Novethic, vers l’écologie business

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est une structure économique très importante en France, c’est un organisme économique qui dépend de l’Etat et soutient l’économie, tout en étant soi-même capitaliste. C’est quelque chose de très particulier et de très obscur, et c’est d’autant plus intéressant dans le lien avec l’écologie.

Il existe en effet une structure appelée Novethic:

Novethic, filiale de la Caisse des Dépôts, est à la fois un média sur le développement durable et un centre de recherche sur l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).

On l’a compris, il s’agit d’une structure très importante pour l’écologie business:

Novethic.fr est aujourd’hui la source d’information de référence sur les grands enjeux planétaires (réchauffement climatique, discrimination, OGM, analyse extra-financière des entreprises, etc.). Il compte plus de 150 000 visiteurs par mois.

Le site novethic.fr publie, depuis 2001, des articles au contenu exclusif réalisé par des journalistes, en France et à l’étranger, sur le développement durable, la RSE et l’ISR. Novethic propose aux internautes une analyse spécifique de l’actualité bâtie sur son expertise, des sujets originaux concernant les grands enjeux auxquels sont confrontés entreprises, ONG, investisseurs… L’ensemble des articles, publiés par Novethic depuis la création, sont accessibles sur le site.

Voici, à titre d’illustration, comment il est parlé de la peinture écologiste avec laquelle tente de se recouvrir certains partis:

Le 23 mars, le parti socialiste organisait un forum sur la transition écologique où il dévoilait un texte de « positionnement » détaillant comment il concevait la « social-écologie » version socialiste. Trois semaines plus tard, le 13 avril c’était au tour de l’UDI, le nouveau parti centriste de Jean-Louis Borloo, de faire son propre forum de création d’un pôle écologique. Un type d’évènement pas si fréquent, qui plus est au moment où la préoccupation environnementale est loin d’être une priorité chez les Français.

PS : un texte fort mais avec quel poids ? 

« C’est un choix politique fort du Parti socialiste d’avoir décidé de consacrer son premier forum après le congrès de Toulouse (1) à la transition écologique. Au XXIème siècle, le socialisme ne peut plus se penser sans l’écologie et nous sommes convaincus que la transition écologique a besoin, pour réussir, de l’engagement des socialistes », déclarait ainsi Harlem Désir, le secrétaire national du PS en ouverture du forum du 23 mars. Un forum où était dévoilé un texte de 26 pages « la transition écologique : au cœur du nouveau projet politique de la gauche », rédigé sous la houlette de Laurence Rossignol, la secrétaire nationale au Développement durable et à l’environnement et discuté en commission environnement. Celui-ci a pour objectif de « rendre explicite le lien entre écologie, justice sociale, santé, progrès et création de richesse », est-il écrit en introduction du texte.

« Au congrès de Toulouse, il a été dit que le PS était un parti écologique. Dont acte. Ce texte est donc une base actant l’écologie comme étant au cœur du modèle global de développement porté par le parti. C’est notre rôle en tant que parti au pouvoir, dans un contexte de chômage et travail au redressement productif de montrer que l’écologie est un levier de sortie de crise », explique Laurence Rossignol. Ce texte, que l’élue explique être « de référence », a été validé par le bureau, mais il ne s’agit pas d’un texte voté en convention par l’ensemble du parti. Ce qui a sans doute permis de garder un texte assez ambitieux…. (…)

UDI : un parti écologiste centriste ?

A l’UDI (Union des démocrates et indépendants), le développement durable fait carrément « partie de l’ADN du parti », assure Bertrand Pancher, député de la Meuse. « Il y a un nombre tellement important de nos militants qui considère cette question comme essentielle, qu’il était nécessaire de créer un groupe écologique au sein de l’UDI. Nous sommes en capacité d’être le premier parti politique revendiquant une écologie de développement et de progrès. Nous pensons qu’un millier de militants vont y contribuer, à travers notamment des cercles locaux de l’écologie, qui seront installés dans chaque département », affirme celui qui est en charge de l’animation de ce nouveau pôle lancé en avril.

De fait, selon Daniel Boy, « sociologiquement il y a une certaine porosité entre la démocratie chrétienne/centre et l’écologie ». D’autant que Jean-Louis Borloo peut s’appuyer -et n’hésite pas à le revendiquer- sur son implication dans le Grenelle de l’environnement.

Pour Bertrand Pancher, le moment est bien choisi car « nous pensons être en mesure de démontrer que notre projet écologique est porteur de développement et d’emplois -qui plus est non délocalisables- que ce soit à travers le logement, les transports ou les énergies renouvelables». L’UDI compte d’ailleurs avoir des mesures concrètes à proposer pour les municipales de 2014, une élection où traditionnellement les écologistes obtiennent des bons scores dans les urnes…

Des think-tanks pour mieux porter un message écologiste au monde politique ?

Pourtant, quel est l’impact réel de ces pôles écologistes ? Si leur démarche est portée par des politiques engagées depuis longtemps sur ce sujet et nourrie par l’émergence d’experts des questions écologiste au sein des partis, leur influence semble limitée. De fait, deux personnalités issues de ces mêmes partis viennent tour à tour de fonder leur think-tank écologiste et apolitique.

Ancien porte- parole du pôle écologiste du PS et ex-directeur du cabinet du Medde sous Nicole Bricq, Géraud Guibert a lancé « La fabrique écologique » fin mars. Parallèlement, l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie sous la présidence Sarkozy et ex-présidente de l’Ademe, Chantal Jouanno, montait avec David Lefranc, venu lui du milieu associatif, « Ecolo-Ethik », avant d’être rejointe par Laurence Vichnievsky, ex-porte-parole et ex-membre de la direction d’EELV. Des initiatives « complémentaires » aux partis assurent leurs initiateurs. « Les partis politiques sont dans l’action, l’opérationnel, ils n’ont pas forcément le temps du recul comme les think-tanks », confirme Laurence Rossignol.

Comme on le voit, ces gens sont extrêment actifs! Et leur écologie est très limitée: c’est juste une relance économique…

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