Nouvelle loi sur l’étourdissement avant le meurtre en Hollande

Voici une nouvelle qui se veut être « bonne » et une « avancée » pour la protection des animaux forcés à devenir des animaux « de boucherie ». Aux Pays-Bas, un texte a été voté le 5 juin, stipulant que les animaux devaient être étourdis… 40 secondes après leur égorgement. Il est ici question des abattages rituels.

40 secondes pendant lesquelles on est conscient, on se vide de sang et on souffre, c’est énorme. C’est effroyablement long et insupportablement douloureux.

Surtout qu’il n’est seulement question que de réduire la souffrance de ces animaux, et non pas de l’enrayer. Surtout que la notion de souffrance n’a pas la même valeur aux yeux des industriels, aux yeux des consommateurs et aux yeux de personnes véganes.

Comme il est logique de le déduire, avec l’étourdissement, non seulement les animaux ne perdent pas conscience de suite, mais en plus il est clairement reconnu que les animaux souffrent. Alors, pour l’industrie de l’exploitation et du meurtre, la seule solution proposée est de « réduire » les souffrances en laissant un être vivant se vider de son sang pendant plusieurs dizaines d’interminables secondes.

L’histoire du massacre des poussins à Roissy, (massacres qui apparemment sont réguliers) dont nous parlions il y a quelques jours, glace le sang et témoigne de l’ampleur de l’exploitation animale et du déni total de respect envers ces êtres vivants.

Cet acte de chronométrer la souffrance témoigne aussi du mépris envers les êtres vivants.

Qu’on prétende soulager les animaux en leur offrant un étourdissement après des moments d’intenses douleurs est une aberration honteuse pour les animaux « de boucherie », mais c’est surtout une volonté de satisfaire les consommateurs et consommatrices de chair animale, qui prétendent vouloir pas manger d’animaux qui ont souffert. Qui veulent manger de la « bonne viande » tout en ayant bonne conscience.

Tout ceci est une vaste hypocrisie car pour que les animaux ne souffrent pas, il faut arrêter de les exploiter et de les tuer. Il n’y a pas de viande sans souffrances, il n’y a pas de réductions de souffrances qui tiennent la route: seule l’abolition de la souffrance est une notion correcte. Que l’animal souffre 10 ou 40 secondes ne change rien sur un plan moral général et pour le futur de la planète, car il a souffert pour satisfaire un « plaisir » gustatif qui n’est pas indispensable et produit une culture de mort qui amène à la destruction; « quantifier » la douleur est une conception perverse, un jeu malsain.

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