Aimer les pigeons au marchais nantais de Talensac…

C’est une information par le site nantais NALO.

Pigeons à Talensac : «C’est plus fort que moi ! J’aime les animaux, tous les animaux»

Heidi est un vendeur de fruit sur le marché de Talensac à Nantes, il est à quelques mois de la retraite. Ce week-end la presse révélait une petite « affaire » le concernant : il a reçu de la police municipale un avis d’expulsion du marché pendant 15 jours (sachant que c’est un marché ouvert du mardi au dimanche).

La raison de cela ? Ce monsieur a nourrit à plusieurs reprise des pigeons autour de son étal, malgré les mises en garde de la police.

La plupart des gens l’ignore certainement, mais il est interdit de nourrir les pigeons dans les grandes villes. Ces malheureux animaux sont considérés par les humains comme des indésirables, des « nuisibles ».

Le commerçant de Talensac n’est pas un provocateur gratuit qui s’est amusé de la police, il reconnaît ses « tords » vis-à-vis de la réglementation :

« La police municipale a raison, elle fait son travail. Moi, c’est vrai, j’ai désobéi et j’ai déjà été averti plusieurs fois. »

Au contraire d’un provocateur, il fait preuve d’une grande dignité, d’un grand sens moral en expliquant par contre :

« Mais c’est plus fort que moi ! J’aime les animaux, tous les animaux. »

Voilà des paroles d’une grande valeurs qu’on aimerai lire ou entendre plus souvent !

Les gens sont « dérangés » par les fientes de ces malheureux oiseaux qui ne font que se nourrir ? Certes. Mais il est complètement erroné de penser que les pigeons sont « coupables » et devraient être rejetés, éjectés.

Les fientes des oiseaux sont un phénomène naturel qui participe au fonctionnement général de la vie sur Terre. Cela ne pose pas de « problèmes » au milieu de la végétation, de la terre et de l’humidité quotidienne.

Le problème ce n’est pas les fientes des pigeons, le problème c’est le bitume et le béton.

Du point de vue des végétaux, les fientes sont essentiellement une source d’azote et d’autres nutriments minéraux. Dans la nature, les « déchets », les choses « sales » n’existent pas en tant que tel, puisque tout a une utilité, tout a une une place dans ce qui est un immense système favorisant perpétuellement le renouvellement et l’évolution de la vie dans son ensemble.

Rejeter les oiseaux comme le fait la réglementation interdisant de nourrir les pigeons est une attitude profondément erroné. Non seulement cela est totalement égoïste, surtout sur un marché de fruits et de légumes (que seraient nos fruits et légumes sans les animaux et les insectes participants aux processus naturels ?), mais en plus c’est totalement « suicidaire » pour l’humanité.

A moins bien sûr de vouloir manger des « fruits » et des « légumes » sans saveurs et sans nutriments, à moins de penser que les végétaux dans nos villes ne doivent exister que comme décors, à moins de s’imaginer que l’ont pourrait véritablement se développer de manière harmonieuse et heureuse entouré de béton et de bitume, sans oiseaux, sans animaux.

Les pigeons sont autant que nous des habitants des villes, pas plus que nous ils ont « choisi » ou non d’y habiter, d’y subir la pollution, d’y manger de la nourriture souvent mauvaise pour leur santé.

Alors autant que nous ils ont le droit d’y vivre de manière heureuse. Les personnes qui les aident à se nourrir font preuve d’un grand sens moral, d’une grande solidarité pour nos voisins et amis les pigeons !

Au contraire, les parents qui trouvent amusant de voir leurs gamins courir après les pigeons comme ont le voit trop souvent sur les places des grandes villes ont une attitude stupide et dénaturé. C’est exactement le genre d’attitude qui conduit l’humanité droit dans le mur.

Les fientes des pigeons à Talensac ne sont qu’un problème secondaire, qui ne coûterait pas grande chose à nettoyer si l’on décidait de s’organiser correctement et d’arrêter de mépriser les pigeons.

Que l’on compare cela, au hasard par exemple, avec le coût de la pollution et des problèmes engendrés par les gros 4×4 SUV tellement à la mode dans nos rues… N’est-ce pas là une problème plus sérieux que ce sympathique marchant de fruits dont le tord n’est que d’aimer les animaux, « tous les animaux » ?

Ouest France publie une photo de ce marchant, nous la reproduisons ci-dessous, en espérant que cela aidera les gens à le reconnaître pour venir acheter leurs fruits chez lui quand il sera de retour à Talensac !

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