• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

« Voici pourquoi je (re)mange de la viande »

Reporterre est un média qui est apparu il y a quelques temps comme sorte d’organe de presse sur internet des courants de la décroissance. C’est un peu EELV en mode moins bobo et plus hippie décroissant regrettant le passé qu’il imagine évidemment « pur ».

Nous avons déjà dit maintes fois que tout cela était fondamentalement anti-vegan, parce que le veganisme de par les matières premières qui y sont impliquées exige des échanges internationaux et la grande production.

Les décroissants veulent la petite production, donc l’exploitation animale y est nécessaire. Reporterre a publié un article tout à fait dans cet esprit, intitulé Voici pourquoi je (re)mange de la viande.

Le début de l’article est tout à fait révélateur. Dans un esprit candide la personne végétarienne découvre le terroir…

Je suis devenue végétarienne il y a cinq ans, par conviction écologique. Aujourd’hui, je remange de la viande… par conviction écologique.

J’ai renoncé aux cuisses de poulet et au rôti de veau en 2010, lors d’un séjour au Chiapas mexicain.

Là-bas, dans les montagnes, des communautés rurales mal nourries cultivent d’arrache-pied des lopins caillouteux pour y faire pousser du café. Et à moins de dix kilomètres, dans des plaines fertiles, des milliers de vaches paissent, attendant d’être réduites en steaks congelés pour le marché états-unien. Vision saisissante d’un système agricole absurde.

Écœurée, je décidais alors de ne plus prendre part à ce cirque. Devenir végétarienne était un acte à ma portée, ma petite contribution au bien-être animal, à la préservation de la planète et à la lutte contre les inégalités sociales. Du moins, c’était mon avis jusqu’à peu.

En avril dernier, je suis partie en vélo à la rencontre des paysans. De ferme en ferme, j’ai découvert un monde que je pensais connaître. J’ai trébuché, les pieds pris dans mes a priori. Voilà ce qui arrive quand on troque ses bottines contre des bottes. Car la surprise est dans le pré. Surtout, je n’imaginais pas, en enfourchant ma bicyclette, que je redeviendrais carnivore.

Découverte d’un troupeau de chèvres dans les Pyrénées, d’un élevage de brebis dans le Piémont italien, de petits paysans avec leurs animaux en Roumanie… Voilà ce qui fait changer d’avis notre végétarienne, qui conclue triomphalement :

Finalement, l’équation « écolo égale végétarien » n’est peut-être pas si juste.

Nous avons besoin de l’élevage, nous avons besoin des animaux. Oyez, amis de la nature, j’en suis désormais convaincue : la solidarité avec les paysans et la planète ne passe pas par le refus catégorique de consommer carné.

Elle passe par le refus catégorique d’un élevage industriel, fondé sur la technologie tous azimuts, avec insémination artificielle, puçage et « nutrition de précision ».

Et elle passe par la dégustation (à fréquence modérée) d’un bon gigot d’agneau acheté en vente directe au berger du canton !

Une telle approche est provocatrice, mais elle ne doit pas étonner : ces gens disent la même chose que Pétain avec son retour à la terre, donc on ne doit pas être étonné de leur mystique, qui ose affirmer que l’élevage serait « naturel », que les animaux en sont très contents…

Tout cela pour justifier leur envie de retourner en arrière, à l’époque des artisans et des petits paysans qui vivraient de manière « heureuse », en étant « sincère », « honnête », etc. comme l’explique en général le discours romantique qui fantasme sur le passé.

Tout cela encore et toujours avec un seul but : freiner, empêcher l’inéluctable devoir qu’est le véganisme à l’échelle de toute l’humanité.

« Marseille : ce n’est pas le cannabis qui tue, c’est la prohibition »

Profitant de l’émotion provoquée par la mort de deux adolescents à Marseille, sur fond de trafic de drogues, le quotidien Libération s’est de nouveau lancé dans un éloge de la dépénalisation…

C’est une obsession : il y a quelques jours, nous parlions de leur autre édito (« Et si Macron était aussi libéral avec le cannabis ?« ).

Comme quoi, aux yeux de Libération (et des bobos), tous les prétextes sont bons pour justifier l’ouverture d’un nouveau marché pour le business, pour renforcer la fuite individualiste…

Face aux drogues, une seule solution : une culture positive reconnaissant la Nature, niant les fuites dans les paradis artificiels (y compris religieux), l’écrasement des mafias.

Marseille : ce n’est pas le cannabis qui tue, c’est la prohibition

Edito

Est-il acceptable de mourir sous les balles, dans une cité en France, quand on a 15 ans ? Non. C’est pourtant ce qui s’est produit à Marseille, cité des Lauriers, dans la nuit de samedi à dimanche. Deux ados et un homme de 23 ans ont été tués dans une cage d’escalier.

Règlement de comptes ? Victimes touchées par hasard ? Intimidation ? Guerre de territoire ? On ne sait. Cette cité étant un lieu de deal, «l’hypothèse de meurtres liés au trafic de stupéfiants [est] à ce stade privilégiée», a indiqué dimanche le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Lundi, le procureur Brice Robin a été plus prudent: «C’est une des hypothèses envisagées […] mais il n’y a aucune certitude sur le fait que ces trois personnes étaient liées au trafic de stupéfiants.»

Comme toujours, les autorités ont immédiatement endossé leur costume martial. Le Premier ministre, Manuel Valls, a tweeté : «Rien n’arrêtera la détermination de l’Etat à lutter contre le crime organisé.»

Pourtant, s’il y a un échec, c’est bien le leur. A la cité des Lauriers, un réseau avait été démantelé en mai, mais le marché des stupéfiants déteste le vide : faites tomber une filière, une autre la remplace. Saisissez une tonne, deux sont déjà en route.

La mécanique est implacable et François Hollande n’aurait pas dû plastronner le 18 octobre devant les Douanes pour les féliciter d’une saisie de 7 tonnes de cannabis à Paris : en la matière, il n’y a pas de succès, les policiers agissent comme des régulateurs du marché. Et ce n’est pas leur faute : «On tente de vider la mer avec une petite cuillère», résumait l’un d’eux il y a quelques années.

Cazeneuve a beau égrener les prises à Marseille – en 2015, «10 réseaux majeurs de trafiquants démantelés, 132 individus écroués, 1,5 tonne de cannabis et 39 kilos de cocaïne saisis» -, sa tâche est un mélange de Sisyphe et de tonneau des Danaïdes, synonyme d’éternel recommencement.

En 2010, dans une autre cité marseillaise, le Clos des Roses, un jeune de 16 ans était mort sous les balles, créant une émotion intense. La réponse des autorités ?

La gauche fait comme la droite: plus de police, plus d’enquêtes. Nécessaire, sans doute. Suffisant ? Pas vraiment. Cinq ans plus tard, malgré d’évidents «succès» policiers, on en revient au point de départ. Avec, sur le carreau, non plus un jeune, mais deux.

Il est temps de réfléchir autrement. Ce qui tue, ce n’est pas le cannabis, principal produit en vente dans ces cités. Ce qui tue, c’est la prohibition, système injuste et inefficace mais meilleur allié des trafiquants, puisque l’interdiction du produit justifie leur activité.

Il faudra un jour l’admettre et ce sera douloureux, tant cela remet en cause les peurs, tabous et préjugés. Mais d’autres pays s’en sont libérés : l’Uruguay s’est lancé sur la voie d’un marché régulé du cannabis par lassitude face aux règlements de compte. En France, on doit se poser la question d’une forme de légalisation.

Sinon, quel que soit le nombre de policiers et ministres envoyés sur place, d’autres ados tomberont sous les balles.

« Le Plan Chat »

Hier, 400 associations s’occupant de refuges pour chats avaient fermé leur porte pour une journée, en signe de protestation contre leur situation terrible.

Nous en avions déjà parlé : la situation des associations est catastrophique de par leur manque de moyens. L’Etat ne fait rien et compte pourtant sur elles pour gérer la situation… Alors qu’en même temps, une société fondée sur le profit et organisant son architecture en fonction, n’a rien à faire des animaux et rejette la Nature.

Aujourd’hui est remis un plan de proposition au gouvernement. Le voici.

« Le Plan Chat »

la stérilisation obligatoire pour résoudre le probléme de la prolifération des chats en France

Fait par l’Association NALA – Nos Amis Les Animaux 85480 (Vendée)

0/ Introduction

Ce document, préparé pour « Le collectif chats 100% stérilisation obligatoire » vise à endiguer la croissance de la population féline en France et tous les problèmes concomitants. La problématique des chats harets et de la surpopulation de chats dans les refuges est devenue très importante, en France comme dans d’autres pays européens.

En 5 chapitres nous traitons la nature du problème de la prolifération des chats des différents points de vue, les causes de la prolifération des chats, l’ampleur du problème et les solutions. La stérilisation des chats de compagnie ainsi que de chats harets apparaît dès lors comme une solution pour contrôler la croissance de la population féline. C’est une solution qu’on a mis en place en Belgique.

Nous demandons au gouvernement d’étudier la possibilité d’introduire un plan de stérilisation obligatoire des chats et nous l’encourageons à créer un groupe de travail avec nous et avec des représentants de sociétés protectrices des animaux et de sociétés pour les droits des animaux et d’autres interessés, comme des vétérinaires, des associations de consommateurs, des éleveurs et ainsi de suite pour étudier d’autres mesures éventuelles.

Qui sommes nous – Qui est le Collectif ?

« Le collectif chats 100 % stérilisation obligatoire » est né fin 2014 de l’urgence absolue de mettre un terme à la prolifération anarchique de chats dans toute la France. À ce jour, presque 500 associations (liste des associations en Annexe 1) se sont inscrites dans le collectif.

Présidents, salariés, bénévoles, qu’il s’agisse de petites structures ou de plus grandes associations, sont unanimes à nous dire qu’ils ne savent pas comment ils vont aborder les prochaines échéances.

Même les organisations les plus anciennes sont inquiètes. La situation se dégrade de façon notable. Pas une seule association n’échappe à de très graves difficultés. Toutes accusent une baisse des adhésions, des dons et des aides tandis que les abandons se multiplient et que les capacités des refuges sont largement dépassées.

Tant qu’il n’y aura pas une meilleure adéquation entre le nombre d’animaux qui naissent et celui de ceux qui peuvent être adoptés, nous assisterons à un immense gâchis de vies au grand désespoir de tous ceux qui aiment les animaux et veulent leur porter secours.

1/ La nature du problème de la prolifération des chats en France

Du point de vue des chats Gaia (Belgique): “Chez les chats, 1+1=6, parfois plus de deux fois par an. « Laisser faire la nature », c’est donner la vie à 36 chats en l’espace de 16 mois… et revient souvent à leur donner la mort.”

Le chat domestique, Felis silvestris catus, est né de la domestication de la sous-espèce africaine, Felis silvestris lybica, elle-même issue du chat sauvage, Felis sylvestris. En France on estime un nombre de plus de 10 millions de chats « libres » c.a.d. les chats errants et harets et plus de 12 millions de chats de compagnie. A noter qu’à la base, tous les chats libres proviennent de chats abandonnés ou perdus non identifiés et non stérilisés.

Les chats errants sont à l’origine des animaux de compagnie qui ont été abandonnés ou perdus. Même si la loi l’interdit, les abandons des chats et chatons sont nombreux partout en France. Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la vie après l’abandon est dure.

Un chat abandonné qui est habitué à avoir un abri, des soins et à être nourri n’est pas adapté à une vie sauvage. Il doit retrouver des comportements d’animal sauvage, à savoir chasser et dénicher un refuge où il se sentira protégé. Même si le chat est capable de s’adapter à de nouvelles conditions de vie, les possibilités de trouver une nourriture et un refuge adéquats sont rares.

Certains chats abandonnés peuvent retourner à l’état sauvage et devenir féraux. Non stérilisés, ces chats aussi nommés “chats harets” donnent naissance à des chatons qui risquent de passer leur vie entière sans contact avec l’être humain. Un couple de chats peut faire théoriquement en 5 ans, 15 552 descendants !

La moitié, au moins, des chatons nés à l’extérieur meurent de maladie, d’hypothermie ou de parasitose avant l’âge d’un an et risquent aussi d’être éradiqués par les êtres humains. Et même si ils survivent la première année leur espérance de vie est très courte. Ils sont à la merci des éléments: le froid, la neige, la chaleur et la pluie. Ils craignent de mourir de faim, d’infections, de se faire écraser et attaquer par d’autres animaux.

C’est évident que l’intervention et les soins humains sont essentiels pour assurer leur bien-être et pour casser le cercle vicieux de cette existence pitoyable. Se rendre responsable du bien-être des chats harets est aussi une façon de protéger nos propres animaux de compagnie contre les maladies transmises par les chats harets non (vaccinés) et les parasites dont ils sont infestés.

Les chats appartenant aux propriétaires qui sont libres d’entrer et de sortir de leur maison, mais, également non stérilisés, contribuent à la prolifération incontrôlée de la population féline.

Du point de vue des citoyens

De plus en plus de gens se trouvent face à des chats errants ou des chats harets dans leur jardin, ou ils en trouvent dans les parcs, les forêts et sur la voie publique. Selon le code rural, tous les animaux trouvés, y compris les chats, doivent aller à la fourrière (sauf en principe les chats vivants en colonie – voir la chapitre du rôle des maires) .

Cependant, quand on appelle la mairie, surtout celle d’un petit bourg, une réponse très fréquente est qu’ils ne savent pas quoi faire des chats parce qu’ils n’ont pas de chenil adapté aux chats ou parce que le chenil est tout simplement au complet.

Même si une mairie a un contrat avec une fourrière pour chats, nombreux sont les élus qui pensent qu’il vaut mieux libérer le chat dans la nature que de le mettre en cage. Les gens, rebutés par la mairie, finissent par appeler les petites associations, ou, en désespoir de cause n’ont que le choix de laisser partir le chat (ce qui ne fait qu’aggraver la situation), de garder l’animal ou de trouver quelqu’un à qui le confier.

Le plus souvent, le chat donné n’est pas stérilisé ni identifié, quoi que la loi (peu connue et encore moins respectée) soit sans ambiguïté là-dessus. Le risque que le chat soit de nouveau abandonné est très élevé. Il n’y a aucun contrôle sur le bien-être de l’animal ou sur le respect de la législation.

Il est important de souligner que le refus des autorités d’aider ces gens qui n’ont que de bonnes intentions entraîne inévitablement un sentiment de frustration et de désarroi et engendre des situations très désagréables tant pour les particuliers que pour les associations qui déjà n’ont pas le droit d’accueillir des animaux trouvés sur la voie publique mais qui en plus sont débordées par l’immensité du problème.

Le rôle des maires

De la perspective de la communauté de communes ou du maire, il est évident que des plaintes au sujet de chats trouvés ou harets doivent être adressées tout de suite. Cependant, ce n’est souvent pas le cas et avec la procrastination le problème ne fait qu’empirer.

Si la mairie respecte la législation, chaque chat errant doit être pris en charge, mis en fourrière pour 8 jours ouvrables pendant qu’une recherche de son éventuel propriétaire, est faite, puis, si personne ne le réclame, il peut être identifié et offert à titre gratuit à une association qui possède un refuge. L’euthanasie peut être pratiquée seulement si le vétérinaire en constate la nécessité.

Malheureusement l’euthanasie est pratiquée trop souvent, en particulier par les fourrières à but lucratif. Certaines statistiques montrent que 70% des chats sont tués (SACPA 2011). Il va de soi que tuer des animaux en bonne santé est immoral et injustifié dans notre société moderne. En plus ces statistiques très élevées d’euthanasies mettent les gens en garde et les découragent de faire appel aux autorités.

L’arrêté du 3 avril 2014 (Annexe 2) a pour but d’encourager le programme de stérilisation, identification, relâcher sur place et maintien de colonies de chats harets. Évidemment, le succès de ces campagnes dépend entièrement de la bonne volonté du maire et beaucoup de petites mairies ne sont pas encore informées de l’existence de cet arrêté.

Le rôle des associations

Du point de vue des associations, la nécessité d’une future mesure politique afin de résoudre le problème de la surpopulation de chats et de chatons est une évidence. Plusieurs articles récents sont apparus dans les journaux, émettant les cris d’alarme des associations, grandes et petites, qui sont débordées par les nombreux chatons et chats abandonnés et trouvés.

Le système français repose sur les associations pour sauver les animaux. La loi dicte que seules les associations qui disposent d’un refuge peuvent prendre en charge les animaux.

Les grandes associations sont très souvent déjà saturées alors même que la saison a, à peine, commencé, et elles manquent aussi bien de pouvoir que de fonds. La France dispose, outre les grandes associations, de beaucoup de toutes petites associations d’une ou deux personnes. Le travail accompli par ces associations est très souvent sous-estimé. Il est considéré comme normal, allant de soi, quand en faîte tout cela repose sur des bénévoles et est financé par leur propre argent.

Le phénomène d’accumulation d’animaux, un besoin compulsif d’obtenir et posséder des animaux, sans que la personne reconnaisse son incapacité à subvenir à leurs besoins, est assez commun mais sous-estimé, restant caché jusqu’à ce qu’il y ait des plaintes du voisinage. Le plus souvent, les animaux ne sont pas stérilisés et prolifèrent, créant une spirale incontrôlable.

Le problème fait peser un poids énorme aux refuges pour héberger un si grand nombre d’animaux en une seule fois. Il est important de reconnaître que la base du problème de l’accumulation d’animaux est le fait qu’en premier lieu il y a trop d’animaux à sauver ou donnés et pas assez d’associations pour les prendre en charge.

2/ Les causes du problème

Naissances incontrôlées ou non désirées chez les chats harets

Naissances incontrôlées ou non désirées chez les chats des particuliers

Naissances voulues avec l’idée que les chatons trouveront facilement une nouvelle famille via les sites d’annonces ou chez des connaissances. Les animaux sont cédés le plus souvent sans identification et sans aucune garantie qu’ils seront stérilisés. Les chatons qui ne trouvent pas un foyer sont très souvent abandonnés

Abandons pour d’autres raisons: vacances, déménagement, perte d’intérêt pour l’animal, l’animal n’est pas propre, l’animal fait des « bêtises », chatte gestante etc.

Encore trop de chats ne sont pas stérilisés et par conséquence s’en vont en vadrouille.

Les chats perdus (en route pendant les vacances, après déménagement etc.)

Le non-respect de l’obligation d’identification

La stérilisation d’un chat peut coûter cher

Les chats trouvés mais pour plusieurs raisons relâchés (non-stérilisés) dans la nature

3) L’ampleur du problème

Selon les statistiques d’abandons et d’euthanasies, les grandes associations estiment qu’en France 100.000 animaux sont abandonnés par an avec un pic d’été de 60.000! A noter que souvent les chiffres donnés par les grandes associations ne sont pas fiables car ils ne concernent que les animaux pris en charge par les plus grandes associations. Les chiffres pour les petites associations ne sont pas pris en compte dans ces statistiques, donc en réalité le nombre d‘abandons est beaucoup plus élevé qu’il n’y paraît.

Quant aux chats harets, en 2011 l’association One Voice a estimé dans leur brochure « Le Peuple Chat » qu’il y a plus de 8 millions de chats abandonnés et harets en France. Maintenant, 4 ans plus tard, One Voice parle de plus de 10 millions, une augmentation de 25%. On ne peut pas continuer à ce rythme.

Le coût pour la commune et les citoyens des chats abandonnés est considérable. Prenant comme estimation que 100.000 animaux sont abandonnés par an et supposant que la moitié de ces animaux sont des chats, en calculant qu’une fourrière privée fait payer environ 250 € par chat nous arrivons à un total de 12,5 million d’Euros par an payés par les impôts des contribuables.

A cela on peut rajouter que les deux tiers des dons aux associations pour faire adopter ces chats sont déductibles des impôts et n’entrent donc pas dans les coffres de l’état.

4/ Pourquoi sommes-nous en faveur de la stérilisation obligatoire?

Les chats harets

Dans la brochure « Fourrière animale – Guide à l’attention des maires » publiée en 2012, le gouvernement central promeut l’option Capture, Identification, Stérilisation et Relâcher (CISR) qui est reconnue comme la stratégie la plus efficace pour réduire la population de chats harets.

Si les chats harets ne se reproduisent plus, petit à petit la taille de la colonie se réduit, il y a peu ou pas de bagarres, les chats ne partent pas en vadrouille à la recherche de chattes en chaleur. La colonie est plus stable, décourage l’arrivée d’autres individus et les chats sont en meilleure santé.

Bien évidemment nous sommes contre la méthode de piégeage et d’extermination des chats. C’est non seulement cruel mais aussi contre productif. Elle crée un vide qui sera vite rempli par d’autres chats non stérilisés. C’est un cycle infernal de prolifération et de tuerie.

La CISR à condition que les chats sont surveillés, soignés et nourris est une solution permanente dans le respect de la vie animale et déjà pratiquée par nombreuses communes en France. C’est à espérer que cette tendance va s’affirmer pendant les années à venir. L’arrêté du 3 avril 2014 est un pas en avant. Cependant, les maires ont besoin d’être avertis de cette loi. Beaucoup d’entre eux continuent à croire qu’il vaut mieux tuer que stériliser. Nous optons pour une stérilisation obligatoire de tous les chats harets.

Les chats des particuliers

Tout d’abord, la stérilisation des chats a beaucoup d’avantages pour les chats et les propriétaires. En général la stérilisation permet aux chats de vivre plus longtemps et en bonne santé en prévenant les transmissions de maladies comme la FIV et la Leucose. Pour les mâles, la stérilisation réduit l’agressivité envers les autres mâles, particulièrement les bagarres relatives aux femelles. Ainsi, il y a moins de risques de griffures ou de morsures qui peuvent provoquer des abcès.

La stérilisation réduit aussi le rituel de marquage du territoire par l’urine, les comportements possessifs ou dominants, et les nuisances sonores. Les mâles sont plus calmes. Le chat est plus propre à la maison, ne sentira pas « mauvais », sera plus doux et aura moins envie de partir « en vadrouille ».

Pour les femelles, la stérilisation constitue une prévention du « réveil printanier » et des grossesses non désirées. Elle permet aussi de réduire le risque de développer des tumeurs mammaires (cancéreuses dans 9 cas sur 10) ainsi que le cancer des ovaires ou de l’utérus, d’éliminer le risque de grossesse nerveuse ou fausse gestation, qui est un désordre hormonal fréquent chez les femelles (pseudocyèse) et de réduire le risque de développer un pyomètre, une infection de l’utérus qui, si elle n’est pas traitée à temps (le traitement inclut la stérilisation), peut mener à la mort de l’animal.

On peut se poser la question du pourquoi les gens ne font pas systématiquement stériliser leurs chats. Quelles sont les contraintes? Une des raisons est que l’intervention peut être plus ou moins onéreuse selon le cabinet vétérinaire. Les frais varient entre 80 à 150 € pour une femelle, et 30 à 80 € pour un mâle.

Certaines personnes prennent un animal sans réfléchir qu’ils n’ont pas les moyens financiers de s’en occuper. Les gens ne pensent pas au long terme mais au court terme….Les offres tentantes ne manquent pas. Des chatons sont offerts gratuitement sur Internet. On se laisse tenter par un animal mignon comme on se laisse tenter par un portable dernier cri. Prêt à s’en débarrasser tout aussi facilement.

Une autre raison est que les gens sont mal informés, malgré les bons conseils des vétérinaires. Souvent, on ne se rend pas compte qu’une chatte est très précoce et peut devenir enceinte à l’âge de seulement 6 mois!

Aussi, on persiste à croire, à tort, qu’il faut permettre aux chattes d’avoir une première portée. Physiquement, il n’y a aucune raison médicale pour le justifier et du point de vue psychologique une chatte qui a eu l’expérience de mettre bas avant d’être stérilisée risque par la suite de faire des grossesses nerveuses.

Pourquoi rendre obligatoire la stérilisation des chats des particuliers?

Stériliser seulement les chats harets ne servirait à rien. Les chats domestiques mais non stérilisés n’hésiteraient pas à s’accoupler avec d’autres chats non stérilisés dans le quartier ainsi qu’avec des chats harets restés non stérilisés.

De plus, en introduisant une loi concernant la stérilisation des chats des particuliers, la population de chats harets se trouvera automatiquement stabilisée par voie de conséquence (moins d’abandons de chatons ou de chattes pleines, avec l’effet secondaire positif de moins de vagabondage donc moins de chats perdus).

C’est une façon d’éduquer les propriétaires d’animaux à être responsables.

Beaucoup de villes, de provinces et d’états dans le monde ont déjà institué une loi pour une stérilisation obligatoire des chats. Ce n’est pas un concept nouveau. Preuve que le problème de prolifération de chats est mondial et que si nous n’agissons pas de façon responsable et efficace la situation peut devenir hors contrôle (comme par exemple sur l’île d’Aoshima au Japon).

Le 30 mai 2015 nous avons demandé aux grandes associations de France leur avis sur la stérilisation obligatoire. La plupart sont en faveur. (voir l’annexe 3).

Nous ne sommes pas les seules qui lancent ce cri d’alarme. Les dernières années des députés et sénateurs aussi ont attiré l’attention du gouvernement sur ce problématique. Début juillet M. Frédéric Lefebvre a proposé au gouvernement un plan de stérilisation des chats errants et une campagne d’information encourageant la stérilisation des chats domestiques. ( http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-84033QE.htm )

Les chats des associations

Pour pouvoir concurrencer avec toutes les annonces pour chatons gratuits (qu’on trouve non seulement sur les sites Internet mais aussi dans les petites annonces dans les journaux et même aux cabinets vétérinaires), il existe des associations qui offrent des animaux à titre gratuit, sans identification, sans être vaccinés et non stérilisés. C’est pour cela que nous préconisons la stérilisation obligatoire pour tous les chats pris en charge par des associations.

Les chats des éleveurs agrées

L’obligation ne concerne pas les chats appartenants à des éleveurs agréés. Par contre, les chatons vendus aux particuliers doivent être stérilisés et identifiés.

5) Les autres mesures nécessaires

Que l’état fasse plus d’effort pour sensibiliser la population

Ceci concerne la sensibilisation des particuliers à leurs responsabilités quand on prend un animal de compagnie et en particulier aux bienfaits de la stérilisation et au respect de la loi sur l’identification. Pour le moment, cette sensibilisation est surtout à la charge des associations et les vétérinaires et rares sont les autorités, mairies et préfectures, qui informent les particuliers de leurs obligations et des avantages de la stérilisation des chats.

Les campagnes de sensibilisation et le contrôle de la gestion des fourrières et des colonies de chats harets et errants par les maires sont, ou devraient être, la responsabilité des Directions Départementales de la Protection des Populations (DDPP). Cependant, nous estimons que soit les DDPP manquent de moyens pour faire ces contrôles, soit ils ne les font pas parce qu’ils considèrent que les animaux de compagnie ne sont pas prioritaires.

De l’aide financière des gouvernements et des autorités locales (conseils départementaux/préfets/mairies)

On ne peut que trop le répéter! L’état s’appuie totalement sur le travail bénévole des associations pour sauver des animaux. Nous considérons donc que chaque département devrait avoir un programme départemental entre autres pour les frais vétérinaires d’animaux de compagnie – pour, par exemple, la provision de subventions et soutiens financiers aux démunis pour la stérilisation et l’identification de leur animal, et pour les communes ou communautés de communes pour la stérilisation des colonies de chats libres.

Prohibition du marché des animaux par les petites annonces (Internet et journaux)

Nous sommes aussi en faveur d’une loi pour interdire tout commerce d’animaux par des annonces sur Internet et dans les journaux. A court terme cela pourrait mener à encore plus d’abandons de chatons mais à long terme une telle loi limiterait la naissance de chatons car on ne pourra plus se dire qu’on s’en débarrassera facilement par les petites annonces sur des sites Internet.

Réduire le coût de l’acte de stérilisation

Nous exhortons le gouvernement à considérer la possibilité d’une réduction du coût de la stérilisation des chats et de fixer un tarif maximum. Les médecins sont exonérés de la TVA. Les vétérinaires ne le sont pas et pourtant ils sont eux aussi des professionnels de la santé.

En protégeant la santé des animaux, ils protègent en même temps la santé des gens qui les côtoient. Pour le propriétaire de l’animal, le prix de chaque acte vétérinaire, de chaque médicament administré et prescrit est augmenté d’un taux de TVA de 20%. Exonérer les vétérinaries de la TVA réduirait considérablement le prix de la stérilisation. L’argent perdu pour les coffres de l’état serait largement compensé par les économies faites en n’ayant plus à gérer le problème de surpopulation de chats.

Le Respect de la Législation

Il devrait y avoir un meilleur contrôle et une meilleure application des règlements existants et des sanctions pour le non respect de la loi.

6/ Le Plan Chat en Belgique

Nous suivons l’exemple de la legislation en Belgique.

En 2012 le Conseil des ministres de la Belgique a approuvé deux projets d’arrêtés royaux relatifs au plan pluriannuel de stérilisation des chats domestiques.

Le premier arrêté royal (Annexe 4) constitue le fondement légal du Plan pluriannuel de stérilisation des chats.

Il prévoit la stérilisation en plusieurs phases de tous les chats domestiques:

A partir du 1er septembre 2012, tous les chats se trouvant dans un refuge belge devront être stérilisés, identifiés et enregistrés avant de pouvoir être adoptés. L’adoptant peut toutefois conclure un contrat avec le refuge jusqu’au 1er mars 2013 et choisir un vétérinaire de son choix pour la stérilisation, dans les six mois qui suivent l’adoption. Un tel contrat est encore possible jusqu’au 1er mars 2014 pour les chats âgés de moins de six mois au moment de l’adoption.

A partir du 1er septembre 2014, cette mesure sera étendue aux éleveurs et aux particuliers. Il faudra alors que chaque chat soit stérilisé, identifié et enregistré avant d’être vendu ou donné. Seuls les chats destinés à un élevage agréé ou à des personnes à l’étranger pourront encore être vendus sans avoir été stérilisés au préalable.

Malheureusement la mesure obligeant les particuliers à stériliser et identifier leurs chats a été revue à la baisse, et ne concernera en fin de compte que les chatons à donner ou à vendre. Une évaluation des mesures mises en œuvre sera réalisée à chaque stade du Plan, en utilisant notamment les statistiques annuelles des chats recueillis dans les refuges tout en évaluant la situation sanitaire et le gouvernement s’engage déjà à prendre des mesures complémentaires le cas échéant.

Un second arrêté royal (qui n’a pas encore été publié) s’adresse quant à lui aux communes. Chaque commune devra prévoir un point de contact permettant aux habitants de signaler les chats errants, de manière à ce que ceux-ci puissent être capturés, stérilisés, relâchés ou, le cas échéant, euthanasiés. Les communes devront veiller à ce que les chats errants stérilisés soient nourris et puissent s’abriter en cas de conditions climatiques extrêmes. Elles devront tenir certaines données en ce qui concerne leur politique à l’égard des chats errants en remplissant un formulaire prévu à cet effet.

En Wallonie un texte est en préparation par le ministre Di Antonio qui obligera tous les citoyens à faire stériliser leur chat. Bruxelles sera vraisemblablement dans le même schéma.

7/ Conclusion

La racine du mal est évidente. Trop de chatons sont nés. Il n’y a pas suffisamment de foyers pour les accueillir. Il faut réduire le nombre de naissances de chats harets et de chats de propriétaires. L’obligation de stérilisation apporte une solution, ainsi qu’un véritable effort de la part du gouvernement pour:

éduquer la population à comprendre les avantages de la stérilisation

rendre moins onéreux les frais de stérilisation

faire respecter l’obligation de faire identifier son animal

éduquer les maires et les convaincre d’endosser leurs responsabilités avec du sérieux

Carrefour « Veggie »

Carrefour vient de lancer de nouveaux produits, qui provoquent ici et là de nombreuses réactions chez les personnes végétariennes et végétaliennes, puisqu’il s’agit d’une série « veggie ».

On connaît, en effet, l’esprit très « paranoïaque » et misanthrope qui règne parfois, voire souvent, dans ce « milieu » au sens très large : la raison en est bien sûr l’absence de réflexion sociale et la réduction de la question à une attitude individuelle qui serait « rejetée » par la société. Le concept de « végéphobie » est le produit absurde d’une telle position.

Il y a donc une réaction irrationnelle dès qu’une porte s’ouvre, comme ici lorsque Carrefour propose des produits « veggie » : on applaudit l’entreprise, on salue sa démarche, etc. etc.

Sauf que si on devient vegan pour saluer Carrefour, c’est qu’on n’a pas compris grand chose à ce qu’implique le véganisme. Carrefour est un distributeur d’une importance énorme, c’est un monstre qui participe à la destruction de la planète, comme toutes les grandes entreprises.

Si le mot « révolution » a un sens, c’est bien par exemple pour faire en sorte que Carrefour distribue autre chose que des produits industriels aux propriétés nutritives très mauvaises, sans parler bien entendu de ceux liés à l’exploitation animale…

On n’a donc pas à saluer Carrefour, qui ne change pas ses produits, mais seulement en ajoute à sa gamme, par souci de bénéfices. Car le problème est la réduction à la vie individuelle que font de nombreuses personnes véganes. Elles se voient comme des consommatrices et sont donc très contentes de plonger dans le « marché captif ».

Carrefour le sait et en profite. Pour comprendre cela, il suffit de rentrer dans un magasin vendant des produits cacher : les prix sont plus élevés, la qualité moins bonne, l’huile de palme est partout. Seulement, quand on obéit à la religion, on ne peut pas faire autrement…

Pour certaines entreprises, il y a la même perspective dans le véganisme. On se plaignait du Paris Vegan Day et de son esprit capitaliste artisanal : désormais, le salon « Veggie World Paris » aura lieu (début avril) organisé par l’entreprise allemande Veggie World, expert capitaliste de ce genre de choses (en tenant également à Berlin, Hambourg, Munich, Zurich, Utrecht, etc.).

Le responsable de Droits des Animaux a ouvert le magasin « Un monde végan » à Paris : le chiffre d’affaires a augmenté de 50 fois en six ans et un nouveau magasin va ouvrir dans dix jours à Lyon.

On aurait tort de penser que Carrefour se priverait de se lancer s’il y a un espace… Par exemple avec les surgelés de la série « veggie » donc, avec deux sur trois qui sont végétaliens : les galettes quinoa, boulgour, tomate, poivron, basilic, et les galettes boulgour et pois chiche à la provençale.

On est là dans le degré zéro de l’élaboration. Et donc, il y a les « steaks » (sic) et « boulettes » (sic) dont 11 sur 16 sont végétaliennes dans cette série « veggie » : Nuggets, Falafels, Boulettes au soja nature, Boulettes au soja tomate, basilic, Boulettes au soja petits légumes, Steaks au soja petits légumes, Steak au soja tomate, basilic, Steaks au soja fines herbes, Galettes de tofu à l’indienne.

Du soja partout : ce n’est guère étonnant, c’est le moins cher. C’est la logique des bénéfices qui prime. C’est une caricature de végétalisme, vu par la grande industrie.

Les boulettes, ce sont donc des protéines de soja déshydratées pour 18,5%, puis des légumes et de l’huile, des herbes aromatiques et du sucre, grosso modo… Voici par exemple la composition des « steaks » de soja :

eau, protéines de soja déshydratées 18%, purée de tomate double concentrée 9,5%, cube de tomate 8%, sauce tomate 8% (pulpe et concentré de tomate 7,4%, huile de tournesol, oignon, sucre, sel, basilic 0,07%), basilic 4%, oignon, huile de tournesol, sucre, sel, épaississants: méthylcellulose.
Huile de friture: huile de tournesol et de colza.

Pour le goût, nous ne pouvons pas avoir un avis : pas tant parce que c’est industriel, ou bien parce que c’est un projet élaboré par Carrefour en partenariat avec l’Association Végétarienne de France, mais parce que ces produits sont fabriqués dans un atelier utilisant du lait, des mollusques, des poissons, des oeufs…

Chili : Attaque contre l’entreprise Chilectra

C’est un fait que nous avons plusieurs fois souligné : le discours anti-technologie des zadistes est, en plus d’être franchement réactionnaire, infiniment moins radical et offensif, bien moins porteur de contenu que le primitivisme d’Amérique latine.

Ce primitivisme est critiquable sur plus d’un point ; il n’est pas constructif, il est velléitaire de par ses actions multiples sans perspectives, voire son nihilisme ouvert sur le plan social et politique, au nom de l’anarchie se réalisant du jour au lendemain, etc.

Toutefois, on ne peut pas leur reprocher de ne pas tenter quelque chose qui soit en adéquation avec l’ampleur du désastre. C’est justement la différence avec les zadistes : ces derniers nient la Nature, les primitivistes d’Amérique latine assument sa défense, en raison – ou au-delà – de leur anarchisme insurrectionaliste.

Chili : Attaque contre l’entreprise Chilectra

Vendredi 16 octobre

Les nuages, les pluies, les tempêtes, les ouragans, les raz-de-marée, les tremblements de terre et les séismes, les volcans qui ont brûlé il y a quelques mois sont le signal de ce que la terre commence à se venger, qu’elle crie et fait la guerre à cette civilisation qui jour après jour collabore avec sa société dans la destruction et l’assassinat d’animaux, le coupage d’arbres et la destruction de montagnes, l’expansion de signaux invisibles et l’obligation faite aux animaux, insectes et toute forme de vie à fuir loin de là où ils ont grandi.

Tout cela n’est pas nouveau, nous le savons et nous le tenons en compte, mais il s’agit de quelque chose que nous ne pouvons pas laisser passer comme si de rien n’était, nous devons attaquer d’une façon ou d’une autre en cellules, en groupes d’action contre les points des collaborateurs pour qu’ils sachent qu’il y a des groupes et des cellules prêts à attaquer et à venger, qu’il n’y a pas de destruction sans vengeance.

Si l’électricité et leurs centrales nucléaires envahissent les habitats naturels et sauvages où il ne se trouve aucun envahisseur de la société civilisée, il faut attaquer cette centrale électrique, de la façon que l’on juge la meilleure (peinture, molotovs, engins explosifs, etc.).

La nuit du vendredi 16 octobre, pour faire front à la réalité imposée par la technologie industrielle qui à son tour est utilisée comme main de l’État et du Capital

(Parenthèse 1 : Parce que sans la technologie actuelle endormante, ceux-ci ne disposeraient pas de la facilité de manipulation qu’ils ont « grâce » à leurs appareils technologiques)

(Parenthèse 2 : En disant « grâce » et « technologie actuelle », nous ne faisons PAS référence au fait que nous acceptions celle-ci, il s’agit d’un exemple pour comprendre pourquoi nous pensons que le système technologique industriel est à la tête de toute la destruction de la terre, et nous ne nous éloignons pas non plus totalement de la préoccupation de savoir que ces serviteurs marchent avec ces appareils en main, parce que ce sont eux qui collaborent avec la destruction des vallées natives et l’installation de câblages dans les montagnes) afin de pouvoir endormir et convertir en machines qui marchent tout en émettant des signaux wifi, nous nous sommes dirigés comme des flèches, inaperçus des policiers qui patrouillaient dans le secteur (puisque certaines rues de l’avenue avaient un problème de lumière), en toute normalité mais avec vengeance et décision, vers une entreprise électrique du nom de Chilectra, sur l’Avenue El Parron à Santiago.

Nous avons placé un petit artefact explosif qui était une bouteille métallique de jus avec quelques grammes de poudre et un système de double mèche à retardement (tandis que le gardien de cette entreprise était assis dans sa cabine) pour faire frémir l’ouïe des patrouilles du secteur et bien sûr pour dire que les installations électriques de ce « pays » sont nos objectif, car elles ont pendant des années collaboré et détruit des parties de la terre pour y placer leurs structures métalliques dégueulasses ou encore leurs antennes qui stressent les oiseaux et qui pour leur part (les entreprises d’électricité) collaborent avec les destructeurs de montagnes que sont les barrages.

Nous regrettons que l’engin explosif installé dans l’une des grilles du périmètre ait eu un petit défaut que nous avons pensé être le fait que l’utilisation de la double mèche à retardement, en créant deux orifices dans cette bouteille métallique, a fait que l’un des deux a permis que le gaz de la poudre noire s’échappe plus facilement, ce qui a fait que le bruit et l’explosion que nous espérions n’a pas été aussi forte et destructrice qu’il était planifié. Nous nous améliorerons grâce à nos erreurs.

Que les assassins sachent qu’il n’y a pas de poudre qui n’explose face à leurs visages.

Que l’esprit et l’action aillent de pair contre le système techno-industriel.

Cette attaque n’est qu’un avertissement de ce que nous sommes attentifs et le son de l’explosion ne se repose ni ne dort.

Nous saluons le Guerrier Ignacio Muñoz, séquestré dans « le laboratoire » Santiago 1. Ton action est génératrice de grandes idées d’amour et de destruction de civilisation.

Cellule Karr-kai

Note 1 : Nous mettons laboratoire entre guillemets parce qu’Ignacio Muñoz, dans un de ses communiqués, faisait référence à la prison entreprise de Santiago 1 comme à un laboratoire.

La dimension régressive de Cause Animale Nord

Nous voici donc quelques temps après l’affaire Cause Animale Nord, et il y a lieu de revenir un peu là-dessus, de par l’ampleur dévastatrice que cela a eu, malheureusement.

Pour cela, jetons un oeil sur le facebook de Cause Animale Nord, histoire de voir comment sont considérées les choses. Et là on peut voir qu’on s’enfonce de plus en plus de ce côté dans l’egotrip et la mise en scène…

Par exemple, hier, Cause Animale Nord a affirmé avoir été victime d’une agression (en fait juste des insultes et l’exigence de partir). C’est un prétexte pour une mise en avant typique et un hold up sur la libération animale comme concept…

« Pour m’avoir il en faut plus » est-il même dit, dans un grand élan de virilisme et d’egotrip…

On est là bien éloigné de la rationalité! D’ailleurs, on aurait pu penser qu’il y aurait un certain profil bas au sujet de l’affaire elle-même. Pas du tout, Cause Animale Nord abandonne même sa dénonciation des trafics de chiots pour dénoncer le fait qu’un SDF puisse avoir un chien.

Bien sûr, aucun chien ne devrait vivre dehors…, mais aucun être humain non plus! Un tel raisonnement pourtant logique semble hors de portée de personnes misanthropes.

Voici les « provocations » de Cause Animale Nord:

Il y a pourtant bien sur cette photo deux êtres vivants qui souffrent, et pas du tout qu’un. Quel intérêt d’opposer l’un à l’autre, si ce n’est la misanthropie, sorte de copie inversée de l’idéologie dominante?

Et quel intérêt de continuer à jouer les débusqueurs de complot, si ce n’est pour vivre dans son monde intérieur, où l’on apparaît comme des « justiciers », tout en étant totalement déconnectés de la réalité de la société?

Comme on le voit, il y a un changement complet de ligne : fini la question des trafics de chiot censés être au coeur du problème… Désormais le SDF en tant que SDF est un ennemi.

Il y a également eu une vidéo diffusée, filmée en caméra cachée. On y voit le SDF dans la rue et sous la pluie le soir, apparemment sans son chien. La personne qui filme va alors le voir au bout d’un temps, faisant sembler de l’avoir reconnu dans la vidéo qui avait circulé, et demandant à voir le chien. Le SDF le montre alors, celui-ci étant dans une boîte de transport. L’idée était de montrer qu’il traite mal le chien.

C’est la logique paranoïaque poussée jusqu’au bout : hier il était parlé par Cause Animale Nord de forces obscures ayant amené au succès de la vidéo sur le net, aujourd’hui un simple SDF devient cet ennemi source de tous les problèmes.

C’est implacable comme raisonnement et c’est d’un malsain! Dans l’ordre des choses et en même temps que cela, Cause Animale Nord a dénoncé la personne qu’on voit avec son président dans la fameuse vidéo, l’accusant d’avoir fermé son facebook dès la sortie de l’affaire et également d’avoir poussé à l’origine à l’action de la prise du chien…

Tout cela montre l’absence de cohérence. On peut d’ailleurs voir que le facebook de Cause Animale Nord est absolument terrible de par sa rhétorique infantilisante  et misanthrope, d’un régressif absolu.

C’est le hold up de la misanthropie et de la régression sur la libération animale. Tout cela sert évidemment parfaitement l’extrême-droite, car l’extrême-droite ce ne sont pas forcément des chemises brunes en rang d’oignons, c’est aussi un endormissement généralisé, un infantilisme complet…

Cause Animale Nord sert un processus d’infantilisation massive. C’est terrible à dire mais la vague « animaliste » de ces derniers mois ou dernières années se dégrade à grande vitesse en simple appendice régressif de la montée du Front National, qui est la régression à grande échelle…

Le véganisme, cela devrait être l’action consciente pour une utopie à réaliser, cela se transforme ici en passivité agressive tournée vers la misanthropie.  C’est inacceptable!

On remarquera également cette habile information ci-dessous, qui salue les gendarmes, information tout à fait calculée comme on peut le deviner. Elle se veut un soutien aux institutions pourtant dénoncées auparavant comme ne faisant rien!

Mais on n’est pas à une contradiction prêt quand il s’agit de jouer sur la corde de l’émotion, de la manipulation des sentiments, des impressions fortes pour « émouvoir » et réduire la conscience à pas grand chose…

Cause Animale Nord apparaît bien comme s’inscrivant dans une tendance de fond. Cela ne veut nullement dire qu’il faille une dénonciation non constructive c’est-à-dire niant la libération animale ou la considérant comme secondaire.

Il y a une bataille de fond : celle pour sauver la libération animale du hold up existentialiste et misanthropique, des anarcho-antispécistes et des fachos!

COP 21 : le gouvernement sourd aux demandes de la société civile

Alors que la COP21 arrive, les associations institutionnelles s’aperçoivent que le sol se dérobe sous leurs pieds. Leur nature va être démasquée, dans la mesure où le fait qu’elles ne servent à rien face à la destruction de la Nature va devenir visible aux yeux de tous et toutes…

D’où leur appel et leur fausse critique du gouvernement, dans leur appel « COP 21 : le gouvernement sourd aux demandes de la société civile ». Cocasse de la part d’associations subventionnées, ou bien n’ayant jamais parlé d’écologie (que viennent faire ici les scouts protestants?), ou bien encore les grosses structures n’existant que par la reconnaissance institutionnelle…

Sans parler de la fondation Nicolas Hulot, qui signe alors que Nicolas Hulot est le représentant spécial à l’écologie du gouvernement, nommé par François Hollande lui-même!

C’est la fin d’une époque, et il n’y a pas de place pour elles : voilà ce que deviennent ces associations en panique, avec leur logique de charité, de religiosité, de démarches institutionnelles, de parasitisme bureaucratique, de subventions officielles pour prétendre être « critiques » mais de l’intérieur seulement…

COP 21 : le gouvernement sourd aux demandes de la société civile

La silence du gouvernement face aux demandes de 130 organisations compromet les conditions dans lesquelles des dizaines de milliers de représentants de la société civile mondiale vont participer à la Conférence climat dans quelques semaines.

Dans moins de six semaines se tiendra au Bourget le 21ème sommet des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP21.

Près de 40 000 personnes y sont attendues, des délégations venues de 196 pays différents s’efforceront de trouver des solutions pour lutter contre le dérèglement climatique. Pour la France il s’agit d’un enjeu considérable : la COP21 est le plus grand rassemblement diplomatique jamais accueilli par le pays tandis qu’à l’échelle internationale il représente une étape-clé des négociations sur le climat.

Tour à tour, ces derniers mois, différents membres du gouvernement ont appelé de leurs vœux la mobilisation de la société civile à cette occasion.

Ainsi lors de la cérémonie officielle «Go COP21» organisée à l’Elysée le 11 septembre dernier, François Hollande déclarait-il devant un parterre d’ONG et de représentants syndicaux que «tout dépendra bien sûr de la capacité, de la volonté des Etats, mais aussi de la force des peuples, des mouvements que vous représentez».

La Coalition Climat 21 s’est effectivement constituée sur l’idée que les changements majeurs et indispensables pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique ne seront possibles sans une mobilisation large et durable de la société.

Cette coalition regroupe aujourd’hui 130 organisations, des syndicats aux ONG, en passant par les mouvements sociaux, les jeunes ou les groupes de foi. Nous nous sommes donnés pour objectif de préparer des mobilisations citoyennes massives en décembre.

Pour cela, nous devons faciliter la participation de toutes celles et ceux qui souhaitent exprimer leur inquiétude et leur volonté de changement, qu’ils soient invités de la conférence officielle ou non.

Nous agissons sur tous les terrains : celui de l’emploi, celui de l’environnement, celui de la solidarité mais aussi ceux de l’éducation et des spiritualités. Nous avons à cœur de défendre une société moins inégalitaire, à l’abri des ravages du climat et du modèle de développement qui les perpétue, et nous sommes déterminés à mettre l’ensemble de nos forces au service d’un mouvement durable pour la justice climatique.

Depuis près de deux ans nous préparons donc différentes mobilisations, dont une grande marche pour le climat à Paris le 29 novembre, en amont de l’ouverture du Sommet officiel, deux espaces de rencontres et de débats ouverts au grand public ainsi qu’une journée de mobilisation de masse à l’issue du Sommet, le 12 décembre.

Ces différents temps donneront à voir la diversité de nos approches tout en nous permettant d’élargir et de renforcer le mouvement populaire en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique et ses causes.

Ils seront aussi l’occasion d’accueillir à Paris les dizaines de milliers de personnes venues du monde entier qui se sentent également concernées. Les Européens d’abord, pour lesquels le déplacement est le plus facile, mais également des représentants des pays du Sud, ceux qui sont aujourd’hui les plus affectés par la crise climatique.

Pour ouvrir ces larges espaces d’expression, nous avons besoin que le gouvernement réponde à nos demandes. Celles-ci sont simples : un trajet emblématique au cœur de Paris pour la marche du 29 novembre, des hébergements pour les dizaines de milliers de personnes qui convergeront vers la capitale, mais aussi des visas pour celles et ceux qui, venant des zones les plus impactées par le dérèglement climatique, souhaitent venir témoigner et participer à ce moment historique.

À ce jour, le gouvernement reste sourd à nos demandes. Nous l’appelons à traduire ses engagements en actes : à quelques semaines de l’ouverture de la conférence, ce silence compromet les conditions dans lesquelles des dizaines de milliers de représentants de la société civile mondiale vont participer à la mobilisation.

Pire, il fait douter de la sincérité du gouvernement lorsqu’il dit souhaiter une mobilisation citoyenne d’envergure sur le climat. Il n’y aura pourtant pas d’avancées majeures dans la lutte contre le dérèglement climatique et ses causes sans prise en compte des mouvements citoyens dans toute leur diversité.

Associations membres de la Coalition Climat 21 :

350.org, ACF – Action Contre la Faim, Actionaid, AderOC décroissance, Agenda 21 Afrique – A21A, Agir pour l’Environnement, AITEC – Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs, Agrisud, ALDER – Climat Energie, ACIPA, Alofa Tuvalu, Alternatiba, Altertour, Les Amis de la Terre, Les Amis d’Enercoop, les Assises musulmanes de l’Ecologie, Association Espace Vision, Artisans du Monde, Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire – AMFPGN, Association des Populations de Montagnes du Monde, Association 4D, ATTAC, Attention Chantier, Avaaz, Bloom, Bizi !, Blue Energy, Brahma Kumaris, Campaign Against Climate Change, CARE, CARI, Collectif Mantois et Climat, Connected by Nature, CCFD- Terre Solidaire, CFDT – Confédération Française Démocratique du Travail, CGT, CLER – Réseau pour la transition énergétique, Coalition Eau, Collectif Roosevelt, Coordination Eau Île-de-France, Coordination SUD, Confédération Paysanne, Collectif pour une Transition Citoyenne, Collectif pour les droits des femmes, Chrétiens Unis pour la Terre, CREAQ – Centre Régional d’Eco-énergétique d’Aquitaine, CRID – Centre de Recherche et d’Information pour le Développement, CIWF France, CliMates, CISP, Coeur de Forêt, Comité de Solidarité avec les indiens des Amériques, CSP75, Désobéir, Droit humain France, EEUDF – Eclaireurs et Eclaireuses Unionistes de France, Effet de Serre Toi-Même Association, Emmaüs – France, End Ecocide on Earth, Eclaireuses et éclaireurs unionistes de France, Énergie Partagée, Fédération protestante de France, FNE – France Nature Environnement, Forum pour une Nouvelle Gouvernance Mondiale, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés, FSU – Fédération Syndicale Unitaire, France Amérique Latine, Geres, Green Cross France & Territoires, Greenpeace, Grand Orient de France, HNNE – Haute Normandie Nature Environnement, Humanité et Biodiversité, L’Heureux Cyclage, Institut Momentum, Jeunes Amis pour la Terre, J’aime le vert, Je vote pour le Climat, Justice et paix, LGBTI pour le Climat, Ligue des droits de l’Homme, Le mouvement de la Paix, Les Petits Débrouillards, LPO – Ligue pour la protection des Oiseaux, la Marche Mondiale des Femmes, Mouvement Utopia, le MRAP, MRES, Max Havelaar France, Nature Rights, Negawatt, The Noise, Oxfam France, Oui à la Transition, Oui Share, Our Voices, Pax Christi, Peuples solidaires, POC21, Plateforme pour le Commerce Equitable, RAC – Réseau Action Climat, REFEDD – Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable, Réseau Ecole et Nature, Réseau Féministe Ruptures, Réseau Foi & Justice Afrique – Europe, Réseau IPAM, Réseau Sortir du Nucléaire, Réseau Gubbio, Réseau Ecole et Nature, Respaix Conscience Musulmane, Ritimo, Scouts et Guides de France, Secours Catholique Caritas France, Semaine de la Solidarité internationale, Sciences Citoyennes, Solidarité Asso, Stop Gaz de Schiste ! (Ni ici ni ailleurs), Students for Climate, TACA – Taxe Carbone avec Redistribution, Association Terre et Liberté pour Arauco, Union Syndicales Solidaires, UNEF, VECAM, WWF, YMCA France, Zéro Waste France.

Un an après la mort de Rémi Fraisse, l’absence de vérité

Il y a un an, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, Rémi Fraisse était tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre et désormais les choses sont très claires : l’Etat cache la vérité, comme il l’avait d’ailleurs immédiatement fait à l’époque.

Voici ce qu’explique Le Monde :

Le Monde a pu prendre connaissance du retour de commission rogatoire déposé en mars par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sur le bureau de la juge Anissa Oumohand, chargée de l’instruction ouverte pour « violences par une personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». (…)

Reste le point central de l’argumentation des gendarmes : l’état de danger dans lequel ils se seraient trouvés, avec notamment de nombreux jets de cocktails Molotov. Mais là encore, les contradictions dominent.

Au sein du 4e peloton, celui du chef J., un gendarme n’a « pas vu de cocktail Molotov », un autre est « certain » d’en avoir vu, un troisième en a vu un, mais il a éclaté « à une dizaine de mètres » devant eux.

Lors de l’audition du responsable de la cellule image de l’escadron, chargé de filmer les événements, l’enquêteur s’étonne d’ailleurs : « Nous ne voyons pas de cocktails Molotov sur les vidéos. »

En réalité, il y a bien eu des jets de bouteilles enflammées, mais peu et loin des militaires. Les gendarmes sont bien protégés dans le carré de 30 mètres sur 30 mètres qu’ils sont chargés de garder. La « zone vie » du chantier est entourée d’un grillage de 1,80 m, et d’un fossé profond de 2 mètres et large de 1,50 m.

Malgré les efforts déployés, l’IGGN ne parvient pas à documenter les effets des « violences caractérisées » des opposants : le seul blessé, côté gendarme, s’est fait mal au genou en trébuchant tout seul lors d’une sortie…

On comprend que le président du conseil général du Tarn, le préfet et le commandant de gendarmerie aient refusé les demandes faites par la Ligue des Droits de l’Homme, pour l’établissement d’un rapport au sujet de la mort de Rémi Fraisse, qui vient justement d’être rendu public.

Ce que dit le rapport est clair : c’est l’Etat qui a posé le choix de la violence, de la casse. Voici ce que dit un résumé :

« A cet égard, ce que met en évidence le rapport est accablant. S’il n’est pas contestable qu’un petit groupe d’individus avait décidé de profiter des manifestations pour s’en prendre aux forces de l’ordre, tel n’était pas le cas de l’immense majorité des manifestants. Et les forces de l’ordre n’ont jamais été réellement en danger, et encore moins en risque de perdre le contrôle de la situation.

Qu’est-ce qui peut justifier, dans ces conditions, les violences, les insultes, les humiliations, la destruction de biens personnels, la complicité avec les milices locales constatées (parfois filmées) tout au long des événements et qui ne donneront jamais lieu à poursuites malgré les plaintes déposées ?

Qu’est-ce qui peut justifier, la seule nuit de la mort de Rémi Fraisse, l’usage de 703 grenades de toutes sortes et le tir de 74 balles en caoutchouc, dont on sait qu’elles peuvent avoir un effet létal ? Rien, si ce n’est les ordres reçus et le sentiment d’impunité généré par l’attitude des responsables politiques.

La suite de ces débordements d’Etat suit la même logique. Un homme est mort ? On tente d’abord de dissimuler, de nier parfois jusqu’à l‘évidence la réalité du drame ; et puis de justifier cette mort par la violence démesurée attribuée aux manifestants, victimes comprises.

Pour un peu, et même si tous ne l’ont pas dit sous cette forme, elle n’aurait eu que ce qu’elle méritait. Du Premier ministre et ses rodomontades agressives à l’Assemblée nationale, au ministre de l’Intérieur qui n’a su qu’en début de matinée et n’a donné que des consignes d’apaisement, au préfet, qui s’aligne sur son ministre aux hommes de terrain qui démentent leur ministre, c’est une sorte de sauve-qui-peut, de déni obtus face à une mort subitement trop lourde à assumer…

Cette fuite générale en dit long sur la valeur accordée à la vie brutalement interrompue de Rémi Fraisse. 48 heures après la mort de Rémi Fraisse, on attendait toujours un signe, ne serait-ce que de compassion, de la présidence de la République et du Premier ministre…

Malgré le mutisme systématique des autorités publiques qui ont refusé tout contact avec notre commission d’enquête (comme si c’était déchoir que de dialoguer avec
la société civile), ce rapport démonte la mécanique de camouflage destinée à exonérer les forces de l’ordre, comme les responsables politiques, de leur implication dans ce drame. »

Voici les liens : le rapport est  ici, les annexes du rapport ici, l’abstract qui résume ici.

François Hollande fait copain-copain avec le « Chasseur français »

Nous vivons dans un pays de plus en plus réactionnaire, traditionaliste, conservateur : c’est un simple constat facile à faire.

Et c’est certainement un exemple historique significatif. En effet, François Hollande a accordé une interview en grande pompe au « Chasseur français », ce mensuel ultra-conservateur tirant à plus de 500 000 exemplaires.

Voici la couverture de la revue, où l’on voit que l’interview est mise en avant de manière significative.

C’est également vrai sur le net…

La présentation est très parlante aussi:

Rôle et représentation des chasseurs dans la gestion de la biodiversité, régulation évolutive des loups, engagement en faveur des zones rurales défavorisées, défense de l’intégrité des communes, mouvements zadistes, nouveau rôle du domaine national de Chambord, élections régionales et… implication du Chasseur Français dans le paysage national sont quelques thèmes de cet entretien exceptionnel.

Sans omettre quelques confessions sur l’enfance du Président de la République qui pourront peut-être surprendre. L’intervention présidentielle s’inscrit dans le cadre de la célébration de l’anniversaire du magazine dont l’histoire a accompagné les grands bouleversements de notre pays.

Car on a ici du donnant-donnant. Le chasseur français salue le traditionalisme et le loyalisme, François Hollande célèbre le terroir. C’est un échange de bons procédés, expliqué comme suit par la revue dans son éditorial dans une optique très apolitique-conservatisme ultra :

Et voici comment François Hollande, de son côté, salue la revue…

Incroyable que de lire cela. C’est une politique fondée sur un populisme terrible, qui est vraiment d’un esprit pétainiste. Il est incroyable de  lire le président de la république célébrer la chasse et le terroir, alors que ses réponses se retrouvent entre des publicités pleine page pour des fusils…

On a même des « confidences » sur l’enfance, dans un style véritablement démagogique, absolument régressif sur le plan de la maturité politique. Quand on lit cela, on voit mal comment l’infantilisme propagé par François Hollande n’ouvre pas la voie à Marine Le Pen…

Le président de la république saluant les 130 ans du chasseur français en saluant l’exploitation et le meurtre des veux élevés sous la mère… Voilà qui montre bien que tout cela doit être balayé et jeté dans les oubliettes de l’histoire!

Nous vivons une époque affreuse, mais le triomphe du conservatisme ne pourra pas durer éternellement : c’est trop en décalage avec les possibilités de notre époque, avec l’exigence d’une vie en harmonie avec les animaux, avec l’humanité reconnaissant qu’elle est un élément de l’ensemble de la vie sur notre planète!

« Dix gestes pour le climat »

Dans la lutte pour le changement, l’un des plus gros soucis, si ce n’est le plus important, est la réduction de la cause à une démarche individuelle. Bien entendu, avoir une démarche correcte individuellement est fondamental.

Mais ce n’est pas une fin en soi, car pour changer les choses, il faut disposer de moyens immenses. Voici par exemple ce que propose le site gouvernemental consacré à la COP21 (petit rappel il y a un site alternatif ici).

Il s’agit de « dix gestes pour le climat », qui sont clairement présentés comme résolument corrects et ayant réellement un impact.

Or, c’est absolument faux. C’est à l’échelle de la société qu’il faut agir, pas simplement par des petites actions individuelles. Stopper la déforestation au Brésil ne peut pas dépendre de solutions « individuelles », mais bien de bouleversements des valeurs de la société elle-même.

On voit bien comment la condition animale en France est modelée par la course aux profits, et que sans changement global, on ne saurait aboutir à rien.

En fait, avec cette présentation des « dix gestes pour le climat », on réduit la cause écologiste à des « gestes », niant sa dimension générale. On réduit la question de l’engagement à quelques mesures individuelles, pendant que les gouvernements s’occuperaient du reste. Mais ce qu’il faut plutôt c’est que les gens contrôlent réellement le gouvernement et que des mesures générales soient prises à l’échelle de toute la société, qu’elles soient imposées.

On sait toutefois quel sera alors l’argument libéral : ce serait une écologie punitive. Et c’est indéniablement le cas, et en quoi serait-ce moralement faux? Alors qu’en plus c’est nécessaire!

« L’écologie n’est pas la machine à laver du civic-washing »

« L’écologie n’est pas la machine à laver du civic-washing » : tel est le nom de la lettre ouverte de Christophe Cavard, député EELV du Gard. Il a quitté EELV tout en restant député (du Gard) – comme les gens d’écologiste! – mais il n’a pas rejoint ce parti, ayant monté une liste pour les régionales, intitulé « Bien commun » (qui n’a pas de site ni rien, par ailleurs).

A cette occasion il s’adresse à Gérard Onesta et dénonce l’alliance locale EELV-Front de gauche, car selon lui il y avait les moyens de lancer une liste autonome. Tout cela est de la tambouille sans grand intérêt autre qu’électoral, qui ne nous intéresserait pas, s’il n’y avait pas un contenu intéressant, car révélateur.

En effet, Christophe Cavard avait quitté le PCF en 2009, après y être resté 20 ans. Et il résume bien la différence entre EELV et le Front de Gauche, même s’il faut décoder ses propos : EELV c’est le parti des bobos des centre-villes qui croient en l’Union Européenne pour développer de nouveaux business (qualifiés de durables, de démocratie des usagers, de coopération et d’économie solidaire, etc.). C’est donc en contradiction avec le Front de Gauche qui est dans une logique de nationalisme à prétention sociale, une sorte de programme commun de Mitterrand de 1981 réactualisé.

C’est bien vu, et tout cela n’a rien de commun avec la défense de la Nature…

« Cher Gérard, tu passes beaucoup de ton temps à dénigrer la démarche que nous avons entreprise pour ces régionales, la constitution d’une liste écologiste et citoyenne. Et puisque tu refuses de me saluer lorsque l’on se croise, je te dirai donc les choses en public.

Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu, par conviction. Rien de naturel dans ce parcours, mais de nombreuses expériences de la chose publique dans le cadre de responsabilités associatives ou institutionnelles m’ont conduit vers l’écologie politique. Celle que je veux porter n’est pas agressive, mais elle est suffisamment singulière et pratique, suffisamment solide dans la forme et le fond du projet qu’elle prétend vouloir réaliser, pour s’affirmer de façon autonome là où il s’agit de mener une bataille démocratique.

Je n’ai pas renoncé à la démocratie. Je ne renonce pas à la République représentée par ses institutions. Les institutions républicaines sont garantes des droits fondamentaux, l’écologie politique doit savoir y prendre place pour y orienter les politiques publiques. Alors que nous demandons à toute force une représentation proportionnelle aux opinions exprimées, nous devons la permettre lorsque le mode de scrutin l’autorise.

La voie que tu as choisie, imposée par « le haut » à coup de manigances internes pilotées des bureaux de l’exécutif de la région Midi-Pyrénées, est une alliance électorale d’appareils qui ne poursuivent pas les mêmes objectifs, ni politiques ni stratégiques. L’alliance entre EELV et le Front de Gauche est une alliance de façade. Alors que l’espace politique était grand ouvert en Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées pour porter en autonomie un projet écologiste digne de ce nom, tu as préféré diluer l’écologie dans un accord technique qui ne dit pas son nom, qui s’habille maladroitement de communication, de détournements du sens.

Car il y a entre EELV et le FDG de tels désaccords sur les compétences principales de la Région, qu’il est malhonnête de vous présenter ensemble au 1er tour devant les électeurs, d’autant que tu as déjà annoncé un accord de second tour avec le parti socialiste. A ce petit jeu, combien d‘écologistes resteront en piste à la fin du round électoral, et dans quelle transparence vis-à-vis des électeurs ?

Les personnes que je rencontre dans la vie de tous les jours expriment bien souvent leur désarroi et leur refus d’être pris en otage par des logiques partisanes dénuées de sens. D’autant qu’ils y voient des catalogues d’intentions non suivies d’effets, et pour cause !
Cache-sexe

Les désaccords portent sur ce qu’est la région, d’abord. La vision communaliste et nationaliste du PG et du PC, le refus de l’Europe, va s’affronter avec un projet écologiste dans lequel la région prend tout son sens dans un ensemble européen, et une liberté de mise en œuvre régionale. Sur l’énergie, ensuite, grande et nouvelle compétence régionale, pour laquelle le PC continue de parler de nucléaire propre. Bien sûr, ils se promettent d’y réfléchir dans une convention programmée en 2016.

Ce n’est qu’un cache-sexe pour masquer ces divergences de fond avec leur nouvel allié. Et que dire de leur refus catégorique d’envisager ce que nous souhaitons : qu’une fraction significative des foyers puisse être productrice de sa propre énergie…

Car dans ce domaine comme dans les autres, la position du PC et du PG est d’abord d’affirmer que la seule réponse aux dérives du libéralisme est le retour aux monopoles publics, à la toute-puissance de l’État. Tandis qu’un écologiste est normalement convaincu que la réponse passe par la réappropriation de ces biens communs par les usagers, au travers d’instruments de coopération et de concertation comme les SCIC, l’économie sociale et solidaire, etc.

Par la même je n’enlève pas, bien entendu, au PCF et au PG la légitimité de défendre leur projet, puisqu’il est différent des autres. Et ainsi laisser aux électeurs la liberté de choisir !

Car, lorsqu’on relie les constats, on voit bien qu’il y a peu ou pas d’éléments communs qui vont justifier votre union. Hormis un, qui n’est jamais avoué, et c’est anormal, qui est qu’EELV et FDG se sont trouvés un ennemi commun, que l’alliance a pour but d’affaiblir. Et il faudrait que ces alliés disent clairement et explicitement qu’ils ont un ennemi en commun, c’est le Parti Socialiste. Moi mon ennemi c’est le front national, sa banalisation, qui gangrène jusque dans les rangs des militants radicaux.

Un nouveau civic-washing dont l’écologie serait la machine à laver

La plate-forme, cette réunion de contributions militantes, est pleine de principes et d’intention. On y insiste beaucoup sur la démocratie participative, la démocratie « augmentée ». Je souscris d’autant plus facilement à ces principes que, pour le coup, les élus du Bien Commun les mettent en œuvre depuis longtemps, que ce soit en mairie du Séquestre ou dans la co-construction participative du budget insertion du département du Gard, par exemple.

Et d’autres colistiers pratiquent depuis des années de l’évaluation de politiques publiques, mettent en place des procédures de transparence de l’action publique et des méthodes de co-construction. Mais dans le rassemblement EELV-FDG, il y a des élus, certains vice-présidents sortants de la région Midi-Pyrénées, et pourtant aucun d’entre eux n’a mis en place cette démocratie augmentée dans leurs mandats exécutifs. Pourquoi le feraient-ils demain s’ils ne l’ont pas fait avant ? « Citoyens » et « démocratie participative » ne sont pas pour nous les piliers d’un nouveau « civic-washing » dont l’écologie serait la machine à laver.

Quand la Charte éthique de ce cartel de partis explique qu’il faut lutter contre la présidentialisation du régime, comment ce même cartel accepte-t-il que tu affirmes – tu l’as fait devant moi et devant témoin -, que la seule stratégie possible pour les régionales, c’est de choisir le futur président, et que les listes départementales ne servent qu’à supporter le leader ? Comment le cartel accepte-t-il ce fonctionnement resserré de ta campagne et la communication personnalisée autour de ta personnalité ?

Mais c’est au fond cohérent avec l’ouverture populiste de cette charte, qui vise avant tout à dresser le constat d’un pays rongé par la corruption, un « ils sont tous pourris » qui n’aura comme unique conséquence de renforcer à gauche les thèses populistes sur lesquelles prospèrent les escrocs de la démocratie.

Et ce grand écart permanent entre ce qui est dit et ce qui est fait justifie la rupture. Avec le processus que tu mènes, et avec une logique, un fonctionnement de tous les partis de gauche qui sont capables de faire des projets merveilleux avant les élections pour ensuite ne pas les mettre en œuvre une fois élus.
Faire confiance aux faiseurs plutôt qu’aux diseurs

La démarche du Bien Commun est tout l’inverse. Nous ne nous cachons pas les yeux devant la maladie, mais nous sommes trop au contact de la société pour faire comme si les solutions n’existaient pas en son sein. Nous préférons co-élaborer. Pas dans un entre-soi militant, mais en rassemblant celles et ceux qui font, pas seulement qui disent ! Lutter contre la finance ? Oui, au concret. Nous mettrons en œuvre les critères de développement durable dans tous les marchés publics de la région, pour bouter hors de la commande publique les entreprises qui défiscalisent.

Et pour ça nous favoriserons la constitution de sociétés coopératives d’intérêt collectif pour que les usagers et les bénéficiaires se réapproprient les biens publics, y compris en faisant entrer la région au capital de ces sociétés. Et nous créerons des outils pour que les PME se regroupent et conquièrent les marchés publics. Nos entreprises n’ont pas tant besoin de fonds publics spéciaux, mais d’outils pour produire elles-mêmes de la valeur, dans d’autres modèles que la compétition libérale ou l’assistance-dépendance au pouvoir politique.

Et nous construirons les politiques liées aux compétences générales avec une vraie méthode. Les acteurs culturels, par exemple, n’ont cure d’organiser les énièmes assises ou états généraux de la culture, on leur a déjà fait.

Ce qu’ils attendent, c’est un diagnostic co-construit au plus près de leurs particularités, pour modeler les outils les plus appropriés pour accompagner le développement des projets artistiques, pour faire converger l’ensemble des fonds de soutien disponibles. Et que la région donne l’exemple, et fasse coopérer l’ensemble des services : économiques, touristiques, scolaires, pour que la culture et l’art soient considérés aussi comme des vrais agents économiques, avec de vraies problématiques d’emplois et d’activité.

Quasiment un électeur sur deux ne veut pas aller voter en décembre, et le dit par avance, 3 mois avant le scrutin ! Nombreux sont celles et ceux qui en ont marre des diseurs, ils veulent une méthode et des solutions, une cohérence dans l’action. Ils veulent être associés, pas instrumentalisés. Voilà la démarche que nous construisons, patiemment. L’abstention massive traduit une vraie désaffection vis-à-vis des institutions républicaines.

Cette désaffection est le fruit d’une défiance, en partie nourrie par cette insupportable coupure entre gouvernants et gouvernés. Seule une autre pratique du pouvoir peut offrir la garantie que l’institution joue effectivement un rôle crucial pour la justice sociale, la redistribution, et la capacité à répondre aux crises écologiques, économiques et démocratiques. C’est ça, la recherche du bien commun. Loin des postures, des faux-semblants, et des alliances de court terme.

Christophe Cavard, pour la coopérative politique Le Bien Commun, élections régionales 2015 en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées.

« Et si Macron était aussi libéral avec le cannabis ? »

Le quotidien Libération a un certain sens des valeurs : juste au lendemain de l’annonce de la découverte par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis à bord de trois véhicules utilitaires à Paris, c’est un éditorial en faveur du cannabis qui a été publié….

En s’appuyant pour cela sur le libéralisme de Macron, on a une apologie libérale-libertaire de la libéralisation de cette drogue, qui prend, qui plus est, comme référence le « think tank » Terra Nova, organe des bobos au parti socialiste et qui appelle à se débarrasser de toute défense des ouvriers…

Et si Macron était aussi libéral avec le cannabis ?

Cher Emmanuel Macron, puisque vous aimez briser des tabous, il est temps de vous saisir de la question du cannabis.

Et d’expliquer à vos camarades du gouvernement que l’avenir, c’est d’autoriser sa commercialisation dans un marché régulé par la puissance publique, pas de le laisser aux errements incontrôlés du marché noir. Cela ne va pas être aisé de les convaincre : rien que dimanche, par exemple, votre bien-aimé président est allé plastronner devant les 7 tonnes de cannabis saisies à Paris, en espérant que cet exploit allait «contribuer à porter un coup [qu’il] espère fatal à des organisations criminelles».

Or, toute personne avisée sait qu’en la matière, police, douane et gendarmerie ne sont que des régulateurs : la marchandise saisie sera automatiquement remplacée, la filière éventuellement pénalisée sera suppléée par une autre. C’est la loi du marché, un concept que vous maîtrisez.

Une autre initiative récente de votre gouvernement a consisté à faire passer en douce au Journal officiel, comme le Monde l’a révélé vendredi, la possibilité de frapper d’une simple contravention l’usage de stupéfiants. Mais comme cette transaction pénale dépendra du bon vouloir du parquet, et que l’usage demeure dans la loi passible d’un an de prison, sa conséquence est difficile à appréhender : elle peut tout autant adoucir la répression que la renforcer.

C’est d’une tout autre réforme dont la France a besoin. De plus en plus de pays ont compris que la production de cannabis pouvait devenir une intéressante filière économique – et légale. D’abord, pour l’usage thérapeutique de ce produit, dont on ignore toujours, par obscurantisme, les vertus en France. La Croatie vient d’autoriser cet usage ; l’Australie a annoncé son intention de permettre une production légale à cette fin.

Aux Etats-Unis, dans les 23 Etats (soit près de la moitié) qui autorisent le cannabis thérapeutique, la filière de «l’or vert» bat son plein. Quatre Etats sont allés plus loin, permettant la vente légale pour l’usage récréatif. Au Colorado, les autorités s’en disent très satisfaites : dans l’année fiscale 2014-2015, l’Etat a engrangé 65 millions de dollars (57 millions d’euros) de taxes, soit plus que sur l’alcool.

Pendant ce temps, la France dépense chaque année des centaines de millions d’euros pour une répression aveugle, injuste et inefficace. Les 150 000 arrestations annuelles pour usage de stups, principalement de cannabis, sous l’ère Hollande (plus que du temps de Sarkozy, un exploit dont la gauche devrait se vanter, non ?) n’ont pas fait baisser le niveau de consommation.

Comment le pourraient-elles ? Les études démontrent qu’il n’y a pas de lien entre interdit et niveau de consommation. Mais, en France, on préfère ignorer la réalité et dépenser inutilement l’argent qu’il faudrait consacrer à la prévention, très en retard.

Alors que la prohibition fait chaque jour, depuis quarante ans, la preuve de son échec, pourquoi ne pas créer un marché régulé du cannabis sous contrôle de l’Etat ? Des personnes très raisonnables le proposent.

Comme la députée Anne-Yvonne Le Dain (PS), dans un rapport de novembre 2014. Comme le think tank Terra Nova qui, un mois plus tard, suggérait de «réguler le marché pour sortir de l’impasse». Un cheval de bataille qu’en libéral assumé, vous ne manquerez pas d’enfourcher. Bien à vous.

Un jour sans chasse a-t-il réellement un sens?

Il y a une nouvelle pétition « Pour l’arrêt de la chasse le dimanche », alors qu’il y a eu encore un mort tout récemment, avec un promeneur tué. Comme le constate Le Figaro:

En Isère, un jeune homme de 20 ans a été samedi matin tué alors qu’il se promenait sur un sentier de la commune de Revel. Le lendemain, c’est un cycliste qui a été blessé au visage par un chasseur à Luc-sur-Orbieu, dans l’Aude.

Le week-end précédent, une femme d’une quarantaine d’années et sa fille de 12 ans avaient, elles aussi, été blessées par un tir dans une forêt du Rhône. Les victimes sont pour la plupart souvent des chasseurs eux-mêmes. Mercredi, un participant à une battue au sanglier a tiré sur l’un de ses camarades dans le Var.

Nous n’aimons toutefois pas les pétitions, et là l’exemple est flagrant. Si déjà 75 000 personnes l’ont signé, il y en avait déjà eu une en 2012, avec 300 000 signatures, sans que cela n’y change rien.

Ce n’est pas tout : en 2000, une loi avait institué que le mercredi serait un jour sans chasse, et en 2004 cela avait été abrogé. On n’a pas simplement affaire à quelque chose de réactionnaire, de dépassé. On a affaire à quelque chose de réactionnaire, de dépassé et qui est revenu.

Cela montre qu’il y a un problème de fond, et il est facile à comprendre : en cas de crise sociale, dans quel camp seront les chasseurs et leurs fusils? Ce n’est pas très difficile à deviner, de par leur dimension « terroir », sexiste, populiste…

Voici la pétition, qu’on peut signer ici. On notera avec intérêt que les animaux n’y existent pas : on est ici dans une démarche entièrement anthropocentriste, en défense des promeneurs et des cavaliers, etc.

C’est en fait une pétition pour « s’approprier la nature », comme on le lit, à la place des chasseurs. Ce n’est absolument pas pertinent… Un jour sans chasse a-t-il réellement un sens? Non, c’est l’abolition de la chasse seulement qui a un sens, une signification.

Pour l’arrêt de la chasse le dimanche

Auteur : L’Association pour la protection des animaux sauvages

À l’attention : de Monsieur le Président de la République

Cette pétition est lancée par l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), pour que le dimanche soit dorénavant un jour sans chasse et que nos week-ends ne soient plus annexés par les chasseurs !

Pour des balades en toute sécurité et liberté : signez-la et partagez-la !

Monsieur le Président de la République,

Chaque année, en France, la chasse provoque des dizaines d’accidents dont un nombre élevé s’avère mortel. Promeneurs, randonneurs, cueilleurs de champignons, vététistes, sportifs, cavaliers, scolaires, naturalistes, escaladeurs et tous les utilisateurs de la nature, ont le droit de pratiquer leur loisir en toute sécurité et sérénité, sans que pèsent sur eux les menaces d’une seule activité : la chasse.

Les chasseurs représentent moins de 2% de la population, mais ils s’approprient la nature tous les jours de la semaine pendant 9 mois de l’année, au détriment des 98% restants.

Aujourd’hui, il n’existe plus aucun texte législatif ni réglementaire pour encadrer les mesures de sécurité liée à la chasse.

Vous n’êtes en effet, pas sans savoir que la loi chasse n°2008-1545, dite « loi Poniatowski » a supprimé la seule référence législative qui mettait des bornes à ce grave problème. En effet, si la loi chasse 2000 avait bien prévu qu’un décret encadrerait la réglementation de la sécurité de la chasse, ce décret n’a jamais été pris. Pire, la « loi Poniatowski » a supprimé cet article de loi en 2008.

Déjà, en 2004, la loi chasse de R. Bachelot avait supprimé le jour sans chasse issu de la loi chasse 2000.

Bien plus tôt, en 1982, la circulaire Deferre avait supprimé le périmètre de sécurité autour des habitations !

Cette dérèglementation a conduit la France à être, de très loin, le pays d’Europe où il y a le plus d’accidents de chasse. Pourtant des mesures simples et de bon sens suffiraient à en faire baisser considérablement le nombre.

Je vous demande donc de prendre des mesures efficaces rapidement pour pallier ce problème de sécurité et d’inégalité, en établissant une trêve de la chasse le dimanche. J’espère que vous tiendrez compte, lors de vos prochaines décisions, de cette opinion largement partagée. Agissez pour que soit mise en place cette mesure de bon sens : simple et efficace.

Je compte sur vous, Monsieur le Président, pour donner votre appui à des mesures qui vont dans le sens du respect des droits des usagers de la nature.

Metallica : « Blackened »

Sur youtube, cette chanson, ouvrant l’album de 1988 … And justice for all inspire quelqu’un à écrire en commentaire que ce type de musique va revenir, de par son sens de l’objection, de la destruction et de l’agression, et que ce retour se posera en adversaire de la pop fallacieuse et de la musique électronique pessimiste.

Il y a sans doute une part de vrai : la bande originale du film réel qu’est la vie quotidienne semble bien mièvre et on ne voit pas comment une expression de retour aux fondamentaux ne pourrait pas revenir.

Cela va demander des déchirements avec les bonnes manières et l’envie de se complaire dans la culture iphone – facebook – ego démesuré, car il faut une base solide pour parvenir à faire des choses bien, comme cette chanson de Metallica, « Blackened », décrivant de manière allégorique la destruction de la planète, nous appelant à voir les faits en face : comme le dit la chanson, des millions d’années d’évolution meurent en quelques minutes, notre mère la Terre meurt!

Des paroles magistrales, avec une inspiration typique de la culture trash metal.

Blackened is the end
Winter it will send
Throwing all you see
Into obscurity
Noircie est la fin
L’hiver elle enverra
Projetant tout ce que tu vois
Dans l’obscurité

Death of Mother Earth
Never a rebirth
Evolution’s end
Never will it mend
Never
La mort de la Terre-Mère
Plus une renaissance
La fin de l’évolution
Jamais cela ne se réparera
Jamais

Fire
To begin whipping dance of the dead
Blackened is the end
To begin whipping dance of the dead
Color our world blackened
Le feu
Pour commencer la danse fouettante des morts
Noircie est la fin
Pour commencer la danse fouettante des morts
Colore notre monde noirci

Blistering of earth
Terminate its worth
Deadly nicotine
Kills what might have been
Callous frigid chill
Nothing left to kill
Never seen before
Breathing nevermore
Never
La terre devenant cloques
Anéantit sa valeur
La nicotine mortelle
Tue ce qui aurait pu être
Un froid glacial calleux
Plus rien à tuer
Jamais vu avant
Respirant plus jamais
Jamais

Fire
To begin whipping dance of the dead
Blackened is the end
To begin whipping dance of the dead
Color our world blackened
Le feu
Pour commencer la danse fouettante des morts
Noircie est la fin
Pour commencer la danse fouettante des morts
Colore notre monde noirci

Blackened
Opposition… contradiction… premonition… compromise
Agitation… violation… mutilation… planet dies
Noircie
Opposition … contradiction … prémonition … compromis
Agitation … violation … mutilation … la planète meurt

Darkest color
Blistered earth
True death of life
La plus sombre couleur
La terre devenant cloques
La vraie mort de la vie

Termination… expiration… cancellation… human race
Expectation… liberation… population… lay to waste
Anéantissement… expiration … annulation… la race humaine
Attente… la libération… la population… abandonnée aux ordures

See our mother
Put to death
See our mother die
Vois notre mère
Mise à mort
Vois notre mère mourir

Smoldering decay
Take her breath away
Millions of our years
In minutes disappear
La pourriture fumante
Lui enlève sa respiration
Des millions de nos années
disparaissent en quelques minutes

Darkening in vain
Decadence remains
All is said and done
Never is the sun
Never
S’assombrissant en vain
La décadence reste
Tout est dit et fait
Jamais il n’y a le soleil
Jamais

Fire
To begin whipping dance of the dead
Blackened is the end
To begin whipping dance of the dead
Fire
Is the outcome of hypocrisy
Darkest potency
In the exit of humanity
Color our world blackened
Blackened
Le feu
Pour commencer la danse fouettante des morts
Noircie est la fin
Pour commencer la danse fouettante des morts
Le feu
Est le résultat de l’hypocrisie
La puissance la plus sombre
Dans la sortie de l’humanité
Couleur notre monde noirci
Noirci

Les piégeurs au quotidien…

Il y a, dans cet article du Courrier Picard, plein de choses extrêmement intéressantes, témoignant de ce qu’on appelle le journalisme. Il s’agit de l’expression de ce qui se passe sur le terrain, avec la présentation d’un cas concret, de l’avis des gens, des choses qui se déroulent…

Sauf qu’évidemment, selon nous, il faudrait une multitude de journaux locaux vegans et écologistes pour présenter ces faits, et de manière orientée, afin d’éduquer. A cela s’ajoute qu’en fait il faudrait également « avoir le pouvoir » afin justement que les institutions ne fassent pas ce qu’elles font…

OISE
Les piégeurs face aux animaux nuisibles malgré l’hostilité

Un beau dimanche, à Compiègne, sur les bords de l’Oise. Dans l’eau, un ragondin s’amuse avec un bout de pain, sous l’œil rigolard des enfants. Une dispute éclate.

« Arrêtez de leur donner à manger, s’exclame une passante. Ce sont des nuisibles qui abîment les berges ! » Un père de famille répond : « Et alors, on ne va pas tous les tuer pour autant, ce sont des êtres vivants ! » L’éternel débat.

Michel Foubert, premier adjoint, confirme qu’il y a « un problème avec les ragondins, mais aussi avec d’autres espèces comme le raton laveur. La ville a une convention avec un piégeur agréé par la préfecture ». Rencontre avec Arnaud Fourdrain, membre de l’association des piégeurs agréés de l’Oise, qui travaille pour la ville de Compiègne depuis « 6 ou 7 ans ».

Le plus souvent, il intervient à la demande d’un particulier, d’une entreprise ou d’un service public, relayée par la police municipale. « Au début, c’est les renards qui posaient problème, indique le piégeur. Ils pullulaient sur l’ancien site militaire, face à la clinique Saint-Côme. » Depuis, il s’est diversifié. « J’interviens pour les animaux classés espèces nuisibles par un arrêté ministériel, détaille-t-il. Et pour les espèces exogènes. »

C’est-à-dire celles qui ne sont pas originaires de nos contrées. Le ragondin et le rat musqué, par exemple, importés à l’époque où on les élevait pour leur fourrure. « Quand cela a été interdit, ils ont été lâchés dans la nature et se sont reproduits », poursuit Arnaud Fourdrain.

Aujourd’hui, ils seraient partout, fragilisant les berges et transmettant parfois des maladies, par le biais de leurs urines. « Réfléchissez à deux fois avant de manger des mûres cueillies à même le sol », prévient le piégeur. Il y a le raton laveur, aussi, mascotte des troupes américaines et canadiennes. « À leur départ, les animaux ont été lâchés dans la nature. »

Sont classés nuisibles par la préfecture : le renard (le plus répandu), la fouine (qui s’attaque notamment aux toitures), la pie et la corneille (qui s’en prendraient aux petits gibiers et aux petits nids) et le corbeau freux (ennemi des agriculteurs). Arnaud Fourdrain intervient chaque fois avec une méthode agréée, apprise lors de sa formation dispensée par la fédération des chasseurs de l’Oise.

« Il y a la cage, précise-t-il. Un appât, une trappe qui se referme… L’animal est pris vivant. » Même chose pour les collets avec arrêtoir : l’animal est prisonnier mais maintenu en vie. « Lorsque le piège se referme sur une espèce non nuisible, l’animal est systématiquement relâché. »

Cependant, « lorsqu’une fouine, par exemple, est dans une sous-pente inaccessible, on utilise un piège à œuf ». Penser à une tapette à souris, avec un œuf en guise d’appât. « Les fouines font des dégâts considérables, les gens n’ont pas le choix », justifie Arnaud Fourdrain. Pour les autres, une fois la capture effectuée, c’est également à lui de terminer le travail. De « réguler », comme il dit, se refusant à prononcer un mot qui fâche. À lui, enfin, d’enterrer les animaux.

Ce qu’on a là, c’est le témoignage du caractère diffus de l’exploitation animale. Il n’y a pas que le supermarché, les élevages et les abattoirs : c’est toute la conception de la Nature qui est fausse, dans la mesure où la Nature est réfutée au profit d’une « gestion » anthropocentriste.

Nous n’avons pas besoin de l’avis de Maître David Sudan

Nous avons beaucoup parlé de l’affaire du chiot arraché de force à un SDF par des gens de Cause Animale Nord. Il était selon nous très important de le faire, pour ne pas se « planter » après cette affaire.

Cela pouvait ne pas sembler clair, mais voici que déjà les faits se précipitent, puisque le chiot a été remis hier au SDF. C’est l’épilogue d’une triste affaire, en attendant le procès.

Cependant, que ne voit-on pas? Voici que « Maître » David Sudan, selon l’expression employée pour les avocats par les institutions, se permet de prendre la parole. Qui est-ce? D’où sort-il? Où est sa légitimité?

Eh bien cette personne qui tombe du ciel dans cette affaire est l’avocat du SDF, présent avec lui dans les locaux de la police du 1er arrondissement de Paris, lors de la remise du chien. A cette occasion, il a publié sur chien.fr un long texte pour expliquer la situation du SDF, du chiot, etc.

Et là, il y a cet insupportable discours, honteux et pathétique, condamnant la libération animale. En quel honneur? Naturellement, au nom de son statut d’avocat. Eh bien non, nous n’en avons rien à faire de son avis, qu’il peut se garder.

Que Cause Animale Nord soient des activistes peut-être adeptes du n’importe quoi n’importe comment, c’est a priori un fait qu’on peut dire exact. Mais ils portent la dignité d’une cause, même dévoyée.

Donc il n’y a pas à accepter ces propos mensongers venant soutenir un système qu’il faut ébranler et faire s’effondrer :

« Je ne renie aucunement le travail des associations de la défense des animaux. Bien au contraire, la plupart des personnes qui m’ont aidé dans le traitement de ce dossier sont des personnes issues du milieu associatif de défense de la cause animale. Je sais que le combat de ces associations est parfois dur, surtout quand il s’agit de lutte contre le trafic d’animaux, mais si vous avez des suspicions de maltraitance ou de trafic d’animaux, il existe une Justice en France avec laquelle vous pouvez travailler main dans la main. Et croyez-moi bon nombre de procédures engagées dans le trafic d’animaux auprès d’un juge aboutissent à la saisie des animaux maltraités. »

Nous n’en avons rien à faire de sa défense de la justice au service de l’exploitation animale et de ses études à Assas, apparemment avec une spécialisation en droit des sociétés, des fusions-acquisitions et du droit des contrats, comme lorsqu’il dit :

« J’ai effectué un cursus de 8 années de droit à l’Université et je ne connais aucune loi en France qui interdise aux SDF d’avoir un chien, et ce quelle que soit leur origine. Lors de son procès, cette dame pourra certainement venir expliquer aux Magistrats ce qui est interdit et permis par la loi en France ! »

Se vanter par ailleurs d’avoir fait huit années d’études, pour confondre le communisme et le nazisme, c’est d’ailleurs lamentable :

« Et tout d’un coup ce samedi 19 septembre, alors qu’il n’avait rien demandé à personne et parce qu’il avait le tort d’être sans-abri et d’origine roumaine, il se fait violemment agresser par des activistes de défense de la cause animale sans la moindre enquête préalable sur la seule base de son faciès, comme on faisait jadis dans certains Etats soviétiques. »

On comprend toutefois que quand on fait avocat, on entend faire partie des riches et que donc on a pas besoin de faire la différence entre les communistes qui visaient les riches, et les nazis qui visaient des gens pour des critères raciaux…

Le fond de la question, c’est quoi? Nous en avons parlé, c’est la question de la légitimité de l’interventionnisme en faveur de la libération animale.

Si cet avocat s’imagine cependant être en mesure d’attaquer la libération animale au nom de la soi-disant valeur des institutions, là il rêve totalement. Un tel délire peut être acceptable pour L214 ou les partisans de l’abolitionnisme de Gary Francione, qui croient en une réforme ou une révolution au sein des institutions… Mais nous, nous disons : halte-là!

Et nous avons bien vu que les associations légalistes n’ont strictement rien dit sur une affaire suivie par pratiquement la société française, ce qui est une sacrée démonstration de mauvaise foi et de capitulation.

Nous avons bien vu que les anarchistes n’ont également fait rien d’autre que dénoncer le racisme, sans rien voir de la question animale. Peut-être devrait-il aller aider l’avocat qui annonce :

« Nous avons fait des captures d’écran de tous les propos diffamatoires qui ont été tenus à l’égard de mon client depuis le début de l’affaire et nous allons nous réunir demain pour étudier les suites judiciaires à donner à ces propos. »

Voilà bien ce qui était à craindre : que la cause animale disparaisse derrière une affaire de faits-divers. Voilà pourquoi nous avons écrit ces articles, qui pouvaient sembler partir dans de nombreuses directions, voire contradictoires.

Il s’agissait cependant d’avoir au coeur la défense de l’intervention en faveur de la cause animale, principe légitime, sacro-saint, car moralement juste! La libération animale n’est pas un concept abstrait, c’est quelque chose exigeant une affirmation concrète.

L’avis d’un avocat défendant une justice au service des riches et donc nécessairement de l’exploitation animale n’a ici strictement rien à dire, il n’a pas le droit à la parole, car la seule parole qui doit s’affirmer est celle en faveur de la libération totale et sans conditions des animaux!

Contre la COP21 : tous à Paname!

Voici l’appel de la mouvance « zadiste » parisienne à l’occasion de la COP21.

Contre la COP21 : tous à Paname!

Du 28 Novembre au 12 Décembre, nous nous mobiliserons à Paris contre la COP21. 195 chefs d’État, et un nombre incalculable d’industriels se réuniront pour décider de mesures inutiles afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En fait, il s’agira de statuer sur la quantité de pollution raisonnable que les industriels pourront rejeter dans l’atmosphère. Les nouveaux quotas de CO2 ne sont qu’un nouveau moyen pour les pays riches de continuer à s’octroyer le droit de polluer impunément.
Nous ne laisserons pas ceux qui sont les seuls responsables du réchauffement climatique et de la marchandisation du vivant tenir leur énième mascarade tranquillement !

La seule solution pour régler ce problème est la fin du système capitaliste et productiviste, pas un sommet dans une zone militarisée.
Que toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus de ce système mortifère, d’Europe et du monde, convergent vers Paris contre la COP21 !
De multiples manifestations et des rencontres auront lieu pendant la conférence. Venez avec vos propositions et votre volonté, pour créer ensemble, d’autres formes de vie en commun loin des diktats économiques.

Des lieux d’hébergement et d’accueil seront prévus, ainsi que les actions suivantes :

Samedi 28 Novembre : Convergence des convois des ZAD sur Paris.

Dimanche 29 Novembre : Manifestation

Du 29 Novembre au 12 Décembre : Diverses journées d’action.

Samedi 12 Décembre : Clôture et journée d’action.

Assemblée parisienne contre la COP21

COP21@riseup.net

L’abattoir d’Alès : massacre à la chaîne

D’une certaine manière, c’est du quitte ou double. Soit l’association L214 réussit sa marche forcée dans les institutions et fait basculer la société dans une transition au végétarisme, puis au véganisme…

Soit elle n’aura fait qu’aider l’exploitation animale à se moderniser. Ce type de débats n’a rien de nouveau: c’est le même que celui, il y a cent ans, entre les socialistes et les communistes, entre les partisans de la transition par le gouvernement et ceux considérant que sans révolution rien n’est possible.

Les images révélées par L214 sont indéniablement terrifiantes ; on y voit ce qui se passe dans un abattoir à Alès, et c’est sordide au possible. C’est l’enfer de Dante, comme on dit.

Voici comment Le Figaro présente la chose:

« On peut notamment y voir un employé découper la patte d’un cheval encore vivant, dans cet abattoir municipal où chaque année, 3000 chevaux, 20.000 cochons, 40.000 moutons et 6000 bovins sont tués et qui fournit les boucheries locales, mais aussi des collèges, des lycées et des hôpitaux, précise l’association ainsi qu’une filière bio. D’autres équidés, mal étourdis, reprennent conscience sur la chaîne d’abattage. De nombreux chevaux refusent de rentrer au poste d’étourdissement, certains reçoivent des coups de bâton, d’autres se cognent à la porte du box qui se referme sur eux. (…).

Par ailleurs, la violente asphyxie des cochons gazés est filmée dans la fosse à CO2. Ils sont placés dans des nacelles surchargées. Les comportements de panique et les manifestations de douleur sont patents. (…)

Les moutons sont quant à eux égorgés en pleine conscience dans un tonneau rotatif avec pleine vue sur la salle où sont découpés leurs congénères. Les animaux sont sortis du tonneau encore conscients, certains tentent de se relever après avoir eu la gorge tranchée. »

Mais est-il dans l’ordre des choses, justement, que l’information soit reprise et diffusée très largement par Le Figaro, Libération, Le Monde, Le Parisien?

Selon L214 oui, selon nous, non. Car il est évident que si cela passe comme information, c’est pour réduire cela à quelque chose qui serait anormal au sein du système lui-même. Ce n’est pas le système qui est remis en cause, c’est quelque chose montré comme une anomalie.

L214 est également très circonspect dans son approche, appelant au végétarisme.

C’est comme le principe voulant que désormais en raison de la loi d’Avenir agricole du 13 octobre 2014, chaque particulier vendant un chaton ou un chiot devra avoir un numéro Siren (Système Informatique du Répertoire des Entreprises), demandé à la chambre d’agriculture de son département.

Les sites de petites annonces sur le net devront obligatoirement exiger ce code du vendeur. En théorie, on se dit qu’il y aura moins de vendeurs. En pratique, cela veut dire uniquement que ce sont les vendeurs industriels qui vont l’emporter.

Au sein d’une société fondée sur le profit, une remise en cause locale ne change rien en général et ne profite qu’au gros capitalistes.

Les réactions face à la mort de l’orque à Marineland

Suite à l’annonce de la mort de l’orque à Marineland (voir Mort d’une orque à Marineland), nous nous sommes dit que nous allons pouvoir diffuser des informations d’associations à ce sujet, puisqu’il n’y avait pour l’instant pas grand chose, pour ne pas dire pratiquement rien.

On a alors trouvé Nice Matin expliquant laconiquement que :

Après la mort de l’orque Valentin ce lundi à Marineland, trois associations* se sont regroupées pour demander au préfet et aux Services Vétérinaires des Alpes-Maritimes de diligenter une enquête sanitaire auprès du delphinarium.

>> RELIRE. Une orque de Marineland est morte

Une requête à engager « en urgence » afin de vérifier « l’état de la nourriture, sa qualité et sa fraîcheur, l’état de l’eau des bassins ainsi que les conditions dans lesquelles sont, à ce jour, détenus l’ensemble des mammifères marins », écrivent les trois associations dans leur courrier.

Pour avoir plus d’informations, il faut logiquement aller sur le site des associations, mais il n’y a qu’un lien vers l’article du journal en question. Ce n’est guère pratique et cela montre la focalisation « institutionnelle ».

On en apprend par conséquent surtout avec 20 minutes, dans la section Nice.

Marineland d’Antibes: Des associations réclament une enquête après la mort d’une orque

ANIMAUX Elles ont fait appel au préfet des Alpes-Maritimes et aux services vétérinaires…

Elles en appellent au préfet des Alpes-Maritimes. Dans un courrier daté du 8 octobre et transmis lundi matin, les trois associations Réseau cétacés, La dolphin connection et C’est assez ! réclament du représentant de l’Etat et des services vétérinaires qu’une « enquête sanitaire soit diligentée en urgence » à Marineland.

Le tout pour « vérifier l’état de la nourriture et de l’eau des bassins » ainsi que « les conditions dans lesquelles sont détenus les mammifères marins », expliquent-elles.

Dans un genre tout à fait différent, il y a l’association Peta qui a fait un appel tout à fait ridicule, puisque d’une absurdité complète et consistant à demander au responsable de la société propriétaire de Marineland d’être assez sympa pour fermer Marineland. « S’il vous plaît, prenez une décision éthique » est-il demandé… Cela ne tient pas debout une seconde.

C’est littéralement absurde et le sens d’une telle pétition est en réalité facile à trouver : « En remplissant ce formulaire, vous indiquez votre consentement à recevoir des messages marketing par e-mail de notre part ». C’est un classique du monde des associations. Voici le texte de la « demande » :

Signez notre lettre pour demander au PDG de Parques Reunidos (qui possède Marineland) et au directeur de Marineland de relâcher les animaux survivants dans des sanctuaires adaptés et de cesser d’utiliser des animaux.

Veuillez relâcher les animaux de Marineland dans des sanctuaires

Monsieur,

Je suis choqué(e) d’apprendre que plusieurs animaux dont l’orque Valentin sont morts à Marineland et inquiet(e) pour la survie des animaux. Cela n’aurait pas eu lieu si ces animaux n’avaient pas été enfermés dans ce parc et je vous demande de prendre une décision forte pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus.

Ces animaux marins intelligents et sociaux sont enfermés dans des piscines honteusement petites et sont privés de tout ce qui, pour eux, est naturel et important. S’il vous plaît, prenez une décision éthique en relâchant les animaux marins dans des sanctuaires adaptés et vous engageant à cesser d’utiliser des animaux.

De manière plus constructive dans la mobilisation, voici un appel américain relayé par Dauphinlibre.be :

De la part de Friends of Animals (New York)

A l’attention de M. Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, du Maire Jean Leonetti, du Maire Christian Estrosi et de M. Eric Ciotti, Président du Conseil Général des Alpes Maritimes,

Au nom de nos membres internationaux, nous souhaitons déposer une plainte formelle auprès du gouvernement français concernant les mauvais traitements infligés aux animaux du Marineland à Antibes. (…)

Nous demandons une enquête indépendante sur ce qui est arrivé au Marineland et que ses résultats soient rendus publics:

Est-ce que le parc dispose actuellement de générateurs, et si oui, combien, quand et comment ont-ils été opérationnels après la catastrophe ?

À quel moment durant la tempête les sauveteurs sont-ils arrivés sur les lieux pour sauver les animaux ? S’agissait-il d’employés de Marineland ou de personnes venues de l’extérieur? Quels ont été les premiers intervenants municipaux appelés à venir aider ?

Combien d’offres d’aide par les organisations de protection des animaux ont-elles été refusées?

Y a-t-il un programme de préparation aux catastrophes prévu par le parc et si oui, pourquoi a-t-il échoué ?

Combien d’animaux sont-ils réellement morts et à quelles espèces appartenaient-ils ? Combien ont été blessés? Un compte rendu complet comprenant les dossiers vétérinaires et les résultats des nécropsies doit être rendu public.

Pourquoi a-t-il fallu un plein de 10 jours pour rendre les installations habitables ?

Est-ce que le Marineland est autorisé à acheter et à remplacer les animaux morts ? Y a-t-il une volonté de la part des compagnies d’assurance de couvrir ces nouveaux achats ?

Est-ce que le Marineland va recevoir une aide financière ou matériel grâce à l’argent des contribuables ? A quel niveau le gouvernement français subventionne-t-il les coûts de la reconstruction du parc ?

Qu’est-il arrivé au troisième ours polaire ?

Au nom de nos membres et, plus important encore, au nom des animaux qu’il est dans notre mission de protéger, nous vous demandons de prendre des mesures pour empêcher Marineland de continuer son exploitation inhumaine et de faire en sorte que les animaux qui lui reste soient envoyés dans des sanctuaires.

De manière tragique, le seul résultat positif de la tempête qui a dévasté la prison Marineland est que les animaux qui y sont morts dans la boue ne seront plus jamais forcés à exécuter des tours stupides pour recevoir leur poisson. Ils sont désormais enfin libres.

Cordialement,

Carole Raphaëlle Davis, directrice de campagnes pour l’Europe
www.friendsofanimals.org

Mort d’une orque à Marineland

Cela faisait plusieurs jours qu’il y avait une rumeur à ce sujet, et cela a été confirmé par Marineland : il y a bien une orque qui vient de décéder.

Voici le communiqué de Marineland :

Toutes les équipes de Marineland sont extrêmement tristes d’annoncer aujourd’hui, lundi 12 octobre à 12h, le décès de Valentin, une orque née au sein du parc.

Nous avons vécu une situation extrêmement difficile et sans précédent la semaine dernière et avons tout mis en œuvre pour sécuriser les infrastructures dévastées par les intempéries.

Les soigneurs, experts et secours ont tout fait pour sauver les animaux et sécuriser les installations.
Nous n’avons à cette heure aucune d’explication sur les causes du décès, nous allons tout faire pour comprendre.

Des analyses seront réalisées par une équipe de vétérinaires experts.

On est là encore dans le non-dit, dans le régressif, et cela marche, puisqu’il y a des milliers de gens pour compatir avec Marineland et non pas contre Marineland…

En voici quelques exemples, reflétant tous un haut niveau d’infantilisme, de déni de la réalité, de fausse fascination pour la vie animale, de fanatisme anti-rationalité…

Voici des informations diffusées, notamment par Dauphinlibre.be :

« Valentin, une orque née dans le parc Marineland d’Antibes, est mort ce lundi, quelques jours après les fortes inondations qui ont frappé le Sud-Est de la France.

Nous apprenons également que le dauphin Alizé est à nouveau en bassin d’isolement dans un état grave. Valentin était une orque mâle âgée de 19 ans.

Il était né au Marineland d’Antibes le 13 février 1996, juste avant la Saint Valentin.

Sa mère se nommait Freya, capturée en Islande et qui mourut d’une LONGUE MALADIE (laquelle ?) en juin 2015 à l’âge de 32 ans.

Son père Kim 2, capturé lui aussi, est mort d’une « infection pulmonaire fulgurante » en novembre 2005 à l’âge de 25 ans. Valentin était le seul survivant des 5 enfants de Freya.

La mère et le fils s’adoraient. Ils restaient toujours extrêmement proches et n’ont cessé de jouer ensemble jusqu’à la fin. Avec la mort de sa maman, précédée d’une longue agonie, on peut difficilement concevoir le désespoir de ce jeune adulte privé de toutes les références, de tout l’amour, de tout le soutien que pouvait lui donner sa maman.

En mer aussi, les fils se désespèrent du décès de la matriarche. Mais Valentin a du CONTINUER. Les shows devaient être assurés.Valentin était une orque de grande taille.Sa nageoire dorsale restait encore relativement droite pour un orque captive de son âge. En captivité, la plupart des dorsales masculines s’affaissent en entre 12 et 13 ans.

Le 20 novembre 2013, la demi-sœur de Valentin, Wikie, avait donné naissance à son deuxième enfant, Keijo. Le père présumé était son demi-frère, Valentin, contraint par une sexualité constamment frustrée de briser le tabou de l’inceste, pourtant fondamental chez les cétacés.

Ce nouveau décès au Marineland d’Antibes n’a pas besoin d’être analysé par des vétérinaires liés à l’entreprise. Pas plus que nous n’avons su les causes de la mort de Freya, pas plus nous ne saurons celle de la mort de Valentin.

Tout diagnostic livré par le parc ne sera que le reflet de ses intérêts commerciaux.

Valentin est-il mort d’une infection brutale ? Ou plus probablement, de stress en excès de manière CONTINUE, qui vous ronge l’estomac et fini par vous tuer. La mort toute récente de sa mère associée aux inondations cataclysmiques ont sans doute eu raison de sa résistance.

A qui le tour ? Aujourd’hui, c’est Wikie qui refuse de s’alimenter et les deux petits, Moana et Keijo, sont extrêmement fragiles et anxieux. Si même le puissant Valentin n’a pas pu résister aux conditions de vie insensée que l’on impose aux orques, qu’adviendra-t-il des autres dans quelques jours ?

Il ne reste plus aujourd’hui dans ces eaux verdâtres que Wikie, Inouk, Moana et Keijo.

Inouk est le frère de Wikie. Le Marineland envisage-t-il des les accoupler pour reconstituer ses stocks ?

Les règlements de l’Alliance of Marine Mammal Parks & Aquariums et de l’EAAM exigent que les animaux de zoo exposés à un danger immédiat soient transportés aussitôt en lieu sûr. Le Marineland, pourtant membre de ces associations, n’a rien fait de semblable.

Il a bouclé sa communication, il a poussé ses dresseurs à mentir publiquement et à taire l’état de désarroi extrême de ces orques. Il laisse, aujourd’hui encore, ses ultimes épaulards nager dans une eau sombre, chargée de déchets et d’hydrocarbures, en attendant que soient de réparer les systèmes de filtrage. »

Tout cela fait froid dans le dos… et donne l’occasion de voir et de revoir, de faire découvrir « Sauvez Willy » et « Orca », le documentaire « Black Fish », de soutenir les initiatives pour fermer Marineland

Et on notera, l’information est importante en ce domaine, que le 8 octobre la California Coastal Commission a interdit la reproduction des orques captives au Seaworld de San Francisco. On est ici au coeur d’une bataille essentielle, contre la machine à profit qui saccage la vie, la Nature, la vie naturelle…

Soom T et la « weed »

Ce qui est frappant dans les cultures underground, c’est que les drogues sont présentées comme un outil de libération et d’exploration de soi-même, et qu’en même temps la célébration des drogues bascule vite dans le compromis ouvert avec une société qu’on est censé rejeter.

C’est une preuve que les drogues sont une fuite en avant et rien d’autre. Si Babylone veut bien nous laisser tranquille dans notre coin, on a rien contre lui : voilà la logique.

On a un exemple avec Soom T, artiste très efficace dans la culture reggae / dub où elle est arrivée tel un boulet de canon il y a quelques temps déjà, issue de son côté de la culture underground des squats et du punk, et qui désormais passe au « petit journal » de Canal+ avec une musique aseptisée, ouvertement commerciale. Elle ne peut pas remarquer le glissement, car à ses yeux elle ne vit qu’une aventure individuelle, à prétention spirituelle.

Voici à quoi ressemble sa musique, oscillant entre reggae, ragga et dub, avec « ganja ganja », de l’album « Ode To A Carrott » qui est une ode à cette drogue, avec des chansons comme « I need weed », « Weed Is Sweet », etc.

Voici son argumentation mystique dans une interview à Reggae.fr.

Tu parles souvent de ganja dans tes chansons. Pourquoi est-ce si important pour toi ?

Parce que j’ai eu des problèmes d’hyperactivité et des problèmes mentaux. Et quand j’ai commencé à fumer de la ganja, tout a changé. J’ai appris à mieux me concentrer. Je me suis intéressée au yoga et à la méditation. La weed m’aide à être plus sage je crois.

Ça m’aide aussi à me calmer et à faire les bons choix. Au lieu de regarder des films bizarres et de prendre des traitements contre l’hyperactivité, l’herbe m’a appris à faire des choses bien comme le yoga et la méditation. J’ai aussi étudié des livres spirituels.

Ces 10 dernières années, ma vie est devenue parfaite après avoir commencé à fumer. Puis j’ai appris plus de choses sur l’herbe.

J’ai découvert que notre glande pinéale, c’est notre troisième œil dans le cerveau, est pleine de produits chimiques et de toxines qui viennent de l’eau qu’on boit et des saletés qu’il y a dans la nourriture des supermarchés comme le lait et tous les autres produits. Tout ça s’accumule dans la glande pinéale. Alors que le THC présent dans la ganja empêche ça.

Donc je trouve que c’est une très bonne raison pour promouvoir l’herbe auprès des jeunes. Quand je vois ce que les médias promeuvent aux jeunes… Ils disent que boire de l’alcool c’est bien, que prendre de la coke te rend cool…

Mais tous ces trucs détruisent ta vie, ton âme, ton entourage, ta famille. Ces trucs-là tuent des gens. La ganja ne fait pas ça. Ce n’est pas un poison. Mais on continue de lui faire mauvaise presse, de cataloguer les fumeurs et tout ça. On préfère promouvoir la cool attitude et aller à l’encontre de la spiritualité et des émotions.

Mais on nous enseigne les mauvaises choses. C’est pour ça que j’utiliserai toutes mes forces jusqu’à ma mort pour faire la promotion, et j’utilise le mot « promotion », de la ganja.

Si j’avais assez d’argent, je ferais des spots TV pour la ganja en disant : « Fume de l’herbe, ça te rend cool ! », « Fume de l’herbe, ça sent bon ! », « Fume de l’herbe, ça te rendra visionnaire ! ».

Si des gens viennent me dire que ce n’est pas responsable, je leur répondrai : « Hey! Pourquoi tu vas pas voir ton premier ministre ou ton président. Regarde ce qu’ils ont fait de ton pays, regarde ce qu’ils enseignent à tes enfants. »

Je crois que dire la vérité à propos de la ganja et encourager les jeunes à en fumer est une bonne chose.

J’y crois vraiment et je dois rester sur ma position pour affronter ceux qui sont contre. Si on me dit que c’est irresponsable d’inciter les jeunes à fumer, je répondrai que c’est pas plus irresponsable que ce que font 90 % des gens autour de moi quand ils font la promotion du contraire en incitant à se la jouer perso et à ne penser qu’à soi.

Je ne fais pas seulement la pub de l’herbe, je dis aux gens d’être aimables, gentils avec les autres, charitables, de ne pas êtres désagréables et méchant avec les autres.

Tout ça va t’aider dans la vie. Et je crois que la ganja peut mener à cet état d’esprit, donc j’en parle, ça fait partie de mon message.

Et je suis persuadée que si Jésus était là, il dirait exactement la même chose que moi.

Les drogues représentent un énorme gâchis : elles donnent l’illusion d’être au-dessus de tout… On perd son authenticité, on perd les liens avec la société, on devient auto-centré…

Pour conclure sur un dernier exemple, voici deux autres chansons de Soom T, une d’orientation commerciale, et une autre d’authentique orientation reggae dub, avec une puissance clairement différente…