La question des organes de fœtus avortés en vente aux USA

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme et nos sociétés basculent de plus en plus dans l’ignominie. Autant l’avortement est un sujet compliqué, autant il faut bien voir qu’au-delà de la manière de voir les choses, les pratiques sont très révélatrices.

De notre point de vue, l’avortement relève du choix possible des femmes, mais devrait être évité, car nous partons de la considération qu’il faut défendre chaque vie. Considérer que le fœtus n’est pas vraiment développé et tout ce genre de choses n’a pas de sens réel : il est évident qu’un processus biologique est en cours, prétendre le contraire c’est se voiler la face.

Cela ne veut pas dire pour autant que la vie soit quelque chose de « mystérieux », comme le prétendent les religieux. Cependant, il est évident qu’ils ont un boulevard devant eux pour se prétendre les défenseurs de la vie tellement les partisans modernes de l’avortement ne sont bien souvent pas tant des défenseurs des droits des femmes que des gens rejetant la nature.

C’est cela qui explique le scandale concernant un planning familial à Chicago, résumé de la manière suivante par le Figaro.

« Tournées en caméra cachée, les images montrent une responsable du Planning Parenthood Federation of America (PPFA, équivalent américain de notre Planning Familial) parler des organes de fœtus avortés que l’association vendrait à des cliniques pour de la recherche médicale. (…)

Celle-ci, entre deux bouchées de salade et deux gorgées de vin rouge, parle du prix des organes («entre 30 et 100$» par «spécimen») et évoque le fait que souvent les fœtus ne sortent pas en un seul morceau mais démembrés.

«Nous sommes devenus très bon pour attraper les cœurs, les poumons, les foies, parce que nous savons, et nous essayons de ne pas écraser ces parties du corps.» détaille sordidement la praticienne. Et de relater par le menu la manière la plus efficace de retirer les organes d’un fœtus intacts lors d’un avortement.

«Beaucoup de gens veulent des cœurs. Hier, on m’a demandé des poumons. Certains d’entre eux veulent des extrémités. Ça, c’est facile. Je ne sais pas ce qu’ils en font, je suppose qu’ils veulent du muscle.» explique-t-elle.

Le code pénal américain indique que «le trafic commercial de parties du corps d’un bébé avorté est punissable de 10 ans de prison et d’une amende de 500.000$». Le PPFA a affirmé qu’il ne faisait aucun profit, mais qu’il se faisait rembourser des coûts induits par le transport et l’opération. Contrairement au Planning familial en France qui ne gère que la prévention et la communication, Planned Parenthood gère en partie des cliniques et des centres médicaux pratiquant l’avortement.

La vidéo fait aussi polémique car elle évoque l’usage d’ultrasons dans l’avortement, qui permettent de maintenir le fœtus intact, ce qui peut parfois, d’après les militants «pro-life», conduire à des avortements ex-utero postnataux, considérés par la loi comme des infanticides. »

Les avortements sont en effet organisés de telle manière à récupérer les morceaux pour les vendre, sans bénéfices, et parfois l’avortement fait en sorte que le fœtus n’ait pas la tête qui sorte en premier, pour récupérer de meilleure manière les morceaux.

La loi l’interdit, mais le médecin explique qu’il suffit de dire qu’on ne veut pas le faire, mais qu’au cours de l’avortement cela s’est produit de fait.

On est là dans une attitude sordide, profondément choquante, surtout que le médecin explique tout cela en mangeant en même temps, avec un grand détachement. Si on ajoute à cela la question d’avortement… provoqués une fois le foetus extrait, là on est également dans l’horreur du pragmatisme…

En fait, entre les gens pour qui la vie est un « mystère » et ceux pour qui c’est mécanique et qui considèrent qu’on peut faire ce qu’on veut… on est vraiment mal parti. Entre les ultra-conservateurs religieux et les libéraux-libertaires, on a deux faces d’une même horreur…

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