Les personnes âgées et les animaux « domestiques »

Parmi les très nombreuses questions que pose notre rapport aux animaux non humains, il existe un problème énorme, qui ne peut être résolu qu’à l’échelle du pays tout entier : celui des personnes âgées et de « leur » animal « domestique. »

C’est un problème dont il faut avoir conscience et auquel il fait réfléchir. La théorie, c’est aussi cela.

Car effectivement nous critiquons, nous critiquerons tant que les animaux et la Terre se feront torturer. Mais cela va avec la pratique plus une réflexion pour mettre des choses positives en avant, comme la notion d’adoption.

Voici donc à ce sujet une initiative suisse qui consiste à placer les animaux des personnes âgées partant en maison de retraite.

C’est un problème énorme en effet : que deviennent les animaux « domestiques » lorsqu’une personne âgée doit l’abandonner, ou même meurt ?

Ici, donc, Aide Seniors Animaux (http://www.asajfk.ch/) vient en aide aux personnes âgées qui doivent se séparer, temporairement ou définitivement, de leurs animaux « de compagnie ».

Des bénévoles les accueillent quelque temps chez eux en cas de séjour à l’hôpital. Et si la personne âgée part définitivement vivre en maison de retraite/hôpital, son animal sera replacé par les membres d’ASA.

La fondation s’occupe aussi de trouver un nouvel animal aux personnes âgées qui auraient perdu leur compagnon, et à lui trouver par la suite des nouveaux maîtres en cas de décès.

Voilà donc une belle initiative qu’il faut soutenir, développer et mettre en avant. Car contrairement à ce qu’il se passe en France dans des cas similaires, ici l’animal est placé et est certain de ne pas se retrouver abandonné au refuge.

Mais cela amène d’autres questions. Car il est vrai que quand on voit des seniors à la santé fragile se promener dehors avec leur chien, on se demande si le chien a une vie heureuse, ce qu’il va se passer pour l’animal en cas de décès, d’hospitalisation etc.

Comme les refuges sont saturés et la famille (si la personne âgée en a une!) n’a pas forcément la possibilité de prendre l’animal, la situation est difficile.

En même temps, les personnes âgées ont bien souvent une autre vision des animaux que les jeunes, happés par la consommation et le rapport destructeur à la nature.

C’est une question difficile : un animal « domestique » sera inévitablement malheureux car dénaturé ; s’il n’est pas dénaturé il lui faut une liberté maximale, mais quelle peut être cette liberté alors que des animaux comme les chats et les chiens ont déjà été intégré à la société humaine ?

D’un côté, il faut reconnaître la dignité des personnes âgées qui établissent ou tentent d’établir un rapport positif avec un animal. Un film comme « Pour le pire et pour le meilleur » avec Jack Nicholson montre comment même le pire dénaturé peut se ressaisir grâce au contact de la nature, par l’intermédiaire des animaux.

De l’autre, les animaux ne sont pas des esclaves, les personnes âgées et les personnes aveugles doivent être aidées par les humains en priorité.

Tout cela est contradictoire, tout en donnant naissance à plein de questions, auxquelles il y aurait des réponses très intéressantes dans une société végane.

C’est une question du quotidien, et pour que la libération animale triomphe, il faut être prêt à répondre à toutes les questions du genre !

Articles pouvant vous intéresser