« Vous avez détruit la beauté du monde! »

Aujourd’hui la chanteuse québecoise Diane Dufresne a 70 ans. Elle est bien connue en France, c’est une artiste « à l’ancienne » : entière, inspirée, pas toujours dans la réussite, mais avec l’exigence de contribuer à l’art. Même si c’est parfois idéaliste, cela parle… Comme sa très célèbre et belle chanson intitulée « L’hymne à la beauté du monde ».

Voici les paroles:

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
Chaque fleur, chaque arbre que l´on tue
Revient nous tuer à son tour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas le chant des oiseaux
Ne tuons pas le bleu du jour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C´est maintenant qu´elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous

Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C´est maintenant qu´elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous

En fait cette chanson a une dimension terrible. Elle n’est qu’une partie d’une chanson plus longue composée par Luc Plamondon, à l’origine notamment du fameux « Starmania », et qui s’appelle « Le monde est fou ».

Elle a été chantée par Renée Claude, et la voici, avec les paroles aussi. Mais l’inspiration pour cette chanson a un arrière-plan historique ô combien parlant, et encore plus tellement d’années après où les choses ont empiré.

Le 4 juin 1972, la poétesse Huguette Gaulin s’asseoit à Montréal, sur la place Jacques Cartier, juste en face de la mairie. Elle s’arrose d’essence et s’immole, ses dernières paroles étant une accusation terrible: « Vous avez détruit la beauté du monde! »

Le monde est fou
On s’en va où?
On s’en va où?
On s’en va où?

J’ai mal aux pieds
Dans mes souliers
J’ai trop marché
Sur le ciment

Déshabill’-moi, libère-moi, emmène-moi
Déshabill’-moi, libère-moi, emmène-moi
Courir nue dans les champs

J’ai mal aux yeux
Je n’vois plus rien
L’soleil est loin
Donn’-moi la main

Emmène-moi au fond des bois ou n’importe où
J’ai l’impression d’être arrivée au bout de tout

Le monde est fou
On s’en va où?
On s’en va où?
On s’en va où?

J’ai mal au coeur
J’ai l’mal de terre
J’ai besoin d’eau
J’ai besoin d’air

Déshabill’-moi, libère-moi, emmène-moi
Déshabill’-moi, libère-moi, emmène-moi
Au milieu de la mer

J’ai mal à moi, j’ai mal à toi, j’ai mal à vous
J’ai mal à moi, j’ai mal à toi, j’ai mal à vous

Arrêtons-nous, arrêtons-nous!
Arrêtons-nous, arrêtons-nous!

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
Chaque fleur, chaque arbre que l’on tue
Revient nous tuer à son tour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas le chant des oiseaux
Ne tuons pas le bleu du jour

Ne tuons pas la beauté du monde
Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre
C’est maintenant qu’elle se joue

Ne tuons pas la beauté du monde
Faisons de la terre un grand jardin
Pour ceux qui viendront après nous
Après nous…

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