Positions anti-requins à la Réunion: un écocide assumé

Ce qui se passe à la Réunion est très représentatif de l’idéologie dominante française, car là-bas ce sont les lois françaises qui s’appliquent, et les animaux vivant dans l’océan sont une cible pour l’exploitation animale et l’idéologie de destruction de la planète.

En l’occurrence, c’est « encore » une affaire de requins qui est mise en avant, avec hier un surfer qui a été « attaqué » par un requin, perdant la main et le pied droits. Il faut des guillemets à « attaqué » car le requin n’est nullement un être pratiquant une quelconque violence gratuite; cela n’existe tout simplement pas dans la Nature.

Ce qui se passe est bien plus simple: les humains envahissent toujours plus les zones libres de l’océan. En 2010, l’île de la Réunion n’avait pas connu une seule attaque.

Quand les médias parlent d’une « recrudescence de ce type d’attaque : huit, dont trois mortelles contre des surfeurs, ont été enregistrées depuis une vingtaine de mois », une personne qui a compris la libération animale comprend ce que cela cache.

D’ailleurs, ce qui inquiète surtout les pouvoirs publics, c’est que la zone n’avait pas connu « d’attaques » de requins, et elle est un lieu régulier de compétitions internationales…

L’offensive humaine de l’exploitation animale et de destruction de la planète amène donc des troubles, puis l’idéologie dominante brandit la menace des animaux qui « pullulent », « envahissent » tout ce qu’ils peuvent, etc.!

C’est ce que fait par exemple le député-maire de Saint-Leu à la Réunion, Thierry Robert. Cette personne est un exemple représentatif de barbare des temps modernes, au service de la destruction tranquille.

Il n’a ainsi pas hésité à mettre en avant une chose interdite: publier, il y a une semaine, un arrêté autorisant « la chasse au requin-bouledogue »sur le territoire maritime de sa commune.

Mais ce serait trop peu encore pour en faire un véritable « barbare. » Non, ce qui est encore plus fort c’est que dans la foulée il se proposait de racheter leurs prises aux pêcheurs!

Sur Radio Freedom, il vient d’expliquer que « Nous devons aujourd’hui prendre des mesures radicales pour résoudre ce problème », ce qui est un appel à l’écocide, qu’il assume au point de préciser: « on ne pourra pas éradiquer totalement le risque requin », il regrette ouvertement de ne pouvoir le faire!

Il se vante même d’avoir eu il y a quelques jours une entrevue avec le ministre de l’Outre-Mer, Victorin Lurel, qui l’a amené à retirer son arrêté, parce que: « Le ministre s’est engagé à ce qu’un arrêté préfectoral soit pris la semaine prochaine pour autoriser la pêche au requin. C’est pour ça que j’ai retiré mon arrêté. Je n’ai pas fait machine arrière. »

C’est dire la ligne de ce personnage, qui est tout à fait moderne et libéral: « chacun fait ce qu’il veut » et si des gens qui ont de l’argent veulent faire du surf, alors l’économie doit se placer à leur service, et tout le reste doit être liquidé.

Face à un telle logique, seule l’écologie radicale a du sens. On le voit bien d’ailleurs: EELV fait partie du gouvernement et jamais pour autant n’ira mener de combat pour les animaux et la Nature.

On est là très exactement dans une situation où il y a d’un côté une sorte de monstre qui engloutit la planète et de l’autre une seule ligne de défense possible: la Terre d’abord!

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