Cambriolage chez l’animalerie Liopé, institution nantaise

Voici un article qui aborde une question malheureusement extrêmement importante. En effet, avec la crise économique et la quête de profit, il n’y a pas que les trafics de drogues, d’armes, ou encore la prostitution, qui se développent. Il y a aussi les trafics d’animaux.

Ceux-ci deviennent de plus en plus professionnels, et bien entendu, comme c’est le principe avec les mafias, les frontières de la violence sont toujours plus repoussées.

L’article, qui provient de NALO, concerne la ville de Nantes, et plus particulièrement une animalerie qui est très connue là-bas: cela montre l’importance d’un média local, qui présente les faits, les analyse, permet d’avoir une vision générale de la situation.

Sans cela, de tels faits sont accumulés, par exemple sur Facebook, mais sans qu’il en ressorte quelque chose à part des protestations symboliques contre la situation, alors qu’il y a besoin d’une dynamique de fond, d’avancées culturelles, d’initiatives indiquant le chemin à prendre.

Cambriolage chez Liopé : les animaux ne doivent plus être des marchandises

L’animalerie LIOPÉ, cette « fameuse » institution nantaise depuis 1940 a été victime d’un cambriolage dans la nuit de vendredi à samedi. En tout ce serait 7 chiots, 1 chaton et 4 perroquets à avoir été « dérobés ».

La rubrique « faits divers » de la presse régionale s’intéresse surtout aux perroquets car ceux-ci ont une grande valeur marchande : plus de 1700€ chacun selon Ouest-France. Mais il faut aussi penser à ces malheureux chiens et ce chaton pour qui le traumatisme doit être énorme.

Le business des animaux est un commerce qui fonctionne bien. Preuve en est d’ailleurs le récent déménagement (octobre 2014) de LIOPÉ à Saint-Sébastien-sur-Loire pour s’agrandir.

Avec la crise, on constate que ce business prend une tournure de plus en plus brutale, de plus en plus mafieuse, avec des trafics dégouttant dont les animaux sont les victimes innocentes.

Déjà que les conditions de vie sont très mauvaises dans les animaleries (chiots ultra-stressés, tortues maltraitées, rongeurs assassinés, etc.), alors on peut s’attendre au pire quand on pense aux trafiquants qui n’ont à subir aucun contrôle, aucune pression de la part du public.

Les trafics d’animaux sont répugnants et devraient être combattus et réprimés sévèrement. Mais ce combat ne peut être cohérent que s’il remet en cause en même le commerce légal, officiel, des animaux : il ne s’agit que des deux faces d’une même pièce.

Il est évident que les uns ne fonctionnent pas sans les autres. Comme dans le business de l’armement ou bien des médicaments pour la drogue, les marchandises ne proviennent jamais de nul part, les acheteurs non plus, l’économie parallèle fait partie intégrante de l’économie.

Le grand malheur des animaux dans notre société, ce n’est pas véritablement d’être considérés juridiquement comme des « meubles » comme le disent souvent les associations de protection animale.

Le vrai problème, le fond du problème surtout, c’est que dans notre société les animaux sont considérés comme des marchandises. En fait, ils sont des marchandises, malheureusement.

Ils sont des marchandises qui ont une valeur commerciale, mais pas seulement. Beaucoup de gens se servent des animaux, par exemple des chiens, pour se donner une bonne image d’eux-mêmes : cela « fait bien » d’avoir un labrador dans le jardin de son pavillon, cela est «tendance» de promener son petit Jack Russel pour se faire voir dans son quartier bobo de centre-ville, etc.

De la même manière, les gens qui sont prêts à dépenser plus de 1700€ pour garder prisonnier dans leur salon un perroquet ne sont pas des gens qui aiment les oiseaux. Ce sont des riches qui ont besoin de se donner une image de riche tout en « plaçant » » leur argent.

Pour eux c’est la même chose quand ils achètent un tableau « d’art » moderne sans vraie valeur artistique, ou quand ils s’offrent des bijoux de pierre précieuse avec une très grande valeur monétaire, mais une très faible valeur sentimentale.

Non les animaux ne doivent plus être des marchandises ! Il faut que la société change, qu’elle considère autrement les être avec qui elle vit. Les animaux de compagnie devraient avoir un véritable statut au sein de la famille, ils devraient être considérés comme des membres de la famille.

Il est horrible d’imaginer acheter un membre de sa famille dans un super-marché, il est horrible d’imaginer abandonner un membre de sa famille sur le bord de l’autoroute. Alors il est horrible de faire subir cela à nos amis les animaux.

Les animaleries comme LIOPÉ et les cambrioleurs de ce weekend sont des trafiquants d’être vivants. Les uns de manière légale et encadrée (encore que), les autres de manière brutale, souterraine, sans contrôle.

La première des choses à faire pour rejeter cela est bien sûr d’encourager tout le monde à refuser de participer à ce business. C’est aussi s’investir dans les refuges animaliers, en faire la promotion toujours, convaincre systématiquement les gens d’adopter plutôt que d’acheter auprès des trafiquants.

Les animaux ont besoin de ton aide !

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