Profondeur du forage offshore et absence d’identifiant unique des navires de pêche

Voici deux autres informations fournies par le rapport de la “Commission Océan Mondial”.

La première information est quelque chose dont il faut prendre conscience: les progrès technologiques ont largement modifié le rapport de l’humanité à l’océan.

Ainsi, non seulement les bateaux de pêche sont bien plus perfectionnés, relevant d’entreprises gigantesques, mais le forage en mer lui-même a totalement changé.

Le problème est que l’humanité n’a aucun recul par rapport à cela; c’est juste vu comme un “mieux”. Or, il faut étudier quel est l’impact des activités humaines, et cela avant d’agir tant qu’à faire!

En l’occurrence donc, on voit que le forage offshore a des capacités n’ayant rien à voir avec il y a 30-40 ans. On atteignait 300 mètres de fond en 1975, 1500 mètres en 1986 et on dépasse déjà 2000 mètres, le record étant à 3165 mètres.

Cette progression dans la capacité des forages dépendant des très grandes entreprises, on peut se douter qu’elles voudront toujours davantage agir.

Une autre information concerne les navires de pêche de grande taille. Ici le document parle de pêche légitime et de pêche illégitime; à nos yeux cela n’a aucun sens.

Par contre, ce qui est terrifiant, c’est que sur 185 600 navires, “moins de 15% ont un numéro identifiant unique”.

C’est totalement fou parce que cela montre bien que c’est le chaos. Il s’agit d’un marché libre, où n’importe qui peut investir dans la bataille économique et faire comme bon lui semble. Il n’y aucune vue d’ensemble, aucune surveillance, sans parler de gestion!

Mais il est vrai qu’il ne peut pas en être autrement, puisqu’une humanité divisée ne peut par défintion pas agir ensemble. On voit ici comment pour protéger la planète, il faut une humanité qui ne se disperse pas, qui ne se divise pas selon des critères nationaux.

En fait, l’océan pose inévitablement une humanité unie, et si l’humanité n’est pas unie, elle ne peut pas comprendre l’océan…

Il faut en gros, malheureusement, attendre des catastrophes comme celle de la plate-forme Ixtoc-1, ou du Deep Water Horizon, ou encore Fukushima pour que l’humanité s’aperçoive qu’il y a des entreprises aux moyens colossaux qui se lancent dans des projets sans surveillance véritable, en prenant des risques…

Or, ce n’est tout simplement pas tenable, ce n’est pas acceptable!

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