Action de l’ALF en Gironde

Une action de l’ALF a été menée en Gironde, consistant en la destruction de palombières, petites cabanes camouflées servant à la capture des palombes (qu’on appelle également pigeons ramiers).

Voici le compte-rendu pathétique de mauvaise foi réalisé par Sud Ouest, ainsi que de France 3 Aquitaine dans la même lignée. Tradition bafouée dit-on, “incompréhension” prétend-on, etc.

Actes de militants de la cause animale ou de vandales qui ont trouvé leur signature sur le Web ?

La question n’est pas encore tranchée, mais l’affaire est prise au sérieux. Tant par la compagnie de gendarmerie de Langon, qui a ouvert une enquête et où l’on reconnaît n’avoir jamais vu cela, que par la Fédération des chasseurs de Gironde, la plus importante de France avec 43 000 adhérents.

Les faits sont les suivants : mardi, deux palombières situées à Auros, village du Sud-Gironde, sont découvertes saccagées.

Ce qui intrigue tout le monde, voire inquiète, c’est que le ou les auteurs ont laissé derrière eux une signature : « Hunt Sab ». Ces mots, qui renvoient à un mouvement international anti-chasse et de défense de la cause animale, les « Hunt saboteurs », né en Angleterre au début des années 1960 avant d’essaimer en Europe, aux États-Unis, et qui ont fait du sabotage de la chasse à courre l’une de leurs spécialités, ont été tagués à la peinture un peu partout.

Dans les palombières, mais aussi devant le cimetière, d’où part un chemin qui conduit jusqu’aux deux installations de chasse perdues au milieu des bois. Un message accompagne le paraphe : « Chasseur = meurtre ».

« Lundi, tout était normal. On pense qu’ils ont agi mardi matin. Je suis écœuré », confie, dépité, Christophe Belloc, un employé agricole qui est l’un des chasseurs visés. Sa palombière, la fierté de la famille, construite par son père voilà quarante ans, est en lambeaux. Les couloirs ont été lacérés au cutter ; les fougères arrachées. Même traitement pour les grillages, cages, la porte du pigeonnier ou encore les mécanismes sur lesquels sont attachés les appeaux.

Dans la cabane, les tags recouvrent les murs et le mobilier. « ça m’a coupé le souffle. ça fait mal. Mon petit-fils en a pleuré », témoigne Olive, le patriarche. Chez les Belloc comme chez les Malandit, les deuxièmes victimes, rien n’a été volé. « Tout casser, tel était leur unique but. Ça me donne la haine. Ce sont des actes gratuits minables ! » réagit Jean-Luc Malandit, qui va, lui aussi, porter plainte aujourd’hui.

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