Action anti-corrida aux arènes de Rodilhan

Ceux et celles qui nous lisent régulièrement l’ont forcément remarqué : nous parlons très rarement de la corrida. Ce n’est évidemment pas que nous ne sommes pas contre ; la corrida est affreuse et ne se justifie que par un délire machiste viriliste qui n’est pas le nôtre.

Seulement, la corrida n’est présente que dans quatre régions (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur) et s’intègre justement dans la culture dominante de ces régions.

La corrida est une sorte d’anomalie de mœurs rétrogrades ; si elle doit être combattue, elle n’est pas aussi « moderne », « raffinée », terrifiante que le meurtre industriel de masse.

La corrida est un artisanat assassin, une brutalité viriliste, une barbarie machiste, un phénomène social rétrograde, comme la chasse. Mais la corrida ne traverse pas toute la société comme le fait la « viande » en tant que marchandise incontournable (soit disant) dans la consommation de tout un chacun.

Le 8 octobre en tout cas, des gens se sont donc confrontés à cette culture de la corrida de manière très volontaire et déterminée : une centaine de personnes ont tenté de bloquer une corrida aux arènes de Rodilhan, non loin de Nîmes.

Il s’agissait plus précisément non d’une corrida, mais d’une becerrada : ce sont des jeunes veaux, en l’occurrence au nombre de six, qui devaient être les victimes d’une sorte d’initiation (et l’on sait justement à quel point dans le virilisme, l’initiation est d’une grande importance).

Un groupe a déployé des banderoles dans les gradins, alors qu’un autre groupe formait un cercle au centre de l’arène et s’enchaînait. Une action extrêmement courageuse… comme on pouvait s’en douter, et comme les images très brutales le montrent.

Les pro-corridas se comportent selon les principes barbares, on en a ici une preuve accablante, même si on le savait déjà!

 

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