Alcool et maltraitance lors des nocturnes du Salon de l’agriculture

Le salon annuel de l’agriculture – cette insulte à la Nature et à la culture – ne fait plus de nocturne. La raison officielle, formulée autrement mais cela revient à cela : les beaufs bourrés se comportent comme des barbares, sexistes et maltraitant les animaux.

Plus de nocturne jusqu’à 23h, cela sera maximum 20h cette fois. Et de manière tout à fait officielle, il y aura davantage d’agents de surveillance afin de faire en sorte qu’on n’ennuie pas les animaux. C’est dire, tout de même !
Ce qui n’empêchera pas qu’au salon… 15 700 vins seront en compétition !

Voici d’abord une information venant de BFMtv :

Raison principale invoquée? Les débordements liés à l’alcool. Jean-Luc Poulain, président du Ceneca, l’organisme propriétaire du Salon, est à l’origine de cette décision. Joint par BFMTV.com, il s’en explique.

“Des visiteurs un peu trop avinés”

“L’an dernier, le soir de la nocturne, la moitié des commerçants ont préféré fermer leur stand et partir, à cause des risques de débordements liés à l’alcool. Par exemple, en Picardie, ma région d’origine, tous les stands avaient fermé boutique.

Il n’y a pas de grande délinquance au Salon de l’agriculture, entendons-nous bien, mais simplement quelques visiteurs trop joyeux et avinés qui ennuient les vendeuses sur les stands, voire embêtent les animaux. La soirée était difficile à supporter pour certains exposants”.

Le propriétaire du Salon s’est alors posé la question de la pertinence de conserver la nocturne. “Quand on a fait ce constat, nous avons mené une enquête l’an dernier parmi les exposants, et deux tiers nous ont dit préférer supprimer cette soirée, y compris pour mieux préserver le bien-être des animaux, qui fatiguaient beaucoup ce soir-là”, explique-t-il.

Mais Le Figaro nous en dit plus ! Et les personnes interviewées se feront taper sur les doigts d’avoir vendu la mèche :
«On devait redoubler de vigilance ce soir-là», indique Jean-Michel Meunier, en charge de gérer la zone des exposants de la filière porcine au Salon.

«Certains ne respectaient pas les consignes de sécurité. Ils fumaient près de l’enclos des animaux avec des risques accrus d’incendies à cause de la paille. Il y a eu des bagarres à cause des excès d’alcool et les visiteurs tardaient après la fermeture des portes à 23 heures», ajoute-t-il.

Sans oublier le stress provoqué chez les animaux. «On était obligé de rester près de nos vaches toute la nuit, tellement elles étaient énervées», souligne Maurice, éleveur de Prim’ Holstein.

Voilà la vérité ! Ici et là on trouve d’ailleurs l’expression « viande saoule », employée par les agriculteurs pour désigner la réunion de gens se saoulant à cette occasion.

Et Le Figaro précise :

Des initiatives avaient pourtant été prises par les agriculteurs pour accueillir les urbains, comme de grands banquets autour de leurs réserves, l’endroit où ils prennent leurs repas.

Des institutionnels organisaient aussi des soirées à thème comme la Fnsea avec une nuit antillaise, et des dégustations avaient lieu dans les stands de produits régionaux comme le vin, le rhum sans oublier la bière. Des mélanges que certains ne supportaient visiblement pas. «On les retrouvait dans un état pitoyable en fin de soirée», se souvient un des responsables du Salon.

Tant la promotion de l’alcool que la maltraitance envers les animaux, c’est interdit, sur le papier. En pratique, on peut toujours rêver pour qu’il y ait une enquête et une amende. Tout cela, pour la société, c’est du folklore.
Et encore une fois, quand est-ce que la maltraitance envers les animaux a été stoppée ? Comme déjà dit, quand cela a débordé en troubles à l’ordre public…

Tant que cela fait partie du paysage, ce n’est pas un problème pour un Etat qui défend l’exploitation animale comme principe même.

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