La honteuse fermeture de l’association Envol

Dans le même esprit qu’hier – où nous disions que l’État se moque de l’écologie – voici une nouvelle totalement affreuse.

Affreuse, écoeurante, révoltante : il s’agissait d’un des rares cas où l’humanité fait un pas vers les animaux, et il faut que tout s’effondre.

En l’occurrence une association, appelée Envol, qui récupérait et soignait les animaux sauvages blessés, et ne peut plus le faire : la loi exige que les oiseaux soient relâchés sur place, or en raison des éoliennes c’est trop dangereux !

Faut-il rappeler que si c’était une entreprise, s’il y avait des notables dans le lot, toutes les dérogations auraient été trouvées ?

L’article ci-dessous est tiré du Courrier Picard.

OISE Envol ne soignera plus la faune sauvage dans l’Oise

Après 16 ans d’existence et trois ans de conflits contre l’implantation d’éoliennes à proximité, le centre de soins Envol ferme ses portes. Situé à 20km au nord de Beauvais, à Francastel, l’établissement était le seul du genre dans l’Oise. Hier, durant l’assemblée générale, l’annonce officielle de cette fermeture a laissé les adhérents impuissants. «C’est un réel gâchis, nous fermons en pleine gloire!» s’exclame Éric Desesquelles, président de l’association Envol. Créé pour recevoir la faune sauvage (oiseaux et mammifères blessés), le centre n’a pas d’alternative. «Il est indiqué dans la loi que les oiseaux soignés ici, doivent être relâchés au même endroit. Avec les éoliennes à 700m, c’est trop dangereux» explique le responsable.

Douze éoliennes

Le parc des douze éoliennes en question est en attente depuis trois ans. Suite à un long contentieux entre l’association Bien Vivre à Francastel et le promoteur, le permis de construire avait été annulé par le tribunal administratif d’Amiens en2008. «En fait, il y a eu deux permis de construire, un premier qui était en cassation à Paris, et un second qu’ils ont fait passer en parallèle,» s’insurge Éric Desesquelles.

Pourquoi ne pas déménager? «Le conseil général et le préfet voulaient nous aider à délocaliser, nous serions devenus un centre départemental. Mais le projet a été abandonné à cause de restrictions économiques. Or il faut compter près de 700000 €. » Le conseil général, qui a toujours soutenu Envol, n’a pas donné plus de précisions, son représentant n’ayant pas pu être présent.

Avant la fermeture, une cinquantaine d’animaux blessés restent à soigner. Mais aucune admission n’est effectuée depuis le 1ernovembre. À présent, les personnes trouvant des animaux blessés devront se rendre au centre de soins de Picardie Nature, dans la Somme.

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