My E energy drink

Depuis quelques temps, les boissons énergétiques ont fait une apparition massive en France, avec bien entendu le Red Bull. Traditionnellement, les straight edge se méfient relativement du café, du thé et a fortiori de ces boissons, de par la dépendance qu’elles entraînent.

S’il n’y a pas « d’interdit » moral et culturel au même titre que l’alcool, cela fait toujours débat. Il faut dire que concernant les boissons énergétiques, la dimension sucrée et surtout particulièrement chimique amène souvent à un certain rejet.

Même si, et c’est surprenant, le Red Bull est végan. A sa production tout au moins (elle est ouvertement reconnue comme telle et assumée par les végans dans son pays d’origine, l’Autriche), puisque les organismes sanitaires français ont cette boisson dans le collimateur et ont fait (et font certainement) des tests sur les animaux, notamment nos pauvres amis les rats.

Une plainte a ainsi été rouverte la semaine dernière, en raison du décès d’un jeune de 15 ans lords d’une course à pied dans l’Oise, les parents considérant que l’excès de taurine ayant provoqué la mort (la taurine est une composante du Red Bull; la première version française de la boisson n’en contenait pas pour contourner la loi, puis la France a vite cédé en raison des lois européennes).

Mais ici la France fait cavalier seul, à tort ou à raison, et alors que le Red Bull existe depuis longtemps d’autres pays. On doit vraiment remarquer que la démarche de pratiquer unilatéralement la vivisection de manière massive est quelque chose à prendre en compte pour comprendre la logique idéologique des organismes sanitaires français. On est dans une logique où la vivisection est censée être une preuve, quelque chose qui résout tous les problèmes, etc., une véritable escroquerie et une activité criminelle!

Si on peut ne pas suivre l’avis des végans d’Autriche, là où une boisson pourrait mettre tout le monde d’accord, c’est le « My E » qui a débarqué dans les magasins bios. Non seulement la boisson est bio, mais on a même le logo vegan…

Voici le logo vegan, bien visible, bien mis en avant, l’entreprise se faisant d’ailleurs le partenaire de différents festivals vegans en Europe.

Voici la composition, dans une présentation commerciale :

Ingrédients: eau, sucre, acidifiant : acide citrique, dioxyde de carbone, sirop de sucre au caramel, extrait de ginseng, jus de citron (à partir de concentré de jus de citron), stabilisant : gomme arabique, arôme naturel, contient de la caféine naturelle.

MY E. Bio » est l´alternative idéale aux boissons énergétiques chimiques. Rafraîchissante et énergétique!
Description
* MY E. a l´apparence et le goût d´une boisson énergétique classique, mais elle est biologique et 100% naturelle.
* MY E. combine de la limonade bio, caféine naturelle, du sucre bio Autrichien et une portion extra de ginseng naturel.
* sans additif chimique
* sans taurine
Mission
Offrir aux consommateurs de boissons énergétiques une alternative bio avec les mêmes effets!

Évidemment, on peut très bien se dire que ce n’est pas parce qu’une « connerie » est vegan qu’il faut se précipiter dessus. Il faut bien reconnaître que les boissons énergétiques vont souvent de pair avec une culture très décadente (mélange à l’alcool pour se saouler plus vite, attitude machos et revendicatives, etc.). Red Bull sponsorise d’ailleurs les sports dits extrêmes pour masquer tout cela et se donner une image alternative, sportive, etc.

On peut inversement considérer qu’il s’agit d’un petit coup de pouce si on est fatigué, l’équivalent d’un gâteau sucré ou de chocolat, voire apprécier le goût, même si, ici, il semble qu’en Autriche, pays d’origine du Red Bull mais aussi du My E, on ait une certaine propension au mauvais goût dans la tradition des « ersatz » chimiques, dans le prolongement du Fanta produit en Allemagne pendant la guerre pour compenser la perte du Coca Cola (Fanta vient de l’allemand « Fantasiegetränk », boisson de l’imagination).

Les avis seront ici très certainement partagés, mais dans tous les cas ce qu’il faut prendre en compte c’est la question du sucre, de la dépendance, du pseudo « coup de pouce » qui devient un « kick » dont on a besoin régulièrement.

Au sens straight edge, ce genre de produits reste finalement tout de même assez douteux, et sur le plan vegan, on voit mal pourquoi on ne privilégierait pas des jus de fruits à des inventions chimiques plus ou moins hasardeuses !

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