Combats de coqs annulés à Laventie

Ce dimanche devait se tenir des combats de coqs à Laventie dans le Pas-de-Calais. En raison de « l’exception culturelle » et autre relativisme, ce genre de pratiques est autorisé, suivant la loi du 8 juillet 1964, dans les localités « où une tradition ininterrompue peut être établie. »

C’est même le principe que pour la corrida, donc. Cette fois-ci par contre, il y a eu beaucoup de protestations ; à titre d’exemple, nous publions le point de vue du groupe VEAN, qui est justement dans le Nord. Cela afin de rappeler l’importance du travail local, en connaissance de la culture des gens : le véganisme ne peut pas être une « importation. »

On remarquera que la non-tenue des combats de coqs est due officiellement à une décision de la préfecture ; elle prétexte une question de vérifications sanitaires préalables, etc., on ne la savait pas si exigeante !

« Cette annulation fait suite à un échange que nous avons eu avec le maire de la commune. Nous lui avons signalé qu’aucune autorisation quant à la tenue de cet événement ne nous était parvenue, comme cela est pourtant nécessaire. »

On est libre de croire cela, on peut tout aussi ne pas être dupe et savoir que c’est la pression qui a heureusement fait annuler cette « fête », devant se tenir… dans la salle des fêtes, parallèlement à la grande brocante qui se tient dans la ville (avec 1000 personnes exposantes).

En réalité, l’autorisation aurait pu être fournie en express, mais très certainement qu’il a été considéré que devant la pression, il valait mieux faire disparaître tout cela ! Et cela tombe bien : nous voulons faire annuler définitivement ce genre de barbarie !

A LAVENTIE, LE COMBAT DE COQ A LA JOURNEE DU PATRIMOINE

Les journées du patrimoine ont lieu le week end prochain. C’est une bonne occasion d’accèder, le plus souvent gratuitement, aux oeuvres d’art des musées, aux bâtiments historiques, et à des lieux habituellem ent fermés au public.

A Laventie, petite ville située entre Béthune et Armentières, la mairie profite des journées du patrimoine pour organiser un événement barbare issu de la tradition régionale.

Dimanche, à la salle des fêtes de Laventie, un gallodrome sera installé, et des coqs se battront à mort pour le plaisir des coqueleux, et pour le profit des parieurs.

Les races de coqs de combat sont sélectionnés pour leurs aptitudes physiques. les propriétaires les font naître et les élèvent dans le seul but de les faire combattre. Le combat est généralement de courte durée, avant les 6 minutes réglementaires, l’un des deux coqs est souvent à bout de force.

Les morts sont fréquents. Il faut dire que les ergots sont sciés pour être remplacé par un aiguillon de métal qui permet d’infliger des blessures plus nettes, d’abréger le combat, le rendant ainsi plus spectaculaire.

Les organisateurs de combats se défendent de toute barbarie. Ils vont même jusqu’à prétendre que les coqs sont violents par nature. En réalité, les poules sont des animaux sociaux qui forment des groupes hiérarchisés comptant parfois plusieurs dizaines d’individus.

Les mâles se disputent la domination du groupe, et les combats sont d’autant plus violents que l’espace est restreint et le nombre de femelles petit. Donc, si les combats entre coqs peuvent être des combats à mort, il est faux de prétendre que cela est systématique : c’est l’élevage et la captivité qui augmentent agressivité des coqs.

Les combats de coqs font partie de la tradition régionale d’exploitation des animaux. Tu parles d’un patrimoine!

Il est juste, en tant que personne vegan, de chercher à faire disparaître ces actes barbares. La loi du 8 juillet 1964 qui a rétabli l’autorisation de pratiquer les combats dans les lieux à tradition locale ininterrompue est réactionnaire, puisque ces combats avaient été interdits en 1963.

Cette loi doit donc être annulée, sous la pression des personnes progressistes.

Mais la mobilisation contre ce genre d’événements sanglants et spectaculaires ne doit pas nous faire perdre de vue les centaines de millions de poulets, de chapons, de poules, de dindes, de canards et de pintades « produites » pour constituer les tonnes de viande de volaille dont l’Institut Technique de l’Aviculture fait ses statistiques.

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