Un monde virtuel pour les poulets!?

Voici un nouvel exemple de comment le « bien-être » animal a été retourné en son contraire et aide à moderniser l’exploitation animale.

Là, on est pratiquement dans l’activité ouvertement criminelle, et le jour où le monde deviendra végan, il faudra sérieusement demander des comptes à ces gens qui ont poussé la négation de la Nature jusqu’au bout.

En l’occurrence, il s’agit d’un professeur de design ayant créé le site d’une entreprise virtuelle, celle-ci proposant des « solutions » techniques relevant du futur. L’idée est de pousser à la recherche dans cette direction.

La photo ci-dessous ne reflète ainsi pas quelque chose de réel, mais une “piste” pour le futur…

Le journal Le Monde présente les choses de la manière suivante :

RÉALITÉ VIRTUELLE – L’illusion d’une vie en plein air pour les poulets de batterie

C’est une alliance étonnante entre le casque à réalité virtuelle Oculus Rift et le jeu de simulation Second Life, mais appliquée au monde des volailles. Des poulets de batterie pourraient avoir l’illusion d’être des volailles fermières élevées en plein air.

Ce n’est encore qu’un projet né du cerveau d’un professeur assistant américain de l’université de l’Iowa (États-Unis), dans la faculté de design, baptisé Second Livestock et présenté à l’occasion d’un salon sur l’art et le design à Ames, dans l’Etat de l’Iowa, en avril.

L’idée : les poulets seraient trop nombreux aux États-Unis pour tous vivre en plein air. Ils peuvent être élevés en cage de manière plus humaine si, depuis leur plus jeune âge, ils se tiennent sur une espèce de tapis de course et portent un casque à réalité virtuelle sur leur tête, un casque reproduisant un monde en 3D. Herbes, buissons, poulets virtuels…

Les poulets fermiers vivraient dans l’illusion d’une vie en plein air depuis leur espace confiné. Ce genre d’expérience les protégerait aussi des prédateurs qui menacent les volailles à l’extérieur.

Dans une interview donnée à l’Ames Tribune, le professeur a expliqué que l’objectif du projet était aussi de regarder “la façon dont nous nous traitons. Nous vivons dans ces petites cages, comme les poulets”, a-t-il ajouté.

Selon Austin Stewart, le système Second Livestock pourrait être utilisé pour des traitements d’autres animaux fermiers, de même que pour les animaux de zoo, dépressifs à cause de leur vie en captivité. Mais “il serait trop coûteux de mettre en place tout le système maintenant”, dit-il. Je dois montrer que cette technologie est plausible pour que les gens y croient.”

Ceci dit, c’est tellement extrême que les futures générations demanderont des comptes rapidement. Dénaturer un être vivant au nom du « bien-être », c’est vraiment atteindre une dimension extrême dans la barbarie.

On peut relativiser en disant que ce n’est qu’un projet d’un designer, que ce n’est pas faisable, que c’est seulement une « réflexion ».

Mais ce ne serait rien comprendre à ce que consistent ces facultés de design : elles préparent en effet le futur. Si en France, ce genre de projets n’existe pas par manque de financement, aux États-Unis les grandes entreprises et l’État paient cher des « chercheurs » pour trouver des perspectives.

Ce genre de « réflexion » est ainsi un outil culturel très fort en faveur de l’exploitation animale. Et c’est une tendance de fond : déjà en 2000 un clip « ironique » abordait exactement ce thème…

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