Le porte parole de la Fondation Brigitte Bardot et l’ALF

Depuis le départ, nous ne publions rien de la “Fondation Brigitte Bardot”, en raison de sa porosité avec l’extrême-droite, et nous boycottons de la même manière toute initiative qui lui est liée. C’est une question de cohérence et inversement comme cette “fondation” ne l’est pas, voici un article écrit par Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

Si nous publions cet article, paru dans le Nouvel Observateur en ligne, c’est pour son dernier paragraphe…

Serge le lama, une star ? Il faut interdire l’exploitation d’animaux dans les cirques

LE PLUS. Après sa virée dans le tramway, Serge le lama est devenu la nouvelle mascotte de la cité bordelaise. Et le cirque propriétaire de l’animal a décidé de profiter de ce succès inopiné. En effet, le camélidé a donné le coup d’envoi dimanche 10 novembre du match Bordeaux-FC Nantes. Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, s’insurge d’une telle provocation.

On pensait à une blague de potaches mais l’escapade, bien involontaire, de Serge le lama dans le tramway bordelais a eu pour conséquence un regain d’intérêt pour le cirque franco-italien qui affiche désormais complet et loue les services (bien involontaires eux-aussi) du camélidé.

Que le cirque tire profit de la situation c’est assez logique et prévisible, mais de là à utiliser cette notoriété fulgurante pour rendre “sympathique” une activité basée sur l’exploitation d’animaux captifs, c’est aller un peu loin dans la provocation.

Interdire l’exploitation d’animaux dans les cirques

Trimbalés dans des camions-cages, qui ne répondent nullement à leurs besoins les plus élémentaires, contraints d’exécuter des numéros contre-nature, ces animaux-esclaves ont une existence qui n’a rien d’amusante, bien au contraire…

Il y a un peu plus d’un an, la Fondation Brigitte Bardot a pris en charge un alpaga trouvé errant près de Nîmes… L’animal aveugle provenait de toute évidence d’un cirque, mais son handicap l’a condamné à l’abandon.

Outre Serge le lama, le cirque franco-italien présente des fauves, malheureux félins condamnés à perpétuité. Nous avons procédé à de nombreuses saisies de lions détenus sans autorisation, mais c’est un combat sans fin, et la France doit absolument légiférer à son tour, comme d’autres pays l’ont déjà fait, pour interdire l’exploitation d’animaux dans les cirques.

Considérer l’animal comme un individu

Serge le lama est devenu un produit publicitaire, nous le déplorons, mais peut-être deviendra-t-il un symbole de l’animal objet, et qu’à travers lui l’homme apprendra enfin à considérer l’animal comme individu ayant des droits, à commencer par celui de vivre dans un environnement adapté à ses besoins.

Enfin, c’est peut-être anecdotique mais c’est très révélateur, il est curieux et assez affligeant de constater l’élan de sympathie dont bénéficient ces jeunes bordelais éméchés, qui ont voulu s’amuser avec un animal, lorsque dans le même temps ceux qui prennent des risques pour libérer des animaux exploités (dans des élevages pour la fourrure, des laboratoires d’expérimentation, etc.) sont traités comme des terroristes…

Christophe Marie a ouvert ici la boîte de Pandore. Depuis la sortie de “ALF le film”, tout un pan institutionnel de la protection animale a décidé de jouer sur l’image radicale de l’ALF. Une chose d’autant plus facile qu’en France, l’ALF n’existe pratiquement pas ou pour des actions de très faible envergure.

On a donc un romantisme de la “libération animale” qui n’existe pas, d’où le boulevard populiste pour Christophe Marie, qu’on voit mal diffuser manuels et communiqués de l’ALF…

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