Un couple de cigognes, en Croatie

Voici une information très intéressante, et allant droit au coeur, au sujet de nos amis les cigognes.

Elle a été relayée par de nombreux médias, ici par Ouest France. Relayée, mais partiellement, car la personne qui s’occupe de la cigogne en question a lancé un appel à l’aide pour des dons financiers (PBZ-a:  2340009-3103869346), mais également pour que quelqu’un prenne sa place s’il lui arrive malheur… Les médias ne se sont intéressés qu’au « sensationnel ».


Une histoire d’amour entre deux cigognes plus forte que les milliers de kilomètres qui les séparent. Le mâle est venu cette année pour la douzième fois.

Une histoire d’amour entre deux cigognes s’est avérée plus forte que les milliers de kilomètres qui les séparent, le mâle étant venu cette année pour la douzième fois consécutive retrouver sa bien-aimée qu’un handicap empêche de voler et la retient en Croatie.

« Cette année il est arrivé en avance »

Le mâle, baptisé Cliquetis, est une nouvelle fois venu d’Afrique australe, survolant quelques 13.500 km pour rejoindre la femelle Petite qui ne plus voler suite à une blessure d’une de ses ailes et qui vit depuis dans le village de Brodski Varos, dans l’est de la Croatie, où un retraité l’a adoptée.

« Il (Cliquetis) m’a réveillé (…) cette année il est arrivé en avance », a déclaré Stjepan Vokic, un ancien gardien d’école primaire, cité par l’édition en ligne du quotidien Vecernji List.

Et ils eurent beaucoup d’oisillons

Il y a 20 ans, Stjepan découvrait Petite, blessée à une aile par des chasseurs et s’occupe d’elle depuis. A la surprise générale, son compagnon Cliquetis ne l’a pas oubliée et revient chaque année au printemps. Le couple, dont l’histoire d’amour a attendri l’opinion publique croate, a régulièrement des petits.

Le père se charge d’apprendre à voler aux oisillons avant de repartir avec eux en direction de l’Afrique du sud alors que Petite reste au village et attend de revoir l’élu de son coeur.


On notera au passage une interview toute récente. Elle concerne le réchauffement climatique au Maroc et la situation des cigognes, leur nombre ayant chute de 63% au moins entre 1973 et 2005. Il s’agit d’une interview d’un responsable de l’Association de Protection des Cigognes Blanches, au Maroc.

Il y a lieu de noter ici quelque chose d’important. La personne qui aide la cigogne en Croatie n’est pas aidé par l’association WWF malgré sa demande, car sur le plan « théorique », ce qu’il fait n’est pas naturel.

De notre côté, nous considérons cela évidemment comme naturel, car nous voyons la Nature comme un grand tout se reliant, pas comme des éléments séparés voire totalement opposés.

Mais il faut bien voir qu’ici on rejoint le thème mis également en avant par l’Etat français, à savoir la séparation totale d’avec la Nature. Aider un animal sauvage est ainsi strictement interdit.

Bien entendu, il est tout à fait vrai qu’il y a des gens dont l’aide se transforme en oppression, car ils finissent par voir l’animal comme leur « marchandise », leur « jouet ». Pour autant, cela ne signifie pas qu’il n’est pas naturel, qu’il n’est pas normal, d’aider quelqu’un qui a besoin d’aide!

La position anti-Nature de la société française fait que si on voit un animal sauvage blessé, il faut le laisser mourir! C’est absurde, barbare. Et la seule justification théorique, c’est de « préserver » la Nature comme « ressources », ni plus ni moins.

Il existe pourtant des centres de sauvegarde de la vie sauvage. Mais ce sont des structures qui, finalement, sont floues juridiquement: elles récupèrent surtout des animaux protégés, elles dépendent de l’accord des préfets, bref, en pratique, elles ne sont pas au service de tous les animaux… On en revient toujours à ce rejet de la Nature, à cette mentalité française de séparation abstraite, fausse, dénaturée, entre Nature et culture.

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