• Déjà 20 000 personnes réclament la démission du préfet de l'Oise

Bure : Lettre ouverte à M. Sébastien Lecornu

A la suite de l’éviction par l’Etat des opposants présents sur le terrain contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure, une “lettre ouverte” a été écrite par ceux-ci, pour présenter les faits et accuser les reponsables.

Lettre ouverte à M. Sébastien Lecornu,

Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Monsieur,

Mardi 20 février 2018, nous avons appris votre déplacement de deux jours sur le site de Bure.

Mercredi 21 février 2018, nous avons pris fortuitement connaissance que vous rencontriez les associations d’opposant.es et d’élus ce vendredi de 9h à 10h30 en préfecture de Bar le Duc, par l’intermédiaire d’un communiqué/planning envoyé aux rédactions des médias. Quelques associations ont été contactées en effet, mais seulement en fin de journée.

Nous avons fait l’effort de répondre positivement à cette demande, malgré ces manières cavalières et le peu d’espoir que suscitait une rencontre aussi tardivement préparée et sans ordre du jour.

Ce jeudi 22 février à 6h du matin, les « Hiboux de Bure » ont du affronter 500 gardes mobiles, venus les déloger sans sommation, au bois Lejuc, sur leurs lieux de vie. La maison de résistance de Bure a fait elle aussi l’objet d’une nouvelle effraction policière.

Etiez-vous au courant de cette opération musclée, qui accompagne votre visite de façon si peu glorieuse, crédible, honorable ? Opération filmée, dont les images passent en boucle sur les médias, preuve que tout était bien anticipé, et que la propagande est plus importante que l’information…

Qui pilote l’avion ? Qui décide quoi ? Intérieur et Transition écologique ou Intérieur contre Transition écologique ?

Du côté du ministre de l’Intérieur, celui-ci a clairement annoncé la couleur : répression aveugle et sans concession, au nom de l’Etat de droit. Même si il s’agit de conforter une agence de gestion des déchets radioactifs dont la présence dans ce Bois Lejuc est contestée devant les tribunaux (4 recours juridiques en attente). Même si l’on sait que le projet Cigéo est un désastre technologique, financier et sociétal annoncé.

Ce ministre a tenu, le jour de votre visite, à montrer les dents et à affirmer son mépris total de toute concertation. Cette opération de communication de grande ampleur met en danger la liberté d’expression et de contestation dans ce pays. C’est la leçon que l’Etat veut faire passer. Vous aussi ?

Qu’en est-il de la position de Nicolas Hulot, en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire, membre de ce gouvernement ; en tant qu’homme soucieux de l’avenir de la planète ?

Vous ne nous rencontrerez pas demain vendredi, car il ne peut plus être question comme annoncé, de volonté de concertation, ni de reprendre le dialogue dans ce lourd dossier Cigéo.

Que vous soyez pour ou contre cette opération de communication opérée sur le compte d’une opposition juste, légitime et inébranlable depuis trois décennies, sachez que l’Etat vient d’envoyer un signal d’une brutalité inouïe, indigne d’un Etat de droit, qui présage tout le contraire.

Expulser les acteurs d’une cause juste est un acte d’une gravité certaine, qui ne peut éteindre, soyez-en assuré, la contestation. Nous espérons que vous en saisirez, à temps, toute l’importance.

Le 22 février 2018 Les associations d’opposant.es citoyen.nes et élu.es : Burestop55, Bure Zone Libre, Cedra52, Eodra, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, MNE, Mirabel LNE, et des Hiboux de Bure

Emmanuel Macron au salon de l’agriculture

Incroyable, il n’y a pas d’autres mots pour décrire ce qui s’est passé au salon de l’agriculture. Et en même c’est tellement banal, tellement guignolesque comme on sait le faire dans notre pays. Car quelle scène : Emmanuel Macron va pour saluer des gens déguisés en animaux et à la question comment ça va, il y a une personne qui répond que cela va mal.

Emmanuel Macron tente de maintenir sa prestance et bascule sur une salutation à la vache, c’est-à-dire l’éleveur déguisé en vache. Celui-ci dit que la vache est inquiète pour son avenir : Emmanuel Macron explique qu’il va rassurer la vache. Et qu’il va rassurer le poulet.

Surréaliste. A un autre moment, un éleveur offre un poulet à Emmanuel Macron. Ce dernier est obligé d’accepter par démagogie, tentant de la prendre tant que bien mal. L’infantilisme est total.
Une heure après, l’éleveur et le poulet en question sont à BFMTV pour parler en bien d’Emmanuel Macron. C’en est presque burlesque.

Moins comique, l’intervention très agressive de la fraction pro-industrielle « dure » des partisans de l’herbicide glyphosate et de l’absence de normes a été vigoureuse.

D’ailleurs, aujourd’hui dans le Journal du Dimanche Nicolas Hulot a en partie reculé sur l’interdiction du glyphosate dans les trois ans :

« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse: si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. »

Evidemment, lui-même ne s’est pas déplacé au Salon de l’agriculture : cela aurait été dangereux pour lui. On sait bien que c’est une mobilisation ultra-réactionnaire, agressive au plus haut degré.

Certains, apparemment, apprécient cela, puisqu’il y a eu des gens cherchant à tout prix à se manger de la matraque téléscopique. En quête de rédemption, des militants de l’association 269 qui réclament « justice pour les animaux » sont allés réclamer cela en plein salon lors de la visite d’Emmanuel Macron.

On image quelle a été la situation avec des gens exigeant la fin de l’élevage au milieu d’éleveurs chauffés à blanc pour accueillir Emmanuel Macron. Les gens de 269 se sont faits bien entendu  expulser manu militari, pouvant remercier les caméras de ne pas se faire lyncher.

Aberrant, franchement.. Réclamer l’abolition de l’élevage aux éleveurs… pourquoi ne pas manifester non plus place Vendôme à Paris devant les bijouteries de luxe pour réclamer l’abolition des riches ?

Au-delà de la négation de la société (et donc du principe de révolution), c’est dangereux. Car l’association 269 a communiqué de la manière suivante :

« L’action directe menée ce matin par les activistes de 269 Libération Animale au Salon de l’agriculture devant le stand INTERBEV juste à côté de la délégation présidentielle est relayée dans tous les grands médias nationaux.
Il est primordial de faire savoir qu’il existe un mouvement d’opposition à l’exploitation animale et que ce mouvement est déterminé et offensif.
Forçons les gouvernants à regarder vers nous !
Le militantisme légal et traditionnel est impuissant face à un tel système.
Il est temps d’envahir les lieux où l’oppression se déroule ou se défend. »

C’est un appel à aller au casse-pipe. Ce n’est pas un appel à s’organiser en évitant la répression, comme peut le faire par exemple l’ALF, que l’association 269 rejette formellement, ce qui en dit long. C’est un appel à faire tout pour passer à BFM télévision en prime time, quitte à se faire coffrer et condamner.

L’association appelle même à faire de son corps une « arme »… On est là en plein culte chrétien du martyr.

Pendant ce temps-là, la grande majorité du pays reste étranger à tout cela, alors que les petits agriculteurs se font happer par les discours des éleveurs sur la « concurrence déloyale » des autres pays.

Quiconque pose un regard objectif voit bien que tout cela est très mal parti, à moins d’aller diffuser le véganisme dans la population, et non plus dans les centre-villes ou le salon de l’agriculture !

Emmanuel Macron : “Moi, je bois du vin le midi et le soir”

Emmanuel Macron n’est pas qu’un ardent défenseur de la chasse, notamment de la chasse à courre. Il est également un fervent défenseur des agriculteurs et des éleveurs. Parce qu’il sait que le libéralisme qu’il défend s’appuie sur les petits entrepreneurs, sur le maintien d’une culture beauf qui enserre le pays dans l’arriération sur le plan de la pensée et dans la consommation avec un esprit superficiel sur le plan de l’économie.

Ce qui amène, inéluctablement, à la défense de ce qui en France n’est pas considéré comme un alcool : le vin. Alors qu’il recevait 800 jeunes agriculteurs hier à l’Elysée – en réalité il y avait apparemment une bonne part d’éleveurs, il a déclaré la chose suivante :

« Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas avec le vin. »

Ce relativisme par rapport au vin relève de culte du « savoir-vivre » à la française, masque d’une arriération culturelle ayant le masque du traditionnel, du faussement convivial. C’est l’idéologie du petit gueuleton un peu arrosé, avec ses fausses polémiques, ses psychodrames, son vide culturel.

Ces petites gueulantes qui ne mènent à rien, mais qui flattent l’ego, ces attitudes surjouées, pratiquement théâtrales, le tout considéré comme feutré ou raffiné en raison du “charme” de l’alcool… voilà un style bien français.

Et si l’on ne veut pas que les choses changent, il ne faut surtout rien y changer.  Un pays de beaufs ne fait pas la révolution.

Et le président doit assumer ce style. Tout comme François Hollande trompait sa compagne en se faisant accompagner en scooter chez une autre femme, Emmanuel Macron a expliqué, pour bien montrer qu’il assumait les « traditions » :

« Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de (Georges) Pompidou : ‘n’emmerdez pas les Français’. »

Le président de la République qui vante une consommation d’alcool deux fois par jours, voilà la modernité à la française. C’est le prix à payer quand on considère comme “puritain” tout effort prolongé en direction de quelque chose.

Quant à la référence au mot de Pompidou, elle n’étonnera personne, car c’est là très précisément ce qu’est le libéralisme : chacun fait ce qu’il veut, et du moment qu’il n’y a pas de préjudice pour autrui, on ne doit pas intervenir.

Et c’est aussi l’idéologie du scepticisme, de la passivité, du relativisme. Les associations comme L214 disent également qu’il ne faut pas « emmerder » les gens, mais les interpeller symboliquement, en laissant les choses se mettre en place sur le long terme, etc.

C’est là une faillite morale et intellectuelle. C’est là la capitulation devant la valeur morale du véganisme, devant la valeur intellectuelle du besoin de sortir de la beauferie généralisée.

La planète meurt, et il ne faudrait pas brusquer. Et surtout ne pas déranger le pire des policiers : la mentalité de petit propriétaire qui sommeille en chacun… Voire qui ne sommeille pas du tout et est même très actif.

Comme si posséder une maison individuelle permettait d’échapper à la responsabilité de l’évolution du monde, à une France enlisée culturellement, où l’ennui prédomine sauf dans les grandes villes où tout bascule rapidement dans la superficialité, tout se faisant modeler par l’esprit commercial, la volonté de paraître.

Somme toute, on est pratiquement dans une situation qui est celle de l’Ancien Régime, avec une population massivement repliée sur sa vie quotidienne aux traditions célébrées mais fantomatiques culturellement, et une petite minorité qui « s’éclate » et prétend bien vivre avec ses bons restaurants.

Et vu d’un peu plus loin, l’effondrement des mœurs, le relativisme moral, la négation de l’engagement sentimental ou dans le couple, tout cela caractérise une société qui ne vit que de la dissolution de toutes les valeurs comportementales. C’est la fin de toute une époque.

Et cette fin est vantée comme le triomphe du libre-arbitre, du choix individuel, du “respect” de tous les choix. Il ne faut pas emmerder les gens ! Certains veulent changer de sexe ? Qu’ils le fassent ! Certains veulent acheter des enfants auprès de mères porteuses ? Pourquoi pas ! Certains veulent fumer du cannabis ? Cela les regarde !

Et ainsi de suite à l’infini.

Le symbole de ce refus de l’universalisme, ce sont par conséquent aussi les propos d’Emmanuel Macron disant hier :

« Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin. »

C’est logique. La sécurité sociale a été faite en 1945 pour aider les faibles. Désormais, pour tout le monde c’est simplement une assurance individuelle, comme une sorte de mutuelle et donc par la suite il y aura privatisation.

Découle de cela le principe du « malheur au vaincu ». Donc la Loi Evin – qui vise à protéger les faibles, à bloquer l’accès à l’alcool – ne peut pas être renforcée.

Et même elle doit être supprimée, car il est facile de comprendre que ce qui ne doit pas être renforcé doit être affaibli. Toute loi est un rapport de force, dépendant de la balance des engagements d’un côté ou de l’autre.

Dire que la loi Evin ne sera pas renforcée c’est affaiblir sa légitimité. Au nom de la « liberté ». Au nom du fait que chacun doit faire ce qu’il veut. Au nom du principe comme quoi il ne faut pas « emmerder les Français ».

Afin que rien ne change. Jusqu’à l’écoeurement.

Chasse à courre : quatre personnes agressées pour avoir filmé en forêt

La prise de position favorable à la chasse à courre d’Emmanuel Macron a provoqué une situation tendue en Picardie.  Ainsi, juste dans la foulée de cette prise de position, le fameux Guy Harlé d’Ophove a transporté le Préfet de l’Oise, Louis Le Franc, dans son 4×4, devant les yeux éberlués des 40 militants anti-chasse à courre d’AVA présents dans la forêt.

Alors que juste avant, quatre personnes se faisaient molester pour avoir filmé en forêt…

C’est dire comment les institutions ont décidé de peser pour écraser l’opposition à la chasse à courre. Alors que l’écrasante majorité de la population est contre…

Voici le communiqué d’AVA suite à l’agression.

Jeudi 15 Février : Quatre personnes agressées pour avoir filmé en forêt!

Alors que la Société de Vénerie soigne son image devant la presse, sur le terrain les violences s’accentuent.

Quatre personnes sont agressées pour le simple fait d’avoir filmé la « curée » dans un lieu public. Des membres de l’équipage « Vautrait Tiens Bon Picard » leur ont volé un téléphone et les ont poursuivis jusqu’à leur voiture, pour pouvoir prendre leurs immatriculations en photo.

Le sentiment de toute-puissance des chasseurs à courre n’aura bientôt plus de limite avec un Préfet ouvertement de leur côté.

Soyons tous unis contre les violences ! La liberté d’expression est en danger dans nos campagnes !

Voici une cagnotte pour aider la personne qui s’est fait voler son téléphone :
https://www.leetchi.com/c/ava-abolissons-la-venerie-aujourdhui

Voici le récit détaillé d’une des personnes présentes :

“Je me suis promenée jeudi, avec trois amis aux étangs St Pierre en forêt de Compiègne. Nous avons rencontré un équipage de chasse à courre aux sangliers, que nous ne connaissions pas. Eux, nous connaissaient.

Un veneur nous a d’abord invité à regarder la curée. Des sangliers ont été tué, ils voulaient célébrer ça. Nous étions surpris qu’ils nous convient. Cette scène est inédite et je ne sais d’ailleurs pas si je vais tenir le coup. L’ambiance est malsaine et perverse. Nous filmons.
Stéphane se prend un coup de poing dans le nez assez subitement. Finalement ils ne veulent plus de nous, et réalisent sûrement que de telles vidéos feront des millions de vues… Ils changent d’avis !

Nous avons à peine le temps d’appeler le 17 que c’est une réelle émeute qui a lieu. Une quinzaine de chasseurs se jettent sur nous ( nous = 1 homme et 3 femmes ).
Quelle honte ! Quelle violence !

Des hommes me couraient après pour me donner des coups et me voler mon téléphone. J’ai même été plaquée contre une voiture. Ils en ont d’ailleurs profité pour me voler un portable”

 

Comment les “anti” sabotent les chasses

Le Nouvel Obs de début février a fait un petit dossier sur la chasse à courre, et il y a un petit passage sur les « anti ». Il est assez instructif, aussi le voici.

COMMENT LES “ANTI” SABOTENT LES CHASSES

Les images sont terribles : en octobre dernier, un cerf magnifique, réfugié dans le jardin d’un pavillon à La Croix-Saint-Ouen (Oise) et incapable de s’enfuir, est abattu de sang-froid. En janvier, un autre cerf est noyé à coups de rame par des veneurs en barque dans une rivière, sous les hurlements indignés des « anti ».

Ces images, qui ont suscité un buzz extraordinaire sur les réseaux sociaux et contribué à remettre l’abolition de la chasse à courre au centre des débats, ont été mises en ligne par Abolissons la Vénerie aujourd’hui (AVA).

Ce collectif, créé à la fin 2016 et regroupant quelques centaines de personnes, principalement à Compiègne (Oise), n’a pas seulement pour objectif de rendre visibles les chasses au cerf. 11 est là aussi pour les saboter, deux fois par semaine, dans les forêts de Compiègne, Villers-Cotterêts, Chantilly ou Ermenonville.

« Nous avons par exemple appris le langage des veneurs pour appeler leurs chiens, leur donner des croquettes et désorienter la chasse, explique Stéphane Mercier, membre d’AVA.

Nous restons toujours dans une position non violente et ne faisons pas obstruction aux chasseurs, donc nous sommes inattaquables sur le plan juridique. Mais nous recevons des menaces de mort par mail. »

Ce qui explique qu’on ne sache pas grand-chose sur lui : il ne veut pas trop en dire.

Pour Stéphane Mercier, l’argument des veneurs selon lequel la chasse à courre ne fait que reproduire un événement naturel ancestral, des meutes de loups traquant des proies, ne tient pas : « Les chiens sont dressés pour rester en meute. Les veneurs manipulent la nature pour assouvir leur plaisir de prédation. »

De même, l’absence de preuves scientifiques solides pour prouver la détresse des animaux chassés lui apparaît comme une foutaise : « Il n’est qu’à les observer: ils s’enfuient, terrifiés, paniqués Es ont simplement envie de vivre. C’est un jeu auquel ils n’ont pas demandé à participer. »

Ecologie République : “En solidarité avec Aymeric Caron”

Lancée par un artiste, l’association “Ecologie République” a publié un texte lyrique en soutien à l’initiative d’Aymeric Caron, le “Rassemblement des écologistes pour le vivant“.

On peut être en désaccord avec le principe comme avec les idées exprimées, mais force est de constater que cela reflète ici une exigence : celle de comprendre la dramatique situation du monde, le besoin d’intervenir pour la planète, maintenant !

En solidarité avec Aymeric Caron

Le nombre d’animaux de compagnie perdus, abandonnés ou volés est en constante augmentation.

Dans les refuges et les fourrières, sous couvert de familles souhaitant adopter, les laboratoires font leur marché. Il y a pénurie de bêtes à martyriser. Le trafic d’animaux est le troisième marché parallèle dans le monde, après ceux des armes et de la drogue.

Avant qu’il ne soit trop tard, les États s’adresseront-ils aux citoyens, notamment aux plus jeunes, pour leur expliquer que l’animal est doué d’intelligence, d’amour, qu’il n’est ni un jouet, ni un vêtement, ni un sujet d’expérimentation pour tout et n’importe quoi ?

Je dénonce l’indifférence du public et ce qui est la cause de l’indifférence : montrer à la télévision des espèces en voie d’extinction, des cadavres humains, des terres inondées, brûlées, à des hommes qui se noient dans un enchevêtrement d’actions stérilespermet seulement d’accoutumer ces hommes à leur défaite.

Les populations respectueuses de la vie ayant toutes été anéanties par les populations dites civilisées, seule une poignée d’hommes agissent aux quatre coins du monde pour sauver la Terre en détresse ; de rares individus intervenant parfois au péril de leur vie pour aider une planète dont aujourd’hui, en vérité, tout le monde se fout.

Ces hommes et ces femmes, souvent isolés les uns des autres, œuvrant seuls ou en association, représentent l’arche sur laquelle repose la survie du globe.

Ils sont l’unique bastion qui se pose en contrepoids de tous les océans d’égoïsme jetés en pâture sur la terre.

Tous les jours de notre vie, nous devrions cultiver un jardin pour qu’à l’école, à la maison, au travail, dans nos différentes activités, nous apprenions à respecter toutes les vies qui nous entourent, quelle que soit leur distance par rapport à nous, parce que nous sommes un.

L’idéal n’est-il pas de gueuletonner d’un foie gras de canard, sachant que les canards souffrent – tels des martyrs – du gavage, suivi d’un couple d’ortolans, tués si possible en plein vol pendant qu’ils allaient retrouver leurs oisillons qui crèveront de faim, tandis que nous assistons à l’agonie du taureau dans l’arène tout en écoutant bien fort le cri terrifiant du cochon qu’on égorge ?

Nous prenons notre pied, car l’humain se réjouit de la souffrance et s’en goinfre. Détruire la vie sur terre un peu plus tous les jours, nous en redemandons : cela détend, c’est jouissif ! n’est-ce pas là l’inconscient moteur de notre civilisation, notre baume au cœur, ce pourquoi nous nous levons le matin ? Le spectacle de la souffrance remplit nos assiettes, désennuie, rapproche, rapporte.

Et quoi d’autre comme meilleur exemple à donner : exterminé mais pas tout à fait, ayant subi les pires supplices pendant des siècles et des siècles, un peuple réunifié se dépêche à son tour d’aller exterminer un autre peuple.

Nous sommes passés du stade peu enviable de chair à canon, luttant et mourant pour gagner et défendre les territoires du petit monde qui nous menait par le bout du nez, à celui envié de chair à consommation, luttant et vivant pour gagner et défendre les parts de marché du petit monde qui nous mène par le bout du nez.

Nous sommes devenus plus rentables vivants, alors nous vivons, nous consommons, nous nous multiplions – cela au détriment de la Terre, qui sera, selon les prédictions, en totalité polluée dans dix ans : du fond des océans à la cime des montagnes, il sera trop tard.

Et comme la sauvegarde de la planète est soumise au bon vouloir du petit monde qui nous mène par le bout du nez et qui s’en fout, il va de soi que les milliards d’humains s’en foutent.

Petit monde qui nous dépose où il veut, nous fait consommer ce qu’il veut, nous fait penser ce qu’il veut, nous organise pour que nous soyons si faciles à manœuvrer, un jour nous t’éliminerons et, peu à peu, nous te reconstituerons… si nous ne suivons pas Aymeric Caron.

contact@ecologie-republique.fr

Emmanuel Macron se réaffirme comme en faveur de la chasse, y compris à cour

Les chasseurs sont fous de joie. Hier en effet, Emmanuel Macron a de nouveau reçu le président de la Fédération Nationale des chasseurs, pour encore une fois prendre ouvertement partie pour eux.

Voici les photographies de cette rencontre et on remarquera que les chasseurs font très certainement exprès qu’elles ne soient pas “pro”, ceci afin de satisfaire la prétention populiste de la chasse à représenter les gens “normaux”.

C’est une véritable mascarade.

Le communiqué du représentant des chasseurs, naturellement, pavoise.

15 février 2017 à Issy-les-Moulineaux

Le Président de la République a reçu ce matin, à l’Elysée, Willy SCHRAEN, président de la Fédération Nationale des chasseurs, en compagnie de Thierry COSTE, conseiller politique de la FNC et de François PATRIAT, sénateur de la Côte-d’Or.

Dans un échange extrêmement cordial et constructif, le Président de la République a donné son feu vert pour ouvrir le chantier de la réforme du permis de chasser à 200 euros.

L’autre chantier qui s’ouvrira également sera celui de la réforme de l’ONCFS et de l’avenir de la police de la nature. Le Président de la République a accepté également de lancer le chantier de la gestion adaptative des espèces, en commençant immédiatement par le cas de l’oie cendrée.

Le chef de l’Etat a pris l’engagement que la chasse de l’oie cendrée soit possible du 1er au 28 février 2019, dans le cadre d’une dérogation de régulation, telle que l’avait proposée la FNC.

Le Président de la République a clairement réaffirmé son soutien aux chasses traditionnelles et à l’ensemble des modes de chasse dont la vénerie fait partie.

De nombreux autres sujets ont fait l’objet d’échanges pour mieux impliquer la chasse au cœur des politiques « biodiversité et ruralité ».

Emmanuel Macron se réaffirme comme en faveur de la chasse, y compris à cour. Il compte aider les chasseurs à élargir leur base, il n’hésite pas à fournir une dérogation de régulation (ce qui n’est d’ailleurs normalement pas de son ressort, mais du premier ministre, voire du ministre concerné).

Les choses sont très claires et c’est bien qu’elles le soient. C’est une preuve qu’il faut une révolution des mentalités, et une révolution tout court, sans quoi la France profonde maintiendra son obscurantisme.

Le fantasme morbide et meurtrier de l’invasion de Paris par les rats

[Les photos de l’article montrent des rats à adopter ; il suffit de cliquer sur la photo pour avoir l’information à ce sujet.]

Comme on est loin de la belle combinaison Paris & rats du film Ratatouille ! La vidéo révélée par le Parisien il y a un peu plus de deux semaine a malheureusement eu un très grand écho sur internet.

Et elle est extrêmement problématique, car elle a un énorme problème de crédibilité. Impossible de ne pas considérer qu’il s’agit d’une mise en scène.

On voit en effet sur la vidéo que les rats essaient de sortir. Il se pose alors la question : comment sont-ils rentrés ? Et pourquoi seraient-ils tous rentrés d’un coup ? Et pourquoi la porte de la benne aurait été refermé derrière eux ?

Cela ne tient pas debout. Mais pas un journaliste se pose la question bien entendu. Parce que ce qui compte, c’est la peur, les préjugés, le rejet de la Nature.

Ce qui tient par contre debout, ce sont les propos sociaux-darwinistes exterminateurs de la personne sur la vidéo, tout fier d’annoncer que les rats ont été broyés vivants dans la benne. Nous sommes en 2018, mais la sensibilité au vivant ne s’impose toujours pas et la dynamique exterminatrice du nazisme est culturellement solidement ancrée…

On nous parlait d’une loi qui reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles! La belle affaire!  On a ici la preuve que la mentalité génocidaire est toujours là, bien ancrée, que les associations avec leur droit, leur négation du rapport de force, du besoin de révolution, de libération animale intransigeante, vivent d’illusions et diffusent ces illusions.

Ce qui tient également debout, c’est l’énorme propagande développée depuis que Le Parisien a mis cette vidéo en ligne.

France info pose la question : « Les rats sont-ils en train de grignoter peu à peu Paris ? » « Le rat, “une machine de guerre” qui menace Paris ? » demande Euronews.
En Belgique, Le Soir affirme : « Sortis des égouts, les rats ont envahi Paris ».

Tout cela est pathétique et montre le degré de régression toujours plus grand qu’on connaît dans la société, dans les villes, dans la grande ville.

Les rats et les pigeons, de par leur visibilité, sont le lieu de projection de fantasmes aberrants de la part d’adultes ayant perdu toute faculté de compréhension rationnelle. Et qui réagissent d’une manière simple, méthodique : par la volonté de l’extermination.

Paris, une ville sale, où se côtoient toujours plus une population bourgeoise et branchée et un lumpenproletariat vivant sur le tas, s’imagine au-dessus de la réalité, au-delà de la Nature.

Tout est censé être lisse, sans accrocs, purement humain c’est-à-dire purement inhumain, car anti-naturel. Les mœurs sont censées être d’une grande clarté et il n’y a pas de place pour la « sauvagerie » naturelle.

Le vol de l’oiseau, le rat qui grignote un morceau de pain dans un parc, tout cela est traumatisant pour le parisien enfermé dans une bulle coupée de tout rapport avec les cinq sens, avec la sensibilité, avec le vivant.

Toute expression flagrante de la Nature est considérée comme une ennemie, à exterminer. Cela n’a rien voir avec une « phobie », c’est une idéologie : celle de l’anthropocentrisme. C’est le prolongement inévitable d’une insensibilité façonnée par un certain rapport à la Nature.

Rien que le mouvement du rat ou bien sa queue est un véritable traumatisme pour beaucoup de gens, tellement ils sont déconnectés de la vie, de la Nature, habitués à des formes géométriques « rassurantes ».

D’où la benne et le broyeur pour les rats, qui affirment la Nature, qui affirment la vie, l’impossibilité d’une vie humaine qui serait géométrique, « décidée », « choisie », « voulue ».

La folie exterminatrice sert ici de « preuve » non seulement à la supériorité, mais en plus à la force du « choix ». Par la destruction, je prouve que je « choisis ». Alors qu’en réalité, on est ici dans la décadence, dans la dégénérescence.

Dans l’incapacité à reconnaître la complexité de la vie. Les trous dans les jardins sont la preuve que la vie est plus complexe que Netflix, Emmanuel Macron, une robe de mariée, un pavillon, un voyage dans un pays exotique.

L’incapacité à faire face à la vie – c’est-à-dire à l’accepter, à la vivre – culmine dans une peur panique, exterminatrice. La mentalité nazie de l’extermination ressort directement de là : de la peur face à la vie.

Cette vidéo du Parisien révèle ce qu’il y a au fond de la société : non pas des rats, mais l’angoisse exterminatrice, l’incompréhension de la vie, le mépris pour la Nature et sa richesse.

“L’abolitionnisme comme théorie libérale de justification du cannabis”

Voici un article intéressant quant à l’approche juridique et philosophique à l’arrière-plan de l’affirmation de la “nécessité” de légaliser le cannabis. A la conception traditionnelle d’une justice universelle se substitue une analyse individualiste au cas par cas, avec une délégitimation de la société à avoir un mot à dire sur des choix individuels devenus sacro-saints.

L’article est tiré du site “A gauche“.

Depuis les années 1970 et à un rythme accru depuis les années 1990, la question de la légalité de l’usage des drogues travaille la gauche.

Le vieux débat sur la dépénalisation du cannabis prend un tour nouveau ces derniers jours avec l’annonce d’un prochain débat parlementaire portant sur des peines d’amende se substituant à la prison pour les consommateurs de drogues illégales.

En fait, loin de constituer un débat démocratique ouvert, cette question est influencée par un courant dominant : l’abolitionnisme. Il s’agit d’un mouvement universitaire à la base, animé par des juristes, des politologues, des sociologues, des gestionnaires, des psychologues, des philosophes, etc.

Ce courant de la pensée libérale est influant aux plus hauts niveaux de pouvoirs, ceux des Etats et au delà, dans des instances interétatiques, comme le Conseil de l’Europe.

L’abolitionnisme propose de substituer la justice civile, c’est-à-dire celle des contrats, à la justice pénale chargée des crimes et des délits, chaque fois que cela est jugé possible.

S’appuyant sur une critique soi-disant radicale de la société dans les pays industrialisés, l’abolitionnisme apparait avant tout comme une critique de la prison, mais va en réalité bien au delà.

En premier lieu, il s’agit de dénoncer la souffrance produite par le système pénal. Privé de liberté de mouvement, le délinquant condamné serait placé dans une situation de dépendance mêlée de domination. Déresponsabilisé, le détenu serait alors privé de dignité et de tout espoir de progrès.

La victime éventuelle serait quant à elle -en même temps que le coupable- dépossédée du conflit qui lui échappe puisque la procédure pénale relève d’un monopole de l’Etat.

Alors apparaît le coeur de la pensée abolitionniste qui réside dans le rejet de la toute puissance de l’Etat. L’Etat, comme concept erroné, masquerait la réalité de la société humaine vue comme un ensemble de relations interpersonnelles fondamentales. L’Etat serait une menace permanente d’étouffement des groupes intermédiaires, les communautés informelles d’individus se formant de manière spontanée en vue de la satisfaction des intérêts personnels.

Contre l’Etat soupçonné de dérives autoritaires incessantes de par sa nature même, l’abolitionnisme propose de soumettre le règlement des conflits apparaissant entre les personnes à des procédures jugées non-répressives (des arbitrages) et de substituer le dédommagement des préjudices individuels à la peine privation de liberté.

Au travers de ces considérations, c’est l’existence même d’infraction qui est remise en cause. Les notions de crimes et de délits sont regardées comme relevant de la morale et par là déconsidérées. On leur préfère la notion de “situation-problème”, dont l’occurrence sera évitée par des mesures de prévention et solutionnées au besoin en évitant l’instance répressive, par principe.

Chaque fois que l’occasion est donnée, en fonction des intérêts sociaux et politiques, la criminalité étant une construction sociale, l’abolitionnisme recommande aux gouvernements de faire basculer des pans entiers du droit pénal dans le droit civil.

Pour cela, Louk Hulsmann, qui doit être considéré comme le grand théoricien du courant, donne une grille de références.

Il affirme que le système pénal doit être écarté quand deux conditions sont remplies. D’une part, quand le comportement considéré n’est pas souhaitable, mais que l’Etat n’est pas compétent dans le domaine. D’autre part, quant les coûts de la criminalisation sont supérieurs aux profits de la mesure punitive sur la société.

Dans le débat technique qui concernent la consommation du cannabis, l’Etat recule ainsi.

Sans aller jusqu’à se déclarer incompétent, il renonce néanmoins à encadrer physiquement les toxicomanes. Le bilan comptable “coûts-profits” étant jugé défavorable au droit actuellement applicable, l’Etat s’apprête à renoncer à la prison et au lieu de cela, guidé par les libéraux, il s’apprête à prononcer des peines d’amende contre les drogués et ainsi à gagner de l’argent en sanctionnant les fumeurs de joints.

Sans considérer que la prison soit une solution, il n’en reste pas moins que le refus de toutes les drogues devrait être le b-a-BA des gens de gauche, à moins de considérer que le bonheur soit impossible ou résolument individuel, comme le pensent justement les libéraux, jusqu’à la fuite dans les paradis artificiels.

Tabac : le “filtergate”

Le Comité national contre le tabagisme a annoncé hier le dépôt d’une plainte, accusant l’industrie du tabac de fausser les tests sanitaires !

C’est un scandale de plus, qui témoigne du caractère offensif de l’industrie : les gens consomment ce qu’on leur impose, d’une manière ou d’une autre, à coups d’institutions et de traditions, de matraquage intellectuel et culturel. Avec à chaque fois une acceptation passive d’un Etat qui est en fait le complice de ces industries.

Le CNCT vient de déposer plainte en France contre les fabricants de tabac pour manipulation de leurs produits en vue de falsifier les tests requis par les autorités sanitaires relatifs aux goudrons, monoxyde de carbone et nicotine.

Cette tromperie délibérée des pouvoirs publics et des consommateurs avec mise en danger aggravée de ceux-ci signifie concrètement qu’un fumeur qui pense fumer un paquet par jour en fume, en fait, l’équivalent de 2 à 10. Tous les fabricants de tabac sont concernés.

Des procédures similaires ont été lancées ou sont en cours dans d’autres pays, pouvant impliquer des associations de malades. 

Paris, le 9 février 2018 – Les produits du tabac sont particulièrement toxiques. La seule consommation d’une cigarette en moyenne par jour induit des risques immédiats sur le plan cardiovasculaire et avec la durée des risques de cancers et de maladies respiratoires, particulièrement invalidantes ou fatales.

Ces produits du tabac entraînent une dépendance rapide et massive et les scientifiques considèrent que le tabac est l’une des drogues les plus difficiles, voire la plus difficile, à arrêter.

Les pouvoirs publics s’efforcent de réglementer ces produits pour en dissuader la consommation, inciter les fumeurs à l’arrêt et contrôler autant que possible leur composition.

Dans cette perspective, ils imposent aux industriels du tabac des limitations concernant différents composants particulièrement toxiques comme les goudrons ou le monoxyde de carbone ou qui sont associés à la dépendance : la nicotine.

De nombreuses investigations et procès, incluant la publication de millions de pages de documents internes, ont révélé au monde que l’industrie du tabac n’était en aucun cas une industrie comme les autres. Le scandale du filtergate vient encore le démontrer. 

Le filtergate représente la manipulation des filtres par les fabricants de tabac via la perforation de ces filtres et l’existence de minuscules trous destinés à falsifier les tests des caractéristiques des cigarettes.

Les fabricants de tabac ont ainsi modifié secrètement les propriétés techniques des cigarettes afin de tromper les laboratoires agréés en charge de mener les tests requis par le code de santé publique devant mesurer les taux de goudron, de nicotine, et de monoxyde de carbone contenus dans les émissions des cigarettes fumées. 

Il s’ensuit que la mise en place de ce dispositif de micro-orifices dans le filtre des cigarettes empêche les autorités en charge de l’application de la loi de savoir si les seuils de goudron, de nicotine, et de monoxyde de carbone qu’elles ont fixés sont dépassés.

Un tel système de ventilation invisible trompe les fumeurs puisqu’ils ignorent l’ampleur réelle du risque qu’ils prennent en croyant, à tort, qu’ils inhalent une certaine quantité de produits dangereux alors que les doses qu’ils absorbent sont supérieures à celles qui leurs sont indiquées.

Les quatre majors du tabac représentés en France sont concernés. La cigarette du buraliste lancée il y a peu ne fait pas exception.

Selon les sources (1-2) la teneur réelle en goudron et nicotine inhalée par les fumeurs serait entre 2 et 10 fois supérieure pour le goudron et 5 fois supérieure pour la nicotine. Ainsi, les fumeurs qui pensent fumer un paquet par jour en fument, en fait l’équivalent de deux à dix.

Or il est prouvé que la probabilité de contracter un cancer ou une maladie cardiovasculaire est positivement corrélée avec la quantité de monoxyde de carbone, de goudron et de nicotine absorbées, les fabricants de produits du tabac privent les fumeurs d’une information exacte sur la quantité de produits dangereux qu’ils absorbent, incitent les fumeurs à consommer plus de cigarettes qu’ils ne le feraient s’ils étaient correctement informés, mettent leurs vies en danger, sont responsables d’un nombre de maladies et de décès qui seraient évités si l’information sur la dangerosité des cigarettes respectait les exigences du code de santé publique.

Aussi le CNCT dépose plainte pour mise en danger d’autrui. Cette démarche de mise en cause de la responsabilité pénale des fabricants par cette manipulation des filtres ou « filtergate » est également initiée dans d’autres pays (Pays Bas, Suisse) avec le soutien d’associations de malades.

« Le filtergate constitue assurément un nouveau scandale aux conséquences sanitaires majeures qui légitime que l’on encadre et surveille bien davantage les pratiques des fabricants de tabac » a déclaré le Pr Yves Martinet Président du Comité National Contre le Tabagisme.

Sources :

1. Hammond D, Fong G T, Cummings K M. et al Cigarette yields and human exposure: a comparison of alternative smoking regimes. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2006151495–1501.

2. JS Wigand , Cigarette testing methods, product design, and labelling: time to clean up the “negative baggage”Tobacco Control 1998;7: 336-337.

* Citation de BAT
« Indépendamment des questions éthiques que cela soulève, nous devrions développer des dispositifs alternatifs (qui ne puissent être critiqués de manière évidente) afin de délivrer au fumeur ou à la fumeuse des doses majorées significative si il ou elle le désire. »

Le “Rassemblement des écologistes pour le vivant” d’Aymeric Caron

Mais quel pays ! Au lieu de se mettre à travailler à la base, dans la population, tout est pourri à grande vitesse par des intellectuels, des carriéristes, des entrepreneurs. Et là Aymeric Caron prétend avoir trouvé la recette pour sauver le monde, annonçant sa candidature aux élections européennes de 2019 !

Allons donc ! Nous qui existons depuis le 9 Octobre 2004, on ne nous la fait pas. Nous avons assez de continuité, de pratique et de réflexion pour savoir de quoi il en retourne.

Et de culture, aussi. Parce que nous sommes en France, le pays de Pétain. Et que l’écologie, en France, c’est aussi, voire surtout, voire uniquement, le prétexte au culte de la petite propriété, de la petite production.

C’est le moyen pour le petit propriétaire, le petit bourgeois, le petit entrepreneur, le petit esprit aussi bien sûr, de chercher à exister, coûte que coûte. C’est flagrant dans le véganisme actuel : les animaux, ici, sont pris en otage par des gens qui ne mettront jamais les pieds dans un refuge, qui se préoccupent de cosmétiques et d’alimentation, de lancer leur boîte, en ayant aucune considération pour la vie sauvage.

Et comme il y en a beaucoup des gens comme cela, il y a un nombre incalculable d’associations toutes plus prétentieuses les unes que les autres qui se sont fondées ces dernières années. Avec à chaque fois, la photo du « président » ou de la « présidente » bien visible.

A cette course à l’ego, il est vrai qu’Aymeric Caron est très largement en tête. Alors autant sauter le pas : c’est ce qu’il a fait, annonçant hier dans une tribune dans Le Monde (payante sur le site!), qu’il fondait un « Rassemblement des écologistes pour le vivant » pour se présenter aux prochaines élections européennes.

Il y a déjà un Parti Animaliste pour faire cela, mais on connaît le principe de tous ces gens : moi d’abord ! Le Parti Animaliste avait mis des photos d’animaux pour se faire apprécier lors des dernières élections, Aymeric Caron pourra quant à lui mettre la sienne…

Pour faire bonne figure, il est vrai que la tribune est signée par Malena Azzam, « ancienne porte-parole de l’association PEA (Pour l’Egalité Animale) », et Benjamin Joyeux, « juriste en droit de l’environnement ».

Vous ne connaissez pas PEA (Pour l’Egalité Animale) ? Normal, c’est une association suisse. Malena Azzam est une cinéaste suisse, co-fondatrice de la Crémerie Végane en Suisse. N’y a-t-il donc rien dans notre pays, ni personne, pour aller chercher quelqu’un en Suisse ?

Quant à Benjamin Joyeux, il se présente comme un « écologiste atterré, européen altermondialiste et indianiste gandhien convaincu, inquiet du monde tel qu’il est mais curieux de ce qu’il pourrait être ».

C’est beau d’idéalisme ! Enfin, s’il n’avait pas été attaché parlementaire au parlement européen en 2009-2010, chargé de projet à Europe Ecologie Les Verts de 2010 à 2013, puis conseiller communication de la délégation Europe Ecologie au Parlement européen jusque fin septembre 2016…

Bon, arrêtons la casse et regardons le contenu : après tout, c’est cela qui compte. Que dit la tribune publiée dans Le Monde ?

Mettons la en entier, par principe. Il faut que chacun puisse juger.

L’écologie politique est dans l’impasse en France. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a perdu aujourd’hui la crédibilité nécessaire pour porter le projet d’une société réinventée autour du respect de la planète et de tous ses habitants, humains comme non humains. Les guerres d’ego et les calculs mercantiles n’expliquent pas à eux seuls ce fiasco.

Une des principales faiblesses d’EELV réside dans son mode de pensée dépassé : ce parti prône encore une écologie trop anthropocentrée, qui prétend que la nature est au service de l’homme. D’après cette conception, les animaux non humains, les mers et les forêts ne sont que des « ressources » qu’il faut prendre soin de ne pas épuiser trop vite.

De ce fait, EELV s’accommode du modèle économique néolibéral et se contente de lutter contre ses conséquences les plus néfastes pour la planète. On peut qualifier ce modèle d’« écologie molle ».

Résultat : la défense des droits des animaux n’avance pas d’un pouce, l’industrie continue de faire la loi sur notre agriculture, notre politique énergétique reste indéfectiblement liée au nucléaire, la destruction de la biodiversité s’accélère, en même temps que la pollution de l’eau, de l’air et des sols.

Il y a peu pourtant, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays signaient un texte dans la revue BioScience , pour alerter sur la gravité de la situation actuelle. Entre 1990 et 2015, la surface des forêts mondiales a diminué de 129 millions d’hectares, ce qui équivaut à la surface de l’Afrique du Sud.

La disponibilité d’eau douce par habitant a diminué de moitié depuis le début des années 1960. Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et le réchauffement climatique risque d’atteindre 4 0C à la fin du siècle.

Nous avons déclenché la sixième extinction animale de masse sur Terre : au cours des quarante dernières années, les populations de vertébrés ont baissé de 60 % et les grands mammifères sauvages auront probablement tous disparu dans quelques décennies. La pollution engendre par ailleurs chaque année la mort de plus de 12 millions de personnes dans le monde, les pesticides en tuent 200 000 et l’antibiorésistance 700 000.

Face à l’indifférence des partis de gouvernement qui continuent de promouvoir les politiques responsables de la catastrophe, et pour répondre aux manquements des partis écologistes actuels, s’impose la nécessité d’une nouvelle formation qui défende les intérêts du vivant sous toutes ses formes, le bonheur individuel et collectif, la non-violence, la liberté de chacun à s’épanouir dans sa singularité et dans le respect d’autrui. Dans ce but, le Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV) voit aujourd’hui le jour.

Le REV est porteur d’une écologie nouvelle, radicale, que nous nommons « essentielle ». Cette écologie s’interroge sur nos devoirs à l’égard de toutes les formes du vivant, auxquelles nous reconnaissons une valeur intrinsèque, indépendamment de l’utilité immédiate que nous pouvons en retirer. Toute parcelle de vie possède en effet a priori le même droit que chacun d’entre nous à persévérer dans son existence, et l’appartenance à l’espèce dominante ne nous autorise en rien à détruire une vie animale ou végétale sans nécessité absolue.

Cette écologie souhaite donc repenser la place de l’homme dans le cycle du vivant en l’appelant à l’humilité, et en lui demandant d’endosser le rôle de tuteur de toutes les formes de vie, puisque nous avons désormais sur elles le pouvoir de destruction ou de préservation.

Cette écologie essentielle est antispéciste : elle réclame des droits fondamentaux pour chacun des animaux non humains, à commencer par le droit de vivre et celui de ne pas être maltraité. Actuellement, nous élevons et tuons chaque année plus de 70 milliards d’animaux non humains terrestres, et nous pêchons 1 000 milliards d’animaux marins, dans le seul but de satisfaire nos estomacs et les intérêts de grands groupes agroalimentaires.

Est-il encore moralement acceptable de jouir ou de s’enrichir sur le calvaire de milliards d’êtres vivants sensibles ? Nous réclamons la suppression de la corrida, l’interdiction de la chasse, des zoos, des animaux dans les cirques, de la vivisection, et bien évidemment la fin programmée de la viande grâce au lancement d’une transition agricole vers un modèle entièrement végétal.

Nous demandons que soit accordée une identité juridique à toutes les expressions du vivant avec lesquelles nous interagissons. A ce titre, nous souhaitons la reconnaissance par le droit international du crime d’« écocide », c’est-à-dire de l’atteinte à un écosystème, afin de faire condamner les dirigeants d’entreprise et les politiciens complices qui polluent, cancérisent, exproprient ou détruisent des terres. Notre Constitution nationale doit par ailleurs intégrer le respect de la planète comme l’un de nos impératifs.

L’écologie essentielle est porteuse d’un projet global qui prône la fin de l’exploitation sous toutes ses formes : exploitation de la nature, des animaux, mais aussi des humains. Or les inégalités extrêmes explosent : selon l’ONG Oxfam, 82 % des richesses créées dans le monde l’an dernier ont profité aux 1 % les plus riches, tandis que la moitié de la population mondiale n’en a tiré aucun bénéfice.

Il convient de mettre en place une politique de l’empathie et de la coopération : réduction des inégalités, renforcement des mécanismes de solidarité, consolidation et amélioration des services publics de santé, d’éducation, de transport et de culture. Il nous faut laisser de côté la question « combien cela va rapporter, et à qui ? » et privilégier la seule qui vaille : « Cela va-t-il contribuer au bonheur réel ? »

A cette fin, le REV milite pour une réduction substantielle du temps de travail, la décroissance de notre consommation, le renouvellement des pratiques démocratiques, le partage équitable des richesses avec un revenu d’existence doublé d’un plafonnement des plus hauts revenus, l’instauration d’un gouvernement mondial ou encore la fin progressive des frontières qui séparent les hommes.

Nous, signataires de cette tribune et fondateurs du Rassemblement des écologistes pour le vivant, n’avons aucune ambition politique personnelle : les places ne nous intéressent pas. Nous souhaitons simplement favoriser l’expression d’un mouvement de pensée révolutionnaire pour les droits du vivant.

L’objectif du REV est d’être présent aux prochaines élections européennes, en 2019, et d’y incarner l’alternative écologiste en faisant émerger de nouveaux profils. Afin de n’être prisonnier de personne, le REV ne s’appuie sur aucune structure politique ou associative existante. Il se développera au gré des volontés individuelles, et de toutes ces énergies fatiguées d’être empêchées de rêver un avenir meilleur pour les hommes, les animaux non humains et la nature.

Bon, passons sur le fait qu’un ancien membre de l’élite d’Europe Ecologie-Les Verts tombe à bras raccourcis dessus, après tout on peut changer d’avis. Enfin bon, là c’est quand même changer d’avis une fois le plan de carrière bloqué.

Passons aussi sur cette histoire de « gouvernement mondial », qu’on voit mal volé à quelqu’un d’autre que nous qui en parlons régulièrement. Bref.

Essayons de chercher quelque chose de constructif. La tribune dit que le monde va mal… qu’il faut savoir partager… qu’il faut respecter tous les êtres vivants… qu’il faut aller voter. Somme toute, l’Église catholique dit la même chose, mais pour appeler à aller prier, pas à voter.

Parce qu’au fond, cette tribune n’a qu’une fonction : bien souligner qu’il ne s’agit pas d’un programme révolutionnaire, qu’il n’y a bien aucune remise en cause de la propriété, qu’il ne s’agit pas d’un appel à l’offensive pour la libération animale, pour la défense de la Nature.

Bourgeois, dormez tranquille ! Pollueurs, polluez tranquille ! Laboratoires de l’exploitation animale, massacrez tranquille ! Etc. etc. malheureusement.

On dira qu’il reste la défense de la « valeur intrinsèque » de tout être vivant. Comme nous le disons nous-mêmes depuis longtemps, nous avons un certain niveau sur ce plan et nous ne trouvons pas d’écho significatif à une telle philosophie dans la tribune.

Car quand on est biocentriste, un seul raisonnement se pose de lui-même : il y a une guerre contre Gaia, je me place dans le camp de Gaia en cherchant à être le plus utile. Avec en perspective de gagner la guerre.

Vu comme cela, au mieux Aymeric Caron n’est pas biocentriste, c’est un hippie déconnecté, soit un petit-bourgeois qui veut que tout ralentisse, que tout soit freiné, car tout va s’effondrer.

Dans les deux cas, c’est quelqu’un qui n’entre pas en rupture avec un monde affreux qu’il faut changer de fond en comble. Il faut une révolution contre le béton, contre les drogues, contre l’ennui, contre la superficialité, contre l’abrutissement, contre ce qui empêche l’épanouissement.

Aymeric Caron, lui, n’est pas fondamentalement insatisfait de ce monde. Il entend coopérer avec lui, le changer, le transformer. Mais c’est impossible. Il faut une révolution, tant dans les mentalités, que matériellement.

Il contourne le problème de fond : comment briser Mc Donald’s et Nutella ? Et la réponse ne peut exister que sur le terrain, pas à la télévision, pas sur Facebook, pas aux élections, mais avec les gens, dans les luttes concrètes, dans l’affrontement avec ce qui détruit la Nature.

La bataille pour la planète a besoin de combattants, pas de contorsionnistes cherchant à montrer leur tête partout dans les médias ! Les animaux n’ont pas besoin de témoignage, mais de libération !

Le “joint tendu” de Technikart à Emmanuel Macron

L’éditorial de Télérama en faveur de la légalisation du cannabis était un peu étonnant, d’ailleurs l’article d’hier à ce sujet a eu un impact relativement important.

Cet étonnement n’est bien entendu nullement de mise avec Technikart. Chez les bobos, c’est-à-dire tous ces bourgeois libéraux qui se croient de gauche ou vegan alors qu’ils ne sont que les vecteurs du turbo-capitalisme, le cannabis c’est sacré.

Par conséquent, tant la couverture de la revue que l’image sur Facebook est très claire : le cannabis est vraiment considéré comme un eldorado inévitable.

« La marche du monde étant ce qu’elle est, notre vieux pays finira bien par légaliser la weed.

En passant d’abord par les cases « contraventionnalisation » (un max de points au Scrabble) et « dépénalisation » (un peu moins), ou, comme le préconise notre dossier, en se rendant directement à la case « légalisation » (moins bon pour le Scrabble, nettement mieux pour faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État). (…)

Ce que nous disent les experts interrogés est sans appel : non seulement la légalisation rapporterait près de 2 milliards à l’État, mais elle boosterait le « bien-être collectif » du pays (c’est l’économiste Pierre Kopp du Centre d’économie de la Sorbonne qui le dit). »

Le contenu des articles, c’est bien sûr un éloge du cannabis comme joie de vivre et comme opportunités pour le business, à coups de moult exemples d’entreprises dans ce secteur.

On notera l’avertissement au début du dossier avec ces articles là, qui est totalement ridicule et absurde, pratiquement dadaïste de par l’éloge du cannabis qui s’y trouve…

Les bobos font un dossier intitulé “la weed peut-elle sauver la France?” et prétendent ne pas vouloir banaliser cette drogue?

Alors qu’ils s’adressent même à Emmanuel Macron, dans une lettre ouverte présentée comme un “joint tendu”? Appelant la France à devenir le “leader mondial du chanvre”!

Disons le ici ouvertement : si les lois étaient appliquées, Technikart devrait être saisi. Mais les juges n’appliquent pas la loi, seulement la loi du plus fort. Et le plus fort – le profit et sa quête – a décidé que le cannabis était une marchandise comme une autre…

La France du futur, la France du cannabis? Ce serait la mort de toute expression de besoin d’utopie et d’affirmation de la Nature, et cela au nom du profit et des paradis artificiels.

Ce qui se joue ici, c’est pas moins que la question même de l’existence de valeurs universelles.

Télérama prend partie pour la légalisation du cannabis

Télérama est un hebdomadaire culturel qui est par définition même l’organe de presse des intellectuels en France. C’est-à-dire, en gros, des bourgeois « éclairés », des professions intellectuelles liées à la presse, l’édition, le monde de la culture en général, des fonctionnaires ayant un certain niveau de diplôme, etc.

Quand on cherche un poste comme conservateur de musée, ou bien comme dans le dernier numéro, dans l’excellentissime lycée parisien École Jeannine Manuel, le lycée de Phnom-Penh ou de Nairobi, c’est dans Télérama qu’on regarde.

Tout cela pour dire que cet hebdomadaire est d’une grande importance, surtout qu’il est diffusé à plus de 600 000 exemplaires. Ce qu’il dit est très clairement une ligne de conduite.

Or, ce qui nous intéresse ici, c’est que l’éditorial du dernier numéro (du 31 janvier 2018), s’intitule pas moins que « chanvre avec vue ».

Ecrit par Emmanuel Tellier, musicien et journaliste musical, il a ses premières lignes écrites en gras, où on lit :

« Enfin ! Enfin le sujet de la consommation du cannabis dans notre pays semble s’imposer au cœur du débat public de manière dépassionnée. »

On retrouve ici un argument traditionnel des partisans de la légalisation du cannabis. Ceux prétendent deux choses :

– il y aurait une prohibition ;

– il y aurait un non-dit sur le cannabis.

Or, en réalité, il est très facile de s’en procurer, tout comme il est extrêmement facile de le faire pousser chez soi en se procurant du matériel. Dans une grande ville on tombe aisément sur des gens qui en fument et de toutes manières les « fours » où l’on s’en procure sont connus de tous.

On peut pareillement acheter sans souci plein d’objets faisant l’éloge du cannabis, du t-shirt au mug, des chaussettes à la casquette. Et la plupart des médias abordent la question du cannabis.

Si vraiment il y avait prohibition, on interdirait comme avant les objets avec la fameuse feuille et on fermerait les fours. Ce n’est bien entendu pas au programme, car les drogues sont tout à fait conformes à l’esprit libéral et à son autodestruction égocentrique individualisée.

L’éditorial de Télérama, donc, après avoir souligné que le « président de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat », était lui-même pour la dépénalisation (il s’agit de François de Rugy), affirme qu’il est très bien que l’État décide que désormais le cannabis serait la cible de simples contraventions.

Pourquoi ? Car il faudrait « poser les enjeux de manière pragmatique ». Beaucoup de monde fument… il faudrait donc légaliser ! On lit ainsi, dans la seconde partie de l’éditorial :

« 11 % des Français consomment du cannabis de manière régulière, un record en Europe. Deux cent mille personnes font pousser de l’herbe chez elles.

Bien davantage se fournissent auprès de dealers subordonnés à l’un des sept cent réseaux opérant sur le territoire, lesquels « emploient » près de cent mille individus.

Il n’y aura sans doute pas, en France, de solution facile, de recette miracle, pour passer – comme au Colorado, Etat pionnier – d’une consommation sous le manteau, avec tous les trafics que cela engendre (et préserve), à un « mode de vie » collectivement assumé.

Mais dans un pays où un citoyen sur quatre consomme des psychotropes sur ordonnance, où le stress et les souffrances liés aux différentes formes de précarité empoisonnent le quotidien de millions de personnes, il est heureux que l’âge de l’hypocrisie et de la culpabilisation primaire s’efface devant une approche plus lucide de la réalité. »

Ce discours, quand on voit la base sociale du lectorat de Télérama, signifie que les gens « éclairés » de la société n’ont aucune utopie à proposer, qu’ils ne comptent pas proposer une révolution, qu’ils n’entendent d’ailleurs rien remettre fondamentalement en cause, qu’il ne faut pas compter sur eux pour une critique radicale de la société au nom de la Nature.

Par contre, on peut les avoir comme appui pour le repli individuel, la mise en valeur de l’individualisme à travers l’éloge des « choix individuels », tout comme l’acceptation des paradis artificiels comme ayant une signification.

On retrouve cette approche au sein de toute la gauche libérale, depuis L’Obs jusqu’aux Inrockuptibles, etc., Jean-Luc Mélenchon y compris.

Au lieu de dire que cette société est folle et que le cannabis est une plaie, il est appelé à « gérer », comme lorsque Jean-Luc Mélenchon dit qu’il est contre le cannabis, donc qu’il appelle à la légalisation.

C’est de la capitulation et en arrière-plan l’individualisme comme programme, le relativisme comme philosophie, la décadence comme mode de vie.

Télérama, en apportant son appui, contribue donc à cette tendance qui veut que le cannabis soit à moyen terme légalisé. C’est la conséquence inéluctable du libéralisme où chacun peut faire comme il veut, en-dehors de toute valeur universelle.

Et quant on voit l’approche juridique, il est à craindre qu’il n’y ait pas de référendum. Cela sera au programme d’Emmanuel Macron pour les prochaines élections, les autres partis iront plus ou moins dans le même sens pour suivre et l’affaire sera dans le sac dans tous les cas.

Comme quoi c’est aux gens conscients de mener toujours davantage le combat contre le cannabis !

Sven Van Hasselt, prisonnier vegan

Sven Van Hasselt est un vegan désormais emprisonné pour cinq années en Grande-Bretagne, pour ses activités en faveur de la libération animale. Il mérite donc une importante solidarité dans cette épreuve.

Néerlandais, il a participé à la campagne intitulée Stop Huntingdon Animal Cruelty (SHAC) et visant les laboratoires Huntingdon Life Sciences (HLS, désormais Envigo) testant sur les animaux.

Dans ce cadre, il est accusé d’avoir envoyé des lettres de menace de novembre 2001 à août 2011 à des entreprises et des gens liés à HLS.

Rappelons ici les méthodes de la campagne de SHAC, fort critiquable au sens où il s’agit non pas d’une violence, mais d’une violence mal employée. Pour résumer, le site de SHAC rendait public le lien de certaines entreprises ou personnes avec HLS.

Alors commençait une campagne de menaces, allant à des fausses alertes à la bombe, des accusations de pédophilie dans l’entourage, les menaces d’agression, l’envoi de messages de spams, des coups de téléphones anonymes, la dégradation des façades des logements, etc.

Rappelons que les personnes et entreprises ciblées pouvaient avoir des liens extrêmement indirects avec HLS : cela pouvait être une société de nettoyage s’occupant d’une entreprise liée à HLS, par exemple.

Cet harcèlement, qui visait un isolement total de HLS, se voyait mettre un terme si les liens étaient coupés.

Sven Van Hasselt a également été accusé d’avoir placé des engins incendiaires sous des véhicules, notamment des voitures de sport, d’employés d’entreprises liées à HLS.

Sa compagne Natasha Simpkins a quant à elle été condamné, lors du même procès, à deux années de prison avec sursis. Tous avaient été arrêtés aux Pays-Bas en 2012, accusés d’avoir participé à la libération de 5000 visons d’une ferme, puis extradés en Grande-Bretagne.

Voici l’adresse de Sven en prison. Rappelons que si vous écrivez :

– votre courrier sera lu par la police britannique ;

– vos coordonnées seront fournies à la police française ;

– la police française ira faire un tour sur les réseaux sociaux si vous les utilisez et profitera notamment de facebook pour connaître vos idées si vous les exprimez ouvertement, ainsi que votre entourage, amenant une éventuelle surveillance de votre entourage, etc. etc.

Sven van Hasselt A3021ED
HMP Winchester
Romsey Road
Winchester
SO22 5DF
Royaume-Uni

Il est né en 1986, son anniversaire est le 6 octobre.

Il existe un site de soutien, proposant notamment de faire des dons. Si vous écrivez, il est important d’en faire un, pour payer les timbres notamment. Un t-shirt de soutien est également disponible.

La reproduction des dauphins en captivité de nouveau légale

Voici un exemple de plus de comment sans révolution, aucun changement n’est possible pour les animaux. Le 4 mai 2017, il y avait un nouvel arrêté sur les delphinariums. Quelques jours après, un ajout était effectué torpillant les delphinariums, en interdisant notamment la reproduction des animaux captifs.

Entre cela et les agrandissements exigés, les delphinariums ne pouvaient que fermer à moyen terme, amenant des complaintes tout à fait pathétique comme celle, misérable, des soigneurs de Marineland.

Marineland, le Safari africain de Port-Saint-Père et Grévin et compagnie ont évidemment tenté un coup de force juridique et on sait comment cela se passe alors : tout est une question de rapport de force.

Les organismes qui se baladent là-haut – comme le conseil d’Etat en l’occurrence – peuvent indifféremment prendre position dans un sens ou dans un autre, inventant des raisons juridiques selon les rapports de force.

Ne pas voir cela, c’est soit être naïf, soit tellement profiter du système qu’on y croit parce que c’est dans son propre intérêt.

Et donc, vu le rapport de force, le conseil d’Etat a cassé l’arrêté, redonnant le droit aux delphinariums de pratiquer la reproduction. C’est un exemple de plus de la faillite morale la plus complète, tant des institutions, même pas capable de bouger un tout petit peu, voire même de faire semblant, que des gens prétendant qu’un changement est possible sans révolution.

Voici le communiqué du conseil d’Etat suite à sa prise de décision, avec le justificatif “juridique” qui ne fait que refléter le rapport de force.

Pour ceux qui n’y croient toujours pas, il suffit de lire : la décision de casser l’arrêté est motivé notamment par le fait que sinon les delphinariums vont fermer !

Conseil d’État, 29 janvier 2018, Société Marineland, Société Safari Africain de Port-Saint-Père
Nos 412210, 412256>

Le Conseil d’Etat statuant au contentieux (Section du contentieux, 6ème et 5ème chambres réunies), sur le rapport de la 6ème chambre de la Section du contentieux
Séance du 12 janvier 2018 – Lecture du 29 janvier 2018

Vu la procédure suivante :

1° Sous le n° 412210, par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement le 6 juillet 2017 et le 18 décembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la société Marineland demande au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et de la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité du 3 mai 2017 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 8 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

2° Sous le n° 412256, par une requête et deux mémoires en réplique enregistrés respectivement le 7 juillet 2017, le 4 et le 19 décembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la société Safari Africain de Port St Père et la société Grévin et compagnie demandent au Conseil d’Etat :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et de la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité du 3 mai 2017 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros chacune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :
– la Constitution ;
– la directive 1999/22/CE du 29 mars 1999 ;
– le code de l’environnement ;
– le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :
– le rapport de Mme Laurence Franceschini, conseiller d’Etat,
– les conclusions de M. Louis Dutheillet de Lamothe, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de la société Marineland, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, Mégret, avocat de l’association pour la protection des animaux sauvages et autres, à la  SCP Baraduc, Duhamel, Rameix, avocat de l’association « Réseau-Cétacés », à la SCP Waquet, Farge, Hazan, avocat de l’association « One Voice ».

Vu la note en délibéré, enregistrée le 12 janvier 2018 sous les numéros 412210 et 412256, présentée par le ministre de la transition écologique et solidaire ;

Vu la note en délibéré, enregistrée le 18 janvier 2018 sous les numéros 412210 et 412256, présentée par la SCP Waquet, Farge, Hazan ;

1. Considérant que les requêtes de la société Marineland, d’une part, des sociétés Safari Africain de Port St Père et Grévin et compagnie, d’autre part, tendent à l’annulation pour excès de pouvoir du même arrêté du 3 mai 2017 de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et de la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

2. Considérant qu’eu égard à la nature et à l’objet du présent litige, l’association « One Voice », l’association « Sea Sheperd », l’association pour la protection des animaux sauvages, l’association « C’est assez ! », la fondation droit animal, éthique et sciences, l’association « Réseau Cétacés », justifient d’un intérêt suffisant au maintien de l’arrêté attaqué ; que l’association « Alliance of Marine Mammal Parks » et l’association « European Association for Aquatic Mammals » justifient quant à elles d’un intérêt suffisant à l’annulation de l’arrêté attaqué ; qu’ainsi leurs interventions sont recevables ;

3. Considérant, en premier lieu, que conformément aux dispositions des articles R. 413-9 et L. 512-10 alors en vigueur du code de l’environnement, l’arrêté du 3 mai 2017 a été pris après les avis du conseil national de la protection de la nature et du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques ; que l’organisme dont une disposition législative ou réglementaire prévoit la consultation avant l’intervention d’un texte doit être mis à même d’exprimer son avis sur l’ensemble des questions soulevées par ce texte ; que, par suite, dans le cas où, après avoir recueilli son avis, l’autorité compétente pour prendre le texte envisage d’apporter à son projet des modifications, elle ne doit procéder à une nouvelle consultation de cet organisme que si ces modifications posent des questions nouvelles ; qu’il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à cette consultation, outre le raccourcissement du délai pour réaliser les travaux de gros œuvre, passé de cinq à trois ans, ont été supprimées dans la version définitive de l’arrêté toutes les références à la possibilité de reproduction des cétacés de l’espèce Tursiops truncatus ; que cette modification a pour résultat d’interdire la reproduction des cétacés de cette espèce alors que dans la version de l’arrêté soumise à consultation cette interdiction ne s’appliquait qu’aux cétacés de l’espèce Orcinus orca ; qu’eu égard à la portée de cette disposition pour l’avenir des parcs aquatiques, elle constitue une question nouvelle sur laquelle le conseil national de la protection de la nature et le conseil supérieur de la prévention des risques technologiques n’ont pas été consultés ; que dès lors leurs avis sont intervenus à la suite d’une procédure irrégulière ; qu’il ressort des pièces du dossier que cette irrégularité a été susceptible d’exercer, en l’espèce, une influence sur le sens de la décision prise ; que ce motif, à lui seul, justifie l’annulation de l’arrêté contesté ;

4. Considérant, en deuxième lieu, qu’aux termes de l’article 7 de la Charte de l’environnement : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement » ; que si les dispositions des articles L. 120-1 et L. 123-19-1 du code de l’environnement, qui précisent les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public défini à l’article 7 de la Charte de l’environnement est applicable aux actes réglementaires de l’Etat ayant une incidence directe et significative sur l’environnement, impliquent que ces projets d’acte fassent l’objet d’une publication préalable permettant au public de formuler des observations, elles n’imposent de procéder à une nouvelle publication pour recueillir des observations du public sur les modifications qui sont ultérieurement apportées au projet de décision, au cours de son élaboration, que lorsque celles-ci ont pour effet de dénaturer le projet sur lequel ont été initialement recueillies les observations du public ;

5. Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que, conformément à ces dispositions, le projet d’arrêté en cause, fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements détenant et présentant au public des spécimens vivants de cétacés, notamment des spécimens de l’espèce Tursiops truncatus couramment appelés « grands dauphins », a été soumis à la consultation du public du 7 février au 1er mars 2017 ; que ce projet d’arrêté, d’une part, autorisait ces établissements à détenir des grands dauphins nés ou à naître et élevés en captivité au sein d’établissements dûment autorisés situés sur le territoire de l’Union européenne et, d’autre part, imposait à ces établissements des exigences renforcées en termes de respect du bien être de ces animaux notamment par la réalisation, dans un délai de 5 ans à compter de sa publication, d’importants travaux d’agrandissement et de modernisation des bassins ; que l’arrêté publié, tout en maintenant les exigences en termes notamment de travaux à réaliser, dans un délai réduit à 3 ans à compter de sa publication, n’autorise en revanche plus que la seule détention des grands dauphins déjà régulièrement détenus par les établissements dûment autorisés sur le territoire national à la date de l’arrêté et ne permet plus, ainsi qu’il a été dit, leur reproduction, conduisant par suite à l’extinction à terme de leur présence au sein de ces établissements ; que cette modification, porte sur une disposition essentielle eu égard à l’importance des grands dauphins dans la fréquentation de ces établissements et, par suite, dans leur contribution à leur équilibre économique ; que l’arrêté contesté, par l’importance et l’ampleur des changement apportés au projet soumis à la consultation du public, qui menacent même la pérennité de ces établissements, retient un parti radicalement différent ; que les modifications ainsi apportés dénaturent le projet soumis à consultation publique ; que, par suite, faute qu’une nouvelle consultation du public ait été réalisée, les requérantes sont fondées à soutenir que l’arrêté attaqué a été pris au terme d’une procédure irrégulière ; que cette irrégularité a privé, en l’espèce, le public d’une garantie ; que ce motif, à lui seul, justifie également l’annulation de l’arrêté contesté ;

6. Considérant qu’il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de leurs requêtes, que la société Marineland et les sociétés Safari Africain de Port St Père et Grévin et compagnie sont fondées à demander l’annulation de l’arrêté attaqué ;

7. Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 500 euros qui sera versée à la société Marineland, de 1 750  euros qui sera versée à la société Safari Africain de Port St Père et de 1750 euros qui sera versée à la société Grévin et compagnie, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

D E C I D E :
Article 1er : Les interventions de l’association « One Voice », de l’association « Sea Sheperd », de l’association pour la protection des animaux sauvages, de l’association « C’est assez ! », de la fondation droit animal, éthique et sciences, de l’association « Réseau Cétacés », de l’association « Alliance of Marine Mammal Parks » et de l’association « European Association for Aquatic Mammals » sont admises.
Article 2 : L’arrêté du 3 mai 2017 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements présentant au public des spécimens vivants de cétacés est annulé.
Article 3 : L’Etat versera à la société Marineland une somme de 3 500 euros, à la société Safari Africain de Port St Père et à la société Grevin et compagnie une somme de 1 750 euros chacune, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à la Société Marineland, à la société Safari Africain de Port St Père, à la société Grévin, à l’association « One Voice », à l’association « Sea Sheperd  », à l’association pour la protection des animaux sauvages, à l’association « C’est assez ! », à la fondation droit animal, éthique et sciences, à l’association « Réseau Cétacés », à l’association « Alliance of Marine Mammal Parks » et à l’association « European Association for Aquatic Mammals » et compagnie, et au ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire.
Copie en sera adressée au ministre de l’agriculture et de l’alimentation.