Mais ils ne sortirent pas tout de suite ; elle eut la curiosité d’aller regarder, au fond, derrière la barrière de chêne, le grand alambic de cuivre rouge, qui fonctionnait sous le vitrage clair de la petite cour ; et le zingueur, qui l’avait suivie, lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide d’alcool.

L’alambic, avec ses récipients de forme étrange, ses enroulements sans fin de tuyaux, gardait une mine sombre ; pas une fumée ne s’échappait ; à peine entendait-on un souffle intérieur, un ronflement souterrain ; c’était comme une besogne de nuit faite en plein jour, par un travailleur morne, puissant et muet.

Cependant, Mes-Bottes, accompagné de ses deux camarades, était venu s’accouder sur la barrière, en attendant qu’un coin du comptoir fût libre.

Il avait un rire de poulie mal graissée, hochant la tête, les yeux attendris, fixés sur la machine à soûler. Tonnerre de Dieu ! elle était bien gentille !

Il y avait, dans ce gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au frais pendant huit jours. Lui, aurait voulu qu’on lui soudât le bout du serpentin entre les dents, pour sentir le vitriol encore chaud l’emplir, lui descendre jusqu’aux talons, toujours, toujours, comme un petit ruisseau.

Dame ! il ne se serait plus dérangé, ça aurait joliment remplacé les dés à coudre de ce roussin de père Colombe ! Et les camarades ricanaient, disaient que cet animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot, tout de même.

L’alambic, sourdement, sans une flamme, sans une gaieté dans les reflets éteints de ses cuivres, continuait, laissait couler sa sueur d’alcool, pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris.

Alors, Gervaise, prise d’un frisson, recula ; et elle tâchait de sourire, en murmurant :

— C’est bête, ça me fait froid, cette machine… La boisson me fait froid…

Puis, revenant sur l’idée qu’elle caressait d’un bonheur parfait :

— Hein ? n’est-ce pas ? ça vaudrait bien mieux : travailler, manger du pain, avoir un trou à soi, élever ses enfants, mourir dans son lit…

— Et ne pas être battue, ajouta Coupeau gaiement. Mais je ne vous battrais pas, moi, si vous vouliez, ma- dame Gervaise… Il n’y a pas de crainte, je ne bois jamais, puis je vous aime trop… Voyons, c’est pour ce soir, nous nous chaufferons les petons.

Ségolène Royal ouvre un boulevard à l’enfouissement des déchets nucléaires

Ségolène Royal a réussi un tour de passe-passe pour permettre l’enfouissement des déchets nucléaires… Ici une présentation de la situation, terrible encore une fois de plus….

Vous aviez encore des illusions sur le fonctionnement pseudo-démocratique des institutions ? Et bien c’est le moment de les perdre !

Hier jeudi 18 juin, alors que Ségolène Royal présentait à la presse son projet de loi sur la transition énergétique, s’est joué un incroyable tour de passe passe atomique.

En fin de matinée, lors de sa conférence de presse, la ministre ne fait aucune allusion au projet CIGEO, le projet d’enfouissement des déchets les plus radioactifs. Aucune mention non plus dans les documents diffusés par le ministère, ni dans le pré-projet qui circule et a fuité sur internet.

A 17h35, dans un mail adressé à la commission environnement du CESE, pas de CIGEO non plus. Mais apparait l’article 34, qui autorise le gouvernement à transposer la directive n° 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet 2011 qui ouvre la porte à l’enfouissement des déchets radioactifs européens en France.

A 21h50, dans un mail transmis bien tardivement aux membres de la commission spécialisée du CNTE en charge de ce projet de Loi et qui doivent se réunir le lendemain, une nouvelle version du projet apparait, avec cette fois un article 35 relatif à CIGEO et qui revient sur la loi de 2006 relative à la gestion des déchets. Cachez ses déchets que je ne saurais voir ! Le sujet est enfoui ! Le projet d’enfouissement des déchets, qui condamne un territoire sur des millénaires, est noyé dans la masse des articles et amendements de la loi sur la transition.

Après le fiasco du débat public et face à ce nouveau déni, l’heure n’est plus à la discussion, mais à l’amplification des actions !

La coordination Bure-STOP, les Amis de la Terre et le Réseau « Sortir du nucléaire »

***

Communiqué de la coordination BURE-STOP – CIGEO LOI TE – On se fout royalement de nous

Ségolène Royal ouvre un boulevard à l’enfouissement des déchets nucléaires, ou comment se renier (en bonne politicienne à la petite semaine et sans pouvoir) devant le tout puissant nucléaire.

La loi de gestion des déchets nucléaires de 2006 est écrasée et Cigéo ne passera plus devant les parlementaires !http://nocigeo.noblogs.org/actions-bure-365/

Le projet de Loi de programmation pour la transition énergétique intègre, en catimini et en toute déloyauté, ce que dénonçaient, début 2014, une soixantaine* d’associations et organisations : une accélération des procédures menant à la construction de Cigéo/BURE… Plusieurs versions (à quelques heures près) du projet de loi ont circulé mais celui finalisé mercredi 18/06 en soirée ne laisse plus aucune illusion. A savoir que le chapitre concernant Cigéo -ajouté en dernière minute- n’a jamais été discuté lors des réunions préparatoires du projet de loi.

Le Titre VI **, trompeusement dénommé « Renforcer la sûreté nucléaire et l’information des citoyens » remanie les cartes au service du pouvoir nucléaire et torpille encore un peu plus les fondements démocratiques.

Il n’y aura pas de rendez-vous parlementaire, Cigéo sera lancé par simple décret

Exit le passage du projet Cigéo devant les parlementaires, censés représenter la voie démocratique puisque « l’autorisation d’installation et d’exploitation du centre peut être délivrée par décret en Conseil d’Etat, pris après enquête publique réalisée » . Trop peur de ressortir l’échec du débat public de 2013 ?
Il n’y aura plus aucun regard politique (et encore moins citoyen) sur la crédibilité et la faisabilité du projet industriel Cigéo, risques majeurs connus et non résolus, sur les impacts avérés de tous ordres, coûts, etc. Les parlementaires en 2015 seront juste invités à jeter un oeil sur une feuille de route descriptive, sans aucun pouvoir d’intervention.

Réversibilité – des décisions- jusqu’au bouclage définitif du stockage souterrain

Le rendez-vous parlementaire de 2015, fixé par la loi de 2006 sur le sujet, disparaît au profit d’un décret bien plus expéditif puisque tout sera défini -modalités de phase pilote et exigences minimales en terme de réversibilité/récupérabilité- par décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Andra.
La réversibilité se limitera à la phase de construction/remplissage -130 ans-, tout est clair à présent. Et l’Andra conserve son statut de maître d’oeuvre travaillant pour son propre compte et celui des producteurs de déchets, sans contre expertise.

On appréciera la définition des « générations successives » susceptibles de revenir sur les décisions prises, soit une génération et demi, soit tout juste la phase de construction/remplissage de la poubelle nucléaire souterraine. Tout juste le temps aussi de subir les risques incommensurables et prévisibles que l’Etat couvre -ouvertement- par ce projet de loi.

Il y aura bien une phase pilote, juste consacrée à la pseudo et fumeuse réversibilité, rien pour la sûreté !

Comme l’annonçaient les opposants au projet Cigéo/Bure, la phase pilote est un bien un hochet destiné à calmer les esprits, inventé de toute pièce et ne reflétant pas les échanges réels du débat public. Elle ne change pas l’arrivée des déchets en 2025, date prévue par la loi de 2006. _ Quid des immenses risques et inconnues scientifiques et technologiques qui caractérisent Cigéo à ce jour ?
Quand l’Etat prendra-t-il ses responsabilités en coupant ses liens de bon élève à la botte des intérêts du nucléaire ?

L’article 34 ouvre les portes au transit et stockage potentiel des déchets nucléaires internationaux

La transposition française de la Directive Euratom de 2011 va bien arranger les affaires financières du lobby du nucléaire et la France en tirera du profit. Des méga-poubelles nucléaires à vocation internationale sans consulter les citoyens, facile non ?

La ministre de l’Ecologie en fonction renie royalement ses convictions et joue avec le feu

Elle a exprimé son opposition à l’enfouissement des déchets nucléaires publiquement dès 1994, lors du projet de laboratoire de recherches géologiques dans la Vienne ou à Bure, en Meuse/Haute-Marne. Opposition claire et sans appel mentionnée à nouveau lors de sa candidature aux primaires du parti socialistes en 2011…
Depuis son entrée en fonction au ministère elle a changé radicalement de posture : défense du projet Cigéo en audition parlementaire, validation de l’étape de concertation du débat public de 2013 controversé aujourd’hui même jusqu’à l’intérieur de la CPDP, double langage inacceptable dans les commissions préparatoires du projet de Loi TE.

Alors que tous les clignotants sont en rouge, il est urgentissime de stopper Cigéo !

Incendie à Stocamine (Alsace), inondation des galeries à Asse (Allemagne), ou accident au WIPP (Site du Nouveau Mexique/USA, tout-petit frère de Cigéo) en arrêt pour 3 ans et qui risque bien d’être refermé définitivement sur des fûts de déchets potentiellement explosifs, ces quelques expériences désastreuses d’enfouissement de matières nucléaires ou chimiques sont des alertes gravissimes. Il faudra quoi pour qu’enfin le gouvernement se ressaisisse ?

Les associations opposées à Cigeo dénoncent ce honteux tour de passe-passe. Elles appellent plus que jamais à résister à l’installation d’un Cigéo/BURE toujours plus illégitime.

Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire.

Burestop55 : 06 86 74 85 11
EODRA : 06 22 05 09 24
MIRABEL : 09 81 98 30 12
BZL : 06 03 92 20 13

« Totally spies », les dauphins et la défense de l’océan

Totally spies ! est un dessin animé existant depuis 2002 qui a un très grand succès et est désormais présent dans 150 pays. On y suit les aventures de trois jeunes espionnes, lycéennes puis étudiantes, qui sont très superficielles, mais aiment l’aventure et profitent de gadgets high tech dans leurs missions.

Celle qui intéresse plus particulièrement se situe dans l’épisode 5 de la saison 4. Une des espionnes a des mauvaises notes et va être envoyée dans un pensionnat en Angleterre, l’Académie dorsale.

Le nom de cette école ne doit rien au hasard, puisque son fondateur apprécie beaucoup les dauphins. En fait, c’est le « méchant » de l’histoire, qui transforme les pensionnaires de l’Académie en êtres mi-humains mi-dauphins…

Portons donc notre attention sur ses motivations, dans la scène retranscrite ici (visible à la 13ème minute dans la vidéo).

« [Le méchant prend une photo où on le voit tout jeune dans l’eau avec des dauphins.]
– Ah je vois que vous avez fait connaissance avec ma famille.

– Quoi ! Ils sont de votre famille ces dauphins ? Définitivement particulier [prononcé ironiquement].

– Quand j’avais dix ans, je suis tombé du bateau de mes parents, et ces dauphins m’ont élevé. Ils ont pris soin de moi. Et nous, qu’offrons-nous à ces créatures d’une extrême gentillesse ? Des océans pollués, des filets de pêches, des collisions avec des bateaux, Mais ils vont réagir !

– J’ai deviné : vous voulez faire de tout le monde des êtres mi-humains mi-dauphins, pour qu’ils respectent plus la Nature.

– C’est juste, au moyen de mon dolphinator. D’où vous vient cette intuition ?

– J’ai côtoyé tellement de perturbés, que maintenant j’arrive à finir leurs phrases. »

Après s’être moqué du méchant, les espionnes le battent bien sûr à coups de karaté et de gadgets. Elles retransforment alors les êtres mi-dauphins mi-humains en humains, procédant bien sûr finalement à l’arrestation du méchant dont elles se moquent, car lui est resté mi-humain mi-dauphin.

On a donc une démarche fondamentalement anti-écologiste, où une personne s’engageant en faveur des animaux est présentée comme forcément perturbée et potentiellement dangereuse.

Il n’y même pas un semblant de reconnaissance de la problématique de l’océan, qui ne sert que de prétexte pour une aventure de jeunes femmes dont la préoccupation est le shopping et le rangement de leur maison.

C’est littéralement catastrophique, et bien sûr guère étonnant, même si parfois les dessins animés se targuent justement de jouer dans les « bons sentiments ».

Pourtant, au-delà du caractère aberrant et criminel du ton de cet épisode, on a ici quelque chose de très révélateur sur l’idéologie dominante, qui a parfaitement compris la menace pesant sur l’anthropocentrisme, et qui fait tout pour le défendre coûte que coûte, jusqu’aux dessins animés !

Le « forum écologie radicale »

Lorsque LTD est né, nous avons eu besoin de préciser de quelle manière nous concevions l’écologie, et nous avons ajouté le terme « radical ».  L’expression « écologie radicale » existait auparavant, mais de manière diffuse, et encore aujourd’hui elle reste imprécise.

Par écologie radicale, nous entendons en effet le biocentrisme, base pour nous de l’écologie authentique, pour autant on peut trouver d’autres gens utilisant la même expression tout en étant sur une base totalement différente.

On est ici dans l’écologie opportuniste, c’est-à-dire dans l’écologie se résumant à être « contre » et à se prétendre vaguement pour l’environnement, le tout pour rendre un peu plus vert les apparences.

Voici un exemple, avec le journal du Nouveau Parti Anticapitaliste, « L’anticapitaliste », vient de publier un compte-rendu du « forum écologie radicale » qui a eu lieu il y a dix jours.

L’écologie radicale, ici, c’est la décroissance, cela s’arrête là. Ne sont pas abordés ni le réchauffement climatique, ni les animaux, ni le rapport en général à la Nature, ni l’anthropocentrisme…

Le dimanche 8 juin à Montreuil, les rencontres de l’écologie radicale « Climat social » organisées par des militantEs de diverses forces – NPA, AL, MOC, Ensemble, Amis de la Terre, collectifs de lutte – ont été un succès qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes.

La journée a été organisée en trois parties :
Apports théoriques : l’écologie radicale, la décroissance, l’écologie sociale, l’écosocialisme, l’écologie libertaire…
La transition écologique dans le monde du travail : intervention des salariés, désindustrialisation, antiproductivisme, rôle des syndicats…
Comment lutter, comment agir ? Notre-Dame-des-Landes, les gaz de schiste, le nucléaire, l’agriculture industrielle via le projet des 1 000 vaches, les grands projets inutiles imposés, l’extractivisme…

Points de convergence

Le partage des expériences et des réflexions dans un esprit d’écoute réciproque a permis de mettre en évidence des points de convergence importants : l’affirmation d’une position clairement anticapitaliste, antiproductiviste, internationaliste et contre toutes les formes de domination ; l’accord général sur l’importance de lutter de manière cohérente à la fois contre les inégalités sociales et environnementales qui touchent avant tout les plus pauvres ; la méfiance sur ce que nous pouvons attendre des sciences, des techniques, dans une perspective de luttes radicales ; des réflexions croisées sur les processus de décision, qui décide et de quoi, dans le cadre d’un dépassement de la concurrence des urgences et d’une nécessaire globalisation des luttes ; l’affirmation partagée qu’il ne s’agit pas d’attendre un hypothétique « moment révolutionnaire » mais bien de contribuer à populariser les capacités d’agir avant d’inévitables affrontements, ce qui suppose une réelle prise en compte de la question du contrôle social et des moyens de s’y opposer.

Les participants sont résolus à poursuivre ce travail collectif sur l’écologie radicale dès les 5 et 6 juillet, à l’occasion du prochain rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, et à travailler dès à présent sur les actions à mener avant et pendant la conférence COP21 à Paris-le Bourget en décembre 2015.

CorrespondantEs Commission nationale écologie

Voici quel a été le programme qui, comme c’est original dans ce milieu, culmine dans un apéro…

PROGRAMME

1Oh-12h : Table ronde sur l’écologie radicale

Visions croisées entre décroissance, écosocialisme, écologie sociale et libertaire (avec la présence, sous réserve, de Jean-Pierre Tertrais, Vincent Gerber, Michel Lepesant).

14h-16h : Comment aborder la transition écologique dans le monde du travail et de la production ? quelle intervention des salarié-e-s ?

Désindustrialisation, reconversions, relocalisations, antiproductivisme. Avec : CGT-forêt, Confédération paysanne, Sud-chimie (Fralib), Sud-Énergie.

16h30-18h30 : Écologie : comment lutter, comment agir ?

Bilan de l’écologie « politique », stratégies de lutte d’une écologie radicale aujourd’hui (avec la participation des collectifs en lutte, contre l’extractivisme et les gaz de schiste, les grands projets inutiles et imposés, le nucléaire, etc.).

18h30 : Apéro

À l’initiative de militant-e-s de l’écologie radicale membres d’Alternative libertaire, des Amis de la Confédération paysanne, des Amis de la Terre, d’Ensemble, du NPA, du Mouvement des objecteurs de croissance, et des collectifs de lutte.

Quel est le rapport de tout cela avec l’écologie? A la limite, si l’on est dans l’esprit d’une écologie à la française, niant la Nature, c’est cohérent. Mais si on s’intéresse vraiment à la défense de la planète dans son ensemble, si l’on a compris l’urgence de faire face à l’agression humaine contre la Nature, là, c’est autre chose, totalement autre chose…

Fête de la musique ou de l’alcool?

La fête de la musique est une bonne idée ! Le retour de l’été a toujours été célébré dans toutes les civilisations : c’est le retour du beau temps, c’est l’éclosion de la vie, avant plus tard le retour de l’hiver par l’intermédiaire de l’automne…

La fête de la musique devrait donc être quelque chose de très sympathique et de fondamentalement convivial. La bienveillance devrait être au centre des préoccupations !

Pas difficile de voir que la fête de la musique, ce n’est pas vraiment cela… Ces dernières années, l’alcool s’est imposé comme une composante toujours plus grande de l’événement. On peut même dire que c’est devenu une fête de l’alcool avec la musique comme prétexte !

Bien sûr, il y a plein d’initiatives musicales. Mais les gens viennent consommer la musique et cela systématiquement en consommant de l’alcool. C’est une démarche qui semble aller de pair. On pourrait penser que c’est le printemps et voir des dizaines de milliers de jeunes sortir pour écouter de la musique en buvant des jus de fruit.

Sauf que ce n’est pas du tout cela, la fête de la musique n’est finalement surtout qu’un prétexte pour se mettre en avant et s’enfuir dans l’alcool, dans une sorte de « balade » en quête d’aventure. Bien évidemment, ces « aventures » sont en réalité très encadrées, business oblige….

En arrière-plan, on voit d’ailleurs intervenir des entreprises produisant et vendant de l’alcool, qui bricolent des sortes d’entreprises parallèles pour se « placer » dans le domaine de la musique, comme le fameux Ricard S.A..

Cette intervention des entreprises liées à l’alcool dans le monde de la musique, par le sponsoring des concerts notamment, vise directement la jeunesse. C’est quelque chose d’absolument honteux, et aussi typique de notre époque, où la jeunesse se croit révoltée alors qu’elle est imbibée de valeurs qu’on lui a refourgué…

Le problème commence également à atteindre des proportions telles que sur le plan de la violence, cela commence à être très problématique, au point que les pouvoirs publics, toujours prêts à se soumettre aux commerçants, ont été obligés parfois d’intervenir. A Caen et Tours par exemple, la vente d’alcool a été interdite dans le centre-ville. A Toulon, les cafés ne pourront plus installer des tireuses de bière sur l’espace public.

Tout cela, bien entendu, ne changera pas grand chose. L’alcool est un phénomène de société. Tous les prétextes sont bons. De la même manière qu’en ce moment, les gens « communient » en suivant l’équipe de France de football (en en ayant souvent rien à faire du football), la fête de la musique s’avère un prétexte de plus pour aller se saouler.

Il est frappant que tout cela n’est qu’une fuite en avant. L’alcool est un grand révélateur de la démarche anti-sociale de fuite individualiste, une tentative de nier la réalité, de se débrancher, de se précipiter dans tout et n’importe quoi, que cela donne l’impression qu’il se soit passé quelque chose.

Pour se sentir vivre, beaucoup ont besoin de l’alcool ! Seule compte une démarche de dérèglement complet, qui se veut « subversive », « rebelle », alors qu’en fait c’est totalement beauf. L’alcool est devenu une composante obligatoire et imposée de toute « fête ».

La seule réponse bien entendu serait pour la fête de la musique d’avancer l’heure des concerts, de faire en sorte que cela se déroule plus tôt, permettant à tout le monde d’y aller et ne transformant plus la soirée et le début de la nuit en lieu réservé à une jeunesse alcoolisée, surtout masculine, s’appropriant de force le terrain.

On peut même dire que la démocratie disparaît littéralement lors de ce genre de soirées, où l’atmosphère devient forcément inquiétante et prétexte aux altercations, à moins de faire partie d’un groupe et d’être soi-même alcoolisé…

Cependant, à moins d’une prise de conscience globale, la fête de la musique deviendra toujours plus un lieu de fuite où les gens se précipitent dans l’alcool, pour oublier leur quotidien…

Quelques chiffres sur le réchauffement climatique, pour 2013

Reconnaître la Nature, c’est dire que les humains ne sont pas le centre de la planète ni de l’univers; ils en sont une composante, et leur rôle ne doit bien sûr pas consister à tout massacrer!

Le réchauffement climatique est une des formes de ce massacre, car il provoque des bouleversements brutaux en rupture avec l’évolution de la planète Terre. Tout le monde le sait désormais, mais pour autant, on peut dire qu’en pratique tout le monde s’en moque.

Voici quelques chiffres pour rappeler la situation, issus du dernier rapport de l’entreprise BP. Déjà, pour marquer les esprits, regardons l’évolution de la production de Co2 anthropique…


Comme on le voit, on n’a nullement stoppé ni même freiné la production humaine de Co2.

En fait, avec une vision extérieure et globale, l’humanité ne fait rien à ce sujet, puisqu’on ne voit rien de changé dans la courbe!

Normalement, il devrait y avoir des défenseurs de la planète, et sur ce plan on ne peut pas dire que la bataille pour la libération de la Terre soit gagnée pour l’instant!

Portons notre attention également sur l’évolution de la production de Co2 par tonne d’énergie produite et utilisée par les humains.

L’évolution est pareillement catastrophique. Pour une tonne d’énergie produite, on produisait 3,1 tonnes de Co2 en 1966, puis seulement 2,71 tonnes en 1999. On est cependant passé à 2,76 tonnes en 2013…

Voyons maintenant quelles sont les sources d’énergie principalement utilisées, et s’il y a une tendance positive.


En 1999, 87 % de l’énergie utilisée par les humains provenaient du pétrole, du charbon et du gaz naturel. C’était toujours le cas en 2013.

Il n’y a pas eu d’évolution…. à part dans les rapports entre les énergies utilisées: le charbon, qui fournissait 10 % de l’énergie pour l’humanité dans les années 1980, en fournit désormais 30 %!

Bref, tout reste à faire. Et le temps presse. La planète ne peut pas accepter les demi-mesures des humains, les idées réformistes et les esprits timorés. Les personnes désirant l’écologie avec une évolution sur 300 ans ou le véganisme dans 500 ans sont complètement à côté de leur sujet.

La vérité, c’est que les 50 prochaines années contiennent en elles des changements profonds et de grande dimension. Reste à savoir de quel côté la balance penchera!

Le film « Mission G »

« Mission-G » est un film de 2009, où des cochons d’Inde agissent en « espions », profitant de moyens technologiques très avancés. En apparence, on a un film typique produit par Walt Disney, où les animaux sont présentés dans une ambiance « nunuche » et vaguement divertissante.

En pratique, les cochons d’Inde sur deux pattes et se comportent comme des humains; ce n’est que quand ils courent, à quatre pattes, qu’on reconnaît que de vrais cochons d’Inde ont été filmés et les images intégrées au film.

Pourtant, il s’avère que c’est plus compliqué que cela, car il y a deux scènes très marquantes qui vont vraiment dans le bon sens et qui valent le coup d’être connues.

Dans le film, il y a une taupe en informaticien génial jouant un rôle clef dans l’équipe d’espions. A un moment, il disparaît, et on comprend plus tard que c’est lui le méchant du film !

Cet informaticien fou a intégré des puces électroniques dans des cafetières, car il en veut au genre humain… Voici comment la taupe répond à Darwin, un cochon d’Inde espion, et explique son action.

« Je suis le méchant, mon cher Darwin. Allons, tu avais réellement cru que j’avais péri dans le camion poubelle ! Ah ! Je me suis caché dans une boîte de conserve. J’ai fini par atterrir dans les égouts de la ville (…). Entre nous deux, tu peux m’appeler monsieur Yanchu (…).

Yanchu veut dire taupe en chinois. Saber n’était qu’une couverture ! J’ai créé une immense armée d’appareils robotisés, qui ont constitué tout un réseau de nœuds electro-magnétiques reliés les uns aux autres. Et ces nœuds sont capables d’attirer tous les déchets spatiaux qui flottent en orbite autour de la Terre, et d’enterrer l’humanité sous des tonnes et des tonnes de ferraille ! »

Darwin lui demande pourquoi il l’a trahi, pourquoi il fait cela, et la réponse est ici exceptionnelle, d’une portée critique véritable.

« Est-ce que tu as déjà fait une recherche sur internet pour le mot taupe? Trois millions de résultats, et aucun pour comment s’en occuper, comment les élever ou les aimer ! Noooooon ! Trois millions de résultat que pour tous les exterminer !

[On voit des humains en train de projeter des produits dans la Nature.] Les humains sont venus et ont détruit nos foyers !

[On voit une cage avec des parents taupes et leur enfant.] « Mon fils ! Si un jour tu as l’occasion de mettre à genoux l’espèce humaine, fais le ! »

Ils n’ont aucune pitié pour nous, Darwin ! Alors c’est à mon tour de procéder à une petite extermination. »

Il y a un autre moment intéressant. Les cochons d’Inde pensent être génétiquement modifiés, et non pas de « vulgaires » rongeurs. L’humain savant raconte alors cependant la vérité aux espions…

« Darwin, je vous ai menti. La vérité, c’est que vous n’êtes pas génétiquement modifiés. Aucun de vous ! (…) Toi, Juarez, on t’a trouvé dans une sorte de bar à tapas sur la route des Pyrénées. Je crois que là-bas tu es un plat très recherché [confusion sans doute des traducteurs avec les Andes!]

Toi, Blaster, on t’a trouvé dans un laboratoire qui testait des shampoings et des gels de toutes sortes pour éviter les allergies. Quant à Speckles [la taupe], on l’a trouvé devant son terrier qui venait d’être détruit pour construire un golf.

Et toi Darwin, je t’ai acheté dans une animalerie. Tes parents t’avaient abandonné parce que tu étais le plus faible de la portée. »

Il va de soi qu’il y a de très grandes limites à un tel film. Mais ces éléments rappellent l’actualité inévitable du 21e siècle. La guerre contre la Nature, absurde et impossible, doit cesser! Entre les taupes et le golf, il faut choisir le camp des taupes!

Article sur la nature dans l’Encylopédie

Voici l’article « nature » de la fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

NATURE

S. f. (Philos.) est un terme dont on fait différens usages. Il y a dans Aristote un chapitre entier sur les différens sens que les Grecs donnoient au mot ; nature ; & parmi les Latins, ses différens sens sont en si grand nombre, qu’un auteur en compte jusqu’à 14 ou 15. M. Boyle, dans un traité exprès qu’il a fait sur les sens vulgairement attribués au mot nature, en compte huit principaux.

Nature signifie quelquefois le système du monde, la machine de l’univers, ou l’assemblage de toutes les choses créées. Voyez SYSTEME.

C’est dans ce sens que nous disons l’auteur de la nature, que nous appellons le soleil l’oeil de la nature, à cause qu’il éclaire l’univers, & le pere de la nature, parce qu’il rend la terre fertile en l’échauffant : de même nous disons du phénix ou de la chimere, qu’il n’y en a point dans la nature.

M. Boyle veut qu’au lieu d’employer le mot de nature en ce sens, on se serve, pour éviter l’ambiguité ou l’abus qu’on peut faire de ce terme, du mot de monde ou d’univers.

Nature s’applique dans un sens moins étendu à chacune des différentes choses créées ou non créées, spirituelles & corporelles. Voyez ETRE.

C’est dans ce sens que nous disons la nature humaine, entendant par-là généralement tous les hommes qui ont une ame spirituelle & raisonnable. Nous disons aussi nature des anges, nature divine. C’est dans ce même sens que les Théologiens disent natura naturans, & natura naturata ; ils appellent Dieu natura naturans, comme ayant donné l’être & la nature à toutes choses, pour le distinguer des créatures, qu’ils appellent natura naturata, parce qu’elles ont reçu leur nature des mains d’un autre.

Nature, dans un sens encore plus limité, se dit de l’essence d’une chose, ou de ce que les philosophes de l’école appellent sa quiddité, c’est-à-dire l’attribut qui fait qu’une chose est telle ou telle. Voyez ESSENCE.

C’est dans ce sens que les Cartésiens disent que la nature de l’ame est de penser, & que la nature de la matiere consiste dans l’étendue. Voyez AME, MATIERE, ETENDUE. M. Boyle veut qu’on se serve du mot essence au lieu de nature. Voyez ESSENCE.

Nature est plus particulierement en usage pour signifier l’ordre & le cours naturel des choses, la suite des causes secondes, ou les lois du mouvement que Dieu a établies. Voyez CAUSES & MOUVEMENT.

C’est dans ce sens qu’on dit que les Physiciens étudient la nature.

Saint Thomas définit la nature une sorte d’art divin communiqué aux êtres créés, pour les porter à la fin à laquelle ils sont destinés. La nature prise dans ce sens n’est autre chose que l’enchaînement des causes & des effets, ou l’ordre que Dieu a établi dans toutes les parties du monde créé.

C’est aussi dans ce sens qu’on dit que les miracles sont au-dessus du pouvoir de la nature ; que l’art force ou surpasse la nature par le moyen des machines, lorsqu’il produit par ce moyen des effets qui surpassent ceux que nous voyons dans le cours ordinaire des choses. Voyez ART, MIRACLE.

Nature se dit aussi de la réunion des puissances ou facultés d’un corps, sur-tout d’un corps vivant.

C’est dans ce sens que les Medecins disent que la nature est forte, foible ou usée, ou que dans certaines maladies la nature abandonnée à elle-même en opere la guérison.

Nature se prend encore en un sens moins étendu, pour signifier l’action de la providence, le principe de toutes choses, c’est-à-dire cette puissance ou être spirituel qui agit & opere sur tous les corps pour leur donner certaines propriétés ou y produire certains effets. Voyez PROVIDENCE.

La nature prise dans ce sens, qui est celui que M. Boyle adopte par préférence, n’est autre chose que Dieu même, agissant suivant certaines lois qu’il a établies. Voyez DIEU.

Ce qui paroît s’accorder assez avec l’opinion où étoient plusieurs anciens, que la nature étoit le dieu de l’univers, le qui présidoit à tout & gouvernoit tout, quoique d’autres regardassent cet être prétendu comme imaginaire, n’entendant autre chose par le mot de nature que les qualités ou vertus que Dieu a données à ses créatures, & que les Poëtes & les Orateurs personnifient.

Le P. Malebranche prétend que tout ce qu’on dit dans les écoles sur la nature, est capable de nous conduire à l’idolâtrie, attendu que par ces mots les anciens payens entendoient quelque chose qui sans être Dieu agissoit continuellement dans l’univers. Ainsi l’idole nature devoit être selon eux un principe actuel qui étoit en concurrence avec Dieu, la cause seconde & immédiate de tous les changemens qui arrivent à la matiere. Ce qui paroît rentrer dans le sentiment de ceux qui admettoient l’anima mundi, regardant la nature comme un substitut de la divinité, une cause collatérale, une espece d’être moyen entre Dieu & les créatures.

Aristote définit la nature, principium & causa motus & ejus in quo est primo per se & non per accidens ; définition si obscure, que malgré toutes les gloses de ses commentateurs, aucun d’eux n’a pu parvenir à la rendre intelligible.

Ce principe, que les Péripatéticiens appelloient nature, agissoit, selon eux, nécessairement, & étoit par conséquent destitué de connoissance ou de liberté. Voyez FATALITE.

Les Stoïciens concevoient aussi la nature comme un certain esprit ou vertu répandue dans l’univers, qui donnoit à chaque chose son mouvement ; desorte que tout étoit forcé par l’ordre invariable d’une nature aveugle & par une nécessité inévitable.

Quand on parle de l’action de la nature, on n’entend plus autre chose que l’action des corps les uns sur les autres, conforme aux lois du mouvement établies par le Créateur.

C’est en cela que consiste tout le sens de ce mot, qui n’est qu’une façon abrégée d’exprimer l’action des corps, & qu’on exprimeroit peut-être mieux par le mot de méchanisme des corps.

Il y en a, selon l’observation de M. Boyle, qui n’entendent par le mot de nature que la loi que chaque chose a reçue du Créateur, & suivant laquelle elle agit dans toutes les occasions ; mais ce sens attaché au mot nature, est impropre & figuré.

Le même auteur propose une définition du mot de nature plus juste & plus exacte, selon lui, que toutes les autres, & en vertu de laquelle on peut entendre facilement tous les axiomes & expressions qui ont rapport à ce mot. Pour cela il distingue entre nature particuliere & nature générale.

Il définit la nature générale l’assemblage des corps qui constituent l’état présent du monde, considéré comme un principe par la vertu duquel ils agissent & reçoivent l’action selon les lois du mouvement établies par l’auteur de toutes choses.

La nature particuliere d’un être subordonné ou individuel, n’est que la nature générale appliquée à quelque portion distincte de l’univers : c’est un assemblage des propriétés méchaniques (comme grandeur, figure, ordre, situation & mouvement local) convenables & suffisantes pour constituer l’espece & la dénomination d’une chose ou d’un corps particulier, le concours de tous les êtres étant consideré comme le principe du mouvement, du repos, &c.

Un homme court sauver un chien sur une autoroute, un exemple de bravoure

Le véganisme doit devenir une nouvelle culture. Une nouvelle culture qui s’enracine dans un esprit positif, une nouvelle culture qui prend en considération tous les animaux et la Nature. Une nouvelle culture qui développe un autre axe que celui de la protestation où des corps d’animaux sans vie sont exhibés sans aucun respect ni aucune retenue.

Le véganisme doit devenir une nouvelle culture où l’implication personnelle, que ce soit en faveur de l’écologie ou des animaux prend une part conséquente et concrète, que cela se traduise par une aide aux animaux des refuges, une aide au nettoyage des sites naturels victimes de la pollution (comme le nettoyage des plages par exemple) ou que cela se traduise par un engagement fort et courageux.

Ce type d’engagement s’illustre, par exemple, avec les actions de l’organisation américaine de Hope for Paws, dont nous avons parlé il y a quelques jours, suite à leur sauvetage de 4 chiens dans le désert, pendant 3 jours sous 40°C, Hope for Paws nous offre toujours de très belles histoires, au dénouement heureux pour les chiens,

Mais lorsque la résignation n’a pas encore pris le dessus, lorsque le désir de sauver une vie est le plus fort, toute cette force amène au final de belles aventures qui pousse jusqu’au dévouement, tel ce geste d’un homme qui risque sa vie pour sauver un chien renversé sur une autoroute, Quand certaines personnes écrasent les animaux sans vergogne, d’autres « se jettent au feu » pour leur venir en aide :

Aaron Schneider, c’est le nom d’un jeune homme extrêmement courageux. Vétéran de la guerre d’Irak, cet amoureux des animaux n’a pas hésité à risquer sa vie pour sauver celle d’un chien qui venait d’être heurté par une voiture sur une autoroute très fréquentée du Missouri aux Etats-Unis.

Le conducteur qui a renversé l’animal ne s’est pas arrêté mais Aaron, lui, s’est précipité au milieu du trafic très dense, traversant trois voix de circulation pour secourir le chien blessé, un Beagle âgé de cinq ans environ.

3 longues heures sous la pluie

« Je me suis totalement concentré sur lui. Je n’ai même pas pensé à la circulation » confie le jeune homme à Fox 4 News. « Je me souviens seulement avoir regardé la route et vu toutes ces voitures venir vers moi, klaxonner, clignoter, faire des écarts » raconte-t-il.

Arrivé près du chien et tous deux en sécurité hors de l’autoroute, Aaron a immédiatement contacté le contrôle des animaux. Puis trois longues heures se sont écoulées. Trois heures passées sous la pluie, pendant lesquelles le jeune homme a prodigué les premiers soins au petit chien et gagné sa confiance.

Mais comme toujours personne n’était arrivé pour l’aider, il a appelé un ami en renfort et a décidé de s’occuper lui-même du chien, lui construisant un brancard de fortune pour pouvoir l’installer dans son camion et l’emmener chez le vétérinaire.

Aaron et Buster bientôt réunis… pour la vie ?

Bien que victime de graves blessures, le chien devrait se remettre totalement de cet accident. Conduit dans une clinique, il a été stabilisé avant d’être transféré vers un hôpital spécialisé dans les urgences vétérinaires, et malgré ses cinq côtes cassées, sa trachée déchirée et une importante hémorragie interne, les médecins qui s’occupent de lui se montrent très optimistes.

N’ayant pas pu retrouver son propriétaire, l’équipe de l’hôpital l’a baptisé Buster. Et lorsqu’il sera rétabli, c’est sans doute aux côtés de son ange gardien qu’il quittera les urgences. Aaron entend en effet adopter cette petite boule de poils à laquelle il s’est déjà beaucoup attaché.

L’association Friends of KC Animals, elle, a offert de payer les frais vétérinaires.

Outre le courage de cet homme, ce qu’il faut aussi noter, c’est qu’il est resté seul avec le chien, sur le bord de la route à tenter de le sauver. Personne n’est venu en aide, ni au chien, ni à cet homme qui tentait de le sauver. Comme à l’habitude, quand un animal est en danger, les autorités ne prennent pas la peine de se bouger, il faut alors tout faire soi-même.

D’où l’importance d’avoir une connaissance basique des premiers gestes de secours, qui devrait s’associer à une culture généraliste des mondes animaux et végétaux. L’on défend et protège mieux ce que l’on connaît !

Le véganisme n’est pas (qu’) un mode de vie, ni seulement un engagement pratique qui passe par le végétalisme, le refus des produits testés, du cuir etc. Le véganisme est un mode de pensée, un engagement moral qui refuse d’utiliser des expressions telles que « cervelle de moineau »…

Cette histoire peut sembler anecdotique, mais c’est bien souvent les personnes « lambda » (probablement même pas végétariennes) qui s’investissent corps et âme pour les animaux en détresse.

Aux vegans d’inverser cette tendance et d’imposer la libération animale!

« Là, j’ai un salon, espèce de foyer solaire »

Vous êtes surpris que je me plaise tant à ma terre du Laurentin, ou, si vous voulez, de Laurente. Vous reviendrez sans peine de votre étonnement, quand vous connaîtrez cette charmante habitation, les avantages de sa situation, l’étendue de nos rivages (…).

De l’autre côté est une autre tour ; on y trouve une chambre percée au levant et au couchant : derrière est un garde-meuble fort spacieux ; et puis un grenier. Au dessous de ce grenier est une salle à manger, où l’on n’a plus de la mer que le bruit de ses vagues ; encore ce bruit est-il bien faible et presque insensible : cette salle donne sur le jardin, et sur l’allée destinée à la promenade, qui règne tout autour.

Cette allée est bordée des deux côtés de buis, ou de romarin au défaut de buis : car dans les lieux où le bâtiment couvre le buis, il conserve toute sa verdure ; mais au grand air et en plein vent, l’eau de la mer le dessèche, quoiqu’elle n’y rejaillisse que de fort loin.

Entre l’allée et le jardin est une espèce de palissade d’une vigne fort touffue, et dont le bois est si tendre, qu’il ploierait mollement, même sous un pied nu. Le jardin est couvert de figuiers et de mûriers, pour lesquels le terrain est aussi favorable, qu’il est contraire à tous les autres arbres.

D’une salle à manger voisine, on jouit de cet aspect, qui n’est guère moins agréable que celui de la mer, dont elle est plus éloignée. Derrière cette salle, il y a deux appartemens dont les fenêtres regardent l’entrée de la maison, et un autre jardin moins élégant, mais mieux fourni.

De là, vous trouvez une galerie voûtée, qu’à sa grandeur on pourrait prendre pour un monument public : elle est percée de fenêtres des deux côtés ; mais du côté de la mer, le nombre des croisées est double ; une seule croisée sur le jardin répond à deux sur la mer : quand le temps est calme et serein, on les ouvre toutes ; si le vent donne d’un côté, on ouvre les fenêtres de l’autre. Devant cette galerie est un parterre parfumé de violettes.

Les rayons du soleil frappent sur la galerie, qui en augmente la chaleur par la réverbération ; et en recueillant les rayons du soleil, elle préserve encore de l’Aquilon : ainsi, d’une part, elle retient la chaleur, de l’autre, elle garantit du froid.

Enfin, cette galerie vous défend aussi du sud ; de sorte que, de différens côtés, elle offre un abri contre les vents opposés. L’agrément que l’on trouve l’hiver en cet endroit, augmente en été. Avant midi, l’ombre de la galerie s’étend sur le parterre ; après midi, sur la promenade et sur la partie du jardin qui en est voisine : selon que les jours deviennent plus longs ou plus courts, l’ombre, soit de l’un soit de l’autre côté, ou décroît ou s’allonge.

La galerie elle-même n’a jamais moins de soleil, que quand il est le plus ardent, c’est-à-dire quand il donne à plomb sur la voûte. Elle jouit encore de cet avantage, que, par ses fenêtres ouvertes, elle reçoit et transmet la douce haleine des zéphyrs, et que l’air qui se renouvelle, n’y devient jamais épais et malfaisant.

Au bout du parterre et de la galerie est, dans le jardin, un appartement détaché, que j’appelle mes délices : je dis mes vraies délices ; je l’ai construit moi-même.

Là, j’ai un salon, espèce de foyer solaire, qui d’un côté regarde le parterre, de l’autre la mer, et de tous les deux reçoit le soleil : son entrée répond à une chambre voisine, et une de ses fenêtres donne sur la ga lerie. J’ai ménagé, au milieu du côté qui regarde la mer, un cabinet charmant qui, au moyen d’une cloison vitrée et de rideaux que l’on ouvre ou que l’on ferme, peut à volonté se réunir à la chambre, ou en être séparé.

Il y a place pour un lit et deux chaises : à ses pieds, on voit la mer ; derrière soi, on a des maisons de campagne, et devant, des forêts : trois fenêtres vous présentent ces trois aspects différens, et en même temps les réunissent et les confondent. De là, on entre dans une chambre à coucher, où la voix des valets, le bruit de la mer, le fracas des orages, les éclairs, et le jour même ne peuvent pénétrer, à moins que l’on n’ouvre les fenêtres.

La raison de cette tranquillité si profonde, c’est qu’entre le mur de la chambre et celui du jardin, il y a un espace vide qui rompt le bruit. À cette chambre tient une petite étuve, dont la fenêtre fort étroite retient ou dissipe la chaleur, selon le besoin.

Plus loin, on trouve une antichambre et une chambre, où le soleil entre au moment qu’il se lève, et où il donne encore après midi, mais de côté. Quand je suis retiré dans cet appartement, je crois être bien loin, même de mon asile champêtre, et je m’y plais singulièrement, surtout au temps des Saturnales : j’y jouis du silence et du calme, pendant que tout le reste de la maison retentit de cris de joie, autorisés par la licence qui règne en ces jours de fêtes.

Ainsi mes études ne troublent point les plaisirs de mes gens, ni leurs plaisirs, mes études.

(Lettre à Gallus de Pline le jeune, au premier siècle)

Hope for Paws sauve 4 chiens dans le désert

Nous avons déjà parlé à 2 reprises de l’organisation Hope For Paws, avec le sauvetage de Bethany et les sauvetages de Miley et Frankie.

Comme sa page Youtube le montre, Eldad Hagar fait beaucoup de sauvetages, le site Hope For Paws semble moins actualisé que sa page Youtube, c’est donc sur Youtube qu’il faut suivre les publications des récents sauvetages !

Le tout dernier sauvetage, pour sauver une famille de 4 chiens (la mère et les 3 petits) s’est étalé sur 3 jours, dans le désert des Mojaves, à l’ouest des Etats-Unis, sous une température de 105°F (soit environ 40,5°C). Pour accomplir un tel sauvetage il faut une certaine dose de persévérance et d’abnégation…

Les chiens ont été nommés Sunna, Tanami, Sahara et Moses, 2 d’entre eux souffraient de lourdes blessures au cou (au niveau du collier). Une fois capturés, ils ont été conduits en clinique vétérinaire afin de soigner leurs plaies au plus vite.

Rétablis et remis de leurs peurs et de leurs blessures, ils sont maintenant en attente d’une famille d’adoption.

La vidéo du sauvetage dure 20 minutes mais il faut absolument la regarder et la diffuser très largement. Comme dans toutes les vidéos de Hope For Paws, il en ressort la beauté du sauvetage, avec toujours cette charge émotionnelle énorme, mêlée à la peur des chiens qui ne savent pas à quoi s’attendre. Mais cette peur disparaît très vite car Eldad et son équipe rassurent toujours les animaux au maximum.

Quelques photos sont également visibles sur cette page flickr.

Le courage et le dévouement de l’équipe de Hope For Paws sont toujours aussi impressionnants : sauver des Pitbulls (comme Savannah, chienne blessée récupérée au mois de mai, vidéo), ou passer des heures dans le désert pour sauver un être vivant n’est pas donné à tout le monde. Le découragement et la peur n’ont pas leur place dans ce genre de situation, il ne faut jamais oublier que ce sont les animaux abandonnés et blessés qui sont terrifiés.

Il est important de partager les vidéos des sauvetages de Hope For Paws parce que ce genre d’action montre que l’on peut (et qu’il faut!) s’activer pour aider les animaux, il y a toujours quelque chose à faire pour les aider.

Il est tout aussi important de les soutenir financièrement. Sans argent, pas la possibilité de payer l’essence (pour aller sur le lieu du sauvetage) ou pas la possibilité d’acheter de la nourriture (pour les attirer et les mettre en confiance pendant les sauvetages) etc. Lorsque c’est possible, un petit don de 5 euros est toujours bienvenu pour l’organisation.

Rassemblement le 15 Juin de « mon chien, ma ville »: qui on trouve derrière…

Le 15 juin aura lieu un rassemblement à Paris afin de promouvoir la place des chiens en ville, sous le mot d’ordre « mon chien, ma ville« .  Voici un article de cette initiative, résumant sa démarche et son approche. A ceci près qu’il faut auparavant savoir qui est à l’origine d’une telle initiative, en apparence « citoyenne »…

Cet article est en l’occurrence signé:

Christine d’Hauthuille, journaliste et coordinatrice du comité OKA

Ce comité OKA en question est justement à l’origine du site « mon chien, ma ville », ainsi donc que de la manifestation, le tout étant notamment soutenu par la Fondation Bardot, la SPA de Paris, etc.

Il se présente de la manière suivante sur son site:

Pourquoi OKA ?

Aux quatre coins du monde, la guerre, la misère, l’indifférence, la cupidité mettent en péril hommes, femmes et enfants… Et que dire de la faune et de la flore ? La déforestation sauvage, les pollutions à échelles industrielles obèrent chaque jour un peu plus leur avenir, donc le nôtre.

Et pourtant c’est dans les lieux les plus affligés que j’ai vraiment senti le vent du courage souffler. J’y ai vu des hommes et des femmes combattre de façon acharnée. Leur but : empêcher telle ou telle espèce de disparaître, préserver ou reconstituer un biotope, apprendre aux habitants à respecter leur environnement. Nous nous devons de rendre compte de ces désastres comme de ces batailles. Au Gabon, OKA signifie en dialecte : avance, continue !

Constitué de spécialistes, d’experts, de professionnels de l’entreprise, le comité OKA veut alerter, sensibiliser et solliciter l’opinion publique sur des actions de conservation pour qu’elles perdurent.

Sauver l’environnement en préservant la faune et la flore qui le composent est désormais un devoir civique. En sauvant notre planète, c’est nous-même que nous sauverons.

Anne Vosgien, présidente du Comité Oka

En apparence, on peut se dire: pourquoi pas? Seulement, quand on regarde les « partenaires » de ce comité OKA, on ne peut que littéralement halluciner…

Il s’agit en effet de très grandes entreprises, liées à l’exploitation animale!

On retrouveTruffaut (les jardineries également animaleries, avec 440 millions d’euros  de chiffre d’affaires), ou encore Bayer (groupe pharmaceutique avec 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec bien entendu un secteur dédié aux animaux).

On a Virbac (qui fait des produits vétérinaires, avec plus de 730 millions d’euros de chiffre d’affaires, il s’agit du  8e groupe pharmaceutique vétérinaire mondial)…

Mais on a également Pfizer (le fameux groupe pharmaceutique dont le chiffre d’affaires est de 71,13 milliards de dollars!), ainsi que Centravet (une coopérative de distribution vétérinaire des médicaments)…

On a Merial (qui produit vaccins et médicaments pour animaux et dont le chiffre d’affaires est de plus de 2,6 milliards de dollars)…

On a aussi  la FACCO, c’est-à-dire la Chambre Syndicale des Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers, qui selon ses propres mots « rassemble 26 sociétés nationales et est fortement représentative de l’Industrie française de production et de commercialisation des aliments pour animaux familiers »…

On a également Sony. Un hasard? Non, Sony se tourne vers le « marché » des animaux dits de compagnie, visant les « propriétaires » de ceux-ci avec casque, enceintes et  TV portable pour animaux…

C’est pratiquement incroyable de voir comment ces entreprises liées à l’exploitation animale ont réussi à porter une initiative « citoyenne » au moyen d’une « association » dont ils sont tous partenaires…

Et preuve que l’opération est rondement mené, le président de ce comité OKA a été… responsable national de la SPA lors de la période 2000-2006!

Et parmi les partenaires, on retrouve également la fondation 30 millions d’amis…

Une sacrée preuve de collusion du « réformisme » de la protection animale avec les grandes entreprises de l’exploitation animale… Et une nouvelle démonstration de la capacité de celle-ci à « façonner » l’opinion publique selon leurs besoins!

Il n’a jamais été aussi important de se mobiliser. Il est indéniable que la France n’est pas au top de sa forme mais est-ce une raison pour se complaire dans notre pessimisme ? Nous sommes réputés pour être des râleurs en tout genre, allons nous-rester les bras croisés sans réagir ou agir tout simplement ?

Si chacun d’entre nous doit affronter les épreuves de la vie, le chien lui reste un modèle pour son amour de la vie. Il ne la subit pas, il vit au jour le jour et guette chaque moment de joie et de plaisir. S’il ne se fait pas des nœuds dans la tête, pourquoi ne l’imitons-nous pas ?

Prenons-en de la graine. Le chien est joyeux par nature et s’il déprime c’est par notre contact. La vie en ville renferme tous les pièges pour nous rendre tristes et lui avec. C’est à nous de nous battre pour améliorer son quotidien et nous en sortirons tous grandis.

A Paris, il reste tout à faire. Le premier parc canin ou plutôt espace canin a ouvert ses portes grâce à la détermination sans faille de nos amis de l’association « chiens en ville ». Certes l’espace est petit, avec un grand socle de pierre qui trône au milieu, guère séduisant, mais l’ambiance qui y règne nous prouve que nous avions raison.

Toutes les générations s’y côtoient, les propriétaires échangent, sourient et les chiens peuvent enfin se dépenser et jouer entre eux. On ne peut que remercier la mairie du 14ème (après six ans quand même…) de s’être investie dans ce projet. Elle est pionnière mais soyons réalistes à l’égard d’autres villes de France, comme Issy les Moulineaux, Grenoble, Avignon, Toulouse, Lyon, il n’y a pas de quoi crier victoire.

Et on ne parle pas d’autres capitales européennes qui depuis longtemps ont intégré le chien dans la ville sans compter des capitales plus éloignées comme New-York. Ce n’est pas Serge Belais, vétérinaire et président d’OKA qui vous dira le contraire. Tout juste de retour des Etats-Unis il n’en revient toujours pas des espaces dédiés aux quatre pattes américains sans que cela ne pose de problème. Et même les chinois s’y mettent, c’est pas peut dire ! A Pékin, ils ont franchi le pas et même les chiens pékinois ont leur parc canin.

Alors qu’on le veuille ou non Paris reste à la traine. Sans compter le nombre incroyable d’espaces et de squares interdits totalement aux chiens. Il est aisé de comprendre que de nombreux propriétaires de chiens se sentent les mal aimés de la capitale. Et si Anne Hidalgo fraîchement élue se dit vouloir être la maire de tous les parisiens, les maitres eux ne souhaitent plus être les oubliés des citadins. Mais n’allez pas croire qu’Anne Hidalgo porte toute l’amertume des propriétaires sur ses épaules.

Juste après les élections municipales, nous avons adressé aux vingt maires d’arrondissement un questionnaire leur demandant leur position sur l’avenir du chien en ville. Huit questions et des cadeaux* portés directement à la mairie. Pour l’instant zéro réponse, aucun retour. Ce n’est pas une question de gauche, droite, vert ou jaune, les élus et ce n’est malheureusement pas une surprise considèrent peu les chiens et encore moins leurs propriétaires.

Que faut-il faire pour que nos élus comprennent qu’ils ont tout à gagner d’intégrer une vraie politique canine-citadine ? Dans ce monde de folie où nous passons les uns à côtés des autres, à l’heure où la solitude n’a jamais fait autant de dégât, le chien reste un vecteur de communication vivant et favorise le lien social. Benoit Gauthier d’Handi’chiens revendique ce lien si important : « il y a des regards qui vous jettent à terre mais pour les enfants je ne suis plus l’handicapé, je suis Benoît avec son chien Taz »

Alors parce qu’on aime nos chiens, parce qu’on aime notre ville, parce qu’une ville sans chien est une ville sans âme, bougeons-nous. L’année dernière vous avez été nombreux à vous déplacer pour notre premier rassemblement cani-citoyen, cette année nous devons nous mobiliser encore plus haut et plus fort. En attendant n’hésitez pas à signer et partager sur les réseaux sociaux notre pétition vive les chiens en ville.

Sans vous nous ne pouvons rien, alors le dimanche 15 Juin, bougez vos deux pattes, votre quatre pattes fera le reste !

Swissaid contre les cochons d’Inde

« Swissaid » est une association suisse proposant des aides au développement, et dont le président est aussi responsable de la branche suisse d’Amnesty International et un spécialiste des énergies renouvelables. A l’occasion de la coupe du monde de football, elle a repris le principe de « l’oracle » animal, initiative lamentable visant à utiliser un pauvre poulpe (présenté sous le nom de « Paul le poulpe »).

Elle a ainsi invité l’entraîneur de l’équipe nationale à assister à un oracle d’un cochon d’Inde, qui d’ailleurs a dû être assez traumatisé pour ne pas bouger, ce qui a amené Swissaid à en utiliser un autre…


Cette mise en scène a été diffusée largement, afin d’être repris dans les médias et « populariser » les actions de Swissaid.

Or, en l’occurrence, il s’agit de promouvoir l’exploitation animale des cochons d’Inde en Equateur! Les cochons d’Inde sont présentés comme une source d’engrais bio, et évidemment de viande…

Voici la présentation du « principe » mis en avant par Swissaid:

Les cochons d‘Inde produisent un excellent fumier que les paysannes et les paysans utilisent comme engrais dans leurs exploitations agricoles biologiques. Ils peuvent également se lancer dans l’élevage de cochons d’Inde et vendre les petits.

C’est un appel au crime… A ce titre d’ailleurs, Swissaid propose directement d’acheter des cochons d’Inde pour des paysans en Equateur, certificat en prime!

La « vente » est présentée en ces termes:

Une petite envie de bio?
Offrez à vos proches un certificat « Cochons d’Inde » qui aidera une famille paysanne d’Amérique du Sud

Les cochons d’Inde ne sont d’ailleurs pas les seuls cibles de Swissaid: il y a toute une série d’autres animaux…

Des animaux sont ici présentés comme des outils, comme des objets…

Derrière l’humanisme de façade se trouve ainsi la diffusion de l’exploitation animale, avec un mépris fondamental pour les animaux qui n’est même pas caché!

Sous couvert d’aider les gens en Équateur, Swissaid pousse au commerce et à l’esprit d’entreprise, sur le dos des animaux. Si l’intention était vraiment bienveillante, comment l’association pourrait-elle aussi simplement faire la promotion de la « vente des petits »?

Perquisitions visant les animaleries du fameux Quai de la Mégisserie à Paris

Cela fait longtemps que les animaleries sur le quai de la Seine à Paris ont une réputation absolument terrifiante. Ces tout petits magasins sont connus, à tort ou à raison, pour vendre beaucoup, dans des conditions douteuses, avec des trafics à l’échelle européenne derrière, et le tout dans des conditions d’hygiène très mauvaises.

Les scandales ont été très nombreux depuis déjà vingt ans, les maintes plaintes et dossiers (pour animaux en mauvaise santé) à la Direction Des Services Vétérinaires déposés n’auront jamais vraiment servis à rien jusqu’à il y a quelques jours justement…. Et encore, pour des raisons tenant plus au trafic qu’à la défense des animaux.

Ces animaleries sont effectivement puissantes… Même si dans le « milieu » de la protection animale, tout le monde connaît la sulfureuse réputation de ces « animaleries sur les quais », malgré les quelques informations rendues public, comme celle-ci dessous, la situation ne change pas, et ces malheurs infligés aux animaux durent depuis des années…

Quatre animaleries du Quai de la Mégisserie soupçonnées d’actes de cruauté envers animaux et de trafics avec les pays de l’Est et la Belgique.

Vendredi 2 mars 2001, les gendarmes pénètrent dans les dépendances du château de Coupvray en Seine et Marne. Il s’agit du domicile de Jean-Pierre Lieuvin, 50 ans et propriétaire de 4 animaleries du Quai de la Mégisserie à Paris 1er. L’horreur était au rendez-vous…

Scandale révèlé ! cadavres de chiens emballés dans des sacs poubelle, 42 chiots empilés dans des conditions effroyables, nombreux animaux sauvages conservés à l’intérieur de vastes congélateurs (lamas, cerfs, blaireaux, panthère, tortues…)

Il s’agit d’une récidive ! En 1996, Jean-Pierre Lieuvin avait déjà été condamné pour avoir notamment congelé des reptiles et des singes.

La plupart des animaux trouvés congelés en mars 2001 étaient protégés par la convention de Washington définissant le commerce des animaux en voie de disparition.
Trafic avec les pays de l’Est et de la Belgique, maltraitance animale, tels sont les chefs d’accusation retenus contre Jean-Pierre Lieuvin.

De tels actes sont intolérables. Les auteurs encourent une peine de 2 ans de prison et de 30489.80 €.
Ce tract s’appuie sur des faits réels et établis en présence de la Gendarmerie et de la presse (ci-dessous : Article du Parisien du 3 mars et du Figaro du 5 mars 2001).

Le parquet de Paris à ordonné de son coté la saisie d’animaux dans ces magasins parisiens.

Nous constations des mauvaises conditions de vie, cages exposées au soleil, aux malveillances et aux souillures ; sans parler du manque de certitude d’obtenir des certificats de vaccination en règle et des informatiions sur les maladies non décelables au moment de l’achat qui varie de 762.25 € à 2744.08 €
.
Un trafic d’animaux démantelé (Le Parisien, 03 03 2001)

Un déballage d’horreurs s’est déroulé hier matin dans les dépendances du château en ruines de Coupvray, près de Disneyland, en Seine-et-Marne. Le domaine de 35 hectares appartient au propriétaire de quatre animaleries, situées quai de la Mégisserie à Paris. Jean-Pierre Lieuvin, 50 ans, est suspecté de profiter d’un trafic d’animaux importés des pays de l’Est via la Belgique. Il devra expliquer aujourd’hui aux douanes et à la gendarmerie de Meaux la provenance des animaux vivants et morts retrouvés chez lui. Le parquet de Paris a ordonné de son coté la saisie d’animaux dans ses magasins parisiens, effectuée hier matin.

Des tortues, une tète de cerf, une panthère…

Il est 8 h 30, hier, quand les gendarmes de Meaux, la fondation 30 millions d’amis et l’office national de la chasse entrent au domaine seine-et-marnais. Ils sortent des congélateurs des dizaines d’animaux, dont certains sont protégés par la convention de Washington.

Quinze chiots de races différentes, des tortues, une tète de cerf, un renard et une panthère enveloppée dans un sac-poubelle s’alignent recroquevillés au pied de la bâtisse. Les enquêteurs découvrent encore un lama, des perroquets et des blaireaux congelés. Le propriétaire explique qu’il stocke les cadavres d’animaux en attendant le passage de l’équarrisseur. Hypothèse :Les animaux exotiques étaient destinés à être empaillés puis revendus.

Maltraitance
Dans les étages des dépendances délabrées, quarante-deux chiots jappent à l’étroit dans de petites cages. Dehors, un dogue de Bordeaux souffre de la gale.  » C’est un état évident de maltraitance « , accuse un membre de la fondation. Nous allons essayer de cumuler les faits de maltraitance pour prouver le délit de cruauté, passible de deux ans de prison et de 200 000 F d’amendes.
« Le commerçant avait déjà été verbalisé en 1996 pour provenance illicite d’animaux. » On avait retrouvé à l’époque des panthères, des singes et des reptiles congelés « , se souvient un agent de l’Office national de la chasse. La récidive révolte Réha Hutin de l’association 30 millions d’amis :  » Dans ce domaine, les gens gardent le carnet d’adresses et continuent leur activité illégale. Il faut dépasser la simple amende et condamner lourdement ces personnes pour les dissuader de recommencer.  »

Valentine Roussea
Le Parisien, 03 03 2001

Et voici donc un nouveau scandale de plus, 8 ans après la condamnation du gérant pour mauvais traitements sur les animaux (en 2006 donc), et on voit que rien n’a changé depuis…

En effet, mardi matin, les animaleries (ainsi que des domiciles et des cabinets de vétérinaires) ont été perquisitionnées par des policiers, des douaniers, des vétérinaires et des agents de la cellule anti-trafic de la SPA.

En effet, cela faisait une année que ces commerces étaient suspectés de trafic d’animaux, les animaux étaient achetés à bas prix en Europe de l’est pour être revendus en France 10 fois plus cher et avec de faux papiers. De faux papiers relatifs à leur transport, mais aussi de faux papiers vétérinaires avec tromperie sur l’âge de l’animal et sur ses vaccins.

Par ailleurs, les enquêteurs du service national des douanes judiciaires et du groupe d’intervention régional de Paris, supposent aussi des mauvais traitements infligés aux animaux. C’est un fait très connu, que les animaux de ces animaleries sont dans un état déplorable, les témoignages abondent le net, par exemple :

Au final, les chefs d’accusation dans cette nouvelle affaire sont les suivants : tromperie, escroquerie, blanchiment d’argent, abus de biens sociaux, maltraitance animale, exercice illégal de la médecine vétérinaire.

Est visé dans cette affaire notamment le propriétaire de quatre des sept animaleries mises en cause, nommées « La Perruche Bleue », « L’Aqualumineux », « Le Paradis des Oiseaux » et « L’Oisellerie du Châtelet ».

Celui-ci a un château dans la commune de Gouvernes en Seine-et-Marne, où étaient cachés en l’occurrence une cinquantaine d’animaux malades. La personne avait déjà été condamnée en 2006 à 5000 euros d’amende et trois ans d’interdiction d’exercer une profession impliquant la détention ou l’élevage d’animaux domestiques…

Suite à cette perquisition, une centaine de chiens et chats ont été retiré de cet enfer et placé en refuge. Heureusement, des chiens et des chats sont sortis de là, mais qu’en est-il des rongeurs, des oiseaux et des poissons qui sont également vendus là-bas ?!

Peut-on espérer que ce commerce du quai de la Mégisserie va enfin cesser ? On notera également que dans cette affaire, c’est la SPA (de Paris) qui doit s’occuper des animaux, sans aide de la police… Comme si l’État, en quelque sorte, n’attaquait que le trafic, sans se préoccuper des animaux, qui sont alors « refilés » à la SPA (de Paris) qui doit gérer tout cela avec ses propres moyens.

Les animaleries des quais de Seine ont une très mauvaise réputation depuis longtemps. Ces commerces auraient dus être détruits depuis bien longtemps ; la SPA de Paris tente depuis pas moins de vingt ans d’aller en ce sens.

Jonglant pourtant de condamnations en condamnations pour le gérant, ces lieux d’exploitation et de profits sont toujours là, malgré la souffrance qu’y endurent les animaux.

Si l’on veut vivre avec un animal « de compagnie », il faut se tourner vers les refuges, des milliers d’animaux y attendent un nouveau foyer. Quand on est face à l’horreur des animaux vendus en animaleries, en acheter un en se disant qu’on le sauve de cet enfer n’est pas la solution : pour 1 animal acheté 10 viendront le replacer. Alimenter ces commerces est quelque chose qu’il faut arrêter au plus vite, c’est la simple loi de l’offre et de la demande : si l’on achète pas ce que l’on propose, on ne le vend plus !

Plusieurs centaines de chats disparaissent en Essonne

En l’espace de 2 ans, plus de 500 chats ont étrangement disparu en Ile-de-France dans l’Essonne (91), et les cas identiques de disparitions sont dorénavant signalés dans le département voisin des Yvelines (78).

Les médias commencent à relayer le phénomène, comme en témoigne l’article ci-dessous.

Une page Facebook, Chats Disparus 91 Essonne,  a été créée afin de recenser les disparitions et de monter un dossier.

Un animal qui disparaît, sans savoir comment il va, si il est vivant ou non, est quelque chose de terrible à vivre, l’attente et l’espoir de le retrouver sont insupportables. Nous tenons à souhaiter beaucoup de courage aux personnes qui ont vu leurs chats disparaître.

Il faut cependant également souligner que ce n’est pas un fait-divers. Ces disparitions ne sont pas quelque chose de nouveau, de par le passé déjà les trafics – notamment pour les laboratoires – ont pu être très importants.

Est-ce le cas ici, ou bien est-ce que cela concerne le trafic autour de la vente privée d’animaux dit de compagnie? Dans tous les cas, on voit bien ici comment les animaux sont des victimes de la quête de profit, sont la cible d’odieux trafic!

Faits divers

En un peu plus de deux ans, près de 500 chats ont disparu dans le département de l’Essonne. Face à l’indifférence des autorités et des collectivités locales, un collectif tente d’alerter l’opinion publique.

« C’était en février, raconte Priscilla, qui avec trois de ses amis, gère le collectif  chats disparus 91. Un jour, Gizmo, mon chat de gouttières, n’est plus rentré à la maison. » Triste de perdre son compagnon à quatre pattes, la jeune femme se lance dans des recherches, aussi bien sur le terrain que sur Internet, consultant inlassablement des sites recensant les chats disparus.

« J’ai compris alors que, dans l’Essonne, c’était presque une épidémie. » Dans la vallée de la Juine, du côté de Dourdan, Milly-la-Forêt, mais aussi près de l’agglomération de Corbeil-Essonnes, les disparitions de félins sont légions.

Elle décide alors, avec ses camarades concernés comme elle, de recenser les disparitions. « Nous essayons de collecter le plus d’informations possibles, même si, objectivement nous n’avons pas d’espoir de revoir nos animaux. » Leur collectif  Chats disparus 91 Essonne s’est doté d’une page Facebook et remue ciel et terre pour se faire connaître.

« Obliger les pouvoirs publics à agir »
Leur but ? Faire bouger les choses ! « Il n’y a pas que dans l’Essonne que la situation s’amplifie, précise la jeune femme révoltée. Dans les Yvelines, aussi, le phénomène s’accentue. Et personne ne fait rien ! » Collectivités locales, maires, forces de l’ordre…

Les quatre amis ne ménagent pas leurs efforts pour obliger les pouvoirs publics à agir. Mais c’est dur : « Ce n’est qu’un chat, nous répond systématiquement la police et la gendarmerie quand on signale une disparition supplémentaire. Nous, propriétaires d’animaux, devons souscrire à nombre d’obligations : les faire tatouer, stériliser… Mais c’est purement gratuit. Quand il arrive quelque chose, tout le monde s’en moque et c’est scandaleux ! »

Quant à la question qui lui taraude l’esprit, qu’est-il arrivé à son petit chat, Priscilla préfère ne pas trop y penser : « On a des idées, des soupçons, mais pas de preuve : les animaux ont-ils été kidnappés pour leur peau, ont-ils été mangés ou vendus à des laboratoires, pour des tests ? »

Les investigations officieuses des propriétaires de chats disparus mènent à plusieurs pistes. « On a eu vent d’informations, reconnaît Priscilla, mais c’est à la police de mener l’enquête, pas au citoyen ! »

En attendant qu’on lui dise un jour peut-être, ce qu’il est arrivé à Guizmo, la jeune femme fait désormais très attention à son autre compagnon à quatre pattes, Salem. Ce matou, trouvé dans la rue alors qu’il était tout petit et malade, coulait jusqu’ici des jours heureux chez Priscilla.

« Mais j’ai trop peur et je ne le laisse plus sortir, alors il dépérit, enfermé à la maison. » Quand son copain de jeu a disparu, il est resté des semaines entières à l’attendre. « Il scrutait la fenêtre, sans manger, sans dormir, attendant que Guizmo revienne. Ça m’a vraiment fait mal au cœur… « 

Un garçon de 9 ans au secours des chiens aux Philippines

La situation des animaux dits domestiques est terrifiante. En France, ce ne sont pas moins de 100 000 animaux qui sont abandonnés chaque année.

Certains de ces animaux abandonnés tentent de continuer de vivre tant bien que mal dans la rue, et soit ils sont au strict minimum « surveillés » comme le sont les « chats libres », soit ils tentent de survivre parce qu’ils n’ont pas retrouvé leur foyer, ou soit parce que personne ne veut d’eux.

Suite à cet acte lâche qu’est l’abandon,  l’animal pourra éventuellement être trouvé et conduit en fourrière pour un très court laps de temps qui n’est que de 8 jours pour qu’on vienne le récupérer. 8 jours c’est très peu, et le destin des animaux qui se retrouvent en fourrière est dramatiquement fatal…

En effet, si au bout de ces 8 jours l’animal n’est pas réclamé, le gestionnaire de la fourrière peut le proposer à un refuge ou le faire euthanasier – en théorie, l’euthanasie sera faite si le vétérinaire en constate la nécessité et le dernier recours ; mais en pratique, les refuges sont surchargés et manquent de moyens…
C’est pour cela que les refuges jouent un rôle vital!

C’est un sujet dramatiquement récurrent car, pour les animaux, le bout du tunnel semble terriblement loin.

Ceci étant, chacun et chacune peut aider selon ses moyens : adoptions, dons financiers (même une petite somme a son importance), dons de matériel, dons de nourriture, se proposer comme famille d’accueil, aller chercher un animal en danger, faire du transport jusqu’au refuge ou jusque chez la famille d’adoption, parrainer un animal, donner un peu de son temps dans un refuge (que se soit pour laver, nourrir, sortir les animaux, ou bien s’occuper de tout ce qui est administratif ou encore faire un site web pour le refuge).

Il est aussi possible d’aider selon ses compétences artistiques (comme ici ou ).

Rester optimiste et garder espoir reste difficile au vu de l’immensité de la tâche à accomplir, mais dans ce chaos, une initiative pleine d’altruisme devrait servir d’exemple. Ken est jeune garçon philippin âgé de 9 ans qui nourrissait dans la rue les chiens errants. Tous les jours, Ken partait avec un sac à dos rempli de nourriture.


Le père de Ken, qui l’avait suivi car intrigué par ses sorties quotidiennes avec systématiquement son sac à dos, puis très ému par l’attitude de son fils, lui a promis de l’aider et a décidé de relayer cette très belle action sur le net.

Sachant que père et fils voulaient ouvrir un refuge pour ces chiens des rues affamés et malades, des promesses de dons ont été faites et un site internet, Happy Animals Club, a été créé.


Depuis le mois de mai, grâce aux dons récoltés, Ken et son père peuvent louer un local de 1000 m² pour accueillir les animaux qu’ils gardaient jusqu’alors dans leur garage. La location de ce local est due à la générosité des donateurs (pour faire un don c’est sur cette page).

Par ailleurs, avant l’acquisition de ce local Ken s’occupait de 3 chiens malades : Brownie, White Puppie et Blackie, grâce aux dons Ken leur a acheté de la nourriture et les a fait soigner. Comme les photos ci-dessous l’illustrent l’action de Ken porte merveilleusement bien ses fruits !


Avoir autant de générosité et de compassion à 9 ans est exemplaire. Ce que réalise ce jeune garçon est merveilleux, il donne une belle leçon à tout ce pessimisme ambiant en montrant tout simplement qu’il faut se bouger parce que les animaux ont besoin d’aide. Tout le temps, une aide de plus en plus grande et une aide très rapidement. Une telle solidarité de la part d’un enfant de 9 ans est à soutenir et à imiter!

Se lamenter, se dire qu’on ne peut rien faire ne sert strictement à rien et n’apporte absolument aucune aide pour les animaux. Le dévoué Ken montre une chose vitale et indispensable à garder toujours à l’esprit : ce sont les animaux qui souffrent et qui ont besoin d’aide !

La haine des pigeons, de Roland-Garros à Montastruc-la-Conseillère

Le tournoi de tennis de Roland Garros s’est terminé hier, et avec lui l’activité annuelle de la SARL Fauconnerie Merlyn. La Fédération Française de Tennis ne compte pas seulement élargir, aux dépens des serres voisines, l’un des terrains de jeu préféré des habitants d’Auteuil-Neuilly-Passy.

Elle compte également se débarrasser des pigeons, avec cette entreprise fournissant des buses et des faucons (pour une activité de 260 jours par an), et dont le responsable exprime sa fierté d’avoir « nettoyé Deauville ».

Ce dernier a également expliqué de la manière suivante le « bilan » de son activité :

« Quand on est arrivés il y a 3 ans, il y avait 200 couples de pigeons, il y en avait partout, on a halluciné ! L’année dernière, ils n’étaient plus que 75 et cette année on en a compté seulement 15. »

Pour montrer à quel point tout cela relève à la fois du mauvais goût et de l’exploitation animale, voici ce qu’explique une dépêche de l’AFP :

« Le fauconnier utilise des buses, qui vont d’un point fixe à un autre, et des faucons, qui eux ne se posent jamais.

C’est pour cela que tous les jours de la quinzaine du tournoi, un faucon vole de façon circulaire au dessus du site, en fin d’après-midi, à environ 80km/h.

« Le matin, il y a 1000 pigeons qui quittent le Bois de Boulogne pour aller manger à Paris et qui survolent le site. Le soir quand ils rentrent à la maison, ils repassent au-dessus de Roland-Garros et sont attirés par la profusion de nourriture accumulée tout au long de la journée », explique M. Verschatse.

« Alors on installe une aire d’insécurité. La présence du rapace fait très peur », souligne-t-il en insistant sur le fait que ses oiseaux ne tuent pas les pigeons.

Tara, mais aussi 007, Chucky (comme la poupée sanglante des films d’horreur) ou encore Sarko – « il est petit, marrant, il est partout alors on l’a appelé +Sarko+ ! » explique le fauconnier en référence à l’ancien président français Nicolas Sarkozy – ont été formés à l’effarouchage.

Pris à 3 mois, ils travailleront ainsi jusqu’à leur 10-12 ans, avant de prendre leur retraite. Ils se consacreront alors à la reproduction pendant les 10 bonnes dernières années de leur vie.

Ces oiseaux, au sale caractère et à la vue 15 fois supérieure à celle d’un humain, pèsent environ un kilo et ont besoin d’1% de leur poids de nourriture quotidienne, uniquement de la viande crue (poulet, canard, perdrix, souris).

« Et le kilo de rats est à 17 euros ! », lance M. Verschatse, passionné de rapaces mais aussi de tennis. »

Tout cela est assez lamentable et est une nouvelle expression du caractère systématique de l’exploitation animale. Bien entendu, on est ici dans l’artisanat, mais il est facile de voir comment on peut vite passer à un niveau industriel : pour dénaturer, on ne recule ici devant rien !

Toutefois, il va de soi que ces tentatives sont absolument vaines. La prétention humaine à « rejeter » la Nature loin d’elle-même n’est que pure vanité.

On a eu il y a deux semaines d’ailleurs un exemple terrible de « dépigeonnage », à Montastruc-la-Conseillère dans le Sud-Ouest. Dans cette bourgade d’un peu plus de 3 000 personnes, on y est allé avec l’accord de la préfecture, à coups de fusils, sans crier gare et alors que les gens n’étaient pas au courant…

Voici ce que raconte la Dépêche :

À Montastruc-la-Conseillère, la battue officielle qui a eu lieu la semaine dernière -80 pigeons tués au fusil- n’est pas restée sans suites. Plusieurs habitants se sont plaints en mairie, choqués, disent certains, «par de la technique employée, des coups de feux en pleine ville, digne du moyen âge». L’association «Nos amis les oiseaux» (Nalo) monte au créneau par une plainte déposée en ligne, adressée au procureur de la République.

Nalo estime avoir relevé deux illégalités et compte même adresser un dossier à Bruxelles. «Il est interdit d’utiliser des armes en plein cœur de la ville et interdit de mettre à mort des pigeons, animaux domestiques, avec armes à feux, sans compter qu’un arrêté préfectoral est obligatoire pour n’importe quelle battue, un arrêté municipal ne suffisant pas» explique Pascal Cousin, le président de Nalo.

Le maire, Michel Anguille n’avait hier, «toujours pas reçu de plainte officielle». Il ajoute : «Nous aviserons avec notre avocat si cette plainte arrive…»

Voici un témoignage publié :

Un riverain, Yoann Berenguer, a été «scandalisé de voir des chasseurs, arme à la main, en plein centre du village, tirant à tout va alors que des villageois se promenaient». Aurore Laffite s’est dite «choquée d’assister à l’agonie d’un pigeon dans une mare de sang devant chez elle. Ma fille de 8 ans a rapporté ce pigeon blessé à un des chasseurs qui n’a rien trouvé de mieux que de tordre le cou de l’oiseau devant elle».

Que dire ? Ces gens font ce qu’ils veulent, ils se croient tout permis, car ils ont le rapport de force et l’idéologie qui dominent la société ! Aux amis et amies des animaux d’assumer la bataille!

« Ceux qui savaient son âge, quarante ans sonnés, avaient un petit frisson »

Avec ça, il oubliait d’embellir ; un revenant à regarder ! Le poison le travaillait rudement.

Son corps imbibé d’alcool se ratatinait comme les fœtus qui sont dans des bocaux, chez les pharmaciens. Quand il se mettait devant une fenêtre, on apercevait le jour au travers de ses côtes, tant il était maigre.

Les joues creuses, les yeux dégouttants, pleurant assez de cire pour fournir une cathédrale, il ne gardait que sa truffe de fleurie, belle et rouge, pareille à un œillet au milieu de sa trogne dévastée.

Ceux qui savaient son âge, quarante ans sonnés, avaient un petit frisson, lorsqu’il passait, courbé, vacillant, vieux comme les rues. Et le tremblement de ses mains redoublait, sa main droite surtout battait tellement la breloque que, certains jours, il devait prendre son verre dans ses deux poings, pour le porter à ses lèvres.

Oh ! ce nom de Dieu de tremblement ! c’était la seule chose qui le taquinât encore, au milieu de sa vacherie générale ! On l’entendait grogner des injures féroces contre ses mains.

D’autres fois, on le voyait pendant des heures en contemplation devant ses mains qui dansaient, les regardant sauter comme des grenouilles, sans rien dire, ne se fâchant plus, ayant l’air de chercher quelle mécanique intérieure pouvait leur faire faire joujou de la sorte ; et un soir, Gervaise l’avait trouvé ainsi, avec deux grosses larmes qui coulaient sur ses joues cuites de pochard.

Le dernier été, pendant lequel Nana traîna chez ses parents les restes de ses nuits, fut surtout mauvais pour Coupeau. Sa voix changea complètement, comme si le fil-en-quatre avait mis une musique nouvelle dans gorge. Il devint sourd d’une oreille. Puis, en quelques jours, sa vue baissa ; il lui fallait tenir la rampe de l’escalier, s’il ne voulait pas dégringoler.

Quant à sa santé, elle se reposait, comme on dit. Il avait des maux de tête abominables, des étourdissements qui lui faisaient voir trente-six chandelles.

Tout d’un coup, des douleurs aiguës le prenaient dans les bras et dans les jambes ; il pâlissait, il était obligé de s’asseoir, et restait sur une chaise hébété pendant des heures ; même, après une de ces crises, il avait gardé son bras paralysé tout un jour. Plusieurs fois, il s’alita ; il se pelotonnait, se cachait sous le drap, avec le souffle fort et continu d’un animal qui souffre.

Alors, les extravagances de Sainte-Anne recommençaient. Méfiant, inquiet, tourmenté d’une fièvre ardente, il se roulait dans des rages folles, déchirait ses blouses mordait les meubles, de sa mâchoire convulsée ; ou bien il tombait à un grand attendrissement, lâchant des plaintes de fille, sanglotant et se lamentant de n’être aimé par personne.

Un soir, Gervaise et Nana, qui rentraient ensemble, ne le trouvèrent plus dans son lit. À sa place, il avait couché le traversin. Et, quand elles le découvrirent, caché entre le lit et le mur, il claquait des dents, il racontait que des hommes allaient venir l’assassiner. Les deux femmes durent le recoucher et le rassurer comme un enfant.

Coupeau ne connaissait qu’un remède, se coller sa chopine de cric, un coup de bâton dans l’estomac, qui le mettait debout. Tous les matins, il guérissait ainsi sa pituite.

La mémoire avait filé depuis longtemps, son crâne était vide ; et il ne se trouvait pas plus tôt sur les pieds, qu’il blaguait la maladie. Il n’avait jamais été malade. Oui, il en était à ce point où l’on crève en disant qu’on se porte bien. D’ailleurs, il déménageait aussi pour le reste.

Quand Nana rentrait, après des six semaines de promenade, il semblait croire qu’elle revenait d’une commission dans le quartier. Souvent, accrochée au bras d’un monsieur, elle le rencontrait et rigolait, sans qu’il la reconnût. Enfin, il ne comptait plus, elle se serait assise sur lui, si elle n’avait pas trouvé de chaise.

Zola, L’assommoir

Suzi Handicap Animal, dans le Calvados

Suzi Handicap Animal est une association du Calvados, en Basse-Normandie, qui s’occupe des animaux souffrant de handicaps. C’est une tâche à la fois difficile et impérativement nécessaire! Cela demande à la fois de l’abnégation et de l’organisation.

Voici une présentation de l’association par le Pays d’Auge:

Mézidon-Canon
Elles remettent sur pattes les animaux handicapés
A Mézidon, l’association créée par Stéphanie Lisicki recueille des animaux handicapés, promis à une mort certaine.

Auxiliaire vétérinaire de profession, Stéphanie Lisicki consacre une grande partie de son temps aux animaux. Et plus particulièrement aux animaux handicapés.

“Durant mon enfance, nous avons recueilli une jument âgée de 15 ans et prénommée Suzi, que l’on disait condamnée. Je l’ai soignée tous les jours et elle a vécu jusqu’à l’âge de 28 ans. Elle m’a marquée à vie” raconte la jeune femme de 25 ans.
Souvent abandonnés par leurs maîtres

Le 7 avril, Stéphanie et Michelle, sa mère, ont créé l’association “Suzi handicap animal” dont le but est de sauver des animaux promis à une mort certaine. “Certains sont aveugles, d’autres n’ont que trois pattes, explique la présidente. Ils sont souvent abandonnés par leurs anciens maîtres, nous les récupérons dans des états pitoyables”.

Dans sa maison, à Mézidon-Canon, l’auxiliaire vétérinaire héberge une quarantaine d’animaux : des chiens, des chats, des cochons d’Inde, des rats, des lapins, des hamsters, des reptiles…. mais aussi des cochons et six chevaux sur un terrain, à Moult. “

Ils peuvent être handicapés depuis la naissance ou suite à un accident. Mais certains le sont aussi à cause de la cruauté de leurs anciens maîtres”, dénonce Michelle Lisicki.

Un appel aux dons

Entre les frais de nourriture, la location de l’herbage et les soins vétérinaires, les dépenses de l’association explosent. L’équipement représente aussi un budget conséquent. “Un des chiens, qui a trois pattes, avait besoin d’un chariot pour se promener. Il nous a coûté 400 euros”, souligne Stéphanie.

L’argent récolté sur les brocantes et les collectes alimentaires dans les supermarchés apportent une bouffée d’oxygène, mais ne suffisent pas. L’association lance donc un appel aux dons.

“Grâce à notre site Internet et notre page facebook, des gens nous soutiennent déjà. La plupart habite loin : région parisienne, Corse, Guadeloupe… Mais localement, c’est plus difficile”, constatent les deux femmes. Une fois remis sur pattes, les animaux peuvent être adoptés ou placés en famille d’accueil.

√ Renseignements sur le site de l’association : suzihandicapanimal.asso-web.com et sa page facebook.

Voici à titre d’exemple les besoins de cette association (dont le facebook est ici):

Petit aperçu de la liste de nos besoins Mensuels SEULEMENT en alimentation & litière pour nos animaux actuels de l’association :

– 30 KG de granulés lapins Vercele laga
– 5 KG de granulés pour cochons d’inde
– 3 KG d alimentation rats
– 3 KG d’alimentation chinchillas
– 4 KG d’alimentation furets
– 50 KG de croquettes chiens
– 60 KG de croquettes chats
– 50 KG de boîtes humides pour chiens
– 18 KG de boites humides chats
– 1 Tonne de paille été comme hiver
-1 Tonne de foin été comme hiver
– 560 KG d’aliments pour chevaux
– 400 KG de carottes quand c’est la saison hivernal
– 50 salades
– 120 KG de copeaux litières
– 500 Litres de litière chats
– 8 paquets de foin de 2.5 KG NAC

Voilà ce dont ont a besoin tous les mois actuellement et depuis longtemps pour alimenter et faire les litières de nos protégés…

+ SOINS VÉTÉRINAIRES ( Environ 500 euros par mois si pas de catastrophes en plus…. )

+ EQUIPEMENTS ( couvertures , paniers, cages , jeux , arbre à chat etc…. )

+ LOCATION DES HERBAGES des chevaux ( Ou nous les installons avec box , abris et champs )