10 jeunes phoques retrouvent l’océan en baie de Somme

L’humanité a parfaitement les moyens de vivre en harmonie avec Gaïa. Matériellement, nous ne sommes plus au moyen-âge et il est tout à fait possible de vivre vegan. C’est culturellement que le problème se pose, et c’est là qu’il faut poser le problème.

On a un exemple avec ce qui va se passer ce dimanche en Picardie : des bébés phoques s’étaient échoués et des humains s’en sont occupés, et ils vont être relâchés.

Voilà quelque chose qui est bien, et on peut se demander : pourquoi ne pas généraliser cela ? Pourquoi tout le monde ne ferait-il pas attention aux pigeons dans les rues, par exemple ? C’est juste une question de prise en considération de l’environnement.

Non pas de « son » environnement, mais de l’environnement, de l’ensemble, de Gaïa : le problème est que chacun se donne l’illusion de vivre « pour soi » et « par soi », de faire comme s’il était la seule chose qui comptait véritablement.

Voici un article du Courrier Picard au sujet des bébés phoques qui seront mis à l’eau ce sameid, et l’article a raison de souligner sur ce qu’il y a de plus important ici : l’émotion !

Ce dimanche 30 septembre à 11 heures, sur le cordon de galets de la pointe du Hourdel, près de Cayeux-sur-Mer, 10 jeunes phoques retrouveront la mer.. De leur arrivée à leur remise à l’eau, récit de leurs aventures, où l’homme est au premier plan.

Ils s’appellent Ilette, Tatihou, Bono, Tibidy, Taveeg, Makatea, Piana, Oléron, Triagoz et Gargalo et ont été retrouvés échoués cet été en baie de Somme. Ne sachant pas encore nager, agrippés au dos de leur mère pendant la marée haute, ces bébés phoques veaux-marins ont été séparés d’elles par de mauvaises conditions météo.

Des éco-volontaires de Picardie nature les ont repérés. Les petits naufragés, dont l’espèce est protégée, ont été pris en charge au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association en baie de Somme. Ils ont été sauvés. « À leur arrivée, les bébés phoques pèsent une dizaine de kilos. Ils sont mis en quarantaine car ils sont déshydratés et très fatigués », explique Stéphane Soyez, le responsable du centre de sauvegarde.

Ce dimanche, ils retrouveront la mer en étant remis en liberté par ceux qui ont souhaité parrainé leurs soins.

Mais avant, à leur arrivé au centre de sauvetage, chaque phoque est installé dans une baignoire. Au début, ils sont nourris à la sonde six fois par jour. Les soigneurs ne les approchent qu’à ce moment-là, mais gardent toujours un œil sur eux à l’aide d’un système de vidéo-surveillance.

« Nous ne devons pas altérer le caractère sauvage de l’animal, sinon cela lui porterait préjudice lors de sa remise à l’eau », explique Julie, soigneuse permanente pour Picardie Nature. « En trois mois, nous devons faire ce que la nature fait en trois semaines. Sa prise de poids et son émancipation sont trois fois plus longues en captivité », souligne le responsable. Peu à peu, chaque phoque gagne en autonomie. « Ils apprennent à se nourrir seuls, puis sont ensuite réunis dans un bassin pour les acclimater à l’atmosphère de la colonie », poursuit Lætitia Dupuis, chargée de mission mammifères marins.

L’étape du bassin constitue une phase importante pendant laquelle le phoque prend du poids et se muscle afin d’être en bonne santé, condition sine qua non pour rejoindre son milieu naturel. « Pour repartir, le phoque doit peser 35 kg », précise Lætitia Dupuis.

À ce stade, les soigneurs n’interviennent que 20 minutes par jour, le temps des repas – trois quotidiens – où les phoques engloutissent chacun 3 kg de poissons. Picardie Nature bénéficie du soutien des parrains, qui, par leurs dons, financent en partie ou totalement les soins prodigués à un animal.

« Cet été, lors d’une ronde, nous avons trouvé Oléron, un des bébés de la colonie. J’ai donc décidé de le parrainer totalement. Les années précédentes, j’ai fait des dons pour l’ensemble de la colonie », témoigne Pascaline Brejeaut de Savigny-sur-Orge (Essonne), marraine d’Oléron et éco-volontaire pour Picardie Nature.

Cette passionnée des animaux œuvre depuis plusieurs années pour la protection de l’environnement aux côtés de l’association. Elle attend la remise à l’eau avec impatience : « Au moment où les caisses s’ouvrent (N.D.L.R. les parrains majeurs ont le privilège d’ouvrir la caisse du phoque parrainé), c’est très émouvant. Le silence se fait dans la foule, admirative devant les petits phoques qui se dirigent vers l’eau », raconte-t-elle

Environ 1 500 spectateurs assistent à ces remises à l’eau. Une occasion unique pour Picardie nature de sensibiliser le public à la protection de la colonie de phoques veaux-marins de la baie de Somme, la plus importante de France.

Événement gratuit et ouvert à tous.
Pour tout savoir (don, parrainage, etc), rendez-vous sur le site de Picardie Nature faire un don à l’association Picardie Nature.

Voici quelques précisions de Picardie Nature :

Nous vous donnons donc rendez-vous :

le dimanche 30 septembre 2012 à 11h00 sur le cordon de galet de la pointe du Hourdel

Nous vous conseillons d’accéder au Hourdel à pied ou à bicyclette. Pour minimiser l’impact (écologique et pratique) d’un afflux de véhicules sur le site du Hourdel

Nous vous recommandons de préférer les parkings extérieurs et de vous rendre sur le lieu de remise en milieu naturel des phoques à pieds, en covoiturage ou en vélo.

Trouvez sur >http://www.ecomobilite-baiedesomme.fr
– les Sites de co-voiturage permettant d’arriver en Baie de Somme.

Trouvez sur >http://www.somme-nature.com/nature/…
– la liste des locations de vélo

Trouvez sur >http://www.ecomobilite-baiedesomme….
– une suggestion de parkings, de stationnements

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