Les scarabées bousiers et la voie lactée

Les scarabées se nourrissant d’excréments se retrouvent sur toute la planète, sauf en Antarctique, et une étude suédoise a permis de remarquer une capacité assez fascinante du Scarabaeus satyrus, qui vit en Afrique du Sud.

La manière de remarquer cela est cependant odieuse et bascule dans l’expérimentation animale. On est ici dans une fascination pseudo candide et sans respect. Et cela se révèle d’autant plus à ce qui a été remarqué.

La chercheuse Marie Dacke et Eric Warrant de l’université de Lund ont en effet muni les bousiers Scarabaeus satyrus de capuchons en carton pour les empêcher de pouvoir regarder vers le haut. Une idée bien étrange !

Car les chercheurs se doutaient déjà de ce qui allait se passer : les bousiers seraient désorientés. Leur étude prend directement en otage les animaux qu’elle prétend étudier ; il n’y a pas de respect.

La fascination est pourtant logique. Ce qui se passe en effet, ce n’est pas seulement que le bousier forme une petite boule avec les excréments, une boule qui fait cinquante fois son poids. Le bousier tourne en effet sur lui-même sur la bouse, à la fin de se refroidir en raison de la haute température…Ce qui est logique. Mais sur la photographie ci-dessous, les « chercheurs » ont mis sur les pattes d’un bousier de la silicone protectrice, afin de constater que celui-ci grimpe moins sur la bouse, car il a moins besoin de se refroidir…

Les « chercheurs » ont alors pu constater qu’ils sont bien peu de choses par rapport à la complexité des êtres vivants. Car les bousiers tournent sur eux-mêmes sur la bouse afin de se repérer par rapport aux étoiles lorsqu’il fait nuit.

Sur la photographie ci-dessous, on voit les différences de chaleur.

Ce que les chercheurs ont vérifié, avec leurs capuchons en carton, c’est qu’en fait les bousiers d’Afrique du Sud se repèrent au moyen de la voie lactée, visible depuis là-bas. Sans pouvoir se repérer à la lumière de la lune ou de la voie lactée, les bousiers sont perdus.

Les chercheurs ont même vérifié quelles étaient les étoiles utilisées pour se repérer. Pour cela, ils ont placé les pauvres scarabées dans le planétarium de Johannesburg, où un dôme de 18 mètres permet de projeter 4 000 étoiles.

Le chercheur Eric Warrant peut bien expliquer après que « C’est juste un autre exemple de la façon dont est merveilleux le règne animal, comment les choses les plus étonnantes ont évolué. » S’il a étudié pendant 30 ans la vision animale, il n’a pas compris le respect exigé par des animaux regroupés en 5000 espèces, présents sur tous les continents où il y a des excréments.

D’ailleurs, son but véritable est de faire tourner sa petite entreprise utilisant des algorithmes pour améliorer la qualité des images prises avec peu de lumière présente !

On voit là le décalage : des scientifiques vraiment fascinés par la Nature basculent dans un utilitarisme mesquin. Connaître la Nature peut nous permettre d’avancer, mais science sans conscience n’est que ruine de l’âme, et que faire d’une science qui ne salue pas bien bas les scarabées bousiers, jouant un rôle si important dans Gaïa ?

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