Plusieurs centaines de chats disparaissent en Essonne

En l’espace de 2 ans, plus de 500 chats ont étrangement disparu en Ile-de-France dans l’Essonne (91), et les cas identiques de disparitions sont dorénavant signalés dans le département voisin des Yvelines (78).

Les médias commencent à relayer le phénomène, comme en témoigne l’article ci-dessous.

Une page Facebook, Chats Disparus 91 Essonne,  a été créée afin de recenser les disparitions et de monter un dossier.

Un animal qui disparaît, sans savoir comment il va, si il est vivant ou non, est quelque chose de terrible à vivre, l’attente et l’espoir de le retrouver sont insupportables. Nous tenons à souhaiter beaucoup de courage aux personnes qui ont vu leurs chats disparaître.

Il faut cependant également souligner que ce n’est pas un fait-divers. Ces disparitions ne sont pas quelque chose de nouveau, de par le passé déjà les trafics – notamment pour les laboratoires – ont pu être très importants.

Est-ce le cas ici, ou bien est-ce que cela concerne le trafic autour de la vente privée d’animaux dit de compagnie? Dans tous les cas, on voit bien ici comment les animaux sont des victimes de la quête de profit, sont la cible d’odieux trafic!

Faits divers

En un peu plus de deux ans, près de 500 chats ont disparu dans le département de l’Essonne. Face à l’indifférence des autorités et des collectivités locales, un collectif tente d’alerter l’opinion publique.

« C’était en février, raconte Priscilla, qui avec trois de ses amis, gère le collectif  chats disparus 91. Un jour, Gizmo, mon chat de gouttières, n’est plus rentré à la maison. » Triste de perdre son compagnon à quatre pattes, la jeune femme se lance dans des recherches, aussi bien sur le terrain que sur Internet, consultant inlassablement des sites recensant les chats disparus.

« J’ai compris alors que, dans l’Essonne, c’était presque une épidémie. » Dans la vallée de la Juine, du côté de Dourdan, Milly-la-Forêt, mais aussi près de l’agglomération de Corbeil-Essonnes, les disparitions de félins sont légions.

Elle décide alors, avec ses camarades concernés comme elle, de recenser les disparitions. « Nous essayons de collecter le plus d’informations possibles, même si, objectivement nous n’avons pas d’espoir de revoir nos animaux. » Leur collectif  Chats disparus 91 Essonne s’est doté d’une page Facebook et remue ciel et terre pour se faire connaître.

« Obliger les pouvoirs publics à agir »
Leur but ? Faire bouger les choses ! « Il n’y a pas que dans l’Essonne que la situation s’amplifie, précise la jeune femme révoltée. Dans les Yvelines, aussi, le phénomène s’accentue. Et personne ne fait rien ! » Collectivités locales, maires, forces de l’ordre…

Les quatre amis ne ménagent pas leurs efforts pour obliger les pouvoirs publics à agir. Mais c’est dur : « Ce n’est qu’un chat, nous répond systématiquement la police et la gendarmerie quand on signale une disparition supplémentaire. Nous, propriétaires d’animaux, devons souscrire à nombre d’obligations : les faire tatouer, stériliser… Mais c’est purement gratuit. Quand il arrive quelque chose, tout le monde s’en moque et c’est scandaleux ! »

Quant à la question qui lui taraude l’esprit, qu’est-il arrivé à son petit chat, Priscilla préfère ne pas trop y penser : « On a des idées, des soupçons, mais pas de preuve : les animaux ont-ils été kidnappés pour leur peau, ont-ils été mangés ou vendus à des laboratoires, pour des tests ? »

Les investigations officieuses des propriétaires de chats disparus mènent à plusieurs pistes. « On a eu vent d’informations, reconnaît Priscilla, mais c’est à la police de mener l’enquête, pas au citoyen ! »

En attendant qu’on lui dise un jour peut-être, ce qu’il est arrivé à Guizmo, la jeune femme fait désormais très attention à son autre compagnon à quatre pattes, Salem. Ce matou, trouvé dans la rue alors qu’il était tout petit et malade, coulait jusqu’ici des jours heureux chez Priscilla.

« Mais j’ai trop peur et je ne le laisse plus sortir, alors il dépérit, enfermé à la maison. » Quand son copain de jeu a disparu, il est resté des semaines entières à l’attendre. « Il scrutait la fenêtre, sans manger, sans dormir, attendant que Guizmo revienne. Ça m’a vraiment fait mal au cœur… « 

Articles pouvant vous intéresser