Un crime sordide contre un chien qui en dit long…

Le véganisme n’est pas qu’un refus, c’est aussi et surtout un esprit d’ouverture aux animaux, à la Nature en général. Pas besoin de drogues, par conséquent. Gaïa est notre paradis.

Mais, en attendant qu’inévitablement l’humanité obéisse à la réalité, à Gaïa, notre planète est en enfer, où l’ignoble côtoie le sordide.

Voici un sombre exemple :

Un Californien a été condamné à dix ans de prison, assortis d’une inscription à vie au fichier des délinquants sexuels, pour avoir violé un chien de race chihuahua, a-t-on appris aujourd’hui auprès du bureau du procureur de Sacramento, au nord-est de San Francisco.

Robert Edwards De Shields, un délinquant récidiviste, avait été reconnu coupable en novembre dernier de violence envers le chihuahua de 8 mois de la famille qui l’hébergeait. L’animal, dont la justice précise qu’il n’a survécu qu’au prix de soins vétérinaires intensifs, présentait des traces de strangulation en plus de blessures internes.

Robert Edwards De Shields, dépendant aux métamphétamines et qui est cloué depuis plusieurs années dans un fauteuil roulant, sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. Après sa libération, il devra à ce titre habiter pour le restant de ses jours à distance respectable d’une école ou de tout lieu de réunion d’enfants, et porter un appareil de reconnaissance électronique.

Rappelons ici que les métamphétamines sont une drogue du « pauvre » extrêmement puissante et violente, un véritable fléau aux Etats-Unis. C’est un laboratoire de métamphétamines que Walter Bond avait incendié.

Précisons aussi que le pauvre Shadow, le chien violé, a été sauvé comme il est dit, après des soins intensifs ; il vit maintenant dans un foyer d’accueil, mais est traumatisé et a désormais peur des humains.

Notons aussi que la personne a été considérée par le juge comme “délinquant sexuel” afin qu’il aille dans une prison générale et non pas dans une “county jail”, une prison “locale” et sans les conditions plus dures des autres prisons de “plus haut niveau”.

Quant à Robert Edwards De Shields, l’article ne précise pas qu’il a été arrêté 16 fois depuis 1988, passant 5 mois en liberté au maximum avant de se faire arrêté de nouveau.

Il ne s’agit pas d’excuser cette personne, cela ne viendrait à l’idée d’aucune personne végane. Mais la question de fond est de savoir pourquoi cette personne agit ainsi.

Et là il n’est pas difficile de voir le climat social d’où vient cette personne. C’est la société qui produit de telles personnes, et non pas les « monstres » qui produisent la société. L’humanité n’est pas « méchante », ce sont les valeurs dominantes qui sont insupportables, et il n’est pas difficile de voir qui profite de cette société fondée justement sur le profit.

Il y a des gens qui sont très riches grâce à l’exploitation animale, et bien sûr l’exploitation tout court. Les animaleries forment un business lucratif, sans parler de l’industrie de la fourrure ou bien entendu de l’agro-business et ses élevages.

Dans une telle société, il n’y a pas de place pour Shadow, qui reste une simple marchandise, un objet de consommation. C’est à ce titre qu’un détraqué comme Robert Edwards De Shields a pu le violer (nous avions parlé de cette dimension sociale par rapport aux criminels par exemple dans l’article Brutalité anti-animaux et anti-humains, et le sens d’être vegan straight edge).

Et la dimension détraquée de cette personne, pas difficile de voir lorsqu’on sait comment une drogue comme les métamphétamines circulent aux États-Unis.

Cette drogue bon marché, connue sous de multiples noms (« ice », « meth », « crystal , « crank » etc.), est fumée, ou  bien prise sous la forme de pilules, voire en intraveineuse. Elle est très brutale, des personnes dépendantes peuvent en prendre toutes les 2-3 heures et ce pendant plusieurs jours d’affilée, jusqu’à finalement être tellement « défoncées » qu’elles ne sont plus en état d’en prendre, après des jours sans manger, ni vraiment dormir.

En 2008, le gouvernement des Etats-Unis lui-même reconnaissait que 13 millions de personnes âgées de plus de 12 ans avait consommé des métamphétamines… et que 529 000 personnes en consommaient sur une base régulière.

Comment s’étonner alors que la société s’effondre sur elle-même? La fuite de l’humanité hors de Gaïa est une destruction ; errant dans un monde d’exploitation et de guerre, l’humanité n’hésite pas à rechercher des paradis artificiels, depuis les drogues jusqu’aux religions.

On voit ici aisément que le véganisme et le straight edge ne sont pas deux choses différentes, mais sont tellement intimement liés qu’il s’agit d’une seule et même culture, une culture positive !

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