C’est bientôt le 24 novembre! STOP CASTOR!

C’est bientôt le 24 novembre, bientôt le jour où il faut être prêt à s’interposer!

Hier le réseau Sortir du Nucléaire a fourni le trajet qui sera sans doute celui du Castor. Le PDF est téléchargeable ici.

Des covoiturages sont organisés, parfois des minibus ou des cars. Voici déjà ce qui est mis en place:

Départs de Metz, Nancy ou Strasbourg : leherissonvengeur arobase gmail
point com

Autres départs de l’est : infoest-campvalognes arobase riseup point net

Dijon : tousavalognes21 arobase riseup point net
Départ envisagé dans l’après-midi du mercredi 23 novembre; retour dans la
nuit du jeudi 24 au vendredi 25.
Texte d’appel :
http://valognesstopcastor.noblogs.org/files/2011/11/covoiturageDijon.pdf

Plateau des Millesvaches et Limousin : antinucplateau arobase riseup point
net

Départs du Morbihan : stop-nucleaire56 arobase laposte point net

Une page internet dédiée au covoiturage pour le camp et le
rassemblement se trouve sur http://covoiturage.action.free.fr/.

Il y a des initiatives ces prochains jours pour aider à l’organisation:

Lundi 14 novembre à St Lô – Pourquoi pertuber le passage du train de déchets radioactifs ?

Projection d’un reportage sur les blocages du train en novembre 2010.

Présentation du camp organisé à Valognes du 22 au 24 novembre 2011.

20h30 – Mairie de Saint Lô.

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Lundi 14 novembre à Rouen – Réunion au sujet du camp de Valognes.

Bouffe
Projection du film « L’Explosion » et d’autres courts métrages (en fonction du temps)
Discussion.

19h – Le Garage, lieu occupé, 22 Rue Duguay Trouin

(près de la fac de droit)

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Mercredi 16 novembre à Paris – Discussion publique

POUR DISCUTER DU RENDEZ VOUS DE VALOGNES, ET DE CETTE FORME DE LUTTE

Le 24 novembre prochain aura lieu à Valognes, dans le Cotentin, un rassemblement contre le train de déchets nucléaires castor. Un campement débutera deux jours plus tôt, en vue de partager des idées et des méthodes de lutte.
Le but d’un tel évènement sera de faire écho aux luttes du même type ayant lieu depuis des années en Allemagne, et de relancer le combat contre le nucléaire en France.

Toutes les personnes intéressées par la perspective de lutter directement contre le nucléaire plutôt que d’en laisser le soin à des spécialistes sont conviées.

18h30 – MAISON OCCUPÉE du 194 rue des PYRÉNÉES, Paris

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Mercredi 16 novembre à Anger – RDV pour discuter du camp de Valognes et projection de « L’explosion »

18h : Rendez-vous pour discuter du camp de valogne (organisation, divers…)

20h : Projection du film documentaire l’Explosion

Ce film L’explosion est tourné à Chooz, dans les Ardennes, 20 ans après que s’y est déroulée une virulente opposition à la construction de la centrale nucléaire. Nous avons suivi Jean Noël qui milita alors contre l’installation de cette centrale nucléaire. Avec lui, petit à petit nous retrouvons celles et ceux qui ont lutté. Une série de onze portraits se dessinent, et à travers eux, l’histoire des luttes de Chooz et de Vireux nous est relatée. 25 ans après, bien plus qu’une histoire qui nous est racontée, c’est sur notre actualité que nous nous interrogeons.

Enfin, voici quelques précisions du collectif Valognes Stop CASTOR:

4 précisions sur l’appel à bloquer le « train-train » nucléaire à Valognes

Rassemblement le Jeudi 24 Novembre à 11h
Campement les 22, 23 et 24 Novembre 2011

1. Un coup d’éclat ne suffira pas.

Après la catastrophe de Fukushima, l’acharnement du lobby nucléariste français l’amène à un déni total de la réalité. Ce lobby est persuadé qu’il est le plus beau et le meilleur, qu’il a une carte magistrale à jouer par rapport à tous les autres pays nucléarisés : il aurait un savoir-faire optimal sur tout ce qui concerne le nucléaire.

Au moment où les autres puissances, par réalisme, se sentent contraintes de prendre en compte les risques majeurs et composent avec leurs opinions publiques face aux catastrophes, la France, elle, continue comme si de rien n’était. Malgré une situation qui ne devrait qu’affaiblir l’industrie nucléaire force est de constater que sa puissance et son arrogance ne sont pas sérieusement ébranlées; cette industrie s’étend même davantage. Les perspectives économiques et industrielles d’Areva se jouent pour partie dans la manche : l’EPR et sa ligne THT, le retraitement des déchets, etc. Face à ce gigantisme de l’industrie nucléaire on peut agir directement sur ses rouages.

Les trains, qui depuis la Hague disséminent la radioactivité dans toute l’Europe, sont l’occasion de harceler cette industrie comme les allemands le font depuis de nombreuses années. Entendons nous bien, si cette action consiste dans les faits à tenter de bloquer des déchets retournant à l’envoyeur, il ne s’agit pas du tout de militer pour un maintien de ces déchets à La Hague. Chacun comprendra bien que c’est à la machinerie nucléaire dans son ensemble, et notamment à l’impossible gestion des déchets, que nous nous en prenons.

Un seul rassemblement avec l’ambition de bloquer le train castor ne suffira évidemment pas à bloquer pratiquement cette industrie, mais ce moment doit être celui de la construction d’un mouvement dans la durée, localement et internationalement, d’un harcèlement sans relâche de cette industrie.

2. Arrêter l’industrie nucléaire.

Ces trente dernières années, à quelques exceptions près, l’opposition au nucléaire s’en est tenue à une confrontation symbolique, faite de lobbying et d’appels à la démocratie parlementaire. Pour avoir prise, il nous faut rompre avec ses habitudes qui nous ont endormies dans le quotidien nucléarisé. Devenons artisan de l’arrêt du nucléaire. Perturber les chantier de construction de la ligne THT, perturber le train-train quotidien de déchets radioactifs, c’est contribuer à affaiblir concrètement le développement de l’industrie nucléaire.

Les chantiers du Nord Cotentin sont un des fronts de cette bataille. Il ne tient qu’à nous, en nous organisant, de le rendre visible et effectif. L’affaiblissement et l’arrêt de l’industrie nucléaire ne se jouera pas seulement sur notre capacité à nuire matériellement à ses intérêts. Défaire son arrogance et l’évidence non questionnée de sa présence dans notre quotidien est sans aucun doute ce que nous pouvons atteindre dès maintenant.

3. Premiers pas.

Pratiquement l’objectif du rassemblement du 24 novembre à Valognes est de collectivement se diriger vers les voies et tenter de les occuper. Les lieux précis du rassemblement et du camp ne seront dévoilés que quelques jours avant fin novembre pour amoindrir les pressions policières. Cela ne pourra marcher que si nous sommes plusieurs centaines.

Au delà de cette tentative de blocage, c’est la mobilisation déterminée contre le nucléaire qui sera une réussite. Notamment conscients de la difficulté pour beaucoup de se rendre disponible ces 3 jours de semaine, cette mobilisation ne doit pas s’en tenir à une présence à Valognes. Des réunions publiques doivent se tenir partout où c’est possible. Des actions autant de nuisances même symboliques que de soutien au rassemblement de Valognes peuvent s’organiser dès maintenant. Il est aussi possible pour des organisations constituées d’y prendre part en signant l’appel sur le blog du collectif (valognesstopcastor.noblogs.org).

A travers cet appel qui est aussi un processus qui ne fait que commencer, nous espérons y tisser des liens de confiance qui nous permettront de multiplier ces actions de harcèlement. Y faire naitre un mouvement d’opposition basé sur un fonctionnement horizontal.

Concrètement, ces trois jours de camp visent tout autant à nous permettre d’anticiper un départ avancé du train qu’à se donner le temps de penser collectivement la suite, de penser les différentes pratiques et de les mettre en musique.

Conscients des difficultés pratiques d’organiser un camp à l’orée de l’hiver dans ces douces contrées, nous pourvoirons à des abris, à la nourriture et à la chaleur (prévoir des tentes quand même). Pour que ce camp soit le plus confortable, nous nous en remettons à vous, matériel et propositions, et le blog comme le mail doivent nous permettre de nous organiser ensemble.

4. Avoir prise sur nos vies.

Par cette action concrète d’auto-organisation, nous souhaitons agir sans avoir à confier notre avenir à une délégation ni à nous en remettre aux illusions électorales qui ne manqueront pas d’habiter les esprits dans les mois qui viennent.

Il s’agit bien de créer ensemble un rapport de force, pour avoir prise sur nos vies. Une lutte contre l’industrie nucléaire ne peut pas s’en tenir à l’objectif de sa suppression. L’horreur du nucléaire est tout autant les désastres qu’elle engendre que la gestion quotidienne des populations qu’elle implique. C’est d’abord en cela que l’arrêt du nucléaire est un travail d’artisan. Parce que ce n’est que par ce biais que nous saurons tout à la fois en mesure d’éprouver les richesses d’une reprise en main de nos vies, et de se donner les moyens de saper les raisons d’être d’un monde qui a besoin du nucléaire.

Une stratégie possible pour remettre en discussion l’existence de l’industrie nucléaire passe par la remise en cause du rapport de domination qui prospère depuis des années, en même temps qu’elle met en évidence la réalité du déni.

En permettant à des individus de se mettre en situation de s’occuper des conditions qui leur sont faites, l’intérêt du camp pourrait être de rompre le ronron citoyen d’acceptation de ce rapport de domination, d’introduire le véritable enjeu pour les humains en cherchant à casser la spirale de la dépossession.

Le collectif Valognes Stop CASTOR

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