Bethany nous rappelle nos devoirs !

Voici une histoire désolante, bien que tristement ordinaire. Mais heureusement, dans le cas présent tout se termine bien, ce qui est loin d’être toujours le cas. C’est l’histoire de la chienne Bethany, qui a été trouvée dans un triste état dans la rue, aux Etats-Unis. Bethany était durement blessée aux pattes, la douleur était telle qu’elle ne pouvait à peine marcher. Mais la chienne souffrait aussi d’un gale très sévère et d’infections bactériennes.

Les photos plus bas, témoignent de la spectaculaire transformation physique de la chienne après ses traitements.

Ce sont des membres de l’association américaine Hope for paws qui l’ont recueilli et sauvé, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Cette association filme ses sauvetages, ce qui est une très bonne idée! Les vidéos sont, d’une part, terriblement émouvantes, rien n’est plus beau que de voir sauvé un animal malheureusement en danger.

D’autre part, il est possible d’espérer que les émotions suscitées par ces sauvetages (la joie, la peine, la tristesse, la rage…) mettent du plomb dans certaines têtes, car l’on y voit clairement les animaux vivre dans la misère puis se reconstruire et apprécier leur nouvelle vie dans un foyer chaleureux.

La vidéo de Bethany part de son sauvetage et se déroule jusqu’à sa guérison où elle joue avec d’autres chiens.

A force de soins, de patience et de tendresse, la chienne s’est remise de ses blessures et attend maintenant une famille aimante et responsable qui lui offrira ce dont elle a besoin jusqu’à la fin de ses jours.

 

L’histoire de Bethany est terriblement banale, ce sont tous les jours des dizaines d’animaux qui sont abandonnés, que ce soit dans les refuges, que se soit dans des lieux excentrés (comme les bois) ou que se soit dans les villes.

Qui n’a jamais vu un chien ou un chat errant ou bien des rongeurs abandonnés sur un trottoir dans une cage (ou un carton) ?

On lit parfois sur certains forums réformistes, qu’abandonner dans les refuges est toujours mieux que d’abandonner lâchement dans un lieu extérieur. C’est oublier qu’abandonner est une lâcheté en général. Il ne faut pas basculer dans l’acceptation de l’ignoble.

Quelle que soit la forme de l’abandon, le résultat reste le même, l’animal n’est pas assumé et on se débarrasse de lui comme d’une vieille chaussette, comme d’une chose indésirable qui gêne. Les responsabilités prises envers l’être vivant que l’on a choisit d’embarquer dans sa vie ne sont pas prises.

Force est de constater que les refuges sont débordés face à cette barbarie envers nos amis dits « de compagnie ».

C’est pour cette raison que nous avons mis en place, depuis un moment déjà, une catégorie « appel aux dons » via le compte Twitter. Parce que donner de l’argent (même une petite somme compte) aux petites associations leur permet d’avoir plus de moyens afin de sauver des vies… Les sauvetages coûtent chers en soins, en alimentation et en frais vétérinaires.

Chaque animal doit avoir la chance de recevoir de l’attention et des soins, chaque animal a le droit qu’on se batte pour lui afin de le sauver et de le placer ensuite.

A défaut d’avoir du temps à donner, il est possible de faire un petit don à l’association de son choix. Si les moyens financiers ne le permettent pas, il est possible de donner un peu de son temps aux animaux des refuges.

Si la santé et les moyens financiers ne permettent pas de donner un peu de son temps libre ni d’argent, il est possible de devenir famille d’accueil (“FA”) pour quelqu’un qui recherche et/ou attend sa nouvelle famille, il possible de faire des co-voiturages pour amener quelqu’un dans sa nouvelle famille ou dans l’association qui va le prendre en charge, il est possible de faire un site internet, de diffuser des vidéos de sauvetages etc.

Ce qui est arrivé à Bethany arrive tous les jours, tout le temps, avec tous les animaux (à poils, à plumes, à écailles). Surtout que pour être dans un tel état, elle devait être malade depuis un certain moment, personne ne l’a aidé, aucun passant ne lui est venu en aide.

Autant d’indifférence glace le sang. Et si l’on veut que le véganisme règne, il n’est pas et plus possible de vivre individuellement dans une telle indifférence, dans un tel manque d’égard!