Le cochon d’Inde, présent dans la vie quotidienne et dans la culture

La vie animale nous entoure, de près comme de loin. Que ce soit dans les villes où vivent la plupart des humains désormais, ou bien dans notre vie privée, les animaux, comme les végétaux, sont partout.

L’illusion de « maîtriser » son environnement est une des composantes de l’idéologie dominante. Voici un petit contre-exemple historique, en juste quelques images et quelques tableaux.

Le cochon d’Inde y est présent à chaque fois, et c’est intéressant de voir comment l’humanité n’a, jusqu’à présent, aucune réflexion au sujet de son rapport à lui, alors qu’il l’accompagne désormais, sous la forme de « l’animal de compagnie », depuis 400 ans.

Le chiffre doit être réduit si l’on parle en général, puisque auparavant il était un « jouet » de privilège, mais il doit être augmenté si on le place dans le cadre de la culture andine.

Voici par exemple une photographie de la Cène dans la cathédrale de Cuzco: la boisson est à base de maïs, et le plat est un pauvre cochon d’Inde…

Avec la colonisation, le cochon d’Inde, comme bien d’autres animaux, a été exporté vers l’Europe. Il est devenu un animal très apprécié, si l’on regarde la peinture.

Voici par exemple une partie du tableau de Jan Brueghel l’Ancien, intitulé La tentation dans le jardin d’Eden.

Voici d’autres tableaux du même peintre, en collaboration avec Peter Paul Rubens.

Tout d’abord: Le Jardin d’Eden.

En détail, sur les cochons d’Inde.

Ici, on a Retour de la guerre: Mars désarmé par Vénus. Le cochon d’Inde est tout en bas, au milieu un peu vers la droite, de couleurs orange et noire.

Voici Flore et Zéphyr. Les cochons d’Inde sont en bas à droite, de la même couleur que dans le tableau précédent.

Voici un tableau de 1580, d’Angleterre. On a récemment découvert des squelettes de cochons d’Inde de cette période, tant dans une maison bourgeoise à Mons que dans un manoir anglais.

Voici un tableau de la fin du 19e siècle, de Jakob Bogdany.

Voici un tableau de vers 1800.

Un autre tableau, de la fin du 19e siècle.

Un autre tableau de la même époque, d’Antonio delle Vedove.

Une carte de vers 1900.

Voici des photographies du 20e siècle, depuis son début jusqu’à sa fin (la dernière photo montre Lady Diana enfant, avec le cochon d’Inde appelé « Peanuts »).

Comment, alors qu’on trouve donc les cochons d’Inde dans la culture, n’y a-t-il aucune réflexion au sujet de cette présence?

La raison est que les cochons d’Inde sont considérés comme une sorte d’intrusion de la Nature dans la culture – en raison de l’absurde opposition entre Nature et culture.

Et cette contradiction n’est pas là que pour les cochons d’Inde, elle est là pour tous les animaux en rapport – quel que soit ce rapport – avec les humains…

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