Un veau volé « en vue d’en faire des escalopes et des côtelettes »

Voici une petite nouvelle, lamentable, publiée par Sud Ouest. Elle est intéressante de par ce qu’elle révèle comme mentalité. Sur le plan culturel, on est revenu aux méthodes de Gengis Khan: un jeune passe en voiture, voit un veau et décide de le mettre dans son coffre!

 

On est là dans un esprit de conquête lamentable, tellement fort par ailleurs que la question de la propriété ne compte même plus: le jeune a considéré qu’il avait le droit de faire ce qu’il voulait du pauvre veau…

 

Landes/Gers : il vole un veau et finit contre un poteau

Un jeune Landais, allant travailler dans le Gers, a volé un veau en chemin. Mais l’animal s’est débattu et le conducteur a eu un accident
Mardi matin, un Saint-Pierrois de 23 ans se rendant au travail à Eauze, dans le Gers, a aperçu un veau déambulant en bord de route, du côté de Saint-Cricq-Villeneuve. Il a décidé de l’embarquer en vue d’en faire des escalopes et des côtelettes. Il a ainsi rabattu le siège arrière de sa Clio et enfermé l’animal dans le coffre.

La bête n’a pas apprécié l’invitation forcée et s’est débattue, tant et si bien que le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule, qui a fini contre un poteau électrique sur la commune d’Estang (32). Ni le voleur, ni le jeune bovidé n’ont été blessés mais les gendarmes sont intervenus et ont découvert le vol.
Pas seulement le vol d’ailleurs, puisque le Saint-Pierrois, amateur de veau, était aussi coupable d’un défaut de maîtrise, titulaire d’une carte grise pas en règle, sachant qu’il n’avait pas non plus fait son contrôle technique dans les temps impartis.
L’animal a été remis au maire de la commune de Saint-Cricq, qui l’a lui-même ramené chez le frère de son propriétaire.

 

 

Le pauvre veau a été remis au maire, lui-même le remettant au frère du « propriétaire »: c’est ici une marchandise, et l’article ne fait même pas semblant d’éprouver un semblant de compassion ou quoi que ce soit!

 
On est ici dans du brutal pur et simple, dans la mise en avant d’un fait-divers dont un être sensible n’est qu’un prétexte; toute sa dignité se voit purement et simplement niée.

 
Cette transformation de la vie réelle en fait-divers est quelque chose d’absolument classique dans une société où l’exploitation animale est totalement installée. Tout est fait pour nier la reconnaissance de la sensibilité, pour que jamais le veau ne soit vu…

 

La libération animale a ainsi comme devoir de montrer la réalité naturelle dans ses moindres détails, afin que personne ne soit oublié! L’anthropocentrisme est fondamentalement réducteur, c’est sa tendance innée, qu’il faut rejeter!

Articles pouvant vous intéresser